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Publié le 01.07.2018 à 11h43 par Sebastian Fataly

LÉGISLATIVES 2018 : LES SONDAGES ANNONCENT
LA GUERRE DES DROITES

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« Lolivié 1 PB » : aperçue à l'écran de Messalie TV avec un petit message énigmatique, Veronica Fataly a présenté ce jeudi 1er juillet les chiffres lissés de plus d'un an d'études d'opinion menées par l'Institut Doimouyé, dont elle est présidente-directrice. Tout sourire, elle a ainsi pu surprendre l'ensemble des journalistes politiques présents pour boire ses paroles comme à une source limpide : selon ses chiffres, qu'elle estime « solides », « lissés », « pondérés », « à peine modifiés pour correspondre à la réalité », l'échéance électorale majeure de l'année 2018 verra s'affronter un monde politique en recomposition complète. « Aucun scénario n'est écrit à l'avance », déclare-t-elle, maligne : « pas même celui d'une victoire des populistes. »

La maîtresse des sondages adore les chiffres et les barres de couleur, et s'il lui est arrivé dans le passé de les truquer un peu, elle estime que « l'erreur fait partie de notre marge brute », comprendra qui pourra. En revanche, elle a passé plusieurs longues slides sur la méthodologie employée par l'Institut Doimouyé pour écrire le rapport des chiffres ; plusieurs experts confirment la solidité des estimations avancées par Madame Fataly, en particulier quant au « revirement » sondagier depuis l'hiver : « le printemps arrive avec des bonnes nouvelles » pour la démocratie messaliote, selon Samaël Attable, ex-chapelain afaréen devenu conseiller en communication dans la capitale.

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« La période de domination de "L'Olivier" sur les intentions de vote est révolue », clame Madame Fataly, dont les origines bourgeoises ne sont sans doute par pour rien dans sa détestation des « populistes. » Celle-ci a dévoilé que le parti arrivant en tête des sondages était en effet, pour la première fois de l'histoire, le Parti chrétien-démocrate mené par Elisabeth d'Almirante. « C'est un sacré come-back », commente-t-elle au sujet du changement de match en deuxième mi-temps : à la première manche, la présidente des chrétiens-démocrates avait été éjectée de son siège de maire d'Ayx-en-Garance au profit d'Estève Calaudel, le candidat oliviériste. Et ce, dès le premier tour. « On pensait que le parti allait crever », dit un observateur : c'est tout le contraire qui semble se produire. « Les adeptes du Christ vivent la résurrection », s'amuse-t-on dans la salle, avant de rappeler la petite phrase du ministère : « l'abus de sondage nuit à la santé » et « les sondages n'ont pas de valeur prédictive. » Si tout reste à faire dans les urnes, au moins Elisabeth d'Almirante et ses collègues pourront-ils se féliciter d'avoir mené une pré-campagne efficace : tapant sans ménagement sur « L'Olivier », allant jusqu'à l'accuser de « fascisme » et de vouloir « exterminer 20 % des Messaliotes », les chrétiens-démocrates avaient mené une campagne très agressive pour rediaboliser un mouvement populiste en ascension ; cela semble avoir eu un effet important sur les publics indécis. Mieux : cela semble avoir attiré au Parti chrétien-démocrate des faveurs venues du centre, et notamment des anciens soutiens de la majorité.

« Le Parti réformateur ne convainc plus beaucoup », observe-t-on ensuite : celui-ci atteint péniblement la troisième place, se hissant tout juste au-dessus de la barre des dix pour cent ; un seuil vertigineusement bas par rapport à son « grand chelem » de 2015, qui lui avait permis de ravir la majorité des sièges au Parlement. Néanmoins, « le libéralisme politique n'est pas mort » ; les « Prométhéens », qui avaient connu leur heure de gloire au premier semestre 2017 avant d'être déçus au second tour des municipales, semblent se rapprocher de la ligne libérale. « Le populisme est de moins en moins à la mode », se risque Veronica Fataly : « malgré leurs manifestations, les communistes ne percent pas dans l'opinion. » Un journaliste de gauche objecterait que la création de l'organisation eurycommuniste loduariste n'est que très récente, et que les sondages sous-estiment la mobilisation des classes populaires en fin de campagne ; néanmoins, un constat objectif s'impose : une détestation anime une partie de l'électorat envers ceux qui veulent remettre en cause la liberté du commerce.

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L'Institut Doimouyé a fait une compilation de sondages, « en bouchant les trous si nécessaire », pour évaluer la dynamique des partis depuis le deuxième trimestre 2017. Boucher les trous, c'est ce qu'on appelle le « lissage », une technique de sondeur. On observe, sur le graphique évolutif proposé par l'Institut, la montée de « L'Olivier » au long de 2017, avec notamment la date d'octobre, échéance du premier tour des municipales ; puis, une ascendance importante, liée au succès de « L'Olivier » pour se présenter comme la seule alternative au régime réformateur. Une croissance du mouvement populiste qui a longtemps fait de lui le grand favori des législatives, laissant même à penser à des investisseurs internationaux qu'il pourrait prendre le pouvoir. Ainsi, la Zecca de Velsna s'est récemment fendue d'une dont le Directoire veut se plaindre de « l'ingérence » ; « cette note se mêle de politique interne », en plus de « nous qualifier de Ponzi. » Mal en a pris les Velsniens : Messalie est pleine de surprises, et si elle a bien culminé en avril 2018, la vague oliviériste semble céder le pas à un duel féroce avec les chrétiens-démocrates. Les deux partis conservateurs, flirtant avec le protectionnisme, se divisent sur une question essentielle : celle du rapport aux institutions. Si « L'Olivier » se démarque par sa volonté de faire table rase, les chrétiens-démocrates se posent en défenseurs du régime de libertés individuelles qui est consacré par la Constitution. A noter : le déclin du gouvernement est graduel depuis 2017. Mais le printemps 2018, marqué par une campagne violente, la suspension du journal El Horizonte par la mairie oliviériste d'Ayx-en-Garance, des manifestations, des tentatives d'intimidation et l'apparition de petits partis compétitifs, a vu les choses se recomposer en profondeur.

« Je ne pensais pas que les malus seraient si impactants », regrette quelqu'un qui tape sur son ordinateure : « le protectionnisme est vraiment diabolisé », et les partis qui appellent à supprimer le Conseil d'Administration voient désormais leur part dans les intentions de vote s'éloigner de la majorité absolue. Selon l'institut Doimouyé, c'est plutôt « une guerre des droites » qui s'annonce, surtout entre les chrétiens-démocrates et « L'Olivier » : « l'inversion des rôles est frappante », le parti bleu acier devenant le nouveau favori, tandis que le parti vert olive repassant du côté des challengers. « Le centre reste en embuscade », estime Madame Fataly qui essaie de cacher ses petites préférences : en ajoutant ce qu'il reste des réformateurs, des panhellénistes, des protestants-messaliotes et des unionistes, un bloc pesant autour de 30 % des voix semble se dégager : très éclaté, « il prend le risque de louper beaucoup de second tours » : une question majeure est donc posée à ces partis. Resteront-ils divisés ?

Avec une satisfaction non feinte, l'institut Doimouyé a savouré « la quasi-disparition de la gauche » du paysage messaliote : les communistes et les républicains, dont l'alliance avait scellé la victoire de 1961 et l'instauration d'un régime social protecteur, ne pèsent ensemble que huit petits pourcents ; les micro-formations néoanarchistes, tels que le Club des Phalanges, « restent microscopiques » et invisibles dans les intentions de vote. Le tassement de la gauche messaliote, incertaine et divisée, est-il dû à la progression du populisme et à la confusion avec des idées réactionnaires ? « La gauche devrait défendre le peuple de gauche », estime Kareem Abdalzuri, porte-parole de l'association « Queers Against Borders » qui milite pour la fin de la politique « injuste et sadique » à l'égard des immigrés sans-papiers. S'il soutient officiellement le Parti eurycommuniste, Kareem Abdalzuri souligne un fait central dans les études d'opinion : le « vote censitaire », qui « retire ses droits civiques au peuple » et « l'empêche d'exprimer sa voix. » La critique de la Loi électorale en vigueur est forte à gauche : celle-ci prévoit que seuls les citoyens messaliotes occupant un emploi ou ayant fait valoir leurs droits de travailleurs auprès de l'assurance retraite puissent être inscrits sur les listes électorales. Une règle qui élimine l'essentiel de la jeunesse en études, mais aussi les chômeurs. De plus, les étrangers, qui représenteraient autour de 10 % de la population majeure, n'ont pas non plus le droit de vote, ce qui est contesté par des franges radicales. « La gauche est forte sur le terrain social », veut croire un syndicaliste de l'Union Générale, « mais c'est un nain électoral. »

La grande question, selon Veronica Doimouyé, va être celle désormais de l'enracinement local. « Les intentions de vote au niveau national ne présagent pas forcément de l'issue des législatives », estime-t-elle, en prenant l'exemple des municipales de 2017 : malgré un score important, des partis comme les « Prométhéens » ont été éliminés, faute de passer sinon au second tour, du moins même au premier : le scrutin à deux tours fait des ravages, et avantage les partis dominants. « Le défi va être de s'implanter », considère en off un militant du Parti républicain ; « ou plutôt de se réimplanter. » Il déclare que « même si on fait un bon score, par exemple dix ou quinze pour cent », cela « n'apportera aucun siège si on ne se qualifie nulle part au second tour. » L'objectif est donc, pour les petits partis à l'ombre du match « olivéristes contre chrétiens-démocrates », d'émerger dans au moins quelques territoires, qu'ils pourraient remporter pour glaner des sièges.

« C'était la force des chrétiens-démocrates quand ils étaient un petit parti », rappelle Veronica Fataly ; avec moins de 15 %, ceux-ci étaient fortement implantés dans des territoires historiques, tels que le Maurac ou Ayx-en-Garance ; « tout ceci a disparu depuis 2015 », et l'ancrage territorial semble moins que jamais un atout pour les partis en mal de sièges. « Nous devons aller dans les villages, dans les territoires, dans les quartiers », estime un militant du Parti réformateur : « ce qui compte, ce n'est pas le pourcentage que peut pondre cette conne de Madame Fataly » ; pour lui, « l'essentiel, c'est de gagner des sièges en gagnant des circonscriptions. » La même analyse avait été faite par Maximilien Moreira, ténor de l'aile gauche du Parti républicain : « Il suffit d'un faible écart de voix pour gagner des dizaines de sièges », et pour cela, ce qui compte, c'est « être au second tour, au moins quelque part » plutôt que faire acte de présence au niveau national, « mais n'avoir aucune circo à la fin de la journée. »

Être au second tour : voilà qui devrait obséder tous les partis. Les élections législatives, qui auront lieu en octobre 2018, seront non pas une grande élection, mais une série de duels. L'objectif : arriver en premier ou en deuxième dans une majorité de dèmes. « Les municipales 2017 ont montré à quel point le système à deux tours était redoutable », déplore un professeur de droit, engagé pour le passage à la proportionnelle : « si vous n'êtes pas dans les deux premiers, vous disparaissez » : c'est ce qui était arrivé aux « Prométhéens », et qui avait renforcé la domination de « L'Olivier » sur l'opposition à l'issue du second tour : « beaucoup de gens qui voulaient protester contre le gouvernement ont voté par défaut pour les candidats populistes », dit-il, « cela a été mon cas » : résultat, des dizaines de mairies gagnées par un parti qui semblait marginalisé sur la scène politique.

Comment séduire les territoires ? « Il faut y aller », déclare le militant qu'on avait interrogé auparavant : « il faut parler de l'histoire locale, des problématiques locales. » Les réformateurs, en off, ne cachent pas leur admiration pour un cas spécifique : celui de Georgio Lavare, élu malgré lui maire du Haut-Teyras, qui a redonné de la fierté à son territoire en promettant l'installation d'un réacteur nucléaire de pointe. Le dème rural, bientôt une petite puissance technologique mondiale ? « Les gens du coin aiment l'idée », regrettent avec lucidité les opposants au maire, qui veulent désormais séduire « les militants écolos » pour les aider dans leur combat. « Dans plein de dèmes, il y a eu des constructions anarchiques d'usines » qui ont pu avoir des conséquences négatives auprès des locaux. Sites spatials, aciéries polluantes, ou encore agences de communication pleines de bobos peuvent effrayer les autochtones ; au contraire, dans d'autres cas, la création d'emploi pourrait soutenir l'enracinement local. « Il faut parler aux gens de choses qui les concernent », conclut-il. C'est ce qui fera la différence.
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Martin d'Estillac, l'orateur du P.C.D // Pedro Sanchez, Premier Ministre du Royaume d'Espagne.

Le Parti Chrétien Démocrate, première force d’opposition et pourtant grand oublié du débat public.

Rediffusion du discours de Martin d'Estillac, sa douce voix grave et posée résonnera longtemps dans les oreilles messaliottes...

"Si on se penche sur les médias propagandistes faisant l’apologie des pires idéologies du monde on se rends très vite compte que deux habiles moyens rhétoriques sont mis en place ; la politisation des associations et la diffusion d’idées nauséabondes par la charité, et surtout le « nous contre eux » ou devrions-nous dire ; « le Nous contre la Barbarie » ; que ce le Parti Eurycommuniste Messaliotte qui se dresse en rempart contre le fascisme alors qu’Elisabeth d’Almirante avait affirmé, dans un discours du 30 avril, qu’elle même choisirait l’anti-fascisme plutot que la collaboration avec les formations qu’extrême droite. Chez l’Olivier même son de cloche ; « Nous ou le communisme », « Nous contre la radicalité » ; et au centre, le P.C.D, formation conservatrice de droite modérée particulièrement oublié du débat public et des enflammées diatribes que ces deux camps s’échangent. Cette tendance à invisibiliser la masse silencieuse, à lui faire croire les pires bobards, à présenter des ripoux comme d’honnêtes commerçants, par exemple, et si nécessaire ou l’oublier ; affirmer directement que les 22 % du corps électoral sont les seuls représentants de la démocratie messaliotte face au reste, porte un nom simple ; la polarisation du débat public. Diviser pour mieux régner en d’autres termes. Après tout, nous avons deux formations aux antipodes idéologiques ; l’Olivier, fasciste, le P.E.M, eurycommuniste, pour un seul électorat ; les classes laborieuses, celles qui travaillent de leurs bras et qui luttent au quotidien pour s’en sortir ! Il est tout naturel que les mesures les plus radicales ; sont celles qui plaisent le plus. Et dès lors s’installe une véritable course à la radicalité entre les deux partis ; une course qui ne souffrirait d’aucune manière que des formations modérées, raisonnées, s’immiscent dans cette monté à la violence et à la haine.

Car ces deux partis ne roulent dans les sondages uniquement grâce à une rhétorique agressive, un discours haineux, franc-parler de façade qui veut se donner des airs populaires, en un seul mot la haine. La haine gratuite, dirigée et surtout que l’on tente de légitimer. À l’extrême droite se sera les étrangers, ces « sales naziates », les wanmiriens, les san-youtéens, les « alguaranos » dorénavant… Et à l’extrême gauche se seront ces « parasites » qui ont le malheur d’être « riches », ou du moins d’appartenir des groupes socio-professionnels, des classes, qu’il est bien trop facile de dénigrer pour passer pour un héros. Les deux faces d’une même pièce en un mot. La haine de l’étranger pour certains, la haine du riche pour d’autres. Cette rhétorique est vieille comme la politique et ça a toujours été le carburant des partis politiques populistes. Comme on le sait tous, il est bien plus difficile d’unir la société autour d’une cause commune ; comme les violences faites aux femmes à titre d’exemple, que de l’assembler autour d’une haine commune ; dans ce cas-ci le Bourgeois et l’Étranger. Le Mal à l’état pur, n’est-ce pas ? C’est systémique et c’est à ça qu’on reconnaît les partis aux tons populistes ; ils jouent sur le sentiment de la « Forteresse assiégée », du Nous contre eux, du Nous contre la barbarie pour asseoir leur influence. La programmatique est différente, mais le fond et la haine est la même ; seulement elle n’est pas dirigée vers les mêmes cibles ! Et ça qui rends très intéressant l’analyse de ces partis là ; si l’on se penchait sur le P.E.V et les Optimates Fortunéens… la haine est dirigée contre le Bourgeois ou l’Achosien ; l’ennemi est différent, mais comme on le constate en comparant les partis radicalisés de Messalie et de l’étranger la mécanique est toujours aussi simple ; Nous représentons le Bien, la Majorité, que sais-je la Morale contre eux les Barbares, les Etrangers, les riches ! C’est à la fois fascinant et déroutant, mais une chose est sûr ; c’est maladif et c’est ce qui trahit ces populistes en culotte courte.

Et de cette analyse de départ, nous pouvons en conclure plusieurs choses ; en premier lieu le besoin de faire passer des faits isolés pour une vérité générale absolue et non-questionnable ; un touriste wanmirien agresse une dame ; c’est dans la nature de la diaspora wanmirienne. Un immigré wanmirien trouve du travail ; c’est nécessairement qu’il a mis au chômage un autre ouvrier messaliotte. Un patron baisse les salaires dans une petite usine ; tout les patrons ont donc baissé les salaires. C’est un effet de loupe, une hyperbole rhétorique pour permettre de mettre tout les malheurs de la société sur le dos d’un groupe, d’une classe, d’une ethnie ou d’une race. C’est cet effet que nous retrouvons dans les divers publications pro-Olivier ; « Regardez les communistes ! Ils mettent en péril les valeurs messaliottes ; unissez-vous autour de l’Olivier, rempart à la sauvagerie rouge ! » que représente le P.E.M dans les sondages ? Rien, si ce n’est que deux pourcents des suffrages ! Effet de loupe qu’une surexposition du P.E.M légitime et banalise ; étrangement, le Parti-Chrétien-Démocrate qui pulvérise tout ses records, personne n’en parle. Pourquoi ? Parce que le P.C.D ce n’est pas un élément menaçant pour les Messaliottes ; c’est une formation modérée ; conservatrice et de droite ; qui irait lancer une croisade contre d’Almirante par ce qu’elle défends les étrangers et une baisse d’impôts pour les petites et moyennes entreprises ? Personne ! Parce que ce n’est pas une menace ! On l’a vu plus tôt mais toute la rhétorique oliviériste repose sur le mythe de la « forteresse assiégée » ; pour l’Olivier l’ennemi est l’étranger qui nous « volerait » tout ; nos emplois et notre souveraineté et bientôt nos femmes à en entendre certains…. Et eux ils représentent le Bien, la Messalie « profonde », celle de la « fête des fantômes » et l’identité messaliotte dans toute sa globalité ! Et bien évidemment ; il faut s’attarder sur les discours de pseudo-intellectuels qui essaiment dans notre pays pour appuyer cette rhétorique là !

Citons donc un discours récent, de l’une des meneuses du collectif Artemis, spécialisé dans la calomnie et la provocation ; Démétra Pinaille plus qu’elle n’agit est claire lorsqu’elle dit que les «  Les Messaliotes ont maintenant un choix de société à faire : bâtir un véritable rassemblement populaire pour tous, qui unisse toutes les classes de la société dans un projet rassembleur comme celui de l'Olivier, ou bien continuer à s'entre-déchirer et laisser le Loduarisme, avec ses camps de travail forcés et ses millions de morts, planter ses griffes en Messalie »

Si l’on excepte les inexactitudes propres à chaque déformations historiques pour un camp politique, cette phrase est très intéressante. Bien sur elle établit le Front des Travailleurs Messaliottes comme un modèle « rassembleur » (qui en exclut malheureusement les étrangers… et ceux qui ont adhéré à d’autres syndicats, et ceux qui ne pensent pas comme l’Olivier aussi…enfin bref, un projet qui rassemble seulement des fascistes en culottes courtes…) qui unit… contre le communisme. Encore une fois, on retrouve la rhétorique de la forteresse assiégée ; l’ennemi c’est la Barbarie face au Bien oliviériste. Le Mal vient de l’extérieur, c’est donc à l’intérieur de se protéger contre ce nouveau fléau. Ici l’unité est faite au nom d’un ennemi prétendument commun et conquérant, invasif et… bien entendu étranger. Le « planter ses griffes en Messalie » est à mon sens particulièrement évocateur ; les idiots utiles du mouvement oliviéristes se contenteront du traditionnel « non mais vous avez mal compris… » et pourtant le sens est clair comme le l’eau de roche ; « planter ses griffes » relève d’une agression extérieure ; seulement il faut s’interroger sur cette tournure de phrase qui pourtant est assez explicite ; est-elle de l’emphase maladroite d’une étudiante qui se veut idéologue ou est-ce qu’au contraire elle fait référence aux étrangers, plus précisément des velsniens, qui fondèrent le P.E.M ? Une question tout à fait intéressante qui dévoilerait assez bien le jeu xénophobe que mène ce parti ; même des Blancs étrangers ils n’en veulent pas ! Alors que penser des racisés ! Et là encore cette phrase est assez intéressante ; le « Grand Tout » messaliotte que Démétra tente de diffuser ne semble pas souffrir des nouveautés étrangères !

Seulement, une chose est intéressante, car dorénavant l’Olivier, après avoir subitement pris conscience que ce n’est pas un parti de l’« Arc républicain », cet Arc qui est attaché à la démocratie, à la défense des minorités, à la sauvegarde des droits fondamentaux de tout individus ; points que l’Olivier viole sciemment en considérant qu’un investisseur étranger est nécessairement un « colon » (se référer aux prises de paroles de Colonna), en fermant des journaux qui s’opposent publiquement à son nauséabond projet, et dorénavant en se permettant de remettre en question la nationalité de la patronne du P.C.D. Ce n’est pas crime, c’est un outrage et surtout un argument de plus à notre démonstration ; l’Olivier est fascisant et comme tout parti de ce genre, la xénophobie est monnaie courante ; « Almirante est autant messaliote qu'elle est alguarena, c'est-à-dire de passeport ». Évidemment, la couleur de la peau doit jouer un peu dans ce jugement ; pour cette femme qui n’a « jamais eu à se battre ». L’Olivier est fascisant car il incarne une « rupture » avec le monde politique traditionnel, une nouveauté par rapport à ces « élites déconnectées de la réalité » et populiste de par son agressivité de plateau ; sa violence verbale. Almirante a eu à se battre contre le racisme ! Alimirante doit encore se battre contre le racisme, après avoir vécu des décennies à Messalie ! Après avoir repris un parti historique de l’Arc républicain, elle doit encore avoir à affronter les simagrées d’une étudiante en mal de célébrité ! Elle n’a jamais eu à se battre pour son droit de vote ? C’est sûr, venant d’une étudiante souhaitant le retirer à tout ceux qui sont un peu « basanés » ou qui ont trop d’ancêtres « pas assez messaliottes », ça reste tout à fait ironique. Car maintenant, le fascisme s’est trouvé son nouvel ennemi et ça il tient à le faire savoir. Dorénavant le P.C.D est le mal absolu ; Almirante veut unir autour de la Démocratie et de la fraternité ; qu’à cela ne tienne, l’Olivier se chargera de jouer le jeu républicain pour mieux l’expulser (tant au sens littéral que figuré…) ! Dorénavant le P.C.D est le part de l’« étranger », pourquoi me diriez-vous ?

C’est simple ! C’est parce qu’Almirante cumule les défauts pour ces masculinistes nationalistes ; c’est une femme. Elle est de couleur. Elle né en terre étrangère. Elle représente tout ce qu’ils détestent ! Comment ça une femme n’a pas eu à se battre dans un monde politique où les hommes sont majoritaires ? Comment ça elle ne s’est jamais battu pour son droit de vote alors qu’encore aujourd’hui certains veulent le lui enlever ! Et ensuite, on est à deux doigts de l’accuser de mener une cinquième colonne étrangère pour favoriser la monté au pouvoir du P.E.M ! Elle n’a pas eu à se battre avec son mari pour entrer en politique ? Voulez-vous vraiment qu’elle en parle ?! Et puis, en plus de cumuler plein de désavantages aux yeux de ces fascistes abrutis aux caricatures, elle a osé être riche ! Alors là, mesdames et messieurs, c’est le pompon final ; cerise sur le gâteau devrions-nous dire ; Madame d’Almirante, en plus d’être une femme, en plus d’être de couleur, en plus d’être née à l’étranger est riche ! Elle a réussi ! N’est-ce pas le jackpot pour ce parti qui fait passer chaque étrangers un peu fortuné pour des colonisateurs en puissance ? Elle cumule les désavantages, n’est-ce pas ? Dorénavant, soyez certains d’une chose, c’est que le P.C.D est dans la ligne de mire de l’Olivier ; tout pour déplaire et pire encore ; le P.C.D a un projet constructif, l’Olivier n’est là que pour les expulsions massives et la délocalisation.

Car il faut retenir une chose ; il est facile de rassembler autour de la destruction, de jouer la carte de la « colonisation » étrangère pour rassembler artificiellement un groupe autour de soi ; la rhétorique « du nous contre eux » est simpliste et ne nécessite pas beaucoup d’efforts intellectuels. Au fond, c’est assez simple de se trouver un « ennemi », il suffit d’exagérer les choses et tout roule comme sur des roulettes comme tout le monde le sait. En revanche, jouer autour d’un projet commun c’est plus difficile, jouer l’unité nationale est bien plus complexe ; en atteste le discours d’Almirante ; certes elle n’est pas exempte de tout reproche et pourtant elle tends la main à l’intégralité de la classe politique ; qu’elle soit anti-républicaines (Olivier et le P.E.M) ou plus traditionnelle ; elle a cherché à unir cette dernière dans la lutte contre les violences faites aux femmes et qu’est-ce qu’elle reçoit ? Des crachats, des crottes de nez ! Elle prends à bras le corps un problème qui devrait unir toute la société ; et l’Olivier, ou du moins ceux qui en font la promotion, trouve seulement ça « dégueulasse ». Le constat est simple, clair et limpide ; le populisme fasciste ne bâtit rien. Il ne fait que détruire. Il n’a qu’un mot à la bouche ; la critique ! Et en face c’est exactement la même chose ! Toujours à cracher du venin, à essayer de faire de la classe politique traditionnelle un monstre informe ! L’Olivier calomnie Almirante ; mais est-ce que cette dernière a remis en cause, ne serait-ce qu’une seule fois, la nationalité d’un des membres de l’Olivier ? Jamais ! Et c’est de cette manière que l’Olivier n’est pas plus républicain que le P.E.M ; la classe politique traditionnelle ne se permettrait, jamais ô grand jamais de calomnier aussi impunément ses adversaires ! Cette méthode de diffamation là, on préfère la laisser aux populistes de bas-étage !

Les classes politiques traditionnelles construisent ; élèvent et unissent, les fascistes préfèrent les déclarations fracassantes, les projets fous bien médiatisés, la popularité aux vraies décisions ! Ils se drapent de la toge de la popularité pour mieux asséner à leurs attaques ad hominem ! Et pire encore, ils se permettent de méconnaître les causes qui bouleversent le monde politique messaliotte ; que l’on soit clairs mais je crois sincèrement que Démétra Panelli a lu un texte plus qu’elle ne l’a rédigé ; sinon elle se serait rendu compte des énormités qu’elle dit. Enfin ; accuser Almirante d’être l’idiote utile du P.E.M c’est fort de café ; le P.E.M ne s’est pas crée à cause de la suprématie politique fantasmée du P.C.D, je crois que Monsieur don Burna est assez clair ; « J’en appelle à tout ceux qui se sont fait emmerder par les crânes rasés de l’Olivier… » à ce que je vois, le P.E.M s’est formé en réaction à la subite monté dans les sondages de l’Olivier ! Il faudrait peut-être comprendre de quoi on parle avant de dire à l’une des Mastodontes de la politique messaliotte ; à la patronne du premier parti de droite modérée messaliotte qu’elle n’est qu’une sale bourgeoise « déconnectée ». Un déni de réalité qui caractérise très bien ces étudiants et ces bourgeois s’improvisant révolutionnaires et politiciens…

Pire encore, en sortant de telles énormités, elle permet de polariser le spectre politique messaliotte ; elle n’unit plus, elle divise. Elle sape elle-même son propre programme ! Elle trahit elle-même ses électeurs ! Elle promets la division en jouant sur un effet de loupe de pervers qui se base sur une surmédiatisation du P.E.M et qui mystérieusement invisibilise le P.C.D ! Il semblerait que dans cette course à la radicalité et à la violence verbale, l’Olivier souhaite expulser de la nouvelle offre politique en construction toute opposition modérée qui puisse proposer une alternative constructive qui dépasse de très loin le fameux ; « c’est la faute aux étrangers ». En se proposant comme une alternative à peine moins radicale, l’Olivier cherche avant tout à faire gober son funeste projet à la société messaliotte ; et ils ont à tout pris besoin de faire croire que le P.E.M est la seule option possible ! Or, Je vous le demande ; qui préférez-vous entre Peste Rouge et Peste Noire ? Pour qui préférez-vous voter ? Pour ceux qui érigent la dictature loduariste en exemple ou ceux qui salivent d’envie devant la Rimaurie ? Ou au contraire, vous choisissez le parti de la mesure, de la République et de la Fraternité ?

Que don Burna le veuille ou non, que Pinalli le veuille ou non ; le Parti Chrétien Démocrate est une véritable alternative que l’on peut et que l’on doit prioriser ! C’est le parti du peuple, c’est le parti de la démocratie, c’est le parti des affaires ! C’est le seul parti qui veut rassembler la société Messaliotte ! Face aux immondes critiques des Pinaille plus qu’elle n’agit ; le Parti Chrétien Démocrate, unit et rassemblé derrière Elisabeth d’Almirante et son programme est une alternative viable ! Entre le fascisme et le communisme vous pouvez choisir la voie du dialogue démocratique, de l’État social et de la nation ouverte aux affaires ! Le P.C.D propose l’unité derrière des causes communes qui nous concernent tous ! En face, l’Olivier propose la division et la haine de la prospérité et le P.E.M choisit la violence de classe ! Ici, le P.C.D jure son attachement à la démocratie, à la généralisation du droit de vote aux chômeurs et aux étudiants (comme rappelé par Almirante dans un discours du 30/04), la promotion du travail et de l’éthique ! L’Olivier et le P.E.M ne sont pas les seules solutions qui se présentent aux électeurs messaliottes ; bien au contraire ; l’Union, le Parti Protestant, les Réformateurs et les Républicains ; ils représentent mille et une nuances ; ce sont encore les signes de notre démocratie est capable de présenter une offre variée et saine à ses citoyens ! Et surtout ; on ne le rappellera pas assez mais le P.C.D s’oppose catégoriquement au fascisme oliviérien ! À ces populistes en costards qui disent préserver la démocratie en polarisant encore plus la société ! En choisissant le P.C.D, vous choisissez l’Unité !"
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Le Temps, quotidien italien conservateur.

Juliano Ezperanza lors de l'inauguration de J'aide mon village comme association. // Papa Dutton dans Yellowstone.

« Aide ton village », la nouvelle association des Chrétiens-Démocrates qui connaît un franc succès dans les zones rurales.

Hier soir, le Comité National des Jeunes Agriculteurs, une association présidée par Juliano Esparanza, l’un des géants du monde agricole, ainsi que le Syndicat des Jeunes Agriculteurs Indépendants et plusieurs ex-maires des communes rurales du Parti Chrétien Démocrate ont annoncé la formation d’une nouvelle association pour permettre de désenclaver les Communes rurales et d’encourager à un émigration dans ces zones bien trop souvent délaissées. Au programme ; redonner vie à une vie locale active, encourager le tourisme et favoriser l’implantation d’entreprises dans les villes peu peuplées du monde rural messaliotte. L’objectif a le mérite d’être clair, mais cette fois-ci « l’État a échoué » regrettent plusieurs agriculteurs présents sur place ; dorénavant c’est aux communes se joignant officiellement aux efforts de l’association de prendre en main ce projet ; clairement piloté par des anciens maires toujours membres du P.C.D ; l’accent et mis sur l’inclusivité et la diversité des actions qui seront entamées. « Auparavant, c’était bien simple ; soit t’avait le maire qui se chargeait de tout faire, soit c’était les agriculteurs, soit c’était les jeunes ! Mais c’était pas du tout efficace ! À la fin on se marchait dessus et on avait aucune coordination ; c’est à ce moment qu’un comité d’étudiants catholiques, en provenance des régions rurales, mais qui s’étaient formés dans les villes ont décidé de nous aider ; ils avaient acquis une certaine expérience dans les milieux associatifs du Secours Catholique. Et ils nous ont aidé et conseillé pour l’organisation et le financement de cette nouvelle association qui vise à unir le monde rural autour de plusieurs problématiques qui lui sont propres ».

Ainsi, durant deux ans, ces jeunes, ces agriculteurs et ces ruraux ont crée tout un réseau d’amis et de collègues favorables à la propagation du projet ; déjà plusieurs objectifs furent trouvé ; avant d’essayer de moderniser la campagne il fallait qu’elle puisse se faire connaître à l’échelle nationale ; excepté pour ceux qui ont grandi dans les verdoyantes prairies messaliottes ; le monde rural n’évoque pas grand-chose ; si ce n’est des vaches, une ferme et des champs. Le terroir, est là se joue toute une tragédie, est très mal considéré à Messalie. Ou plutot il est déconsidéré ; la politique messaliotte est menée depuis les villes par des citadins ; et ces derniers oublient bien souvent les vraies racines de Messalie ; Messalie c’est un terre, c’est des traditions millénaires qui dépassent de très loin les fêtes fantômes et les Croix qui brûlent ; c’est ça que beaucoup de politiciens oublient, ils sont pour la plupart déracinés d’une part, et ensuite lorsqu’ils essaient de parler d’un milieu qu’ils ne connaissent pas ; ils le caricaturent, vantent sa pureté sans même savoir ce qu’elle signifie vraiment ! C’est exactement la même chose à droite comme à gauche ; on croit bien souvent que par ce que les agriculteurs ne représentent que cinq pourcents de la population, ils représentent la ruralité dans son intégralité ; mais ce monde ne se limite pas uniquement aux travailleurs agricoles ; il y a aussi des familles, des professeurs et des médecins, des petits entrepreneurs ! Ca représente en tout trente pourcents de la population !

Et pourtant, ces millions de messaliottes sont quasiment abandonnés ; aucun plan d’envergure, aucune prise en compte du manque de sécurité fiscale pour les agriculteurs… Dans le monde politique, surtout chez ceux qui croient tout connaître de la Messalie profonde pour avoir visité une exploitation agricole et placé trois maires à des mairies reculées ; comme les Réformateurs ou l’Olivier, il existe deux catégories d’individus ; ceux qui croient connaître et qui prennent des décisions contre-productives pour la localité en décidant d’ouvrir des usines automobiles dans une région où l’eau est une denrée précieuse et qu’elle ne doit pas être utilisée pour construire des voitures mais pour arroser des champs, ou qui préfèrent ignorer voire dédaigner le monde rural et le considérer comme citadin mais avec internet en moins… Et qui par conséquent ont dédaigné pendant très longtemps ces régions là.

Elles qui connaissent une croissance économique difficile, qui manque de tout et qui surtout est vue comme « rasoir », « has been » par une jeunesse qui a besoin de s’épanouir et qui pourtant voit des villages que les petits entrepreneurs ont déserté. Ce besoin là d’infrastructures se fait de plus en plus ressentir, c’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi les jeunes préfèrent quitter assez tôt leurs villages pour rejoindre la ville ; moderne, confortable et active. C’est d’ailleurs pour cela que beaucoup de villages ou de petites communautés doivent maintenant avoir à faire à une véritable fuite de population et c’est pourquoi les villages se vident sans que personne ne puisse rien y faire ; la ville est bien plus attractive et les campagnes ne peuvent rivaliser contre ça. Elles manquent de services, et donc d’opportunités économiques pour la jeunesse. De plus, plusieurs statistiques montrent que les jeunes ruraux ont du mal à intégrer de Grandes Ecoles ou d’accomplir des études plutot longues ; la différence de qualité et d’investissements entre l’école rurale et citadine se faisant souvent sentir aux détriments des résultats des jeunes. C’est souvent cette différence là qui explique pourquoi de nombreux parents préfèrent envoyer leurs enfants dans de bons internats dans les villes ; pour ceux qui en ont les moyens. Et comme toujours, mis à part quelques députés du P.C.D pour hurler dans les gradins de l’Assemblée lorsque Tomarel décide de fermer plusieurs hôpitaux dans des régions rurales, les pouvoirs publics restent apathiques et les mairies ne reçoivent pas les financements nécessaires pour maintenir un niveau de services acceptables ; amplifiant de ce fait la crise démographique que connaît le monde rural. C’est un véritable cercle vicieux qui à terme aura la peau des habitants de ces zones là.

Un autre problème, les néo-ruraux ; ces bourgeois citadins qui s’installent dans les communes rurales sans même prendre la peine de connaître leurs histoires ; et même s’ils s’intègrent bien, ils conservent certaines habitudes extrêmement déplacées ; une critique bien trop bruyante de la chasse et de l’agriculture intensive ; une certaine condescendance même. Pour eux, initialement ; la campagne c’est la ville, mais sans le bruit des voitures et le réseau qui capte difficilement. Et dans leurs sillages s’installent des épiceries bio qui achètent des produits revendiqués comme « bio » en provenance de l’étranger ; moins chers et surtout garantis comme « fiables », au détriment des produits locaux et artisanaux ; continuant à semer la discorde au sein de ces communautés pourtant si tranquilles qui ne savent comment accueillir ces nouveaux venus aux us et coutumes radicalement différentes. Si les petits boutiquiers considèrent qu’ils sont une bénédiction ; ils augmentent le nombre de clients, les agriculteurs le regrettent car ils voient débarquer de nouveaux produits sur des marchés villageois qui leurs étaient auparavant acquis.

C’est en aillant conscience de ces problèmes que ces jeunes créèrent en 2016 le programme « Grandes Écoles dans le monde rural » en partie financé par les maires du P.C.D dans le nord messaliotte qui visait à aider les jeunes issus de milieux à trouver des places dans des Grandes Ecoles extrêmement réputés. L’interface, certes « rudimentaire », permettait néanmoins d’entrer en conctact avec des jeunes qui ont intégré ces prestigieuses écoles qui pouvaient ainsi partager leur expérience et expliquer ce qui était attendu des candidats. Cette application a connu un grand succès et, lors du Congrès annuel des Chrétiens Démocrates en 2016, plusieurs élus du P.C.D ont publiquement affirmé que le Parti devait encourager ce type d’initiatives ; « prospères aux campagnes et à notre jeunesse ! » expliquant pourquoi beaucoup d’associations rurales connaissent une prédominance des membres du P.C.D. Ces outils bien pratiques, ont même pu ouvrir de nouvelles filiales ; dorénavant les étudiants membres de cette association peuvent discuter avec des Antériniens et des étudiants messaliottes qui ont intégré les grandes écoles de droit et de commerce ; comme la Faculté de Droit et de Théologie Saint-Jérôme d’Antérinie, qui a même décider de réserver une dizaine de places pour les étudiants messaliottes.

Dorénavant, cette association affiche plus d’ambition et est bien décider à aider les campagnes ; son fondateur nous explique : « Je me rends compte, en discutant avec les autres étudiants, qu’ils ne connaissent rien des campagnes ; et je pense qu’il faut leur présenter une autre vision de la campagne, beaucoup moins négative. C’est nos terroirs avec une culture propre à chaque provinces ; ne dites pas à gars du Vivelay qu’il est exactement pareil que ceux de Damargue ; ce sont des cultures et des traditions très différentes et je pense que cette différence là fait la vraie richesse des campagnes. Et avec les professeurs du coin, j’ai décidé de participer à créer un nouveau site internet qui promouvra les cultures régionales et qui mettra en avant leurs rôles dans la formation de la nation messaliotte ; car on considère souvent que ce qui a fait Messalie c’est Messalie et l’on oublie souvent que les campagnes ont joué un rôle clef dans notre histoire. Je pense que cet outil aidera les néoruraux à leur faire découvrir la vraie campagne, qui dépasse de loin le cliché d’une promenade autour d’un champs clôturé. Et je suis sur que ça aidera les jeunes à renouer avec le terroir, que ça en fasse une force plus qu’une honte. Et puis, je suis persuadé que ça pourrait attirer des touristes attirés par le patrimoine et l’histoire de ces provinces ; et ça les campagnes en ont besoin. »

Mais ce n’est pas tout, l’association « Aide ton village » est avant tout une sorte de consortium d’associations qui peuvent se soutenir mutuellement dans l’objectif de promouvoir les traditions et d’aider sur tout les plans possibles les communes rurales ; un jeune diplômé en droit nous explique ; « je voulais aider ma commune mais je savais pas comment ; et puis je ne peux pas travailler là-bas, il n’y a pas assez d’opportunité, en revanche, j’ai récemment rejoint une association pour conseiller les entrepreneurs et les particuliers qui souhaitent s’installer dans les zones rurales ; leur donner quelques conseils pour gérer la fiscalité et trouver des endroits attractifs. On a même préparé des actions pour pousser le gouvernement à se montrer plus prudent avec la pollution de sols, beaucoup d’agriculteurs vivent de leurs terres et l’objectif serait d’éviter que les produits utilisés dans la production d’airbags explosifs ne se retrouvent dans nos sols ; ça coulerait définitivement nos récoltes… Et c’est pour ça que notre association milite ; pour l’établissement de normes juridiques fixées par des agriculteurs ; c’est eux qui connaissent le domaine, pas les politiciens. Et on reste en contact permanent avec les agriculteurs ; l’objectif c’est de travailler ensemble à des actions qui aient un véritables impacts ; ça passe par des pressions auprès des politiciens, des manifestations et des grèves agricoles. Nous on agit avec efficacité sur tout les plans pour soutenir la croissance rurale. »

Ainsi, « Aide ton village » essaie de toucher à tout ; aider les agriculteurs, favoriser le tourisme responsable dans les zones rurales ; et même encourager les petits entrepreneurs en leurs présentant plusieurs propositions de projets et des plans pour répondre à des besoins concrets. En tête de ces initiatives, de jeunes étudiants qui ont fait leurs armes dans le milieu associatif, catholique généralement, même si certains ont aussi participé à des actions d’autres associations. L’objectif initial de j’« Aide mon Village » est clair ; il faut mettre en relations les diverses associations chargées de la protection et de la promotion des cultures régionales, de celles permettant aux étudiants issus de milieux ruraux de pouvoir intégré plus facilement les Grandes Ecoles et réussirent leurs études et leur adaptation à la vie urbaine. Le projet « Aide ton village » a pour but d’unir les ruraux autour de la campagne et d’aider cette dernière à prospérer en encourageant les investissements responsables et un repeuplement des villages. Si pour l’instant ça reste un ensemble d’actions simples et avant tout localisées dans les anciens dèmes sous couleur bleu acier, l’Association espère pourvoir étendre ses actions à d’autres dèmes. Voire même à réellement alerter les pouvoirs publics sur les difficultés que connaît le monde rural.

L’Association espère pouvoir étendre ses actions à des domaines plus concrets et plus utiles pour les agriculteurs ; j’« Aide mon village » a déjà engagé des démarches auprès du Syndicat des Agriculteurs Indépendants, de Messaterre et même de syndicats étrangers pour la levée d’une véritable « banque agricole » chargé de proposer des prêts à faibles taux aux agriculteurs pour les aider à moderniser leurs outils agricoles. D’autres projets sont aussi en réflexion et attirent l’attention du P.C.D ; comme la restauration des chemins de fers entre les différentes gares pour permettre de désenclaver les zones rurales ; et donc de les aider à connaître une nouvelle prospérité. D’ici les prochaines semaines, le Parti Chrétien Démocrate a même annoncé publiquement qu’une série de visites dans les zones rurales auront lieu et seront ponctuées de conférences avec les syndicats agricoles, les associations locales et les simples citoyens pour réadapter les orientations programmatiques du P.C.D et les faire correspondre « aux réels besoins des ruraux sans pour autant tomber dans la caricature et le dogmatisme ». Le ton est encore une fois donné ; après avoir proposé d’unir la société messaliotte autour des femmes battues et de leur protection, Almirante, faisant fi des bassesses de certaines intellectuelles fainéantes, se concentre dorénavant sur le monde rural et ses problèmes. Les principaux sujets épineux étant évidemment le rapport du P.C.D vis à vis du protectionnisme agricole et ses mesures phares pour désenclaver les zones rurale.

Luigi Carallo pour le Temps.
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