03/07/2020
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Activités étrangères au Faravan - Page 3

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MSO

Suite aux autorisations formulées par la République faravanienne sur le recyclage de bâtiments navals, on n'avait rien entendu de nouveau sur le sujet. C’est que les usines ne se montent pas en quelques secondes et qu’il faut des ingénieurs et des techniciens pour véritablement lancer la production. La co-société dont l’activité est de recycler des bateaux en fin de vie pour en fabriquer de nouveaux, est fière et glorieuse d’annoncer la sortie d’usine de son premier bâtiment. Cela montre au monde que même le Drovolski peut entendre que l’éconologie peut avoir du bon. En effet, l’industrie nautique du Drovolski est particulièrement faible et il serait impossible de reconditionner des navires de si grande ampleur sans cela. Comprenons ce que la MSO a réalisé au Faravan pour s’en faire l’orgueil.

Tout d’abord, le navire a connu une vie paisible en Eurysie chez un exploitant qui souhaite rester anonyme. En fin de vie, ou du moins déclaré comme tel, le bateau a été racheté par la Mährénie Private Invest LLC pour changer de pavillon, société qui fait l’intermédiaire jusqu’à la MSO Faravan afin de faciliter les opérations monétaires grâce à la zone franche de Mährénie. Le vieux bateau, arrivé au Faravan, a été déposé en cale sèche et l’ensemble de son mobilier et autres éléments vétustes, jusqu’à la motorisation, ont été déposés et envoyés au Drovolski pour mise à l’exutoire. En réponse, le Drovolski a émis les équipements de remplacement et fourni les gels de traitement.

Les gels de traitement sont à base de cérium et sont susceptibles de corroder 3 µm de la coque, ce qui permet de retrouver les propriétés de surface avant le renforcement. L’ensemble est alors contrôlé par tir gamma, à l’aide de sources fournies par le LHV, pour s’assurer qu’aucune soudure ne soit abîmée ou brisée. Enfin, le bateau est repeint et mis à la mer pour ses premiers essais.

L’usage original du bateau n’est pas connu, mais la MSO a choisi de le transformer en une sorte de bateau sablier. Bien que la MSO déclare protéger les caractéristiques précises du navire derrière le secret des affaires, d’après les photos publiées et le registre d’immatriculation, on peut être certain de plusieurs choses.

SableCo

Le navire a été réimmatriculé sous le nom SableCo et possède, sur les plans légaux, deux bras pour fonds marins. Il est assez surprenant pour un sablier d’avoir deux bras et non un seul. En effet, le plus souvent, un unique est nécessaire à l’aspiration. Le volume utile est estimé à 8 500 m³ et la puissance moteur à 16 MW, alimentée par un moteur à l’ammoniac, seule motorisation de puissance développée au Drovolski en dehors des moteurs nucléaires. Avant toute commercialisation, la MSO devrait réaliser un rechargement complet en ammoniac à Mesolvarde et effectuer un tour d’Afarée pour vérifier les performances du navire et le réviser le cas échéant. Le SableCo est vraisemblablement le passage du Drovolski vers le monde de l’écologie : transformer un rebut en un véritable navire industriel, que demander de mieux ? Le directeur de la MSO au Faravan a tenu à s’exprimer publiquement :

"Je suis heureux que les chantiers de la MSO aient pu mettre à la mer leur premier navire. Le SableCo est sans doute un message pour le monde : le Faravan sait parfaitement négocier avec les puissances industrielles ! Nous sommes victorieux et remercions le Faravan de nous avoir donné un cadre industriel et politique aussi favorable ! Je veux remercier tout particulièrement nos ingénieurs faravaniens sans qui le projet n’aurait pas été possible."
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https://www.seaforces.org/marint/Italian-Navy/Destroyer/D-554_DAT/D554-Caio-Duilio-02.jpg

Après plusieurs mois de coopération avec les marines lingoises et myaikhosiennes dans la mer d'Hiromi et dans le détroit de Myaikhos, depuis le 26 décembre, le destroyer impérial ainsi que le sous-marin d'attaque se dirigeait vers le Faravan pour y rejoindre la frégate qui est déployée en mission dans la zone depuis quelques mois également et qui se ravitaille et effectue ses réparations dans les ports de la République. L'objectif initial était de rallier les territoires afaréens de l'Empire, cependant les priorités ayant changé entre temps, au regard d'un accroissement rapide des tensions en mer Blême et sur le Détroit Gris, les navires impériaux, à savoir une frégate, un destroyer et un sous-marin restent positionnés au Faravan en attente de nouvelles directives. Ils seront rejoints au plus vite par un second destroyer venu d'Afarée pour compléter le dispositif et potentiellement se joindre aux forces translaves et teylaises en cas de nécessité. Des communiqués sont attendus dans les prochaines heures ou les prochains jours.
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éclopés

Suite chronologique directe de ces RP...

Dans l'arrière-pays dévasté par l'agent GILGAMESH, les syndicats agricoles recensent les travailleurs survivants.

- Vingt-trois, vingt-quatre, approchez vous ceux que je n'ai pas compté !

On inscrit des noms sur des listes afin de permettre à soi, ou à sa famille, de bénéficier de la couverture santé "attaque bactériologique" DalyohaTM et d'un remboursement substantiel de ses soins médicaux.

- Ceux qui ont perdu une jambe ou deux, les handicapés moteurs, les gravement paralysés, levez un bras ! Je viendrai vers vous. Si vous n'avez pas de bras, sifflez ou tâchez de faire du bruit !

Olivert Pierouge, secrétaire général du syndicat, fait le tour des bâtiments industriels.

Olivert Pierouge

- Il y a quelqu'un ? Eh oh ? Des survivants ?

Une voix faible :

- Ici... ici...

Il s'approche d'un château d'eau à moitié effondré. Dans la cuve, trois individus mal en point semblent camper depuis des semaines. Olivert Pierouge ressert son masque FFP666 avec appréhension.

- Il y a des malades parmi vous ?

Les hommes se regardent avec angoisse, ne sachant quelle réponse leur sauvera la vie. Jugeant sans doute que nier est impossible, l'un deux finit par avouer.

- On est malade... on a été touché par l'agent...

- Ok les gars pas de panique, je préviens les médecins on va vous sortir de là.

- La maladie...

- L'épidémie est passé, les ambulances sont sur le coup, on vous ramène à la Cité noire, ne vous inquiétez pas, le pire est derrière nous. Ne bougez pas, je vais chercher les médecins, ne bougez pas.

Il ressort, se dirige d'un pas hâtif vers les véhicules Dalyoha, dont les gyrophares éclairent le soir couchant de couleurs artificielles.

- Le pire est derrière nous... le pire est derrière nous...

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GéminéonBaltazar

- C'est un sacré charnier docteur... je vois des gens qui sont morts partout.

- Bien malin qui connait le nombre exact de victime, mais le syndicat est en train de compter les survivants, j'imagine qu'avec une bonne soustraction on pourra estimer les pertes.

Balthazar Métaphore donne un petit coup de pied dans un cadavre en état de décomposition avancée, comme pour s'assurer qu'il est bel et bien mort.

- Heureusement l'épidémie a été contenue en dehors de la Cité noire. Ça fera de l'engrais, j'imagine ?

- Je ne suis pas certain que les ouvriers agricoles accueillent avec enthousiasme l'idée de cultiver à partir de la biomasse de leurs confrères. Enfin. L'histoire ne retient guère les états d'âmes, au fond ce n'est rien de plus qu'une statistique...

- Quel ratio d'ouvriers agricoles est-il acceptable de sacrifier pour emporter dans la tombe un soldat de l'OND ? Dix ? Cent ? Mille ?

- Taisez vous Balthazar, on vient.
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Olivert PierougeDocteur Philippe Géminéon

- Doct...! Ah docteur Géminéon, c'est vous... par ici, il y a des malades dans le château d'eau.

Le docteur fait signe à ses équipiers de venir et se porte aux côtés d'Olivert Pierouge.

- Monsieur Pierouge, avez vous une idée du nombre de victimes total ?

- Aucune idée...

- Même pas une estimation ?

- A vous de me le dire, c'est votre agent je crois ?

- Précisément, nous commençons à peine le travail d'évaluation de sa létalité réelle. Le nombre de paramètres à prendre en compte est cependant gigantesque et les seules références que nous avions jusqu'ici étaient des simulations par ordinateur ou des tests à petites échelles dans les bas-quartiers. Comme certaines régions sont inaccessibles à nos ambulances, nous sommes obligés de faire des estimations probabilistes en fonction de la densité de la population. Nous y verrons plus clair lorsque nous connaitrons le nombre de survivants zone par zone.

- Peut-être la moitié, je ne sais pas trop. Les régions les plus proches de Carnavale ont pu être prises en charge rapidement mais plus profond dans l'arrière pays c'est le brouillard et avec les troupes de l'OND en errance, on évite de trop s'y aventurer.

- Il faudra bien pourtant, nous n'allons pas laisser ces pauvres gens mourir.

- C'aurait été bien d'y penser avant de lâcher sur eux un agent bactériologique mortel.

- Que voulez-vous ? C'est la guerre...

Au dessus d'eux, des hélicoptères médicaux s'élancent vers le couchant.
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Hôpital de campagne Saint-Survivant

Plusieurs semaines plus tard, l'hôpital de campagne Saint-Survivant.

Le silence de l'OND a laissé le champ libre aux ambulances Dalyoha pour rapatrier la majeure partie des ouvriers agricoles de l'arrière pays. Afin d'éviter un regain de l'épidémie, à ce stade très improbable, l'hôpital de campagne Saint-Survivant a été monté à proximité de Carnavale où il accueille les malades, permet de faire un bilan de leur état de santé et les places en quarantaine avant de leur permettre de retourner dans la Cité noire. Si l'hôpital brassait des milliers de personnes chaque jour dans les premiers temps suivant la diffusion de l'agent GILGAMESH, ce ne sont aujourd'hui plus qu'une petite dizaine d'éclopés qui s'y présentent chaque jour.

Les milices Dalyoha surveillent les alentours du camp afin de prévenir toute attaque contre la population civile.

Appuyé d'une main sur sa canne et de l'autre sur l'épaule de Balthazar Métaphore, le docteur Noamaury Blanchâtaigne passe tous les deux jours contempler son œuvre. Il tâte à cet instant précis le moignon d'un homme émacié, allongé sur un brancard dans une tente.

Noamaury Blanchâtaigne

- Et donc vous dites qu'il a fallu couper ?

- Oui docteur... l'agent a provoqué des plaies cutanées et les médecins disent que je commençais à pourrir de l'intérieur...

- Quel tragédie... Fort heureusement les Laboratoires Dalyoha vous fourniront une belle prothèse, ce sera comme si rien ne s'était passé.

- Je vous remercie docteur... Docteur ? Quand pourrais-je revoir ma famille ?

- Il faut regarder le temps de quarantaine, Balthazar voulez vous bien...?

Le jeune médecin jette un œil au dossier médical du patient, placé dans un casier en bout de lit.

- Ça dit que vous pourrez sortir d'ici deux semaines monsieur. Si il n'y a pas de nouveaux signes d'incubation.

- Deux semaines... encore...

- Depuis combien de temps ne les avez vous pas vu mon garçon ?

- Le début de l'épidémie, ça va fait trois... quatre mois ?

Noamaury Blanchâtaigne lui tapote l'épaule.

- Je suis sûr qu'ils vont bien. Souhaitez vous qu'on se renseigne à leur propos ?

- Oh, oui ! Ce serait formidable ! Dites leur que je suis vivant ! Que je vais rentrer !

- Ce sera fait monsieur...?

- Mathéo ! Mathéo Logis ! J'habite dans le quartier des citadelles, ma famille vit au 23 boulevard des maréchaux.

- C'est un très beau nom monsieur Logis, nous nous assurerons que votre famille soit prévenue, ne vous en faites pas.

Noamaury Blanchâtaigne et Balthazar Métaphore s'éloignent du lit puis sortent de la tente. Le jeune médecin grince des dents.

- Vous savez qu'il ne va pas s'en sortir ? La gangrène lui remonte déjà jusqu'aux reins...

- Etait-il nécessaire de lui gâcher ses dernières heures de lucidité ? On le droguera bientôt pour lui épargner la souffrance. Mais c'est une excellente nouvelle pour nous Balthazar, l'agent GILGAMESH continue de laisser des blessés dans son sillage même après plusieurs mois. Pour un usage militaire c'est excellent, souvenez vous...

- "Mieux vaut blesser que tuer" oui je sais.

- Mieux vaut une armée qui tente de sauver ses blessés plutôt qu'une qui cherche à venger ses morts. Et si les blessés finissent par mourir malgré tout, c'est doublement positif pour nous. Allez, allons prendre un café.
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Docteur Jéricho

Plusieurs mois plus tard, l'épidémie est officiellement terminée. Une salle de réunion dans les sous-sols de Grand Hôpital.

- Silence je vous prie. Docteur Jéricho, vous pouvez commencer votre exposé.

- Je vous remercie professeur Blanchâtaigne. Messieurs, mesdames, voici désormais six mois que l'agent GILGAMESH a été diffusé avec succès sur l'armée ennemie et dans l'arrière pays. Nous avons eu plus qu'amplement le temps de mesurer ses effets d'un point de vue qualitatif étant donné le grand nombre de victimes qui nous sont parvenues, il est désormais temps de dresser un bilan qualitatif.

Sur les 325 675 ouvriers agricoles recensés par leur syndicat et qui travaillaient dans l'arrière pays au moment de la diffusion de l'agent GILGAMESH, on estime que la moitié d'entre eux ont été infectés, soit environ 160 000 personnes. Sur ces 160 000 personnes, deux tiers sont mortes aujourd'hui à raison d'un tiers dans les premières heures suivant la diffusion de la maladie, et d'un tiers dans les mois qui ont suivi des suites de complications ou d'une mauvaise prise en charge. Le rapatriement des malades a été gêné par la mauvaise volonté de l'OND mais nous pensons que dans de meilleures conditions, nous aurions pu limiter le nombre de victimes à la moitié des infectés. Ce 15 juin 2020, nous estimons à environ 107 000 victimes directes et indirectes de l'agent GILGAMESH, sans prendre en compte les pertes de l'OND. Celles-ci sont plus difficiles à calculer faute de chiffres officiels publiés par les états-majors, mais nos experts les estiment à des proportions comparables.

J'exclue volontairement tous les morts incalculables liés au manque de nourriture qu'a pu entraîner la paralysie du système agricole carnavalais pendant plusieurs semaines, ceci n'est pas notre affaire.

L'agent GILGAMESH est donc un agent susceptible d'être mobilisé sur le champ de bataille, que ce soit dans un cadre de guerre asymétrique ou non, et peut aisément ravager une région entière s'il n'est pas correctement contrôlé. En l’occurrence le blocus exercé sur la Cité noire et l'expertise de nos miliciens a permis une maîtrise de bout en bout de sa propagation, mais il n'est pas dit qu'une utilisation par des amateurs ne tournerait pas à la catastrophe...

- Estimez vous qu'il soit commercialisable ?

- Difficilement, ou bien pas sans conditionner son emploi à une validation par nos Laboratoires et d'imposer qu'il soit manipulé et diffusé par des médecins formés à son usage exclusivement. Je crains qu'une utilisation dans un cadre militaire moins contrôlé n'expose les deux camps à un massacre.

Assis sur sa chaine, Balthazar Métaphore ricane.

- Alors que 110 000 morts civils, c'est de la bagatelle.
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CARNAVALE INTERNATIONALE
12/05/2020


De la résilience carnavalaise et du lent pourrissement de l'OND

De l'étrange succès messaliote et du prévisible échec azuréen


Guerre à Carnavale : le cas d'école qui rebat les cartes de la stratégie militaire

C'est un paradoxe ne manque pas de piquant : après trois ans de siège de la Cité noire, alors que tous prédisaient son effondrement rapide, Carnavale se porte mieux que jamais, ayant presque triplé son PIB et recouvré la totalité de ses forces armées (avec en bonus quelques déserteurs sylvois). L'OND, en revanche, connait la pire crise de son histoire. Après l'effondrement rapide de Caratrad, connu pour être, avec le Faravan, l'un des deux faucons de l'organisation, c'est au tour du duché de Sylva, membre fondateur et seconde économie de l'OND, de s'écrouler sur lui-même, rongé par trois ans de guerre. Comment expliquer que ce soit l'assiégeant qui s'effondre, tandis que l'assiégé prospère ? Il y a là comme un contre-sens à toutes les lois connues de la guerre. Mais c'est qu'une guerre Carnavale ne se mène pas comme les autres et que le sol carnavalais est toxique pour les envahisseurs mal préparés. Cela mérite quelques explications.

Perçons l’abcès sans délais : une guerre ne se gagne pas par la force des armes. Oh les armes sont nécessaires, bien sûr, et il faut des hommes pour tenir les fusils (votre serviteur en profite d'ailleurs pour saluer l'héroïsme des milices carnavalaises qui chaque jour protègent la veuve et l'orphelin de la barbarie étrangère), il faut des armes et des armées, ne serait-ce que parce que cela se vend. Mais ce n'est pas tout ! La guerre se gagne d'abord et avant tout par la résilience des populations. Or en la matière, Carnavale ne connait pas d'égale. La Cité noire pourrait être rasée en totalité que resurgirait de ses égouts des hommes et des femmes prêts à rebâtir à partir des ruines une nouvelle ville, plus florissante et prestigieuse encore. Le Chaos et plus récemment encore l'Armageddon't ont démontré ce théorème qui semble se confirmer une fois de plus pendant la guerre actuelle. Les états-majors qui comptent trop sur la force de leurs armées se trouvent démunis dès lors que, plutôt que de se soumettre, la population d'en face se rebiffe et rend coup pour coup. Dès lors, ce qui devait être une guerre fulgurante devient un bourbier dont personne ne sort grandi.

Car les chiffres ne mentent pas : les derniers sondages d'opinions, réalisés par des organismes indépendants, montrent que les Carnavalais sont de plus en plus enthousiastes et croient à la victoire. Du côté de l'OND au contraire le moral chute en flèche, au point que deux nations se sont écroulées sur elles-mêmes. Caratrad la première et plus récemment le Duché de Sylva, dont la désertion des officiers ayant pénétré dans la Cité noire aura convaincu le pays de lâcher l'affaire. Si on ne sait pas encore ce qui a lâché en premier (économie ? coup d'Etat ? retrait progressif de la scène politique internationale comme cela arrive parfois), le Duché de Sylva donnait depuis plus d'un an des signes de ralentissement et de fragilité intérieure qui avait laisser présager cette funeste conclusion.

Il n'est pas toujours aisé de savoir ce qui préside à la chute des nations mais la résilience nationale est l'un des facteurs les plus importants. Bien peu de pays savent encaisser les conséquences d'une défaite militaire. La Loduarie en est l'exemple le plus récent, après avoir échoué à envahir l'Antares, le pays connut d'importants troubles internes menant à son effondrement. Le bilan est comparable en Sylva et à Caratrad où les déboires répétés de l'armée de l'OND sur le terrain auront eu raison de la ferveur de guerre des populations et poussé les états-majors à reconsidérer leur engagement à Carnavale. S'il faudra certainement compter avec les restes de l'armée sylvoise sur le sol carnavalais, tout comme l'agent GILGAMESH a neutralisé des soldats caratradais même après l'effondrement de leur nation, c'est malgré tout un envahisseur de moins pour la Cité noire qui, de ce point de vue, peut se féliciter de sa bonne fortune.

Bien sûr il existe quelques âmes romantiques qui auraient trouvé appréciable de rencontrer en Sylva un adversaire honorable, mais le ralentissement progressif du Duché au fil du temps aura empêché les manœuvres les plus ambitieuses et il n'y a guère d'intérêt à affronter une armée déprimée et fantomatique. L'officier Beaugalond et ses hommes, qui composent désormais la totalité de l'état-major sylvois encore actif, expliquaient ainsi que l'apathie de leur nation de naissance, comparée au dynamisme carnavalais, a contribué à leur désertion. Les signaux étaient donc là pour qui savait les lire. Saluons un adversaire qui n'aura pas démérité. Mais l'analyse politique se doit d'aller un peu plus loin que de simplement constater ce qui saute aux yeux.

Effondrement sylvois, hommage et clefs d'explication

Ce qui a manqué au Sylvois est exactement ce dont Carnavale déborde : de rage de vivre. Il n'y a en effet pas grand chose de comparable entre le climat doux et les forêts généreuses du Paltoterra, où l'on dort dans des hamacs et où on mange des fruits en buvant du rhum, et les faubourgs obscurs de Carnavale où, au contraire, la vie est dure et courte. Tout y encourage à la grandeur et à l'ambition car tout est possible, à condition de s'en donner les moyens. La Cité noire constitue de ce point de vue le laboratoire de l'imaginaire et propice aux grands hommes qui, comme chacun sait, font l'histoire.

Le Duché de Sylva, à l'inverse, n'était que douceur et paisibilité. Des voisins sympathiques, des alliances solides, autant dire que rien n'inquiétait réellement les Sylvois. Il faut leur reconnaitre, les pays de l'OND sont passés maîtres dans l'art de produire des petits paradis administratifs. Or c'est précisément ce qui semble aujourd'hui les conduire à leur perte : les gouvernements indolents avaient promis à leurs administrés des victoires rapides et une guerre juste. Ils cumulent aujourd'hui les défaites lentes et une guerre sale. Les populations de l'OND, habituées au confort d'une vie sans histoire ne supportent pas toujours d'être jetées dans le grand bain. Carnavale est un baptême du feu et si certains, comme l'Empire du Nord, font preuve de résilience et s'endurcissent, d'autres nations ne tiennent pas le choc et s'effondrent ou se murent dans l'apathie politique.

Caratrad, puis Sylva, mais que dire de Tanska et des autres ? Les sociétés civiles des nations de l'OND semblent, pour beaucoup d'entre elles, prises de stupeur face à la brutalité du monde et aux horreurs de la guerre. Ce sont "les doux enfants de l'été" pour reprendre l'expression, aujourd'hui perdus et effarés dans les brumes toxiques de la Cité noire. Les Carnavalais à l'inverse sont habitués aux désastres. Mieux : ils en font leur force, s'en nourrissent et en sortent grandis. Carnavale ne sera jamais une nation molle et repue, comme peuvent l'être les pays de l'OND, il y a dans ces rues une rage intense qui n'est pas prêt de s'éteindre, quelle que soit l'issue de cette guerre. Le paradis moral que cherche à bâtir la coalition et ses alliés est précisément le piège qui scellera sa perte : il y a des gens dans ce bas monde qui ne se contenteront jamais d'une vie paresseuse et cherchent avec hargne et détermination tous les brins de grandeur à leur portée. Ils les arrachent avec les dents ou produisent le chaos nécessaire à leur apparition. Non, les peuples du monde ne seront jamais un grand troupeau indolent, réglant ses affaires par la diplomatie et s'enivrant de rhum et de papaye. Si les agneaux peuvent bien s'unir pour résister face au loup, force est de constater qu'un mur de laine est un piètre mur.

La guerre que l'OND ne peut pas gagner

J'avais déjà, dans de précédents articles, exploré les impossibilités de certaines ambitions en matière de géopolitique. Je pense en effet que nous ne réunirons jamais la communauté internationale autour de lois et de règles. D'une part car certains puissants pays s'y opposent, et Carnavale est du lot, d'autre part car il y a chez les peuples une soif d'action et de distinction qui les empêchent de se condamner à n'être qu'un vote, un discours, un débat civilisé pour régler leurs affaires. Face au sentiment d'injustice, à l'ambition dévorante d'une poignée, face à la soif de terres, de progrès, de conquête, les lois internationales seront un tigre de papier. Au mieux instrumentalisées par quelques lobbys efficaces, au pire déchirées à la première occasion.

Cette analyse vaut pour Carnavale elle même, dans une autre mesure. L'OND ne peut pas gagner la guerre car ses ambitions pour la Cité noire entrent en profonde contradiction avec la puissance vitale des Carnavalais. Élections subverties, institutions parodiées, l'originalité partout, l'ordre nul part, même si l'OND envahissait finalement la Cité noire et y imposait un souverain tyrannique, ou une démocratie éclairée, celle-ci s'effondrerait aussitôt, dévorée par les énergies qui parcourent la ville et ne sauraient se contenter d'une résolution aussi médiocre. L'OND ne peut gagner cette guerre car elle n'a pas l'imagination pour. La chute de Caratrad et de Sylva en fait la triste démonstration : il y avait, ô, tant à faire, tant à proposer. Mais certaines nations préfèrent l'effondrement interne plutôt que la conflictualité or Carnavale n'a que du conflit à proposer. La Cité noire est une bête furieuse jamais rassasiée, elle dévorera tout ce qui l'approche de trop près, et quand elle en aura fini, elle se dévorera elle même.

Il est un adage populaire par lequel je conclurai : "Seule Carnavale peut vaincre Carnavale". Cela n'a jamais été aussi vrai. Les conclusions d'un conflit seront nécessairement un pas de côté des attentes de ses protagonistes. Reste deux choix : l'accepter et faire avec pour y prendre son plaisir, ou le refuser et s'enterrer dans la frustration, jusqu'à en mourir.

Un éditorial signé Hyppolicare Épithète.

Pénurie de rhum sylvois
Essayez sa contre-façon "c'est presqu'aussi bon !"


Carnavale Internationale
Le monde est compliqué, laissez nous vous l'expliquer.
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CARNAVALE MATIN

Le dôme d'Enfer tient ses promesses :
79% de taux d'interception "et on s'est même pas foulé"
31/01/2020
Rattrapage social : Améthyste Castelage annonce 120 jours de congés payés et une pause dans la croissance pendant un an
Sitôt promis, déjà accompli. Améthyste Castelage avait assuré que la Principauté développerait bientôt le système d'interception le plus performant du monde, en réponse à l'attaque balistique perpétrée par l'OND contre la place du calice. Un crime de guerre particulière grave parce qu'il avait prit pour cible le patrimoine national et notamment le célèbre champ de mine de la place du calice, vestige historique du Chaos de Carnavale datant des années 1930. Il n'aura heureusement pas fallu attendre longtemps pour voir les premiers résultats : avec un taux d'interception frôlant les 80%, la Principauté s'est rendue presque totalement imperméable aux bombardements balistiques étrangers. "Une telle technologie aurait pu réduire les pertes de l'Empire du Nord de 2 millions à 200 000 morts seulement" estime Alphonse Vitesse, ingénieur en chef du programme de la lutte anti-aérienne. "Il faudra qu'on pense à leur vendre le brevet."

La bonne nouvelle, c'est que le dôme d'enfer n'est même pas encore terminé à ce stade. Alphonse Vitesse nous explique la distinction qu'il y a entre les différents types de DCA. "Nous avons concentré les premiers temps de la production à de la DCA légère, principalement de l'anti-aérien et de l'anti-aérien mobile. C'est cette v1 du dôme d'enfer qui a permis l'interception de la quasi totalité des missiles de croisière de l'OND. Mais nous sommes depuis passé à une nouvelle gamme de DCA lance-missiles, plus chers mais aussi plus performants." Interrogés sur les capacités de la Principauté, Alphonse Vitesse reste volontairement vague. "Plusieurs centaines de batteries anti-missiles au moins." soit l'un des arsenaux les plus moderne du monde. Comme souvent, la Principauté ne fait pas les choses à moitié.

"La stratégie anti-missile fonctionne pour quatre raisons", détaille Alphonse Vitesse. "La première tient à la superficie de Carnavale. La Cité noire est extrêmement dense et s'il s'agit de la plus grande ville du monde, nous pouvons y concentrer la quasi totalité de nos systèmes DCA. Par rapport à un pays qui possèderait plusieurs villes majeures et doit donc toutes les défendre, nous pouvons quant à nous maximiser les taux d'interception en forçant l'adversaire à se concentrer sur une unique cible, prévisible. Il y a aussi le fait qu'on ne peut pas tirer tous ses missiles d'un coup. A partir d'un certain nombre, il faut diviser la frappe en plusieurs salves comme à Estham, ce qui peut prendre jusqu'à plusieurs heures. L'effet de saturation est donc limité. A l'inverse les DCA lance-missile peuvent toutes tirer en même temps puisqu'elles disposent chacune d'un lanceur associé. La seule limite est le taux de rechargement, d'où l'importance d'en posséder assez pour faire une rotation."

Deuxième raison : l'excellent taux de détection radar de Carnavale. "Nos adversaires ont tenté de brouiller nos outils de détection mais cette stratégie a ses limites car elle nécessite de faire voler des avions électroniques dans le ciel pour y arriver. Or vous ne faites pas voler des avions quand vous tirer des missiles. Résultat, il a suffit de voir quand les radars fonctionnaient pour savoir que nous serions pris pour cible. L'adversaire s'est retrouvé piégé par ses propres méthodes. Il faut aussi reconnaitre que Carnavale apprend de ses ennemis, trois ans de guerre ont forgé l'une des armées les plus solides, polyvalente et technologiquement de pointe au monde. Les stratégies de l'OND qui ont pu fonctionner dans les premiers temps du conflit ne marchent plus désormais. Carnavale possède une importante flotte de véhicules radars et radios, de centaines de drones de reconnaissance et a infiltré les forces de l'adversaire en retournant plusieurs de ses officiers ce qui nous donne une meilleure compréhension des techniques militaires de l'ennemi. Je ne parle même pas du fait que l'OND a perdu sa souveraineté terrestre grâce à la contre-attaque à l'agent GILGAMESH, nos ennemis ont démontré qu'ils ne comprenaient pas Carnavale, et qu'ils ne maîtrisaient pas le terrain."

Troisième raison selon Alphonse Vitesse : la dissuasion. En effet, "avec un taux d'interception de 79%, on annule purement et simplement l'effet de 8 missiles sur 10. Or ces missiles ont un coût et un temps de fabrication non-négligeable. Imaginez le Califat d'Azur qui a basé la totalité de sa puissance sur les missiles balistiques. Pensez-vous qu'il les tirera sur Carnavale sachant que 80% seront perdus ? Et je dis 80% mais c'est sans prendre en compte le fait que nous ne cessons d'augmenter nos capacités DCA, nous monteront probablement à 90% ou 95% voire même 100% un jour. Gâcher la majeure partie de son arsenal parce qu'il se fait abattre par la DCA a un coût économique et psychologique fort qui conduira naturellement les nations à chercher à maximiser l'efficacité de leurs frappes en ciblant plutôt des nations sans défense anti-aérienne. Ce sont des enseignements que nous tirons de notre propre stratégie balistique pré-Armageddon't. Bien sûr il n'y avait pas de DCA en face mais la destruction de nos stocks a mis Carnavale en difficulté au début de la guerre, nous obligeant à céder du terrain pour mieux contre-attaquer aujourd'hui en réajustant nos stratégies."

Et la quatrième raison ? Alphonse Vitesse sourit "Qualité Carnavalaise. Quel pays peut se prévaloir d'avoir une meilleure connaissance balistique que feu les Industries Obéron ? Les savoir-faires n'ont pas disparu et nous bénéficions de l'expertise des meilleurs ingénieurs du monde. La DCA lance-missile, ça reste du missile. La différence tient au fait qu'au lieu de frapper une cible, on empêche qu'elle soit frappée. Nous sommes les good guys cette fois."

Y a-t-il malgré tout des critiques à exprimer ? "Bien sûr !" répond Alphonse Vitesse. "Il ne faut jamais cesser d'apprendre. On apprend de ses propres erreurs et on apprend des erreurs de l'adversaire. Une chose que nous n'avions pas anticipé c'est que l'OND prendrait encore une fois pour cible des quartiers résidentiels. Le coalition morale semble enfin avoir abandonné ses principes et, faute de pouvoir atteindre notre armée, a choisi de faire un maximum de dégâts chez les populations innocentes. Forcément, nos DCA tendent à défendre les infrastructures critiques, elles perdent un peu en efficacité quand les missiles visent des habitations. Il faudra anticiper ce problème, mais rien qui ne se règle pas en augmentant le nombre de nos DCA."

Côté bilan humain, on estime le nombre de civils tués à environ 1500 morts. Pas de pertes militaires heureusement, l'ennemi n'ayant pas réussi à trouver la position des bunkers secrets de la Cité noire. Une préparation dont se félicite Albernest Brulot, secrétaire général du SAD BB : "Les Carnavalais sont habitués à la mort, ils vivent avec au quotidien. Chaque frappe contre des civils perpétrée par l'OND écorne leur discours moralisateur et confirme celui d'Améthyste : ce sera la victoire ou la mort, il n'y a pas d'alternative. Les femmes carnavalaises n'ont aucune envie de se laisser violer en masse par les singes sylvois ou faravaniens. Imaginez ces hordes d'animaux déferler sur la ville, détruisant l'art, la civilisation, le beau... c'est inimaginable et d'ailleurs leurs soldats désertent. Débarrassée de son masque de bons sentiments, il ne reste plus à l'OND que la barbarie. Or en la matière, les Carnavalais sont plus efficaces..."

Extrêmement peu de pertes de matériel également, la Principauté a annoncé s'être fait détruire... deux canons anti-aériens. Un chiffre qui fait sourire au sein de l'état-major. "Ils sont complètement aveugles" se félicite un officier des milices Castelage. "Ils n'ont aucun moyen de viser précisément dans la Cité noire, nous nous sommes rendus complètement illisibles." 79% de missiles détruits pour deux DCA, le ratio est exceptionnel en faveur de Carnavale. "Cela signifie que nous pouvons neutraliser l'arsenal ennemi quasiment gratuitement. Dans un affrontement régulier, chaque camp essuie des pertes, mais ici les dégâts sont presque exclusivement du côté de l'OND. Même s'ils ont réussi à faire des victimes civiles, leurs stocks se vident quand les nôtres sont à peine effleurés." Reste à savoir combien de temps ces braves démocraties tolèreront de gaspiller l'argent du contribuable en missiles hors de prix et dont le but est désormais quasi exclusivement d'assassiner des femmes et des enfants.

Albernest Brulot conclut "L'OND va devoir choisir désormais. Perdre et préserver ses valeurs, ou poursuivre le combat au prix d'un discrédit total et de la trahison de tout ce qui fait son identité." Dans les bureaux souterrains de l'état-major, on sabre une nouvelle fois le champagne. Un officier s'amuse : "J'espère qu'on ne va pas continuer à enchaîner les victoires sinon je vais finir par développer une cirrhose." Comme on dit à Carnavale : Tchin tchin !

Un article signé Philippe Pine.

Réservez vos places pour assister à la prochaine interception de missile : mieux qu'un feu d'artifice !

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Transfaravanie : un rêve fou qui devient concret

Transfaravanie

Dans l'arrière-pays faravanien, le constat de l'échec de l'OND est de plus en plus flagrant. A l'inverse, le modèle carnavalais dont la souveraineté est fondée sur la dissuasion chimique semble de plus en plus séduisant. Il a au moins le mérite de faire ses preuves. Tout est à portée de main : un Etat faravanien failli, un modèle politique qui n'atteint pas ses objectifs, une religion poussiéreuse et des laboratoires chimiques dont il est possible de prendre possession pour fonder une république chimique autonome !

Galvanisés par la propagande carnavalaise, les amis de la République Chimique prêtent serment à Bandharan de ne cesser la lutte qu'une fois atteins leurs objectifs politiques.
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In Dalyoha we trust.
Arbitrage de ce post

https://i.postimg.cc/CKVZbh17/faravan.png
La recherche des sites de production et développement chimiques faravanais a été détectée par le contre-renseignement faravanais.


Récolte d'informations sensibles

Arbitrage a écrit :Résultat du jet de dés = 30/100.

Réussite majeure :
  • Indétectable, les Laboratoires Dalyoha parviennent à identifier les sites de production du Faravan, leur fonctionnement, leurs infrastructures, le personnel impliqué, etc. Ils peuvent suivre à distance les progrès des laboratoires faravaniens et seront bientôt en mesure de faire fuiter ces informations, ou de les exploiter à leur avantage.


Réussite mineure :
  • Les Laboratoires Dalyoha parviennent à identifier les sites de production du Faravan, leur fonctionnement, leurs infrastructures, le personnel impliqué, etc. Ils peuvent suivre à distance les progrès des laboratoires faravaniens. Cependant, leur action est détectée par le contre-espionnage faravanien qui peut prendre des mesures de sécurité et préparer un éventuel contre-discours dans les médias.


Echec mineur :
  • Malgré ses efforts, Carnavale n'identifie aucun pattern. Tant pis.


Echec majeur :
  • Carnavale est repérée dans sa collecte d'information. Le Faravan réussit à fournir de fausses données à la Principauté qui risque donc de partir sur une mauvaise piste et s'expose à tomber dans un piège.
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