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Relations internationales [Diplomatie] - Page 19

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ÉMETTEUR :
Ambassade de l'Union des Communes du Grand Kah en Azur
Au nom du Commissariat aux Affaires Extérieures


DESTINATAIRE :
Califat constitutionnel d'Azur
Amastan Ag Amenay


HORODATAGE
<06:14:46 / 03-07-2020 >

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AUTEUR
Antonio Patriota
Citoyen Gustavo Leaonide
Ambassadeur de l'Union des Communes Unies du Grand Kah en Azur, au nom du Commissariat aux Affaires Extérieures

OBJET DE LA TRANSMISSION :
Constat de carence de l'État azuréen et clôture de l'incident.

Excellence,

Dans notre précédente communication, nous avions pris le soin de vous rappeler que le dialogue diplomatique, aussi contradictoire soit-il, ne saurait s'affranchir des exigences élémentaires de tenue qui s'imposent entre États souverains. Ainsi nous vous avions expressément signifié que l'Union des Communes du Grand Kah n'avait pas la vocation de servir d'auditoire à des figures de style hasardeuses, et que la sécurité de nos travailleurs était un sujet exigeant le plus grand sérieux dans son approche.

Le Commissariat aux Affaires Extérieures constate, à la lecture de votre communication informelle non-référencée, que cet avertissement a été sciemment ignoré. Nous avons par la même choisit d'y lire la position officielle, définitive et publique du Califat d'Azur, en conséquence de quoi les institutions confédérales prennent acte des points suivants :

Nous prenons bonne note de votre déclaration stipulant que le Califat d'Azur n'éprouve aucun besoin de s'associer aux initiatives régionales portées par les alliés de l'Union. Nous enregistrons avec satisfaction le retrait de fait de la diplomatie azuréenne des affaires touchant à l'Afarée occidentale. La pacification de cet espace et le traitement des menaces qui y pèsent se poursuivront sans que votre gouvernement n'ait plus à être entendu ni associé, conformément à votre propre souhait.

À notre exigence d'obtenir réparation pour la destruction criminelle des infrastructures de Saphir Macrotechnologies et des garanties pour la sécurité de nos ressortissants, vous avez officiellement répondu par la négative, arguant que vos enquêtes étaient "en phase de gamberge" et demandant explicitement : "pourquoi voudriez-vous que nous y accédions ?" Le Commissariat en conclut officiellement que l'État azuréen assume son refus de garantir l'ordre public, l'État de droit et l'intégrité des investissements et des travailleurs kah-tanais sur son sol. Nous avions indiqué qu'avant d'envisager un approfondissement de nos éventuelles coopérations, l'Union posait comme préalable la résolution pleine et entière de cette crise.

Enfin, Excellence, les représentants de l'Union ont l'insigne honneur de représenter un collectif plutôt que leur ego propre. Et si la diplomatie d’État laisse la place au rapport humain dans de nombreuses circonstances, rien, dans ce qui caractérise désormais les liens entre nos États, ne s'y prêtre. Par conséquent, je me vois dans l'obligation de décliner votre invitation. Vous comprendrez aisément qu'un représentant de l'Union ne boit pas le thé avec ceux d'un État qui couvre l'impunité de ceux menaçant nos ressortissants et nos intérêts.

Puisque le dialogue rationnel semble désormais échapper à vos méthodes de travail, nos prochains échanges transiteront exclusivement par la voie des notifications administratives. Libre à vous de revenir vers l'Union si vos positions évoluent.

Je vous souhaite un trajet sans encombre vers le Bajusid.

Salut et fraternité.

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CITATION DU JOUR
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits. »
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UNION, GLOIRE, LIBERTÉ OU LA MORT.
2057


ENTRANT: Numéro masqué (identifiant frumentarius: le casseur de pierres)
SORTANT: Bureau des enquêtes du Califat d'Azur

Allo ? Je vous appelle parce que...écoutez, je suis pas très fan des courbettes diplomatiques. Je sais qui vous êtes, et je vous pense que vous savez qui je suis, il suffira pour vous de remonter cet appel pour vous apercevoir que je vous contacte depuis le Moranza, et faire vos déductions.

Je vais faire court: mon employeur m'a fait parvenir l'appel du pied qui lui a été fait de votre part. Cela a suscité ma cursiosité, aussi pardonnez moi si je vous importune.

En quelques mots, je vous dirais juste que cette affaire pue. Nous avons à notre disposition la revendication d'une attaque terroriste sur motivations d'ordre politico-religieuses. Des arénistes d'une organisation appelée l'Horus Moranza. Mais des pièces ne collent pas. Jamais les arénistes n'ont montré d'hostilité à l'égard des communautés catholiques, pas plus que mon employeur a un jour été menacé par des organisations politico-religieuses arénistes.

On m'a envoyé en Afarée pour remonter deux pistes que je compte bien relier au gouvernement poetoscovien d'une manière ou d'un autre. Je comprends l'appréhension que vous avez de me voir ici, si loin de chez moi. Moi non plus je n'ai pas envie d'être ici, et je n'ai pas l'intention de m'éterniser plus que nécessaire. Tout ce que vous avez besoin de savoir, c'est qu'en rien mes actions n'ont pour but de vous nuire, et que j'agis uniquement si les gouvernements locaux m'en donnent l'autorisation. Je n'aurais jamais agis sans le feu vert du gouvernement du Moranza, et je partirai dés que j'aurai les informations dont j'ai le besoin.

Il se trouve que l'une de mes pistes me mène naturellement dans le seul pays du monde où il existe des communautés arénistes notables: la Cité du Désert, qui se trouve être un Protectorat poetoscovien de facto. Vous êtes libres de nous aider, vous êtes libres de rester en dehors dans cette affaire, je ne demande rien d'autre que votre neutralité conciliante. Vous pouvez même envoyer vos propres agents dans les régions où j'opère en signe de confiance mutuelle.

Je me tiens disponible si vous voulez négocier quo que ce soit qui puisse susciter votre intérêt. Il n'est rien qu'un arrangement avantageux ne puisse résoudre. Je ne vous ferai pas l'audace de vous proposer des armes ou de l'argent, je sais très bien qu'on ne négocie pas avec votre nation comme on traite avec des marchands de tapis.

Au revoir.



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