01/03/2020
00:17:15
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Pays producteur(s) : Royaumes-Unis d’Alarya
Catégorie : À choisir entre : Documentaire

Nom de la production : Nazum
Nazum
Genre ou thème abordé : La découverte du Nazum au cours d’un film prenant et passionnant
Synopsis ou résumé : Deux alaryens, Kenta Tanaka et Misaki Sato, de respectivement 31 et 30 ans, ont décidés de ne pas gâcher leur jeunesse. Originaires tout les deux de l’ile de Shinobi et meilleurs amis depuis leur plus tendre enfance. Avec les quelques sous qu’ils ont réussi à économiser jusqu'à leur 30 ans, ils décident de partir à la découverte du Nazum à pied, partant des climats tropicaux du Wanimiri jusqu'aux montagnes surmontées de neige éternelle en Poëtoscovie. Il n'oublierons pas de passer par les villes futuristes du Grand Ling, les vieilles ruelles de Dzyun Tovli, capitale des Quatre-Vallées, ou encore les steppes arides talars. Les aventuriers tomberons sous le charme de l'autre mais seront embarqués dans dans un amour impossible car chacun ne souhaite pas briser leur amitié ayant tenue tant d'années. Vous les découvrir sous toutes leurs faces et vous serez impliquez dans leur aventure au fil de péripéties toutes plus extraordinaires les unes que les autre qui feront de leur voyage un moment inoubliable, pour eux comme pour vous. Embarquez dans ce long-métrage documentaire de 2h25 mêlant suspens, histoire d'amour et moments de joie unique au monde.
Commentaire : "Un documentaire permettant de découvrir en profondeur les cultures nazumis au fil de la relation changeante en les deux personnages principaux" - Alarya Today

Société de production / Producteur : NazumisFilmsProduction (NFP)
Réalisateur : Senri Okyoito
Distribution : Kenta Tanaka et Misaki Sato (jouent leurs propres rôles)
Date de sortie : 6 février 2020
2482
(Pays producteur(s) : Royaume jéhovainide d'Illāj.
Catégorie : Film d’animation.

Nom de la production : L'Exode.
Affiche ou visuel :
https://i.ibb.co/bj9QLrk3/Affiche.png
Genre ou thème abordé : Drame, action, aventure.
Synopsis ou résumé : Pharaon ayant décidé le meurtre des enfants hébreux mâles, la fille de Pharaon découvre sur la rive du fleuve un panier d'osier dans lequel se trouve un nourrisson qu'elle nomme « Moïse ». La princesse décide d'adopter cet enfant. Une de ses suivantes, en fait Israélite et sœur du bébé, propose d'aller chercher une nourrice parmi les femmes des Hébreux, la rendant ainsi, le temps de l'allaitement, à sa mère biologique. Quand l’enfant eut grandi, sa mère l'amena à la fille de Pharaon, et il fut pour elle comme un fils. Elle lui donna le nom de Moïse, car, dit-elle, je l’ai « sauvé des eaux ».

Plus grand, Moïse constate la misère de son peuple. Un jour, il voit un Khjemet gardien des esclaves hébreux rouer de coups l'un d'entre eux, et il le tue. Il doit alors s’enfuir dans le désert et trouve asile auprès de Jethro, prêtre Madian (peuple de nomade aujourd'hui disparut, vivant dans l'actuel Sahra à Illāj). Moïse prête main-forte aux filles de Jethro et se marie avec l’une d’elles, Séphora. Il mène alors une vie de berger, faisant paître ses moutons loin dans le désert.

Lorsque Moïse atteint l'âge de 80 ans, Dieu se révèle à lui sur le mont Horeb et lui dévoile sa mission alors qu’il faisait paître les moutons de son beau-père. Il reçoit l'ordre divin de retourner en Khjemet délivrer le peuple d'Israël. Après de nombreuses tentatives auprès du Pharaon de le convaincre de libérer son peuple, il conduit alors les Enfants d'Israël hors de Khjemet, jusqu'à la « Terre promise », le pays de Canaan et le mont Sinaï, où il reçoit les dix commandements. À l'âge de 120 ans, il meurt sur le mont Nebo, sans avoir pu entrer dans la terre promise.

Commentaire : Facultatif - Si vous voulez joindre des anecdotes de tournages, des critiques parues dans la presse, ou tout élément susceptible d'intéresser le lecteur, de contextualiser le film culturellement, etc.

Société de production / Producteur :
Val Mir Pictures
Produit par Bogafrid Velizarévitch Val Kazenin.

Réalisateurs :
Abigaël bat-Simon al-Sap̄p̄ir, Raphaël ben-Gabriel al-Hiqnām et Simon ben-David al-Nephtalim.

Distribution :
Yehonatan ben-Eliyah al-Sap̄p̄ir (Moïse)
Mikhaël ben-Aharon al-Levi (Aaron)
Hannah bat-Amram al-Levi (Myriam)
Abner ben-Malkiel al-Yehoudi (Amram, père de Moïse)
Tirzah bat-Yokheved al-Levi (Yokébed, mère de Moïse)
Nabû-ēṭir ben-Ezechiel al-Bel-šarru (Pharaon)
Naamah bat-Abdul al-Nabû-ēṭir (fille du Pharaon)
Asshur-nāṣir ben-Malek al-Marduk-iddin (grand vizir)
Bel-iddin ben-David al-Šamaš-ēṭir (capitaine des gardes)

Eliab ben-Reuel al-Madiani (Jethro/Reuel)
Tsippora bat-Eliab al-Madiani (Séphora)
Mattan ben-Reuel al-Madiani (frère de Séphora)

Uriel ben-Natan al-Yehoudi (ancien du peuple)
Shalum ben-Zadok al-Levi (scribe)
Azaryah ben-Ezra al-Yehoudi (chef des Hébreux)

Date de sortie : Décembre 1997.
38551
Pays producteur(s) : Costa Sueñoleja
Catégorie : Film de fiction

Nom de la production : What A Long Road to the Aleucian Dream !
Affiche ou visuel :
Affiche du film
Thème musical :
Genre ou thème abordé : Drame psychologique
Synopsis ou résumé : La désillusion et la descente aux enfers de quatre amis est-eurysiens ayant fuit le vieux continent à la recherche d'une vie meilleure en Aleucie.

Résumé détailléLe film s'ouvre sur un plan séquence au ralenti montrant un beau jeune homme portant un élégant costume noir sortir de ce qui semble être un hôtel de luxe, avec à son bras une belle jeune femme portant une robe rouge toute aussi élégante, et marcher sur un long tapis rouge jusqu'à sa voiture, une limousine blanche et dorée, tout en étant escorté par plusieurs gardes du corps qui repoussent une foule d'individus à qui il sourit et qui scandent joyeusement son nom de plus en plus fort : "Largov ! Largov ! Largov !

Largov ! De retour dans la réalité, on retrouve le même homme (dont le nom complet, Oleg Largov, sera très bientôt donné) en train de faire la plonge à demi endormi dans un fast-food minable, le Chino Burger, tandis que son patron, Gros Bob, l'appelle pour le prévenir que sa journée est terminée et qu'il peut rentrer chez lui pour le week-end. Oleg Largov s’exécute donc et marche longuement à travers des rues sombres et sales où il croise des prostituées, des drogués et des dealers qu'il s'efforce d'ignorer avant d'emprunter un métro dans lequel il s’assoit près d'un sans-abris visiblement ivre (toute cette séquence correspondant au générique d'ouverture du film) jusqu'à rejoindre son logement, un petit appartement dans un immeuble miteux où il retrouve ses trois colocataires (Fredz Bordenovitch, Yakov Napinsky et Lev Lewonsti) en train de l'attendre en regardant un film pornographique et qui le convainc (avec difficultés puisqu'il préfère rester à la maison pour lire un article sur "William Peña le self made man") de les accompagner dans un bar du coin pour fêter la fin de la semaine. Yakov commence à parler d'un couple de personnes âgées qu'il a conduit dans son taxi en début de journée puis le groupe continue en discutant de leur projet d'ouvrir un bar similaire à celui où ils se trouvent et où ils prévoient de faire jouer des groupes de musique et des comiques afin d'attirer plus de clients et de devenir financièrement indépendants tandis qu'Oleg essaye vainement d'orienter la discussion vers son idole, William Peña, le jeune des quartiers difficiles qui a réussi à se hisser parmi les hommes les plus riches de la ville. Ils commencent ensuite à calculer l'argent qu'ils ont réussi à mettre de côté depuis plusieurs années et à estimer ce qu'il leur manquerait pour acheter leur bar et tout le matériel nécessaire à son exploitation (quelques milliers de $) lorsqu'un individu, que Fredz semble connaître puisqu'il le surnomme "Wilbur le Kartien" et le présente comme un "collègue du syndicat des dockers", s'incruste dans leur conversation pour se moquer de leur plan et rappeler à Fredz que "le Khardazien" attend qu'il paye ses dettes. Fredz emmène l'individu à l'écart du groupe pour discuter (le contenu de cette discussion n'étant pas révélé au spectateur) puis finit par s'énerver et par le frapper au visage, déclenchant une bagarre qui oblige la bande à déguerpir et à rentrer chez eux.

Le lendemain, Oleg rend visite à sa mère, qui vit dans une maison de banlieue, pour prendre de ses nouvelles et lui raconter sa vie, lui expliquant notamment qu'il est le chef cuisinier d'un établissement respectable et qu'il est sur le point d'ouvrir son propre restaurant gastronomique dont il détaille avec précision ses plans pour la décoration, et lui promet qu'il sera bientôt riche et qu'il lui achètera une villa dans les quartiers huppés. Alors qu'ils regardent une interview de William Peña à la télévision, ils profitent de la discussion pour mentionner brièvement le père d'Oleg, un militant politique qui aurait été assassiné dans leur pays d'origine (lequel n'est pas spécifié) ce qui aurait obligé le reste de la famille à fuir (un frère aîné est également mentionné et il est sous-entendu qu'il est mort depuis plusieurs années d'une manière qui n'est, là-encore, pas précisée). Oleg s'imagine ensuite en train d'être interviewé sur le succès de son restaurant.

Pendant les semaines suivantes, on suit les quatre amis dans leur quotidien, entre leurs emplois respectifs et leur temps libre qu'ils consacrent essentiellement à traîner en ville et à s'amuser de différentes manières (et, pour Oleg, à rendre visite à sa mère, avec qui il essaye notamment de parler de William Peña sans que cela ne semble l’intéresser, celle-ci préférant savoir quand il compte se marier et fonder une famille) mais surtout à pénétrer en douce dans la déchetterie publique, où Lev est gardien de nuit, pour fouiller les déchets et revendre leurs trouvailles afin de financer leur projet. Cette période d'espoir relatif est cependant progressivement assombrie par les rencontres de plus en plus fréquentes entre Fredz et Wilbur le Kartien, lesquelles apportent au groupe, certes, des quantités importantes d'argent dont Fredz refuse d'indiquer l'origine mais, surtout, l'oblige à s'éloigner de ses amis, qu'il ne retrouve pratiquement plus que le soir dans leur appartement, et le rend de moins en moins joyeux et amical. Un jour, Oleg, qui rentre plus tôt qu'à l'accoutumée car Gros Bob a fermé le Chino Burger en avance pour préparer l'anniversaire de sa fille, va jusqu'à surprendre Fredz en train de cacher des sachets de cocaïne dans son matelas et qui, après quelques réticences, lui avoue avoir, deux ans auparavant, contracté un gros emprunt auprès du "Khardazien", le patron de Wilbur le Kartien, pour faire immigrer toute sa famille, mais que ce dernier a récemment décidé d’accélérer son remboursement en augmentant les quantités d'argent qu'il doit lui transférer chaque mois à un niveau qu'il ne peut suivre autrement qu'en travaillant pour lui comme mule, en cachant et en transportant divers marchandises vers les différents points de distribution de la ville. Fredz menace ensuite à demi-mot Oleg, qui réprouve la criminalité, et le défend de parler de cela à qui que ce soit, lui donnant également une grosse liasse de billets pour le convaincre. Lors de sa visite suivante à sa mère, qui lui demande comment il a réussi à trouver l'argent pour ouvrir son restaurant, Oleg lui explique qu'il a investi dans une petite entreprise de transport aujourd'hui en plein essor et lui offre la liasse comme pour prouver sa réussite économique.

La vie du groupe se poursuit relativement normalement, Oleg ne dénonçant pas Fredz, mais la relation entre les deux amis se détériore et leurs contacts deviennent plus froid, Oleg condamnant silencieusement les agissements de Fredz qui lui-même se méfie de lui car il pourrait le dénoncer. Un jour cependant, Lev est renvoyé de son travail à la déchetterie après avoir été dénoncé par un collègue qui l'a découvert en train de fouiller les détritus mais les quatre amis réussissent tout de même à réunir la somme qu'il leur manquait grâce aux revenus de Fredz et achètent un petit bar et la majeure partie du matériel nécessaire pour le faire fonctionner tout en conservant leurs emplois "par sécurité" (sauf Lev qui évite la justice mais se retrouve au chômage). La nuit suivant l’achat du bar, Oleg rêve à nouveau qu'il est un milliardaire en train de faire un tour dans sa limousine blanche et dorée avec sa femme blonde en robe rouge mais, cette fois-ci, son rêve vire au cauchemar lorsqu'il passe devant un kiosque à journaux, dont les exemplaires d'exposition sont titrés "Oleg Largov : ses liens avec les milieux criminels révélés !" ou "Largov Industries, l'entreprise bâtie sur la drogue et l'argent de la mafia !" et qu'une foule commence à le poursuivre pour le lyncher. Oleg devient par la suite plus sombre et paranoïaque, commençant à croire que les gens le regardent ou que chaque phrase qu'il entend est une accusation cachée, et, lorsqu'il rend à nouveau visite à sa mère, il ne mentionne pas le bar mais préfère parler une fois de plus de William Peña, en insistant sur son génie surhumain et sa droiture morale.

Le soir de l'ouverture du bar, nommé le Quartet Club et qui connait une affluence correcte, Wilbur le Kartien rencontre à nouveau Fredz pour le féliciter d'avoir mené son projet à bien et s'excuser de s'être moqué de lui mais surtout lui rappeler qu'il ne s'est pas encore acquitté de sa dette et lui offrir un boulot qui devrait lui permettre de récolter une somme suffisante pour rembourser le Khardazien : la paye des dockers a été livrée quelques jours plus tôt et sera distribuée le lendemain, Wilbur a besoin de Fredz, qui travaille aux docks, pour le guider vers les bureaux de la direction et y récupérer l'argent. Fredz refuse dans un premier temps, peu enclin à voler les salaires de ses collègues qui triment durs tous les jours avec lui, mais doit se résigner à accepter en échange d'être laissé définitivement tranquille, lui et sa famille. La nuit tombée, Fredz guide donc Wilbur et deux de ses hommes, Igor et Vigor, à travers les docks mais le groupe est rapidement repéré par des gardes avant même d'atteindre les bureaux. Igor et Vigor sortent leurs armes mais sont rapidement abattus tandis que Wilbur est blessé à une jambe, obligeant Fredz à le porter pour s'enfuir. Cependant, entendant les sirènes des voitures de police qui arrivent déjà sur les lieux et prenant conscience qu'il ne pourra pas s'échapper avec Wilbur sur le dos, il décide de l'abandonner et, pour éviter qu'il ne le dénonce, lui prend son arme et lui fracasse le crane à coups de crosse, le tuant apparemment, avant de s'échapper.

Quelques jours plus tard, alors qu'Oleg, Fredz, Yakov et Lev sont sur le point de fermer le Quartet Club, lequel commence d'ailleurs à connaître un certain succès et à engranger des bénéfices, une voiture s'arrête en face d'eux. Deux individus armés en descendent et ouvrent le feu sur le groupe, sans toucher qui que ce soit mais le forçant à fuir vers une ruelle adjacente, puis l'un d'eux s'approche de l'entrée du bar pour y déposer un objet qui s'avère être une bombe. Les deux hommes rejoignent ensuite leur voiture au moment même où la façade de l'établissement vole en éclat et qu'un incendie commence à se déclarer avant de quitter la zone en criant "De la part du Kartien" à destination de Fredz. Ce dernier, une fois le choc passé, se rue à l'intérieur du bâtiment en feu pour récupérer le pistolet de Wilbur, qu'il avait conservé derrière son comptoir, puis rejoint sa voiture (que la bande utilisait lors de ses fouilles à la déchetterie pour transporter ses découvertes), garée à proximité du Quartet Club et légèrement endommagée par l'explosion mais toujours fonctionnelle, et se lance à la poursuite des bandits pendant que ses trois amis, n'ayant aucun moyen d'éteindre le feu qui ravage leur commerce, appellent vainement à l'aide. Fredz ne rentre pas à la collocation cette nuit là et Oleg fait un nouveau cauchemar, s'imaginant une fois de plus en homme richissime à qui tout réussi mais qui fini poignardé à mort dans une ruelle par une racaille droguée qui lui vole son portefeuille. Le lendemain matin, en lisant les journaux pour savoir s'ils traitent de l'attaque de la veille, il tombe sur un article annonçant le meurtre par arme à feu de Wilbur, dit "Le Kartien", et de deux de ses hommes. Alors qu'il se rend au Chino Burger pour travailler, Oleg passe devant le Quartet Club en ruine et constate l'absence de la police et l'indifférence des passants. La nuit, il continue de faire des cauchemars et, se souvenant par hasard de la cocaïne cachée dans le matelas de Fredz désormais abandonné, il décide d'en prendre un peu et de la sniffer discrètement afin de recommencer à rêver. Cela se révélant efficace, Oleg commence à consommer de plus en plus régulièrement les réserves de Fredz sans le révéler à personne.

Dans ce qui apparaît être une communauté de sans-abris vivants sous un pont routier, un homme visiblement trop élégamment habillé pour en faire partie discute avec l'un des SDF (sans que le spectateur ne puisse entendre quoi que ce soit) qui lui pointe une personne du doigt. L'homme lui donne une liasse de billets et se dirige vers la personne en question qui s'avère être Fredz, caché ici depuis le meurtre de Wilbur. L'homme lui explique être envoyé par le Khardazien qui souhaiterait discuter avec lui et lui demande de le suivre jusqu'à sa voiture, chose que Fredz ne peut qu'accepter en silence. Après un long trajet, la voiture arrive à une villa située sur le flanc d'une colline surplombant la ville. Fredz y est accueilli par un majordome qui le mène jusqu'au Khardazien alors que celui-ci est dans son bain. Le Khardazien, qui se nomme en réalité Boris Kratchnuk et demande amicalement à Fredz de l'appeler simplement Boris, explique que Wilbur a survécu au braquage du dock et qu'il a réussi à baratiner la police pour qu'elle le libère mais, surtout, qu'il contestait depuis un moment son autorité, assurant par exemple qu'il n'a jamais demandé à accélérer le remboursement de sa dette comme Wilbur le prétendait, ce dernier ayant menti pour empocher lui-même la différence, et qu'il n'en veut donc pas à Fredz de l'avoir éliminé car il aurait probablement fini par le faire lui-même. Boris finit par proposer à Fredz de reprendre la place de Wilbur dans l'organisation en échange de l'annulation de sa dette, d'un salaire élevé et d'une avance immédiate de dix-mille dollars.

De leur côté, les trois autres amis, après avoir récupéré leur voiture à la fourrière après que Fredz l'ait abandonnée à la suite du meurtre de Wilbur, tente tant bien que mal de reprendre le fil de leur existence. Oleg continu de consommer les réserves de cocaïne de Fredz dont il devient dépendant tandis que la perte des revenus du Quartet Club et du trafic de Fredz contraint ses deux amis à trouver des sources de subsistance alternatives, Lev se cherchant un nouveau travail sans succès, ce qui l'oblige à enchaîner des petits boulots mal payés, alors que Yakov, jusqu'ici chauffeur de taxi de jour, décide de travailler également la nuit malgré les avertissements de son patron qui le prévient que le travail de nuit est plus dangereux. Cela se confirme très rapidement puisque, alors qu'il est sur le point de finir sa nuit et qu'il attend à un feu rouge sur le chemin vers la station de taxis, Yakov entend plusieurs coups de feu provenant d'un immeuble à proximité d'où sortent deux malfrats, prénommés Marco la Castagne et Paulo la Paluche, qui le prennent en otage et lui ordonnent de mettre les gaz alors que d'autres bandits parlant slavis montent dans d'autres véhicules et se lancent à leur poursuite. Yakov parvient non sans mal à semer les poursuivants et ses deux preneurs d'otages lui donnent un peu d'argent avant de le laisser partir mais il est rapidement appréhendé par des policiers venus se joindre à la course poursuite et qui l'identifient grâce aux dizaines d'impacts de balle sur la carrosserie de son véhicule. Yakov est donc interrogé pendant le reste de la nuit par l'Inspecteur Tonigo Montoya de la Brigade anti-gang, qui ne lui cache pas son mépris des immigrés qu'il accuse d'être des racailles venues foutre le bordel chez lui, mais parvient finalement à démontrer son innocence et est libéré au matin. Tout de suite après sa libération, il se rend à une cabine téléphonique pour appeler la collocation et demander à Oleg (qui lui explique que Lev est sorti pour un entretien d'embauche) de venir le chercher avec la voiture.
Ce dernier, alors en pleine descente de coke, s'exécute rapidement et quitte l'appartement mais il est apostrophé par une voisine de pallier qui lui bloque la sortie de l'immeuble, l'accuse d'être un dépravé immoral, affirme l'avoir plusieurs fois vu sortir de chez lui complètement drogué et le menace d'appeler la police s'il continu à se comporter comme ça. La discussion s’envenime et, à bout de patience, Oleg finit par la bousculer brutalement pour rejoindre sa voiture.

Oleg rejoint Yakov qui lui demande de l'emmener à la station de taxis pour lui permettre de s'expliquer avec son patron, ce dernier refusant cependant de l'écouter et décidant de le virer pour avoir détruit un véhicule de la compagnie et pour s'être attiré des ennuis avec la police. Oleg et Yakov décident ensuite de rentrer chez eux mais sont surpris de voir leur immeuble entouré de voitures de police. En s'approchant pour voir ce qu'il se passe, ils découvrent Lev, qui était rentré entre temps, en train de se faire arrêter par des policiers, menés une fois de plus par Tonigo Montoya. Surpris par ce dernier, Oleg et Yakov justifient leur présence sur les lieux en affirmant être des amis du suspect venus lui rendre une visite, l'inspecteur leur expliquant ensuite avoir été appelé par une résidente de l'immeuble qui disait avoir été agressée par un drogué. Les policiers venus enquêter sur les lieux ont donc pénétrés dans la collocation où ils ont découvert le matelas rempli de drogues illicites avant d'appréhender Lev lorsqu'il est rentré de son entretien peu après l'arrivée de la police. Lev est donc jugé pour détention de drogue et occupation illégale de domicile, puisqu'il est révélé que, le groupe n'ayant plus les moyen de payer son loyer depuis la disparition de Fredz, il était contraint de le squatter, mais est innocenté des accusations de trafics et se retrouve condamné à dix-huit mois de prison. Oleg et Yakov échappent cependant à la justice, Lev ne les ayant pas dénoncé et les policiers n'ayant visiblement pas trouvés utile de lancer une enquête plus approfondie, mais, Yakov jugeant Oleg responsable de son arrestation pour ne pas avoir parlé des kilos de cocaïne cachés dans la collocation, ils se séparent et cessent tout contact entre eux. Ne pouvant plus retourner à l'appartement, surveillé par la police et en voie d'être loué à quelqu'un d'autre, Oleg doit aller vivre chez sa mère, lui expliquant que cela n'est que temporaire, le temps que la maison qu'il se fait construire avec les revenus de son restaurant soit terminée.
Quelques jours plus tard, Yakov est quant à lui contacté par Marco et Paulo qui s'excusent de lui avoir fait perdre son boulot et l'informent qu'ils ont parlé de ses talents de conduite à leur patron, le mafieux Bernardo Baldassario, et que ce dernier à accepté de l'engager pour remplacer son ancien chauffeur qui a été tué dans une fusillade avec d'autres bandits.
Enfin, Lev, après une bagarre dans le réfectoire de la prison, est rapidement mis sous la protection d'un groupe de prisonniers slaves dirigés par le Père Reznov, prêtre orthodoxe qui promeut l'entraide entre les membres de la communauté immigrée.

Les quatre amis poursuivent donc leur vie chacun de leur côté. Fredz monte en grade dans la bande du Khardazien, participant à plusieurs braquages, trafics et affrontements avec des gangs rivaux, lui permettant, en plus de s'enrichir considérablement, de s'imposer rapidement comme l'un des plus proches conseillers de Kratchnuk et d'obtenir le respect de ses pairs et des habitants des quartiers sous son contrôle mais aussi le rejet de sa famille qui n'accepte pas sa vie de criminel et refuse de le voir. Yakov, devenu le chauffeur personnel du chef de la mafia Bernardo Baldassario et l'ami de ses deux principaux capos Marco la Castagne et Paulo la Paluche, obtient une influence considérable sur les affaires de la famille qui lui apporte, à lui aussi, la fortune et la gloire. En prison, Lev, séduit par ses promesses de Paradis, devient un partisan particulièrement virulent du Père Reznov, lequel lui fait part de ses opinions révolutionnaires, de sa volonté d'attirer l'attention sur les pauvres et les immigrés opprimés et du devoir qu'ont les gens de la même race et de la même foi de protéger et défendre leurs semblables pour leur offrir la vie qu'on leur a promis et qu'ils méritent. Oleg, lui, rend plusieurs fois visite à Lev dont il tente vainement de dénoncer les dérives fondamentalistes et l'influence néfaste de Reznov ce qui achève de les éloigner. Désormais seul et isolé, Oleg recommence à faire des cauchemars : il se voit pauvre ou misérable ou bien imagine que sa richesse repose entièrement sur le crime et sur le sang de ses amis. N'ayant évidemment plus accès aux réserves de Fredz, il se voit obligé d'investir presque tout son salaire du Chino Burger dans l'achat de drogues toujours plus puissantes qui l'aident à se construire un paradis artificiel et à se voir en William Peña, à croire en son succès, sa richesse et son honnêteté.

Un an et demi plus tard, la situation n'a que peu évoluée : Oleg est devenu un héroïnomane complètement accro qui achète toutes ses doses à un dealer de son quartier surnommé Spetz, Fredz et Yakov poursuivent tous deux leur ascension dans le milieu criminel et Lev, qui s'apprête à sortir de prison, est désormais un révolutionnaire fanatique totalement inféodé aux idées du Père Reznov. Cette situation évolue cependant drastiquement lorsque, au cours d'un braquage de banque orchestré par la bande de Baldassario durant lequel Yakov officie comme chauffeur, les braqueurs, menés par Ricardo, le fils et successeur de Bernardo; tombent dans une embuscade de la police et sont tous abattus ou arrêtés (à l'exception de Yakov qui, resté dans la voiture, parvient à s'enfuir). Après que Yakov ait fait son rapport à son patron, ce dernier lui fait part de ses craintes d'avoir été trahi par un de ses hommes qui l'aurait dénoncé à la police et émet l'hypothèse qu'il pourrait s'agir de Marco la Castagne et de Paulo la Paluche qui devaient tous les deux participer au braquage mais se sont désistés à la dernière minute. Quelques jours plus tard, Paulo vient rendre visite à Yakov pour lui annoncer que Bernardo Baldassario, influencé par un nouveau conseiller ambitieux surnommé Capo Jorge, élimine tous ceux en qui il n'a pas une confiance totale et que Marco a déjà été assassiné. Il le prévient également, qu'étant un de leurs amis et ayant été introduit dans la bande par Marco et Paulo, Yakov est sans doute lui aussi suspecté et l'encourage à quitter le pays comme il s'apprête à le faire. Les suspicions de Paulo semblent se confirmer lorsque, écoutant une conversation entre Bernardo et Capo Jorge à travers une porte, il entend ce dernier mentionner son nom comme suspect.

Pour éviter un funeste destin, Yakov prend contact avec "le Retsvinien", un prêteur sur gage qu'il sait affilié à une bande rivale (Marco et Paulo l'ayant braqué plus tôt dans le film) afin de lui proposer un marché : il emmènera Bernardo à un endroit où son gang pourra lui tendre une embuscade et le tuer en échange de trente-mille dollars, soit de quoi quitter le pays (et ainsi fuir les éventuelles représailles de la mafia) et commencer une nouvelle vie à l'étranger sous une nouvelle identité. Le soir même, il est rappelé par "le Retsvinien" qui accepte le marché et lui confirme le jour, l'heure et le lieu de l'embuscade. Le jour convenu, alors qu'il conduit Bernardo Baldassario et Capo Jorge vers un restaurant où ils désirent dîner, Yakov fait un détour et s'arrête dans une petite ruelle où quatre hommes armés de mitraillettes attendent sa voiture en embuscade. Trois d'entre eux abattent les passagers tandis que le quatrième, visiblement le chef du commando, discutent avec Yakov, qui lui réclame son argent. L'individu lui répond cependant qu'il n'aime pas les mouchards et lui tire une balle dans la tête avant de quitter la zone. De son côté, Lev, tout juste sorti de prison, est très vite mis en relation avec des partisans du Père Reznov qui lui enseignent le maniement des armes et des explosifs.
Yakov se réveille à l'hôpital, la balle ne l'ayant pas tué mais seulement ouvert la joue ce qui le laisse avec une balafre mais toujours en vie. Désormais sans argent et traqué par les membres de la mafia qui cherchent à venger leur ancien patron, il décide de se venger de ceux qui l'ont trahis et l'ont laissé dans cette situation complexe et, au passage, de récupérer l'argent qu'ils lui doivent. Après avoir repéré par la fenêtre de sa chambre deux individus suspects entrant dans l'hôpital, Yakov s'enfui en glissant par une gouttière puis se rend chez "le Retsvinien" dont il ravage la boutique et qu'il torture avec divers objets en vente pour obtenir la localisation de son supérieur avant de l'exécuter en le pendant à un porte-manteau avec une ceinture. Pendant ce temps, les nouveaux amis de Lev comment à planifier une prise d'otage en débattant du meilleur endroit où l'organiser, celui-ci devant être très fréquenté pour que leurs revendications soient entendues par le plus grand nombre de personne possible, et chacun d'entre eux, y compris Lev, prête serment de lutter jusqu'au bout et de donner sa vie pour la cause si nécessaire.

Yakov, remontant la piste donnée par "le Retsvinien" en interrogeant ses contacts avec la même méthode brutale, découvre que le commanditaire de l'assassinat de Baldassario et de sa trahison appartient à la bande du Khardazien et qu'il s'agit sans doute de son chef éponyme lui-même et obtient son adresse à laquelle il décide de se rendre. Pendant ce temps, Oleg se rend à l'endroit habituel où Spetz lui vend ses doses d'héroïne mais il ne l'y trouve pas, un passant visiblement défoncé lui apprenant qu'il a été arrêté par la police quelques jours plus tôt et qu'il faut maintenant aller à la gare Grand Station pour trouver des doses de qualité à bon prix. Arrivé au logement du Khardazien, un appartement dans un immeuble relativement chic comparativement au quartier mal-famé dans lequel il se trouve, Yakov enfonce la porte et abat les deux gardes du corps de sa cible avec un revolver volé chez "le Retsvinien" seulement pour découvrir que celle-ci est en réalité Fredz lui-même qui lui explique avoir tué Boris le Kharadazien plusieurs mois auparavant afin de s'emparer de son organisation et ainsi devenir un entrepreneur financièrement indépendant avec sa propre entreprise comme ils l'avaient toujours rêvés. Il avoue également ne pas avoir su que Yakov était le mouchard mais, lorsque ce dernier lui demande s'il aurait agit de la même manière s'il l'avait su, il répond simplement qu'il n'est pas devenu aussi riche et puissant en s'inquiétant d'avoir des principes et qu'ils étaient stupides de croire qu'ils auraient pu s'élever au sommet par un travail honnête dans un pays qui n'offre plus les opportunités qu'ils s'attendaient à trouver. Fredz sort ensuite un pistolet et tire sur Yakov sans le toucher ce qui lui permet de sortir de l'appartement et de l'immeuble en courant. Les deux anciens amis se courent ainsi l'un derrière l'autre à travers la ville, s'échangeant des coups de feu de temps en temps, jusqu'à Grand Station où Fredz espère semer son poursuivant en se cachant parmi la foule de voyageurs attendant leurs trains.

Alors que Yakov cherche Fredz au sein de la masse, une dizaine d'individus armés jusqu'aux dents entrent dans la station par tous les côtés, neutralisent les quelques agents de sécurité en faction et prennent plus ou moins les voyageurs en otage. L'un d'entre eux commence alors un discours exposant les motivations du commando et dénonçant la misère dans laquelle vivent certaines parties de la population et notamment les immigrés, tandis que la police, prévenue par des captifs mal surveillés, commence à se déployer à l'extérieur du bâtiment et qu'une unité spéciale, toujours menée par l'Inspecteur Tonigo Montoya, est envoyée négocier avec les terroristes. Oleg, également présent sur les lieux pour ses doses d'héroïne, reconnait Lev parmi les preneurs d'otages et l'appelle en criant son nom ce qui attire son attention mais également celle de Yakov et Fredz et, ce faisant, Yakov repère Fredz dans la foule, celui-ci se tenant alors à seulement quelques mètres d'Oleg, et lui tire dessus à plusieurs reprise, le tuant. L'Inspecteur Tonigo Montoa, croyant que les tirs viennent des terroristes, lance l'assaut de la police et abat lui-même Lev d'une balle dans la tempe alors qu'il marchait en direction d'Oleg, déclenchant ainsi une fusillade entre la police et les preneurs d'otages qui laisse le temps à Yakov de s'enfuir, rapidement rejoint par Oleg après qu'il ait rapidement vérifié que Fredz et Lev étaient bel et bien morts.
Une fois suffisamment éloignés de la gare, Yakov et Oleg se disputent et commencent presque à se battre, le second accusant le premier d'être responsable de la mort de leurs deux amis ce à quoi il répond en se moquant qu'il est bien naïf de croire qu'il restait encore une once d'amitié entre eux. Les deux se séparent pendant qu'à Grand Station le dernier terroriste est abattu par la police et que l'Inspecteur Tonigo Montoya, reconnaissant Lev parmi les cadavres et se rappelant qu'il l'avait envoyé en prison plus d'une année auparavant, crache sur son corps en rigolant.

Le soir, Oleg, l'air vide, travaille au Chino Burger quand il a la surprise de voir William Peña, son idole de toujours, rentrer avec sa femme, blonde avec une robe rouge, visiblement mécontent d'avoir raté son train "à cause de ses connards d'immigrés qui n'ont rien trouvés de mieux à faire que de venir crever dans la gare" le jour même où il a besoin d'un train et d'avoir été contraint de "dîner dans un fast-food minable comme les pauvres" parce qu'il n'a trouvé aucune table disponible dans les grands restaurants de la ville. Lorsque Oleg vient le voir pour lui dire combien il l'admire et lui raconter que, comme lui, il est né pauvre mais il sera bientôt riche grâce à son travail acharné, Peña lui répond qu'il n'en a rien à faire et qu'il veut juste un steak-haché et, devant son insistance, lui affirme qu'ils n'ont rien en commun, qu'il n'a pas le bagage nécessaire pour devenir comme lui et qu'il est incroyablement stupide de croire qu'il pourra devenir riche en cuisant des steaks pour une misère dans un restaurant de pauvres alors, qu'à l'autre bout de la ville, Yakov, qui se promène dans les rues nocturnes en réfléchissant, rencontre un homme qui lui demande s'il a du feu pour sa cigarette.
Oleg retourne dans la cuisine et commence à préparer le steak-haché de William Peña puis s'arrête quelques secondes, prend un couteau et retourne dans la salle à manger où il le poignarde à plusieurs reprises avant de s'enfuir dans la nuit au moment même où, à l'autre bout de la ville, l'homme à la cigarette sort un canif et poignarde lui aussi Yakov à mort en lui soufflant "Tous les mouchards doivent crever".

De retour chez sa mère, Oleg regarde un reportage sur la prise d'otage de Grand Station, indiquant notamment que l'Inspecteur Tonigo Montoya est pressenti pour le poste de commissaire de police pour sa gestion exemplaire de l'affaire, puis éteint la télévision lorsque le meurtre de William Peña commence à être abordé. Il s'injecte la dose d'héroïne qu'il a achetée à Grand Station et s'endort en souriant.
Dans un plan séquence au ralenti, Oleg, portant un élégant costume noir, sort de ce qui semble être un hôtel de luxe, avec à son bras une belle jeune femme portant une robe rouge toute aussi élégante, et marche sur un long tapis rouge jusqu'à sa voiture, une limousine blanche et dorée, tout en étant escorté par plusieurs gardes du corps qui repoussent une foule d'individus à qui il sourit et qui scandent joyeusement son nom de plus en plus fort : "Largov ! Largov ! Largov !
Mais lorsqu'il s’assoit à l'arrière de la voiture, son sourire se change brièvement en un rictus forcé avant de s'effacer en sanglots.

Commentaire : Deuxième film d'Aaron Darenofsky après Tralali et Tralala, film à petit budget de 2016 qui racontait l'histoire de deux enfants orphelins travaillant dans une mine et n'y survivant que grâce à leur amitié, What A Long Road to the Aleucian Dream ! est la première adaptation au cinéma d'une oeuvre de l'auteur sueñolejo Carío Palacàn, en l’occurrence son roman La vie rêvée (La vida soñada) publié en 2015, que le réalisateur et scénariste adapte cependant d'une manière très libre, les protagonistes du roman, quatre amis de la campagne sueñoleja qui décident de se rendre à la capitale en quête de richesse et de célébrité, étant, dans le film, remplacés par des immigrés d'Eurysie orientale venus chercher une meilleure vie dans un pays et une ville non spécifiée d'Aleucie. Un changement qui s'explique à la fois par la volonté de Darenofsky de mettre un peu de sa propre vie dans son film, lui même étant né de parents issus de l'immigration est-eurysienne et ayant passé une partie de son enfance dans la pauvreté, et ainsi d'en faire une forme de critique de l'abandon des populations immigrées par leur pays d'accueil, mais surtout par une volonté d'internationaliser le propos du livre et du film ce qui passe, outre l'absence de précision quant aux lieux de l'action et le titre en austarien, par une multiplication de faux indices voués à mener le spectateur sur de fausses pistes : utilisation du dollar international au lieu du peso sueñolejo comme monnaie, mélange de personnages "locaux" aux noms sueñolejos et de lieux portant des noms à consonance austarienne, décors typiquement sueñolejos (le film ayant été intégralement tourné à Sueñoleja la Ciudad) dans lesquels évolue une importante communauté immigrée slave en réalité presque inexistante en Costa Sueñoleja...

Au delà de ces quelques différences, la trame du livre est globalement respectée ainsi que le principal concept qu'il développe, à savoir la désillusion, le refus d'accepter une réalité qui ne se conforme pas à ce qu'on attendait d'elle et les moyens mis en place pour y échapper, thème que l'on retrouvait déjà dans Tralali et Tralala dont les deux protagonistes transforment toutes leurs corvées en jeux pour les rendre moins dures. Dans What A Long Road to the Aleucian Dream !, les quatre personnages sont des immigrés ayant quittés le vieux continent, ses dictatures, ses guerres et ses crimes contre l'humanité à la recherche d'une meilleure vie dans le nouveau monde, le continent aleucien historiquement fondé sur l'immigration de millions de personnes venues du monde entier pour saisir les opportunités qu'il leur offrait, et, à force de travail, devenir plus riches et respectés qu'il n'aurait pu le devenir en restant dans leur pays d'origine seulement pour voir leurs espoirs brisés lorsqu'ils se rendent compte que ce nouveau continent n'offre aujourd'hui plus autant d'occasions de s'enrichir qu'à l'époque de la colonisation. Les quatre personnages principaux vont ainsi tous trouver un moyen différent de tout de même vivre leur vie de rêve, ou du moins de s'imaginer la vivre, ce qui est, bien sûr, surtout évident avec Oleg Largo qui vit littéralement dans ses rêves, passant son temps à s'imaginer en William Peña, allégorie du self made man qui a réussi à bâtir sa fortune par ses propres moyens en partant de rien, et à transformer tous ses succès les plus mineurs en exploits lorsqu'il les raconte à sa mère, c'est ainsi que, par exemple, le Quartet Club, le petit bistrot acheté par la bande, devient un restaurant gastronomique visité par les plus grandes célébrités. Il semble être le seul des quatre protagonistes à se satisfaire de sa vie actuelle, ne prenant aucune décision majeure et se laissant guider par ses amis, préférant parler de sa prétendue vie de rêve plutôt que des affaires d'argent du groupe, jusqu'à ce qu'il soit brutalement ramené à la réalité par un élément extérieur qui détonne avec son univers imaginaire. D'abord lorsqu'il est confronté au monde criminel en découvrant les activités illégales de Fredz qui vont à l'encontre de son idée d'un monde parfait où l'on s'élève par un travail honnête et où le crime ne paie pas, ce qui le pousse à se réfugier dans un paradis artificiel plus solide, plus imperméable et plus permanent que celui qu'il se créé en dormant ce qui passe par l'usage de psychotropes. Puis, lorsque le groupe éclate après la disparition de Fredz et l’arrestation de Lev, il perd tous ses amis, lui prouvant que leur amitié n'était pas aussi solide qu'il le pensait mais surtout lui enlevant les seuls éléments de la réalité qu'il acceptait dans son monde imaginaire, il s'enfonce encore plus dans son paradis artificiel qui devient pour lui la seule réalité, utilisant des psychotropes toujours plus puissant pour échapper à un monde réel dans lequel il ne trouve plus le moindre intérêt et qui s'éloigne désormais irrémédiablement de l'idée qu'il se faisait de sa vie. Enfin et surtout, lorsqu'il est confronté à William Peña, son idole et la personne même sur laquelle reposait tout son monde imaginaire, et qu'il découvre qu'il n'a rien à voir avec le William Peña de ses rêves, il l'élimine physiquement et va jusqu'à ignorer l'annonce de sa mort au journal télévisé, effaçant ainsi le véritable Peña pour pouvoir continuer à rêver d'une version de lui plus fidèle à l'image qu'il se faisait de lui avant de le rencontrer et qui deviendra, pour lui et pour toujours, la seule version qui n'ait jamais existé, celle d'un garçon pauvre, honnête et généreux qui a réussi à devenir un homme riche et connu grâce à son travail. Mais, malgré tous ses efforts pour protéger son monde de rêve des influences néfastes de la réalité, tout ce à quoi il a été confronté tout au long du film ne peut que lui faire prendre conscience qu'il se leurre lui-même, que sa vie rêvée n'est qu'un mensonge, que le prix qu'il a du payer pour continuer à rêver est trop grand et qu'il ne pourra jamais plus être heureux en étant devenu un meurtrier héroïnomane et solitaire comme celui qui hantait ses cauchemars.

Mais Oleg n'ait pas le seul à rêver sa vie. En effet, même si cela est peut-être moins évident, ses trois amis à première vue plus lucides face à la réalité trouvent tout de même tous leurs propres moyens pour y échapper et se construire, eux aussi, leur propre monde imaginaire. Dès leur première apparition, Fredz, Yakov et Lev sont en vus en train de regarder un film pornographique à la télévision ce qui, en plus de révéler une certaine forme de perversion morale qui laisse déjà entrevoir leur chute future dans la grande criminalité et les distingue d'Oleg, plus pur et honnête, qui refuse de les rejoindre, peut également témoigner d'une tendance à se réfugier dans la fiction pour fuir le vide de leurs propres vies et leur solitude. En effet, bien qu'apparemment amis, les quatre personnages passent relativement peu de temps ensemble, chacun ayant un travail différent pendant la journée et ne se retrouvant que pour leurs temps libres qu'ils consacrent, outre à regarder la télé, à élaborer des plans sur la comète concernant leur futur bar et à faire du trafic pour gagner de quoi l'acheter, ne se parlant finalement que très peu de leurs goûts, leurs activités ou leur vie privée (personne n'était au courant pour l'immigration de la famille de Fredz), cette amitié ne tenant finalement que grâce au projet qui unit les quatre personnages et s'effondrant dès lors que ce dernier tombe à l'eau malgré les efforts d'Oleg pour maintenir cette amitié, celui-ci étant le seul des quatre à se satisfaire de sa situation et pour qui cette amitié a réellement de l'importance et n'est pas perçue comme uniquement un moyen d'améliorer sa situation personnelle.

Mais même après leur séparation, chacun d'entre eux continu à s’illusionner sur sa vie. Yakov Napinsky, devenu chauffeur pour la mafia, se croit devenu influent et respecté dans le milieu criminel et être un membre important de l'organisation mais il est en réalité systématiquement tenu à l'écart des activités du gang, ne participant pas aux braquages et trafics mais étant seulement chargé de conduire les parrains et soldats de l'organisation là où ils en ont besoin, à tel point qu'il ne découvre qu'à la toute fin du film que la bande contre laquelle il est en guerre est celle du Khardazien et, lorsque Baldassario commence à le suspecter et envisage de l'éliminer (prouvant qu'il n'est pas aussi important et indispensable qu'il le pensait et qu'il n'a jamais été autre chose qu'un simple larbin remplaçable), Paulo, qu'il considérait comme un ami proche, ne l'aide absolument pas à s'en sortir, lui conseillant simplement de quitter le pays sans lui en donner les moyens ou lui proposer de fuir avec lui. Malgré tout, il s'acharne à s’illusionner en s'imaginant pouvoir s'en sortir en vendant son patron pour de l'argent comme si des gangsters et des tueurs professionnels allaient accepter de payer un homme qui trahi sa bande quand ils peuvent juste le descendre et garder leur argent.
Encore plus extrême, Lev Lewonsti, en prison, échappent à sa condition en se réfugiant dans les enseignements du Père Reznov et dans son idéologie. Une idéologie d'ailleurs laissée volontairement floue par le réalisateur puisqu'elle semble mélanger le fondamentalisme religieux, le socialisme révolutionnaire et le communautarisme ethnique dans un tout a prioriincohérent, l'objectif n'étant pas ici de développer une théorie politique réaliste ou crédible mais simplement de reprendre plusieurs moyens par lesquels les "opprimés" échappent, ou pensent échapper, à leur condition : la religion et la promesse du Paradis, la violence révolutionnaire sensée mener à la construction d'un monde meilleur et l'entraide entre les individus d'une même communauté qui partagent les mêmes conditions d'existence. Lev, mais aussi tous les membres du groupe, passe donc toute sa peine de prison et la courte période de liberté qui a suivi à s'imaginer le monde utopique qu'il participera bientôt à construire et à se prendre pour un guerrier révolutionnaire qui libérera son peuple de l'oppression, dusse-t-il donner sa vie pour y parvenir. Mais, le jour où il lui faut passer à l'action, loin de mourir en martyr pour sa cause, il est tué sans aucun honneur avec tous ses frères d'armes et, pire encore, il est, jusque dans la mort, humilié par son meurtrier qui sera couvert de gloire et vraisemblablement récompensé pour cela tandis que, lui, retournera à l'indifférence générale, sa tentative de révolution, loin de changer l'histoire ou de s'imposer dans les esprits, étant réduite à une simple nuisance passagère par William Peña. Loin d'avoir servi une cause comme il le pensait, la mort de Lev a donc été parfaitement inutile.

Fredz Bordenovitch apparaît donc comme le seul des quatre protagonistes à avoir réellement atteint l'objectif fixé par la bande de devenir riche et respecté grâce au crime, ce qui, pour le coup, renvoi à une problématique particulièrement importante en Costa Sueñoleja où le crime et les activités illicites, même de faible importance ou pour une courte période, sont une pratique très courante au sein de la majorité très pauvre de la population pour qui il est souvent une nécessité sans laquelle il est impossible de survivre, le milieu criminel sueñolejo offrant encore aujourd'hui beaucoup plus d'opportunités d'amasser de l'argent que les emplois légaux souvent très mal payés. Le fameux "rêve aleucien" du titre se révèle finalement n'être accessible qu'à ceux qui acceptent de rejeter leur morale et leur perception du bien et du mal pour s'enrichir par des moyens illégaux sans prêter la moindre attention à la souffrance que cela peut procurer ou du sang qu'il leur faut verser. Mais, là encore, Fredz est lui aussi illusionné par sa certitude de vivre la vie dont il a toujours rêvé avec ses amis. En effet, alors qu'il est sensé être riche, il continu de vivre dans les quartiers pauvres où il mène ses affaires illégales et non pas dans les quartiers riches où vivent les élites car il n'appartient pas à leur monde, lui étant juste un trafiquant de drogue et un braqueur quand eux sont des hommes et femmes d'affaires internationaux appartenant au beau monde et, s'il prétend être connu et respecté, il ne l'est pas pour ses exploits, ses réalisations de self made man ou sa générosité à l'égard de la population mais uniquement par la peur qu'il leur fait ressentir. De manière général, le Fredz Bordenovitch de la fin du film paraît beaucoup plus sombre, antipathique et triste que celui du début, pourtant plus pauvre mais qui avait alors de beaux rêves et des amis avec qui les partager. Le Fredz de la fin est finalement un homme solitaire, rejeté par sa famille, qui a dû tuer son mentor et abandonner ses amis pour atteindre ces rêves mais qui n'y trouve plus d'intérêt car il est seul à pouvoir y goutter, entouré seulement de ses nombreux hommes de main qui ne s'intéressent qu'à son argent et qui se révèlent incapables de le protéger face à un seul individu isolé et sans un sou mais suffisamment déterminé à le tuer et à détruire tout ce qu'il a bâti car, s'il a su s'élever seul au dessus de la masse, c'est bien au milieu de la foule que Fredz vit ses derniers instants.

Société de production / Producteur : Dangerous Productions
Réalisateur : Aaron Darenofsky (d'après un scénario d'Aaron Darenofsky basé sur le roman La vie rêvée de Carío Palacàn, publié en 2015)
Distribution :
  • Marcello Macrel (Oleg Largov)
  • Cristián Balò (Fredz Bordenovitch)
  • Hetor Leteros (Yakov Napinsky)
  • Vicente de Frío (Lev Lewonsti)
  • María Sofia Cuzco (Iwona Largov, la mère d'Oleg)
  • Wilhelm Strausser (Boris Kratchnuk dit "Le Khardazien")
  • Diego Schenbaum (Wilbur dit "Le Kartien")
  • Ramón Latorre (Bernardo Baldassario)
  • Diego Caracal (l'inspecteur Tonigo Montoya)
  • Terrio de Cabana (le Père Reznov)
  • Grego Jagal (Gros Bob, le patron du Chino Burger où travaille Oleg)
  • Esteban Flores (William Peña, le self made man en costume noir)
  • Catalina Mayorcetu (Madame Peña, la femme blonde en robe rouge)
  • Lester Belota (Marco la Castagne)
  • Alfredo Águila (Paulo la Paluche)
  • Soledo Sea (Capo Jorge)
  • Lurio Castanbal (Ricardo Baldassario)
  • Oscar Standal ("le Retsvinien")
  • Guillermo Luzo (Spetz, le dealer d'héroïne)
  • Aaron Darenofsky (Igor, caméo)
  • Lario del Ruis (Vigor)
Date de sortie : Avant-première prévue au festival. Sortie nationale et internationale le 4 Novembre 2019.
1754
Pays producteur(s) : République du Makota

Catégorie : Série télévisée (d’animation)

Nom de la production : Set, Amour & Bonheur

Affiche ou visuel : Facultatif – À défaut d’une affiche, vous pouvez illustrer le formulaire avec un visuel/une capture d’écran de votre production prise à un moment donné.
Affiche du dessin animé Set, Amour & Bonheur, où l'on voit l'héroine en tenue de volleyeuse de l'équipe du Makota monter au filet.

Genre ou thème abordé : Romance, Sport

Synopsis ou résumé : Mlle Jeanne Loiseau, lycéenne makotane tout à faire ordinaire, est passionnée de volley-ball et évolue au sein de l’équipe de son établissement, dont le gymnase est partagé avec le lycée de garçons d’à côté. C’est au cours des entraînements qu’elle fait la rencontre de Serge, un joueur de l’équipe de Volleyball du Lycée pour garçon, dont elle tombe immédiatement amoureuse. S’ensuivent alors de nombreuses aventures et péripéties hautes en couleur. Nous suivons donc Jeanne qui devra jongler entre son quotidien de lycéenne, ses obligations de jeune fille issue d’une bonne famille et sa passion très prenante pour le volley-ball, … sans jamais oublier sa romance naissante avec Serge.

Commentaire : Il s'agit naturellement d'un dessin animé pour fille. Plus précisément, Set, Amour & Bonheur est une série toute nouvelle mais qui connait déja un succès national. L'oeuvre est cependant assez sulfureuse car elle fait passer subtilement un propos assez favorable à l'amour libre (en plus de suggérer assez fréquemment des jeux de pensionnats et autres amours à la makotane, ce qui est cependant beaucoup moins inhabituel pour la scène nationale).

Société de production / Producteur : La maison de Production Poulin découle, très logiquement, de l'empire industriel et foncier Poulin, le principal financier du progressisme makotan.

Réalisatrice : Mlle Paulette Saumon

Distribution : Les doubleurs (ou plutot les acteurs, puisque l'on parle ici de la VO) ne sont pas crédités au Makota.

Date de sortie : Il y a déja une saison de sortie, mais il est certain que le festival aura des épisodes en exclusivité.
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Pays producteur(s) : Fédération des Communes Slavis
Catégorie : Film de fiction

Nom de la production : la Dernière Fiole de Retsvinie
Affiche ou visuel :
Affiche

Genre ou thème abordé : film d'action, espionnage, thriller politique et militaire
Synopsis ou résumé : Alors que la Fédération des Communes Slavis et son allié Estalien entrent victorieux sur le territoire Retsvinien, un enjeu d'une tout autre nature se profile : devant la défaite, la Junte de Retsvinie, régime sanguinaire, s'apprête à user de ses réserves d'un virus mortel et mystérieux développé par les laboratoires ninchois : le super-Anthrax.

Le film commence sur une brève scène mystérieuse où, dans l'obscurité, des personnages en uniformes acquièrent quelques caisses sombres marquées "danger biologique", avant de les embarquer dans un avion. Cette scène s'arrête soudain sur le réveil du personnage principal Viktor Dragovic, il semble que ce n'était qu'un cauchemar.... Cauchemar, ou vraie prémonition ? Ce qui est certain, c'est qu'il n'a pas le temps d'y réfléchir. Rapidement, Viktor est appelé à la DRE (Direction des Renseignements Extérieurs) afin d'éclaircir de mystérieux évènements survenus la veille : des officiers du renseignement de la Fédération signalent l'existence d'un mystérieux convoi traversant la Retsvinie de Severopol vers le sud. L'éventualité d'un danger biologique ou chimique, déjà prise au sérieux par les services, est d'autant plus suspectée depuis que d'anciennes transactions aient été signalées depuis la Retsvinie à destination du Ninchi, l'année passée, le Ninchi étant connu notamment pour son arsenal d'armes biologiques, d'autant que les médias officiels retsviniens se vantent d'avoir trouvé "la solution" aux défaites militaires.

Alors que tout le monde autour de Viktor semblent excités par les derniers évènements, la libération de la Retsvinie par la Grande Armée Révolutionnaire, celui-ci semble préoccupé par la mission que l'on vient de lui fournir : Sa femme, qui évidemment ne connait pas son statut d'officier du Renseignement, semble embêtée qu'il doive faire un voyage "d'affaire" en pleine guerre, sa femme étant enceinte de jumeaux. Le dilemme est grand, mais il ne faillira pas à sa mission : ce sont des milliers voir des millions de vies qui sont en jeu. Alors, le soir même, il est envoyé en Retsvinie par héliportage pour intercepter le convoi suspect, convoi qui semble rejoindre une arrière base Retsvinienne à proximité des territoires contrôlés par l'insurrection Veltavienne.

Viktor mène alors une course contre la montre à travers une Retsvinie ravagée par la guerre. Traqué par la police politique de la Junte militaire, dirigée par le Général Vassine, et confronté à des officiers prêts à sacrifier leur citoyens pour sauver le régime. Il découvre progressivement que les pires craintes de la DRE se confirment...

Commentaire :
La Dernière Fiole de Retsvinie sort dans un contexte particulièrement tendu : elle s'inspire directement d'évènements passés tout juste une année avant la sortie du film, la guerre de Retsvinie donc, s'inspirant des craintes sérieuse de la DRE pour le risque d'utilisation de l'arsenal biologique ou chimique de la Junte, qui avait d'ailleurs provoqué des impacts sérieux sur le front comme l'équipement intégral des soldats de la coalition à des armes NRBC. La crise n'était pas allée jusqu'au déploiement de l'arsenal biologique, mais il est clair que la Junte en a disposé durant l'année 2017 à 2018.

Le film est présenté par les autorités slavis et par les producteurs comme un hommage aux soldats tombés en Retsvinie et à un rappel de la dangerosité des régimes dictatoriaux, mais certains critiquent également le film comme une propagande idéalisant les slavis et caricaturant les Retsviniens, Retsviniens qui brillent tout au long du film par leur machiavélisme et leur radicalité.

Société de production / Producteur : Studios Nationaux Slavis de Production Cinématographique (SNSPC) — Produit par Aleksandr Borodine
Réalisateur : Sergueï Malenkov
Distribution :
  • Ivan Karpov (Viktor Dragovic)
  • Oleg Sidorenko (Général Vassine, chef de la police politique. C'est le second antagoniste le plus important. )
  • Katarina Volkov (Elena Petrovna, analyste du renseignement fédéral)
  • Viktor Reznov (Colonel Arsen Koval, scientifique machiavélique travaillant sur le Super-Anthrax, antagoniste principal)
  • Dmitri Sokolov (Rokossovski, Général-Président de Retsvinie. Apparait dans le film vaguement dans la scène du début et quelques scènes à l'écart du personnage principal. C'est un antagoniste de fond, mais pas direct. )
  • Pavel Orlov (officier des forces spéciales fédérales)
  • Sofia Mironova (Natalia Kirova, la femme de Viktor Dragovic)
Date de sortie : Avant première au festival des anges, sortie le 18 Novembre 2019.
1876
Pays producteur(s) : Yurtie.
Catégorie : Documentaire sous forme de film.

Nom de la production : Le Sang des Yurts (Titre de travail : Hiver 1721)
Affiche ou visuel :

https://i.ibb.co/pvJ1XC2z/image.png
Scène du film, montrant les cavaliers yurts se battre pour leur indépendance.

Genre ou thème abordé : Drame historique mémoriel, film de guerre.
Synopsis ou résumé : Janvier 1721. Lorsque la marine impériale de l'ambitieux Pierre Ier accoste sur les rivages brumeux du Nazum du Nord (la Yurtie), elle y découvre un peuple nomade de cavaliers et d'éleveurs aux traditions millénaires : les Yurts. Ce qui devait être une simple expansion territoriale exigée par Sarkopol se transforme immédiatement en une campagne d'anéantissement. Le film retrace, de manière brute et sans concession, les premiers mois de cette colonisation sanglante. À travers les yeux de Sayyid, un Ayatollah (dignitaire religieux chiite) luttant pour préserver les siens, et de Vassili, un officier mor broyé par la violence des ordres qu'il doit exécuter, le récit documente l'incompréhension, les massacres de masse et la tentative d'effacement d'un peuple.

Commentaire : Le Sang des Yurts a été conçu comme une œuvre de mémoire indispensable. Le film s'attache à reconstituer avec une rigueur anthropologique le mode de vie des Yurts de l'époque et leur pratique spécifique de l'islam chiite et du chamanisme, brutalement réprimée par la bureaucratie et l'armée more. Le travail de conception sonore est au cœur de l'œuvre : les chants de gorge traditionnels et les appels à la prière chiites se heurtent au fracas mécanique de l'artillerie et aux hymnes orthodoxes des bataillons de Sarkopol. C’est un témoignage cinématographique cru sur les violences fondatrices et taboues de la Nouvelle-Morakhan.

Société de production / Producteur : Val Mir Pictures & Yurtia Memorial Films.
Réalisateurice : Vassili Karkatovitch Val Orenov.
Distribution :
Timour Ibrahimool Kadyrov (Sayyid, guide spirituel et premier leader de la résistance yurt).
Igor Vassilievitch Koronine (Vassili, l'officier de l'armée impériale more).

Date de sortie : janvier 2020. C'est donc en avant-première pour le festival, puis plus tard pour la Yurtie, avant de sortir officiellement au cinéma et en streaming.
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Pays producteur(s) : Terre Pure
Catégorie : Film d’animation

Nom de la production : BUDA DEI
Titre original : 黒恐怖

Affiche ou visuel :

https://i.pinimg.com/736x/cf/19/6e/cf196e2f9fe4c72bc41117a84119db2f.jpg

Genre ou thème abordé : Comédie / conte philosophique pour petits et grands

Synopsis ou résumé :

Tout va bien à Motomoto. Humains, plantes et animaux vivent en harmonie, sur les rivages et dans les jardins de l'île. Il suffit de distraire les arbres pour les voir, ravis, charger leurs branches de fruits et les offrir aux enfants et aux oiseaux. Les éléphants conversent avec les grand-mères, les fourmis négocient sur le marché avec les vendeurs, les singes jouent de la musique avec les chouettes et les pangolins. Ukka, qui habite dans une hutte avec ses parents, ses frères et ses soeurs, rêve de voyager sur la mer pour aller découvrir d'autres horizons. Elle se lève tous les matins face à ce grand océan doré, devant lequel elle fait des exercices et mange du riz avec de la soupe de miso. Après avoir aidé son papa à récolter des algues et sa maman à cueillir des perles dans le lagon, elle passe ses après-midi à rêvasser. Un jour de pluie, une chatte, qui déplace ses petits avec inquiétude, perd sur la route un petit chaton noir, qu'elle oublie. Ukka recueille la pauvre bête, l'alimente, la réchauffe. Pendant trois mois, le petit chat grandit et devient son ami : ils jouent ensemble, ils font la sieste, il se moque d'elle et de ses rêves. Un jour, il disparaît. Ukka, qui s'étonne de son absence, se met à fureter partout : elle le retrouve alors sur la place du village, pourchassé par des oiseaux en colère ! Le chat s'enfuit dans les buissons. « C'est un voleur », se plaint une grue qui a perdu l'un de ses oeufs ; « c'est un malin », rouspète une dame dont le pot de lait a été renversé. Les habitants de l'île partent à la recherche du chat pour le gronder, en vain. Finalement c'est Ukka qui le trouve : il faisait la sieste sur le toit de sa hutte, complètement rassasié ! Face à ce fripon endormi, Ukka décide de se taire et de ne pas le trahir. Depuis ce jour, le chat vit dans le village en causant toutes sortes de petites bêtises.

Ukka grandit, et même si elle entend parfois l'ironie moqueuse du chat au-dessus de sa tête, son désir de voyager sur la mer n'en est que de plus en plus fort. Mais sur une île où tuer, même une plante, est interdit, comment se construire un bateau, même une pirogue creusée dans la branche d'un arbre ? Sa curiosité la pousse à se nouer d'amitié avec un varan de la jungle, qui lui apprend des chansons malicieuses, et une libellule des marais, qui se pose sur son épaule pour lui tenir compagnie. Ukka interroge les arbres. Au chêne, elle demande une branche pour faire un bateau. « Non », lui répond le chêne : « Mes branches, ce sont comme mes bras et mes jambes, j'en ai besoin ! Va donc demander à l'acacia s'il n'a pas une branche à te donner. » Ukka va donc voir l'acacia, qui lui donne une réponse similaire. Au fil de ses découvertes, Ukka arrive au coeur de la forêt, face au grand arbre banian, dont le tronc unique et ancien s'élève, solitaire et triste, dans les profondeurs de l'île. Personne ne l'entoure. On dit qu'il est malade. Le vénérable banian est las, mais omniscient, comme un esprit omniprésent. « Banian », demande-t-elle, mais l'arbre est assoupi et ne l'entend pas. Elle dit plus fort : « Banian, pourrais-tu me donner une seule de tes branches pour que je m'en fasse un bateau ? » « Ah, je suis trop vieux pour avoir encore besoin de mes branches », se désole le banian. « Prends donc celle-là : tu en auras un meilleur usage que moi ! » Le banian pensait que se laisser découper l'aiderait à mourir, ce qui était son but secret. Contente, Ukka prend une scie et découpe la branche. A peine celle-ci tombe-t-elle à terre qu'elle touche les racines du banian et se ressoude à elle ! C'est ainsi que le banian apprit à développer ses racines à partir de ses branches. Désolée de voir son espoir de construire un bateau s'envoler, Ukka fut remerciée par toute la forêt pour avoir redonné le goût de vivre au vieux banian : celui-ci se mit à multiplier les branches-racines, et il redevint le vieux père de la forêt. Ukka dût remettre à plus tard ses ambitions.

Un jour cependant, une grande tempête sèche se déclara. Le vent se leva depuis le sud et il souffla avec férocité un air jaune cruel qui fit s'envoler les plumes et les chaumes de l'île. On apprit que le Bouddha était mort, et que l'île allait disparaître. Alarmés et endeuillés, tous les habitants de Motomoto se réunirent alors vers la maison du Bouddha, revêtant leurs habits de deuil. Tout au long du voyage, en récitant des sûtras et agitant des petits hochets, ils constatèrent que le vent soufflait de plus en plus fort et devenait brûlant. Il arrachait les feuilles aux arbres, qui poussaient des gémissements ; il fit gronder l'eau de la rivière, qui devint bouillonnante ; il cassa des nids et des maisons, balaya des récoltes. Il creusait dans la mer de grosses vagues tranchantes comme des lames, qui vinrent déferler sur les plages et faire s'effondrer des falaises. Finalement, Ukka, courant vers la tête du cortège des animaux et des humains apeurés par cet événement dramatique, arriva la première à la hutte du Bouddha. Elle entrouvrit le rideau qui en fermait pudiquement l'entrée. Elle tomba alors nez-à-nez avec le chat aux yeux de serpent, dont le pelage noir était maculé du sang gluant du Bouddha, qu'il était en train de dévorer.




Commentaire : Conte pour enfant empreint de douceur et de noirceur, le film reprend des contes traditionnels sur les arbres et les animaux, empreints de la cosmogonie de la secte bouddhique 浄土真宗, littéralement de la « Terre Pure. » Réinventant le mythe de la mort de Bouddha, le film mêlant images découpées, ombres chinoises et estampes, montrant les villages et les habitudes villageoises des habitants de la Terre Pure. Bien et mal, karma, fin du monde, Koronona Hachi, le réalisateur, se garde bien de porter un regard de jugement sur ses personnages, préférant rehausser la beauté et l'horreur à l'aide de sa palette. Avec humour, il conjugue cependant les références bouddhiques à l'Arche de Noé, que construit Ukka à la fin du film, symbole du renoncement au bas-monde dans le bas-monde, du paradoxe de la pensée shinshu. Le soutien porté à ce film par les institutions bouddhacratiques de la Terre Pure est d'autant plus paradoxal qu'il semble dépeindre un monde divisé, abîmé et en perdition, en proie à un effondrement climatique et à la rupture de l'harmonie. Le film a pourtant reçu le prix officiel du Hongan-ji, avec le commentaire suivant : « en renversant le Bouddha, le film révèle la nature véritable du Bouddha » ; feu vert pour la distribution à l'international !

Société de production / Producteur : 浄土真宗 Film Society
Réalisateur : KORONONA Hachi
Date de sortie : 3 décembre 2019, pendant le festival



1963
Pays producteur(s) : Namarov
Catégorie : Film de fiction

Nom de la production :

Igor est la

Affiche ou visuel :
image

Thèmes abordés : Meurtre, Peur, Amour

Synopsis ou résumé : Dans un pays sibérien en plein dans les années 60, une série de meurtres mystérieux a lieu a Dubrov, une ville comme les autres. Aucun mobile, aucun profil, aucun mode opératoire et pas le moindre indice. Les victimes sont retrouvées mortes dans leur salon, ou dans leur chambre, ou dans leur cuisine, ou dans leur baignoire... Les enquêteurs, comme Polev, se cassent les dents pendant que les habitants se rongent les ongles. Sur chaque rue, le silence est roi, sur chaque avenue, la peur est reine. Cependant, malgré cette enfer psychologique, deux amoureux, Sergeï un postier et Irina une restauratrice, essayent de vivre leur amour normalement, sortant dehors en défiant la paranoïa ambiante. Mais a chaque fois qu'ils s'adressent a quelqu'un, la discussion finis toujours sur la même rumeur et un seul nom reviens, celui d'Igor.

Vous ne savez pas qui est Igor ? Igor est un meurtrier. Une balle dans la tête, un couteau dans le foie, une plaie dans la glotte, un coup dans le crâne. Igor tue et Igor tue encore.

Vous ne savez pas où est Igor ? Igor est un fantôme. Une clé dans la serrure, un pas dans le salon, une fille dans la nuit, un reflet dans le miroir. Igor vient et Igor vient encore.

Et si vous ne savez pas qui il est.
C'est probablement parce qu'il vous connais.
Et si vous ne savez pas où il est.
C'est probablement parce qu'il vous voit.

Inspiré du livre a succès au Namarov, "Igor est la", écris par Nikolaï Orlovski et parut en 2017

Commentaire : Le film a un objectif clair : installer une terreur chez son public. Tout d'abord il veut anéantir leur sérénité. La musique est lourde, stressante tandis que l'ambiance est oppressante. Les lieux sont peu rassurants, couverts, et regorgeant de coins sombres où n'importe qui pourrait se cacher. Également, il instaure une peur qui n'a pas de nom, ni de visage. Comme on est du point de vue de Sergeï, un simple postier, on ne voit ni les corps ni le meurtrier, seulement les rumeurs et les inquiétudes à tel point qu'on se met à douter de l'existence des événements. Et la réponse ne vient qu'à la fin, trop tard...
Société de production : Cie&Cinéma
Réalisatrice : Olga Pouckev
Distribution :

Nikolaï Oïga (Sergeï)
Ekaterina Morzova (Irina)
Dimitri Strav (Polev)

Date de sortie : 3 mars 2020
2797
Pays producteur(s) : Latrua
Catégorie : Film de fiction

Nom de la production : Быть Счастливой - Être heureux
Affiche ou visuel :

Affiche

Affiche traduite
Version traduite

Genre ou thème abordé : Drame romantique

Synopsis ou résumé : Anna et Tatiana sont deux quinquagénaires aux vies diamétralement opposées. La première est avocate, membre de l'un des cabinets les plus importants du pays, chargée de défendre la lie de l'humanité, prenant en main des dossiers vides de sens. Ambitieuse, elle a tout sacrifié pour réussir, allant jusqu'à divorcer de son mari, à lui refiler la garde de leurs deux enfants et à enchaîner les relations sans lendemain. Indépendante, forte, elle n'en est pas moins fragile et humaine.
Tatiana est, quant à elle, l'exacte opposée d'Anna. Peintre de profession, elle traverse une profonde crise d'inspiration. Son art se meurt, son esprit dépérit face au vide que représente sa vie sentimentale, familiale et sexuelle.

Ces deux femmes que tout oppose, réunies dans leur solitude, vont faire la rencontre, en deux lieux et en deux temporalités différentes, du même jeune homme. Alexi, un homme d'une vingtaine d'années, étudiant médiocre d'art dramatique, habitué du monde de la nuit, est une ombre parmi toutes celles qui peuplent l'obscurité. Ce jeune homme, perdu lui aussi, en quête de repères, va tomber amoureux de ces deux femmes et se retrouver obligé de jongler entre ces deux mondes, ces deux univers, obligé de cacher la vérité pour mieux aimer. Un mensonge pour se faire du bien, pour être heureux, mais jusqu'à quand ?

Commentaire : Быть Счастливой est plus qu'un simple film sur l'amour, c'est un plaidoyer pour la cinquantaine, une déclaration d'amour faite aux femmes d'âge mûr. À travers les yeux des trois personnages, on découvre ou redécouvre que la sensualité, la beauté, la féminité et la sexualité n'ont pas de barrière, pas de fin, pas de date de péremption et qu'une femme de cinquante ans peut être à la fois fragile, sensible, sensuelle et séductrice. Par ce film, Katerina Shurupina met en valeur une catégorie de la population trop souvent oubliée, à jamais coincée entre deux âges, entre deux générations, et souligne la place de la femme en pleine cinquantaine, une femme qui n'est plus totalement mère mais pas encore grand-mère. La cinéaste montre avec justesse, délicatesse et tension que l'amour est une affaire complexe et dangereuse, qui n'a de raison que celle des sentiments et non celle des années.

Le film profite d'une couverture médiatique importante : les acteurs se déplacent sur nombre de plateaux de télévision et de radio, et une artiste latruante a réalisé la bande originale du film.
Быть Счастливой - bande originale

" Un seul mot : splendide ! "
Cinémag - 14/12/2019

" Quand la femme de cinquante ans devient l'héroïne d'un film dramatique, les frissons sont assurés. "
Femme Nouvelle - 03/01/2020

" Plongée intime dans la sexualité et la vie de deux femmes aux vies incroyablement, extraordinairement dramatiques. "
Debout ! - 24/01/2020


" Une histoire haletante, des personnages tout en couleur, une fin en apothéose, deux actrices au sommet de leur art et un jeune premier : voici la recette gagnante pour Katerina Shurupina ! "
Véracité - 30/01/2020

Société de production / Producteur : Mosfilm production
Réalisatrice : Katerina Shurupina
Distribution :
  • Elisavetta Shushaleva ( Anna )
  • Anton Zigunov ( Alexi )
  • Kristina Denikina ( Tatiana )

Date de sortie : 20 mai 2020
17652
Pays producteur(s) : Costa Sueñoleja
Catégorie : Film de fiction

Nom de la production : L'Esprit de 74 (en VO : El Espíritu del '74)
Affiche ou visuel :
L'Esprit de 74
Thème musical :
Genre ou thème abordé : Biopic historique
Synopsis ou résumé : Basé sur des faits réels, le film retrace de manière romancée la vie de Luciano da Francesca en mettant un accent particulier sur son rôle majeur dans le Coup d'État de Juillet 1974 qui voit la chute du communisme et le rétablissement d'une "démocratie" libérale en Costa Sueñoleja.

Résumé détailléSueñoleja la Ciudad, Costa Sueñoleja, 1943. Luciano da Francesca a dix ans. Alors que l'Estado Nuevo, en place depuis treize ans, impose une éducation dure et rigide à la jeunesse afin de lui enseigner les valeurs du patriotisme, du travail et de la force guerrière, Luciano et son meilleur ami Bernardo sont des enfants turbulents et indisciplinés, peu respectueux de l'autorité, qui ne s'intéressent pas à l'école et préfèrent se balader dans la rue et commettre des farces ou des petits délits pour s'amuser. Un jour, ils décident de sécher l'école pour aller jouer au football au milieu de la rue en profitant du fait que les enfants sont en cours et les adultes au travail et qu'ils ne pourront pas les déranger. Après s'être bien essoufflés, les deux gamins passent devant un mur tagué de slogans et de symboles anarchistes, anti-Estado Nuevo et pro-démocratie et Luciano convint Bernardo d'y écrire des insultes contre leur professeur d'école et contre le dictateur Ricardo Tapioca Sanchez. Un vieil homme qui passait par là les surprend cependant et prévient des policiers qui molestent les deux garçons et les emmènent au poste où leurs parents ne sont autorisés à les récupérer qu'au bout de plusieurs heures et en plein milieu de la nuit. Le lendemain, à l'école, Luciano, n'ayant tiré aucune expérience de la veille, propose à Bernardo de retourner jouer au football dans la rue mais ce dernier le repousse, lui expliquant que ses parents lui ont interdit de le côtoyer car ils estiment qu'il a une mauvaise influence sur lui et qu'il est responsable de ce qui leur est arrivé. Le soir, alors qu'il raconte cela à son père, vendeur dans une boutique d'ustensiles de cuisine, ce dernier lui dit que, même si la fin de cette amitié est dommageable, elle devrait lui servir d'avertissement et le pousser à se calmer et à rentrer dans le rang s'il ne veut pas s'attirer des ennuis encore plus graves.

Neuf ans plus tard, en 1952. Luciano da Francesca est devenu un jeune homme de dix-neuf ans plus sage et plus obéissant en voie de finir son service militaire comme premier de sa formation ce qui, selon l'Instructeur Portos, qui l'apprécie, lui assurerait un bon poste au sein de l'armée. Cependant, à peine deux semaines avant la remise des diplômes, il est témoin de la bastonnade d'un de ses compagnons les moins doués du camp par des soldats. Se remémorant ses souvenirs d'enfance, il intervient pour le défendre mais l'Instructeur Portos s'interpose, révélant avoir ordonné ce bizutage pour "le renforcer, lui apprendre la douleur et la discipline et en faire un vrai soldat". Luciano continu néanmoins de protéger la recrue, nommée Daniel, et finit par mettre l'Instructeur Portos KO avec un coup de poing. Ce dernier revient à lui rapidement et ordonne son arrêstation en le menaçant de le faire passer au conseil militaire. La nuit venue, Daniel profite du fait que les gardes se sont endormis pour sortir discrètement Luciano de la cage où il est enfermé en remerciement de ce qu'il a fait pour lui. Il lui indique également l'adresse de son frère qui pourra le cacher chez lui. Luciano s'y rend et y passe quelques jours jusqu'à ce qu'un individu vienne rendre visite au frère de Daniel qui prétend qu'il s'agit d'un ami de passage. Cependant, en écoutant leurs conversations, Luciano réussit à deviner que le frère de Daniel est un sympathisant communiste et que son "ami" n'est autre que son contact au sein de l'Armée Populaire de Libération, un groupe insurgé formé trois ans auparavant et qui constitue alors la principale force d'opposition au régime de l'Estado Nuevo. Sans tarder, Luciano aborde l'ami du frère de Daniel pour lui faire part de ses suppositions à son égard, lesquelles s'avèrent exactes, et lui demander de le faire rentrer dans la rébellion.

Ce dernier, connu sous le nom de code de "Framboise", refuse dans un premier temps mais doit se résigner à accepter face à l'insistance de son interlocuteur et à son désir de révolte et le présente au reste de son équipe constituée d'une vingtaine d'hommes. Luciano est excité à l'idée de combattre pour la liberté seulement pour être déçu en se rendant compte que son unité ne s'occupe que de propagande et ne se bat jamais malgré ses tentatives de convaincre les hommes d'attaquer les convois militaires ou de sauver les colonnes de prisonniers qu'ils croisent, ce que "Framboise" refuse systématiquement car "ce ne sont pas leurs ordres". Deux ans plus tard, en 1954, la petite troupe est cependant appelée pour prendre part à l'Offensive de Sueñoleja la Ciudad qui doit mener à la chute définitive du régime de Sanchez. À cette occasion, Luciano da Francesca rencontre pour la première fois Ernesto Gavaro, chef de la révolution, alors que celui-ci motive ses partisans regroupés dans un bois près de la capitale. Lors de l'assaut sur la ville, l'unité de Luciano, toujours dirigée par "Framboise", est reléguée à un rôle de soutien et de ravitaillement mais, repérant un nid de mitrailleuse ennemi qui bloque l'avancée des révolutionnaires, Luciano viole les ordres de son supérieur et, avec quelques camarades, contourne le nid pour prendre la position ennemie à revers et l'éliminer. L'attaque est un succès qui ouvre la voie de l'Armée Populaire de Libération vers le cœur de la capitale mais la plupart des membres de l'équipe de "Framboise" ont étés tués ou grièvement blessés au combat et ce dernier décide de l'expulser du groupe pour avoir désobéi aux ordres et entraîné plusieurs camarades à une mort certaine malgré les protestations de Luciano qui argumente que la destruction du nid sancheziste a sauvé bien plus de vies alliées qu'elle n'en a coûté.

En 1958, quatre ans après la chute de l'Estado Nuevo et la proclamation de la République Populaire de Costa Sueñoleja, en laquelle il a, comme il l'indique à ses collègues, toute confiance pour rétablir la démocratie et les libertés individuelles autrefois bafouées par le régime de Sanchez, Luciano da Francesca, désormais âgé de 25 ans, est devenu un capitaine de l'armée fraîchement diplômé de la Grande École des Officiers de Sueñoleja et fier de défendre ce nouveau régime porteur d'espoirs. Cependant, au fil des années, alors qu'il monte progressivement en grade jusqu'à devenir Général, il est forcé de constater que le régime populaire dirigé par Ernesto Gavaro est tout aussi autoritaire que son prédécesseur et que l'opposition est réprimée avec autant de force et de rigueur que son l'Estado Nuevo. Après avoir assisté à l'exécution de plusieurs prisonniers du Front Anti-Communiste, organisation terroriste créée en opposition au gouvernement socialiste, ordonnée par "Framboise", depuis lors devenu général, qui se justifie par la surcharge du système carcéral et par ses ordres qui sont de se montrer le plus ferme possible face aux forces de la réaction, Luciano da Francesca se met à militer plus activement contre le gouvernement communiste.

Luciano se constitue progressivement au sein de l'armée un réseau de jeunes officiers partageant ses opinions libérales et fait publier dans les journaux plusieurs déclarations contre la classe communiste dominante malgré les avertissements de ses supérieurs qui le menacent de le renvoyer de l'armée ou de l'envoyer en prison. Après avoir assisté à un violent attentat du Front Anti-Communiste qui a fait une dizaine de morts à Sueñoleja la Ciudad, Luciano décide de donner un discours public dénonçant l'autoritarisme et l'incapacité du régime à combattre la pauvreté et la criminalité et appelant le Secrétaire-Général Ernesto Gavaro et son gouvernement à donner leur démission et à laisser le pouvoir à la jeunesse pour qu'elle prenne elle-même son destin en main. Des policiers viennent l'interrompre pour l'arrêter mais, face aux protestations de ses auditeurs qui menacent de se montrer violents à leur égard, ils n'osent pas intervenir et restent simplement sur place pour écouter ce discours qui semble les convaincre. Mais malgré tous ses discours et sa popularité grandissante, Luciano ne parvient pas à convaincre le gouvernement, Ernesto Gavaro, dans un premier temps prêt à à négocier avec lui, se laissant convaincre par ses ministres qu'il est la seule personne capable d'endiguer la crise et que cette période de contestation n'est que temporaire et, pour s'assurer que Luciano da Francesca ne soit plus une menace, il le muter à Puerto Nez, ville située à une centaine de la capitale. Avant de partir pour sa nouvelle affectation, Luciano réunit donc plusieurs de ses amis au sein de l'armée pour leur annoncer que le seul moyen de renverser la dictature et de rétablir la démocratie est par un coup d'État qui inspirerait le peuple à se soulever en masse contre le régime.

L'aube du 4 Juillet 1974, Luciano da Francesca décide de lancer son coup d'État. Après avoir laissé le commandement de la garnison de Puerto Nez à un de ses fidèles colonels en lui donnant l'ordre d'empêcher des éventuels renforts de Cochinilla descendra sur Sueñoleja la Ciudad, il se rend discrètement à la capitale à bord d'une voiture afin de prendre le commandement de la caserne Guilterro-Peroza, située dans le sud de la ville et commandée par un de ses amis, puis ordonne à ses soldats de prendre le contrôle du sud de la ville et d'en bloquer la sortie avant de s'emparer d'une gare d'où il déclare officiellement le début du coup d'État et appelle la population à se soulever en masse sous les applaudissements des civils présents. Rapidement, d'autres garnisons de la capitale, contactées par les émissaires de Luciano, rejoignent le camp insurgé et s’emparent d'autres portions de la capitale tandis que des manifestations éclatent pour réclamer le départ du Secrétaire-Général, lequel dénonce une "tentative de prise de pouvoir violente d'une poignée d'officiers" et ordonne le déploiement de la Garde Républicaine, notamment commandée par le Général "Framboise", le long des zones occupées par les rebelles. Pendant la nuit, les positions rebelles subissent à la fois l'assaut de l'infanterie loyaliste et les frappes de son artillerie. Luciano doit donc combattre auprès de ses hommes pour les motiver jusqu'à ce que l'attaque ennemie soit repoussée.

Le lendemain, un colonel rallié à Luciano met une colonne de chars à son service ce qui lui permet de percer les lignes communistes et de prendre le contrôle de plusieurs points clés de la ville, en particulier des casernes qui viennent renforcer les insurgés en armes et en volontaires, et d'assiéger les bâtiments de l'État-Major et l'Assemblée Populaire, paralysant de fait le régime, tandis que la population civile se joint en masse aux putschistes pour soutenir leur avancée victorieuse. Luciano se rend également à la Grande École des Officiers de Sueñoleja, où il a étudié et qui est désormais sous son contrôle, pour convaincre les élèves officiers de le rejoindre en leur affirmant qu'ils constituent l'avenir de la nation et que le pouvoir devrait leur revenir. Plusieurs cadets, parmi lesquels le jeune Manolo Solera, se joignent alors à lui et l'accompagnent sans relâche tout au long de la suite du coup d'État. De son côté, Ernesto Gavaro, réfugié dans son Palais Présidentiel et devenu alcoolique et insomniaque à cause la pression, tente de contacter l'État-Major pour ordonne le déploiement de l'Armée Populaire de Libération seulement pour découvrir que l'ensemble de ses membres se sont rendus et apprend de ses conseillers qu'aucune des bases militaires contactées à l'extérieur de la capitale n'a acceptée d'intervenir en sa faveur et que, pire encore, plusieurs villes sont tombées entre les mains des factieux. Face à cette nouvelle, plusieurs ministres décident de fuir la ville et insistent pour que le Secrétaire-Général en fasse de même, ce qu'il refuse, restant pratiquement seul dans le Palais avec ses derniers fidèles dont le Général "Framboise".

Les manifestations anti-gouvernementales et pro-putschistes prennent désormais des proportions gigantesques et accompagnent les soldats rebelles jusqu'au Palais Présidentiel alors que les soldats loyalistes, conscient de l'imminence de leur défaite, cessent le combat et n'opposent plus aucune résistance. Seuls les gardes du Palais Présidentiel, autour duquel les insurgés viennent de poser le siège résistent encore. C'est alors que le jeune Manolo Solera, cadet qui accompagne Luciano da Francesca depuis sa visite à la Grande École des Officiers de Sueñoleja, demande l'autorisation de lancer un assaut sur le Palais Présidentiel ce que le Général Luciano refuse, ne voulant pas risquer la vie de ses hommes. Manolo ne lui obéit pas et, avec d'autres cadets, se lance à l'assaut du Palais sous les tirs de ses défenseurs. Alors qu'il va pour les empêcher, Luciano se remémore sa propre désobéissance pendant la révolution contre l'Estado Nuevo vingt ans auparavant et les laisse poursuivre l'attaque. Manolo et les cadets parviennet à atteindre l'entrée du Palais, à y pénétrer et à faire prisonniers les gardes qui acceptent de se rendre, incluant, là encore, le Général "Framboise". Alors que la plupart des putschistes présents souhaitent les fusiller sur place, Luciano da Francesca décide de simplement prendre leurs armes et leurs uniformes avant de les laisser partir libres puis entre dans le Palais où il trouve le Secrétaire-Général Ernesto Gavaro évanoui à cause de la fatigue et d'une surconsommation d'alcool.
Luciano da Francesca se rend ensuite sur le balcon du Palais Présidentiel d'où il déclare, face à la foule de manifestants rassemblés, la victoire sur le communisme, l'abolition de la République Populaire et la fondation de la Seconde République Fédérale.

Une suite de carton indique que le gouvernement de transition instauré à la suite du coup d'État a rédigé une nouvelle constitution ratifiée par référendum populaire le 16 Janvier 1975 avec 71% de "OUI", permettant la dissolution de l'élite communiste et la tenue des premières élections présidentielles démocratiques depuis 1930 en Novembre de la même année, que le Général Luciano da Francesca a continué à servir son pays et à protéger la démocratie en tant que Commandant en Chef des Armées, grade le plus élevé de l'Armée Fédérale de Costa Sueñoleja, le Secrétaire-Général Ernesto Gavaro a été condamné à dix ans d'emprisonnement avant d'être libéré au bout de trois mois et de partir finir ses jours dans l'Estracho où il meurt en 2007 à l'âge de 89 ans et qu'après avoir fini ses études, Manolo Solera est devenu capitaine de la Garde Républicaine avant de succéder à da Francesca à la tête des armées en 1982.

La dernière scène montre Luciano da Francesca inspecter de jeunes recrues sur une base militaire, auxquelles il répète d'ailleurs une partie de son discours fait aux cadets pendant le coup d'État, avant d'embarquer à bord d'un hélicoptère et de s'envoler vers l'horizon tandis qu'une légende indique "Le Général Luciano da Francesca est décédé le 12 Août 1982 lorsque l'hélicoptère qui l'emmenait à Santa Veronica de Belalcázar s'est écrasé du fait d'une défaillance technique. Il avait 49 ans.
Jusqu'au bout, il aura lutté pour la liberté et la démocratie dans son pays. Son héritage vit toujours dans le cœur de tous les sueñolejos et de tous les combattants de la liberté à travers le monde.
Le 4 Juillet, date du début du Coup d'État de 1974, est aujourd'hui la fête nationale de la République Fédérale de Costa Sueñoleja.

Commentaire : Bien qu'il soit présenté comme un film historique fondé sur la vie du Général Luciano da Francesca, principal promoteur du libéralisme sous la République Populaire de Costa Sueñoleja et instigateur du coup d'État de 1974 qui voit la chute du communiste et l'établissement d'une "démocratie libérale" dans le pays, L'Esprit de 74 se permet de nombreuses libertés avec l'Histoire, la participation de Luciano da Francesca à la révolution contre l'Estado Nuevo étant par exemple grandement exagérée. Dans la réalité, Luciano da Francesca ne s'est pas révolté contre son officier formateur pendant son service militaire et ne s'est pas échappé pour rejoindre l'Armée Populaire de Libération. Il l'a poursuivi jusqu'à la fin sans aucun incident et l'a terminé avec de bons résultats bien qu'il faisait déjà montre d'une certaine indisciplines et, si certains témoignages à la véracité douteuse affirment qu'il a bien rejoint l'APL dans les derniers mois de la révolution, et pas en 1952 comme le démontre le film, aucune source n'indique qu'il a pris part à la prise d'un nid de mitrailleuse pendant l'assaut sur Sueñoleja la Ciudad ni même qu'il n'ait participé aux combats d'une quelconque manière que ce soit. La constitution des réseaux libéraux au sein de l'armée et le déroulé du Coup d'État de 1974, objet central du film, sont en revanche assez fidèles d'un point de vue historique, bien que les manifestations anti-communiste ait en réalité été moins immédiates, ne devenant véritablement importantes que plusieurs jours après le début du putsch, et qu'il n'y avait pas un consensus anti-régime aussi important que celui que le film semble dépeindre. Le rôle de Manolo Solera, actuel Commandant en Chef des Armées au moment de la sortie du film, est également exagéré, lui attribuant des exploits plus probablement effectués par Ramón Loreal, autre cadet qui n'a qu'un rôle mineur dans l'Esprit de 74 quand les historiens le considèrent comme l'un des principaux meneurs des cadets dans la réalité. L'assaut des cadets sur le Palais Présidentiel est également fictionnel car, bien qu'ils aient effectivement étés les premiers combattants insurgés à pénétrer dans le bâtiment, les gardes loyalistes avaient dans la réalité déjà hissé le drapeau blanc et n'ont opposé pratiquement aucune résistance. De plus, Luciano da Francesca ne leur a jamais opposé de résistance et les a même accompagné pendant leur prise du Palais. Les autres événements principaux, en particulier libération immédiate de tous les prisonniers et l'abandon de la ville par la majeure partie des ministres, sont en revanche avérés tandis que les discours de Luciano da Francesca dont des extraits sont représentés dans le film sont (à l'exception de celui de la scène finale) tous rigoureusement authentiques.
Les effets moins positifs de la transition vers la démocratie libérale, tels que la corruption généralisée au sein des institutions étatiques, les liens entre les autorités, les organisations criminelles et les grandes entreprises ou encore la main-mise de l'armée sur le processus électoral et de manière générale l'autoritarisme, peut-être moindre que sous l'Estado Nuevo et la République Populaire mais néanmoins encore présent, du régime de Luciano da Francesca puis de Manolo Solera, ne sont quant à eux, jamais mentionnés dans le film.

Mais, outre un biais évident du réalisateur Cristóbal Castero et des scénaristes en faveur de Luciano da Francesca, ce parti pris pro-coup d'État peut également s'expliquer par la renommée de da Francesca en Costa Sueñoleja où une portion écrasante de la population le voit comme une figure héroïque et inattaquable et un défenseur acharné de la liberté et de la démocratie dont il faut préserver et protéger la mémoire à tout prix. Représenter Luciano da Francesca de façon négative, même de manière purement factuelle, s'apparenterait donc à un suicide social pour le réalisateur ainsi qu'à un échec commercial et critique assuré pour le film, du moins en Costa Sueñoleja, pays où il est le plus à même de rencontrer une diffusion importante du fait de son sujet central pour les sueñolejos.

Société de production / Producteur : Odéséa Sociedad Cinematográfica et Castero Productions
Réalisateur : Cristóbal Castero
Distribution :
  • Raimundo Costa (Luciano da Francesca)
  • Francisco Girón (Ernesto Gavaro)
  • Aleo de Siminoa ("Framboise")
  • Manuel Palatino (Manolo Solera)
  • Diego Maruello (Luciano da Francesca enfant)
  • Bernardo Ricola (Bernardo)
  • José Hermann (l'Instructeur Portos)
  • Gilberto Maniolia (Daniel, la recrue bizutée)
  • Jaime Cruzón (le frère de Daniel)
  • Miguel Miguele (le Colonel Rinaldo Mazerañado, commandant de la caserne de Guilterro-Peroza)
  • Serafino Luzio (Ramón Loreal, l'un des cadets qui accompagnent Luciano)

Date de sortie : Avant première au festival, sortie nationale et internationale le 3 Janvier 2020.
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