27/03/2016
12:35:54
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GONDO | Guerre civile de 2011 à ... - Page 3

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Un transfert aérien encore !
Here we go again
Arbitrage de ce post et de ce post

Image d'illustration
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Pertes

Forces capturées :

1600 soldats professionnelles
-1050 Armes légères d'infanterie niveau 11
-60 Mitrailleuses lourdes niveau 7
-9 Lance-roquettes niveau 3
-5 Lance-missiles antichar niveau 6
-6 Mortiers tractés niveau 2
-3 Transports de troupes blindés niveau 5
-3 Véhicules de combats d'infanteries niveau 3
- 1 Chars légers niveau 4
-9 Camions de transports niveau 5
-3 Camion-citernes niveau 2



* Ces pertes correspondent à une estimation des morts, disparus et déserteurs.
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Stéphane et le "missile de la paix"

(RP se déroulant après le rapatriement des ouwanlindais du Gondo)


a



Il est des postes plus stressants que d'autres, et il était aisé de comprendre que dans cette République d'Ouwanlinda, le ministre du respect Barnabas avait la tâche la plus contraignante et la plus anxiogène de toutes. L'homme à tout faire d'Ateh Olinga était responsable de tout ce qui se passait potentiellement mal en Ouwanlinda aux yeux de ce dernier. Mais paradoxalement à ce statut de souffre douleur officieux du régime, devant souvent composer avec les caprices et lubies diverses de l'Amiral-Président, il portait également l'écharpe de plus proche conseiller et confident du dictateur. Barnabas ne se voilait pas la face pour autant: Olinga s'entourait de sa personne uniquement parce qu'il pensait, à tort ou à raison, que le dénommé Barnabas était certainement l'homme qui connaissait le mieux la situation réelle du pays. Ateh s'occupait de la guerre et des parades, et Barnabas de tout le reste. Il savait pertinemment que la moindre crise lui serait imputée, que la moindre pénurie d'eau potable lui serait reprochée, et que des menaces d’exécution, il y en aurait peut être une un jour parmi toutes celles qui lui ont été brandies, qui serait mise à exécution. N'importe qui d'autre aurait certainement craqué depuis longtemps...mais pas Barnabas, qui concevait sa fonction comme le chemin de croix nécessaire à ce que son pays ne sombre pas une nouvelle fois dans les conflits religieux et inter-ethniques. Et aussi étrange que cela paraissait, le destin du pays reposait en grande partie sur les larges épaules d'Olinga.

Lorsqu'il reçu l'ordre par des gardes armés de se rendre au jardin des alligators, Barnabas pensa bien que son heure était venue. Mais c'était fausse route...quoiqu'au vu de la suite des évènements, il aurait peut-être préféré que cela soit le cas. Comme à son habitude matinale, l'Amiral-Président se tenait sur la passerelle dominant l'enclos de ses créatures fétiches, mais si c'était de grands sourires que les bêtes arrivaient à lui faire décrocher à l’accoutumée, ses cents pas laissent percevoir une certaine anxiété. Aussitôt soulagé de voir la venue de son plus proche collaborateur, il l'aborda avec une grosse tape dans le dos: sa main était lourde et large.

- Ah Barnabas ! Excuse moi de te faire appeler à...Il est quelle heure déjà ?
- Il est 4h du matin, Amiral-Président.
- Excuse moi de te faire venir si tôt, mon fidèle. Je m'entretenais avec mon cabinet noir, et j'avais besoin de tes conseils avisés.
- Votre cabinet noir ?
- Bah oui , mon cabinet noir ! Regarde !


Ateh lui fit signe de s'approcher, jusqu'à ce qu'il puisse apercevoir les alligators sous la passerelle. L'odeur d'alcool de dégageant de l'haleine de "l'aigle qui voit au travers des nuages" était un bon indice de la raison de ce comportement étrange, bien qu'Ateh eut déjà donné des titres honorifiques aux crocodiles ouwanlindais en étant à jeun. Il faisait des grands gestes en direction de sa bête fétiche:
- Ils sont là au complet, Barnabas. Mais tu vois, ces temps ci ils m'inquiètent. Stéphane est d'humeur bougonne, il me fait la tête et je ne sais pas pourquoi.
- Les dresseurs ne vous ont pas dit d'arrêter de leur donner des chips et des bretzel à manger, Amiral-Présent ? Vous savez que ce n'est pas conseillé pour eux...
- Oui je sais mais...mais regarde le Barnabas. Sa bouille me fait craquer à chaque fois, il me fait des gros yeux dés que je me promène avec quelque chose dans la main. Et puis il digère mal les vêtements aussi.


Le ministre du respect semblait presser de refermer cette parenthèse "animalière":
- Vous vouliez me voir à quelle fin, Amiral-Président ?
- Ah oui...je voulais te poser plusieurs questions, mon fidèle. Comment se déroule le grand projet que je t'ai confié ? Sur l'adduction d'eau des ouwanlindais ? Mon peuple a t-il de l'eau potable, enfin ?
- Amiral-Président, vous m'en avez fait la demande avant-hier, je n'ai pas pu construire tout un réseau de distribution d'eau à 40 millions de concitoyens en deux jours...
- Bon, d'accord. Mais n'oublie pas que tu as six mois, et pas plus ! Sinon...


Ateh jeta un regard en direction de l'enclos à crocodiles, et le ministre du respect pu sentir, comme une épine froide remontant le long de sa colonne. L'Amiral-président brandit alors de sa poche, ce qui ressemblait à d'y méprendre à une télécommande bricolée avec un gros bouton rouge.

A part ça, j'aurais bien voulu te demander ton avis sur ce qui se passe au Gondo, avec cette déclaration de paix. J'ai le sentiment que l'on s'est fait roulé, nous les afaréens, encore une fois. Des gens des autres continents sont venus, et c'est comme si ils nous avaient dit: "Bon, vous vous êtes bien amusés pendant qu'on ramassait l'argent. Maintenant, vous arrêtez.". J'ai du mal à croire qu'autant de monde ait mordu à ces fadaises là... Le gouvernement gondolais est en train de perdre contre son propre peuple, pas étonnant que d'un coup, les eurysiens se mettent à paniquer et fassent signe de temps mort. Toute cette hypocrisie, Barnabas...cela m'a bien fait rire. Le mensonge et la tromperie devraient être punis de mort dans n'importe quel pays civilisé. Mon coeur saigne, Barnabas...
- Oui Amiral-Président, je sais que vous êtes d'une grande sensibilité, mais on ne peut pas forcer le destin... Si vous me permettez, c'est une drôle de télécommande que vous avez dans la main.


Le "soleil éternel de l'Ouwanlinda" la fixa, avant d'éclater de rire:
- Ah ça...non ce n'est pas une télécommande, mon ami, c'est le déclencheur de l'arsenal balistique ouwanlindais. J'avais demandé à nos amis loduariens de nous le faire, mais ils ont refusé. Alors j'ai dû en faire bricoler un, comme ça, si jamais l'Ouwanlinda est attaqué, j'ai le bouton à côté de mon lit, ou dans ma poche. Mais j'évite de la mettre dans ma poche, j'ai failli m'assoir dessus ce midi. Imagine, on aurait eu des missiles de partout dans le ciel !

Ce qui fait rire Ateh n'a pas l'air de provoquer le même enthousiasme chez le ministre du respect, qui paraît avoir eu une montée de tension en l'espace d'un instant:
- Amiral-Président, ce n'est pas très prudent de le promener partout. Vous devriez me le confier.

Ateh se pencha plus vivement vers ses créatures. Sa gestuelle, Barnabas la connaissait sur le bout de doigts: Ateh commençait à perdre le contrôle, l'alcool renforçait souvent les coups de sang et les accès de violence:
- Quelle bande de chiens ces gondolais ! Non...pas les gondolais, c'est un peuple courageux...Flavier-Bolwou ! Lui est un serpent ! Un serpent et un vendu ! Il aurait pu signer ce texte et repartir la tête haute, avec la protection de ses maîtres, mais il ne l'a pas fait. J'ai vu le Gondo...il a tué beaucoup de monde tu sais... Encore un menteur. C'est pour cela que j'aime beaucoup mieux la compagnie de mes pépères en bas ! Un crocodile, ça ne ment pas.

Les alligators avaient l'air de réagir au boucan, qu'ils identifiaient probablement comme des appels à la nourriture, et trois d'entre eux se pressèrent au pied de la passerelle, qui ne manqua pas d'enthousiasmer Ateh, qui pencha son bras au dessus de la rambarde:
- Regarde ! Ils sont de mon avis !

Les choses allèrent si vite. Parfois, il suffit d'un coup de pouce du destin et d'une perte d'équilibre pour qu'une télécommande glisse d'une main et se retrouve dans l'enclos.
- Merde ! Elle est tombée ! Barnabas, fais quelque chose !
- Amiral-Président, les équipes de dressage ne sont pas de service avant l'aube.
- Bah alors va la chercher !
- Je vais faire appeler l'équipe de dressage, ce n'est pas comme si elle pouvait tomber plus bas, Amiral-Président.


Le ministre du respect fit un pas en arrière, faisant comprendre à Ateh dans dire un mot qu'il ne descendrait pas en personne. La télécommande était tombée quelques mètres de l'alligator préféré du dictateur. Elle ne pouvait pas tomber plus bas, certes, mais il suffisait d'une pression... et elle ressemblait à un pain de viande, vu de loin et dans le noir... Lentement, et péniblement, l'alligator s'avança vers l'objet, sous les cris d'intimidation des deux hommes:
- Stéphane ! Non, tu recules ! Tu recules ! Barre toi !

Pataud, la grosse bête avance en remuant son derrière, faisant fi des cris et des menaces. Il suffit parfois d'une pression...cette fois-ci de la patte avant d'un crocodile de 200 kilos. Le sol tremble et d'un silo à quelques kilomètes jaillit une lueur qui monte dans les nuages, un nuage de fumée dans son sillage.
- Merde.
- Vous aviez demandé une cible en particulier, Amiral Président ?
- Euh... Je me souviens plus. Les clovaniens peut-être, j'espère. On allait m'engueuler si ça tombait directement sur le président du Gondo.
- Nous n'avons plus qu'à espérer, Amiral-Président.

Deux missiles balistiques de niveau 8 se dirigent tout droit vers des installations militaires clovaniennes au Gondo.
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République d'Ouwanlinda


Drapeau


Peuple ouwanlindais, levez vous pour la prise de parole de l'Amiral-Président !



Citoyens des quatre ethnies de notre grande nation,

Comme vous avez pu le voir il y a quelques jours, notre grande nation, a repris ses droits au nom de tous les afaréens, dans la reconquête de la liberté des habitants du Gondo. Lorsque nos frères sont attaqués, nous réaigssons, lorsque notre peuple est attaqué, nous régissons ! C'est là le devoir d'un véritable seigneur de guerre de le faire, contrairement à ce président gondolais de pacotille, qui se cache dans le fin fond du palais dans lequel il est sans doute né. Les individus comme cela, je les connais bien: chaque cause aura toujours ses traîtres, et chaque époque aura toujours ses martyrs. Nous ne le savons que trop bien, que le président gondolais, dont je tairais le nom, n'a que faire de l'avenir de son pays, n'a que faire de l'avenir de son peuple en tant que nation libre et sans entrave !

Quelle ne fut pas donc ma surprise...ou dirais-je, son absence, lorsque j'eus appris que ce dernier s'opposait frontalement à la moindre concession vis à vis des rebelles dans l'optique d'une négociation de paix. Cette femmelette prétend avoir l'autorité d'imposer aux rebelles gondolais de déposer les armes, ces rebelles qui lui ont infligé tant de difficultés et tant de pertes ? Ces rebelles pour qui le crime n'aura été que de se battre pour du pain et de l'eau ? Qu'il aille au diable ! Dans mon village, quand j'étais petit, pas plus haut qu'un lionceau, on m'a apprit à quoi devait ressembler la justice. On m'a apprit à punir les voleurs: on leur plaquait les mains contre une pierre et on les brisait au marteau ! Pour qu'ils ne recommencent plus ! Le gouvernement gondolais est entièrement composé de voleurs ! Des voleurs de leur propre peuple ! Il faut leur briser chacune des phalanges !

Le gouvernement mafieux du Gondo a commis une lourde erreur, en refusant de baiser la main de ses maîtres eurysiens, qui lui offraient une porte de sortie honorable. C'était sa seule chance de s'en sortir de ses crimes, eh bien j'ai envie de dire: tant mieux ! Qu'ils refusent, nous cela nous va très bien. Nous allons donc régler nos affaires sur un champ de bataille. Si ce lâche ne veut pas venir m'affronter en duel singulier à la machette, alors nous allons faire venir la guerre à lui. De la même façon qu'il l'a infligé à son peuple.

C'est par ces raisons que j'entends justifier l'attaque qui a été portée ce matin par nos redoutables et conquérantes forces armées. Une attaque, qui évidemment a été planifiée de longue date avant son exécution, par l’assentiment des plus grands stratèges militaires de notre armée. Et comme nous sommes trop respectueux de la vie des afaréens, contrairement à certains, nous avons décidé du lancement de notre immense arsenal balistique sur ces clovaniens qui n'ont rien à faire sous ces latitudes. Sur ces bandits qui ne se nourrissent que de notre sang, notre argent et notre labeur comme au temps de l'esclavage ! Les clovaniens veulent rester ? Qu'ils restent ! On verra si les averses de grêle ne sont pas trop dures pour eux.

Tant qu'ils ne seront pas partis, voilà ce que je prévois: un missile par semaine sur l'une de leurs installations, jusqu'à ce qu'ils acceptent de se retirer entièrement et définitivement de nos terres ! *l'Amiral Président sort son revolver, qu'il fait tirer en l'air sous les ovations de la foule*


Vive l'Ouwanlinda, vive les ouwanlindais et vive l'Afarée libre !


Votre Amiral-Président et votre frère, Ateh Olinga. Président honoraire de l'Alguarena, Triumvir des triumvirs de la Grande République de Velsna, Soleil éternel de la nation, Roi consort de Teyla, Podestat de Léandre, l'Aigle d'Ouwanlinda qui voit au travers des nuages, défenseur des musulmans et des chrétiens d'Afarée, camarade de la victoire afaréenne, président d'Incama-chan.

Drapeau
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"Deux étoiles filantes !"

Réponse à ce post.

HRP : Supposition a été faite que les missiles ouwanlindais se dirigent vers les forces clovaniennes basées à Sainte-Loublance, dans les environs de laquelle se situent deux bases clovanienne dont la plus importante sur le sol gondolais.
Base Sarcopte, 1h29.

Hervé Diatrov était sur le point de terminer sa ronde. Pensant au dur matelas qu'il allait retrouver dans quelques instants, il avait oublié son camarade pour s'efforcer d'apprécier l'attente de ce sommeil réparateur. C'était dans ces moments-là que l'obligation de marcher prenait toute son importance, empêchant aux sentinelles de se livrer précipitamment aux bras de Morphée. L'homme qui marchait à ses côtés, Despragnes, semblait n'avoir jamais connu cette cruelle attente de s'enfouir sous les draps d'un lit. Ses yeux reflétaient, de jour comme de nuit, une énergie insatiable et une intarissable soif d'expériences militaires. Alors que la plupart des soldats s'enlisaient mollement dans la routine de la base, lui ne parlait jamais que de la future opération que l'Armée Impériale mènerait bientôt contre ses ennemis et dans laquelle il tiendrait évidemment un rôle central. Intarissable sur tous les sujets, Despragnes était aussi un bon stimulant dans les heures tardives.

"Hé, Hervé, tu as déjà vu toi, deux étoiles filantes ?

- Oui, oui... tu as certainement raison"
, répondit Diatrov sans écouter.

"On dirait plutôt des missiles, cela dit.

- Oui, exact."
Il n'avait même pas levé les yeux. "Attends, où ça ? Merde ! Qu'est-ce qu'il se passe ?"

Une puissante alarme retentit soudain dans l'enceinte de la base.

"Il fallait bien que cela arrive !"

Un flot de soldats se présenta au milieu de la place centrale, tandis que d'autres couraient de part et d'autre avec leurs armes. Tout se passait selon le plan d'urgence maintes fois travaillé en exercice, mais la danse des ombres projetées par les miradors et le cri strident des alarmes donnaient au tout une impression d'obscure panique. Au bout de quelques instant, les premières explosions retentirent.

HRP : Les canons clovaniens tentent d'arrêter les missiles.

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