22/06/2019
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Département des affaires étrangère d'Anterie - Page 20

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Armoiries marcinoises/éthiopiennes

Son Excellence Aimé Bassé, Ministre des Affaires Etrangères de Son Excellence Aimé Bolila, Premier Ministre de Sa Majesté Louis VI de Marcine. Négusa Négast, Le’ul de Kalindi, Empereur d’Antérinie, Grand Duc du Scintillant, Duc d’Antrania, Comte de Saint-Jean-de-Luz et des Marches, Abbé de Flatan et descendant des Rois Très Pieux.
À
Son Excellence la Conseillère Linehardt, Conseillère à la diplomatie de Sa Majesté Louis II, Roi du Finnejouri. Son Excellence chargée des relations extérieures de la République Démocratique d’Antérie et représentant de Son Excellence Jakamé Idi Akim ainsi qu’à qui de droit au Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

Objet : Au sujet d’une potentielle intervention humanitaire au Moranza menée conjointement entre les autorités finnejouriennes, marcinoises et antériennes ainsi que par les États du Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

Vos Excellences ;

Comme beaucoup de monde, Marcine est attristée et effarée par l’assourdissant silence médiatique qui couvre à l’heure actuelle le conflit Moranzais. Une guerre civile sanglante opposant les milices au gouvernement de Son Excellence Benoît Colin, Président de la République du Moranza. Cette absence totale de couverture médiatique permet une impunité quasi-totale dans un État qui n’en a malheureusement que le nom. Le Moranza est retourné aux temps primitifs qui voyaient une multitude de royaumes et de peuples pour une seule et même terre. Cette incapacité de l’État à réellement s’imposer, à conserver sa légitimité auprès des populations et à empêcher ces dernières de s’entre-tuer. Vous n’êtes pas sans savoir que dans certaines régions, le conflit est devenu une guerre ethnique opposant les individus en raison de leurs origines plus que sur des questions politiques ; ces sales guerres sont de loin les plus meurtrières, les plus sanglantes, les plus dévastatrices. On ne se bat plus que pour massacrer le village voisin s’il n’est pas Nabnalien ou s’il ne pratique pas l’islam (ou le catholicisme).

Ces guerres qui ne se terminent réellement qu’après une victoire totale de la part d’un camp ou d’un peuple ont marqué l’Histoire pour leurs violences ; ce n’est pas l’État qui massacre seul, c’est aussi le citoyen normal qui peut parfois s’emparer de sa machette pour hacher menu son prochain, parfois son voisin, parfois son beau-frère… Une violence gratuite, arbitraire, primitive tant sa brutalité est d’une désarmante simplicité. Et la violence ne faisant qu’appeler que le violence, c’est la société toute entière qui se fracture, qui s’enflamme, qui brûle les reliquats de l’autorité étatique au profit de celle des chefs de village, des chefs historiques qui ont toujours été considéré comme les seuls détenteurs d’un semblant d’autorité. Les légataires de milliers d’année d’un pouvoir local incontesté, jamais remis en question, constamment renforcé par les évènements historiques. Et c’est cela qui nous inquiète ; les guerres civiles sont la porte ouverte aux groupes terroristes, aux milices pramilitaires, aux ingérences étrangères… Et par extension, c’est aussi la foire d’empoigne aux crimes de masse. Crimes qui menacent et les institutions traditionnelles (l’Église ou la mosquée) mais aussi les simples civils, ces citoyens qui essaient malgré la violence endémique de ne pas être mêlés à ces atrocités.

Comprenez que cette situation nous révulse au plus haut point ; en tant qu’Etat nous devons protéger et servir. Mais il est aussi de notre devoir de croyant (ou d’être humain) de porter assistance à son prochain. Et il est hors de question que Marcine déroge à cette règle ; pour nous, il est évident que nous nous devons d’apporter une aide alimentaire et médicale aux civils innocents. Il en va de notre honneur, mais aussi de notre humanité commune ; comment pouvons-nous oser nous prétendre humains si l’on ose même pas aider au transit de biens nécessaires à la survie ?

Le Royaume de Marcine vous propose donc de participer à ses côtés à cette mission humanitaire, d’une part car cela permettrait de multiplier les quantités d’aide qui seront transportés sur le territoire du Moranza et d’autre part car le Finnejouri ((et l’Antérie?)) a déjà participé à de telles missions et que son expérience ne peut qu’être un avantage majeur. Tant dans sa connaissance du terrain que dans les réseaux déjà établis pour permettre une distribution efficace qui profite réellement aux civils.

D’autre part, une interrogation m’obsède ; est-il recommandé qu’une force de soutien armée, purement préventive et uniquement destinée à la protection des convois et non à une quelconque ingérence politique des plus malvenues, puisse accompagner cette mission humanitaire que nous espérons internationale ?

Nous espérons que notre proposition puisse recevoir un écho favorable dans vos ministères.

Bien cordialement.
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