25/06/2019
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La Guerre des Ombres / Vöynÿa n Kÿyerneyta - Page 3

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"Cierge Moqueur" (Kärlä Släkk, 2019, Salle de l'Hécatombe)
"Cierge Moqueur"
(Kärlä Släkk, 2019, Salle de l'Hécatombe)


⇩ Musique d'Ambiance pour la lecture ⇩


Le rire est certainement la forme d'expression la plus complexe et propre à l'Homme qui soit. Les animaux rient, oui, mais de façon bien différente. Non, le rire humain a quelque chose de derrangeant lorsqu'il est sorti de son contexte. Quleque chose d'effrayant. Quelque chose de presque macabre.

Le rire fait plus peur qu'il ne fait de bien. Il indique la supériorité. C'est le son qu'emmet un trappeur lorsque sa proie a posé pied dans son piège. C'est le son qu'emmet un père de famille lorsque son fils est trop jeune pour comprendre. C'est le son qu'emmet un individu lorsqu'il délire. Et alors, nul ne peut le sauver de ce qu'il est sur le point de faire. Nul ne peut empêcher le rire.

Te voilà en proie, petit et pathétique. Tu n'a su te repentir face au Saint-Sauveur, et à présent tu pleures les conséquences. Si elle ne fait pas vomir, ta stature fait rire...

Shaula décrète par maintes fois que l'individu puni doit servir sa sentence. Il doit goûter au désespoir. Il doit avoir le sentiment d'être abandonné, seul.

Le Cierge Moqueur est indépendant de cette volonté. Lui, accompagne les punis. Mais un accompagnement mauvais, un accompagnement scabre. Il est toujours dit qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné. Le Cierge Moqueur est là pour mal vous accompagner.

Et vous ? Vous, qui êtes à la merci de Dieu, qui cherchez l'amour, refuseriez-vous une figure souriante, amicale dans votre vie ? Non, et vous vous y attacherez, vous en serez dépendante ! Le Cierge Moqueur sait rassurer. Il sait s'approcher de sa victime en créant un lien comme celui-ci. Mais plus le temps passe, plus il y a de dents dans son sourire, et plus son rire est audible. Car à mesure que sa torture se profile, il n'a plus à cacher sa manigance, le fait de vous faire mal. Et ainsi, cela se termine par un moment encore plus douleureux que votre sentence, c'est à dire la trahison du pseudo-ami.

Mais il ne s'arrête pas là. Il vous donne le choix de recommencer. Encore et à nouveau. Et nigaud que vous êtes, vous accepterez ses excuses plastiques, celles qui sont faites pour vous traîner dans l'abîme à nouveau. Car oui, dès à présent le dilemme s'offre à vous: continuer à souffrir de façon constante, ou bien profiter d'une seconde de plaisir pour ensuite être torturé encore plus violemment.

...Je ris, je ris de ta personne, de ta stature. Je ris de ton addiction au factice. Tu cherches les limbes alors même que tu es piégé en enfer, tu découpes tes membres pour me divertir, ton seul but est de t'arracher en vue de mon spectacle...

Le Cierge Moqueur n'apparaît pas de toute pièce. Comme tous, il apparaît dans le sommeil, là où l'homme est vulnérable de son intellecte, en proie à son propre inconscient. Mais c'est au réveil que celui-ci se montre particulièrement assassin. C'est dans le sommeil que la schizophrénie s'installe, et c'est de jour qu'elle agit. C'est lui, le principal vecteur de cette pathologie ! Et nul médicament, nulle aripiprazole, nulle clozapine pourra vous sauver du rire infernal, du châtiment divin qui va au delà de la modification corporelle. Car ce rire vient de votre âme, une âme possédée et corrompue, une âme tenue par les fils de la volontée divine. Et l'âme appartient au Saint-Sauveur et le Père, et selon le Père elle brise ou bien elle répare. Le Cierge Moqueur se profile au plus profond, là où vous n'avez donc aucune juridiction, là où Dieu vous à renié. Le rire persiste donc, et seule volonté divine pourra vous en débarrasser.

...Ecoute, entends tu ? C'est le son de la conséquence. Le rire, celui que tu as provoqué en moi. Tu n'est qu'un enfant face à mon action, et tu n'es que cobaye face à la souffrance que je t'inflige. Tu ne pourras pas me quitter, même si tu combats cette dépendance si puissante, car je serai toujours là pour te narguer, et te tenter de la véracité de mes actions factices. Je continuerai à te hanter jusqu'à ce que tu te rendes au Seigneur, et par cela la mort ou l'abandon. Abandonnes-toi donc à ma grâce, que je puisse te faire saigner à nouveau...

Le Cierge Moqueur n'a pas de merci pour les Corvuns. Il n'en a pas pour les Antariens. Il n'en a pour quiconque.

Et certainement, il en a le moins pour ceux qui osent s'attaquer à leurs victimes et leur donner le luxe de la mort.

Car au final, les étrangers qui interviennent dans sa danse macabre sont les premiers à en périr.

...Mon fils, quel divertissement que de te voir souffrir de mon amour !


Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Ce passage est en dehors de la chronologie, il sert simplement à donner du contexte folklorique sur Corvus et certains passages obscurs des RP de la Guerre des Ombres.
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"Cierge Dévoreur" (Kärlä Släkk, 2019, Salle de l'Hécatombe)
"Cierge Dévoreur"
(Kärlä Släkk, 2019, Salle de l'Hécatombe)



L'Homme ne connaît pas de prédateurs naturels. Il a toujours vécu au dessus de toute espèce, et même religieusement celles-ci ont été crées pour lui et lui seul. Il n'a de place qu'au sommet de par son intelligence et sa capacité à converser avec la grâce du Saint-Sauveur.

Mais l'Homme désormais se voit confronté à plus fort que lui. Non pas seulement plus fort, mais un prédateur. Un personnage qui se nourrit de la chair de celui-ci. Qui chasse l'homme et qui le démembre vivant. C'est lui, le Cierge Dévoreur.

Tu n'as plus d'âme, tu n'as plus de coeur. Il fut arraché par le Saint-Sauveur !
Si belle est ta faute, bonne est ta chair. C'est la sentence des dissidents du Père !


Comme tous les Cierges, il apparaît dans le sommeil. Mais il n'est point là pour discuter, vous narguer ou même essayer de vous sauver. Le Dévoreur agit, et par action, il est le seul à infliger de la douleur physique.

Car oui, même au fond des rêves des traîtres de la volonté divine, il y a de la place pour la torture corporelle. Et celle-ci puise ainsi son drame de la peur innée d'être chassé par une bête affamée. Nulle part où aller, nul endroit où courrir. Personne pour vous entendre hurler alors que le Cierge se matérialise, et produit son cri traumatisant avant de donner l'assaut. C'est cette peur d'être attaqué par quelque chose que vous n'avez jamais connu, une entité faite pour vous digérer.

Il n'a pas de conscience, il ne parle pas. Il est animal après tout, même si de forme vaguement humanoïde. Non, il n'a rien d'humain, ni d'extra-terrestre. Il est divin. Infernal. Il sort tout droit des malédictions les plus puissantes de la fantassine. Il sort d'un cercle rouge telle une invocation. C'est d'ailleurs le seul à se produire ainsi. Rouge. Non pas noir. Ce n'est pas l'anxiété qu'il faut créer en la victime. C'est le sentiment de proie. Car la victime est une proie, et une proie seulement.

Je me dresse sous tes yeux pleins d'effroi. Tu te figes lorsque je me jette sur toi !
Et alors débute donc le festin. Je plante mes crocs dans tes intestins !


Lorsqu'il est enfin dans sa forme principale, il vous repère immédiatement. Pas difficile de poursuivre quelqu'un dans une chambre à coucher, tétanisé par la peur. Et ainsi, il bondit gueule ouverte, hurlant.

Il commence par percer le ventre, en y arrachant vos entrailles sous vos yeux. L'Homme sous cette vision aurait l'habitude de s'évanouir, de partir autrepart pour atténuer la douleur et se défaire de la vision de sa propre mort. Mais non, le Saint-Sauveur n'a pas cette volonté. Et cela se passe au sein de vos rêves. Vous êtes pourchassé chez vous, dans votre propre tête, dans votre lieu sûr. Il n'y a pas d'échappatoire à la volonté divine.

Puis, lorsque vous vous retrouvez enfin complètement éventré, il arrache vos membres un par un, en commençant par les jambes puis chacun de vos bras. Ils ne vous serviront point, et de toute façon de vous ont jamais servi, sauf pour trahir le Père. Ils sont plus utiles en nourissant le dévoreur des enfers que montés sur votre torse, si c'est pour commettre le péché irréparable et ne point chercher la rédemption. Ou pire, la renier.

Et alors que vous êtes sur le point de sombrer, vidé de votre sang, privé de vos membres, éventré à coups de crocs, il finit par vous arracher la tête d'une morsure sèche, vous donnant comme ultime vision celle de ses intérieurs où vous méritez d'être.

Je dévore tous tes membres un par un. Les bras d'un pêcheur ne servent plus à rien !
Et saignant par terre, tu payes ta dette. C'est bien une danse à en perdre la tête !


Le Cierge Dévoreur est donc là pour ajouter une note de douleur physique à l'arsenal psychologique du châtiment divin.

Il ne parle pas, il crie. Il est animal. Il est bête. Il est douleur.

Nulle utilisation de la raison ne vous sortira de là. Vous auriez dû l'utiliser lorsque vous avez refusé de chercher la rédemption, il est désormais trop tard. L'ombre rouge est apparue.

Ô mon fils, quel bon goût que tu as ! Tu appelles à l'aide, mais Dieu n'est plus là !


Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Ce passage est en dehors de la chronologie, il sert simplement à donner du contexte folklorique sur Corvus et certains passages obscurs des RP de la Guerre des Ombres.
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Kapöli (℈): Kÿntylät

"Cierge Libérateur" (Kärlä Släkk, 2019, Salle de l'Hécatombe)
"Cierge Libérateur"
(Kärlä Släkk, 2019, Salle de l'Hécatombe)


⇩ Musique d'Ambiance pour la lecture ⇩


La salvation est mère, la salvation est soeur. Mais la libération, elle dérive de celle-ci ! Elle libère de toute forces, même celles gravitationnelles, car il n'y a de plus accablant que la rédemption.

Vous avez péché. Shaula a reconnu votre dangereuse proximité avec l'ombre de la Fantassine, et pourtant, a usé de sa merci divine pour vous offrir une dernière chance, celle du purgatoire terrestre.

Vous avez affronté l'impossible. Vous avez frôlé tout d'abord les confins de l'Odium, vos membres dévorés par les Cierges, votre psyché torturée et trahie par leurs méfaits, vos nuits infinies qui n'ont connu que peu de sommeil, et celui-ci étant empli de malédiction. Mais vous avez résisté, vous avez prié et, à défaut de demander l'intervention divine, vous vous êtes repenti de votre péché et vous avez accepté d'être remis sur le droit chemin !

Avec courage, vous avez franchi la vallée du Fou qui sépare les univers de l'Odium et celui de l'Agape, vous y avez rencontré des cierges corrompus, des Cierges bienfaisants et malfaisants, vous avez été tenté et tiraillé de votre position. Toutes les raisons vous ont été offertes pour que vous continuiez à péché, encore et toujours. Mais encore une fois, vous avez su tenir tête à la Fantassine et à ses envoûtements, vous avez tourné le dos au Mal futur en échange de Mal présent, avec derrière celui-ci la promesse de la vie éternelle aux côtés du Saint-Sauveur.

Et puis, la partie la plus difficile, la conquête du Bien, celui du Royaume des Cieux. Vous avez été éprouvé de toutes manières, vous avez prié, conversé avec les anges pour obtenir la rédemption, vous avez retracé tous vos péchés pour les anéantir et enfin, vous avez ouvert votre coeur pour y accueillir Son amour et y avez reconstruit votre âme alors sur le bord du précipice.

Et une nuit comme les autres, là où vous étiez déterminé à faire d'avantage, à rencontrer un nouveau Cierge, à vous défaire d'un nouveau piège, vous vous êtes réalisé entre deux prières. Et là, à travers les fenêtes, craquelures et plis des murs autour de vous, la lumière divine est apparue comme un rayon.

Il était là. C'était la victoire en personne.

Ainsi le Cierge le plus proche de l'Agape du Saint-Sauveur, il dérive de toute la bonté qui lui a été accordée pour bénir l'individu pardonné. C'est la sortie la plus digne du purgatoire terrestre.

Tout ce que j’ai fait laisse des cicatrices
Ça me déchire, me brise, rend complice
Que puis-je vraiment faire aujourd’hui ?
Je ne supporte pas l’idée de te perdre sous cette pluie
Où dois-je aller, dis-moi, sans détour
Retrouver enfin mon amour ?
Dois-je me noyer dans ma rancœur
Et laisser sombrer tout mon cœur ?


Il arrive en fanfare, par détonations et explosions que seule votre ouïe vous est permise de capter, car autrui n'aura pas droit à cette récompense. Vous avez vaincu le purgatoire terrestre par la voie la plus glorieuse, celle qui transforme votre chagrin en accomplissements et qui rendent rentable les larmes que vous avez coulé pour y parvenir !

Dansons ensemble dans cette pluie
Rouge sang, tombant, dans mon esprit
Transformer mon corps en œuvre d’art
Peinte par la rage, éclatée sans regard
Des traces d’une colère lavée trop souvent
Et ces accidents heureux, perdus dans le temps
Ont bâti ce drame immense, dévastateur
Un chaos profond, noyé dans la douleur
Je me sens chuter sous tout ce vacarme !


Lorsque vous vous êtes réalisé, il apparaît comme tout cierge. Cependant, au lieu de se contenter d'une apparition à l'intérieur, lui se manifeste à l'extérieur. Il annonce votre libération, vous invite à sortir et respirer l'air frais du succès. Et là, il se dresse, flotte vers les cieux, annéantissant votre péché et annonçant la nouvelle au Saint-Sauveur !

Je refuse que la peine devienne mon arme
Revenir en arrière, fermer ces cercueils
Et les laisser voguer loin de mon deuil


Le Cierge Libérateur est la fin heureuse. Il est succès. Il est Agape. Il est l'unique qui par votre accomplissement vous glorifie sans dire un mot, mais plutôt en vous offrant l'expérience salvatrice que vous ne saviez même pas de pouvoir y prétendre. Et pourtant, vous voilà invité à la droite de Dieu et ainsi pour l'éternité, chantant dans son coeur !

J’entends une voix m’appeler

Pour me libérer !



Contexte (HRP)
Contexte (HRP) a écrit :
Ce passage est en dehors de la chronologie, il sert simplement à donner du contexte folklorique sur Corvus et certains passages obscurs des RP de la Guerre des Ombres.
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