05/11/2019
00:18:12
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Département des affaires étrangère d'Anterie - Page 20

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Armoiries marcinoises/éthiopiennes

Son Excellence Aimé Bassé, Ministre des Affaires Etrangères de Son Excellence Aimé Bolila, Premier Ministre de Sa Majesté Louis VI de Marcine. Négusa Négast, Le’ul de Kalindi, Empereur d’Antérinie, Grand Duc du Scintillant, Duc d’Antrania, Comte de Saint-Jean-de-Luz et des Marches, Abbé de Flatan et descendant des Rois Très Pieux.
À
Son Excellence la Conseillère Linehardt, Conseillère à la diplomatie de Sa Majesté Louis II, Roi du Finnejouri. Son Excellence chargée des relations extérieures de la République Démocratique d’Antérie et représentant de Son Excellence Jakamé Idi Akim ainsi qu’à qui de droit au Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

Objet : Au sujet d’une potentielle intervention humanitaire au Moranza menée conjointement entre les autorités finnejouriennes, marcinoises et antériennes ainsi que par les États du Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

Vos Excellences ;

Comme beaucoup de monde, Marcine est attristée et effarée par l’assourdissant silence médiatique qui couvre à l’heure actuelle le conflit Moranzais. Une guerre civile sanglante opposant les milices au gouvernement de Son Excellence Benoît Colin, Président de la République du Moranza. Cette absence totale de couverture médiatique permet une impunité quasi-totale dans un État qui n’en a malheureusement que le nom. Le Moranza est retourné aux temps primitifs qui voyaient une multitude de royaumes et de peuples pour une seule et même terre. Cette incapacité de l’État à réellement s’imposer, à conserver sa légitimité auprès des populations et à empêcher ces dernières de s’entre-tuer. Vous n’êtes pas sans savoir que dans certaines régions, le conflit est devenu une guerre ethnique opposant les individus en raison de leurs origines plus que sur des questions politiques ; ces sales guerres sont de loin les plus meurtrières, les plus sanglantes, les plus dévastatrices. On ne se bat plus que pour massacrer le village voisin s’il n’est pas Nabnalien ou s’il ne pratique pas l’islam (ou le catholicisme).

Ces guerres qui ne se terminent réellement qu’après une victoire totale de la part d’un camp ou d’un peuple ont marqué l’Histoire pour leurs violences ; ce n’est pas l’État qui massacre seul, c’est aussi le citoyen normal qui peut parfois s’emparer de sa machette pour hacher menu son prochain, parfois son voisin, parfois son beau-frère… Une violence gratuite, arbitraire, primitive tant sa brutalité est d’une désarmante simplicité. Et la violence ne faisant qu’appeler que le violence, c’est la société toute entière qui se fracture, qui s’enflamme, qui brûle les reliquats de l’autorité étatique au profit de celle des chefs de village, des chefs historiques qui ont toujours été considéré comme les seuls détenteurs d’un semblant d’autorité. Les légataires de milliers d’année d’un pouvoir local incontesté, jamais remis en question, constamment renforcé par les évènements historiques. Et c’est cela qui nous inquiète ; les guerres civiles sont la porte ouverte aux groupes terroristes, aux milices pramilitaires, aux ingérences étrangères… Et par extension, c’est aussi la foire d’empoigne aux crimes de masse. Crimes qui menacent et les institutions traditionnelles (l’Église ou la mosquée) mais aussi les simples civils, ces citoyens qui essaient malgré la violence endémique de ne pas être mêlés à ces atrocités.

Comprenez que cette situation nous révulse au plus haut point ; en tant qu’Etat nous devons protéger et servir. Mais il est aussi de notre devoir de croyant (ou d’être humain) de porter assistance à son prochain. Et il est hors de question que Marcine déroge à cette règle ; pour nous, il est évident que nous nous devons d’apporter une aide alimentaire et médicale aux civils innocents. Il en va de notre honneur, mais aussi de notre humanité commune ; comment pouvons-nous oser nous prétendre humains si l’on ose même pas aider au transit de biens nécessaires à la survie ?

Le Royaume de Marcine vous propose donc de participer à ses côtés à cette mission humanitaire, d’une part car cela permettrait de multiplier les quantités d’aide qui seront transportés sur le territoire du Moranza et d’autre part car le Finnejouri ((et l’Antérie?)) a déjà participé à de telles missions et que son expérience ne peut qu’être un avantage majeur. Tant dans sa connaissance du terrain que dans les réseaux déjà établis pour permettre une distribution efficace qui profite réellement aux civils.

D’autre part, une interrogation m’obsède ; est-il recommandé qu’une force de soutien armée, purement préventive et uniquement destinée à la protection des convois et non à une quelconque ingérence politique des plus malvenues, puisse accompagner cette mission humanitaire que nous espérons internationale ?

Nous espérons que notre proposition puisse recevoir un écho favorable dans vos ministères.

Bien cordialement.
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Missive diplomatiques


Blason du ministère des affaires étrangères
Objet : Achats d'armements

Cher collaborateurs d'Anterie,
Nous vous contactons aujourd'hui pour confirmer et demander la livraison du dernier missiles balistique de troisième génération.
Le paiement de 950 UMI à déjà était effectué et il conclut ainsi la collaboration militaire que nos deux États ont entamé lors de notre prise de contact.
En attendant la livraison et en espérant refaire affaires prochainement,


Cordialement,
Manuel Saquero, ambassadeur du San Youté en Anterie
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Armoiries marcinoises/éthiopiennes

Son Excellence Aimé Bassé, Ministre des Affaires Etrangères de Son Excellence Aimé Bolila, Premier Ministre de Sa Majesté Louis VI de Marcine. Négusa Négast, Le’ul de Kalindi, Empereur d’Antérinie, Grand Duc du Scintillant, Duc d’Antrania, Comte de Saint-Jean-de-Luz et des Marches, Abbé de Flatan et descendant des Rois Très Pieux.
À
Son Excellence la Conseillère Linehardt, Conseillère à la diplomatie de Sa Majesté Louis II, Roi du Finnejouri. Son Excellence chargée des relations extérieures de la République Démocratique d’Antérie et représentant de Son Excellence Jakamé Idi Akim ainsi qu’à qui de droit au Forum de Coopération d’Afarée du Nord.

Objet : Au sujet d’une potentielle intervention humanitaire au Moranza menée conjointement entre les autorités finnejouriennes, marcinoises et antériennes ainsi que par les États du Forum de Coopération d’Afarée du Nord.
Vos Excellences ;


Nous avons reçu vos réponses et nous sommes heureux de savoir que vous aussi considérez qu’il est du devoir de nos nations d’aider les autres. Ce constat est raussurant à l’heure ou l’aide humanitaire est souvent une façade destinée à grimer l’impérialisme en simple activité humaniste ; à faire rimer les sentiments les plus bons et les plus justes ; l’altruisme le plus désintéressé avec le néo-colonialisme le plus hypocrite. Le Royaume de Marcine est donc heureux de constater que ses voisins, et même ses partenaires avec qui il a par le passé mené des opérations de grande envergure, sont tout autant attentif que le Royaume à la situation de notre région. J’ai en effet, Excellences, bien du mal à utiliser les mots adéquats pour décrire votre bonté. Les épithètes me manquent et pourtant je vous suis extrêmement reconnaissant pour le soutien que vous nous afficher. Et c’est là, le principal ; l’Afarée se porterait mieux si les États coopéraient plus souvent et abolissaient un recours quasi-permanent à l’unilatéralisme impérial pour lui préférer le multilatéralisme communautaire.

Car j’ai bien entendu, ou du moins lu, les remarques tout à fait pertinentes émises par Son Excellence Linehart, représentante de Sa Majesté Louis II du Finejourie. Et je constate en effet que le risque est la réalisation de ce que je dénonçais précédemment ; le travestissement des bons sentiments en un furieux désir d’ingérence. La mise au pas de l’humanitaire pour lui préférer le militaire. C’est là en effet le risque Son Excellence pointe avec raison ; comment ne pas craindre que ce geste désintéressé ne devienne un marchepied, une brèche qui ne serve plus les intérêts des plus démunis mais ceux des États peu scrupuleux ; comment ne pas craindre que l’on fasse entrer le loup dans la bergerie ? Ce constat serait même légitime ; que dis-je tout à fait fondé. La Clovanie ou la Clovanie ont envoyé des « touristes armés » défendre les intérêts des présidents corrompus et des puissances coloniales déliquescentes. Nous craignons tous que les troupes envoyées sur place ne servent aussi de paravent pour éliminer les groupes rebelles. Et il est bien naturel que de telles inquiétudes nous agitent ; Son Excellence prouve par là sa perspicacité mais aussi et surtout la pureté de ses sentiments.

C’est pour cette raison que je tiens absolument à préciser ici que les soldats engagés devront respecter une ligne de conduite extrêmement claire ; ils ne devront que protéger le convoi et les citoyens antériens, marcinois et finejouriens. Ils ne devront, en aucuns cas et j’insiste sur cette négation totale et absolue, tenter d’interférer dans le rapport de force local. Ils ne doivent que défendre et non attaquer. C’est la condition sine qua non d’une telle intervention et la garantie de la pureté de nos intentions. Si nous permettons de telles choses ; qu’est-ce qui nous différencie alors de l’interventionnisme impérial des grandes puissances ? J’ose l’espérer, Excellences vous comprenez parfaitement où je veux en venir.

Enfin, je tiens à remercier aussi le total soutien accordé par la République Démocratique d’Antérie ; ce geste généreux ; autoriser les Royaumes à utiliser le sol antérien comme base arrière logistique pour pouvoir assurer le bon déroulée de l’opération ne peut qu’honorer le Chef Suprême et montrer tout l’amour qu’il porte aux Afaréens. Je tiens bien évidemment à rassurer Son Excellence le chef de la Diplomatie antérienne ; le commandement marcinois et les soldats engagés sont tout autant afaréens que les citoyens finejouriens ou antériens. J’ose espérer que cette promesse ne pourra qu’apaiser vos soucis
.

Bien Cordialement.


Protocole
Protocole visant à créer un couloir humanitaire temporaire au Moranza avec l’accord et la participation des autorités Finejourienne et Antérienne avec le support du Royaume de Marcine.


Préambule.


La situation moranzaise dégénère. Prenant acte de ce fait, les puissances régionales, conscientes de leur responsabilité devant le maintien de la sécurité collective et devant l’Humanité décident ensemble, sous l’impulsion du Royaume de Marcine, de diriger une opération humanitaire destinée aux civils Moranzais. Craignant en effet que les réfugiés ne s’accumulent et qu’ils ne mettent en péril la sécurité régionale, il est nécessaire pour les nations responsables, stables et souveraines d’assurer, temporairement, la logistique et le transport de vivres ainsi que de matériel médical à destination des populations locales, sinistrées par cette guerre civile généralisée et l’incapacité de l’État moranzais d’assurer la sécurité de ses peuples.

Les États signataires ayant conscience de l’insécurité généralisée et des risques qu’il y aurait à mener une mission de cette envergure sans soutien armé ont collectivement décidé de mobiliser un contingent militaire destiné à assurer la sécurité et la sûreté de l’expédition humanitaire. Loin de chercher à s’ingérer dans un conflit complexe et durable, les autorités des États signataires cherchent seulement à empêcher que le convoi humanitaire ne devienne la cible de groupes paramilitaires terroristes qui pourraient voir en cela une proie facile pour réclamer des rançons et faire pression sur les États signataires pour qu’ils retirent leurs troupes et cessent leurs activités sur le sol moranzais. Les États signataires affirment donc ici le refus de prendre part aux combats et assurent qu’ils ne souhaitent qu’une chose ; aider les civils victimes des atrocités de cette guerre.

Par le présent protocole, les États signataires s’engagent sur l’honneur à en respecter l’intégralité des articles et de son contenu.

Article premier ; des États signataires du présent protocole.


- Les États contactés par le Royaume de Marcine au sujet d’une intervention purement humanitaire conjointe et organisée par l’intégralité des États participants ayant favorablement répondus à cette demande sont considérés comme États signataires du présent protocole.

- Lesdits États signataires sont ; le Royaume du Finejouri et la République Démocratique d’Antérie tandis que le Forum de Coopération d’Afarée du Nord soutien tacitement l’opération en question même si le Forum refuse d’y participer.

- N’importe quel État est invité à se joindre à cette opération humanitaire en compagnie des différents États signataires. Ces derniers sont invités à se manifester auprès des différents ministères des Affaires étrangères des présents États signataires.

Article second, de l’encadrement de l’utilisation de la force et de l’utilisation des troupes armées engagées.


- Les États signataires du présent protocole assurent que cette opération humanitaire ne doit en aucun cas servir un agenda politique et permettre une ingérence de l’un des États signataires dans les affaires moranzaises pour promouvoir et apporter un soutien militaire d’une quelconque nature à l’une des factions qui se déchirent à l’heure actuelle.

- Les États signataires du présent protocole affirment que les forces armées engagées ne doivent qu’assurer la sécurité et la défense du convoi humanitaire. Les soldats ainsi que leurs officiers ne sont tenus d’utiliser la force brute, si et seulement si, des groupes armés visent clairement ledit convoi humanitaire.

- Si des escarmouches éclatent entre les forces armées des États signataires chargés d’assurer la sécurité et la protection du convoi humanitaire et des forces armées issues de l’une des factions qui participent à l’actuelle guerre civile, les soldats et officiers sont tenus de ne pas poursuivre le combat si les assaillants se retirent.

- Le commandement des troupes sera assuré par un Quartier Général international regroupant les états-majors des États signataires du présent protocole. Chaque soldat peut néanmoins choisir de n’obéir qu’à leurs propres officiers, et ces derniers sont en droit de n’obéir qu’à leurs propres états-majors si les États signataires font une demande expresse aux autres États signataires. Néanmoins, les différents États majors sont tenus de coopérer ensemble et de ne pas diviser leurs forces excepté si l’un des États signataires décide de se retirer de manière unilatérale.

Article troisième ; de l’organisation et de l’exécution du convoi humanitaire.

- Les États signataires s’engagent à apporter d’importantes quantités de nourriture, de matériels médicaux dans le but exclusif de servir aux populations locales.

- L’opération sera commandée et dirigée par un conseil regroupant les représentants des États signataires, un poids plus important dans le commandement et au Conseil sera accordé à celui ayant engagé le plus de moyens humains et financiers pour mener cette opération.

- Les différents convois humanitaires commandés par les États signataires s’engagent à rester uni et à accorder une grande importance à l’expérience du terrain ; priorisant ainsi les conseils des représentants finejouriens ayant déjà organisés une opération humanitaire au Moranza.

- L’itinéraire général sera par ailleurs décidé par les représentants du Royaume du Finejouri, ce dernier ayant l’expérience de son côté. Les représentants finjouriens seront chargés d’éviter les zones de conflits qui pourraient mettre en péril la sûreté des convois.

- Cette opération humanitaire durera six mois avant d’entamer le retour des effectifs présents sur place. Elle se déroulera du 1er octobre de l’an de grâce 2019 au 1er mars de l’an de grâce 2020.

Article quatrième ; du retrait unilatérale du présent protocole.
- Les États signataires peuvent se désengager à tout moment de l’opération, ils devront en avertir deux semaines à l’avance les autorités diplomatiques des autres États signataires.

Article cinquième ; de l’expulsion d’un État signataire en cas de manquement grave au présent protocole.

- Conscients que cette opération humanitaire pourrait être détourné par des chefs d’États peu scrupuleux, les États signataires s’engagent sur l’honneur à respecter le présent protocole.

- Si l’un des États signataires tente de dévoyer l’actuel protocole, les autres États signataires peuvent se réserver le droit de le dénoncer à la communauté internationale et de l’exclure de la présente opération humanitaire. Si nécessaire, cela peut aussi s’accompagner de sanctions diplomatiques en fonction de la gravité des infractions.
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CIRCULAIRE OPÉRATIONNELLE RELATIVE À L’ORGANISATION DE L’OPÉRATION HUMANITAIRE INTERNATIONALE AU MORANZA

Conformément au protocole de coopération humanitaire signé entre les États participants, le Royaume de Finejouri transmet aux autorités civiles, militaires et humanitaires des nations engagées les présentes dispositions destinées à assurer le bon déroulement de l’opération durant les six prochains mois.

L’ensemble des contingents, personnels humanitaires, moyens logistiques et matériels engagés dans l’opération convergeront vers l’aéroport d’Azala Mobolo à Aboli à compter du premier jour officiel de la mission. À leur arrivée, les délégations procéderont à une évaluation immédiate de la situation sur place. Si des autorités moranzaises ou aéroportuaires compétentes sont présentes, une prise de contact sera effectuée afin de les informer du déroulement de l’opération et d’assurer une coordination minimale. Dans le cas contraire, les contingents appliqueront directement le plan établi et entameront le départ du convoi principal conformément au calendrier prévu. Les États participants rappellent que cette mission conserve un caractère exclusivement humanitaire et ne vise en aucun cas à exercer une quelconque autorité politique, administrative ou militaire sur le territoire moranzais.

Une fois le regroupement des différentes délégations effectué, le convoi humanitaire principal prendra la route selon l’itinéraire préalablement communiqué aux États participants. Celui-ci sera escorté par les forces armées fournies par chacune des nations engagées dans l’opération. Ces forces auront pour unique mission d’assurer la protection des personnels humanitaires, des convois, des infrastructures temporaires de la mission ainsi que des civils présents dans les zones sécurisées par l’opération. Elles ne devront en aucun cas prendre part au conflit ni soutenir l’une ou l’autre des factions impliquées dans la guerre civile moranzaise. Les règles d’engagement prévues par le protocole demeurent pleinement applicables à l’ensemble des contingents.

L’opération reposera sur l’établissement successif de six bases temporaires démontables réparties le long de l’itinéraire humanitaire. Chaque base servira de point d’appui principal pendant une durée d’un mois avant son démontage et son déplacement vers la position suivante. Ce système permettra de couvrir progressivement plusieurs régions du pays tout en maintenant une logistique maîtrisée et une présence humanitaire continue. À l’issue de chaque période mensuelle, les infrastructures seront démontées, les équipements reconditionnés et l’ensemble du dispositif se déplacera vers la zone suivante afin d’y établir un nouveau camp. Chaque base temporaire constituera à la fois un centre logistique, médical et opérationnel. Les vivres, les médicaments, les équipements techniques et les matériels divers y seront stockés avant leur redistribution vers les populations civiles. Les bases accueilleront également les espaces d’hébergement des personnels, les ateliers de maintenance, les installations du génie, les postes médicaux avancés ainsi que les moyens de communication nécessaires à la conduite de la mission. Depuis ces bases partiront quotidiennement, selon les besoins identifiés sur le terrain, des convois secondaires chargés de desservir les localités environnantes avant de revenir à leur point de départ.

La sécurité des bases et des convois constitue une responsabilité collective partagée entre l’ensemble des États participants. Chaque nation devra contribuer à la surveillance permanente des installations, à la sécurisation des accès, aux patrouilles périphériques ainsi qu’à l’escorte des convois humanitaires. Une attention particulière devra être portée aux troisième et sixième camps, dont la proximité avec certaines zones de combats augmente les risques sécuritaires. Dans ces secteurs, les mesures de protection pourront être renforcées selon l’évolution de la situation sur le terrain et après concertation entre les contingents présents.

Chaque État demeure souverain dans la gestion de ses effectifs. Les nations participantes sont libres d’organiser les relèves de leurs personnels selon leurs besoins opérationnels. Il est toutefois recommandé de procéder à des rotations mensuelles afin de préserver les capacités physiques et psychologiques des personnels engagés sur une mission de longue durée. Les modalités de remplacement, de rapatriement ou de renforcement relèvent entièrement de la responsabilité de chaque gouvernement. Les changements d’effectifs ne devront cependant jamais compromettre la capacité de chaque nation à participer à la sécurisation des installations et des convois. Chaque État participant devra prévoir les ressources nécessaires à son autonomie pour l’ensemble de la durée de l’opération. Cela inclut notamment les vivres destinés à son contingent, les équipements individuels, les pièces de rechange, les carburants, les moyens médicaux nationaux et les systèmes de communication. Des réapprovisionnements réguliers pourront être effectués par voie aérienne ou par tout autre moyen jugé approprié par les autorités nationales concernées. Les bases temporaires disposeront des infrastructures nécessaires pour recevoir, stocker et redistribuer ces approvisionnements.

Les États participants sont encouragés à mettre en commun leurs compétences afin d’améliorer l’efficacité globale de la mission. Lorsqu’un pays dispose d’une expertise particulière dans un domaine précis, qu’il s’agisse de médecine, d’ingénierie, de logistique, de traitement de l’eau, de maintenance ou d’une autre spécialité, celui-ci pourra être reconnu comme référent technique dans ce domaine. Cette qualité de référent ne confère toutefois aucune autorité politique ou militaire particulière. Elle vise uniquement à faciliter l’organisation quotidienne de la vie dans les bases et à optimiser l’emploi des compétences disponibles. En dehors de ces responsabilités techniques, l’ensemble des États demeure soumis aux dispositions du protocole signé entre les parties.

Chaque État conserve l’entière responsabilité des équipements qu’il déploie au Moranza. Il lui appartient d’en assurer l’entretien, la maintenance, la réparation, la protection et le suivi administratif. Les pertes, dégradations ou destructions éventuelles relèvent de la responsabilité de l’État propriétaire sauf accord particulier conclu entre les parties concernées. Les nations participantes sont invitées à coopérer lorsque cela est possible afin de garantir la continuité des opérations et la disponibilité des équipements essentiels à la mission.

Carte de l'Opérationcarte opé
Cordialement,

Etat Major Royal du Finejouri
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