31 Août 2011 - Agriculture fujiwane vers un renouveau?
Richesse Agricole et Diversité Écologique: Un Panorama du FujiwaTout au long de son histoire, le territoire du Fujiwa, s’étendant de l’archipel de Moon à l’île septentrionale de Wano et traversant le continent d’Hoenn, a bénéficié de terres généralement propices à toutes sortes de plantations. La faune et la flore du pays ont toujours regorgé d’une multitude d’espèces, particulièrement dans les zones rurales. Pendant de nombreuses années, le territoire fujiwan et les communautés qui y résidaient ont prospéré grâce à la cueillette. Les échanges entre les villages provenaient principalement des produits de la cueillette.
Ce n’est qu’avec l’avènement d'outils et de techniques ultérieurs que l’agriculture fujiwane a trouvé naturellement sa place dans un environnement prometteur en termes de fertilité. Avec le climat du Fujiwa, de nombreuses espèces différentes peuvent effectivement être semées, allant des produits que l’on pourrait considérer comme communs, tels que les pommes de terre, les légumineuses et les fruits. Mais l’agriculture nationale a principalement débuté avec l’établissement de rizières, à l’instar de son voisin jashurien, également expert en la matière. La région nazumi, au sud-est, est parfaite pour ce type de culture.
De plus, les points d'eau, regorgeant également de ressources naturelles telles que divers types de poissons, ont été des sites de pêche principaux, notamment sur les côtes, mais pour les villages ruraux, l'accès rapide à la subsistance était essentiel. Des recherches approfondies sur la faune et la flore fujiwanes, menées par des universités et des biologistes compétents dans le domaine, attestent sans équivoque que le Fujiwa est un pays où la diversité des espèces animales et végétales sauvages est véritablement impressionnante et bat des records. En particulier à Wano, sans surprise, c'est principalement la culture, marquée par un respect quasi divin de la nature, qui explique cette richesse. Une sorte de symbiose parfaite y est établie.
Nous abordons ce sujet car il est intrinsèquement lié à un autre secteur d'activité que nous associons à l'agriculture: l'élevage. L'histoire du Fujiwa a un long passé avec les méthodes d'élevage qui perdurent encore aujourd'hui. En 2010, le Fujiwa, dans son secteur de l'élevage, fournissait du bœuf, du porc, de la volaille et du poisson en quantités significatives. Je dis « significatives » car le pays n'a jamais été autosuffisant dans ce domaine, et selon les perspectives actuelles, il semble presque impossible d'atteindre l'autosuffisance. De nombreux produits issus de l'élevage proviennent en effet des importations jashuriennes.
Redynamisation de l’agriculture fujiwane sous l’angle de la compétitivitéRéalignement des Politiques et Répercussions: Dévoilement de la Complexité Agricole FujiwaneLa problématique agricole du Fujiwa demeure largement méconnue du grand public fujiwan et nazumi. Aujourd'hui, bien que la gastronomie fujiwane soit appréciée par de nombreux habitants du Nazum, les produits qui la composent sont souvent touchés par des problèmes sous-jacents croissants. Ce que les politiciens préfèrent voir, c'est une balance commerciale agricole excédentaire et une agriculture nationale capable de soutenir le pays en cas de crise. Ils aspirent à une agriculture indépendante capable de subvenir aux besoins alimentaires de (bientôt) près de 70 millions de Fujiwans, un défi de taille.
Cependant, ce n'est pas la réalité actuelle. L'agriculture fujiwane n'est pas autosuffisante et s'appuie sur les importations en provenance de son voisin, le Jashuria, particulièrement pour des raisons pratiques et économiques, les frontières entre les deux nations étant totalement ouvertes depuis quelques mois. Pourtant, lorsque l’on aborde l’agriculture au Fujiwa, le sujet des exportations est rarement évoqué; le débat se concentre majoritairement sur les importations.
« Le Fujiwa importe excessivement de produits alimentaires du Nazum »,
« l’alimentation est largement dépendante de l'étranger », et, de ce fait, il est impératif de
« résister à la libéralisation du marché du riz » et de
« défendre l’agriculture, un secteur en déclin » : voilà le discours dominant dans le débat actuel. Cette transformation est intimement connectée à la politique agricole fujiwane. Il est juste de dire, sans exagération, que les principaux objectifs de cette politique — soutenir les producteurs de riz et réduire la production pour conserver les prix élevés du riz — ont contribué à l'affaiblissement du secteur agricole.
Depuis 2010, le parti au pouvoir, le Parti de l’Aube, a pris la décision collective et conjointe de réexaminer la politique agricole du pays dans le but de promouvoir une production accrue et, par conséquent, de réduire les prix. L'objectif est clair: il ne s'agit plus de vendre les récoltes agricoles à des prix exorbitants en quantités limitées ; désormais, l'impératif est de produire en masse pour faire baisser les prix. Prenons l’exemple du riz. Alors qu'il est subventionné de manière disproportionnée par rapport aux fruits, aux légumes et à la viande, cela n'a fait que perturber le marché des autres produits. De plus, les riziculteurs qui bénéficient de ces aides travaillent souvent dans l'administration, les coopératives agricoles ou les usines et disposent donc de sources de revenus régulières en dehors de l'agriculture. Cette situation engendre des pertes pour l'État et n'alloue pas les subventions de manière équitable et judicieuse entre les différents secteurs agricoles. Ces subventions, qui profitent aux agriculteurs à temps partiel, ne parviennent pas ou moins aux agriculteurs professionnels, même si ces derniers constituent une part moins significative de la profession. La riziculture est souvent privilégiée par les travailleurs retraités qui choisissent de mener une activité lucrative après une vie de labeur. Dorénavant, en réorientant les budgets colossaux attribués à la riziculture, ces fonds bénéficieront directement aux professionnels de l'agriculture, qui sont souvent éleveurs, maraîchers, et arboriculteurs.
~~~Terrain en Jachère: Les Répercussions Cachées sur les Citoyens du FujiwaL'essor des terres agricoles abandonnées symbolise un enjeu majeur. Près d'un quart de ces terres abandonnées se localisent dans des zones agricoles exploitables et planes. Leur émergence s'ancre principalement dans les stratégies de diminution de la production, socle fondamental de la stratégie agricole nationale. Depuis 1980, en dépit d'une demande de riz en baisse constante, une stratégie visant à réduire la production pour préserver les tarifs élevés du riz est mise en place. Les stratégies en place, incluant des aides financières liées à la dimension des terres de riz abandonnées ou converties, engagent chaque année 1,3 milliards de kins. Certaines de ces terres de riz abandonnées, sans conversion vers d'autres cultures, sont laissées à l'abandon.
Ce n'est qu'un des impacts délétères de ces stratégies de réduction de production. Elles contribuent aussi à cimenter la structure actuelle du secteur, confrontant de multiples agriculteurs à temps partiel, peu productifs, à un petit pourcentage d'agriculteurs à plein temps et professionnels. La décision de garder les tarifs du riz hauts a induit un cycle nuisible: les petits exploitants à temps partiel, qui vendent le riz cultivé pendant le week-end à un tarif élevé, n'ont pas d'incitation à céder leurs terres, inhibant ainsi l'élargissement des exploitations professionnelles. Leurs revenus stagnent en dépit de leur spécialisation dans le riz, en raison des frais de fonctionnement élevés. Cela illustre distinctement que les stratégies de réduction de production ont, en réalité, servi à obstruer la progression de la productivité via l'intensification agricole.
Toutefois, ce sont avant tout les citoyens qui subissent le préjudice de cette politique. Ces stratégies de réduction de production, formant un véritable « cartel », impactent les Fujiwans à double titre, les contraignant à payer un prix élevé pour le riz et à soutenir financièrement les aides liées à cette politique. L'accroissement des terres en friche découle du faible coût de possession de ces terres, bénéficiant de privilèges fiscaux liés à l'héritage et à la propriété. Initialement, ces privilèges fiscaux visaient à prévenir la dégradation de la productivité suite à la fragmentation des terrains en cas d'incapacité à payer ces taxes, mais ils sont devenus un stimulant à laisser les terres en jachère. Les privilèges fiscaux liés à l'héritage et à la propriété sont attribués à tout terrain répertorié comme agricole, même s'il n'est pas exploité. Ainsi, beaucoup de terrains en jachère sont toujours classifiés comme terrains agricoles.
Pour une Meilleure ProductivitéFin de l’ImproductivitéLes stratégies de diminution de la production, désormais qualifiées de régulation de la production, opèrent en tant que « cartel », s'efforçant de conserver les prix élevés du riz. Il est impératif de les éliminer pour permettre la fixation des prix conformément aux principes du marché. Face à cette révision, les producteurs de riz à temps partiel, qui incarnent le creuset de l'improductivité, seront confrontés à quatre alternatives possibles:
Persévérer dans la culture du riz sans rentabilité. Opter pour une culture différente. Déserter le domaine agricole en raison de son manque de rentabilité (y compris dans les cas où la production est réduite pour une consommation familiale). Céder leurs terrains à des exploitants agricoles professionnels, plus efficaces.Bien que paraissant radicales, ces mesures sont essentielles afin d’assainir les finances publiques du ministère de l’Agriculture et de la Pêche. Le système de subventions, quant à lui, est réorienté vers les acteurs agricoles qui en nécessitent le plus pour revitaliser le secteur. D'un point de vue individuel, nombreux sont les agriculteurs à temps partiels et retraités qui se trouveront dans l'incapacité de persévérer et d'obtenir un revenu modeste en fin de mois ; ils devront donc prioriser la vente de leurs terres.
~~~Faire Confiance au Dynamisme Entrepreneurial Il est certain qu'avec la facilitation du rachat des terres des exploitants partiels, de nombreux agriculteurs professionnels se ruent pour acquérir des hectares cultivables. Bien que certains demeurent des agriculteurs indépendants, de plus en plus entrent désormais dans des contrats avec de grandes entreprises agricoles et agroalimentaires privées, qui leur offrent des garanties financières avantageuses. Les matériels sont fournis, les rémunérations sont garanties à des niveaux plus ou moins constants, indépendamment du niveau de récolte mensuel, et les terres acquises sont directement attribuées par l'entreprise et mises à disposition de l'exploitant.
Le cas le plus éclairant de cette situation est probablement celui de l'entreprise
AgroSynth. Anciennement sous le contrôle de l'État, cette dernière est devenue une filiale privée et sert manifestement d'exemple à la stratégie gouvernementale visant à réduire les dépenses. En ayant bénéficié d'une somme d'argent de la vente de l'entreprise, l'Etat laisse le secteur privé de revitaliser le secteur agricole national. Suite au rachat officiel, les agriculteurs ayant anciennement des contrats avec l'État ont reçu de nouvelles propositions et ont entrepris des négociations pour reconsidérer les termes du contrat, le but principal étant d'apporter un soutien financier plus significatif en échange d'une production accrue. Cela implique d'augmenter les quantités de chaque produit de plusieurs tonnes pour ensuite, logiquement, les exporter à l'étranger. La nouvelle direction d'AgroSynth a une vision claire de ses objectifs.
AgroSynth a été fondée initialement pour mener des recherches technologiques dans la production de ressources agricoles, et ce, sans nécessairement affronter des problématiques anciennes telles que les terrains en jachère, qui étaient la propriété de petits producteurs. L’idée maîtresse était de cultiver en serre, dans des laboratoires, en utilisant des techniques avant-gardistes afin de ne plus être affecté par les enjeux sous-jacents du secteur global. Cependant, la véritable renaissance de l’entreprise réside dans sa nouvelle capacité concrète et juridique d'acquérir, selon ses désirs, des terres arables appartenant à des producteurs jugés responsables de la médiocrité de l’agriculture fujiwane. Et c'est une réalité pour de nombreuses entreprises privées spécialisées dans ce secteur.
~~~Des Inquiétudes à Avoir?Cette transformation a soulevé de nouvelles interrogations concernant l’éthique et la régulation. Des inquiétudes émergent quant à la propriété et la gestion des terres agricoles, particulièrement dans un contexte où de plus en plus de petits producteurs cèdent leurs terres à de grandes entités corporatives. Les préoccupations autour de la sécurité alimentaire et de la souveraineté agricole deviennent centrales dans les discussions nationales. Le modèle de contractualisation entre les entreprises du secteur et les agriculteurs renouvelle les débats autour de l’équité et de la répartition de la valeur au sein de la chaîne alimentaire. Les modalités contractuelles posent la question de la juste rémunération des agriculteurs et de leur capacité à négocier face à de grandes entreprises. Les agriculteurs sont-ils réellement avantagés par ces nouvelles configurations contractuelles, ou sont-ils simplement devenus des maillons subalternes dans la chaîne de production alimentaire globalisée?
Finalement, il est impératif d’examiner le rôle des politiques publiques face à cette mutation agricole. Comment l'État peut-il garantir la protection des petits producteurs tout en favorisant l'innovation et la compétitivité agricole? Les législateurs seront-ils à la hauteur pour adresser les nouvelles dynamiques du secteur agricole, marquées par l’émergence de géants tels qu’AgroSynth, et sauront-ils préserver l’équilibre fragile entre les divers acteurs de l’écosystème agricole? Ces questions persistent alors que le paysage agricole continue à évoluer, tiraillé entre progrès technologique, impératifs économiques et enjeux sociétaux.