23/05/2019
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🌏Sommet international - Forum des États Nazumis - Page 3

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CLOTURE DU FORUM DES ÉTATS NAZUMIS
Fin mai, Khydan, République du Talaristan

Illustration

Le vent souffle sur la steppe du Talaristan kirkuzaïque. Ce vent, que les anciens nomment Yelkara (en talar cyrillique : Елкара), annonce le plus souvent les débuts de la période printanière pour les fils et les filles du Talaristan. Mais cette année, le Yelkara symbolise autre chose : après des mois d’attente, de débats, de doutes, de modifications, mais aussi d’altercations au Nazum, le forum réunissant pour la première fois un nombre important de nations nazumies va s’achever sur une issue constructive — du moins, c’est ce qu’espère Ilmir Züleyhan, en qui le président de la République a placé sa confiance.

En tenue traditionnelle, un homme de la garde d’honneur de la présidence de la République a été détaché pour faire retentir la cloche dans la vaste salle qui précède la chambre de réunion du Palais des congrès de Khydan. La peinture blanche, encore fraîche, qui recouvre les murs sent presque autant que les produits ménagers : le président a décrété que la ville devait être impeccable. Les hommes balaient les rues tandis que les femmes astiquent chaque centimètre du quartier international de la nouvelle capitale talare.

Les membres de l’assistance vous font signe d’aller vous installer. Dans l’hémicycle, tous les drapeaux des nations du Nazum sont présents — y compris ceux des États qui ne se sont pas déplacés à Khydan. À force de le voir, vous connaissez désormais presque par cœur votre pupitre. Voilà près de sept mois que vous et vos collègues vous relayez ici pour assurer la représentation de votre gouvernement à ce sommet.

Sur votre bureau repose la nouvelle version de la Charte fondamentale, corrigée et modifiée selon les volontés des puissances qui composent le continent. À côté, un autre porte-documents contient la Convention nazumie des droits de l’homme, traduite dans votre langue. Vous et votre délégation la feuilletez pendant de longues minutes, avant que Monsieur Ilmir Züleyhan, qui assure — de facto — la gestion du sommet, ne prenne place à la tribune. Une certaine tension se ressent de son côté.


Monsieur Züleyhan sort un chiffon et s’essuie le front, ruisselant de sueur. Le micro s'allume, et un homme assure la présentation, comme à son habitude, de votre hôte :

Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État, Chargée de l'organisation du Forum des États Nazumis, prend la parole.

« Excellences,
Estimés frères et sœurs nazumis,

Beaucoup de mots ont été échangés ici. De longues discussions, des accords et des désaccords ont jalonné ce sommet unique en son genre pour notre continent — un silence de plusieurs secondes se fait ressentir — mais c’est grâce à ces échanges que nous sommes arrivés aujourd’hui à la présentation de la Charte fondamentale de la Communauté des États Nazumis dans sa forme la plus aboutie.

Vous trouverez également sur vos bureaux la version corrigée et adaptée dans votre langue de la Convention nazumie des droits de l’Homme, dans une version s’adressant à l’ensemble des populations, sans distinction aucune.

Ce n’est pas sans une certaine émotion que j’aborde désormais la clôture de ce forum dont, je l’espère, l’histoire reconnaîtra l’importance. C’est bien la première fois que nous, peuples du Nazum, sommes allés aussi loin pour aboutir à une solution complète, qui, je l’espère, sera capable de relever les défis qui s’annoncent.

Si vos délégations adhèrent librement à la présente Charte et à son annexe, je vous rappelle évidemment que ce n’est là que la première pierre posée, et que nous ne devons pas considérer la naissance de cette communauté comme une garantie suffisante d’un Nazum fondé sur la paix, la coopération, la stabilité et la solidarité entre les peuples et les nations.

La Communauté des États Nazumis, ainsi que les institutions qui la composeront, ne pourront agir seules et ne sauraient se substituer aux décisions de vos gouvernements. C’est par l’implication et la détermination de vos nations que nous atteindrons nos objectifs communs, énoncés par la Charte et confirmés par votre adhésion au cadre communautaire.

* * *

Monsieur Ilmir ZĂĽleyhan ce racle la gorge, avant de reprendre la parole

Avant de passer aux derniers détails, mon équipe en charge de me relayer sur l’organisation administrative de ce sommet m’a incité à revenir sur les différents points que nous avons ajoutés à la Charte fondamentale, en conformité avec vos volontés publiquement exprimées et en tenant compte du besoin d’adaptabilité du cadre communautaire :

  • Modification du mandat de la prĂ©sidence de l’AssemblĂ©e communautaire, passant de six mois Ă  quatre ans ;
  • Modification du mandat du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ©, passant d’un an Ă  quatre ans ;
  • IntĂ©gration d’une clause empĂŞchant que les fonctions de prĂ©sident de l’AssemblĂ©e communautaire et de secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ© ne soient occupĂ©es par deux reprĂ©sentants de mĂŞme nationalitĂ© ;
  • Modification du nombre de voix requis pour la censure du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de la communautĂ©, passant de trois quart au deux tiers nĂ©cessitant toutefois le dĂ©pĂ´t d’un dossier de censure ;
  • IntĂ©gration d’un mĂ©canisme d’exclusion de la communautĂ©, fondĂ© sur un vote Ă  la majoritĂ© des deux tiers en cas de manquement aux textes fondateurs ;
  • IntĂ©gration de sortie de la communautĂ©, fondĂ© sur une volontĂ© propre et libre prise par un État membre ;
  • IntĂ©gration d’un mĂ©canisme de suspension temporaire de la communautĂ©, dĂ©cidĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral ou l'assemblĂ©e communautaire. Toute suspension devra ensuite ĂŞtre dĂ©battue dans un dĂ©lai d’un mois. En cas d’abus de pouvoir du secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, celui-ci pourra ĂŞtre censurĂ© par un vote Ă  la majoritĂ© des deux tiers ;
  • RĂ©daction d’une dĂ©claration nazumie des droits de l’homme, annexĂ©e Ă  la Charte fondamentale afin de correspondre aux garanties Ă©noncĂ©es par plusieurs de ses articles.

Nous vous rappelons que certains points, admis par certaines délégations, n’ont pas été conservés dans la version actuelle de la Charte en raison de nombreuses oppositions ou de l’absence de soutien manifeste. Comme je l’ai dit il y a quelques minutes, le cadre communautaire qu’offre la Communauté des États Nazumis n’est pas figé et sera amené à évoluer en fonction des besoins et des volontés exprimées par les délégations des nations qui la composeront.

La question d’un droit international propre à la Communauté, tout comme l’instauration d’une cour de justice communautaire, constitue deux projets que je soutiens personnellement. Toutefois, ceux-ci ne doivent pas compromettre l’existence même de la Communauté en tant que telle. C’est donc en toute bonne foi que nous avons choisi de renvoyer ces projets à de futurs débats au sein de l’Assemblée communautaire, plutôt que de les intégrer dès à présent dans la Charte, laquelle pourra, le cas échéant, être modifiée.


C’est donc après d’âpres réflexions et travaux que nous vous présentons la version officielle et actuelle, dans votre langue, de la Charte fondamentale de la Communauté des États Nazumis et de la Convention nazumie des droits de l’homme, deux textes fondamentaux dont l’adhésion libre et entière constituera le socle commun sur lequel nous bâtirons l’avenir du continent nazumi.

Il convient de prendre certaines dispositions afin d’assurer, à titre intérimaire, la mise en place rapide des institutions et des fonctions relevant des institutions communautaires. Voici la démarche que nous proposons de suivre, sous réserve de votre approbation :
  • La RĂ©publique du Talaristan, mon pays, s’est proposĂ©e pour mettre Ă  disposition l’actuel Centre international des congrès de Khydan, oĂą vous vous situez, comme siège intĂ©rimaire du SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral, du Conseil communautaire et de l’AssemblĂ©e communautaire, jusqu’à ce que les institutions de la CommunautĂ© des États Nazumis aient statuĂ© sur leurs sièges dĂ©finitifs ;
  • Après consultation de la dĂ©lĂ©gation talare et de mon Ă©quipe, je me propose d’assurer, Ă  titre intĂ©rimaire, les fonctions de SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et de prĂ©sident de l’AssemblĂ©e communautaire, jusqu’à ce que celle-ci organise l’élection officielle du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e communautaire.

Enfin, pour conclure ce forum, je remercie l’ensemble des délégations et des représentants des nations de ce continent qui m’a vu naître pour leur présence ici, qui honore particulièrement le peuple talar dans sa grande diversité.

Nous espérons tous revoir, très bientôt, vos drapeaux flotter devant les futures institutions de la Communauté des États Nazumis, lorsque vos délégations auront fait le choix des villes hôtes, en conformité avec les dispositions de la Charte. Un dossier d'adhésion peut être signer dès maintenant par vos délégations avec l'assentiement de vos gouvernements.

Hormis si l'une de vos délégations tiens à prendre, une nouvelle fois la parole, je tiens à vous remerciez, une dernière fois, de m’avoir écouté.

Excellences,
Estimés frères et sœurs nazumis,

L'avenir est désormais entre vos mains. »

Monsieur Ilmir Züleyhan, Secrétaire d'État, membre du Conseil d'État

[center][img=https://zupimages.net/up/25/51/r0a9.png]Logotype CEN[/img]
[size=1.5][b][color=#08479F]DOSSIER D'ADHESION[/color][/b][/size][/center]
[center][size=1.2][i][Nom officiel du pays][/i][/size][/center]

[center][img=Drapeau.png]Drapeau[/img][/center]

[u]Date de signature de la Charte fondamentale et de la Convention nazumie :[/u] [Date]
[u]Personne officiant la signature :[/u] [Nom/Prénom]

[u]Date de ratification de la Charte fondamentale et de la Convention nazumie :[/u] [Date]
[u]Personne ou institution officiant la signature :[/u] [Nom/Prénom ou Nom]

[u]Discours[/u] (facultatif) :[quote][Texte][/quote]
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Logotype CEN
DOSSIER D'ADHESION
Kansen-shĹŤ

Drapeau

Date de signature de la Charte fondamentale et de la Convention nazumie : 22/05/2019
Personne officiant la signature : Kasus Bonvasar

Date de ratification de la Charte fondamentale et de la Convention nazumie : Dispositif non-constitutionnel par voie de cause
Personne ou institution officiant la signature : Hortencien Zaporminus

Discours (facultatif) :

C’est un grand moment pour le Kansen-shō. Nous nous présentons au monde, au Nazum, comme une puissance modérée et ouverte au compromis. Nous pensons qu’avoir un texte nazumi pour les Nazumi est un moyen d’endiguer l’impérialisme qui nous a toujours accablés. Nous avons le droit de défendre notre existence et les valeurs qui sont les nôtres, et le Kansen-shō demeurera toujours une puissance alliée de cette doctrine au Nazum. Puisse l’avenir faire de notre continent un havre de paix et de développement, loin des lois des colons et des guerres intestines !

Les droits défendus ici, auxquels j’engage le Kansen-shō en mon nom, constituent, me semble-t-il, une expression essentielle de nos principes. Je profite de mon intervention aujourd’hui pour préciser que, sur le fondement du point 10 de l’article IV de la convention nazumie des droits de l’homme, qui propose un niveau de vie correct, nous interprétons ce principe comme une voie de solidarité continentale afin de ne pas laisser les vies de nos frères sombrer.

Dans cet esprit, nous rappelons que le droit d’asile économique demeure un droit protégé au Kansen-shō, et nous vous encourageons à l’intégrer sur le fondement de l’article IV de la présente convention. En effet, un État nazumi qui interpréterait cet article dans un sens contraire consentirait à laisser des personnes dans des conditions de vie non conformes à la convention et donc à la charte par son article II ; dès lors, s’il la ratifiait, il se placerait dans une situation d’illégalité et pourrait être mis en cause. Reste à savoir si certains pays nazumi se trouvent déjà dans cette situation.

Avec l’espoir que l’article IV fasse l’objet d’une interprétation large et sincère, et qu’aucune puissance signataire ne laisse ses voisins sombrer dans un niveau de vie misérable par égoïsme.

Par nos vœux, nous soutenons particulièrement la définition des populations “ethniquement nazumies” de l’article II, qui permet de définir légalement ce qu’est un Nazumi, en incluant ou excluant certains peuples sans se fendre d'un racisme systémique.
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DOSSIER D'ADHÉSION
Empire du Grand Ling

Drapeau

Date de signature de la Charte fondamentale et de la Convention nazumie : 22/05/2019
Personne officiant la signature : Sa Majesté Impériale Ling Jiajing de la Maison Ling, Empereur du Grand Ling, contresignée par Son Excellence ZHOU Lee, Premier Ministre, Chef du Cabinet de Sa Majesté.

Date de ratification de la Charte fondamentale et de la Convention nazumie : 01/09/2019
Personne ou institution officiant la signature : Sa Majesté Impériale Ling Jiajing de la Maison Ling, Empereur du Grand Ling, par promulgation impériale suite à l'assentiment de la Cour Législative réunie en session extraordinaire conformément à la loi.

Discours : L'Honorable CHEN Hu, Secrétaire d'État de l'Empire du Grand Ling, prend la parole.

Au terme de plusieurs mois, Nous, peuple du Nazum réunis en un sommet extraordinaire à Khydan, avons fait le choix de taire nos différences pour le Bien Commun.
Ce choix, nul ne nous l'a imposé. Il est né d'une conviction progressive, forgée dans les échanges, les désaccords surmontés et les silences parfois plus éloquents que les mots : que l'intérêt de chacun, à long terme, ne se construit pas contre celui des autres, mais avec eux.

Mesdames et Messieurs,
Je ne suis pas ici pour célébrer une victoire. Aucune victoire n'a été remportée dans cette salle.
Ce qui s'est passé ici est plus rare, et à bien des égards plus difficile : des États souverains, aux histoires distinctes, aux intérêts souvent divergents, ont choisi de se donner un cadre commun. Une architecture institutionnelle n'est jamais l'expression d'une harmonie naturelle entre les peuples. Elle est précisément ce que l'on construit parce que cette harmonie n'est pas naturelle. Elle est l'aveu lucide que la coexistence ne va pas de soi, et que c'est pour cela qu'elle mérite d'être organisée.
La Communauté des États Nazumis est jeune. Elle porte en elle les ambitions de ses fondateurs, mais aussi les fragilités de toute institution naissante. Elle n'a pas encore l'autorité que lui conférera le temps, ni les moyens que lui donneront les années. Ce qu'elle possède en revanche, et c'est considérable, c'est la légitimité du consentement. Chaque État présent dans cette salle a choisi d'être là. Chaque signature apposée aujourd'hui est un acte libre. C'est sur cette liberté que tout repose.

Je ne veux pas feindre d'ignorer ce que chacun sait.
Le continent nazumi n'est pas en paix totale. En Ramchourie, un conflit qui a duré trop longtemps semble approcher de son terme, et nous nous en réjouissons sans nous permettre de préjuger de ce que sera demain. Au Ninchi, la situation demeure incertaine, douloureuse, réfractaire aux solutions simples. Ces réalités ne disparaîtront pas parce que nous aurons signé un texte à Khydan.
Mais c'est justement pour cela que ces textes ont leur utilité. Non pas parce qu'ils règlent ces conflits, ils n'ont pas cette prétention. Mais parce qu'ils créent les conditions dans lesquelles ces conflits pourront, un jour, trouver une issue politique plutôt que militaire. Parce qu'ils posent des principes auxquels on pourra se référer lorsque la tentation de la force se fera sentir. Une institution comme la Communauté des États Nazumis ne se justifie pas dans les moments de calme. Elle se justifie dans les moments de tension.

L'Empire du Grand Ling est présent aujourd'hui dans un rôle qui mérite d'être dit clairement.
Nous ne sommes pas ici en tuteurs, ni en arbitres d'un ordre que nous aurions nous-mêmes défini. Le continent nazumi réunit des nations dont les convictions politiques sont profondes et légitimes. Au nord, des États qui ont fait le choix d'une organisation collective de la société et de l'économie. Au sud, des États qui ont fait celui du libéralisme et de ses variantes. Ces différences sont réelles. Elles ne sont pas un obstacle à la coopération ; elles en sont, si l'on accepte de les regarder en face, la condition même. On ne coopère pas avec des semblables. On coopère avec des partenaires, c'est-à-dire avec des gens qui ne pensent pas exactement comme vous, et avec lesquels il faut pourtant trouver un terrain commun.
L'Empire du Grand Ling a ses propres intérêts dans cette région, et il serait malhonnête de les dissimuler derrière un altruisme de façade. La stabilité, la prévisibilité, la possibilité de relations durables fondées sur des règles claires : voilà ce que nous recherchons. Ce que nous apportons en retour, nous l'espérons, c'est une présence constante et une expertise que les décennies ont forgée.
Le Ruban Doré n'est pas un projet philanthropique. C'est un projet de civilisation au sens propre du terme : relier des peuples par le fer et le mouvement, donner à des régions enclavées un accès aux échanges, créer les conditions matérielles sans lesquelles la coopération politique reste un discours sans corps. Le Grand Ling y engage son savoir-faire ferroviaire, l'un des plus anciens et des plus denses du monde, parce qu'il croit que l'infrastructure précède la confiance, que les hommes apprennent à se connaître en circulant, et que le Sanctuaire Nazumi mérite d'être préservé comme espace de paix et d'échange, non comme théâtre de rivalités extérieures.

Je voudrais, avant de conclure, adresser un mot à ceux qui doutent de la portée de ce sommet.
Ils ont peut-être raison. Il est possible que dans dix ans, les historiens regardent Khydan comme un moment de bonne volonté qui n'a pas tenu ses promesses. Il est possible que les institutions nées de ces textes peinent à s'imposer, que les États membres se retrouvent en désaccord sur leur interprétation, que certaines clauses restent sans application faute de volonté politique. Tout cela est possible. Ce serait grave, mais ce ne serait pas irrémédiable.
Ce qui serait irrémédiable, en revanche, c'est de s'être résignés à la fragmentation et à la méfiance permanente, de gérer chaque crise au cas par cas sans jamais se donner les outils pour les anticiper. Le cynisme est confortable. Il n'est pas gouvernable.
Khydan n'est pas une fin. C'est un commencement, modeste, prudent, conscient de ses limites. Et les commencements méritent d'être honorés, non par des discours triomphants, mais par le travail sérieux et patient qui doit leur succéder.

La Charte fondamentale et la Convention nazumie que nous allons signer aujourd'hui ne valent que ce que nous en ferons demain.
Nous le savons. Et c'est peut-être la seule certitude que nous partageons tous dans cette salle, quelle que soit notre langue, notre histoire, notre position dans les négociations qui nous ont conduits ici.

Que cette certitude soit notre point de départ.
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