
Son Excellence Monsieur Amastan Ag Amenay Ag Aylan, Ministre des Affaires étrangères du Califat constitutionnel d'Azur,
A l'attention des Honorables ministres et secrétaires d'États du Diwan,
A l'attention de Sa Sublime Majesté, le Calife constitutionnel d'Azur,
Monsieur le ministre,
Votre Sublime Majesté califale,
Nous nous estimons également plus que satisfaits de voir le Diwan aborder à nouveau le sujet de la convention maritime internationale, et nous nous présentons ainsi, comme toujours, comme les premiers artisans, aux côtés de l'Azur, de l'édification d'un droit international dans ce domaine. Suivant vos propositions, nous allons inclure, dans nos prochains échanges avec nos partenaires, le sujet du droit maritime et, bien entendu, leur proposer d'adhérer au groupe de réflexion qui doit favoriser son efficacité. En parallèle de cela, nous proposons également à l'Azur d'accueillir à Khydan les représentants du Diwan chargés de participer au groupe de travail. Dans le même temps, nous souhaiterions connaître la position des partenaires de l'Azur sur la question du droit maritime, afin de disposer, dès le début des débats, d'un premier bagage d'États soutenant notre initiative commune.
Si la République du Talaristan se montrera ouverte à toute opération ou entente sur le sujet de la lutte contre le grand banditisme et, plus précisément, contre le trafic d'armes, nous pensons cependant qu'une réaction collective en réponse à la disparition progressive de la société finjourienne sera une réponse bien plus efficace. Nous soumettons ainsi à l'Azur, qui occupe une place importante au sein de la scène diplomatique afaréenne, d'initier un traité collectif de lutte contre le trafic d'armes, à l'image des nombreux traités-cadres proposés et ouverts à l'adhésion au sein de la communauté internationale, afin que notre réponse ne soit guère limitée par les capacités de nos deux nations, mais bien unifiée par la volonté commune des États d'endiguer ce fléau qui ne fait qu'accentuer les dynamiques de conflits, de crises et de révoltes.
Comme nous vous l'avons toujours dit, la République du Talaristan est favorable à une plus grande coopération entre l'Afarée et le Nazum. Nous devons cependant lutter, depuis quelques mois déjà, contre la division progressive des valeurs d'unité qui ont permis aux nations nazumies de se rapprocher au sein d'une organisation commune : la multiplication des crises, le désintérêt des États pour les institutions communautaires et la « polarisation » de certains principes diplomatiques — ou idéologiques — sont autant de facteurs qui ne font que ralentir la Communauté des États Nazumis dans ses objectifs et ses missions, et la République du Talaristan ne peut agir souverainement sur les prérogatives qu'elle a déléguées à la communauté nazumie par son adhésion à ses textes fondamentaux. Bien que nous attendions des avancées notables sur certains sujets, nous vous prions d'informer le Diwan que le sommet afaro-nazumi, adopté par l'Assemblée communautaire, se heurte à un mur de briques dès lors que l'on aborde la question d'un ordre du jour — qu'il soit celui formulé par le PAS ou proposé par le Secrétaire général — au sein du Conseil de la Communauté.
Excellence, nous avons également appris les mesures prises par la République iakume à l'égard de l'Entité coloniale cramoisie. Comme vous le savez, le gouvernement talar n'accorde aucune légitimité à cette entité coloniale créée par une entreprise carnavalaise, mais nous ne pouvons contraindre la République iakume, qui constitue un État souverain, à suivre notre ligne diplomatique commune. Nous pouvons cependant vous assurer que notre ambassadeur à Naryakha fera le nécessaire pour que la République iakume, qui constitue un partenaire turcique de la République du Talaristan, puisse à nouveau s'aligner sur nos intérêts et ne pas se soumettre à l'impérialisme eurysien en Afarée.
Si nous comprenons que des sanctions vont être prises par le Diwan dans le cadre de la lutte contre l'entité coloniale cramoisie, nous vous demandons cependant, au regard de votre future participation au sein de l'organisation de la communauté turcique, de ne pas entraver la poursuite des relations bilatérales entre la République du Talaristan et la République iakume, ni d'intervenir directement par la force contre le gouvernement iakume, qui, jusqu'à présent, a toujours été soutenu financièrement et militairement par la République du Talaristan dans le cadre de notre programme d'aide internationale.
Avec mes plus sincères respects,

Vice-première ministre du cabinet,
Ministre des affaires étrangères
de la République du Talaristan.
