25/11/2018
06:42:24
Index du forum Continents Eurysie Carnavale

Hôtel d'Eurysie - Page 3

Voir fiche pays Voir sur la carte
1151
Quelques heures plus tôt, dans le domaine Castelage...

Améthyste et son oncle, Hugues-Charme Castelage, s'entretiennent à dos de cheval.

Améthyste et son oncle, Hugues-Charme Castelage, s'entretiennent à dos de cheval.

- Mon oncle, ce gala sera l'un des plus importants pour notre famille. Cependant j'aimerai que vous n'y assistiez pas. Il y a un certain nombre de tâches cruciales que je veux voir finalisées pendant la soirée, mais puisque je serai là-bas, la responsabilité vous incombe de les terminer pour moi. C'est un grand sacrifice que je vous demande car je sais que vous adorez le pâté de dodo en croute, mais je vous assure que c'est très important.

- Ma nièce, pour Carnavale il faut savoir donner de sa personne. Comment puis-je vous aider dites moi ?

- Alors c'est très simple : je vous ai fait une liste. Vous ne pouvez pas vous tromper.

Message secretInformation secrète réservée aux personnes autorisées
- Pour ce qui est de notre action de ce soir, je m'en occupe personnellement.

- Je ne me rendais pas compte à quel point c'était dense. Heureusement que la majeure partie est déjà réglée depuis un moment

- Cela fait tout de même un an que nous travaillons dessus maintenant, cela semblait impossible et pourtant nous l'avons fait. Qu'il est bon d'être prévoyant.

- Ave ma nièce, qu'il est bon d'être intelligent. Ne rougissons jamais de nos triomphes.

- Faites simplement le tour des popotes pour vérifier que tout est réglé et nous pourrons passer sereinement à la suite.
1584
Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Un scientifiquePapillons de lumière, sous les projecteur

- C'est à vous tous ces papillons ?

Le salon est rempli de papillons de toutes tailles et de toutes couleurs qui volent autour d'un scientifique en blouse blanche.

- Oui je les élève et j'essaye aussi de les dresser.

- Est-ce que ça fonctionne bien ?

- Pas vraiment, leur intelligence est très limitée... ce sont des toutes petites bêtes vous savez.

- On dit qu'au Shuharri, ils font des drones de la taille d'insectes. Ce serait peut-être plus efficace d'utiliser des robots plutôt que de vrais papillons ? Avec une carte-mère à la place du cerveau vous pourrez les piloter à distance.

- C'est incroyable ça ! C'est toujours pareil avec vous les ingénieurs ! Si la nature ne vous convient pas vous proposez de la remplacer par quelque chose d'artificiel mais on ne peut pas toujours tout contrôler !

- C'est vous qui parliez de les apprivoiser ?

- Apprivoiser c'est se mettre à leur hauteur, apprendre à les comprendre pas les... les tuer comme ça et mettre des machines à leur place...

- Et avec des phéromones, vous avez pensé aux phéromones ? Si vous vous en aspergez ils vous prendront pour leur reine.

- Mais les papillons n'ont pas de reine ?

- Ceux-là peut-être que non mais laissez moi vous en fabriquer quelques uns avec de l'ADN d'abeille et vous l'aurez votre essaim tueur.

- Qui a parlé de tuer ?

- Mais pourquoi les élevez vous dans ce cas ?

- Je ne sais pas, c'est un hobby, ça me relaxe...?

- C'est idiot, développez une arme de guerre avec des insectes je suis certain qu'on vous la rachètera au prix fort et vous serez à l'abri du besoin jusqu'à la fin de votre vie. C'est ça, l'esprit d'entreprenariat.

- Vous n'êtes pas censé être un scientifique, vous ?

- Et alors ? Ça ne fait aucune différence.
3179
Deux heures avant le discours, dans un salon privé de l'hôtel d'Eurysie...

Vivianne Malcrochet

- Monsieur Caramel, je vais vous demander de vous concentrer sur ma voix.

- Soyez assurée que je suis tout à fait concentré sur vous, docteure Malcrochet.

- Monsieur Caramel, vos paupières sont lourdes, votre langue est pâteuse...

- Je vous trouve bien renseignée au sujet de ma langue.

- Pouvez-vous vous concentrer deux minutes et ne pas m'interrompre je vous prie ?

- Excusez moi, je suis tout à vous.

- Vos paupières sont lourdes, votre langue est pâteuse, votre dos se relâche, vos muscles s'engourdissent... vous êtes désormais sous ma totale et complète emprise...

- Et comment !

- Monsieur Caramel !

- Pardon pardon... procédez je vous prie.

- Vous êtes sous ma totale et complète emprise, toutes les autres suggestions que les miennes s'écraseront dorénavant sur votre esprit comme les vagues sur la falaise. Vous êtes mon pantin, mon jouet.

- Charmant programme.

- Monsieur Caramel si vous êtes incapable de prendre cela au sérieux je vous fait sédater.

Améthyste observe le petit manège du coin de l’œil, en dévorant des pâtés de lamproie d'Estalie, une espèce très rare et très chère. Elle étouffe un petit rire et finit par intervenir.

- Monsieur Caramel, s'il vous plait un petit effort. Il en va de l'avenir de la Principauté.

- Rien que ça ! Vous avez raison je suis incorrigible mais à ma décharge c'est la première fois que je me fais hypnotiser...

Agent CaramelAméthyste Castelage

- Nous pouvons en dire autant monsieur Caramel, c'est pourquoi il faut que l'un de nous reste lucide.

- Quel lourd secret je m'apprête à endosser.

- N'êtes vous pas un professionnel ?

- Bien sûr que si, et un serviteur dévoué des Castelage, comme du temps de votre père : tout pour la Principauté. Tout pour sa princesse.

- Alors faites un effort et suivez les instruction du docteure Malcrochet s'il vous plait.

- A vos ordres princesse.

Vivianne Malcrochet lève les yeux au ciel avant de reprendre la main :

- Vous êtes sous ma totale et complète emprise, toutes les autres suggestions que les miennes s'écraseront dorénavant sur votre esprit comme les vagues sur la falaise. Vous êtes mon pantin, mon jouet. Pendant les vingt-quatre heure qui vont suivre, n'obéissez qu'à mon commandement, dédaignez tout autre ordre que les miens et restez imperméables à la manipulation, au mensonge et aux illusions. Comprenez vous monsieur Caramel ?

- Je crois, oui...

- Quand je claquerai des doigts, vous vous endormirez.

- Oui, entendu.

Elle claque des doigts. La tête de l'agent Caramel rebondit sur son torse comme un cerf-volant sans air.

- Il est prêt mademoiselle Castelage.

- Parfait, mais il va dormir tout le long ?

- Ah non je vais le réveiller.

Vivianne Malcrochet claque de nouveau des doigts. L'agent Caramel relève la tête en papillonnant des paupières.

- Diantre. Efficace votre petit tour.

- C'est de l'hypnose monsieur Caramel, cela a déjà fait ses preuves et sur des plus coriaces que vous je vous l'assure.

- Des plus coriaces que moi ? Il faudra me les présenter alors, ce doit être des gens très intéressants.

Il se relève et joue de ses épaules et de sa nuque pour s'étirer et dissiper les crampes. Améthyste lui adresse un sourire.

- Comment vous sentez vous ?

- Extrêmement imperméable à toute forme de corruption ou d'invitations à danser. Sauf évidement si elles viennent du docteure Malcrochet.

Améthyste rit.

- J'imagine que c'est bon signe. Merci monsieur Caramel, vous pouvez rejoindre la fête, nous nous reverrons après le discours.

- Princesse. Docteure Malcrochet. A tout à l'heure j'espère.

Il sort. Vivianne Malcrochet commence à ranger ses affaires sous le regard d'Améthyste.

- Vous le trouvez comment ?

- Lourdaud.

- C'était le meilleur ami de mon père. Son amant aussi probablement.

- Et maintenant c'est votre homme.

- Extrêmement déterminé à se venger de ceux qui ont causé la mort d'Arthur.

- Pervenche Obéron ?

- L'OND.
2368
Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Colin CaramelJacinthe Gerbedorée

- Colin ? Colin c'est toi ?

- Grand Dieu Jacinthe je ne savais pas que tu étais ici.

- Ni moi que tu étais là joli cœur. Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas vu.

- Une éternité !

- Tu veux prendre quelque chose ou tu es sur le départ ?

- Ni l'un ni l'autre : je reste, mais je reste sobre.

- Sobre à l'Hôtel d'Eurysie ? Quelle drôle d'idée... ne me dis pas que tu travailles ?

- Peut-être.

- Je dois m'inquiéter ?

- Pas le moins du monde !

- Dans ce cas je te sers un verre d'eau, je ne vais pas trinquer toute seule.

- Vendu ! Alors poupée quoi de neuf ?

- Oh tu sais, le travail. On clone beaucoup en ce moment, il y a beaucoup de demande. D'ailleurs comment vont les tiens ?

- Ils grandissent vite si tu savais, j'ai toujours l'impression d'en avoir un dans les jambes en ce moment.

- Ton aîné a quoi maintenant ?

- Vingt-sept ans en avril, et le plus petit va sur ses huit.

- C'est vrai qu'ils sont d'une génération en dessous de la petite Améthyste.

- C'est Arthur qui m'a convaincu à l'époque, mais je l'ai laissé passer devant, la couronne d'Améthyste, quelle merveille quand on y pense.

- Et comment s'appelle ton projet à toi ? La boîte de bonbons ?

- Ah touché ! Pourquoi pas. Non en vrai je ne leur ai jamais trouvé de nom. Arthur voulait faire profiter le monde entier du patrimoine de sa fille chérie, mais moi je me contente d'avoir beaucoup d'enfants.

- Je me souviens de nos discussions à l'époque... c'est aussi ça la magie de Grand Hôpital, nous donnons la mort...

- ... et la vie. Vous pourriez vous en faire un slogan ? Ce serait sympa en grand sur des affiches, "ici on sauve, ici on crève".

- On devrait t'embaucher au service marketing.

- Non merci ! J'aime trop ma liberté et ma fidélité va aux Castelage.

- C'est trop bête qu'il faille choisir un camp...

- C'était le cas à l'époque, maintenant nous sommes tous derrière Améthyste.

- Si tu le dis, Colin. Blaise n'a pas rendu les armes quand même.

- Il n'a pas non plus l'air très décidé à les prendre.

- Ses milices combattent dans l'arrière pays.

- Pour Carnavale. Pour la Principauté. Pour Améthyste.

Jacinthe Gerbedorée sourit d'un air entendu.

- Si on m'avait dit un jour que tu deviendrais le premier patriote de ce pays, Colin, je ne l'aurai pas cru...

- Il en faut bien au moins un, puisque tout le monde a l'air décidé à se regarder le nombril et jouer sa propre partie dans son coin.

- Tu crois que nous ne nous affairons pas à Bourg-Léon ?

Au tour de Colin Caramel de sourire.

- Oh si, j'ai eu vent de quelques manœuvres de ton patron. Toujours aussi inventifs, les Dalyoha, pour ma part je vais en rester aux méthodes traditionnelles.

- Alors je te souhaite un grand succès Colin, ne transforme pas mes petits clones en orphelins s'il te plait.

- Aucun risque poupée, je suis increvable.

- On trinque ?

- Tchin tchin !
519
Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


- Suis-je à l'envers ou à l'endroit ?

- On ne sait pas !

- Suis-je en haut ou en bas ?

- On ne sait pas !

- Suis-je allongé ou debout droit ?

- On ne sait pas !

- J'ai l'impression d'être déjà passé par là...

- On ne sait pas !

- Si je descends là, est-ce que ça ira ?

- On ne sait pas !

- Tout est sens dessus dessous !

- Je deviens fou !

- Je suis confus ! Je suis perdu !

- Ce chemin, je l'ai déjà vu !

- C'est un enfer, je désespère !

- C'est toujours ainsi, dans le salon d'Escher !
2321
Grand galas à l'invitation de mademoiselle Améthyste Castelage pour fêter ses victoires militaires, la mort de ses ennemis, la réussite industrielle de Carnavale et accessoirement donner des sous à de nobles causes


Martin EstragonOlivert Pierouge

De la cocaïne neige dans le salon blanc. Martin Estragon se mouche.

- Je crois que je me suis enrhumé...

Il avise un jeune homme, le nez en l'air, et toussote à son attention.

- C'est vous le syndicaliste oui oui ?

- Pierouge. Olivert Pierouge. Vous êtes ?

- Commissaire Estragon, Commissariat Central, bonsoir bonsoir.

- Bonsoir commissaire. ... Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?

- Oui oui, ou plutôt non non, vous êtes là pour réclamer des choses à mademoiselle Améthyste je me trompe ?

- C'est exact. Pour les conditions de travail des salariés du secteur agricole. J'espérais rencontrer monsieur Dalyoha mais nous sommes à la recherche de tous les mécènes possibles.

- Oui oui, Commissariat Central aussi, c'est un peu humiliant de faire la manche mais c'est comme ça.

- Oui oui.

- Vous savez jeune homme, si je devais vous donner un conseil... n'ayez pas trop d'espoirs.

- Pourquoi cela monsieur ?

- Il y a les promesses et les promesses... il ne faut pas trop y croire.

- Je ne vous suis pas. Mademoiselle Castelage m'a expressément invité.

- Oui oui, moi aussi. Cela fait des décennies que je suis invité à ces galas, moi ou un autre commissaire. Vous recevrez sans doute quelques Chèques mais pas les réformes que vous attendez, non non, le code du travail on n'y touche pas. C'est la colonne vertébrale de l'économie.

- Mademoiselle Castelage a pourtant initié de nombreuses réformes, si elle acceptait d'écouter les travailleurs...

- Pas pour nous, non non. Pas pour nous. Pas comme ça en tout cas. Pas en demandant gentiment. Il faut s'y faire, vous êtes bien sous siège oui oui ? dans l'arrière pays.

- Pour le moment, en effet...

- C'est peut-être le moment alors ?

- Le moment de ?

- De revendiquer ? Monsieur Blaise a besoin de vous je crois ? Demandez des compensations, prouvez lui que vous êtes utile, c'est toujours comme ça que ça marche, oui oui, mais attention, attention car si vous demandez trop ils se débarrasseront de vous.

- De moi ? Qui ça ils ?

- Eux, les grandes familles, attention attention, tout reviendra à la normale, oui oui, ne vous y trompez pas. Il ne faut pas être trop gourmand, un coup après l'autre jeune homme.

- C'est désespérant ce que vous me racontez.

- C'est ainsi. C'est Carnavale. Mais la guerre, c'est une opportunité aussi, les crises c'est le moment de changer les choses, les élites ne sont pas toutes puissantes, elles ont besoin de vous maintenant, c'est votre chance, ne demandez pas, exigez, montrez que c'est utile, la populace, oui oui.

- A quoi bon si tout revient à la normale après ?

- Pour la gloire ? non non. Pour donner l'exemple peut-être ? qui sait ?

- Vous ne seriez pas luciférien vous par hasard ?

- Qui sait qui sait ?
Haut de page