

SA MAJESTÉ LE ROI DU ROYAUME DE BROCELYNWOOD
Allocution télévisée : “Nous traversons un moment grave”
Chers Brocéliens,
Nous traversons un moment grave.
Il est fait de multiples attaques, menaces, défis et enjeux.
Il doit amener à rappeler nos certitudes, nos exigences et à apporter des réponses.
C’est la première fois que je m’exprime ainsi devant vous, depuis la terrible attaque terroriste qui visait à enlever la vie de Melvin McBride.
Je n’avais pas hésité à exprimer l’horreur que m’inspirait cet acte.
Je n’avais pas hésité non plus à rendre un vibrant hommage à Monsieur McBride, de son vivant, et à inviter des millions de brocéliens à me suivre dans cette démarche.
Et vous n’avez pas hésité à répondre présent. Tout un dimanche, vous vous êtes réunis dans chaque quartier, dans chaque village, avec vos familles, vos amis, pour célébrer la Monarchie et ses hauts représentants, et en particulier celui qui avait failli le payer de sa vie.
Car vous saviez que derrière l’attaque à l'encontre d'un être humain, c’était tout une nation, toute une religion, toute une façon de faire société qui était visée.
Mais vous étiez, vous aussi comme moi-même, attachés à la personne. Car la Monarchie dépasse certes les mortels. Mais elle ne se réduit pas à être un concept : elle est incarnée.
Et nous pensions, vous comme moi, que Monsieur Melvin McBride était un de ceux qui l’incarnait le mieux.
En 2012, j’ai nommé au Secrétariat Royal au Culte un jeune Pasteur populaire, proche des membres de la communauté protestante, apprécié de tous. Certains s’amusaient pourtant à dire qu’il n’était pas taillé pour la fonction. A l’époque, il était à mes yeux la bonne personne pour cette fonction essentielle, car il était sincèrement mû par des valeurs indépassables, plutôt que par l’ambition, le pouvoir et l’argent.
Ensemble nous avons tant accompli.
Jusqu’à l’aboutissement : le lancement d’une Organisation Internationale pour le Protestantisme (l'OIP), l’un des plus beaux succès de l’Histoire du Royaume de Brocelynwood à l’international, au service de notre communauté protestante mondiale.
Mais, par des mots nous ayant transpercé comme des lames de poignard, Monsieur McBride s'en est pris à notre Monarchie.
Alors, le sentiment qui domine et nous traverse aujourd’hui, au-delà de premiers instants de stupeur et de colère - mêlés à de l'incompréhension - ce sentiment maintenant dominant : c’est la déception.
Notre Secrétaire Royal à l’Ordre Public, Monsieur Osborne, a qualifié juridiquement ce qu’il s’était passé : un acte de Haute trahison envers le Royaume.
C’est à la fois extrêmement grave et, dans le même temps, bien peu à côté du niveau de trahison et de déception que nous ressentons humainement, du fond de notre cœur, depuis le Monarque jusqu’à tout brocélien vivant au sein de notre beau Royaume.
Cela fait maintenant plusieurs semaines que nous nous posons tous la question : comment a-t-il pu en arriver là ? Pourquoi a-t-il fait cela ? Comment un brocélien, un fervent protestant, a-t-il pu faire cela à Brocelynwood ?
Monsieur Melvin McBride a accusé notre Famille Royale d’être à l’origine d’un acte criminel aussi odieux et aussi barbare. Il n’a pu en apporter la moindre démonstration, pour la simple raison que trouver la moindre preuve allant dans cette direction est impossible.
Qui pourrait croire à une telle fable ?
Monsieur McBride a essayé de semer le chaos et de créer la division entre la Famille Royale et les brocéliens.
Il n’y est pas arrivé et n’y parviendra jamais.
Je ne crois pas m’être trompé sur la personne de Monsieur McBride à la période à laquelle je lui accordé ma confiance. Mais je crains que ces derniers mois, Monsieur McBride a changé et, animé désormais par l’ambition, il a fait le choix d’emprunter de sombres chemins.
C’est ainsi qu’il fait toujours de défendre la Monarchie alors qu’il espère, de toute évidence, nous mener à l’implosion dans l’objectif de nous supplanter et ainsi devenir celui qui prendra toute la lumière.
Mais Dieu a choisi notre grande et belle famille, une lignée exceptionnelle de grands Hommes qui m’ont précédé et dont j’essaie d’être à la hauteur, pour incarner le Royaume de Brocelynwood. Et si Melvin McBride compte, en commettant de graves fautes, semer le doute chez des millions d’aleuciens, je suis au moins certain d’une unique chose :
Jamais il ne trompera Dieu.
Chers brocéliens, la Justice des hommes doit aussi être rendue. Une telle attaque contre les fondements même de notre régime ne peut rester impunie.
Monsieur McBride a bénéficié de l’aura de ses anciennes fonctions, auxquelles il a accédé grâce au Royaume, pour s’exprimer devant une large audience et ainsi s’en prendre violemment à notre Monarchie afin d’en tirer un profit personnel.
C’est inacceptable.
Monsieur Mcbride doit revenir sur le territoire du Royaume de Brocelynwood et être jugé devant la Haute Cour.
Mais nous le savons déjà, car tout le démontre dans sa démarche : il n’en n’aura pas le courage.
Monsieur Stephen Philipps, Secrétaire Royal à la Politique Etrangère et aux Armées, a donc demandé en notre nom à la Fédération de Navasota de procéder à l’expulsion et l’extradition de Monsieur Melvin Mcbride dans les plus brefs délais.
Nous avons alors dû être mis à l’épreuve d’une nouvelle déception.
Encore une fois, l’utilisation du mot “déception” doit être comprise avec gravité et sincérité.
Nous n’avons pas été seulement déçus que la requête soit refusée pour les effets qu’elle entraine.
Alors que nous espérions l’inverse, nous sommes aujourd’hui contraints de constater que les autorités du Navasota ont facilité la prise de parole hostile de Melvin McBride à l’égard du Royaume de Brocelynwood et mettent aujourd’hui tout en œuvre pour protéger cet homme des conséquences de ses actes.
Nous n’affirmons pas que la Fédération de Navasota a volontairement organisé quoique ce soit, mais constatons les évidences : en refusant de coopérer, le Navasota encourage les discours diffamatoires de Melvin McBride.
Le Navasota et la Présidente Hopkins comptent sur l’affaiblissement de notre nation avec la volonté de mener et remporter une bataille idéologique contre notre Monarchie.
Là aussi, nous ne pouvons laisser faire.
Nous refusons évidemment que Monsieur Mcbride soit jugé sur le territoire navasotais, comme cela nous a été proposé. Du point de vue de notre propre souveraineté, il serait insensé que Melvin McBride soit jugé pour haute trahison au sein de l’Etat dont les autorités bénéficient précisément de ces actes de trahison.
Nous le répétons : Melvin McBride doit être reçu, interrogé et jugé sur le territoire brocélien, selon nos règles et nos lois.
Mais nous sommes surtout et particulièrement peinés et attristés de l’attitude de la Fédération de Navasota à notre égard. J’ai toujours considéré que nos liens historiques, consubstantiels, seraient plus déterminants que nos divergences, pourtant réelles.
Nous ne devrions pas pouvoir passer outre le fait que nous sommes issus d’une même origine : l’Austaria. Et le Navasota comme Brocelynwood sont la résultante de la conquête de ce nouveau monde puis de la prise de leurs indépendances vers des chemins séparés, mais néanmoins ici d’une même ascension.
Tout ceci nous lie.
Nous nous interrogeons donc quant au fait que le gouvernement navasotais prenne le risque inconsidéré d’une phase conflictuelle entre nos nations pour la défense d’un unique homme dont la culpabilité est établie.
La profondeur de notre connexion et la recherche constante de la paix ne valent-elles pas mieux que cela ?
En 2018, dans des circonstances proches, nous n’avions pas hésité à prendre des mesures contre l’Empire de Stérus.
En 2019, nous n’avons pas hésité à prendre les décisions qui s’imposaient contre l’Icamie.
Pour défendre notre souveraineté et notre modèle monarchique, nous n’hésitons pas à apporter les réponses nécessaires.
Pour autant, nous ferons plus que jamais tout pour éviter qu’une telle situation se produise de nouveau. Une rupture diplomatique aussi brutale entre Etats ex-austariens constituerait une grave cassure que nous ne prendrons jamais et en aucun cas, pour notre part, à la légère.Cette grave diversion ne doit pas faire oublier l’essentiel. L’auteur de l’acte terroriste a été retrouvé et nous pouvons désormais établir qu’il était motivé par une idéologie communiste.
Si nous en doutions encore, le communisme n’est pas un adversaire : c’est un ennemi.
Son idéologie ne peut se propager que par la force car le communisme est intrinsèquement contraire aux valeurs humaines élémentaires et à la nature même de l’esprit humain, en refusant jusqu’à son individualité même.
Le communisme a frappé en 2018 en Yukanaslavie, il a frappé en mars 2020 chez nous, et il tentera encore de frapper car il n’a d’autre alternative pour se diffuser et tenter de s’imposer à toute la société.
C’est un combat sans relâche, et dont nous avons au fil des années constitué le cadre diplomatique, législatif et réglementaire nécessaire.
Je confirme et réitère les propos de Monsieur Osborne affirmant que la question de l’interdiction du Parti Communiste Brocélien était posée. Oui, l’interdiction du Parti Communiste Brocélien est posée et continuera à être un sujet. Bien d’autres démocraties l’ont mis en œuvre.
A ce jour, nous considérons que le risque sécuritaire d’une interdiction serait plus grave que l’existence formelle de l’organisation. La disparition d’une organisation ne supprime ni les hommes, ni les idées, aussi nauséabondes soient-elles. Sur le fond, cela ne change rien notre vision politique.
Mais c’est à chacun de vous, chacun de nous, de faire sa part du chemin. Le communisme est une plaie, et pourtant, il occupe près de 10% des sièges de notre Assemblée Unique depuis juin 2019. Ce choix des électeurs représente un risque pour notre système politique, économique et civilisationnel. Les élections de 2026 devront être celles du recul du Parti Communiste jusqu’à, espérons-le, sa disparition : non pas par l’interdiction, mais grâce à notre ignorance et notre rejet.
Les risques terroristes et communistes dépassent les frontières. Ils nécessitent donc des alliances et des coopérations pour y faire face. C’est le sens du Traité signé le 16 août 2020 avec la Grande République de Westalia. Il nous engage dans un principe de défense mutuelle dans le cas où les forces menaçantes seraient mises à exécution, mais il doit avant tout avoir un effet dissuasif. Le projet de base militaire westalienne à Highbrook prend forme et je considère qu’il doit maintenant être accéléré. Nos forces armées sont aujourd’hui constitutives d’une puissance qui nous amène à être considérés avec sérieux, préalable indispensable à notre indépendance. Mais nous avons besoin de cet appui complémentaire et concret de la Grande République pour devenir intouchables, et ainsi garantir notre propre paix. Un tel approfondissement d’un partenariat est inédit, et il est possible car il repose sur une alliance extrêmement solide, des valeurs et des idées partagées, et des apports mutuels. Tout cela en fait sa raison d’être. Considérer que la Grande République de Westalia y trouve son intérêt tandis que le Royaume de Brocelynwood est contraint par la nécessité serait une grave erreur d’appréciation. Pour avoir échangé à plusieurs reprises avec lui, le Président Hardenbor sait mieux que quiconque à quel point notre Royaume contribue activement à la prospérité et au rayonnement de sa nation.
Afin que notre coopération aboutisse pleinement, avec une base militaire fonctionnelle et associée à un complexe industriel, j’annonce ce soir mon souhait que la Loi de 2018 relative à la régulation des investissements internationaux au sein du Royaume de Brocelynwood soit amendée. En lien avec les Secrétaires Royaux et les membres royalistes de l’Assemblée Unique, le nécessaire pourra être fait. Sans renoncer à nos principes économiques, cela consisterait à ce que le montant maximum d’actifs pouvant être détenus par des investisseurs westaliens sur le territoire brocélien soit porté de 4 milliards de Woody Crowns à 12 milliards de Woody Crowns. La borne restera inchangée pour tout autre Etat.
Les alliances doivent nous permettre de faire face au risque communiste. Il existe un autre danger, particulièrement en Aleucie, dont nous avons fait les frais jusqu’à l’intérieur même de notre nation. Je fais ici référence à la volonté d’une hégémonie native. Sur le continent, il est aujourd’hui particulièrement bien représenté par un Etat, l’Akaltie. Depuis plusieurs mois, cette menace prend corps au niveau de la bande de Lahunkal, à la frontière avec la Costa Sueñoleja. Après avoir tenté d’abattre un jeune soldat, l’Akaltie a positionné 10 000 hommes en vue de préparer l’invasion de son voisin. Nous avons dénoncé cette attitude belliqueuse et continuons à l’affirmer, soutenant la Costa Sueñoleja dans son droit inconditionnel à se défendre. La sécurité de près de cinquante millions de braves citoyens est mise en question par l’attitude irresponsable de l’Etat voisin. Les brocéliens doivent savoir que cette situation fait prendre le risque d’un conflit armé dans les tout prochains mois sur le continent aleucien, pourtant associé à la paix. Je veux ici rassurer sur le fait que nous n’avons évidemment pas vocation à nous impliquer dans un conflit situé à cinq mille kilomètres de notre capitale.
Mais cet évènement témoigne une nouvelle des dangers que fait peser l’impérialisme autochtone sur la paix et le vivre ensemble, tant à l’intérieur de nos territoires qu'à nos frontières. Nous sommes catégoriques sur le fait que la Costa Sueñoleja a toute légitimité à reprendre le contrôle de la situation. Si les attaques akaltiennes devaient atteindre l’économie sueñoleja, nous nous tiendrons aux côtés de notre partenaire pour le soutenir via des facilités commerciales ou porter toute démarche diplomatique coordonnée. En refusant les ingérences indigénistes en tout genre sur notre continent, c’est notre sécurité et notre prospérité à long-terme que nous assurons.
Chers brocéliens, l’ingérence étrangère tente aussi de nous déstabiliser directement sur un autre sujet. J’ai appelé la population à se prononcer sur le projet de Grande Réforme Pénale, qui rassemble en quelques articles les grandes valeurs du Royaume de Brocelynwood : la centralité de la vie et la responsabilité des actes de chacun, assurée par une nécessaire dureté des sanctions en cas de manquements grave à nos textes et principes.
Cette nouvelle Loi nous enlèvera la grave responsabilité d’ôter la vie à un être humain, tout en assurant la sécurité indispensable à la vie en société. Les criminels seront durement punis et les peines maximales pourront être largement appliquées, sans crainte d’une responsabilité irréversible.
Insidieusement, certains États ou partis politiques étrangers tentent de favoriser la victoire du “non”, non par sincérité pour une politique pénale qui ne les concerne pas, mais parce qu’ils espèrent faire subir un échec à la Monarchie. Ces responsables se disent démocrates. En vérité, ce sont des irresponsables qui espèrent instrumentaliser un choix de société. Ne vous laissez pas détourner du bon combat. Le principe même de ce référendum dément toutes les attaques gratuites subies nous dépeignant comme des autoritaires. Vous, citoyens, allez faire un choix majeur pour le futur du Royaume. Ne votez pas en faveur d’une décision que vous regretterez, dans l'espoir de remporter d'autres combats perdus d'avance.
Que Dieu bénisse le Royaume de Brocelynwood.
Le 15 décembre 2020 - De 19h30 à 19h49