
Suite aux autorisations formulées par la République faravanienne sur le recyclage de bâtiments navals, on n'avait rien entendu de nouveau sur le sujet. C’est que les usines ne se montent pas en quelques secondes et qu’il faut des ingénieurs et des techniciens pour véritablement lancer la production. La co-société dont l’activité est de recycler des bateaux en fin de vie pour en fabriquer de nouveaux, est fière et glorieuse d’annoncer la sortie d’usine de son premier bâtiment. Cela montre au monde que même le Drovolski peut entendre que l’éconologie peut avoir du bon. En effet, l’industrie nautique du Drovolski est particulièrement faible et il serait impossible de reconditionner des navires de si grande ampleur sans cela. Comprenons ce que la MSO a réalisé au Faravan pour s’en faire l’orgueil.
Tout d’abord, le navire a connu une vie paisible en Eurysie chez un exploitant qui souhaite rester anonyme. En fin de vie, ou du moins déclaré comme tel, le bateau a été racheté par la Mährénie Private Invest LLC pour changer de pavillon, société qui fait l’intermédiaire jusqu’à la MSO Faravan afin de faciliter les opérations monétaires grâce à la zone franche de Mährénie. Le vieux bateau, arrivé au Faravan, a été déposé en cale sèche et l’ensemble de son mobilier et autres éléments vétustes, jusqu’à la motorisation, ont été déposés et envoyés au Drovolski pour mise à l’exutoire. En réponse, le Drovolski a émis les équipements de remplacement et fourni les gels de traitement.
Les gels de traitement sont à base de cérium et sont susceptibles de corroder 3 µm de la coque, ce qui permet de retrouver les propriétés de surface avant le renforcement. L’ensemble est alors contrôlé par tir gamma, à l’aide de sources fournies par le LHV, pour s’assurer qu’aucune soudure ne soit abîmée ou brisée. Enfin, le bateau est repeint et mis à la mer pour ses premiers essais.
L’usage original du bateau n’est pas connu, mais la MSO a choisi de le transformer en une sorte de bateau sablier. Bien que la MSO déclare protéger les caractéristiques précises du navire derrière le secret des affaires, d’après les photos publiées et le registre d’immatriculation, on peut être certain de plusieurs choses.

Le navire a été réimmatriculé sous le nom SableCo et possède, sur les plans légaux, deux bras pour fonds marins. Il est assez surprenant pour un sablier d’avoir deux bras et non un seul. En effet, le plus souvent, un unique est nécessaire à l’aspiration. Le volume utile est estimé à 8 500 m³ et la puissance moteur à 16 MW, alimentée par un moteur à l’ammoniac, seule motorisation de puissance développée au Drovolski en dehors des moteurs nucléaires. Avant toute commercialisation, la MSO devrait réaliser un rechargement complet en ammoniac à Mesolvarde et effectuer un tour d’Afarée pour vérifier les performances du navire et le réviser le cas échéant. Le SableCo est vraisemblablement le passage du Drovolski vers le monde de l’écologie : transformer un rebut en un véritable navire industriel, que demander de mieux ? Le directeur de la MSO au Faravan a tenu à s’exprimer publiquement :
"Je suis heureux que les chantiers de la MSO aient pu mettre à la mer leur premier navire. Le SableCo est sans doute un message pour le monde : le Faravan sait parfaitement négocier avec les puissances industrielles ! Nous sommes victorieux et remercions le Faravan de nous avoir donné un cadre industriel et politique aussi favorable ! Je veux remercier tout particulièrement nos ingénieurs faravaniens sans qui le projet n’aurait pas été possible."