16/11/2020
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Relations internationales [Diplomatie] - Page 19

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ÉMETTEUR :
Ambassade de l'Union des Communes du Grand Kah en Azur
Au nom du Commissariat aux Affaires Extérieures


DESTINATAIRE :
Califat constitutionnel d'Azur
Amastan Ag Amenay


HORODATAGE
<06:14:46 / 03-07-2020 >

_____________

AUTEUR
Antonio Patriota
Citoyen Gustavo Leaonide
Ambassadeur de l'Union des Communes Unies du Grand Kah en Azur, au nom du Commissariat aux Affaires Extérieures

OBJET DE LA TRANSMISSION :
Constat de carence de l'État azuréen et clôture de l'incident.

Excellence,

Dans notre précédente communication, nous avions pris le soin de vous rappeler que le dialogue diplomatique, aussi contradictoire soit-il, ne saurait s'affranchir des exigences élémentaires de tenue qui s'imposent entre États souverains. Ainsi nous vous avions expressément signifié que l'Union des Communes du Grand Kah n'avait pas la vocation de servir d'auditoire à des figures de style hasardeuses, et que la sécurité de nos travailleurs était un sujet exigeant le plus grand sérieux dans son approche.

Le Commissariat aux Affaires Extérieures constate, à la lecture de votre communication informelle non-référencée, que cet avertissement a été sciemment ignoré. Nous avons par la même choisit d'y lire la position officielle, définitive et publique du Califat d'Azur, en conséquence de quoi les institutions confédérales prennent acte des points suivants :

Nous prenons bonne note de votre déclaration stipulant que le Califat d'Azur n'éprouve aucun besoin de s'associer aux initiatives régionales portées par les alliés de l'Union. Nous enregistrons avec satisfaction le retrait de fait de la diplomatie azuréenne des affaires touchant à l'Afarée occidentale. La pacification de cet espace et le traitement des menaces qui y pèsent se poursuivront sans que votre gouvernement n'ait plus à être entendu ni associé, conformément à votre propre souhait.

À notre exigence d'obtenir réparation pour la destruction criminelle des infrastructures de Saphir Macrotechnologies et des garanties pour la sécurité de nos ressortissants, vous avez officiellement répondu par la négative, arguant que vos enquêtes étaient "en phase de gamberge" et demandant explicitement : "pourquoi voudriez-vous que nous y accédions ?" Le Commissariat en conclut officiellement que l'État azuréen assume son refus de garantir l'ordre public, l'État de droit et l'intégrité des investissements et des travailleurs kah-tanais sur son sol. Nous avions indiqué qu'avant d'envisager un approfondissement de nos éventuelles coopérations, l'Union posait comme préalable la résolution pleine et entière de cette crise.

Enfin, Excellence, les représentants de l'Union ont l'insigne honneur de représenter un collectif plutôt que leur ego propre. Et si la diplomatie d’État laisse la place au rapport humain dans de nombreuses circonstances, rien, dans ce qui caractérise désormais les liens entre nos États, ne s'y prêtre. Par conséquent, je me vois dans l'obligation de décliner votre invitation. Vous comprendrez aisément qu'un représentant de l'Union ne boit pas le thé avec ceux d'un État qui couvre l'impunité de ceux menaçant nos ressortissants et nos intérêts.

Puisque le dialogue rationnel semble désormais échapper à vos méthodes de travail, nos prochains échanges transiteront exclusivement par la voie des notifications administratives. Libre à vous de revenir vers l'Union si vos positions évoluent.

Je vous souhaite un trajet sans encombre vers le Bajusid.

Salut et fraternité.

_
CITATION DU JOUR
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits. »
___

UNION, GLOIRE, LIBERTÉ OU LA MORT.
2057


ENTRANT: Numéro masqué (identifiant frumentarius: le casseur de pierres)
SORTANT: Bureau des enquêtes du Califat d'Azur

Allo ? Je vous appelle parce que...écoutez, je suis pas très fan des courbettes diplomatiques. Je sais qui vous êtes, et je vous pense que vous savez qui je suis, il suffira pour vous de remonter cet appel pour vous apercevoir que je vous contacte depuis le Moranza, et faire vos déductions.

Je vais faire court: mon employeur m'a fait parvenir l'appel du pied qui lui a été fait de votre part. Cela a suscité ma cursiosité, aussi pardonnez moi si je vous importune.

En quelques mots, je vous dirais juste que cette affaire pue. Nous avons à notre disposition la revendication d'une attaque terroriste sur motivations d'ordre politico-religieuses. Des arénistes d'une organisation appelée l'Horus Moranza. Mais des pièces ne collent pas. Jamais les arénistes n'ont montré d'hostilité à l'égard des communautés catholiques, pas plus que mon employeur a un jour été menacé par des organisations politico-religieuses arénistes.

On m'a envoyé en Afarée pour remonter deux pistes que je compte bien relier au gouvernement poetoscovien d'une manière ou d'un autre. Je comprends l'appréhension que vous avez de me voir ici, si loin de chez moi. Moi non plus je n'ai pas envie d'être ici, et je n'ai pas l'intention de m'éterniser plus que nécessaire. Tout ce que vous avez besoin de savoir, c'est qu'en rien mes actions n'ont pour but de vous nuire, et que j'agis uniquement si les gouvernements locaux m'en donnent l'autorisation. Je n'aurais jamais agis sans le feu vert du gouvernement du Moranza, et je partirai dés que j'aurai les informations dont j'ai le besoin.

Il se trouve que l'une de mes pistes me mène naturellement dans le seul pays du monde où il existe des communautés arénistes notables: la Cité du Désert, qui se trouve être un Protectorat poetoscovien de facto. Vous êtes libres de nous aider, vous êtes libres de rester en dehors dans cette affaire, je ne demande rien d'autre que votre neutralité conciliante. Vous pouvez même envoyer vos propres agents dans les régions où j'opère en signe de confiance mutuelle.

Je me tiens disponible si vous voulez négocier quo que ce soit qui puisse susciter votre intérêt. Il n'est rien qu'un arrangement avantageux ne puisse résoudre. Je ne vous ferai pas l'audace de vous proposer des armes ou de l'argent, je sais très bien qu'on ne négocie pas avec votre nation comme on traite avec des marchands de tapis.

Au revoir.



a
4459

Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ


Son Excellence Monsieur Amastan Ag Amenay Ag Aylan, Ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur,
A l'attention des Honorables ministres et secrétaires d'États du Diwan,
A l'attention de Sa Sublime Majesté, le Calife constitutionnel d'Azur,


Monsieur le ministre,
Votre Sublime Majesté califale,

La République du Talaristan se réjouit de voir que nos efforts et nos positionnements en matière diplomatique ont su conserver la confiance du Diwan du Calife constitutionnel d'Azur, qui demeure l'un de nos principaux partenaires dans la zone afaréenne. Il est vrai qu'en dépit des nombreux arguments de nos échanges précédents, la République du Talaristan avait cru percevoir un certain retrait de l'Azur sur nos intérêts communs au sein de la communauté internationale, notamment sur la question de la convention maritime internationale, que certains perçoivent déjà comme un futur cheval de Troie à leur porte, à l'image même de la notion encore floue de « droit international », qui est régulièrement combattue par les grandes puissances qui imposent leurs règles et leurs manières.

Nous nous félicitons de voir que le Diwan a su maintenir cette orientation prise avec la République du Talaristan en dépit des nombreux aléas qui émaillent actuellement la tenue de cette réunion préparatoire pour ladite convention, à l'image de la situation dans le détroit de Mésolvarde, qui nous a certes quelque peu divisés sur l'attitude à adopter face à l'Empire constitutionnel de Drovolski.

Comme notre représentant et notre délégation au sein de cette médiation sous l'égide velsnienne l'ont — normalement — affirmé, la République du Talaristan se soucie du droit de l'Empire drovolskien à exercer pleinement sa souveraineté et sa défense maritime dans ses eaux nationales. Le problème étant que Mésolvarde a toujours considéré le détroit comme sa chasse gardée, en dépit des États riverains. Consciente que légitimer cette politique reviendrait à créer un précédent pour les autres détroits majeurs — je rappelle que l'accès au golfe de Moritonie, porte maritime du Talaristan, se fait par un détroit —, la République du Talaristan ne peut tolérer l'accaparement des eaux du détroit Gris par l'Empire, raison qui nous a poussés à adopter une attitude mesurée vis-à-vis de Mésolvarde, en dépit de nos bonnes relations passées.

Si la résolution semble actuellement se tourner dans un sens favorable à nos intérêts par la convergence des grandes puissances, la République du Talaristan tient à réaffirmer que nous désapprouvons le principe du bilatéralisme utilisé précédemment par l'Azur pour négocier avec l'Empire constitutionnel de Drovolski. Bien loin de vous jeter la faute, car nous savons qu'il s'agit bien là des pratiques courantes de la diplomatie mésolvardienne, nous pensons que ce genre d'accord ne fait que conforter l'idée de l'Empire que le « droit international » n'est qu'une chimère qui souhaite imposer ses règles au Drovolski, tel qu'il l'a maintes fois présenté, alors que nous avons toujours soutenu que l'idée du droit international proposée par la République du Talaristan se fait par le consensus volontaire des nations, basé à la fois sur des intérêts communs, mais également sur une réaction à une nécessité.

Comme vous l'avez souligné par le passé, une démilitarisation du détroit n'est et ne sera pas la solution au problème actuel qui se présente dans le détroit de Mésolvarde, et n'a jamais été une solution privilégiée par la République du Talaristan. À l'image de l'Azur, et comme nous vous l'avons également précisé lors de notre précédent échange, le ministère des Affaires étrangères talar souhaite favoriser le droit international par une compréhension des besoins réels liés au terrain, positionnement nécessaire si nous voulons voir ce projet commun avec le Diwan advenir un jour.

Excellence, à ce titre, nous ne pouvons que soutenir votre proposition d'étudier, conjointement avec les nations s'exprimant en faveur d'une telle législation commune, la création d'un groupe de travail sur le droit maritime, et nous vous assurons de la présence de la République du Talaristan. Il nous paraît évident, au vu de la situation actuelle de la communauté internationale, trop souvent freinée par des a priori que nous tenons à maintes reprises à dissiper, que la notion même de « droit international », tout comme celle de « droit maritime », effraie plus qu'elle ne rassure, et la solution proposée par le Diwan nous semble la plus à même de régler ces soucis.

Soyez certain, Monsieur le Ministre, que la République du Talaristan répondra toujours présente à ce type d'initiative émise par l'Azur et souhaite pérenniser ce système pour l'ensemble des notions que devrait englober le droit international, constructif et volontaire.

Avec mes plus sincères respects,

Signée par Asmina AkmyradowaAsmina Akmyradowa
Vice-première ministre du cabinet,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.

Fait à Khydan, le 8 juillet 2020


Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
2285
Bureau des Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri

Très Chers homologues,

Le Royaume de Finejouri vous adresse ses salutations respectueuses et remercie l' Azur pour sa missive ainsi que pour la confiance qu’il continue d’accorder à notre Royaume dans les différents dossiers qui concernent la stabilité de notre continent.

Nous partageons naturellement votre satisfaction quant aux progrès accomplis au sein du Pacte Afaréen de Sécurité. Il est en effet permis de se féliciter de voir notre organisation gagner progressivement en cohésion, en crédibilité et en capacité d’action. Les évolutions récentes démontrent que les États afaréens sont de plus en plus capables de faire entendre une voix commune et de rechercher des solutions diplomatiques aux situations qui, autrefois, auraient pu rapidement basculer vers une confrontation ouverte. Le Royaume de Finejouri entend continuer à œuvrer dans cette direction avec la même constance.

Concernant les informations relatives aux épandages d’ammoniac annoncés dans le Désert rouge, nous avons pris bonne note des préoccupations exprimées par le Diwan. La question méritant d’être appréciée avec sérieux, mais également avec toute la prudence nécessaire afin de ne pas tirer de conclusions hâtives, nous avons pris contact avec les autorités de Kabalie afin d’obtenir davantage de précisions sur la nature de cette opération, son ampleur, les zones concernées ainsi que les mesures prévues pour assurer la sécurité des populations. Nous souhaitons en effet disposer d’éléments suffisamment précis avant de nous prononcer davantage sur cette affaire. Les premières informations dont nous disposons font état de consignes destinées aux populations présentes dans les secteurs concernés, mais il nous paraît nécessaire d’en connaître les modalités exactes et les garanties concrètement prévues.

Nous ne manquerons naturellement pas de vous tenir informés des éléments qui pourront nous être communiqués par les autorités kabaliennes. Nous partageons avec le Diwan la volonté de prévenir toute situation susceptible de mettre inutilement en danger les populations civiles, tout en veillant à ce que notre appréciation repose sur des faits établis.

Le Royaume de Finejouri demeure ainsi pleinement disposé à travailler avec l’Azur sur ce dossier comme sur l’ensemble des questions touchant à la stabilité et à la sécurité de notre continent.

Veuillez recevoir, Excellences, l’expression de la très haute considération du Royaume de Finejouri.

Bureau des Affaires Etrangères sous directive de Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangèresNouveau Logo
2262
Bureau des Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri


Très Chers homologues,

Le Royaume de Finejouri revient vers le Diwan à la suite des démarches entreprises auprès des autorités de Kabalie concernant les épandages d’ammoniac annoncés dans le Désert rouge.

Les précisions qui nous ont été communiquées permettent de mieux comprendre la nature de l'opération et apparaissent, à ce stade, plutôt rassurantes quant à sa finalité et aux dispositions annoncées pour assurer la sécurité des populations. Selon les autorités kabaliennes, ces épandages s'inscrivent dans un programme plus large de dépollution du Désert rouge reposant notamment sur la phytoremédiation. L'ammoniac serait ainsi utilisé afin de favoriser la croissance de plantes destinées à absorber les métaux lourds présents dans les sols, dans plusieurs zones d'expérimentation. Il nous a également été précisé que les secteurs concernés seraient éloignés des colonies, que l'opération a fait l'objet d'une campagne d'information préalable d'un mois et que des moyens de surveillance seraient déployés au-dessus des zones concernées. Les autorités indiquent en outre qu'un déploiement de gendarmerie doit permettre, le moment venu, d'assurer la mise en sécurité des populations nomades encore présentes dans ces secteurs.

Enfin, l'épandage serait limité à une durée de deux jours, les zones devant ensuite être utilisées pour l'ensemencement avant leur réouverture au passage. Ces éléments ne permettent évidemment pas de préjuger de l'ensemble des conséquences concrètes de l'opération, mais ils apportent des éclaircissements importants quant à sa finalité et aux mesures annoncées pour limiter les risques pour les populations.

Le Royaume de Finejouri considère donc qu'il convient, à ce stade, de prendre acte de ces garanties et de laisser les autorités kabaliennes mettre en œuvre le programme qu'elles ont présenté, tout en demeurant attentif à son déroulement et à ses conséquences.
Nous remercions par ailleurs le Diwan d'avoir porté cette question à notre attention. La démarche illustre une nouvelle fois l'utilité des échanges entre nos deux États lorsqu'une situation susceptible de concerner la sécurité des populations civiles apparaît.

Nous ne manquerons pas de vous transmettre tout nouvel élément significatif qui viendrait modifier l'appréciation actuelle de la situation.

Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées

Veuillez recevoir, Excellences, l'expression de la très haute considération du Royaume de Finejouri.


Bureau des Affaires Etrangères sous directive de Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangèresNouveau Logo
1044
Secrétariat Ambassade du Finejouri


Nous avons bien reçu votre invitation ainsi que les interrogations formulées par le Diwan concernant les récents événements et la position exprimée par le Royaume de Finejouri.

Je vous confirme que l’Ambassadeur du Royaume se tient pleinement disposé à se rendre à la Porte Splendide afin de rencontrer Son Excellence le Grand Vizir, Jamal al-Dîn al-Afaghani Pasha, ainsi que les services du Diwan.

Le Royaume accorde une importance particulière à la bonne compréhension entre nos deux nations et considère qu’un échange direct permettra d’aborder avec sérieux et franchise les différentes préoccupations soulevées dans votre missive, notamment celles relatives à la mission d’observation, à nos engagements communs ainsi qu’aux récents développements entre l’Antérie et la Kabalie Rouge.

Notre Ambassadeur répondra naturellement à vos interrogations avec toute la clarté et la transparence que permettent les responsabilités qui lui sont confiées, dans le respect des engagements du Royaume.

Nous vous remercions pour cette invitation et vous assurons de la pleine disponibilité de la représentation du Royaume.


Secrétariat de L’Ambassadeur du Royaume auprès de l’Azur
5978
Bien le bonjour, ici Yuu aon Laonko, qui représente l'Organisation Étatique de l'Union des Terres australes de Shuharri, je me permet de répondre de manière un peu informelle étant donné que la demande n'est pas tant destinée à des diplomates qu'à des équipes d'ingénierie génétique et écologique, nous transférons la lettre au Centre d'Ecologie en Afarée sahranne et shahilie de Tumgao, qui dispose d'équipes compétentes (et qui sont celles qui gèrent la question des contaminations à l'agent Cramoisie à Tumgao.

Je vous souhaites une bonne journée, Mizra Shabazi, puissions nous tenir l'hiver ensemble,
Yuu aon Laonko



De : Nkróma Oppong, de l'équipe de stratégie écosystémique de l'Université Commune de l'Enclave Shahilie d'Afarée de l'Ouest
A : Mizra Shabazi, Tamghart des Kel Ikkulwen
Bonjour à vous,
Nous avons bien reçu la lettre et la documentation associée, et l'idée est intéressante. J'aime toujours beaucoup recevoir des propositions d'utopies écologiques, et il est toujours aussi fascinant de voir à quel point elles peuvent être variées.

Je ne vais pas faire beaucoup de détours : restaurer ce que l'on connaissait avant en Kabalie ne serait pas possible sans de gros efforts, et un temps considérable, probablement plus qu'il n'en faut pour que nos peuples en soient devenus irreconnaissables. A Tumgao déjà, d'importants efforts de protection, de nettoyage et de reconstruction écologiques ont été menées, avec l'aide d'une communauté de biohackers en plein essor et d'équipes hohhothaïennes habituées aux environnements polluées, et l'on a pas réellement inversé les perturbations aux écosystèmes que l'Agent Cramoisie a apporté à la ville, l'équilibre écologique de toute la région a franchi un point de bascule local, et nos efforts n'ont réussi qu'à faire tendre les steppes shahilies vers un nouvel équilibre encore inconnu.

La Kabalie même ne semble pas donner signe de stabilisation, l'écosystème que tente d'établir aussi bien la Kabalie rouge que les Laboratoire Dalyoha ne pourraient être maintenus que par l'apport constant d'efforts humains, et surtout, les effets de l'agent cramoisie sont loin d'être atténués. L'Agent Cramoisie est un ensemble de produits chimiques complexes en interaction constante qui ont évolué au fil du temps, et qui ont leur propre "météorologie" (vous en avez potentiellement expérimenté les pluies toxiques). Les relevés que l'on réalise en Kabalie semblent montrer que les conditions chimiques et météorologiques de la région permettent encore l'établissement du plan de la Kabalie au prix d'efforts soutenus, permanents et perpétuels, mais que ce ne serait plus le cas d'ici quelques années, l'équilibre vers lequel tends la région va au-delà des prévisions de tous les écologistes il y a quelques années, et vers des données inconnues. Il est difficile de faire toute planification écologique et de proposer un plan de bataille dans de telles conditions.

Et qu'en est-il de la proposition de "reconstruction écologique des cratères" que vous proposez ? Il est bien plus proche d'un retour à l'état d'origine que la proposition de nouvel écosystème de Dalyoha-Petitpont. Et par conséquent, même si on dépolluait les cratères (ce qui serait déjà en soit un chantier titanesque) et que l'on plantait patiemment des plantes, les envolées et retombées de poussières toxiques polluerait la région et vous devriez tout recommencer en quelques mois. Même avec toute la bonne volonté du monde (et même avec beaucoup d'automatisation), vous ne pourrez jamais travailler assez pour maintenir vos cratères. Le moyen le plus réaliste pour faire tenir votre utopie est un isolement de l'intérieur, en bref, la construction d'une structure protectrice et un contrôles des entrées et sortie d'air. Potentiellement la mise de cratères sous dôme, ce qui implique une infrastructure conséquente, et aussi qu'on en entre et sort pas sans passer par un sas, mais à l'intérieur, vous aurez une ressource précieuse : du temps pour dépolluer, décontaminer, resemer, dans un espace protégé des retombées. Faire ça sur des cratère demandera un investissement très important en matériaux pour la structure, même si la protection elle-même peut être une matière souple, mais c'est ce qu'il y a de plus proche de votre vision communautaire où les communautés sédentaires occupent le centre et les communautés nomades, la périphérie. Les cratères les plus simples à couvrir sont petits, réguliers, assez profonds, et la roche y reste solide. Faire ça sur des crevasses et des canyons demandera des matériaux, mais pas beaucoup moins que pour les cratères, la pierre donnant le gros de la structure. Ceci dit, occuper ces régions étroites demanderait des changement importants dans le mode de vie de vos communautés et l'on s'éloigne de la vision que vous portez.

Si l'on souhaite maintenir un accès au ciel, il faudra élargir la zone de reconstruction écologique à des régions entières, voire à tout le pays, là, on parle de travaux de terraformation qui dépassent de loin mon domaine d'expertise, et je vous redirigerai alors vers l'Ahak (centre des plans dont la spécialité la politique de long terme de Shuharri), ou l'ORSU (Organisation de recherche, d'exploration et de colonisation spatiale de l'Union des Terres Australes, bref, c'est le programme spatial), j'ai déjà rencontré des gens de l'équipe d'écologie spatiale en conférence à Oworri, et ils sont particulièrement intéressants à écouter. Comptez des siècles de travail et l'investissement de millions de gens. Ceci dit, là aussi, l'on s'éloigne de votre vision : vos enfants ne s'abriteront pas sous ce que vous planterez aujourd'hui. Ceux qui pourront le faire seront des descendants lointains que vous ne connaîtrez probablement pas, sauf à ce que votre durée de vie soit allongée à des niveaux encore inconnus dans la vie humaine actuelle, et dont les mœurs et la culture vous semblerait étrange. Êtes-vous prêtes à consacrer des années de votre vie à une époque que l'on a même du mal à se figurer ? Si oui, vous avez de bonne chances de trouvez dans les Terres australes des alliées farouches pour vous assister dans vos efforts de terraformation.

Bon, qu'est-il possible de faire pour le moment. Je dirais, déjà, se rencontrer, et étudier assez précisément l'écologie des régions sur lesquelles vous voudriez intervenir pour savoir ce que vous souhaiteriez faire (et si des désaccords existent au sein de la population locale), ce que l'on pourrait faire, comment on le ferait. Bref, faire un état des lieux, et proposer des scenarii. L'un des problèmes ici, est que l'on a plusieurs propositions de reconstructions écologiques qui visent la même région. La vôtre, celle de la Kabalie rouge, je sais également qu'un certain nombre de Kabales (ainsi que de Pèlè et de Majeqa) ont rejoint des équipes de biohackers, et qui montent leurs propres plans de reconstruction écologique, j'ai même vu des propositions althaljires, faire cohabiter toutes ces visions, ou choisir lesquelles invalider, sera complexe, et ni vous ni moi ne pouvons trancher.

Au plaisir d'en savoir plus,
Nkróma Oppong
4545
Logotype officiel du Ministère des affaires extérieurs de la République Iakume
MINISTÈRE DES AFFAIRES EXTÉRIEURES
DE LA RÉPUBLIQUE IAKUME
ЯКУУМА ӨРӨСПҮҮБҮЛҮКЭТ ТАС ИСТЭРИ МИНИИСТЭРСТИБЭТЭ


COURRIER DIPLOMATIQUE
Le contenu de ce courrier diplomatique est destiné exclusivement aux personnes habilitées


De : Ministère des affaires extérieures de la République Iakume, département pour l'Afarée
A : Ministère des Affaires Etrangères du Califat Constitutionnel de l'Azur

Naryakha, le 2 septembre 2020

Estimés ministres du Diwan,

La République iakume prend acte des considérations du Califat constitutionnel d'Azur face à la décision de notre gouvernement de reconnaître l'indépendance et la souveraineté de la République actionnariale du Désert rouge, également connue sous le nom de « Kabalie rouge ». S'il va de soi que la République iakume ne doit nullement se justifier des décisions prises dans l'intérêt supérieur de la nation auprès du Califat constitutionnel d'Azur, nous tenons cependant à apporter quelques éclaircissements sur les points soulevés par le Diwan lors de notre précédent échange.

En premier lieu, s'il est indubitable que la République actionnariale a été, à une époque, une administration coloniale carnavalaise connue sous le nom de « Cramoisie », la République iakume, et plus précisément notre département ministériel lié à l'Afarée, a observé une évolution significative de la situation de sa politique intérieure : si les crimes commis par les anciens responsables coloniaux de la « Cramoisie » devront être présentés un jour devant la justice, les Kabaliens se sont progressivement emparés de la légitimité usurpée par cette entreprise coloniale pour en faire un État répondant à leurs attentes et espérances. Il est indiscutable que l'ancienne Cramoisie et l'actuelle Kabalie rouge ont des fondements institutionnels communs, mais la réappropriation de l'État par les politiciens kabaliens, tels que Monsieur Balsilek Ishak, et la mise en place d'une politique de « kabalisation » de l'État du Désert rouge nous ont poussés à prendre la décision de reconnaître la souveraineté de la République actionnariale ainsi que des institutions placées sous la responsabilité du Président-directeur général et protecteur.

De plus, cette « reconnaissance » intervient dans un cadre diplomatique précis pour la République iakume : si nous ne sommes pas officiellement reconnus comme neutres au sein de la communauté internationale, nos politiques ont toujours œuvré dans l'intérêt d'un dialogue ouvert, et non reclus à des ambitions, qu'elles soient idéologiques ou communautaires : nous avons ainsi toujours été ouverts à la fois sur l'ancienne puissance coloniale qui a administré notre pays durant presque trois siècles, le Zagroyat de Morakhan, ainsi que sur les États socialistes qui composent le Nord du Nazum, au grand dam de la communauté turcique qui s'est longtemps opposée à eux. Les perspectives extérieures de la République iakume, basées sur la normalisation, le dialogue et le respect des autres cultures, ne sauraient être définies par quelqu'un d'autre que le collège électoral des citoyens.

Enfin, nous considérons qu'il est bien plus utile de disposer d'une ambassade à Salem-Aleykoum pour défendre les droits des populations kabaliennes que de favoriser de multiples escalades militaires comme unique moyen d'action. Jusqu'à présent, nous n'avons jamais observé de signe démontrant que la République actionnariale n'est pas ouverte à un dialogue constructif, dans le respect des normes internationales.

Concernant le développement économique et territorial de la République iakume, il n'est guère question de terraformation : nous sommes un peuple respectueux de la nature et de la vie qui la composent, tel que nos traditions nous l'ont toujours enseigné. Il est également déplaisant de constater que le Diwan résume la République iakume à une terre désolée de glace dépourvue de ressources naturelles, ce qui est à la fois un manque de connaissance personnelle de votre part et une allégation fausse qui nous pousse à penser que le gouvernement de Salem-Aleykoum est peut-être plus ouvert, en définitive, que le Califat constitutionnel d'Azur sur les perspectives de coopération économique et de développement d'une relation saine et respectueuse avec la République iakume.

Si, comme nous l'avons dit précédemment, nos politiques extérieures ne sauraient être remises en question, nous maintenons cependant nos principes, tels que vous l'avez demandé, et ne sommes nullement étrangers à une proposition d'échanges bilatéraux entre la République iakume et le Califat constitutionnel d'Azur. Cet échange sera bien entendu précédé par la normalisation des relations diplomatiques entre nos deux pays, ainsi que par l'ouverture mutuelle d'ambassades à Agatharchidès et Naryakha.

Ainsi, vous auriez la preuve que les notions de la diplomatie iakume ne reposent nullement sur un soutien unilatéral et complet à la République actionnariale que vous ne reconnaissez pas, mais bien sur un principe concret de vivre ensemble en dépit des divergences idéologiques et historiques que la République iakume a toujours traversées sans ménagement.

Je vous transmets nos salutations les plus respectueuses,

Tümen Erilik Doydu
Ministre des Affaires extérieures de la République Iakume.
2416

Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ


Son Excellence Monsieur Amastan Ag Amenay Ag Aylan, Ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur,
A l'attention des Honorables ministres et secrétaires d'États du Diwan,
A l'attention de Sa Sublime Majesté, le Calife constitutionnel d'Azur,


Monsieur le ministre,
Votre Sublime Majesté califale,

Comme vous le savez, la République du Talaristan s'est toujours opposée à toutes les politiques coloniales ou impérialistes en Afarée, notamment vis-à-vis de l'Entité coloniale cramoisie, qui avait récemment émis le souhait d'inviter notre porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, depuis remercié pour son discours qui n'entrait guère en résonance avec les politiques afaréennes suivies par la République du Talaristan. Cette hostilité envers le colonialisme et ses « enfants » s'est également traduite par un soutien dans le combat que mène fidèlement le Calife constitutionnel d'Azur contre l'Entité coloniale cramoisie, qui tente aujourd'hui d'usurper la légitimité du peuple kabalien par l'assimilation de leur culture et de leur identité après l'effroyable génocide qu'ils ont subi.

Dans ce contexte, la République du Talaristan tient à saluer avec ferveur l'unicité des nations afaréennes autour de la cause anticoloniale et de la défense de l'identité kabalienne, qui s'est traduite, ce deux septembre, par un communiqué conjoint invitant les actionnaires soutenant l'entreprise impérialiste de l'Entité coloniale cramoisie à comparaître devant la justice pour leurs crimes, et à favoriser ainsi la reprise en main du territoire kabalien par les tribus elles-mêmes, afin de ne plus dépendre d'un quelconque prêtre luciférien ou d'un Kabalien embourgeoisé et placé à la tête d'une société usurpant le rôle d'un État sous l'œil bienveillant de la Principauté de Carnavale.

Nous vous confions que la République du Talaristan espère sincèrement que les germes du colonialisme permettront de faire fleurir un continent afaréen bâti par ses natifs sur des convictions faites de coopération pacifique et de développement économique. Soyez assurés, au nom de l'ensemble des États afaréens ayant participé à votre communiqué collectif, que la République du Talaristan vous accorde son plein soutien et contribuera, à sa hauteur, à la réalisation de votre œuvre commune et à la libération de l'emprise néocoloniale en Afarée.

Avec mes plus sincères respects,

Signée par Asmina AkmyradowaAsmina Akmyradowa
Vice-première ministre du cabinet,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.

Fait à Khydan, le 10 septembre 2020


Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
6792
De : Nkróma Oppong, de l'équipe de stratégie écosystémique de l'Université Commune de l'Enclave Shahilie d'Afarée de l'Ouest
A : Mizra Shabazi, Tamghart des Kel Ikkulwen

Objet : parlons écologie

Bonjour ici, je vais répondre à la lettre que vous m'avez envoyé quelques jours plus tôt. J'ai encore un peu de terrain à faire, mais d'ici octobre, on devrait être un peu plus calmes !

Déjà, merci à vous aussi, on ne reconstruit jamais un écosystème seul après tout !

Chez nous, c'est principalement une enclave shahilie qui se trouve assez à l'écart des principales zones, ce que l'on verrait plutôt dans les zones de transition entre le Sahra et les savanes et forêts du Habaxumar, du Zafongo ou encore de l'Ilajistan. La région de Tumgao est surtout composé de plateaux en étages sur un peu toute la région, pas tellement de plaines en réalité. Tumgao elle-même est dans une cuvette côtière entourée de falaises (bien que l'on construise maintenant aussi en haut, ce que l'on appelle la haute-ville. Et alors, si un truc n'a vraiment aucune notion de frontière, c'est bien un nuage de pollution charrié par le vent ! L'agent Cramoisie est bien chez nous, et circule encore avec le vent. On a aussi une petite idée de ce que ça fait à des écosystèmes marins d'ailleurs, et c'est pas joli. Le problème étant que la viande et les poissons sont devenus inconsommables, parce que devinez quoi : la graisse des animaux et des poissons concentrent les polluants ! Donc il faut aller loin pour pécher, ou faire des étangs, et la viande, tu ne l'obtiens pas comme ça, ça demande des enceintes contrôlées. Et bon, même les plantes sont contaminées, les gens sont contaminés, tout, tout le monde, partout, est contaminé.

Et vous qui êtes dans le désert rouge, vous faites bien de gardez vos masques ! Vraiment, gardez-les. L'agent Cramoisie n'est pas nécessairement mortel simplement en allant sans protection dans le désert, et vous l'avez fait remarquer. Mais de là à dire que ça contient principalement des colorants, c'est fichtrement optimiste ! Les plantes et les animaux qu'il y avait avant ne tiennent pas dedans, et les gens quand ils sont exposés trop longtemps à cette merde tombent malades. On n'arrive même pas à avoir assez d'hôpitaux pour soigner ces intoxications, et ça n'en finit jamais. Ça a des effets toxiques, cancérigènes, reprotoxiques, et occasionnellement, mortel.

Pour ce qui est de la couverture des cratères, en effet, ne couvrez pas avec du verre, prenez plutôt des pellicules souples, fines de préférence, c'est moins solide, mais c'est aussi plus léger, plus facile à changer, et surtout, c'est très mauvais à refléter la lumière, ce qui dans ce cas précis, nous arrange. Par ailleurs, l'enceinte confinée est de grande taille, ça simplifie le problème parce qu'il y a moins de surface réfléchissante que dans une serre, et aérer est plus simple, tu met un gros filtre. Par ailleurs, les Carnavalais ne se gênent pas pour prétendre nourrir leur colonie avec des serres, mais à mon avis, ils ont juste pas l'énergie pour ça (parce qu'il faudrait refroidir en permanence) et importent le gros de la nourriture. Ceci dit, ça implique en effet une coupure entre l'intérieur et l'extérieur, les nomade ne vont je pense pas apprécier la joie de passer tout leur troupeau dans un sas puis à la décontamination dès qu'ils veulent entrer dans un dôme.

Globalement, le désert rouge est hostile, et pour le moment, c'est surtout le gaz le problème. Notre meilleures chance serait que :

De un, les labos Dalyoha nous sortent au moins la formule de l'Agent Cramoisie. Je sais qu'il y a eu des discussions à Carnavale à ce sujet avec une équipe de recherche shuhe implantée sur place, mais ça avait capoté sur un problème de représentation kabale et de statut actionnarial à la con, bref, j'ai pas les détails. Pour le moment, on peut espérer, c'est tout.

De deux, imaginons qu'on ait la formule, il faudrait qu'on trouve un neutralisant, et pas uniquement pour les premiers jours, mais bien pour la pollution qu'on a ici et aujourd'hui. Dans ce cas, on gagne facilement un facteur 10 ou 100 sur notre vitesse de reconstruction.

On a des recherches pour trouver des neutralisants, mais sans les formules, ça demanderait du temps. C'est qu'il est complexe le machin !

Pour le moment, partez du principe que vos rêve d'écosystèmes parfait, c'est pas pour demain, et c'est pas pour dans une génération non plus.

Pour l'hydrologie, le problème est pas extrêmement compliqué, il vous faudra de l'eau. Si vous arrivez à trouver de l'eau claire que personne ne veut boire ou utiliser pour faire pousser de la bouffe, bravo, problème réglé. Évidemment, c'est plus facile à dire qu'à faire. Pour le coup, si vous voulez creuser des aqueducs, on a des gens qui font ça, mais je peux aussi bien vous passer l'adresse de nos adelphes althaljirs qui essaient de verdir le Sahra depuis des années, cherchez le Bureaux des Travaux publics. Le problème restera : d'où acheminer l'eau. Ça ne vous aura pas échappé que à peu près tout est sec par ici. Et si la réponse est "en dessalant de l'eau de mer", il va vous falloir un paquet d'électricité. Globalement, le meilleur moyen que j'aurais, c'est d'y aller très lentement. Soit vous vous refaites toute la pédogénèse, dont vous prenez vos roches, vous les altérez, vous ajoutez des micro-organismes pour les organiser, puis vous utilisez chaque état du sol pour créer le suivent, et ainsi de suite pendant un bon siècle d'efforts continu. Soit, vous faites votre sol à la main ou à la machine, ou vous l'importez, vous mettez ça entre des murets pour éviter les problèmes de vent, et vous plantez vite des plantes pour le stabiliser, et là, comptez au moins une bonne décennie pour avoir un truc un tant soi peu stable, et de là, vous commencez à enrichir tranquillement votre sol de nouveaux organismes et éléments pour arriver à un sol d'une qualité proche de celle qui s'est fait la pédogénèse. Disons que dans de telles conditions, vous allez pas vite, mais vous modifiez lentement l'hydrologie de la région, vous utilisez le peu d'eau qu'il y a dans l'air pour faire pousser des organismes qui vivent avec peu d'eau, mais qui transpirent, et sécrètent, qui crééent un sol structuré qui retient l'humidité, et relâchent l'humidité alentour sous forme de tout un tas de substances. La zone légèrement plus humide peut accueillir plus de plantes et ainsi de suite. A condition que l'Agent Cramoisi ne vienne pas tout tuer en trois jour. C'est pour ça que les Dahyoha font tout à coup d'OGM, ils vont au plus simple ! Une région toujours aussi hostile, mais pleine de plantes ! Vous pouvez éventuellement gagner du temps en profitant de leur irrigation, mais pour rappel : il suffit d'une décision de Blaise Dalyoha, ou de Balsilek Ishak d'ailleurs, et leur transformation est arrêtée en plein milieu, ou complètement changée. C'est pas exactement des gens qui ont à cœur de tenir leur engagement pendant des siècles, donc je compteraient pas trop sur le maintien de leur propre programme de restauration.

Pour le moment, je vous dirais que pour prendre des mesures et mener des études, on peut vous aider, vous pouvez aussi chercher auprès de contacts banairais et althaljirs, même si l'agent Cramoisie est moins leur priorité, ils ne manquent pas de chercheurs qui s'y connaissent en écologie désertique. Et j'ajouterais, l'Institut du désert, dont c'est vraiment le sujet de mettre en collaboration des équipes scientifiques qui s'intéressent aux déserts afaréens (oui, le nom nom est plus général que sa vocation réelle), vous pouvez également contacter l'alliance aérienne mondiale, qui stocke des données météo de pas mal de région, ainsi que l'association de cartographie mondiale, qui peut vous aider à, ben, cartographier les régions qui vous intéresse, et à extraire toutes les informations liées.

Pour le moment, en ce qui concerne la Kabalie, nous comptons davantage former des kabaliens pour faire de la restauration écologique, et pas uniquement de proposer des modèles, l'idée étant aussi de permettre une restauration écologique indépendante de la décision d'acteurs externes.

Comme toujours, je reste disponible si vous souhaitez me contacter,

Bonne journée,
Nkróma Oppong[right][/right]
2082
a
Blason personnel de Stefano/Stefanus/Etienne III


Message
A nos frères, sœurs et enfants des communautés musulmanes et chrétiennes du pays azuréen, ainsi qu'à leurs représentants


DU SOUVERAIN PONTIFE
STEFANO III
AUX GENS DU PAYS AZUREEN
DE TOUTES LES FOIS ET DE TOUTES LES OBEDIENCES



Nous, Stefanus troisième du nom, Évêque de Sancte et de Rhème, Vicaire de Jésus-Christ sur Terre, Souverain de l'État de la sainte Catholagne, et Chef suprême de l'Église catholane depuis le 16 aout 2020. Nous qui sommes l'intercesseur de la parole du seigneur, avons pour devoir de donner réaction et réponse du Saint Siège et de notre Eglise apostolique, à nos frères, nos sœurs et nos enfants de toutes les obédiences, du pays azuréen quant à l'invitation qui nous a été formulée.

Il est de nous plaisir d'apprendre le bon souvenir de notre prédécesseur. Nous prions pour Augustin, comme nous prions pour l'ensemble de nos prédécesseurs et suivants de Saint Pierre. Nous connaissons par ailleurs le rôle important du Califat dans le cadre de l'établissement du dialogue inter-religieux, et reconnaissons son autorité légitime sur les communautés sunnites d'Afarée et du Levant, entres autres, car nous espérons, si nous acceptons cette invitation, profiter de la présence de l'ensemble des représentants notables des différentes obédiences, rites et congrégations azuréennes de toutes les fois présentes sur son sol. Comprenez, mon frère, que nous souhaiterions avoir le récit, de vous et de l'ensemble de nos frères azuréens de la mosaïque de croyances qui constitue le Califat, au delà des questions politiques évidentes et légitimes que nous nous attendons à entendre de votre part.

Nous, Stefanus troisième du nom, avons conscience de la prolifération incontrôlée des conflits, contre lesquels nous avons parlé d'ores et déjà, en appelant nos frères, sœurs et enfants des nations impliquées à faire cesser les armes et appliquer la Paix de Dieu à Carnavale. C'est donc avec gravité que nous acceptons cette invitation, dont les raisons impérieuses nous ont convaincu de la pertinence d'une rencontre.


A nos frères de la communauté musulmane du Califat d'Azur, de toutes les obédiences et écoles de pensée,
A nos frères de la communauté catholane et chrétienne du Califat d'Azur.


Donné à Sancte, près de Saint-Pierre, le 28 octobre 2020, de la première année de mon pontificat.
Pontifex Maximus Stefanus
3391

Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ


Son Excellence Monsieur Amastan Ag Amenay Ag Aylan, Ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur,
A l'attention des Honorables ministres et secrétaires d'États du Diwan,
A l'attention de Sa Sublime Majesté, le Calife constitutionnel d'Azur,


Monsieur le ministre,
Votre Sublime Majesté califale,

Comme à notre habitude, la République du Talaristan adresse ses plus sincères salutations et son profond respect à Sa Sublime Majesté le Calife ainsi qu'à l'ensemble du corps d'État constitué par le Diwan. Nous espérons que la paix entre les communautés turciques, altaïques et afaréennes pourra toujours être préservée par nos gouvernements respectifs, qui ont toujours placé la coopération entre la République du Talaristan et le Califat constitutionnel d'Azur au centre de leurs préoccupations dans le cadre de nos relations bilatérales. Par ailleurs, nous espérons que le Diwan répondra favorablement à la proposition aykhandie d'Organisation de la communauté turcique, soumise à l'appréciation de nos États dans le cadre du sommet d'Otukhan.

Ce n'est cependant pas une visite de courtoisie qui nous a amenés à prendre contact avec votre ministère ce jour. Nous avons récemment entretenu une correspondance avec les Communes Unies du Grand Kah, dont les derniers échanges avec nous ont porté sur une mise en accusation du Diwan. Pour éviter de paraphraser les Kah-Tanais, nous savons que des installations économiques ont été ouvertes avec votre approbation dans plusieurs villes azuréennes. À la fin de l'année dernière, cependant, une décision religieuse aurait semé la discorde dans cette coopération naissante, et des citoyens kah-tanais ainsi que des ouvriers azuréens auraient été directement pris à partie, sans que le Diwan, par l'intermédiaire de ses services de sécurité ou de son administration, ne manifeste la moindre empathie ni ne mette en œuvre les moyens nécessaires pour faire cesser une telle situation.

Soyons clairs, Excellence : la République du Talaristan a toujours pleinement respecté la politique menée par le Diwan et s'est toujours montrée en partenaire et amie du Califat constitutionnel d'Azur. Notre démarche ne vise ici ni à nous mêler des affaires intérieures de votre pays, ni à nous occuper des relations bilatérales entretenues entre l'Azur et le Grand Kah, qu'elles soient tendues ou apaisées. Elle ne vise qu'à obtenir une clarification de la situation azuréenne, à l'heure où la République du Talaristan entend favoriser un renforcement de nos liens, notamment de notre coopération économique et commerciale, qui pourrait prendre une tournure différente s'il s'avérait que le gouvernement azuréen n'est pas en mesure de garantir la sécurité publique et la préservation des biens étrangers présents sur son sol.

Bien loin de nous montrer convaincus par les arguments kah-tanais, nous souhaitons que des éclaircissements soient apportés sur ces sujets, afin que la République du Talaristan puisse consolider sa position en faveur du Califat constitutionnel d'Azur, s'il s'avérait que les accusations portées contre le Diwan sont fallacieuses, infondées, voire disproportionnées. Nous sommes conscients de nos engagements mutuels sur différents grands sujets internationaux et sommes donc pleinement confiants dans la capacité de votre ministère à comprendre clairement les motivations de notre démarche, qui se veut honnête et sans tabou.

Avec mes plus sincères respects,

Signée par Asmina AkmyradowaAsmina Akmyradowa
Vice-première ministre du cabinet,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.

Fait à Khydan, le 1er novembre 2020


Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
4163
Bureau des Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri


Très chers homologues,

Sa Majesté Louis II, Roi de Finejouri, tient tout d’abord à vous exprimer sa sincère gratitude pour la chaleur de vos félicitations et la considération témoignée envers notre récente mandature au sein du Conseil afaréen de sécurité. Si ce mandat touche aujourd'hui à son terme, il laisse derrière lui un héritage précieux des efforts partagés et des liens forts, forgés au fil des épreuves. Le Royaume a toujours soutenu que la stabilité de notre continent ne saurait reposer sur la seule puissance individuelle de ses États, mais bien sur leur capacité à dialoguer, dépasser leurs divergences et respecter mutuellement leurs intérêts. Sa Majesté rejoint pleinement votre conviction. La confiance ne peut s'inscrire dans la durée sans une transparence totale. C'est dans cet esprit d'ouverture et de pragmatisme que nous entendons poursuivre notre action, forts des enseignements tirés de notre expérience commune.

C'est d'ailleurs dans ce cadre que Sa Majesté a attentivement étudié le compte-rendu de votre récente entrevue avec notre ambassadeur en Azur. Bien que les conclusions arrêtées par la Couronne fassent encore l'objet de réflexions internes, nous tenions à vous assurer que vos observations ont été prises très au sérieux. Elles viennent alimenter un constat plus vaste car avec le recul, le Roi reconnaît que Finejouri a parfois accordé une confiance excessive à certains partenaires, sans toujours obtenir les garanties diplomatiques qu'il était légitime d'attendre. Loin d'être le fruit d'une naïveté, cette posture traduisait une volonté sincère de favoriser la coopération. Néanmoins, les meilleures intentions ne suffisent pas toujours. Une alliance solide exige une réciprocité réelle et le respect strict des souverainetés.

Notre volonté maintenant et de réévaluer certaines relations diplomatiques. Les ajustements souhaités par Sa Majesté visent avant tout à corriger les déséquilibres constatés auprès de partenaires moins loyaux et à répondre fermement aux actes d'ingérence ou de déstabilisation. Il ne s'agit pas de bouleverser nos alliances historiques, mais de veiller à ce que la souveraineté du Finejouri ne soit plus compromise ainsi que la stabilité en Afarée. Ce temps de clarification s'inscrit dans un moment particulier pour notre nation. Alors que le Roi Louis II s'apprête à célébrer le quarantième anniversaire de son règne, le Souverain prépare la transmission de la Couronne à son successeur pour prendre le titre de Roi Mémorial. Dans ce contexte de transition, Sa Majesté estime qu'il serait irresponsable d'engager, lors de ses derniers mois de règne, des décisions précipitées qui imposeraient un poids stratégique à son successeur. Cette retenue n'est nullement un renoncement, mais un acte de responsabilité car en effet le Souverain tient à léguer un Royaume pleinement lucide sur ses alliances, conscient de ses intérêts et prêt à entamer ce nouveau chapitre sur des bases assainies. De ce fait et à l'heure d'aujourd'hui le Finejouri à donc de nombreuse chose à réajuster mais cela se fera après le renouvellement de la Couronne.

C’est guidé par cette vision que Sa Majesté entreprendra prochainement sa Tournée Royale d'Afarée. Plus qu'un bilan personnel, ce voyage vise à consolider nos fondations diplomatiques pour l'avenir. À cette occasion, le Souverain serait honoré de pouvoir compter sur l'accueil de l'Azur. Se rendre chez vous permettra de réaffirmer en personne l'importance stratégique de notre partenariat. Nos services diplomatiques prendront rapidement contact avec les vôtres afin d'en convenir officiellement.

Par ailleurs, nous tenons à souligner que notre fermeté face aux ingérences n'est pas une simple formule rhétorique. La souveraineté et le respect des engagements doivent s'appliquer de manière égale à tous les États, sans géométrie variable. Le Finejouri fera preuve désormais d'une vigilance accrue car si le dialogue reste toujours ouvert, les actes déstabilisateurs seront désormais jugés à la hauteur de leurs conséquences. Les réflexions en cours au sein de la Couronne porteront donc des fruits concrets. Sans précipitation, mais avec une détermination claire, certaines pratiques seront réexaminées et les comportements préjudiciables à la stabilité régionale trouveront une réponse appropriée.


Sa Majesté Louis II vous reconfirme toute sa gratitude pour la franchise et la qualité de nos échanges.
Veuillez recevoir, Excellences, l'expression de la très haute considération du Royaume de Finejouri.
cordialement,


Bureau des Affaires Etrangères sous directive de Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangèresNouveau Logo
3265

Logotype officiel du Ministère des Affaires étrangères de la République du Talaristan
MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТЫШКЫ ЭШЛӘР МИНИСТРЫ • ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ


Son Excellence Monsieur Amastan Ag Amenay Ag Aylan, Ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur,
A l'attention des Honorables ministres et secrétaires d'États du Diwan,
A l'attention de Sa Sublime Majesté, le Calife constitutionnel d'Azur,


Monsieur le ministre,
Votre Sublime Majesté califale,

La République du Talaristan présente ses plus sincères et honorables respects à son ami et partenaire afaréen, le Califat constitutionnel d'Azur. Nous avons étudié avec un grand soin votre réponse à ce « dossier sensible » que nous avons tenu à soulever dans nos rapports bilatéraux lors de notre précédent échange. Il convient, bien évidemment, et comme nous l'avions déjà souligné il y a quelques jours désormais, que nos demandes de clarification ne visaient nullement à agiter une quelconque menace à l'encontre du Diwan, pas plus qu'elles ne constituaient une accusation ou l'expression d'une vérité limpide reconnue par notre gouvernement, mais bien une simple demande de clarification vis-à-vis d'un cas évoqué par l'ambassadeur kah-tanais à Khydan.

Nous avons toujours été conscients des relations parfois orageuses que l'Union des Communes Unies du Grand Kah entretient avec certaines nations, dont souvent des partenaires historiques de la République du Talaristan. Bien loin de constituer une remise en question de nos rapports bilatéraux, notre demande auprès du Diwan ne constituait qu'une réponse aux accusations kah-tanaises à l'encontre de Son Altesse Sémillante, de ses décisions en matière religieuse et des dispositions prises par le Diwan lors de cette « affaire de Saphir ». Nous sommes sincèrement navrés si votre ministère a cru percevoir une remise en question de notre entente à travers nos échanges, une position qui n'a jamais été sérieusement envisagée par le gouvernement talar.

À l'heure où la diplomatie kah-tanaise cherchait vraisemblablement à justifier de potentielles sanctions contre l'Azur, il était naturel pour la République du Talaristan, attachée aux valeurs d'honneur et de respect, de se forger un avis vierge de toute influence étrangère, qu'elle soit kah-tanaise ou azuréenne, et de définir ses politiques en ne répondant qu'à ses intérêts et à ses principes moraux. Ainsi, votre réponse a satisfait à nos attentes et nous sommes heureux de constater qu'une nouvelle fois, le Diwan azuréen se montre à l'antithèse des accusations qui pleuvent régulièrement sur lui et préfère favoriser des échanges constructifs avec la République du Talaristan plutôt que de percevoir une accusation ou un reproche dans la moindre discussion, dès lors que celle-ci repose sur la diplomatie.

Pour conclure, Excellences, la demande initiale de débat autour de ce sujet reposait sur une sollicitation du représentant kah-tanais. Comme vous le savez, la République du Talaristan ne se positionne que très rarement sur les futilités susceptibles de brouiller les relations bilatérales entre deux nations. Bien loin de souhaiter débattre avec vous des rapports azuro-kah-tanais, nous avons répondu uniquement à nos propres attentes en matière de clarté, et il n'entrait pas dans les ambitions de la République du Talaristan de s'impliquer plus profondément dans les relations diplomatiques que l'Azur entretient souverainement.

Avec mes plus sincères respects,

Signée par Asmina AkmyradowaAsmina Akmyradowa
Vice-première ministre du cabinet,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.

Fait à Khydan, le 6 novembre 2020


Sceau d'État
(Дәүләт мөһере / Däwlät möhäre)
Sceau d'État de la République du Talaristan
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