24/10/2020
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[AMBASSADE] Centre diplomatique mandrarikan - Page 3

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De : Jonatán Yepes, Colonel et commandant de la Force Ascara de la République d'Union Nationale du Pontarbello.
A : Cristobal Ravatomanga, Seigneur de guerre et commandant-en-chef des hyènes de Boro-kosobue.

Cristobal,

Loin de moi la volonté de vous causer des soucis de trésorerie mais escompter moins de trente millions d'Escudos Pontarbellois (soit à peine trois mille unités monétaires internationales) par patrouilleur ne constitue pas un prix exorbitant au regard des prix disponibles sur le marché de l'armement, de l'absence de traçabilité donnée à ces navires par notre absence de coopération avec les états susceptibles d'investiguer à leur propos et surtout, le champs du possible qu'ouvrirait de telles acquisitions pour développer vos affaires "par les mers". Nous savons votre cargo "Olol Madow" relativement vulnérable sur ses traversées. Cette escorte maritime est l'opportunité de densifier ses flux, voire de risquer à les éloigner davantage de la Mandrarika pour vous garantir de nouveaux fournisseurs en faveur d'une contrebande prospère vers le Nazum. Néanmoins, loin de moi l'envie de vous forcer la main et si ma compréhension est à la hauteur des enjeux, je dirais allégrement que débourser cette somme préalablement à la mise en marche de vos activités maritimes vous contraint fortement. S'il nous fallait considérer l'offre précédente, il serait alors raisonnable de convenir d'un acompte au règlement immédiat, qui soit suffisamment conséquent pour couvrir les frais de transfert et d'entretien des navires, mais pas assez onéreux pour vous permettre des investissements secondaires à ces acquisitions, le temps de les faire fructifier.

Au-delà de toutes considérations pécuniaires, vos légitimes interrogations autour des notions d'entretien du matériel envisagé en cession ne souffriront d'aucune part de vérité. La République d'Union Nationale du Pontarbello vous donnera les moyens d'un maintien opérationnel de vos navires de garde côtière. Évidemment. Les protocoles de maintenance devront, nous le concevons parfaitement, être maîtrisés de vos unités, faisant l'objet d'une passation avec des instructeurs de notre marine nationale, sans limite de temps ni de moyens. Toutefois, notre capacité à déléguer la production industrielle de certaines pièces de maintenance en Mandrarika, répond à des prérequis qui ne nous incombent pas. Nous pouvons sélectionner un certain nombre de pièces en sous-traitance, il vous importera malgré tout d'investir en conséquence pour l'usinage et l'installation de chaînes de production qui répondent aux standards de qualité et de sécurité de nos protocoles de fabrication. C'est à ce stade l'unique affirmation possible.

En revenant au sujet primaire de notre correspondance et considérant les premiers paramètres soulevés, nous souhaiterions conditionner la transaction définie au versement immédiat de sept milles unités monétaires, soit soixante dix millions d'Escudos Pontarbellois, réglant ainsi près de deux patrouilleurs côtiers. Ce qui permettra vous l'avez compris, de débuter dès à présent les formations en faveur de l'intégration opérationnelle des équipements maritimes visés.

En vous remerciant chaleureusement pour la qualité de nos échanges et la démonstration d'intérêts faite à notre nation.

Jonatán Yepes,
Colonel et commandant de la Force Ascara de la République d'Union Nationale du Pontarbello

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Jean-Baptiste Dzila, Ministre des Affaires étrangères de la République du Zafongo

Je me présente, Jean-Baptiste Dzila, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Zafongo. Si je prends la plume aujourd'hui, c'est avec le sentiment particulier qu'on éprouve à écrire non pas à un inconnu, mais à un voisin, celui qu'on n'a simplement encore jamais eu l'occasion de saluer, malgré la proximité que nous impose ce même continent afaréen. L'Afarée a ceci d'étrange qu'elle contient des nations qui se côtoient depuis des siècles sans jamais s'être vraiment adressé la parole, séparées non par une réelle distance, mais par le simple hasard de l'histoire qui n'avait, jusqu'ici, pas encore jugé bon de les réunir. Le Zafongo souhaite aujourd'hui corriger cet oubli, à sa manière, avec la modestie d'une jeune nation qui n'a pourtant rien d'un nouveau venu quant à la fierté de son peuple ni à l'ancienneté de ses racines. C'est ainsi qu'au nom de mon gouvernement, je viens vous soumettre une proposition simple dans sa formulation mais que nous espérons riche dans ses conséquences : l'établissement de relations diplomatiques formelles entre le Zafongo et votre nation, scellé par l'ouverture réciproque d'une ambassade sur chacun de nos territoires. Nous accueillerions vos représentants avec tous les égards qu'on réserve à un hôte qu'on espère revoir souvent, tout comme nous serions fiers de voir les nôtres arpenter vos terres avec le même respect. Sachez que le Zafongo ne vient jamais les mains vides d'intentions sincères. Nous croyons qu'aucune alliance véritable ne se bâtit sur la contrainte, mais uniquement sur ce socle patient qu'est le respect mutuel, la seule pierre, à nos yeux, digne de porter une relation destinée à durer. Rien de ce que nous proposons ne s'impose ; tout, au contraire, se discute. Je reste, avec l'ensemble de mon cabinet, à l'entière disposition de vos services pour donner à cette proposition la suite qu'elle mérite, qu'il s'agisse de l'envoi d'une délégation zafongolaise vers vos rivages, ou de l'accueil de la vôtre sur les nôtres, selon ce que votre gouvernement jugera le plus opportun.
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