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Publié le 01.07.2018 à 11h43 par Sebastian Fataly

LÉGISLATIVES 2018 : LES SONDAGES ANNONCENT
LA GUERRE DES DROITES

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« Lolivié 1 PB » : aperçue à l'écran de Messalie TV avec un petit message énigmatique, Veronica Fataly a présenté ce jeudi 1er juillet les chiffres lissés de plus d'un an d'études d'opinion menées par l'Institut Doimouyé, dont elle est présidente-directrice. Tout sourire, elle a ainsi pu surprendre l'ensemble des journalistes politiques présents pour boire ses paroles comme à une source limpide : selon ses chiffres, qu'elle estime « solides », « lissés », « pondérés », « à peine modifiés pour correspondre à la réalité », l'échéance électorale majeure de l'année 2018 verra s'affronter un monde politique en recomposition complète. « Aucun scénario n'est écrit à l'avance », déclare-t-elle, maligne : « pas même celui d'une victoire des populistes. »

La maîtresse des sondages adore les chiffres et les barres de couleur, et s'il lui est arrivé dans le passé de les truquer un peu, elle estime que « l'erreur fait partie de notre marge brute », comprendra qui pourra. En revanche, elle a passé plusieurs longues slides sur la méthodologie employée par l'Institut Doimouyé pour écrire le rapport des chiffres ; plusieurs experts confirment la solidité des estimations avancées par Madame Fataly, en particulier quant au « revirement » sondagier depuis l'hiver : « le printemps arrive avec des bonnes nouvelles » pour la démocratie messaliote, selon Samaël Attable, ex-chapelain afaréen devenu conseiller en communication dans la capitale.

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« La période de domination de "L'Olivier" sur les intentions de vote est révolue », clame Madame Fataly, dont les origines bourgeoises ne sont sans doute par pour rien dans sa détestation des « populistes. » Celle-ci a dévoilé que le parti arrivant en tête des sondages était en effet, pour la première fois de l'histoire, le Parti chrétien-démocrate mené par Elisabeth d'Almirante. « C'est un sacré come-back », commente-t-elle au sujet du changement de match en deuxième mi-temps : à la première manche, la présidente des chrétiens-démocrates avait été éjectée de son siège de maire d'Ayx-en-Garance au profit d'Estève Calaudel, le candidat oliviériste. Et ce, dès le premier tour. « On pensait que le parti allait crever », dit un observateur : c'est tout le contraire qui semble se produire. « Les adeptes du Christ vivent la résurrection », s'amuse-t-on dans la salle, avant de rappeler la petite phrase du ministère : « l'abus de sondage nuit à la santé » et « les sondages n'ont pas de valeur prédictive. » Si tout reste à faire dans les urnes, au moins Elisabeth d'Almirante et ses collègues pourront-ils se féliciter d'avoir mené une pré-campagne efficace : tapant sans ménagement sur « L'Olivier », allant jusqu'à l'accuser de « fascisme » et de vouloir « exterminer 20 % des Messaliotes », les chrétiens-démocrates avaient mené une campagne très agressive pour rediaboliser un mouvement populiste en ascension ; cela semble avoir eu un effet important sur les publics indécis. Mieux : cela semble avoir attiré au Parti chrétien-démocrate des faveurs venues du centre, et notamment des anciens soutiens de la majorité.

« Le Parti réformateur ne convainc plus beaucoup », observe-t-on ensuite : celui-ci atteint péniblement la troisième place, se hissant tout juste au-dessus de la barre des dix pour cent ; un seuil vertigineusement bas par rapport à son « grand chelem » de 2015, qui lui avait permis de ravir la majorité des sièges au Parlement. Néanmoins, « le libéralisme politique n'est pas mort » ; les « Prométhéens », qui avaient connu leur heure de gloire au premier semestre 2017 avant d'être déçus au second tour des municipales, semblent se rapprocher de la ligne libérale. « Le populisme est de moins en moins à la mode », se risque Veronica Fataly : « malgré leurs manifestations, les communistes ne percent pas dans l'opinion. » Un journaliste de gauche objecterait que la création de l'organisation eurycommuniste loduariste n'est que très récente, et que les sondages sous-estiment la mobilisation des classes populaires en fin de campagne ; néanmoins, un constat objectif s'impose : une détestation anime une partie de l'électorat envers ceux qui veulent remettre en cause la liberté du commerce.

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L'Institut Doimouyé a fait une compilation de sondages, « en bouchant les trous si nécessaire », pour évaluer la dynamique des partis depuis le deuxième trimestre 2017. Boucher les trous, c'est ce qu'on appelle le « lissage », une technique de sondeur. On observe, sur le graphique évolutif proposé par l'Institut, la montée de « L'Olivier » au long de 2017, avec notamment la date d'octobre, échéance du premier tour des municipales ; puis, une ascendance importante, liée au succès de « L'Olivier » pour se présenter comme la seule alternative au régime réformateur. Une croissance du mouvement populiste qui a longtemps fait de lui le grand favori des législatives, laissant même à penser à des investisseurs internationaux qu'il pourrait prendre le pouvoir. Ainsi, la Zecca de Velsna s'est récemment fendue d'une dont le Directoire veut se plaindre de « l'ingérence » ; « cette note se mêle de politique interne », en plus de « nous qualifier de Ponzi. » Mal en a pris les Velsniens : Messalie est pleine de surprises, et si elle a bien culminé en avril 2018, la vague oliviériste semble céder le pas à un duel féroce avec les chrétiens-démocrates. Les deux partis conservateurs, flirtant avec le protectionnisme, se divisent sur une question essentielle : celle du rapport aux institutions. Si « L'Olivier » se démarque par sa volonté de faire table rase, les chrétiens-démocrates se posent en défenseurs du régime de libertés individuelles qui est consacré par la Constitution. A noter : le déclin du gouvernement est graduel depuis 2017. Mais le printemps 2018, marqué par une campagne violente, la suspension du journal El Horizonte par la mairie oliviériste d'Ayx-en-Garance, des manifestations, des tentatives d'intimidation et l'apparition de petits partis compétitifs, a vu les choses se recomposer en profondeur.

« Je ne pensais pas que les malus seraient si impactants », regrette quelqu'un qui tape sur son ordinateure : « le protectionnisme est vraiment diabolisé », et les partis qui appellent à supprimer le Conseil d'Administration voient désormais leur part dans les intentions de vote s'éloigner de la majorité absolue. Selon l'institut Doimouyé, c'est plutôt « une guerre des droites » qui s'annonce, surtout entre les chrétiens-démocrates et « L'Olivier » : « l'inversion des rôles est frappante », le parti bleu acier devenant le nouveau favori, tandis que le parti vert olive repassant du côté des challengers. « Le centre reste en embuscade », estime Madame Fataly qui essaie de cacher ses petites préférences : en ajoutant ce qu'il reste des réformateurs, des panhellénistes, des protestants-messaliotes et des unionistes, un bloc pesant autour de 30 % des voix semble se dégager : très éclaté, « il prend le risque de louper beaucoup de second tours » : une question majeure est donc posée à ces partis. Resteront-ils divisés ?

Avec une satisfaction non feinte, l'institut Doimouyé a savouré « la quasi-disparition de la gauche » du paysage messaliote : les communistes et les républicains, dont l'alliance avait scellé la victoire de 1961 et l'instauration d'un régime social protecteur, ne pèsent ensemble que huit petits pourcents ; les micro-formations néoanarchistes, tels que le Club des Phalanges, « restent microscopiques » et invisibles dans les intentions de vote. Le tassement de la gauche messaliote, incertaine et divisée, est-il dû à la progression du populisme et à la confusion avec des idées réactionnaires ? « La gauche devrait défendre le peuple de gauche », estime Kareem Abdalzuri, porte-parole de l'association « Queers Against Borders » qui milite pour la fin de la politique « injuste et sadique » à l'égard des immigrés sans-papiers. S'il soutient officiellement le Parti eurycommuniste, Kareem Abdalzuri souligne un fait central dans les études d'opinion : le « vote censitaire », qui « retire ses droits civiques au peuple » et « l'empêche d'exprimer sa voix. » La critique de la Loi électorale en vigueur est forte à gauche : celle-ci prévoit que seuls les citoyens messaliotes occupant un emploi ou ayant fait valoir leurs droits de travailleurs auprès de l'assurance retraite puissent être inscrits sur les listes électorales. Une règle qui élimine l'essentiel de la jeunesse en études, mais aussi les chômeurs. De plus, les étrangers, qui représenteraient autour de 10 % de la population majeure, n'ont pas non plus le droit de vote, ce qui est contesté par des franges radicales. « La gauche est forte sur le terrain social », veut croire un syndicaliste de l'Union Générale, « mais c'est un nain électoral. »

La grande question, selon Veronica Doimouyé, va être celle désormais de l'enracinement local. « Les intentions de vote au niveau national ne présagent pas forcément de l'issue des législatives », estime-t-elle, en prenant l'exemple des municipales de 2017 : malgré un score important, des partis comme les « Prométhéens » ont été éliminés, faute de passer sinon au second tour, du moins même au premier : le scrutin à deux tours fait des ravages, et avantage les partis dominants. « Le défi va être de s'implanter », considère en off un militant du Parti républicain ; « ou plutôt de se réimplanter. » Il déclare que « même si on fait un bon score, par exemple dix ou quinze pour cent », cela « n'apportera aucun siège si on ne se qualifie nulle part au second tour. » L'objectif est donc, pour les petits partis à l'ombre du match « olivéristes contre chrétiens-démocrates », d'émerger dans au moins quelques territoires, qu'ils pourraient remporter pour glaner des sièges.

« C'était la force des chrétiens-démocrates quand ils étaient un petit parti », rappelle Veronica Fataly ; avec moins de 15 %, ceux-ci étaient fortement implantés dans des territoires historiques, tels que le Maurac ou Ayx-en-Garance ; « tout ceci a disparu depuis 2015 », et l'ancrage territorial semble moins que jamais un atout pour les partis en mal de sièges. « Nous devons aller dans les villages, dans les territoires, dans les quartiers », estime un militant du Parti réformateur : « ce qui compte, ce n'est pas le pourcentage que peut pondre cette conne de Madame Fataly » ; pour lui, « l'essentiel, c'est de gagner des sièges en gagnant des circonscriptions. » La même analyse avait été faite par Maximilien Moreira, ténor de l'aile gauche du Parti républicain : « Il suffit d'un faible écart de voix pour gagner des dizaines de sièges », et pour cela, ce qui compte, c'est « être au second tour, au moins quelque part » plutôt que faire acte de présence au niveau national, « mais n'avoir aucune circo à la fin de la journée. »

Être au second tour : voilà qui devrait obséder tous les partis. Les élections législatives, qui auront lieu en octobre 2018, seront non pas une grande élection, mais une série de duels. L'objectif : arriver en premier ou en deuxième dans une majorité de dèmes. « Les municipales 2017 ont montré à quel point le système à deux tours était redoutable », déplore un professeur de droit, engagé pour le passage à la proportionnelle : « si vous n'êtes pas dans les deux premiers, vous disparaissez » : c'est ce qui était arrivé aux « Prométhéens », et qui avait renforcé la domination de « L'Olivier » sur l'opposition à l'issue du second tour : « beaucoup de gens qui voulaient protester contre le gouvernement ont voté par défaut pour les candidats populistes », dit-il, « cela a été mon cas » : résultat, des dizaines de mairies gagnées par un parti qui semblait marginalisé sur la scène politique.

Comment séduire les territoires ? « Il faut y aller », déclare le militant qu'on avait interrogé auparavant : « il faut parler de l'histoire locale, des problématiques locales. » Les réformateurs, en off, ne cachent pas leur admiration pour un cas spécifique : celui de Georgio Lavare, élu malgré lui maire du Haut-Teyras, qui a redonné de la fierté à son territoire en promettant l'installation d'un réacteur nucléaire de pointe. Le dème rural, bientôt une petite puissance technologique mondiale ? « Les gens du coin aiment l'idée », regrettent avec lucidité les opposants au maire, qui veulent désormais séduire « les militants écolos » pour les aider dans leur combat. « Dans plein de dèmes, il y a eu des constructions anarchiques d'usines » qui ont pu avoir des conséquences négatives auprès des locaux. Sites spatials, aciéries polluantes, ou encore agences de communication pleines de bobos peuvent effrayer les autochtones ; au contraire, dans d'autres cas, la création d'emploi pourrait soutenir l'enracinement local. « Il faut parler aux gens de choses qui les concernent », conclut-il. C'est ce qui fera la différence.
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Martin d'Estillac, l'orateur du P.C.D // Pedro Sanchez, Premier Ministre du Royaume d'Espagne.

Le Parti Chrétien Démocrate, première force d’opposition et pourtant grand oublié du débat public.

Rediffusion du discours de Martin d'Estillac, sa douce voix grave et posée résonnera longtemps dans les oreilles messaliottes...

"Si on se penche sur les médias propagandistes faisant l’apologie des pires idéologies du monde on se rends très vite compte que deux habiles moyens rhétoriques sont mis en place ; la politisation des associations et la diffusion d’idées nauséabondes par la charité, et surtout le « nous contre eux » ou devrions-nous dire ; « le Nous contre la Barbarie » ; que ce le Parti Eurycommuniste Messaliotte qui se dresse en rempart contre le fascisme alors qu’Elisabeth d’Almirante avait affirmé, dans un discours du 30 avril, qu’elle même choisirait l’anti-fascisme plutot que la collaboration avec les formations qu’extrême droite. Chez l’Olivier même son de cloche ; « Nous ou le communisme », « Nous contre la radicalité » ; et au centre, le P.C.D, formation conservatrice de droite modérée particulièrement oublié du débat public et des enflammées diatribes que ces deux camps s’échangent. Cette tendance à invisibiliser la masse silencieuse, à lui faire croire les pires bobards, à présenter des ripoux comme d’honnêtes commerçants, par exemple, et si nécessaire ou l’oublier ; affirmer directement que les 22 % du corps électoral sont les seuls représentants de la démocratie messaliotte face au reste, porte un nom simple ; la polarisation du débat public. Diviser pour mieux régner en d’autres termes. Après tout, nous avons deux formations aux antipodes idéologiques ; l’Olivier, fasciste, le P.E.M, eurycommuniste, pour un seul électorat ; les classes laborieuses, celles qui travaillent de leurs bras et qui luttent au quotidien pour s’en sortir ! Il est tout naturel que les mesures les plus radicales ; sont celles qui plaisent le plus. Et dès lors s’installe une véritable course à la radicalité entre les deux partis ; une course qui ne souffrirait d’aucune manière que des formations modérées, raisonnées, s’immiscent dans cette monté à la violence et à la haine.

Car ces deux partis ne roulent dans les sondages uniquement grâce à une rhétorique agressive, un discours haineux, franc-parler de façade qui veut se donner des airs populaires, en un seul mot la haine. La haine gratuite, dirigée et surtout que l’on tente de légitimer. À l’extrême droite se sera les étrangers, ces « sales naziates », les wanmiriens, les san-youtéens, les « alguaranos » dorénavant… Et à l’extrême gauche se seront ces « parasites » qui ont le malheur d’être « riches », ou du moins d’appartenir des groupes socio-professionnels, des classes, qu’il est bien trop facile de dénigrer pour passer pour un héros. Les deux faces d’une même pièce en un mot. La haine de l’étranger pour certains, la haine du riche pour d’autres. Cette rhétorique est vieille comme la politique et ça a toujours été le carburant des partis politiques populistes. Comme on le sait tous, il est bien plus difficile d’unir la société autour d’une cause commune ; comme les violences faites aux femmes à titre d’exemple, que de l’assembler autour d’une haine commune ; dans ce cas-ci le Bourgeois et l’Étranger. Le Mal à l’état pur, n’est-ce pas ? C’est systémique et c’est à ça qu’on reconnaît les partis aux tons populistes ; ils jouent sur le sentiment de la « Forteresse assiégée », du Nous contre eux, du Nous contre la barbarie pour asseoir leur influence. La programmatique est différente, mais le fond et la haine est la même ; seulement elle n’est pas dirigée vers les mêmes cibles ! Et ça qui rends très intéressant l’analyse de ces partis là ; si l’on se penchait sur le P.E.V et les Optimates Fortunéens… la haine est dirigée contre le Bourgeois ou l’Achosien ; l’ennemi est différent, mais comme on le constate en comparant les partis radicalisés de Messalie et de l’étranger la mécanique est toujours aussi simple ; Nous représentons le Bien, la Majorité, que sais-je la Morale contre eux les Barbares, les Etrangers, les riches ! C’est à la fois fascinant et déroutant, mais une chose est sûr ; c’est maladif et c’est ce qui trahit ces populistes en culotte courte.

Et de cette analyse de départ, nous pouvons en conclure plusieurs choses ; en premier lieu le besoin de faire passer des faits isolés pour une vérité générale absolue et non-questionnable ; un touriste wanmirien agresse une dame ; c’est dans la nature de la diaspora wanmirienne. Un immigré wanmirien trouve du travail ; c’est nécessairement qu’il a mis au chômage un autre ouvrier messaliotte. Un patron baisse les salaires dans une petite usine ; tout les patrons ont donc baissé les salaires. C’est un effet de loupe, une hyperbole rhétorique pour permettre de mettre tout les malheurs de la société sur le dos d’un groupe, d’une classe, d’une ethnie ou d’une race. C’est cet effet que nous retrouvons dans les divers publications pro-Olivier ; « Regardez les communistes ! Ils mettent en péril les valeurs messaliottes ; unissez-vous autour de l’Olivier, rempart à la sauvagerie rouge ! » que représente le P.E.M dans les sondages ? Rien, si ce n’est que deux pourcents des suffrages ! Effet de loupe qu’une surexposition du P.E.M légitime et banalise ; étrangement, le Parti-Chrétien-Démocrate qui pulvérise tout ses records, personne n’en parle. Pourquoi ? Parce que le P.C.D ce n’est pas un élément menaçant pour les Messaliottes ; c’est une formation modérée ; conservatrice et de droite ; qui irait lancer une croisade contre d’Almirante par ce qu’elle défends les étrangers et une baisse d’impôts pour les petites et moyennes entreprises ? Personne ! Parce que ce n’est pas une menace ! On l’a vu plus tôt mais toute la rhétorique oliviériste repose sur le mythe de la « forteresse assiégée » ; pour l’Olivier l’ennemi est l’étranger qui nous « volerait » tout ; nos emplois et notre souveraineté et bientôt nos femmes à en entendre certains…. Et eux ils représentent le Bien, la Messalie « profonde », celle de la « fête des fantômes » et l’identité messaliotte dans toute sa globalité ! Et bien évidemment ; il faut s’attarder sur les discours de pseudo-intellectuels qui essaiment dans notre pays pour appuyer cette rhétorique là !

Citons donc un discours récent, de l’une des meneuses du collectif Artemis, spécialisé dans la calomnie et la provocation ; Démétra Pinaille plus qu’elle n’agit est claire lorsqu’elle dit que les «  Les Messaliotes ont maintenant un choix de société à faire : bâtir un véritable rassemblement populaire pour tous, qui unisse toutes les classes de la société dans un projet rassembleur comme celui de l'Olivier, ou bien continuer à s'entre-déchirer et laisser le Loduarisme, avec ses camps de travail forcés et ses millions de morts, planter ses griffes en Messalie »

Si l’on excepte les inexactitudes propres à chaque déformations historiques pour un camp politique, cette phrase est très intéressante. Bien sur elle établit le Front des Travailleurs Messaliottes comme un modèle « rassembleur » (qui en exclut malheureusement les étrangers… et ceux qui ont adhéré à d’autres syndicats, et ceux qui ne pensent pas comme l’Olivier aussi…enfin bref, un projet qui rassemble seulement des fascistes en culottes courtes…) qui unit… contre le communisme. Encore une fois, on retrouve la rhétorique de la forteresse assiégée ; l’ennemi c’est la Barbarie face au Bien oliviériste. Le Mal vient de l’extérieur, c’est donc à l’intérieur de se protéger contre ce nouveau fléau. Ici l’unité est faite au nom d’un ennemi prétendument commun et conquérant, invasif et… bien entendu étranger. Le « planter ses griffes en Messalie » est à mon sens particulièrement évocateur ; les idiots utiles du mouvement oliviéristes se contenteront du traditionnel « non mais vous avez mal compris… » et pourtant le sens est clair comme le l’eau de roche ; « planter ses griffes » relève d’une agression extérieure ; seulement il faut s’interroger sur cette tournure de phrase qui pourtant est assez explicite ; est-elle de l’emphase maladroite d’une étudiante qui se veut idéologue ou est-ce qu’au contraire elle fait référence aux étrangers, plus précisément des velsniens, qui fondèrent le P.E.M ? Une question tout à fait intéressante qui dévoilerait assez bien le jeu xénophobe que mène ce parti ; même des Blancs étrangers ils n’en veulent pas ! Alors que penser des racisés ! Et là encore cette phrase est assez intéressante ; le « Grand Tout » messaliotte que Démétra tente de diffuser ne semble pas souffrir des nouveautés étrangères !

Seulement, une chose est intéressante, car dorénavant l’Olivier, après avoir subitement pris conscience que ce n’est pas un parti de l’« Arc républicain », cet Arc qui est attaché à la démocratie, à la défense des minorités, à la sauvegarde des droits fondamentaux de tout individus ; points que l’Olivier viole sciemment en considérant qu’un investisseur étranger est nécessairement un « colon » (se référer aux prises de paroles de Colonna), en fermant des journaux qui s’opposent publiquement à son nauséabond projet, et dorénavant en se permettant de remettre en question la nationalité de la patronne du P.C.D. Ce n’est pas crime, c’est un outrage et surtout un argument de plus à notre démonstration ; l’Olivier est fascisant et comme tout parti de ce genre, la xénophobie est monnaie courante ; « Almirante est autant messaliote qu'elle est alguarena, c'est-à-dire de passeport ». Évidemment, la couleur de la peau doit jouer un peu dans ce jugement ; pour cette femme qui n’a « jamais eu à se battre ». L’Olivier est fascisant car il incarne une « rupture » avec le monde politique traditionnel, une nouveauté par rapport à ces « élites déconnectées de la réalité » et populiste de par son agressivité de plateau ; sa violence verbale. Almirante a eu à se battre contre le racisme ! Alimirante doit encore se battre contre le racisme, après avoir vécu des décennies à Messalie ! Après avoir repris un parti historique de l’Arc républicain, elle doit encore avoir à affronter les simagrées d’une étudiante en mal de célébrité ! Elle n’a jamais eu à se battre pour son droit de vote ? C’est sûr, venant d’une étudiante souhaitant le retirer à tout ceux qui sont un peu « basanés » ou qui ont trop d’ancêtres « pas assez messaliottes », ça reste tout à fait ironique. Car maintenant, le fascisme s’est trouvé son nouvel ennemi et ça il tient à le faire savoir. Dorénavant le P.C.D est le mal absolu ; Almirante veut unir autour de la Démocratie et de la fraternité ; qu’à cela ne tienne, l’Olivier se chargera de jouer le jeu républicain pour mieux l’expulser (tant au sens littéral que figuré…) ! Dorénavant le P.C.D est le part de l’« étranger », pourquoi me diriez-vous ?

C’est simple ! C’est parce qu’Almirante cumule les défauts pour ces masculinistes nationalistes ; c’est une femme. Elle est de couleur. Elle né en terre étrangère. Elle représente tout ce qu’ils détestent ! Comment ça une femme n’a pas eu à se battre dans un monde politique où les hommes sont majoritaires ? Comment ça elle ne s’est jamais battu pour son droit de vote alors qu’encore aujourd’hui certains veulent le lui enlever ! Et ensuite, on est à deux doigts de l’accuser de mener une cinquième colonne étrangère pour favoriser la monté au pouvoir du P.E.M ! Elle n’a pas eu à se battre avec son mari pour entrer en politique ? Voulez-vous vraiment qu’elle en parle ?! Et puis, en plus de cumuler plein de désavantages aux yeux de ces fascistes abrutis aux caricatures, elle a osé être riche ! Alors là, mesdames et messieurs, c’est le pompon final ; cerise sur le gâteau devrions-nous dire ; Madame d’Almirante, en plus d’être une femme, en plus d’être de couleur, en plus d’être née à l’étranger est riche ! Elle a réussi ! N’est-ce pas le jackpot pour ce parti qui fait passer chaque étrangers un peu fortuné pour des colonisateurs en puissance ? Elle cumule les désavantages, n’est-ce pas ? Dorénavant, soyez certains d’une chose, c’est que le P.C.D est dans la ligne de mire de l’Olivier ; tout pour déplaire et pire encore ; le P.C.D a un projet constructif, l’Olivier n’est là que pour les expulsions massives et la délocalisation.

Car il faut retenir une chose ; il est facile de rassembler autour de la destruction, de jouer la carte de la « colonisation » étrangère pour rassembler artificiellement un groupe autour de soi ; la rhétorique « du nous contre eux » est simpliste et ne nécessite pas beaucoup d’efforts intellectuels. Au fond, c’est assez simple de se trouver un « ennemi », il suffit d’exagérer les choses et tout roule comme sur des roulettes comme tout le monde le sait. En revanche, jouer autour d’un projet commun c’est plus difficile, jouer l’unité nationale est bien plus complexe ; en atteste le discours d’Almirante ; certes elle n’est pas exempte de tout reproche et pourtant elle tends la main à l’intégralité de la classe politique ; qu’elle soit anti-républicaines (Olivier et le P.E.M) ou plus traditionnelle ; elle a cherché à unir cette dernière dans la lutte contre les violences faites aux femmes et qu’est-ce qu’elle reçoit ? Des crachats, des crottes de nez ! Elle prends à bras le corps un problème qui devrait unir toute la société ; et l’Olivier, ou du moins ceux qui en font la promotion, trouve seulement ça « dégueulasse ». Le constat est simple, clair et limpide ; le populisme fasciste ne bâtit rien. Il ne fait que détruire. Il n’a qu’un mot à la bouche ; la critique ! Et en face c’est exactement la même chose ! Toujours à cracher du venin, à essayer de faire de la classe politique traditionnelle un monstre informe ! L’Olivier calomnie Almirante ; mais est-ce que cette dernière a remis en cause, ne serait-ce qu’une seule fois, la nationalité d’un des membres de l’Olivier ? Jamais ! Et c’est de cette manière que l’Olivier n’est pas plus républicain que le P.E.M ; la classe politique traditionnelle ne se permettrait, jamais ô grand jamais de calomnier aussi impunément ses adversaires ! Cette méthode de diffamation là, on préfère la laisser aux populistes de bas-étage !

Les classes politiques traditionnelles construisent ; élèvent et unissent, les fascistes préfèrent les déclarations fracassantes, les projets fous bien médiatisés, la popularité aux vraies décisions ! Ils se drapent de la toge de la popularité pour mieux asséner à leurs attaques ad hominem ! Et pire encore, ils se permettent de méconnaître les causes qui bouleversent le monde politique messaliotte ; que l’on soit clairs mais je crois sincèrement que Démétra Panelli a lu un texte plus qu’elle ne l’a rédigé ; sinon elle se serait rendu compte des énormités qu’elle dit. Enfin ; accuser Almirante d’être l’idiote utile du P.E.M c’est fort de café ; le P.E.M ne s’est pas crée à cause de la suprématie politique fantasmée du P.C.D, je crois que Monsieur don Burna est assez clair ; « J’en appelle à tout ceux qui se sont fait emmerder par les crânes rasés de l’Olivier… » à ce que je vois, le P.E.M s’est formé en réaction à la subite monté dans les sondages de l’Olivier ! Il faudrait peut-être comprendre de quoi on parle avant de dire à l’une des Mastodontes de la politique messaliotte ; à la patronne du premier parti de droite modérée messaliotte qu’elle n’est qu’une sale bourgeoise « déconnectée ». Un déni de réalité qui caractérise très bien ces étudiants et ces bourgeois s’improvisant révolutionnaires et politiciens…

Pire encore, en sortant de telles énormités, elle permet de polariser le spectre politique messaliotte ; elle n’unit plus, elle divise. Elle sape elle-même son propre programme ! Elle trahit elle-même ses électeurs ! Elle promets la division en jouant sur un effet de loupe de pervers qui se base sur une surmédiatisation du P.E.M et qui mystérieusement invisibilise le P.C.D ! Il semblerait que dans cette course à la radicalité et à la violence verbale, l’Olivier souhaite expulser de la nouvelle offre politique en construction toute opposition modérée qui puisse proposer une alternative constructive qui dépasse de très loin le fameux ; « c’est la faute aux étrangers ». En se proposant comme une alternative à peine moins radicale, l’Olivier cherche avant tout à faire gober son funeste projet à la société messaliotte ; et ils ont à tout pris besoin de faire croire que le P.E.M est la seule option possible ! Or, Je vous le demande ; qui préférez-vous entre Peste Rouge et Peste Noire ? Pour qui préférez-vous voter ? Pour ceux qui érigent la dictature loduariste en exemple ou ceux qui salivent d’envie devant la Rimaurie ? Ou au contraire, vous choisissez le parti de la mesure, de la République et de la Fraternité ?

Que don Burna le veuille ou non, que Pinalli le veuille ou non ; le Parti Chrétien Démocrate est une véritable alternative que l’on peut et que l’on doit prioriser ! C’est le parti du peuple, c’est le parti de la démocratie, c’est le parti des affaires ! C’est le seul parti qui veut rassembler la société Messaliotte ! Face aux immondes critiques des Pinaille plus qu’elle n’agit ; le Parti Chrétien Démocrate, unit et rassemblé derrière Elisabeth d’Almirante et son programme est une alternative viable ! Entre le fascisme et le communisme vous pouvez choisir la voie du dialogue démocratique, de l’État social et de la nation ouverte aux affaires ! Le P.C.D propose l’unité derrière des causes communes qui nous concernent tous ! En face, l’Olivier propose la division et la haine de la prospérité et le P.E.M choisit la violence de classe ! Ici, le P.C.D jure son attachement à la démocratie, à la généralisation du droit de vote aux chômeurs et aux étudiants (comme rappelé par Almirante dans un discours du 30/04), la promotion du travail et de l’éthique ! L’Olivier et le P.E.M ne sont pas les seules solutions qui se présentent aux électeurs messaliottes ; bien au contraire ; l’Union, le Parti Protestant, les Réformateurs et les Républicains ; ils représentent mille et une nuances ; ce sont encore les signes de notre démocratie est capable de présenter une offre variée et saine à ses citoyens ! Et surtout ; on ne le rappellera pas assez mais le P.C.D s’oppose catégoriquement au fascisme oliviérien ! À ces populistes en costards qui disent préserver la démocratie en polarisant encore plus la société ! En choisissant le P.C.D, vous choisissez l’Unité !"
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Juliano Ezperanza lors de l'inauguration de J'aide mon village comme association. // Papa Dutton dans Yellowstone.

« Aide ton village », la nouvelle association des Chrétiens-Démocrates qui connaît un franc succès dans les zones rurales.

Hier soir, le Comité National des Jeunes Agriculteurs, une association présidée par Juliano Esparanza, l’un des géants du monde agricole, ainsi que le Syndicat des Jeunes Agriculteurs Indépendants et plusieurs ex-maires des communes rurales du Parti Chrétien Démocrate ont annoncé la formation d’une nouvelle association pour permettre de désenclaver les Communes rurales et d’encourager à un émigration dans ces zones bien trop souvent délaissées. Au programme ; redonner vie à une vie locale active, encourager le tourisme et favoriser l’implantation d’entreprises dans les villes peu peuplées du monde rural messaliotte. L’objectif a le mérite d’être clair, mais cette fois-ci « l’État a échoué » regrettent plusieurs agriculteurs présents sur place ; dorénavant c’est aux communes se joignant officiellement aux efforts de l’association de prendre en main ce projet ; clairement piloté par des anciens maires toujours membres du P.C.D ; l’accent et mis sur l’inclusivité et la diversité des actions qui seront entamées. « Auparavant, c’était bien simple ; soit t’avait le maire qui se chargeait de tout faire, soit c’était les agriculteurs, soit c’était les jeunes ! Mais c’était pas du tout efficace ! À la fin on se marchait dessus et on avait aucune coordination ; c’est à ce moment qu’un comité d’étudiants catholiques, en provenance des régions rurales, mais qui s’étaient formés dans les villes ont décidé de nous aider ; ils avaient acquis une certaine expérience dans les milieux associatifs du Secours Catholique. Et ils nous ont aidé et conseillé pour l’organisation et le financement de cette nouvelle association qui vise à unir le monde rural autour de plusieurs problématiques qui lui sont propres ».

Ainsi, durant deux ans, ces jeunes, ces agriculteurs et ces ruraux ont crée tout un réseau d’amis et de collègues favorables à la propagation du projet ; déjà plusieurs objectifs furent trouvé ; avant d’essayer de moderniser la campagne il fallait qu’elle puisse se faire connaître à l’échelle nationale ; excepté pour ceux qui ont grandi dans les verdoyantes prairies messaliottes ; le monde rural n’évoque pas grand-chose ; si ce n’est des vaches, une ferme et des champs. Le terroir, est là se joue toute une tragédie, est très mal considéré à Messalie. Ou plutot il est déconsidéré ; la politique messaliotte est menée depuis les villes par des citadins ; et ces derniers oublient bien souvent les vraies racines de Messalie ; Messalie c’est un terre, c’est des traditions millénaires qui dépassent de très loin les fêtes fantômes et les Croix qui brûlent ; c’est ça que beaucoup de politiciens oublient, ils sont pour la plupart déracinés d’une part, et ensuite lorsqu’ils essaient de parler d’un milieu qu’ils ne connaissent pas ; ils le caricaturent, vantent sa pureté sans même savoir ce qu’elle signifie vraiment ! C’est exactement la même chose à droite comme à gauche ; on croit bien souvent que par ce que les agriculteurs ne représentent que cinq pourcents de la population, ils représentent la ruralité dans son intégralité ; mais ce monde ne se limite pas uniquement aux travailleurs agricoles ; il y a aussi des familles, des professeurs et des médecins, des petits entrepreneurs ! Ca représente en tout trente pourcents de la population !

Et pourtant, ces millions de messaliottes sont quasiment abandonnés ; aucun plan d’envergure, aucune prise en compte du manque de sécurité fiscale pour les agriculteurs… Dans le monde politique, surtout chez ceux qui croient tout connaître de la Messalie profonde pour avoir visité une exploitation agricole et placé trois maires à des mairies reculées ; comme les Réformateurs ou l’Olivier, il existe deux catégories d’individus ; ceux qui croient connaître et qui prennent des décisions contre-productives pour la localité en décidant d’ouvrir des usines automobiles dans une région où l’eau est une denrée précieuse et qu’elle ne doit pas être utilisée pour construire des voitures mais pour arroser des champs, ou qui préfèrent ignorer voire dédaigner le monde rural et le considérer comme citadin mais avec internet en moins… Et qui par conséquent ont dédaigné pendant très longtemps ces régions là.

Elles qui connaissent une croissance économique difficile, qui manque de tout et qui surtout est vue comme « rasoir », « has been » par une jeunesse qui a besoin de s’épanouir et qui pourtant voit des villages que les petits entrepreneurs ont déserté. Ce besoin là d’infrastructures se fait de plus en plus ressentir, c’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi les jeunes préfèrent quitter assez tôt leurs villages pour rejoindre la ville ; moderne, confortable et active. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de villages ou de petites communautés doivent maintenant avoir à faire à une véritable fuite de population et c’est pourquoi les villages se vident sans que personne ne puisse rien y faire ; la ville est bien plus attractive et les campagnes ne peuvent rivaliser contre ça. Elles manquent de services, et donc d’opportunités économiques pour la jeunesse. De plus, plusieurs statistiques montrent que les jeunes ruraux ont du mal à intégrer de Grandes Ecoles ou d’accomplir des études plutot longues ; la différence de qualité et d’investissements entre l’école rurale et citadine se faisant souvent sentir aux détriments des résultats des jeunes. C’est souvent cette différence là qui explique pourquoi de nombreux parents préfèrent envoyer leurs enfants dans de bons internats dans les villes ; pour ceux qui en ont les moyens. Et comme toujours, mis à part quelques députés du P.C.D pour hurler dans les gradins de l’Assemblée lorsque Tomarel décide de fermer plusieurs hôpitaux dans des régions rurales, les pouvoirs publics restent apathiques et les mairies ne reçoivent pas les financements nécessaires pour maintenir un niveau de services acceptables ; amplifiant de ce fait la crise démographique que connaît le monde rural. C’est un véritable cercle vicieux qui à terme aura la peau des habitants de ces zones là.

Un autre problème, les néo-ruraux ; ces bourgeois citadins qui s’installent dans les communes rurales sans même prendre la peine de connaître leurs histoires ; et même s’ils s’intègrent bien, ils conservent certaines habitudes extrêmement déplacées ; une critique bien trop bruyante de la chasse et de l’agriculture intensive ; une certaine condescendance même. Pour eux, initialement ; la campagne c’est la ville, mais sans le bruit des voitures et le réseau qui capte difficilement. Et dans leurs sillages s’installent des épiceries bio qui achètent des produits revendiqués comme « bio » en provenance de l’étranger ; moins chers et surtout garantis comme « fiables », au détriment des produits locaux et artisanaux ; continuant à semer la discorde au sein de ces communautés pourtant si tranquilles qui ne savent comment accueillir ces nouveaux venus aux us et coutumes radicalement différentes. Si les petits boutiquiers considèrent qu’ils sont une bénédiction ; ils augmentent le nombre de clients, les agriculteurs le regrettent car ils voient débarquer de nouveaux produits sur des marchés villageois qui leurs étaient auparavant acquis.

C’est en aillant conscience de ces problèmes que ces jeunes créèrent en 2016 le programme « Grandes Écoles dans le monde rural » en partie financé par les maires du P.C.D dans le nord messaliotte qui visait à aider les jeunes issus de milieux à trouver des places dans des Grandes Ecoles extrêmement réputés. L’interface, certes « rudimentaire », permettait néanmoins d’entrer en conctact avec des jeunes qui ont intégré ces prestigieuses écoles qui pouvaient ainsi partager leur expérience et expliquer ce qui était attendu des candidats. Cette application a connu un grand succès et, lors du Congrès annuel des Chrétiens Démocrates en 2016, plusieurs élus du P.C.D ont publiquement affirmé que le Parti devait encourager ce type d’initiatives ; « prospères aux campagnes et à notre jeunesse ! » expliquant pourquoi beaucoup d’associations rurales connaissent une prédominance des membres du P.C.D. Ces outils bien pratiques, ont même pu ouvrir de nouvelles filiales ; dorénavant les étudiants membres de cette association peuvent discuter avec des Antériniens et des étudiants messaliottes qui ont intégré les grandes écoles de droit et de commerce ; comme la Faculté de Droit et de Théologie Saint-Jérôme d’Antérinie, qui a même décider de réserver une dizaine de places pour les étudiants messaliottes.

Dorénavant, cette association affiche plus d’ambition et est bien décider à aider les campagnes ; son fondateur nous explique : « Je me rends compte, en discutant avec les autres étudiants, qu’ils ne connaissent rien des campagnes ; et je pense qu’il faut leur présenter une autre vision de la campagne, beaucoup moins négative. C’est nos terroirs avec une culture propre à chaque provinces ; ne dites pas à gars du Vivelay qu’il est exactement pareil que ceux de Damargue ; ce sont des cultures et des traditions très différentes et je pense que cette différence là fait la vraie richesse des campagnes. Et avec les professeurs du coin, j’ai décidé de participer à créer un nouveau site internet qui promouvra les cultures régionales et qui mettra en avant leurs rôles dans la formation de la nation messaliotte ; car on considère souvent que ce qui a fait Messalie c’est Messalie et l’on oublie souvent que les campagnes ont joué un rôle clef dans notre histoire. Je pense que cet outil aidera les néoruraux à leur faire découvrir la vraie campagne, qui dépasse de loin le cliché d’une promenade autour d’un champs clôturé. Et je suis sur que ça aidera les jeunes à renouer avec le terroir, que ça en fasse une force plus qu’une honte. Et puis, je suis persuadé que ça pourrait attirer des touristes attirés par le patrimoine et l’histoire de ces provinces ; et ça les campagnes en ont besoin. »

Mais ce n’est pas tout, l’association « Aide ton village » est avant tout une sorte de consortium d’associations qui peuvent se soutenir mutuellement dans l’objectif de promouvoir les traditions et d’aider sur tout les plans possibles les communes rurales ; un jeune diplômé en droit nous explique ; « je voulais aider ma commune mais je savais pas comment ; et puis je ne peux pas travailler là-bas, il n’y a pas assez d’opportunité, en revanche, j’ai récemment rejoint une association pour conseiller les entrepreneurs et les particuliers qui souhaitent s’installer dans les zones rurales ; leur donner quelques conseils pour gérer la fiscalité et trouver des endroits attractifs. On a même préparé des actions pour pousser le gouvernement à se montrer plus prudent avec la pollution de sols, beaucoup d’agriculteurs vivent de leurs terres et l’objectif serait d’éviter que les produits utilisés dans la production d’airbags explosifs ne se retrouvent dans nos sols ; ça coulerait définitivement nos récoltes… Et c’est pour ça que notre association milite ; pour l’établissement de normes juridiques fixées par des agriculteurs ; c’est eux qui connaissent le domaine, pas les politiciens. Et on reste en contact permanent avec les agriculteurs ; l’objectif c’est de travailler ensemble à des actions qui aient un véritables impacts ; ça passe par des pressions auprès des politiciens, des manifestations et des grèves agricoles. Nous on agit avec efficacité sur tout les plans pour soutenir la croissance rurale. »

Ainsi, « Aide ton village » essaie de toucher à tout ; aider les agriculteurs, favoriser le tourisme responsable dans les zones rurales ; et même encourager les petits entrepreneurs en leurs présentant plusieurs propositions de projets et des plans pour répondre à des besoins concrets. En tête de ces initiatives, de jeunes étudiants qui ont fait leurs armes dans le milieu associatif, catholique généralement, même si certains ont aussi participé à des actions d’autres associations. L’objectif initial de j’« Aide mon Village » est clair ; il faut mettre en relations les diverses associations chargées de la protection et de la promotion des cultures régionales, de celles permettant aux étudiants issus de milieux ruraux de pouvoir intégré plus facilement les Grandes Ecoles et réussirent leurs études et leur adaptation à la vie urbaine. Le projet « Aide ton village » a pour but d’unir les ruraux autour de la campagne et d’aider cette dernière à prospérer en encourageant les investissements responsables et un repeuplement des villages. Si pour l’instant ça reste un ensemble d’actions simples et avant tout localisées dans les anciens dèmes sous couleur bleu acier, l’Association espère pourvoir étendre ses actions à d’autres dèmes. Voire même à réellement alerter les pouvoirs publics sur les difficultés que connaît le monde rural.

L’Association espère pouvoir étendre ses actions à des domaines plus concrets et plus utiles pour les agriculteurs ; j’« Aide mon village » a déjà engagé des démarches auprès du Syndicat des Agriculteurs Indépendants, de Messaterre et même de syndicats étrangers pour la levée d’une véritable « banque agricole » chargé de proposer des prêts à faibles taux aux agriculteurs pour les aider à moderniser leurs outils agricoles. D’autres projets sont aussi en réflexion et attirent l’attention du P.C.D ; comme la restauration des chemins de fers entre les différentes gares pour permettre de désenclaver les zones rurales ; et donc de les aider à connaître une nouvelle prospérité. D’ici les prochaines semaines, le Parti Chrétien Démocrate a même annoncé publiquement qu’une série de visites dans les zones rurales auront lieu et seront ponctuées de conférences avec les syndicats agricoles, les associations locales et les simples citoyens pour réadapter les orientations programmatiques du P.C.D et les faire correspondre « aux réels besoins des ruraux sans pour autant tomber dans la caricature et le dogmatisme ». Le ton est encore une fois donné ; après avoir proposé d’unir la société messaliotte autour des femmes battues et de leur protection, Almirante, faisant fi des bassesses de certaines intellectuelles fainéantes, se concentre dorénavant sur le monde rural et ses problèmes. Les principaux sujets épineux étant évidemment le rapport du P.C.D vis à vis du protectionnisme agricole et ses mesures phares pour désenclaver les zones rurale.

Luigi Carallo pour le Temps.
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Antonin Flavoni, le patron des casinos nérème. Mr. Bernard Arnault, président de LVMH...

« Flavoni… Vaste sujet…. »

Encore une fois, le père Antonin continue à prendre la souveraineté messaliotte pour un meuble que l’on brade pour quelques billets de tombola. Après avoir céder nos plus belles œuvres et nos plus beaux châteaux, le maître des Casinos Nérèmes se lance des élections truquées pour jouer à Monsieur Veto face à un Parlement en théorie pleinement souverain… Loin de se préoccuper du Bien commun, de chercher des solutions à cette période de crise économique sans précédents et cette monté des extrêmes, Monsieur Flavoni préfère simplement collectionner les titres honorifiques et les responsabilités, après avoir été déclaré l’homme le plus riche de Messalie ; le maître d’une luxueuse chaîne hôtelière brade notre patrimoine national aux plus offrants ! Et aujourd’hui, après avoir vendu Messalie comme la dernière des putes à de puissants magnats étrangers, il cherche à l’enfoncer bien profondément pour rappeler sa prédominance, sa richesse, son influence sur la société messaliotte ; en clair un contrôle qu’il veut absolu. Ne regrettons pas Musavu, il était simplement plus effacé que son patron et a certainement du commettre des atrocités sous son mandat en plus de soutenir Flavoni. Mais alors que dire ? Que faire ? Que changer ? Assurément le système actuel messaliotte est criminel, il nie la conception même d’un État, à savoir défendre et protéger la souveraineté de sa nation à tout prix ! Après de longues discussion avec plusieurs cadres des Chrétiens-Démocrates, dont certains seraient très proches d’Almirante, plusieurs modifications ont été apportées aux positions de la faction modérée sur le fonctionnement du Conseil d’Administration et ses nécessaires réformes.

En premier lieu, on constat clair et simple doit être fait ; si Messalie est tombé si bas c’est à cause des politiques délétères des Réformateurs. En décidant de soumettre le fonctionnement politique à des hommes d’affaires étrangers, ils ont fait entrer le loup dans la bergerie, enfin surtout des loups. De différentes tailles et aux ambitions bien différentes, mais avec pour objectif commun la destruction de tout ce qui peut se rapprocher de près ou de loin à toute idée de souveraineté. En donnant au Conseil d’Administration des pouvoirs si étendus, en leur donnant le moyen de bloquer des réformes capitales qui permettraient de faire redescendre la pression sociale et d’éviter que cette dernière n’explose ; le C.A joue le jeu de l’Olivier ; il lui donne les fondements même de sa rhétorique xénophobe et populiste. Messalie est vendue pieds et poings liés à des hommes d’affaires plus ou moins scrupuleux en fonction de leurs chiffres d’affaires, qui peuvent décider, d’un coup de tête, de bloquer toutes les lois qui iraient à l’encontre de leurs intérêts ; le peuple messaliotte n’est plus souverain ; ce sont les investisseurs qui se font rois à la place du peuple ; et qui peuvent, sans avoir à rendre de comptes, s’opposer au processus démocratique. Dans l’idée, le Conseil d’Administration est un formidable outil pour défendre la démocratie ; il peut empêcher les dérives autoritaires d’un gouvernement tout en représentant les intérêts de ceux qui font « tourner la boutique » , de ceux à qui Messalie doit sa croissance. Mais ces derniers ont un pouvoir trop grands ; en représentant les intérêts de leurs classes, ils lui garantissent d’être représentée, en revanche ils peuvent en oublier les plus démunis.

Si le Conseil d’Administration cumule de nombreuses qualités, les pouvoirs démesurés dont il jouit interroge, d’autant plus lorsque l’État messaliotte manque de transparence à ce sujet ; qui décide d’émettre les obligations ? La Banque centrale, autonome de toutes décisions politiques ? Ou le Directeur à l’économie et à l’attractivité commerciale ? C’est à cette question que l’on doit répondre si l’on souhaite éclairer le rôle que joue cette institution controversée dans le monde politique messaliotte. Car qui contrôle le flux d’obligations possédées, contrôle in fine le Conseil d’Administration ; logique me diriez-vous. Et donc, si l’on poursuit notre raisonnement, à terme celui qui contrôle ce Conseil contrôle, ou du moins impacte notre démocratie. C’est là toute la clef du problème ; est-il normal qu’un homme puisse s’acheter des milliers d’obligations et peser sur le jeu politique messaliotte et préserver ses intérêts coûte que coûte ? Et c’est là on l’on retrouve les dérives perverses du conseil de nos Bienfaiteurs car l’opacité l’entourant et l’immense pouvoir qui leur est attribué peut très vite s’avérer un obstacle à la réalisation des aspirations du peuple messaliotte. Et pour en revenir à notre sujet ; ici c’est Flavoni qui domine ; n’a t’on pas entendu le maître incontesté de hôtellerie messaliotte vendre des obligations à des chefs d’entreprises étrangers en échange de leurs soutiens lors des futures élections ? Cette information nous est rapportée par nos confrères du « Connard Enchaîné ». Autrement dit, d’un quotidien polémique néanmoins connu pour son sérieux quand il s’agit de dénoncer les affaires de corruption qui touchent les hautes sphères dirigeantes de Messalie. Et ce scandale en dit malheureusement long sur l’influence dont jouissent certains dans notre monde politique ; ici Flavoni ne s’embarrasse pas des formes et achète directement des voix ; il s’offre le luxe de pervertir le système pour mieux l’utiliser avec une offre claire ; « des obligations contre votre voix ». C’est simplement du clientélisme malsain qui entache la réputation du Conseil d’Administration tandis que le patron des casinos Nérème cherche à s’offrir le droit de révoquer le Directoire si ce dernier ne lui convient pas.

Ainsi une nouvelle question se pose ; et même s’impose ; qui a permis à Flavoni d’avoir autant d’actions ? On ne le rappelle pas assez, mais en plus de vendre nos plus belles œuvres, la Grande Loterie a aussi fournit un nombre mirobolant d’actions à une multitude de personnes ; au minimum quatre cents actions ont été vendues aux industriels de conglomérats étrangers ; Alienov, Fang, Terrabilis et les Makotans ; ils sont nombreux ceux qui ont pu siéger au Board en échange de leurs votes ; l’aigu sens de la moral de Flavoni éclate en même temps que la criante opacité des finances publiques ; les maires acceptent des projets ; les députés votent des lois, le gouvernement les exécute, les Bienfaiteurs et la Cour Suprême étudient leurs constitutionnalité… Et pourtant dans ce système bien rodé, il y a quelque chose de pourri, la putride odeur de la manipulation, la fétide sensation de voir que l’on joue discrètement contre la volonté populaire. Et là la duperie des Réformateurs est encore plus éclatante que jamais. Sublime hypocrisie que d’avoir enfermé Nagi Bosca sans l’avoir accompagné de Tomarel et de sa clique de politiciens corrompus. Posez-vous la question ; comment Flavoni a pu fournir autant d’obligations ? Nous avons vus à quel point cet homme était un point de passage obligé pour devenir un Bienfaiteur de Messalie ; et même si officiellement ces actions appartiennent à l’État messaliotte, comment un simple citoyen n’exerçant aucune fonctions officielles peut se permettre de proposer autant d’actions à tant de monde ? En échange de leurs votes au C.A… Je crois que nous commençons à toucher le cœur du problème ; Messalie n’est pas encore purgée de ses éléments corrompus !

Comment expliquer que Flavoni ait accès à des informations que le commun des messaliottes n’a pas ? Comment expliquer que soudainement ; presque miraculeusement devrions-nous dire, Flavoni puisse posséder tellement d’obligations qu’il peut les échanger en échange de voix ? Comment expliquer qu’un particulier soit pris en flagrant délit d’initiés sans que l’État lui-même ne réagisse ; une flagrance à laquelle ses plus hauts représentants assistent, apathiques, complaisants et même carrément complices. Ce crime en dit long sur la société messaliotte et l’opacité de l’État ; et surtout il démontre à quel point les Réformateurs se fichent du Bien Commun. Ils ont choisi de laisser un chef d’entreprise s’emparer de leurs finances ; ils ont accepté qu’un délétère homme d’affaire ne corrompe l’une des institutions les plus centrales pour notre État. Ils ont accepté de permettre à ce criminel de vendre nos plus belles œuvres d’arts ; nos plus beaux châteaux ; nos plus fleurons intellectuels ! En somme les Réformateurs sont coupables de deux choses ; la montée du fascisme oliviérien de par l’exaspération populaire qu’ils ont provoqué et la défiance des masses vis à vis des institutions messaliottes ; je crois qu’à partir de là, la messe est dite ; ou devrions-nous dire, l’oraison funèbre se termine. Car cette élection truquée qui permet à un parvenu de se hisser au sommet du Conseil des Bienfaiteurs et de jouir d’un pouvoir malacquis et bien trop grand pour lui permet à tous de constater une chose ; les enquêtes anti-corruption ont été mal menées et le Conseil d’Administration peut-être tout aussi corrompu que le reste de nos insititutions. La connivence entre Flavoni et Mistar est pourtant frappante, elle est même effarante de par son impunité et son air si naturel ; ce n’est plus un gouvernement que l’on a, mais une clique de parasites qui se préparent à pantoufler à la Banque Océane et aux Casinos Nérème après avoir offert à Flavoni les clefs du pouvoir sur un plateau d’argent.

Avec un gouvernement qui dédaigne les plus misérables, qui haït les plus honnêtes et qui propulse les plus immoraux des hommes, il ne faut pas s’étonner de voir la masse ; le peuple, Messalie toute entière se tourner vers de charismatiques tribuns aux accents étrangement populistes et particulièrement fascisants. Lorsque l’on a des hommes de pouvoir qui sont prêts à casser sans aucun ménagement notre système social, notre État Providence ; mettre à la rue des milliers de personnes sans le moindre ménagement tant que ça sert leurs intérêts court-termistes, il ne faut essayer de trouver des raisons presque ésotériques à l’influence qu’exerce l’Olivier sur les masses ; sortez dehors et vous aurez les réponses que vous cherchez tant ! Le chômage atteint presque 15 % de la population, et malgré tout ; on ose encore croire que les relents identitaires et racistes séduisent ; ce qui plaît chez l’Olivier on ne cessera de le répéter ; c’est le programme social ; c’est la haine de celui qu’ils accusent d’appauvrir les messaliotte dans de paresseuses critiques du capitalisme et des investissements étrangers ! C’est directement à cause des Réformateurs que l’Olivier gagne des voix ; ce sont les mécontents qui votent pour lui ; ce sont les malheureux d’un système qui les oublie. Les Etrangers et les gens de couleurs ne sont que les victimes collatérales d’un racisme que tente de diffuser l’Olivier pour diviser ! Mais pourtant il n’y a pas à réfléchir ; l’ennemi n’est pas le Wanmirien, le Noir ou le Binational, mais les Réformateurs ! En cassant notre État Providence ils ont fait les choux gras de l’Olivier ; en vendant nos œuvres nationales ils ont fait les choux gras de l’Olivier, en privatisant nos services publics, ils ont fait les choux gras de l’Olivier. Face à la monté du fascisme, les premiers à blâmés sont ces gouvernements corrompus qui essayent de vendre la peau de Messalie à ceux qui ont assez de moyens pour se l’acheter.

Ces hommes ; les Réformateurs, ne cherchent pas le Bien commun ; au contraire ils le méprisent, le détestent, l’exècrent plus que tout. Ils ont vendu les services publics à de grandes compagnies et permis l’émergence de l’Olivier. Tomarrel a vendu notre souveraineté et ouvert les portes au fascisme. Il est à ce titre tout aussi fautif que les médias qui font la promotion d’un parti fascisant et fascisé. Et tandis que l’Olivier confonds services publics et entreprises privées, et tandis que les Réformateurs vendent nos fleurons industriels, la masse subit. Subit les politiques contreproductives des Réformateurs. Subit les ratonnades de l’Olivier. Subit l’incompétence de ses politiciens. La masse subit et personne ne le dénonce ; le Bien commun se fait la malle et personne ne s’en inquiète. Le Mal est aux portes du Directorat et nul ne s’en émeut. L’ennemi déclaré de la démocratie libérale s’apprête à rafler des dizaines de sièges au Parlement et personne ne se mobilise contre cela. Ici, dans cette arène politique ubuesque où la calomnie est la norme ; la xénophobie décomplexée un modèle et la fascisation un objectif, tout le monde semble avoir perdu de vue la notion de Bien Commun. Tout le monde semble croire que ce n’est qu’un vague but philosophique tout à fait optionnel. Un bonus plus qu’un objectif. Et pourtant, sans ce dernier il est impossible de pouvoir maintenir un contrat social messaliotte ; sans ce dernier Messalie est vouée à sombrer dans l’oligarchie et à porter au pouvoir des démagogues qui ne s’embarrassent pas de la mesure et de la nuance. En ayant perdu de vue le Bien Commun, la République s’est ouverte à ces manipulateurs et à ces hypocrites sans scrupules de l’Olivier ; Nationalisme exacerbé et propagande téléguidée par des groupes étrangers ; Identitarisme assumé sous fond de laïcisme ; Modération affichée et hooligans en sous-main. Voilà de quoi sont coupables les Réformateurs ; ce sont eux qui ont fait l’Olivier et se sont eux qui font ses choux-gras.

Et pourtant, ni l’Olivier, ni les Réformateurs, ni les Républicains ne recherchent le Bien collectif. Le Bien commun est persona non grata ; le grand oublié de cette campagne législative. On oublie joyeusement cette bien embarassante notion ; imaginer une société unie autour d’un projet commun est semble t’il insupportable pour l’Olivier et Falvoni. Non, au lieu de se plier à la volonté populaire ils participent à son aliénation ; ils la corrompent ; les premiers en mélangeants racisme et social ; le second en s’achetant, devrions-nous dire corrompant, le Conseil des Bienfaiteurs. Chacun jouant pour ses intérêts ; Flavoni pour maintenir sa situation de monopole et son influence personnel, l’Olivier pour atteindre le pouvoir et établir sa kleptocratie. Flavoni et l’Olivier sont les faces d’une même pièce ; celle qui achètera la Pomme de la Discorde à la société messaliotte ; celle qui ouvrira la boîte de Pandore et qui divisera plus qu’elle n’unira. Avoir un Tomarrel II au pouvoir est tout aussi souhaitable qu’un Régis Tomato ou qu’un César Colonna. Ils briseront et diviseront plus qu’ils n’uniront. Ils ne souhaitent pas unir ; ils ne proposent aucun projets communs ; ils ne souhaitent pas une société messaliotte qui incluse toutes ses composantes ; ils veulent la division et la haine. Haine de classes et haine de races sont les maîtres mots pour ces hommes. Et alors que l’on joue pour soi ; le P.C.D lui, a conscience de l’éthique politicienne ; ce mot inconnu à ces calomniateurs et autres parvenus qui composent tantôt l’opposition, tantôt la majorité. Car le P.C.D, a un projet. Une vision. Il souhaite une société qui fasse réellement société. Dépassant la haine de classe ; le P.C.D veut une véritable justice sociale et équitable qui dépasse les errements intellectuels de certains ; le P.C.D veut une cause qui puisse unir autour de Messalie. Le P.C.D veut réellement une Messalie prospère, débarrassée de certaines de ses élites encore corrompues et qui fasse corps autour de Messalie. Ce n’est pas un rêve mais un but concret ; et pour cela Messalie ne doit pas s’affranchir de l’égalité, de la liberté et de la fraternité.

Le Bien commun est une sorte de justice sociale ; mais dans un sens radicalement différent de ce qui est admis, notamment par des intellectuels marxistes ou des populistes peu aux faits de la philosophie ; la Justice sociale ce n’est pas l’écrasement d’une classe de « privilégiée » par une classe de « dominés ». La Justice sociale n’est pas du vol institutionnalisé en modèle de société qui vise à prendre à ceux qui bâtisse notre société. La justice sociale c’est l’équité de l’impôt ; c’est l’équité dans le partage des tâches, c’est un ordre basé avant tout basé sur l’humanisme et non sur haine. De toute sorte de haine ; celle des femmes, des Bourgeois, des étrangers… La Justice sociale c’est des rapports sociaux apaisés ; c’est l’État providence qui se montre juste avec tout ceux qui participent à son fonctionnement. Le Bien commun c’est ça au sens fiscal ; le Bourgeois n’a pas à être oppressé par l’impôt ; tout comme le Travailleur n’a pas à vendre des organes pour une consultation médicale. Dans cette optique là, tout le monde doit payer pour faire fonctionner le système ; le Bourgeois ne doit pas tout financer ; l’entrepreneur ne doit pas prier pour que l’État ne le rackette pas, l’employé n’a pas à craindre des licenciements par ce que le patron n’a plus de quoi faire tourner son entreprise. À titre personnel, le Bien commun est trop souvent présenté comme un objectif moral ; certes ça l’est, mais l’on n’évoque pas assez les moyens qui seront utilisés pour atteindre cette finalité-là ; la société éthique et juste. La condition matérielle joue un rôle essentielle dans l’élévation de l’âme et ne doit pas être réduite à un simple pré-requis mais une condition sine-qua-non du Bien Commun et c’est ce point-là que le P.C.D a compris en cherchant à former une société solidaire, fraternelle même.

D’autre part, la démocratie est aujourd’hui considérée comme un Bien Commun utile à tout les messaliottes ; dès lors tous doivent en profiter. De cette manière là, il est important que l’État s’affirme ; puisse prendre le contrôle de certaines de ses décisions face à des organes qui entrent un peu trop vite en collusion avec les intérêts personnels… Comme un certain conseil d’Administration, par exemple… Si il est important que les entrepreneurs étrangers, qui font tourner notre économie, soit représentés dans la prise de décision du Parlement, ils ne doivent pas non plus le révoquer comme on renvoie un secrétaire. Il s’agit du bons sens, il s’agit de l’intelligence. C’est pour cela qu’une réforme profonde du Conseil d’Administration va être envisagée pour permettre de retrouver une certaine éthique ; d’abord la Banque Centrale sera surveillée plus qu’avant, pour éviter certaine collusions bien désagréables à l’image de notre gouvernement… Une vraie démocratie ; pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que par la force des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. Dans ce cas, il faut que par la mise en place d’organes indépendants, le pouvoir (économique, politique, médiatique) reste indépendant des autres pouvoirs, qu’il ne puisse les influencer et concourir à l’intérêt particulier au détriment de l’intérêt général. C’est cette définition qui entre dans cette de Bien commun messaliotte.

Dès lors, un constat s’impose ; les Réformateurs sont largement soumis à la férule de Flavoni, qui on l’a constaté, contrôle le Conseil des Bienfaiteurs ; c’est dans cette mesure que notre démocratie est fragile, et même sous l’influence de puissants acteurs qui tirent les ficelles dans l’ombre. Et c’est de ce simple constat, tragique certes, mais malheureusement réaliste, que l’on doit se rendre compte que notre système a besoin d’être changé, d’être réformé. La démocratie a besoin de gardes fous, le Conseil d’admnistration en est un ; seulement est-il souhaitable qu’un des remparts de notre démocratie soit dévoyé par un riche homme d’affaire et des liens prêtant au doute quant à l’imperméabilité des institutions et des Réformateurs… Une réforme est donc nécessaire pour plus de transparence, pour moins d’accords sous le manteaux qui violent et les lois du marché et la Loi messaliotte. D’autre part, il faut que notre classe politique retrouve cette idée du Bien Commun et qu’elle décide d’essayer à l’atteindre, plutôt que de l’oublier, le rendre orphelin de l’éthique qui lui est associé. C’est en cela que les messaliottes avaient confiance, qu’ils acceptaient de se soumettre aux politiciens traditionnels, mais dorénavant, face à la monté des partis populistes, il est clair qu’ils refusent la politique politicienne qui s’est imposée, qu’ils ne croient plus en la République et qu’ils préfèrent laisser les clefs du pouvoir à des fascistes plutot qu’à des formations républicaines. C’est pour cela que le P.C.D est une alternative viable ; le changement, la promesse de la transparence, mais aussi la Justice, fiscale et sociale, et enfin l’avenir de la Démocratie.

Marco Lumni, pour le Temps.
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Publié le 14.07.2018 à 20h41 par Gilbert Montachauve
« CONSPIRATION CONTRE L'ÉTAT » : LE DIRECTOIRE INCULPE SALVATORE LOGRANO

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Devenu « Protecteur » de la cité dodécapolitaine de Volterra en 2014, Salvatore Lograno, candidat à l'hégémon de la confédération des Douze cités, s'est attiré les foudres du gouvernement messaliote à la suite d'un pamphlet au caractère révolutionnaire - une menace que le Directoire prend « très au sérieux. »


« Monsieur Lograno s'est placé en-dehors des lois de notre cité », a martelé devant le Parlement le jeune directeur de l'Intérieur, Antonius Léautrompe, à la tête d'un mandat d'inculpation contre le « condottiere » Lograno de Volterra. Le ton est donné : « Messalie ne se laissera jamais humilier », et le Directoire, en perte de vitesse dans les sondages, ne désespère pas de convaincre la population de son patriotisme. D'un verbe fort et légèrement suraigu, le ministre de la police et de la sécurité intérieure a annoncé aux représentants de la Nation le dépôt par le ministère public d'une instruction devant la justice, en vue d'inculper le politicien volterrain pour « conspiration » et « intention d'attenter à la souveraineté de l'Etat. » La mèche d'une proclamation publique faite par le maître de la ville dodécapolitaine semble avoir mis le feu aux poudres du Pharo messaliote.

Dans un texte rendu public il y a quelques jours, Salvatore Lograno prétendait ainsi sauvegarder Messalie de « citoyens mal intentionnés » ; chantre de la « liberté », il se faisait l'avocat des « Hommes de Messalie » qui « ne peuvent s'exprimer » dans les institutions messaliotes actuelles. La diatribe, aussi élogieuse que peuvent l'être les déclamations dans le style dodécapolitain, n'en contenait pas moins, selon le directeur de l'Intérieur, « des appels à la sédition contre la République » ; en cause, des phrases à travers lesquelles Salvatore Lograno prétend « prendre les armes » et « libérer les Messaliotes », en « assumant le fardeau de la tyrannie. » Des mots qui suscitent l'ire du Directoire, après une petite semaine de battements. « Croit-il que nous ne savons pas lire le texte et le sous-texte ? » Devant les parlementaires, Antonius Léautrompe a ainsi fustigé ce qui est selon lui un « tract contre la démocratie » et contre la République. Il a d'ailleurs annoncé la mobilisation des services de l'Etat pour identifier « de potentiels complices d'un projet de rétablissement de la tyrannie étrangère. »

Pourquoi tant d'alarme ? Selon l'opposition, « la majorité ne sait plus quoi inventer » pour éviter que son mandat ne termine en « jus de boudin » d'ici aux prochaines élections. Le Parti réformateur, qui avais gagné une confortable majorité en 2015, semble se diriger vers une grande défaite pour les législatives de novembre, si l'on en croit les sondages. D'après certains, le manque de patriotisme des réformateurs aurait considérablement choqué l'opinion à l'occasion de la Grande Loterie de Messalie. « Le Directoire agite un épouvantail devant nos yeux », veut croire un député républicain, qui estime que la proclamation de Salvatore Lograno est un « épiphénomène » sans conséquence grave. Ce à quoi le ministre Léautrompe répond, mordicus, que « nous savons de quel bois est fait Monsieur Lograno. » Tous les esprits songent aux modalités de la conquête du pouvoir à Volterra, en 2014, et à la brutalité affichée par celui qui aura servi, pendant plus de quinze ans, dans les régiments de mercenaires déployés sur des théâtres de guerre pour le compte de mécènes privés. « Salvatore Lograno est un condottière de la pire espèce », estime un soutien de la majorité, qui s'inquiète « de visées expansionnistes. »

L'inquiétude du Directoire semble être directement liée à la recrudescence d'actes de guerre à proximité du territoire messaliote. Si la République de Messalie est un pays qui se déclare neutre depuis plus de deux siècles, les choses se sont accélérées ces derniers mois, avec des navires en provenance de Porto Rosso ; faute d'avoir obtenu l'asile à Messalie des mains du maire oliviériste, ces deux patrouilleurs armés par une fière petite nation ont été envoyés par le fond à quelques encablures de la capitale messaliote. « On entendait le grondement sourd des explosions », se rappelle un habitant, qui avait accouru sur le Port Ancien pour apercevoir la scène. « Les gardes-côtes n'ont rien pu faire », regrette la préfecture maritime, qui a annoncé la mort des deux cent marins suite à la destruction des navire portorossiens par le croiseur Kremnos de la Sérénissime Fortuna. « L'Amiral Deria règne sans partage » sur la Leucytalée, estime un observateur indépendant, qui souligne : « sauf quand des navires de l'OND passent. » Fou mais pas téméraire, le seigneur des mers fortunéen a ainsi pu rappeler non seulement à Porto Rosso, mais également à Messalie, le niveau de sa puissance de feu et sa détermination à s'affranchir de la loi de la mer pour affirmer sa force. Fidèle à sa neutralité, la République de Messalie n'a d'ailleurs pas moufté - elle s'est contenté de prendre bonne note de la menace potentielle qui pourrait planer sur elle. « Le danger guette - il faut être vigilant », comme le dit le proverbe messaliote ; « la foudre gouverne tout », ajoutait Héraclite.

« Notre indépendance n'est pas négociable », a estimé le directeur de l'Intérieur, généreusement applaudi au-delà même des bancs réformateurs. « Nous n'accepterons ni d'être entraînés dans des conflits que nous n'avons pas choisi, ni d'être annexés par une quelconque puissance étrangère. Nous n'accepterons jamais qu'on pense faire de nous des objets plutôt que des sujets. » En rehaussant ses petites lunettes, le ministre dont la mère est une psychanalyste renommée a savouré sa formule. Et il a enfoncé le clou : « nous ne serons jamais la treizième ville de la Dodécapole. » Un acte de non-recevoir clair adressé à Salvatore Lograno, qui, en plus de se rêver libérateur et tyran de la Perle de l'Espérance, convoite imprudemment le siège de l'hégémon sur la confédération des douze cités. Pour une fois, de façon inédite, le gouvernement messaliote se risque à une prise de position franche vis-à-vis d'un acteur externe.

« L'inculpation est effective. Une enquête établira les intentions réelles de Monsieur Lograno », a conclu Antonius Léautrompe, « et la force ira à la loi. » En s'appuyant sur le droit pénal qui réprime les appels à la sédition, à l'insurrection ou au crime, le Directoire espère porter la question devant la scène judiciaire, là où se trouve, selon le ministre, « la souveraineté réelle et inaliénable » de la nation messaliote.

Que risque-t-il de se passer dans les jours et les mois à venir ? Selon toute vraisemblance, la justice pourrait prendre des mesures conservatoires à l'encontre de Salvatore Lograno, estime Marcel Charrègues, spécialiste du droit messaliote dans les questions internationales contemporaines. « Le droit messaliote a beau être équitable avec les grands capitalistes », résume l'expert, « il ne tolère pas l'utilisation de la propriété lucrative à des fins de nuire à l'Etat et aux institutions. » Bon mais pas con, le Directoire ? « Monsieur Lograno sera sans doute amené à modérer ses propos » et à « présenter des excuses officielles », déclare un haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères, au risque de voir « ses actifs gelés », « des poursuites pénales adoptées » et d'être inscrit au très sélect registre des persona non grata de la République de Messalie. « Notre ville est ouverte, généreuse, accueillante » a rappelé l'orateur ; « mais elle n'est pas une putain. »


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Le logo tout neuf du Globe, fièrement messaliote depuis 1924. Et en plus il est toujours à Ayx-en-Garance, toujours la propriété de l'Agence Fang Presse, et il ne coûte qu'un drachme ! Pas mal pour un média supposément de fasciste, hein ?

Oui, elle est en vacances à Frutopia filmée par une caméra très basse résolution locale. Elle est riche, elle a le droit, apparemment.
Maxime Che Fang élue Directrice du Conseil d'Administration de Messalie : " Il est temps de se mettre au boulot ! "
in Le Globe (Ayx-en-Garance - Messalie / Propriété de l'Agence Fang Presse)

L'annonce des résultats des élections au Conseil d'Administration sont tombées, et sa nouvelle présidente est la capitaine d'industrie icamienne Maxime Che Fang, figure centrale des technologies d'information et de communication à l'échelle mondiale par le biais de son groupe Fang Industries - regroupant notamment en Messalie Messal'Télécom, le principal opérateur téléphonique et fournisseur d'accès à internet du pays). Au terme d'une campagne particulièrement intense et éprouvante qui l'a opposé à nombre de figures influentes de Messalie et du monde, ainsi qu'à d'autres candidatures plus confidentielles mais non moins intéressantes - à la manière de "Mademoiselle Poulain" la Makotane, ou de Ksal Val Marks, l'activiste, influenceur et humoriste de stand-up "simulationniste" mor -.

La course à la présidence de l'Hôtel de Coeur s'est révélée particulièrement serrée, en particulier entre Antonin Flavoni et Maxime Che Fang, les deux dernières candidats en lice. Cependant, un coup de théâtre de dernière minute sur une accusation de corruption des membres du Board par Antonin Flavoni en marge de la Grande Loterie, révélée par l'hebdomadaire satirique d'investigation bien connu, le "Connard Enchaîné", a semble-t-il rebattu les cartes, en menant à l'élection de Maxime Che Fang avec plus de 80% des voix. Un scrutin aux allures de plébiscite.

" Qui aurait pu prédire ? " questionne Maxime Che Fang, en duplex depuis un petit troquet frutopien, où elle apparaît souriante et savourant un cocktail "selon les recettes ancestrales d'El Presidente", " C'est terrible, je n'arrive pas à croire que cela puisse être possible ! C'est un grand choc pour moi ! Je m'étais mise en retrait de la course pour laisser parler la réalité et les actes ... Et j'apprends cela, depuis Frutopia, par l'intermédiaire d'Elias ... [NdR : Elias Carvalho, le directeur-général de la branche médiatique de Fang Industries, incluant notamment les activités médiatiques en Messalie, qui était très proche de la campagne de Maxime Che Fang et son intermédiaire et "porte-parole" attitré en Messalie) ... J'espère que la justice pourra tirer plus de lumière sur cette affaire, car si c'est avéré, c'est ... J'avoue ne pas avoir de mots ... "

Le résultat des scrutins ne semble pourtant confirmer ce qui apparaissait comme une réalité jusqu'alors, avec un sentiment favorable assez généralisé en faveur de l"Impératrice" icamienne, qui a réussi à tisser en Messalie des liens avec l'ensemble du paysage. On l'a vu souriante auprès du Premier-Directeur Léandre Garras de Tomarels, ainsi que de plusieurs directeurs du gouvernement au cours de divers événements, mais on sait également qu'elle fait partie de l'une des rares entrepreneuses messaliotes à avoir été invitée au dîner annuel du Comité contre le Racisme Anti-Velsnien, communauté dont elle se sent proche et qu'elle a beaucoup soutenu depuis son acquisition de l'Hôtel des Couteliers, monument iconique de la capitale messaliote pour les Velsniens. On connaît aussi sa proximité avec les industriels fortunéens et mirinegratziens, notamment par ses liens proches avec Stephen Ap Leaun (les deux se connaissent depuis les bancs de l'université) ou les milieux pharo-wanmiriens, de par sa proximité avec Ambre Alienov, de l'empire industriel éponyme.

En somme, on pourrait être en droit de se demander si ce score impressionnant au Conseil d'Administration ne serait pas finalement moins un revirement de fortune qu'une véritable représentation du climat politique en Messalie : selon un sondage commandé par l'Agence Fang Presse auprès de l'Institut Messaliote d'Opinions Objectives Publiques (IMOOP) auprès des citoyens messaliotes, 80% d'entre eux auraient une opinion "favorable" à "très favorable" de l'industrielle icamienne, tandis qu'une proportion à peu près égale (76%) déclarent qu'ils lui font "confiance pour agir dans le meilleur intérêt des messaliotes et de la Messalie". Tirant sur la prospective, le sondage a également demandé si "MCF" pourrait faire une bonne "PD", ce à quoi 60% des Messaliotes ont répondu "Oui" (avec cependant le très étonnant commentaire "Mais c'est parce que c'est la dernière candidate que vous m'avez présenté. J'étais Chrétien-Démocrate jusque-là. Et Oliviériste la semaine dernière").

Des résultats qui ont été présentés à Maxime Che Fang lors de notre dupleix, et qui ont suscité un haussement de sourcil intrigué.

" Vous savez, je pense qu'il est temps de se mettre au boulot ! " a-t-elle déclaré, " Il y a beaucoup de chantiers en Messalie, et par exemple, je le vois là avec les sondages de l'IMOOP, qui me font penser à ce que j'ai vu de l'Institut Doimouyé... Je m'entretiendrais avec tous les interlocuteurs pertinents dans les prochains jours à mon retour en Messalie, mais je pense que la question de la démocratie est centrale. Surtout en ce moment. Surtout alors que tous les médias s'accusent de faire de la propagande pour leurs paroisses. Alors que les sondages semblent dire tout et leur contraire ... Avec tout le respect que j'ai pour les instituts de sondage, du reste !

Pour l'instant, j'aimerais cependant remercier toutes celles et ceux qui m'ont soutenu et accordé leur confiance, en particulier Gabriel
[NDR: Gabriel Anate Musavu, précédent Président du Board] avec qui j'ai beaucoup échangé et Ambre [NDR : Ambre Alienov] qui a aussi beaucoup d'intérêts en Messalie et qui, je pense, a vraiment beaucoup subi injustement, alors que c'est une personne a-do-ra-ble ! "

Reste à savoir quels sont les grands chantiers que souhaite lancer la nouvelle Présidente du Conseil d'Administration, qui a annoncé de longue date être partisane d'une approche beaucoup plus pro-active du Board dans les activités du pays " pour le bénéfice de tous les Messaliotes ".
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Publié le 22.11.2018 à 05h01 par Valentin Tingues
MORT DE QUENTIN QUEUBRANLE : LES ÉLECTIONS REPORTÉES
Suite à la mort d'une victime innocente liée à une joute verbale sur un serveur de réseau social, l'Intérieur a annoncé le report des élections parlementaires prévues pour 2018.


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« C'est tellement grave que des fois je m'évanouis de douleur comme ça dans la rue » : une passante du cinquième arrondissement de Messalie confie avoir du mal à s'en remettre, plusieurs jours après le drame survenu rue du Boudingue, dans le premier arrondissement tout proche, qui a coûté la vie à une très jeune personne de vingt-trois ans. Le quartier est encore stupéfié par le déferlement de violence du 3 novembre dernier. « Nous allons construire un monument à Quentin », promet le chef de la cagnotte en son honneur, qui a déjà lancé un appel d'offre. Statue, obélisque, arc de triomphe ? Le collectif Minerve, auquel appartenait le jeune homme, n'a pas encore précisé quel usage il ferait de l'argent récolté par les soutiens émus d'une famille en deuil. Pour l'instant, participer à davantage de plateaux en direct pour témoigner de la peine de leur coeur meurtri et faire produire le tube de l'été « We Are Quentin Queubranle » par une boîte d'intelligence artificielle semblent la priorité.

« Nous voulons qu'on sache qui était Quentin », disent ses amis dont les larmes non feintes n'ont pas fini de couler même si l'intéressé est à présent à la morgue, retrouvé mort dans la rue après des événements chahutés en centre-ville. L'enquête, lancée par le procureur de Messalie, mobilise déjà huit cent policiers et dix-neuf brigades à travers le pays. A ce stade, quatorze personnes ont été interpellées pour meurtre en réunion en présentiel, et douze pour réunion en visio. « Il faut laisser la justice faire son travail », selon Monsieur Jeanculanchongue, président d'une association de boulistes ; pour ce républicain patenté, « la violence n'est jamais justifiable, il faut prendre le pouvoir par les urnes » ; et pourquoi par les burnes ? Anticapitaliste et révolutionnaire, il se présentera néanmoins à la messe des funérailles organisée par l'évêché pour la famille Queubranle.

Mais que s'est-il donc passé le 3 novembre dernier, date que le directeur de l'Intérieur qualifie de « traumatisme sismique » pour le pays ? Reprenons les faits. En marge d'une conférence tenue par l'association « FREE KABALEE », le service d'ordre du collectif « identitaire » (c'est-à-dire amateur d'identité, que ce soit passeport, carte dématérialisée etc. toute forme d'identité) « Minerve » se retrouve assailli de malfaiteurs mal intentionnés. Armés de barres de fer et de poings américains, les militants patriotes n'ont plus que leur courage pour se défendre contre des fils de bourge encagoulés et des arabes grandis en foyer, alliance hétéroclite de névrosés schizoïdes dangereux ayant fait de leur masculinité un outil « d'autodéfense populaire. » Ces groupes « antifascistes », qui n'ont décidément pas envie de se dissoudre alors qu'a priori nous vivons en démocratie où on peut utiliser le bulletin de vote pour exprimer son mécontentement (ou bien encore des pétitions ! essayez vous verrez), sont aujourd'hui dans le collimateur de la police. Comment nos gardiens de la paix pourraient-ils laisser faire le meurtre éhonté d'un jeune étudiant en philosophie et en histoire de l'art, qui militait sur le plan des idées pour faire valoir ses valeurs morales ? Fort heureusement, Messalie réagit.

« L'enquête va déterminer qui a réellement frappé la victime et pourquoi la victime elle été abandonnée par ses camarades avant d'être trouvée par des passants », a signalé le ministre de l'Intérieur dans une allocution. Antoine Léautrompe, premier flic de Messalie, a en effet tenu à répondre à la vague d'émotion qui submerge le pays depuis plusieurs semaines. « Ce qui est sûr, c'est qu'il s'agit d'un crime politique », a statué l'exécutif, qui a pris une décision historique : celle de « repousser l'échéance des élections législatives afin de garantir les conditions pacifiques et sincères du scrutin. » Une décision qui intervient en plein coeur d'une actualité bouleversante.

« Nous avons découvert que la victime était inscrite à un réseau social douteux », a jugé le ministère, qui pointe l'appartenance de Quentin Queubranle à un réseau d'écrivains amateurs particulièrement sensible. « Nous devons faire toute la lumière sur le sujet », confirme le directeur Léautrompe, pour qui « des liens semblent exister avec des partis d'extrême-droite. » L'affaire serait-elle reliée à des partis politiques messaliotes ? « "L'Olivier" est fréquemment cité dans l'autobiographie de Quentin Queubranle », ce qui incite les pouvoirs publics à faire preuve de méfiance à l'approche des élections, et donc à décider la prorogation du report déjà prévu depuis longtemps.

« Nous voulons des élections sincères et plaisantes », a justifié le ministre, que son opposition juge malhonnête ; « pour l'instant ce climat n'est pas garanti. » Le Directoire a prononcé ses « excuses » à tous les partis politiques, et aux participants « loyaux et constructifs » au système institutionnel. Il a indiqué qu'une date serait bientôt fixée, probablement pour l'année 2019, après que des réformes structurelles aient été passées.

La décision du Directoire a été critiquée et le sera encore. Les réformes attendues touchent non seulement au système judiciaire, mais sans doute désormais au système économique, que le gouvernement veut « simplifier », « fluidifier » et « dérisquer », pour recréer des « conditions sincères et plaisantes. » Dans ce contexte, la mort de Quentin Queubranle intervient comme le signe manifeste que ces conditions ne sont pas réunies. Le seront-elles en 2019 ? « Tout dépend de la classe politico-financière », juge désormais le gouvernement. En coulisses, l'hypothèse d'un archivage est cependant écartée : « on a le droit de prendre une pause », réplique Cynthia, fonctionnaire depuis vingt-cinq ans au Bureau de la Direction Prospective, en se refaisant un café. « Bienvenue à Messalie ! » ironise un conseiller du ministère de l'Attractivité, qui déplore la paresse ethnoculturelle des Messaliotes et leur propension à prendre de longues pauses. « Bien dormir pour ne pas vite mourir », tel est le conseil que donne Messalie à ses visiteurs.

La famille de Quentin Queubranle a annoncé qu'il serait inhumé au cimetière du Feune, dans le village de Lumours, sous le signe de la bonne humeur et de la réconciliation. Et la rédaction rajoute : nul n'est tenu de nous lire !
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