30/04/2020
18:02:36
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Relations internationales [Diplomatie] - Page 17

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Nathalie Saint-Crack


Nathalie Saint-Crack

Votre Excellence le Grand Vizir Afaghani Pasha,

Vous êtes le visage et la voix du Califat constitutionnel d'Azur, l'incarnation de la ligne politique du pays et ce depuis plusieurs décennies à présent. Vous avez l'oreille et la confiance Kubilay ibn Sayyid et vous êtes ces dernières années illustrés pour votre combat en faveur d'une politique afaréenne commune, à travers la création du PAS dont l'Azur est un Etat fondateur. Vous avez par ailleurs porté plusieurs combats sur la scène internationale en faveur de valeurs fortes comme le décolonialisme et la lutte contre les génocides.

Nous vous proposons un entretien de presse avec le journal La feuille de choux, que je co-dirige, qui est spécialisé dans les questions régionales en ouest-afarée, région sur laquelle l'Azur exerce depuis quelques mois un blocus naval. Basé à Salem-Aleykoum, je serai prêt à faire le déplacement à Agatharchidès ou bien à organiser une visiophonie. Cet entretien sera l'occasion pour vous de porter la parole des communautés natives de l'Azur à notre public. Avec l'interview du PDG-Protecteur Monsieur Balsilek Ishak, ce sera la deuxième grande interview internationale d'un personnage en vue issu du conflit opposant la Kabalie rouge et ses alliés au Califat d'Azur et ses alliés. L'occasion d'un échange intéressant s'offre à nous.

Je vous propose d'aborder, sous forme de questions, les points suivants.

Les questions de Nathalie Saint-Crack
  • Votre biographie et le rôle du Grand-Vizir,
  • votre vision du conflit opposant l'Azur à l'Afarée de l'ouest et du blocus naval,
  • vos valeurs personnelles et la façon dont vous parvenez à les concilier avec la raison d'Etat ;
  • votre vision de ce qu'est et devrait devenir le Califat d'Azur, notamment en matière religieuse, industrielle, foncière, économique et politique ;
  • les problèmes éventuels et les solutions que vous proposez en tant que grand Vizir du Califat.

Je me tiens à votre entière disposition pour créer les conditions d'un entretien qui vous permettra, Excellence, d'exprimer et de porter la parole devant nos lecteurs.

HRP : sur le modèle de l'entretien de Balsilek Ishaq par exemple

Avec mes plus respectueuses salutations,

Nathalie Saint-Crack
Éditorialiste vedette
La feuille de choux
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Bureau des Affaires Étrangères du Royaume de Finejouri


Très chers homologues,

Le Royaume de Finejouri a pris connaissance avec la plus grande attention de votre dernière missive ainsi que des inquiétudes sécuritaires qui y sont exprimées. Nous comprenons pleinement l’état d’alerte dans lequel se trouve actuellement l’Azur face aux menaces formulées récemment contre votre nation. Le Finejouri respecte le droit souverain de chaque État à assurer sa sécurité et à protéger son peuple lorsqu’il estime qu’un risque existentiel pèse sur lui. Nous souhaitons être parfaitement clairs, dans l’éventualité dramatique où une attaque directe viendrait à viser l’Azur, le Royaume de Finejouri se tiendrait naturellement aux côtés de son allié et partenaire du Pacte afaréen de sécurité. Une telle attaque constituerait non seulement une atteinte grave à la stabilité continentale, mais également une erreur stratégique majeure pour la Kabalie Rouge elle-même. À l’heure actuelle, malgré les tensions, le Finejouri et l’Althalj continuent de maintenir ouverts les canaux diplomatiques et les mécanismes de médiation. Une attaque contre l’Azur reviendrait à détruire cette confiance encore fragile et à faire s’effondrer les derniers espaces de dialogue encore existants. Cela isolerait considérablement la Kabalie Rouge sur la scène afaréenne et internationale, tout en donnant raison aux voix les plus radicales du continent. Pour ces raisons nous pensons donc que ces menaces sont à l'heure d'aujourd'hui que des paroles.

C’est cependant et précisément pour éviter ce scénario catastrophique que Finejouri continuera d’agir avec constance en faveur de la diplomatie, de la désescalade et du dialogue. Nous estimons d’ailleurs que cette ligne de fermeté calme adoptée collectivement a probablement contribué à empêcher l’ultimatum récemment formulé de déboucher sur une véritable escalade militaire. Les échanges diplomatiques maintenus avec toutes les parties ont permis de rappeler à chacun les conséquences irréversibles qu’aurait une confrontation ouverte en Afarée occidentale. Le Royaume de Finejouri reste convaincu qu’une solution diplomatique demeure possible tant que les acteurs acceptent encore de parler plutôt que de frapper. C’est dans cet esprit que nous poursuivons activement la mission d’observation actuellement en cours, dont les conclusions devront permettre à notre continent de disposer enfin d’une base claire, crédible et objective pour décider collectivement de l’avenir de ce dossier.

Concernant la proposition formulée par la République de Baskonia au sujet d’une conférence de paix, nous vous informons que le Royaume de Finejouri a déjà pris l’initiative d’entrer en contact avec les autorités baskonnes afin d’approfondir cette démarche et d’en étudier les modalités concrètes. À ce stade, aucun retour officiel ne nous est encore parvenu, mais nous demeurons disposés à examiner toute initiative sérieuse susceptible de faire progresser une paix durable et réaliste.

Enfin, le Royaume de Finejouri souhaite réaffirmer qu’il continuera d’agir avec responsabilité dans cette crise. Notre objectif demeure inchangé depuis le premier jour, éviter la guerre, préserver l’unité afaréenne, empêcher toute banalisation des crimes commis en Kabalie, mais également empêcher que notre continent ne sombre dans une logique d’affrontement permanent dont personne ne sortirait vainqueur.


Cordialement,


Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
 logo affaire étrangère
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Que la sagesse d'Ilah éclaire nos soeurs et frères du Levant,

Azuréens,

Votre nation est puissante et influente au sein de l'Afarée.
Votre engagement à rétablir de ce qui est juste est louable et salué à travers la communité internationale.

Elle est nécessaire de rappeler que les actions militaires entre la Kabalie Rouge et Azur ne doivent pas ulcérer les explorations diplomatiques actuelles auxquelles le Royaume du Finejouri participe.
Sous votre demande, par respect pour Azur et les Tamurt n Althalj, nous avons continué dans notre entreprise de désescalade en demandant à la Kabalie Rouge de ne point entrer dans un cycle outrancier qui mènerait à l'irrémédiable.

Nous comprenons la frustration du gouvernement d'Azur face à l'approche Althaljir.
Les échanges entre nos nations semblent avoir été moins fructueux que chaque parti l'aurait escompté de prime abord.

Azur continuera à suivre l'engagement planifié du PAS tandis que les Tamurt n Althalj suivront les directions du FCAN.
Cette première opposition écrite entre nos deux organisations s'effectue par l'entremise de nos deux nations, sur des malentendus peut être, et ne représente toutefois pas une concertation du FCAN face au PAS. Icemlet n'engage aucunement le FCAN dans notre bourbier diplomatique bilatéral et appelle néanmoins à une sagacité qui opère en Afarée du Nord.

Les Tamurt n Althalj cherchent des réponses auprès de la Kabalie Rouge et est bien consciente, tout comme Azur, des influences corporatistes, toutefois aussi de leur changement de paradigme. Les réponses définiront la suite et non l'inverse.

Icemlet travaille à un rythme qui ne correspond pas aux Plans du PAS, certes.
La Maktaba et la Sororité usent d'une méthode éprouvée par vos services diplomatiques, ainsi fait office de redondance ou d'un naïveté fallacieuse.
Elle n'est plus notre place de vous convaincre autrement.


Ilah sera juge de toute tentative répétée de déstabilisation de votre Bureau des Enquêtes.
Votre service diplomatique à Icemlet apportera les excuses qui s'imposent et un nouveau diplomate prendra la place de l'actuel, qui semble avoir failli dans sa tâche fondamentale.




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Grand Vizir Jamal al-Din al-Afaghani,


Icemlet déplore le brame de la harde de brocards.
Suffisant, le vent diplomatique d'impérities, tel un poignard,

Ilah souffle et écarte les renâclements d'affabilité,
Acquiesçant les mots doux d'hostilités, ainsi le rempart,

De l'îlet oriental serait après tout son Art.


Les Tamurt n Althalj acceptent votre invitation.




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MAE


CABINET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU DUCHÉ


À l'attention de Monsieur Amastan Ag Amenay, ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur.

Monsieur,

Je tiens en premier lieu à vous remercier pour la sollicitude dont vous faites preuve à l'égard des peuples gallèsant et antarien. La guerre qui sévit à nos frontières a déjà fait trop de victimes. Il est impardonnable qu'en Eurysie occidentale, une terre paisible depuis des décennies, on laisse prospérer le chaos martial. Je tiens également à vous féliciter ainsi que tout le Diwan pour la lucidité que vous avez démontré au long de votre lettre. Le Califat semble conscient de ce qui se joue ici, et déterminé à jouer un rôle dans le retour à la paix. Il a absolument de raison de faire confiance à la Gallouèse dans ce dossier. Vous abordez des problématiques variées et je vais tâcher de n'omettre aucune d'entre elles.

Comme vous l'avez relevé, Monsieur le ministre, la positon gallèsante diffère fondamentalement de celle de la République kartienne, cette dernière pouvant aisément être qualifiée de cobelligérante. Le duché n'a nullement l'intention de s'engager militairement contre son voisin loduarien, dont la passivité à nos frontière est, chacun le sait, une condition sine qua non de notre prospérité. Entendu qu'une confrontation ouverte avec la Loduarie serait pour nous synonyme de débâcle, nous n'avons d'autre choix que de combattre le régime Geraert-Wotlkowiak par d'autres moyens.

Car oui, pour expliciter la position diplomatique gallèssante, nous avons dit et répétons que la Loduarie a envahi l'Antares sans raison et doit retirer son armée immédiatement. C'est notre unique demande. Afin de pousser le gouvernement communiste à y accéder, nous avons encore des leviers à disposition, dont l'utilisation pourrait dépendre du concours des puissances étrangères, telles le Califat d'Azur. Mais j'y reviendrai.

Concernant la mission humanitaire déployée à Carnavale, celle-ci souffre bien sûr du sabordage de la principauté qui empoisonne son territoire et sa propre population. Toutefois, nos personnels ont été relativement épargnés par les actes les plus infâmes qu'ont subi l'OND, du fait probablement qu'ils opèrent aux côtés du Grand-Kah, lequel a depuis peu la bénédiction des familles régnantes. Mais nous avons effectivement constaté et documenté, comme tous les humanitaires présents sur place, les horreurs perpétrées par la classe dirigeante de ce pays en perdition et ses scientifiques sans éthique. La situation à Carnavale est un drame humain qui mériterait son propre courrier. La Gallouèse a simplement essayé d'y prendre sa part.

Pour ce qui est de votre offre d'aide humanitaire en Antares. Il est évident que la Gallouèse apportera son concours à un déploiement humanitaire azuréen en Antares, si le Diwan en décide ainsi. Nous pourrions offrir notre territoire comme base arrières de telles opérations, des opérations pacifiques. J'insiste de dessus même si vous semblez du même avis que moi à ce sujet.

Il est temps de revenir à la question du combat qui est désormais un combat commun de l'Azur et de la Gallouèse : mettre un terme à l'invasion loduarienne de l'Antares. Nous avons, comme je vous le disais, des leviers pour contraindre la Loduarie à abandonner le terrain conquis. L'utilité de ces leviers repose d'abord sur une hypothèse simple : la Loduarie ne prendra pas le risque de s'isoler intégralement pour conquérir l'Antares. Le nerf de la guerre - et là je rejoins le dernier paragraphe de votre lettre - est la position du Grand-Kah dans ce conflit. Si le Kah bascule, la Loduarie n'aura plus d'autre choix que de reculer.

Mais pour que cela se produise comme nous l'espérons, il faut que la pression sur la Loduarie soit maximale. Cette pression est certes diplomatique ; elle doit toutefois laisser planer le doute de sa concrétisation militaire, sans quoi elle serait vaine. C'est le sens de notre frappe ciblée contre le porte-avions Dolinne. Nous avons déjà enjoins la nos partenaires tanskiens d'accentuer la pression sur la Loduarie, dans l'espoir que l'OND suive, nous devrions contacter Teyla bientôt. Quand au Kah, nous espérons qu'ils se rangent à la raison et appuierons en ce sens du fait de nos excellentes relations avec eux, mais nous craignons que le lobby loduarien soit puissant à Axis Mundis.

L'Azur pourrait jouer un grand rôle en mettant en branle sa diplomatie au service de cette entreprise. Le Califat est l'une des nations les plus influentes d'Afarée, où elle a des connections que nous n'avons sûrement pas auprès d'autres puissances (Althalj ou Banairah). Votre chancellerie est aussi active dans le monde entier. Si la Gallouèse est influente régionalement, je crains qu'elle n'ait pas ses entrées partout. Votre rôle pourrait alors de créer cet embargo mondial de la Loduarie.

Nous de notre côté, avons un moyen de faire basculer les opinions publiques et de mettre le Kah du bon côté de la balance.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le ministre, l'expression de mes salutations distinguées.

Ligert, le xx xxxxxxx 2018
M. Urvoit Nàsier, président du Conseil des ministres
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https://i.postimg.cc/MpX7Mx9P/en-tete.png
De : Mourad El-Moustaoui, directeur de campagne et président du comité de soutien au Prince Mutarrif ibn Saadin.
A : Amastan Ag Amenay, Ministre des Affaires étrangères pour le Califat Constitutionnel d'Azur.

Très estimé homologue,

Permettez-moi en première instance d'excuser Sa Majesté qui, comme vous le savez peut-être, est actuellement recherché par le gouvernement illégitime de Joubair Toulali. Une infamie qui le contraint également dans ses libertés de mouvements et de paroles, ben qu'il me soit d'ores et déjà possible de vous affirmer que le Prince Mutarrif ibn Saadin est aujourd'hui exfiltré du Bajusid après la félonie de Joubair Toulali, le tyran ayant fait entrer l'armée dans la capitale. La tâche qui m'incombe aujourd'hui est donc d'accueillir vos demandes et de transmettre en retour les pensées du Prince le plus fidèlement possible, grâce à nos relais locaux. Fort heureusement, la clandestinité imposée au Prince après les heurts mortels ayant touché son service de sécurité et plusieurs éléments de l'armée dépêché par le gouvernement Toulali s'est achevée hier et me laisse le doux espoir de pouvoir vous le passer dès que possible.

L'intérêt que vous portez pour l'action des Saadin en Afarée occidentale, que ce soit des mains du Prince Mutarrif ou bien de sa fille Safya bint Saadin qui a beaucoup oeuvré pour l'insertion professionnelle des femmes natives au Kodeda, nous touche et porte en lui les gages d'un sentiment de bienfaisance lorsqu'il nous faut contempler l'oeuvre pour laquelle nous nous sommes animés. Nul doute que le Prince et le Diwan sauront par conséquent coopérer sous une vision partagée et à bien des égards peut-être commune. La lutte contre l'Empire listonien s'est faite polymorphe, à l'instar des actions indépendantistes armées portées par des mouvements kodedans ou bien le rayonnement culturel défendu par l'héritière du Prince, également tournée vers le renforcement du système éducatif des secteurs populaires kodedans. En dépit de ces actions et vous en convenez, le Kodeda n'a pas su profiter du recul listonien pour pérenniser une dynamique vertueuse qui lui aurait aujourd'hui assuré une juste place. Le Bajusid, dont le Prince a la double nationalité avec le Kodeda, est un territoire qui pâtit de la même circonstance étant donné l'héritage colonial kronien qui y a oeuvré que par la volonté d'un accaparement des richesses territoriales et l'installation de structure politique répressive, à l'instar du camp de travail de Yivan.

Si le totalitarisme eurycommuniste des calabristes fut une chose dommageable à notre pays, il semblerait que la logique jusqu'au boutiste aujourd'hui empruntée par Joubair Toulali soit aussi de nature à provoquer une destruction durable du capital national bajusid.

Le Prince ayant fait l'objet d'une exfiltration récente et la capitale étant toujours tenue de facto par le félon Toulali, il nous est nécessaire d'envisager des nouvelles conditions à la rencontre appelée de vos voeux, notamment par fret aérien à destination du Califat. La venue du Prince au sein du Califat d'Azur serait un signal fort pour celles et ceux qui le privent aujourd'hui encore de sa légitimé présidentielle.

Très respectueusement et amicalement vôtre,

Mourad El-Moustaoui,
Directeur de campagne et président du comité de soutien au Prince Mutarrif ibn Saadin.

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Ceci est un communiqué officiel du Ministère Des Affaires Étrangères Capitaliennes

Mes salutations Capitaliennes, tout d'abord veuillez nous excuser de notre retard : nous sommes débordés au ministère
Ensuite j'ai l'honneur de vous dire que nous acceptons votre proposition d'échanges d'ambassades et nous acceptons évidemment vos cadeaux, nous avons d'ailleurs pensés qu'un cadeau de notre part serait une très bonne idée :
Ce manteau de fourrure confectionné dans les plus grandes manufactures d'Eurysie du XVIII ème siècle (actuellement restaurées en musée textile au nord du pays), il est toujours propre, entretenu et portable, nous savons qu'un manteau aussi chaud est bizarre à offrir mais si vous partez en voyage diplomatique dans une steppe polaire : vous nous remercierez !
Le manteau est en fourrure d'Hermine : l'animal emblématique de notre pays depuis plus de 700 ans
Puisse cette entente nous rapprocher diplomatiquement, économiquement et qui sait militairement

Nos salutations distinguées.

عاشت اللازوردية ,عاشت كابيتاليا!
Vive l'Azur, Vive Capitalia !
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Nezaret-i Hariciye

GRAND BEYLICAT AYKHANIDE

MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES

NO: 3 / 23 Octobre 2019 / Langue originel: Yözid / Exp: Nezaret-i Hariciye
Sublime Palais
Maison Aykhanide

Dossier Azur NO: 3
Lettre diplomatique





Bismillahirrahmanirrahim (Au nom d'Allah, le très clément, le très miséricordieux).

Sous les instructions du Sublime Palais dont le pouvoir est déléguée par nul autre que le haut seuil beylicale au nom de sa Majesté, le Bey des plus hauts Bey, ombre de Dieu sur les terres turciques, protecteur des mu'min et des miserabilis personae, dirigeant légitime des terres des Aykhans, des Marmars, des Harzen, des Guermin, des Ouzhems, des Tchorums, des Kamars, des Luzs, des Yurts et des Bozyurts, chef de la dynastie Aykhanide et médiateur du Kyrkuzaï, le Grand Bey Orkhan Ier, que le Très-Haut affermisse son règne.

Le ministre des Affaires étrangères Aykhanide envoie la lettre présente à l'honorable Ministre des Affaires étrangères de la République du Califat d'Azur, monsieur Amestan Ag Amenay, afin de répondre aux communications transmises par son cabinet.




Moi dis-je, Ministre des Affaires étrangères du Grand Beylicat Aykhanide, par l’accord de Sa Majesté le Grand Bey, je vous salue vous, bien aimé Ministre et fidèle agent du pays de l'Azur.


. . . Cela faisait bien longtemps que l'adress Azuréenne n'avait pas atteint les portes du Sublime Palais. L'intérêt porté par le Khalife pour les îles du Luzestan ont de fait été amenés à la pensée de sa Majesté le Grand Bey. Nous avons le plaisir d'apprendre que cet intérêt n'est pas uniquement opportuniste, mais une volonté de faire rencontrer nos deux peuples qui ont un histoire commun. Vôtre cœur peut être apaisée quant au fait que les Aykhanides n'omettent pas leurs frères et sœurs se trouvant au delà de la Solgun Deniz (mer blême). Vous n'êtes point sans savoir que l'Azur est au centre du projet panislamiste du Palais. Votre participation à la future organisation des nations turcique pousse notre gönul (âme/sentiment) à croire l'amour que porte les Azuréens pour les nôtres.

. . . Avant toute chose, vous pourrez accueillir avec cette missive notre diplomate Ali Hakan Efendi, qui vous la remettra en main propre en plus de vous offrir un coffret de loukoum à la rose. Ce présent sera accompagnée par un coffre dans lequel se trouve un tasbih (chapelet) déposé sur une bannière. Cette relique nous reviens de l'ère turquoise, au moment où le beylicat de Marmar attirait les commerçants arabes et persanes d'Afarée. C'est là la période à laquel les azuréens retrouvèrent après deux siècle de migration leurs frères de Yözidie. Ce tasbih était un présent de la délégation commerçante ouvrant les routes commerciales entre les régions arabes et turciques. C'est à cette même période que grâce aux marchands du Banairah, les yözids découvrirent l'Islam. Il est aujourd'hui attristant de voire que malgré tous les moyens de communications. Quant à la bannière, ce fut la première qui fut peint par les pierres de couleurs envoyés depuis la région yözid de Kamar. Il s'agit bien de la sublime couleur bleu turquoise, communément symbole des peuples turciques. Nous espérons que ces présents sauront rappeler au monde que les relations azuro-yözids n'ont pas commencés aujourd'hui et ne se termineront pas demain.

. . . Avec la permission du Grand Bey, je puis vous confirmer la date prévue au 30 octobre pour le sommet dont vous nous avez confié l'organisation. Celle-ci se tiendra, selon votre bon vouloir, sur l'île de Safêrav, dans la ville portuaire de Nesilgûn. Le Palais y dispose un domaine somptueux d'une architecture turco-persane. Nesilgûn et son palais de Keshifsan a longtemps accueilli les commerçants, diplomates et marins du mondes trouvant l'intérêt de se ravitailler au port de la ville. Que le sommet de Nesilgûn symbolise à son tour la puissante et prospère position des nations musulmanes. Nous y attendrons votre délégation avec une patience heureuse. Les représentants de la Sublime Maison Aykhanide y seront conviés.



Sur ces paroles moi dis-je vous délègue mes sincères salutations, souhaitant à Allah de veiller sur nous et sur le chemin que nous avons pris ensemble.






(Signé)Alper Kamar Agha
Ministre des Affaires étrangères
Représantant du Sublime Palais
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CALIFAT CONSTITUTIONNEL D'AZUR — RÉPUBLIQUE DE POËTOSCOVIE
Correspondance diplomatique


Son Excellence Kubilay ibn Sayyid,
Sa Majesté le Calife,
Califat Constitutionnel d'Azur.

Sébastien Tesson,
Président de la République,
République de Poëtoscovie.

Hernani-centre, le 30 octobre 2019




Objet : Organisation d’un éventuel G20




Majesté,

Les relations qu'entretiennent l'Azur et Poëtoscovie se sont profondes. Depuis le Traité de Bascra, nos peuples ont sans doute uni une part de leur destin. Quoique l'Azur n'ai pas participé aux différents projets portés par la Poëtoscovie sur la scène internationale, nous portons toujours votre Califat en très haute estime. Je persévère dans la conviction que nos Nations gagneraient réciproquement à approfondir les liens qui les unissent. Cependant, au-delà de nos ententes bilatérales, il convient également que nous puissions nous soutenir conjointement sur la scène internationale. J'espère que le Califat Constitutionnel d'Azur sait pouvoir compter la Poëtoscovie parmi ses soutiens les plus fervents, persuadé que la loyauté figure parmi les plus nobles qualités qu'un peuple puisse porter à ses frères.

À l’heure actuelle, tout le monde ne partage pas cette conception du monde : la demande de multilatéralisme apparaît comme croissante mais en Eurysie, les enjeux économiques se muent, plus que jamais, en enjeux militaires ; en Afarée, les tensions sont grandissantes. Quant aux espaces communs à tous les États, ils demeurent trop souvent des zones de non-droit, où règnent notamment le terrorisme et la piraterie. Je vous sais, Majesté, touché comme je le suis par ces bouleversements contre lesquels il convient que la communauté internationale sache agir.

Convaincu que la diplomatie et la coopération internationale sont les clefs d’une stabilité durable, et soucieux de montrer au monde que nous sommes force de proposition pour œuvrer en ce sens, la Poëtoscovie souhaite mener à bien la co-création du premier G20 avec les États qui le souhaitent. Nous envisageons, en effet, de réunir autour de la table — et pour la première fois — les 20 plus grandes puissances économiques (en fonction de leur PIB), acteurs majeurs d’un ordre mondial en recomposition. Nous espérons, par cette initiative, orienter cet ordre vers la paix et la prospérité collective.

Il ne s’agit, pour l’instant, que d’une éventualité, car il reste que les États concernés devront accepter une telle proposition ; sans quoi, celle-ci serait impossible à concrétiser. C’est pour cette raison que nous souhaitons recueillir les avis et suggestions des États concernés, dont le vôtre, afin de savoir si, sur le principe, la communauté internationale serait favorable à l’émergence d’une telle instance de discussion. Il faut absolument que vous compreniez combien votre présence dans ce G20 serait indispensable. En effet, vous figurerez — sauf si les organisations obtiennent un siège dans les discussions — parmi les seuls, sinon le seul, représentants de l'Afarée. Ce continent mérite pourtant toute notre attention : il s'y déroule, en ce moment même, les crimes les plus abjectes comme les avancées les plus notables. La Poëtoscovie espère que l'Azur aidera a impulser une dynamique soucieuse de représenter tous les territoires au sein de telles instances.

Nous serions même vivement intéressés par votre accompagnement dans cette démarche. Savoir que l'Azur participera et accompagnera le G20 dès son point de départ serait un geste fort : il acterait l'adhésion d'un régime dont la diplomatie, plus d'une fois, a conquis les coeurs. J’espère qu’un événement diplomatique majeur tel que celui que je vous propre saura retenir votre attention. Aussi ai-je l’audace de vous demander si la co-construction du G20 a votre soutien.

La co-construction des modalités d'organisation de l’événement, y compris sa localisation, seront réfléchies ultérieurement avec des représentants de l’ensemble des parties, dont le vôtre si vous le voulez bien.

Je vous prie d’agréer, Majesté, l’expression de mes salutations les plus distinguées.

Bien cordialement,

Sébastien Tesson,
Président de la République,
Poëtoscovie.


République de Poëtoscovie — Ministère des Relations internationales
5223
MAE


CABINET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU DUCHÉ


À l'attention de Monsieur Amastan Ag Amenay, ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur.

Monsieur,

Vous m'écrivez un courrier complet balayant tous les dossiers qu'il soit possible de mettre en commun et dressant un portrait exhaustif de la scène international, aussi veuillez bien vouloir excuser le délai de ma réponse. Je distinguerai trois sujets que je souhaite tenir pour distincts. D'abord, il y a celui de la guerre en Antares. Ensuite, celui de l'opération humanitaire et du Grand Kah à Carnavale. Et enfin, il y a celui auquel vous ramenez les deux autres, c'est-à-dire celui de l'impuissance des pays comme les nôtres à empêcher la barbarie qui se déploie.

Le dossier sensible aux yeux de mon gouvernement reste celui de la guerre en Antares. Je commencerait donc par vous en parler, et en répondant d'abord au sujet de la mobilisation des opinions publiques pour faire plier la Loduarie dans cette affaire. Vous exprimez notamment votre scepticisme quand à l'utilité de telles pratiques dans le cas du Kah (sans mauvais jeu de mots). Mais je dois alors rectifier notre approche. Les armes "secrètes" que nous comptons utiliser contre la Loduarie relèvent certes de la morale, cependant, leur but n'est pas tant d'obtenir une action politique kah-tanaise sous pression de l'opinion, mais de fournir à la communauté internationale un prétexte pour prendre ses distances (a minima) avec un régime loduarien devenu compromettant. Une telle stratégie se fonde donc sur la conviction, qui est la nôtre, que les Kah tanais souhaiteront - si on leur en offre l'opportunité, la justification - mettre un coup d'arrêt à cette guerre dans la mesure de leurs moyens. Nous assurerions d'ailleurs, au-delà du Kah, une mobilisation d'autres puissances qui elles ne cachent pas leur hostilité envers la Loduarie. Je pense notamment aux nations commerçantes et à l'Alguarena.

Je me réjouis de l'engagement du Diwan pour faire adopter un train de sanctions contre la loduarie. Le duché s'y joindra bien évidemment, et participera à l'embargo sur les armes. De même, je suis absolument ravi d'apprendre votre intention d'emmener avec vous le Pacte afaréen de sécurité (une institution que nous tenons pour fiable), et d'inclure ce sujet primordial pour nos deux agendas au programme des discussions avec vos autres partenaires afarérens du FCAN.

C'est tout à votre honneur que vous souhaitiez n'intervenir que sous le patronage d'une puissance locale, vous faites preuves ici d'une bonne connaissance de la doctrine gallèsante sur le sujet et je vous en sait gré. Néanmoins, nous n'avons pas prévu de monter une action humanitaire en Antares dans l'immédiat. En effet, coté loduarien (qui s'est déjà rendue maître d'une large portion du territoire antarien), il paraît inconcevable de laisser rentrer nos agents après que nous avons frappé leur marine. Et côté antarien, nous n'avons pas reçu d'appel à agir sur leur sol. Il faut dire qu'en dépit de notre très récente coopération dans le domaine de l'intelligence, nos relations diplomatiques étaient plutôt tendues, du fait notamment de mon prédécesseur.

Pour conclure sur ce dossier, avant d'aborder les deux autres, je me réjouis que l'Azur et la Gallouèse puissent se montrer moteurs d'une riposte diplomatique face à l'agression loduarienne. Restons en contact pour partager ces avancées auprès de nos alliés. Il faudrait arriver à promouvoir discrètement un train de sanctions contre la Loduarie. Discrètement, car il ne fait pas donner de prétextes aux excités de l'UICS qui pourraient nous désigner comme des co-belligérants, ce qui rendrait Velsna, le Kah ou même l'Alguarena beaucoup plus frileux.

Passons rapidement sur le sujet de l'opération humanitaire à Carnavale. Je me permet de réfuter l'idée selon laquelle cette mission serait un échec. Des vies ont été sauvées. Voilà quel était l'objet de notre présence. Nous avons également assisté le Kah dans sa prise contrôle de l'Arsenal carnavalais, qui lui permet, à l'heure actuelle, de démanteler l'arsenal balistique de la principauté sous les yeux de nos observateurs. Quand à nos troupes, elles ont commencé un retrait progressif depuis quelques semaines. Nous souhaitons bien sûr assurer une présence continue jusqu'à neutralisation de cet arsenal, mais la nécessité force le redéploiement de nos forces armées plus au nord. Du reste, je ne sais pas quelles sont les autres informations dont vous disposez. Certes, nous n'avons rien pu faire pour empêcher Carnavale d'utiliser des armes chimiques contre l'OND et leur propre peuple. Mais nous avons fait ce qui était en notre pouvoir pour limiter les dégâts.

J'en viens au dernier point de cette lettre. Connaissant la positon azuréenne sur la nécessité de codifier le droit international, position que le Califat partage avec l'OND ou la Poëtoscovie, je ne peux m'empêcher lire le sous-texte dans vos nombreuses questions. Oui, nous, puissances moyennes, nous retrouvons bien démunies par les temps qui courent. De même vous semblez douter de notre capacité à faire reculer la Loduarie sans un ordre international contraignant, car nous reposons sur des variables sensibles comme la volonté des commissaires kah-tanais. Je me permets toutefois de souligner que la position du duché de Gallouèse est demeurée inchangée : le droit international est une contrainte pour les peuples. Je ne suis pas aussi intransigeant que mon prédécesseur sur la question. Mais, plus pragmatique, j'ai observé que des traités de non-prolifération des armes balistiques et chimiques se sont mis en place tout seuls lorsque le besoin s'en est fait ressentir. Je crois donc que dans ce monde très fortement multipolaire et peu interdépendant, les puissances moyennes, à l'échelle régionale, ont une force de frappe à ne pas négliger.

Et je crois aussi qu'ensemble, nous pouvons faire plier la Loduarie, la cruauté carnavalaise, et les massacres en tous genres. Le soutien de l'Azur sera très précieux. La Gallouèse se réjouit de vous savoir à nos côtés.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le ministre, l'expression de mes salutations distinguées.

Ligert, le xx xxxxxxx 2018
M. Urvoit Nàsier, président du Conseil des ministres
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Axis Mundis,

À l'attention de Monsieur Amastan Ag Amenay, ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur.

Objet :
Re : De la sécurité des ressortissants et des infrastructures kah-tanaises face aux récentes violences


Excellence,

C’est avec une grande attention et une profonde préoccupation que le gouvernement de l'Union des Communes du Grand Kah suit les récents évènements survenus sur le territoire azuréen, et plus particulièrement les événements ayant touché les installations de l'entreprise kah-tanaise Saphir Macrotechnologies.

Comme vous le savez, à la suite de la récente fatwâ émise par Son Altesse Sémillante concernant l'intelligence artificielle, d'importants rassemblements se sont formés aux abords de plusieurs de nos sites de production et centres de données. Le bilan actuel suscite une forte inquiétude au sein de notre gouvernement : onze sites subissent des blocages, plusieurs intrusions ont été à déplorer, et un centre de données a malheureusement été détruit par un incendie volontaire. Par ailleurs, le personnels de nos entreprises – azuréens comme kah-tanais – rapportent de vives tensions, se voyant entravés dans leur accès à leur lieu de travail et confrontés à des actes d'intimidation voir de violences. Si l'Union respecte pleinement la souveraineté du Califat et sa prérogative exclusive à légiférer sur les technologies déployées sur son sol, elle s'inquiète de voir des entreprises opérant légalement et de bonne foi exposées à de tels débordements.

Nous constatons également, avec un certain émoi, que les discours portés lors de ces rassemblements dépassent le cadre du débat technologique. Certains slogans, ciblant directement et de manière très hostile notre nation, tranchent avec la posture d'accueil et d'État de droit qui caractérise pourtant la diplomatie Azuréenne. Cette rhétorique, si elle venait à perdurer, pourrait faire peser un risque direct sur l'intégrité physique de nos concitoyens, une éventualité que nos deux gouvernements souhaitent assurément éviter à tout prix.

L'Union a pris bonne note des déclarations d'apaisement formulées par le ministère public azuréen et les en remercie. Néanmoins, au regard de la destruction d'infrastructures de pointe représentant un investissement de plusieurs milliards de dirhams, ces premières réactions appellent désormais des mesures concrètes sur le terrain. Les investissements du Grand Kah en Azur reposent historiquement sur la confiance mutuelle et sur la capacité reconnue de vos institutions à garantir la sécurité des biens et des personnes. Or, aujourd'hui, nos acteurs économiques nous font part de leurs interrogations face à la vulnérabilité du site de Babalzabar et craignent pour la viabilité de leurs opérations futures.

C'est dans le cadre de ce partenariat entre nos acteurs privés que je m'adresse à vous, afin de solliciter un point de situation. Le gouvernement de l'Union souhaiterait connaître les dispositions sécuritaires d'urgence que le Diwan et le Ministère de l'Intérieur prévoient de déployer pour sécuriser les sites restants de Saphir Macrotechnologies, ainsi que les autres infrastructures liées aux intérêts kah-tanais.

Par ailleurs, nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous rassurer quant au dispositif envisagé pour préserver la sécurité et la tranquillité de nos ressortissants résidant en Azur. Enfin, nous avons la plus entière confiance en l'indépendance et la rigueur de la justice azuréenne pour mener à bien les enquêtes nécessaires, afin que les auteurs des dégradations et des actes d'intimidation répondent de leurs actes.

L'Union souhaite réaffirmer sa volonté de poursuivre les partenariats économiques et technologiques qui lient nos deux nations de manière si fructueuse. Toutefois, la poursuite sereine de ces investissements requiert un climat de stabilité et de sécurité garanties.

Dans l'attente d'échanges constructifs et de l'assurance de votre soutien dans cette épreuve, je vous prie d'agréer, Excellence, l'expression de ma très haute considération.

Salut et fraternité,

Antonio Patriota
Citoyen Gustavo Leaonide
Ambassadeur de l'Union des Communes Unies du Grand Kah en Azur,
Au nom du Commissariat aux Affaires Extérieures
4543

Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ


Son Excellence Monsieur Amastan Ag Amenay Ag Aylan, Ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur,
A l'attention de Sa Sublime Majesté, le Calife constitutionnel d'Azur,


Monsieur le ministre,
Votre Sublime Majesté califale,

Une nouvelle fois, le Califat constitutionnel d'Azur fait preuve d'une grande capacité d'analyse de la situation actuelle dans le détroit de Mesolvarde et d'une habileté diplomatique qui ne peut que faire taire les nombreux détracteurs de la cause azuréenne et autres courants s'opposant à votre politique étrangère. Par votre positionnement, la clarté de vos ambitions et la convergence de nos intérêts, la République du Talaristan ne peut que se féliciter d'entretenir des rapports privilégiés avec la nation azuréenne et entend, par ailleurs, formaliser notre rencontre prévue de longue date cette année, afin que nos deux nations puissent enfin concourir à la réalisation de nos projets communs et au renforcement des liens qui nous unissent.

La situation dans le détroit de Mesolvarde est en effet révélatrice des nombreuses tensions persistantes sur la scène internationale. À une époque où des nations comme les nôtres tentent, aux côtés de leurs partenaires, de mener une politique d'apaisement, de stabilité et de sécurité pour l'ensemble des populations, une telle crise intervient au pire moment, y compris pour la Communauté des États Nazumis, dont la République du Talaristan entend continuer d'être l'ambassadeur de bonne volonté, encore prise dans les séquelles de la guerre civile ninchoise et de la crise milathienne qu'elle a engendrée. Par ailleurs, nos principaux partenaires diplomatiques, tout comme la plupart des États nazumis de la Communauté, sont plus que divisés sur la question du détroit entre les partisans d'une neutralité absolue et ceux favorables, comme nous, à une résolution de la crise par la voie diplomatique.

Si, à la différence d'autres nations, la République du Talaristan n'est pas directement touchée par la crise du détroit du fait de notre situation sur les côtes orientales du Nazum du Nord, l'escalade des tensions dans le détroit de Mesolvarde, à l'Ouest, ne peut que nous préoccuper, celui-ci étant situé, comme vous l'avez justement souligné, sur un axe majeur du commerce intercontinental. Les prétentions de l'Empire constitutionnel de Drovolski, confirmées récemment par sa Cour de justice, couplées à une certaine résistance de la part des acteurs impliqués dans cette crise face à nos appels au calme et à ceux du Secrétaire général de la Communauté, nous font en effet craindre le pire scénario.

Cependant, nous avons récemment pris connaissance, par nos réseaux d'ambassades et nos services de renseignement extérieur, d'échanges informels entre l'Empire constitutionnel de Drovolski et le régime estalien en vue d'un arrangement et d'une résolution du conflit à venir. Si la République du Talaristan s'est positionnée en médiateur dès le début de la crise, il semble que les parties présentes ne soient pas toutes alignées sur la démarche qu'elles souhaitent suivre, et le gouvernement talar annonce donc suivre avec grand intérêt la nature et, potentiellement, la conclusion des échanges entre Mesolvarde et Mistohir.

Comme le Diwan le sait indubitablement, il n'appartient pas à la République du Talaristan seule d'organiser le sommet entre le Pacte Afarée de Sécurité et la Communauté des États Nazumis. Nous vous informons cependant que le vote de la première session de l'Assemblée communautaire a confirmé l'accord de principe et de coopération entre les organisations afaréenne et nazumie, ce qui ouvre donc effectivement la voie à la tenue de ce sommet, qui sera cependant placé sous l'égide du Secrétariat général de la Communauté. Ainsi, nous vous invitons à vous rapprocher du bureau diplomatique du Secrétariat général pour toute information concernant ledit sommet et son organisation. La représentation talar signale toutefois que certaines prérogatives d'ordre diplomatique devant être exercées par le Secrétaire général n'ont pas encore fait l'objet d'un cadre formel, lequel doit être soumis au vote au sein de la Chambre, ce qui risque de rallonger la procédure de mise en place du sommet.

Cependant, la République du Talaristan réaffirme ses liens fraternels avec l'Azur et la convergence de nos intérêts pour le bien commun des mondes afaréen et nazumi. Dans l'hypothèse d'une escalade supplémentaire ou d'un échec des négociations menées par l'Estalie, la République du Talaristan tentera de se proposer en médiateur, comme elle l'a déjà fait auprès des Communes Unies du Grand Kah et du Royaume de Teyla, ainsi que de l'ensemble des acteurs impliqués dans la crise. Nous soutiendrons également toute proposition de médiation sous l'égide de la CEN ou toute saisine du Conseil de la Communauté par un État membre au sujet de l'affaire altrechtoise.

Avec mes plus sincères respects,

Signée par Asmina AkmyradowaAsmina Akmyradowa
Première ministre par intérim,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.

Fait à Khydan, le 8 janvier 2020


Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
1921
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Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangères de la République du Zafongo

Je me présente, Jean-Baptiste Mokoko, représentant de la République démocratique du Zafongo, et c'est la plume un peu tremblante celle de qui s'adresse pour la première fois à une nation dont le nom porte déjà, sur tout le continent, le poids d'une grande puissance que je m'installe aujourd'hui à cette table pour vous écrire. Le Zafongo n'est pas, je le sais, un nom qui résonne encore dans tous les couloirs de la diplomatie afaréenne. Nous sommes jeunes sur cette scène, jeunes dans nos institutions, jeunes dans nos ambitions internationales aussi mais nous portons en nous quelque chose que peu de nations peuvent revendiquer avec autant de sincérité : huit peuples, huit histoires, huit manières de croire et de célébrer, qui ont pourtant choisi, depuis des générations, de tenir debout ensemble plutôt que de se déchirer. C'est cette nation-là, plurielle et pourtant unie, qui vous écrit aujourd'hui. Nous venons vers vous non pas en simples solliciteurs, mais avec le désir sincère d'ouvrir quelque chose qui, nous l'espérons, pourrait durer : l'installation d'une ambassade zafongolaise auprès de votre gouvernement, et par-delà ce geste symbolique, les prémices d'une amitié entre nos deux peuples. Nous croyons profondément qu'un tel lien, patiemment construit, ne pourrait qu'enrichir nos deux nations, sur le plan politique comme sur celui, tout aussi essentiel, des échanges économiques et humains.

Il y a autre chose, aussi, qu'il me faut vous confier avec la même franchise. Nous avons récemment entendu parler, non sans un certain intérêt, du Pacte afaréen de sécurité cette alliance dont l'écho nous est parvenu comme une promesse de stabilité partagée entre nations voisines. Mais je vous avoue, sans détour, notre embarras : nous ignorons encore qui, précisément, préside aux destinées de ce pacte. C'est donc tout naturellement que nos regards se sont tournés vers vous, l'Azur, dont l'influence et le poids sur le continent ne font de doute pour personne, dans l'espoir que vous puissiez, si vous le voulez bien, éclairer notre lanterne et peut-être, qui sait, accueillir favorablement le souhait sincère que porte aujourd'hui le Zafongo de rejoindre un jour cette alliance.
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Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangères de la République du Zafongo

C'est avec honneur, et je dirais même avec une certaine émotion diplomatique, que nous avons reçu et lu votre missive. Il y a dans vos mots quelque chose qui dépasse la simple formule protocolaire : une main tendue par un continent vers un autre morceau de lui-même, et le Zafongo, jeune sur la scène du monde mais peuple ancien dans ses racines, ne pouvait rester insensible à un geste d'une telle portée. C'est donc avec le même honneur que nous acceptons votre proposition d'ouverture des échanges, ainsi que le recours à votre compagnie SKYRAVAN pour porter, par les airs, ce que la terre et la mer nous refusent parfois. Car il faut le dire sans détour, Excellence : le Zafongo n'a pas de façade maritime. Nos cargaisons naissent enclavées, prisonnières d'un territoire que la géographie n'a pas doté d'un seul rivage, et c'est précisément pour cette raison que votre position, votre savoir-faire aérien, et votre proposition d'abaissement des tarifs douaniers nous apparaissent comme une aubaine que nous n'avons aucune raison de laisser passer. Sur la question des cargaisons, nous acceptons bien volontiers cette double voie que vous nous proposez. Que nos marchandises empruntent vos dirigeables ou qu'elles préfèrent la route, l'une n'empêche pas l'autre, et le Zafongo n'a jamais eu la prétention de choisir entre deux mains tendues. Ainsi, nos cargaisons pourront tout aussi bien être récupérées dans vos ports d'Azur avant de rejoindre notre territoire par voie terrestre, en traversant selon les besoins la Cité du Désert ou l'Illâj, ces deux passages que la géographie a placés entre nous comme autant de ponts plutôt que de frontières. Et pour ce qui est du ciel, votre compagnie SKYRAVAN trouvera nos plus grands aéroports grands ouverts, notamment celui de Yonda, le plus isolé d'entre eux, niché derrière la chaîne de montagnes de l'Ouest, une contrée que la route peine encore à atteindre aisément et où vos dirigeables, précisément, sauront rendre un service que nulle autre voie ne pourrait offrir avec autant d'élégance. Sur la question douanière et sécuritaire, nous donnons notre plein accord de principe. Mais l'honnêteté, entre partenaires appelés à se connaître durablement, nous oblige à vous prévenir d'une réalité qu'il serait malhonnête de vous cacher derrière de belles phrases. Le Zafongo est aujourd'hui le second pays le plus peuplé d'Afarée, cent soixante-et-un millions d'âmes portées par une terre qui peine parfois à toutes les nourrir. Notre pauvreté, que nous ne dissimulons à personne, pousse chaque année une part non négligeable de nos compatriotes à chercher ailleurs ce que leur propre sol ne leur offre pas encore. Beaucoup émigrent vers les pays frontaliers, par l'Illâj, Banairah , par la Cité du Désert, par tous les chemins que la nécessité invente quand l'espoir manque à la maison. Nous tenions à vous le dire avec franchise, afin que nos accords sur la circulation des personnes et le partage des informations frontalières se construisent les yeux ouverts, et non dans l'ignorance d'une réalité que nous devrons, ensemble, apprendre à gérer avec justesse et humanité. Quant au Pacte afaréen de sécurité, permettez-moi de vous dire que votre proposition tombe non pas comme une bonne nouvelle, mais comme bien plus que cela. Le Zafongo se tient, depuis toujours, résolument opposé à toute forme de colonisation sur notre continent, et nous voyons dans le Pacte l'incarnation la plus aboutie de ce refus collectif. Nous souhaitons y adhérer sans réserve. Mais je ne vous cacherai pas non plus, Excellence, que cette candidature répond aussi à une nécessité plus intime, plus douloureuse. Depuis de longues années, des groupes rebelles endeuillent le sud de notre pays, particulièrement dans le Luba, s'enfonçant dans des terres que notre armée peine encore à sécuriser entièrement malgré toute sa détermination. Nous ne demandons pas de miracle, seulement une main tendue à la mesure de celle que vous nous offrez déjà par le commerce : des dons de matériel, notamment terrestre, quel qu'en soit la qualité, l'usure ou l'ancienneté. Le Zafongo sait que la solidarité entre peuples afaréens ne se mesure pas à la modernité d'un don, mais à la sincérité de celui qui le fait. C'est donc avec une conviction entière que nous nous portons candidats au Pacte afaréen de sécurité.
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Yves Saint-Lorenzo

Salut Sajjad je comprends no soucis la Principauté a été insultée alors il a fallu contre-attaquer mais c'est sans rancune passe le message à Roxane je fais que mon boulot

à + pour un kawa
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