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Activités étrangères à Finejouri - Page 3

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AGP

Pays concerné : République démocratique d'Antérie, Kabalie rouge, Finejouri
Date : 16/08/2020
Localisation : Afarée de l'ouest

Dépêche AGP :
Après le bref échange balistiques de semonce opposant l'Antérie à la Kabalie rouge, Balsilek Ishak a souhaité "faire cesser le fracas des canons", faisant ainsi écho à l'appel du Royaume du Finejouri. Il s'est déclaré prêt à accueillir Jakamé Idi Akim à Salem-Aleykoum afin de "retrouver la voie du dialogue afaréen."

Sources :
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Actualité médiatisé
Ajahâran, 16.08.2020, Anterie

Le ministère des armées navales, terrestre et aériens de la république démocratique d'Antérie, Didi Idi Amar, réalise un discours à Ajaharân devant des journalistes antérien afin de s'exprimer sur le conflit au Moronza:

Antériennes, Antériens, je m’adresse aujourd’hui à vous au nom de votre nation et de son dirigeant, Jakamé Idi Akim, pour parler de la crise actuellement en cours entre notre glorieux pays, et les génocidaire Cramoisien.

Deux jours après le discours de notre Chef président, je tiens à vous tenir au courant des avancé de la situation. Tout d’abord, je tiens à rappeler que l’entité coloniale et génocidaire de Cramoisie, qui cherche à se faire appeler «Kabalie Rouge», n’est, contrairement à ce qu’a pu dire notre homologue et allié finejourien, pas un État et ne possède aucune légitimité sur le territoire kabalien. Cette entité, qui s’est imposée par la violence, notamment avec des bombardements chimiques ayant causé des morts atroces parmi les pauvres Kabalien présents sur place, continue de commettre de telles atrocités encore aujourd’hui. Il n’a donc aucun sens de chercher à «normaliser les relations diplomatiques» avec la Cramoisie, qui n’est pas et ne sera jamais un État. Cette position que je défends n’a rien de nouveau pour notre nation et est la même depuis toujours, elle ne devrait donc étonner personne.

Ensuite, comme ont pu le dire notre Chef président ainsi que le Finejouris, notre nation se montre ouverte à l’ouverture d’un dialogue afin d’apaiser les tensions et d’éviter que le territoire cramoisien possède davantage de cratères qu’il n’en possède déjà. Notre nation a également reçu une invitation du colon Balsilek Ishak à discuter, sur le territoire de la Kabalie occupée, d’un éventuel apaisement des tensions. Cependant, malgré cet aveu de soumission des colons cramoisiens face aux Afaréens, nous refusons toute rencontre sur les terres mutilées de la Kabalie. Nous restons toujours ouverts au dialogue, mais celui-ci devra se tenir sur un territoire non colonisé, comme en Antérie, en Ëdango, au Finejouris ou un tout autre état Afaréen volontaire.

Je vous remercie de m'avoir écouté.
Pour une Afarée libre, indépendante et démocratique!


Le ministre anterien quitte ensuite la salle sous l'acclamation des journalistes.

https://i.postimg.cc/sxK5wMQt/discours.png
Ministère des armées navales, terrestre et aériens de la république démocratique d'Antérie, Didi Idi Amar
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Conférence de presse de
BALSILEK ISHAK
avec son brave médecin, le professeur Ambroise Crogère

BALSILEK ISHAK

Crise des missiles avec l'Antérie, chouinage de l'Azur, Balsilek Ishak prend la parole pour réagir à l'actualité internationale.


Une fois de plus, c'est la situation internationale qui m'amène à prendre la parole devant vous. Alors que les processus de pacification et de normalisation de nos relations avec l'Afarée vont bon train, quelques nations, toujours les mêmes, travaillent à perturber le bon déroulé des opérations. Faisant fi de la mission d'observation menée conjointement avec l'Althalj et le Finejouri, l'Antérie est venue chercher l'escalade militaire en provoquant notre nation par des tirs balistiques à proximité de nos zones civiles. Une menace inacceptable pour la sécurité de nos concitoyens et qui a fait l'objet d'un tir de semonce proportionné en retour. En tant que PDG-Protecteur du désert, je ne laisserai aucune dictature, aucun État voyou mettre en danger le peuple kabalien. Hier la violation de notre espace aérien par le Califat d'Azur, aujourd'hui les menaces de l'Antérie, chacune a reçu une réponse adéquate et qu'il soit extrêmement clair que si la Kabalie rouge est pacifiste, elle répondra coup pour coup aux agressions initiées par ceux qui se déclarent ses ennemis. Je renouvelle le souhait exprimé par mon peuple à vivre en paix en Afarée et condamne toutes les initiatives et provocations étrangères visant délibérément à nous dénier ce droit, et à saboter le processus de pacification de la région.

Une fois de plus, ce ne sont pas des nations ouest-afaréennes qui cherchent à raviver les tensions. Il est toujours aisé d'attiser les braises du conflit loin de chez soi. Azuréens, Atériens, je leur dis, prenez garde car la guerre que vous appelez de vos vœux pourrait bien toucher votre sol plus tôt que vous ne le pensez. Il est aisé d'allumer un incendie, mais bien moins d'arrêter les flammes lorsque celles-ci dévorent tout. Je renouvelle ma confiance en nos voisins de l'Althalj, du Finejouri, du Grand Kah, de Carnavale et de toutes les autres nations de bonne volonté, pour tenter de trouver ensemble une voie pour faire prospérité ensemble, dans la paix et la fraternité. Nous ne laisserons pas les forces du chaos triompher. Les investissements demandés au conseil actionnarial restent d'actualité et courent pour l'année 2020-2021. Faute de garanties sécuritaires supplémentaires de la part du continent afaréen, la Kabalie assurera sa défense elle même.

J'ai pris bonne note des déclarations de l'Antérie, à travers son chef d’État et son ministre des Affaires étrangères. Je leur réponds avec la plus grande fermeté : la réponse proportionnée de notre tir de missile balistique est à considérer comme un coup de semonce et non un acte de guerre. Si guerre il devait y avoir, ce que je ne souhaite pas, elle serait de l'initiative de l'Antérie ou de ses alliés, et ce n'est pas dans la mer que notre missile aurait frappé, mais sur le palais présidentiel de Jakamé Idi Akim. Qu'il se le tienne pour dit et mesure ses paroles à l'avenir.

Nous entendons toutefois la sagesse du Royaume du Finejouri qui appelle à baisser les armes. J'en appelle moi aussi à faire taire les canons et je le réaffirme : aucun Anterien n'a à craindre de la Kabalie rouge. La seule menace qui pèse sur eux, c'est l'inconséquence des paroles de leur gouvernement. En signe de bonne volonté, je suis disposé à rencontrer Jakamé Idi Akim au Finejouri s'il le désire toujours. Nous parlerons paix et commerce, comme avec n'importe quelle nation d'Afarée prête à faire preuve de bonne volonté. La Kabalie rouge peut être un allié précieux autant qu'un ennemi terrible, que chacun choisisse son chemin en son âme et conscience.

Il a également été porté à ma connaissance un communiqué du Diwan azuréen. Nous savons tous ici à quel point la diplomatie de cette nation déborde de fiel et de mensonge. Ce n'est pas pour rien si le Califat a été méthodiquement écarté de toutes les initiatives diplomatiques en Afarée de l'ouest, après avoir tenté d'ingérer en Althalj, au Grand Kah et en Kabalie rouge. On ne dialogue pas franchement avec des pays dont un mot sur deux est trompeur et qui, lorsqu'il ne parvient pas à obtenir ce qu'il veut par de douces paroles, tente de vous tordre le bras par la corruption, la propagande et la tromperie.

Je me suis entretenu hier avec nos partenaires économiques et, puisqu'ils ont été ciblé directement par les paroles du Diwan, les Laboratoires Dalyoha ont pour une fois souhaité répondre aux accusations portées contre eux. Je laisse à présent la parole au Professeur Ambroise Crogère, directeur de la banche afaréenne des Laboratoires Dalyoha, que je remercie de se prêter à cet exercice.

Professeur Ambroise Crogère

Je vous remercie également, PDG-Protecteur, de laisser aux Laboratoires cette opportunité de nous expliquer davantage. Étant une entreprise privée, la Dalyoha Compagnie s'exprime rarement sur les questions géopolitiques qui sont du ressort des gouvernements et des peuples. Néanmoins lorsque la probité de nos actions est questionnée, il est normal de faire preuve de pédagogie de façon à ne pas laisser des interrogations légitimes en suspend, susciter une crainte ou une défiance injustifiée.

La Dalyoha Compagnie a pris le temps de consulter les inquiétudes formulées par le gouvernement azuréen et je vous assure que nous les prenons avec un grand sérieux. La science, et en particulier la biologie médicale, surtout lorsqu'elle est étudiée à un niveau d'expertise très avancé, peut sembler un peu mystérieuse vue de l'extérieur. Le système international des brevets et du secret des affaire dissimule volontairement le détail des découvertes des uns et des autres afin de les laisser exploiter le résultats de leurs recherches. Cette opacité suscite des frustrations et, pour des personnes religieuses, des craintes légitimes quant au traitement du vivant et du sacré. Je crois en revanche que nous ne devons pas céder à la peur de l'inconnu et que science et religion peuvent marcher côte à côte, en dialoguant confraternellement. Je crois d'ailleurs savoir que certaines formes d'islam ne sont pas incompatibles avec la curiosité scientifique et la pensée critique, ce qui est porteur d'espoir pour l'avenir des relations carnavalo-azuréennes.

A Carnavale, les Laboratoires Dalyoha organisent régulièrement des journées pédagogiques à destination des scolaires afin d'initier les nouvelles générations à la méthode scientifique dès le plus jeune âge. Cette initiative, dont les résultats ont été salués, porte ses fruits depuis plusieurs décennies et malgré la forte imprégnation de la religion catholane à Carnavale, on mesure un fort recule des superstitions et des peurs irrationnelles au sein des populations ayant pu bénéficier de ce programme. La Dalyoha Compagnie serait heureuse de permettre à l'Azur de profiter, elle aussi, d'un tel programme, qui permettrait nous en sommes sûrs de poser aujourd'hui les bases d'une coopération sereine dès demain.

D'ici là, je tâcherai de répondre à quelques points soulevés légitimement par l'Azur.

Le Diwan a qualifié "d'humiliation coloniale" les récents investissements de la Dalyoha Compagnie en Kabalie rouge. Un tel qualificatif nous semble grandement exagéré et être le produit d'une vision faussée de la situation dans le désert rouge. La Dalyoha Compagnie est une entreprise pharmaceutique qui fournit chaque jours des dizaines de millions de personne en médicaments et services de santé nécessaires à leur survie ou leur bien être au quotidien. Guérir, soulager, rendre la vie plus douce et facile, voici nos missions. En Kabalie rouge, la Dalyoha Compagnie a financé les hôpitaux, les pharmacies, des serres qui nourrissent la population et elle travaille désormais à dépolluer le désert rouge. Qu'a fait l'Azur pour le bien être des Kabaliens ? Elle les a placé sous blocus, provoquant des pénuries ponctuelles et une stagnation du niveau de vie général. Stagnation que monsieur le PDG-Protecteur Balsilek Ishak et monsieur Blaise Dalyoha travaillent chaque jour à combattre en augmentant le nombre d'investissements dans le désert.

Le désert rouge est aujourd'hui dans une situation précaire. Il a besoin d'irrigation, d'industrie, d'infrastructures, de logements, d'être dépollué, d'être nourri... ces besoins vitaux et urgents ne peuvent se permettre d'attendre la bonne volonté de la communauté internationale. N'en déplaise au Diwan, les Laboratoires Dalyoha ont collectivement prêté le serment d'Hypocrate et nous ne pouvons laisser mourir un individu souffrant au nom de "son honneur colonial" ou tout autre concept théorisé à Agatharchidès. Qui a faim sera nourri, qui est malade sera guéri, qui a froid sera vêtu et logé. Voilà ce que peuvent les investissements de monsieur Blaise Dalyoha et nous n'y renoncerons pas sous prétexte de faire plaisir à des diplomates azuréens qui tempêtent la panse pleine et les pieds au chaud.

Le Diwan s'est inquiété de l'épandage d'ammoniac sur les sols stériles du désert. Comme convenu avec les autorités kabaliennes, cet épandage s'inscrit dans un processus long de phytorevitalisation, c'est à dire le nettoyage des sols par les plantes. En faisant pousser certaines fleurs, nous pouvons traiter les métaux lourds et dépolluer progressivement. Cet épandage s'est fait dans un cadre légal, discuté avec le gouvernement de la RAD et à la condition d'une mise en sécurité préalable des populations susceptibles de vivre ou de traverser les zones concernées. L'épandage est désormais terminé et toutes les populations déplacées ont pu revenir dans le désert. Les inquiétudes du Diwan sont donc assimilables à un excès de prudence, que je ne me permettrai pas d’assimiler à de la "paranoïas", mais qui est probablement imputable à une mauvaise connaissance du désert rouge et à des renseignements alarmistes remontés par une opposition minoritaire.

Le Diwan a exprimé son souhait que les investissements de la Dalyoha Compagnie soient suspendus. Je lui demande alors quels investissements doivent être gelés ? Voici la liste non exhaustivement des hôpitaux et cliniques de la Dalyoha Compagnie, lesquels doivent être fermés selon le Diwan ?

Hôpital de Salem-Aleykoum-centre, hôpital de Salem-Aleykoum-plage, hôpital de Salem-Aleykoum-sud, hôpital militaire de Grand Cratère, hôpital de Petipont-ville, hôpital du Saint Sauveur, hôpital Bonne Espérance, hôpital de Leucytalée, clinique Sauve-qui-peut, clinique Bon pied bon œil, clinique Santé au jasmin, clinique Espoir, clinique Saint Julien, clinique Saint Jérémimosa, clinique de la Raison pure...

J'arrête ici la liste, vous avez compris mon point. Nous pourrions faire le même exercice avec les projets alimentaires de la Dalyoha Compagnie : quelles serres doivent être fermées ? Et vers qui devons nous nous tourner pour remplacer ces services ? L'Azur est-elle prête à payer de sa poche les investissements nécessaires dans les infrastructures de la Kabalie rouge ? Si le Diwan le réclamme, nous serons heureux de lui faire parvenir une facture. Le conseil actionnarial n'interdit à personne d'investir en Kabalie rouge, d'ailleurs des actions sont en vente. Si le Diwan souhaite contribuer au bonheur des Kabaliens, il lui est possible de faire comme monsieur Dalyoha et d'investir sur place. Sans cela, les appels à la "décolonisation" ou à respecter "la souveraineté des Kabaliens", proférés depuis Agatharchidès, ne sont que le masque qui déguise le souhait de voir la Kabalie sombrer à nouveau dans la pauvreté et le désespoir. La nature a horreur du vide et le capitalisme a pour vertu d'offrir à tous des opportunités équitables de faire le bien, c'est à dire ce qui est rentable. La Dalyoha Compagnie ne dirige par la Kabalie rouge, mais elle est l'une des entreprises qui y investit le plus et à ce titre, contribue le plus à l'élévation du niveau de vie de la population.

Le Diwan accuse à ce titre les représentations natives d'avoir été rendues inopérantes. La Dalyoha Compagnie se permet de souligner que dans aucune nation les investissements privés ne sont soumis à la validation démocratique. Ni la Kabalie rouge, ni la Principauté de Carnavale, ni le Califat d'Azur (je crois) ne sont des pays se réclamant du communisme. S'il existe un État stratège en Kabalie rouge, l'initiative privée reste libre et la propriété reste un droit inaliénable. Par ailleurs, je ne crois pas que le Califat soumette au référendum chaque arrivée de capitaux étrangers chez lui. Exiger de la Kabalie rouge que son gouvernement contrôle et pilote l'économie, c'est lui demander de devenir communiste afin de briser son économie. Ce chantage n'a pas lieu d'être dans un pays démocratique et souverain. Si les Kabaliens veulent le communisme, ils voteront pour.

La Dalyoha Compagnie investit en Kabalie rouge dans le cadre légal que lui offre le conseil actionnarial en discussion constantes avec le parlement natif. Le Diwan sera sans doute surpris d'apprendre que les Kabaliens n'ont pas voté contre la construction de nouveaux hôpitaux ni contre les projets de dépollution des sols. Il est facile de brandir la fierté et l'honneur depuis l'autre bout de l'Afarée, mais le Califat d'Azur est un décolonial en pantoufles, nous l'informons poliment que, sur le terrain, le peuple a besoin de médicaments et de services de santé, et qu'il ne refuse pas de se les voir fournis. J'ajoute avec malice que le Diwan devrait se réjouir des investissements carnavalais en Kabalie rouge. S'il prétend, comme certains partis d'opposition, saisir les avoirs et le capital de la Dalyoha Compagnie, le magot sera d'autant plus important que monsieur Dalyoha aura investi sur place...

Je terminerai en disant qu'il ne m'appartient pas de commenter la légitimité de la RAD en Afarée. La Dalyoha Compagnie ne fait pas de politique, elle investit là où cela est possible, là où cela est rentable et là où la population en a le besoin. Si le Diwan a des griefs à l'égard du mode de gouvernement de la Kabalie rouge, la Dalyoha Compagnie entend rester éloignée de ces conflits.
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Monsieur l'Ambassadeur Burti,

Merci merci asseyez-vous. Prenez du thé, prenez des gâteaux je vous en prie. Des fruits des dattes tout ce qu'on fait de meilleur. Voilà hop le miel hum pardon oui je commence je commence. Je vous remercie pour l'amabilité de vos propos et pour avoir bien voulu rappeler que cet effort pour la justice et la fin de la colonisation en Qabalie, nous le portons ensemble. Nous avons proposé le plan M comme Mars, le plan R comme Réaliste, des discussions longues, longues... Nous n'avons jamais cédé à la tentation de la confrontation, Monsieur l'Ambassadeur, sinon nous discuterions d'une situation autrement différente. Cet effort, nous l'avons mené ensemble.

Je m'interroge donc sur les divergences que vous soulignez avec l'Azur. Vous avez commencé votre propos par ça. Pourriez-vous nous aider à les expliciter ? Car des divergences il est normal d'avoir et vous savez que l'Azur n'a jamais ni imposé son point de vue, ni organisé, dans le secret de conversations coupables, un double langage manipulateur de ses interlocuteurs. Pour ce point on soulignera notre naïveté et notre force. Nous n'avons pas contraint le Finejouri à renoncer à ses intérêts : le Pacte afaréen de sécurité a été construit justement pour les défendre et permettre cet échange. Nous savons vivre avec nos divergences, en coopérant et nous coordonnant. En Afarée notre effort de coordination est le meilleur du monde.

Monsieur l'Ambassadeur, je vous prie de noter les nombreuses concessions faites par l'Azur pour prendre en compte les intérêts du Finejouri. Mon pays a aidé le vôtre à se hisser au premier rang de la scène afaréenne, en créant ensemble la première alliance du continent, et en architecturant ensemble une pensée diplomatique de haut niveau. Lors de la destruction de la Qabalie par les colonisateurs, une guerre brutale aurait pu éclater. Le Kah, l'Althalj, Fortuna même, bien de ceux qui aujourd'hui ont visiblement mis de l'eau dans leur vin tenaient des propos et des actes téméraires contre la colonisation de la Qabalie. Rappelez-vous les mouvements de troupes de l'Althalj dans la région, prête à envahir la colonie. L'Azur, lui, n'a appelé qu'à la justice. Et nous avons cheminé dans ce sens. Peut-être parce que nous ne buvons pas de vin, nos lèvres sont-elles restées pures. Et je tiens aujourd'hui le même discours devant vous qu'en votre absence, en public qu'en privé, la nuit comme le jour. Je ne dirai pas que l'Azur est le seul pays à pouvoir faire ça, mais bon, on a le droit de se faire plaisir. L'Azur est un partenaire incomparablement fiable et constant, nos objectifs sont fixes et limpides, ce que je vous prie de noter, car Monsieur l'Ambassadeur, vous ne m'avez pas apporté de bonnes nouvelles. Reprenez de ce succulent jus de grenade, s'il vous plaît pour me faire plaisir.

Sachez que le bien-fondé que vous espérez suivre ne nous échappe nullement. Nous ne méprisons pas votre recherche du consensus et de la paix concertée. Nous ne voyons pas les concessions que vous avez accordées à la République actionnariale comme des marques de faiblesse et de complaisance. Nous respectons votre approche et nous en apprécions la teneur fondamentalement saine. Il est sain de rechercher un terrain d'entente pour calmer la situation et permettre à tout le monde de s'asseoir autour d'une même table. C'est très cérébral et un peu trop théorique, mais au moins ça part d'une bonne intention, et cela, nous l'estimons particulièrement et nous nous y fions à cent pour cent. Cent dix pour cent même.

Cependant, vous ne pouvez pas faire abstraction des personnages qui sont à votre table, Monsieur l'ambassadeur. Ce ne serait ni judicieux pour vous, ni respectueux pour eux. Ceux-là qui sont venus parés des atours de l'horreur et de la tragédie ont été reçus comme tels. Nous aurions été de piteux partenaires que d'avoir méprisé, amoindri, minimisé ou négligé leur intention réellement brutale de génocide et de colonisation. Ces personnages, tels que Camille Printempérie en son temps, tels que Bartholoméon de Petipont ensuite, ont été considérés même avec un brin de désinvolture par le Pacte et l'Azur, si je dois le confesser. J'aurai préféré que le Plan Mars accède davantage aux désirs fous de l'Archevêque, ne serait-ce que pour le plaisir de le voir s'enjailler là-haut. Nous avons été un peu chiches sur les questions financières, nous aurions pu leur payer le voyage. Mais ceci est du passé et ce chapitre s'est refermé. Balsilek Ishaq désormais est notre interlocuteur. A sa table ne croyez pas non plus dîner avec un ami : Monsieur l'Ambassadeur, les faits, les faits que vous invoquez, ce sont ceux qu'ils a défendu bec et ongle, devant la télévision azuréenne, le régime actionnarial colonial et qu'il en assume tout. Ce personnage est l'incarnation de la soumission qabalienne au plus haut degré d'ignominie. Ce personnage dit être un chef qabalien mais ne se rappelle ni du nom de sa tribu, ni du nom de ses propres enfants ; et il ne prétend même pas les regretter. Dans une forme de nihilisme retourné contre l'âme qabalienne, il nous dit rejeter son passé derrière lui. Voilà, Monsieur l'Ambassadeur, ce qu'est de prendre un interlocuteur au sérieux : c'est de comprendre ce qu'il dit. Je n'interprète pas les choses à ma sauce, je les restitue. Cet homme a tout oublié de sa vie qabalienne et il ne veut plus en parler. A titre personnel je ne lui en fais pas un procès : il a dû vivre des choses horribles, il porte un fardeau tragique qu'on ne pourra pas lui enlever. Être le rejeton d'un peuple génocidé n'est pas une mince affaire et nous pouvons être doux les uns avec les autres. Les Azuréens sont très doux et très gentils avec tout le monde, du moins quand ceux-ci ne promeuvent pas activement la souffrance et l'exploitation des autres.

Balsilek Ishaq est le Président-Directeur de la République actionnariale : comme dans une entreprise, où le PDG est mandaté par le Conseil d'administration pour exécuter la politique de l'entreprise et donner des ordres au nom des propriétaires, Balsilek Ishaq est donc le premier fondé de pouvoir des actionnaires. La structure actionnariale de la R.A.D. est le fait majeur qui en caractérise la colonialité. C'est une colonie parce que c'est un pays qui appartient à des princes étrangers : Dalyoha, Castelage, et une palanquée d'olibrius. La Société Luciférienne elle-même est une compagnie étrangère. Si la R.A.D. appartient à ces gens, c'est qu'elle n'appartient pas aux Qabaliens, les propriétaires légitimes et autochtones de la terre, tels que nous le reconnaissons ensemble dans la Déclaration. La propriété de la terre détermine comment l'utiliser et qui en décide. Dès lors, je vous pose la question très directement : qu'est-ce que le Finejouri compte mettre en place, du fait de la mission d'observation et de ses autres alliances très étendues, pour assurer que ce soient seulement les Qabaliens qui décident de l'usage de la terre ? Une proposition simple a été faite à la R.A.D. : une mission d'observation pour résoudre le problème colonial et en authentifier le procédé auprès de tous les signataires de la Déclaration. Ce procédé est une condition nécessaire et incontournable pour qu'un usage légitime de la terre soit possible. Tant que la mission d'observation n'est pas terminée, tous les travaux et investissements enfreignent la souveraineté qabalienne. Ce n'est pas ma position d'Azuréen que j'énonce là, c'est simplement de la logique. Soit Dalyoha a le droit d'opérer, soit il n'a pas le droit. En l'occurence il n'en a pas le droit.

La relance des travaux prométhéens illégalement décidés en Qabalie occupée est un sujet duquel la mission d'observation doit s'emparer, Monsieur l'Ambassadeur. Je peux tout à fait comprendre les contraintes d'agendas qui en ralentissent la progression, mais dans ce cas ces contraintes doivent s'appliquer équitablement et les Dalyoha devraient faire preuve d'autant de patience qu'il en faut pour attendre le dernier mot d'une Althaljire. Cette mission engage aussi la R.A.D. et ses diverses composantes, ils doivent la respecter. Je suis choqué que ce point ne soit pas primordial pour tous ceux qui y sont directement engagés. L'Azur est pourtant déjà assis sur la cuckchair en ce qui le concerne, de ce côté là tous les voyants sont au vert pour que vous progressiez.

Cette chaise, je m'y suis assis de bonne volonté et pour faciliter le travail, mais pas avec l'intention d'y prendre un malin plaisir. Si la mission d'observation capote, toussote et tombe en panne, ce ne sera pas à l'Azur de la réparer, Monsieur l'Ambassadeur, parce que vous n'avez pas voulu nous prendre à bord ; nous ne sommes pas à bord et nous ne sommes pas responsables de la conduite de cette mission.

L'Azur s'est engagé à la soutenir du mieux qu'il le pouvait, mais cet engagement a des limites. Les limites sont celles de la décence et de l'intelligence. Si vous me dites que la mission d'observation n'est pas en mesure de se saisir elle-même pour clarifier la situation des épandages d'engrais, des rafles de gendarmerie, de toutes ces petites inventions créatives, eh bien, c'est insulter mon intelligence. Car puisque des observateurs sont sur place, ils peuvent très bien se rendre sur les lieux et faire ce qu'ils ont à faire : observer et rapporter. Et ainsi soit confirmer des inquiétudes, ce qui permet d'agir avant une catastrophe : soit dissiper toute crainte, ce qui élimine tout risque d'escalade. Monsieur l'Ambassadeur, en s'osant à une reprise des travaux prométhéens laissant soupçonner une reprise des massacres, c'est la R.A.D. toute seule qui génère la crise. L'Azur n'a absolument pas demandé à ce que la situation change localement et n'est à l'initiative d'aucun des problèmes que vous observez. Donc c'est bien à la R.A.D. que je souhaiterai que le Finejouri demande quelques comptes.

L'absence des porte-paroles natifs qabaliens nous préoccupe également, tout comme bien sûr la poursuite de l'existence d'un état de fait dans la colonie qui tend à faire oublier le génocide. Je vous prie de bien noter que si nous oublions le génocide, il se reproduira, et Allâh sait dans quelles configurations. N'oublions pas le génocide. N'oublions pas la nécessaire justice non seulement mémorielle, mais surtout matérielle, par la décolonisation du pays. Haha, je vous ennuie hein ! La décolonisation est la seule solution, c'est mon tube. Mais que voulez-vous, un chat retombe toujours sur ses pattes. Un peu de béchamel sur votre entrecôte grillée ?

Tout ceci fait beaucoup de raisons de douter que la mission d'observation soit encore opérationnelle. Je ne suis pas rassuré par vos affirmations, Monsieur l'Ambassadeur, car vous dites que la mission peut se saisir elle-même si elle l'estime nécessaire : mais c'est nécessaire là ! Non ce n'est pas nécessaire ? Mais pourquoi alors ? A quel moment sera-t-il nécessaire d'enquêter sur la situation réelle ? Non, Monsieur l'Ambassadeur, je comprends votre souhait d'aller doucement dans l'observation pour ne pas braquer vos interlocuteurs, mais ceux-ci n'ont pas le même état d'esprit et n'hésitent pas à braquer les Qabaliens résistants. La R.A.D. devrait revenir au calme.

Par ailleurs, Monsieur l'Ambassadeur, vous pointez la méfiance de l'Azur. Oui, j'assume être méfiant d'un régime fondé sur un génocide et qui interdit la pratique de l'islam. La secte luciférienne tient des propos délirants qui suscitent notre méfiance, par exemple quand elle promeut la fin des traditions, la fin de la nature, la création d'un surhomme aux facultés viriles fantasmatiques. Je me méfie des freaks, Monsieur l'Ambassadeur, car ceux-ci ne savent généralement pas bien faire la différence entre le fantasme et la réalité, ce qui peut occasionner des malentendus au mieux cocasses, au pire dramatiques. Par prudence et mesure de sécurité, je vérifie donc deux fois les choses, je m'assure d'avoir bien compris, et je pose des questions. Cela peut faire perdre du temps parfois, mais du temps, nous en avons.

Ainsi, Monsieur l'Ambassadeur, il me paraît important de parler solutions. Je n'ai pas envie d'une guerre, sincèrement ne n'en ai pas envie. Je n'ai pas envie que ce désert redevienne un champ de bataille, et que les tensions internationales atteignent à nouveau leur paroxysme faute que les Etats soient capables de se comprendre. Je mesure, je vous prie de le croire, le risque qui est devant nous et les difficultés considérables dans lesquelles nous plongerions tous en cas de rupture de coordination entre nous. J'espère que la R.A.D. le mesure aussi et qu'elle partage au moins en partie de constat commun.

La mission d'observation est un petit miracle de diplomatie. Préservons-la et faisons-la vivre. Elle est un instrument visant simplement à établir les faits. Comme vous l'avez dit, les faits commandent toute notre action. Nous devons les établir.

Il est donc essentiel qu'elle se crédibilise en intégrant de nouveaux acteurs, et je pense là à la presse internationale. Le Finejouri et l'Althalj sont certes des Etats respectables, mais ce sont des Etats qui ont des intérêts et des procédures administratives, et qui ne peuvent à deux revendiquer l'apanage sur la vérité, comme vous dites. La vérité est une valeur importante. Moi je sais qui est la vérité car je crois en Dieu. Mais que chacun trouve la sienne s'il le peut. En tous cas que celle-ci ne soit pas trop l'objet d'une manipulation. Il faut qu'elle soit abordée le plus largement et horizontalement possible. La vérité est une fleur d'en bas. Vérité ou plus simplement les faits, je pense qu'il faut travailler à mieux les faire jaillir.

Pour cela, il faut que la presse internationale, notamment les publications azuréennes mais aussi celles de tous les pays du monde, de Carnavale, de Transblêmie, du Churaynn même, puissent tout simplement visiter la R.A.D. et poser des questions aux services de la R.A.D. Pour cela, la mise en place d'une FAQ serait bien. Carnavale a déjà fait ça avec le bot de réponses d'Yves Saint Lorenzo, on peut s'en inspirer et l'améliorer, par exemple en nous assurant que cette FAQ demeure la priorité de la R.A.D. pendant toute la durée de la mission d'observation. Une FAQ est indispensable, permettant de poser toutes les questions auxquelles la R.A.D. donnera toutes les réponses. Naturellement, ces réponses devraient être les bonnes, et il est exclu qu'elle soit gérée par une IA. De l'IA Monsieur l'Ambassadeur je vous reparlerai plus tard.

Je ne vous demande pas de siège dans la mission d'observation, je n'ai personne de mon équipe à y envoyer et je ne suis pas sûr que nos contributions puissent la rendre intéressante. Je vous fais confiance pour la piloter avec l'Althalj si nous pouvons au moins nous assurer que les faits dans leur actualité pourront être tous couverts sans aucune duplicité.

Car c'est ça qui me chiffonne, Monsieur l'Ambassadeur. La duplicité ce n'est pas très rigolo. Je veux bien qu'on me dise qu'un camp de concentration est un centre aéré, mais quand je demande à quelle hauteur sont les barbelés, la moindre des politesses c'est de me répondre. C'est pour le moment tout ce qu'on peut décemment attendre de la R.A.D. et qui soulagera immédiatement le Diwan. Vous avez besoin d'avancer en confiance et nous aussi. Nous voulons nous assurer qu'on ne fabrique pas un faux récit en carton dont on taira toute la nature faute de ne savoir pas assez bien mentir. Ce n'est pas moi qui ait eu l'idée des faits et des interprétations, donc allons-y jusqu'au bout en donnant la parole aux faits. La R.A.D. est joueuse, comptons sur son bon esprit. Autrement, nous trouverons une autre solution ensemble, comme toujours.

Un peu de thé à la m... eh bien ! Vous savez que c'est un signe de politesse à la fin du repas chez nous. Hamdullah !




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PURGE DES NATIFS QABALIENS : La « mission d'observation » en péril ?
Posté par Amsa Jellâl le 1.09.2020 à 17h30

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« Libérez Numa », « rendez-nous Baki », « Bring Back Our Girls » : les slogans de l'opposition se multiplient sur internet et en graffitis à Salem-Aleykoum, ainsi qu'à travers des battues citoyennes et des marches blanches. Les sympathisants pro-qabaliens interpellent depuis deux semaines les gouvernements face à la « disparition forcée » de Numa Gaber, porte-parole des communautés natives au sein de la République actionnariale du Désert rouge, et de Baki Tabet, délégué communiste au Parlement natif, également identifié comme « porte-parole » ; « on ne sait pas combien de personnes ont disparu », s'inquiète un militant de la Ligue de l'Ouest. « On ne sait pas où ils sont, ni s'ils vont bien », alors même que la situation est critique en Kabalie rouge : l'actionnaire majoritaire, Blaise Dalyoha, a annoncé sa reprise en main de la politique économique et des travaux prométhéens destinés à transformer la face du désert.

« C'est incompréhensible que nos représentants n'aient rien à en dire », estime un membre du Parti technomade : « c'est quand même notre territoire, notre avenir ! » Ces formations, plutôt orientées vers la coopération avec le régime luciférien, ont pourtant fréquemment multiplié les positions attentistes et passives vis-à-vis de décisions prises par la Direction-Générale de la R.A.D. Pour l'opposition qabalienne, qui occupe des territoires mal connus dans le désert, c'est clair : « c'est une énième mise au pas des indigènes ! » « A leurs yeux, nous n'existons pas », constate un Amazigh : « à ne pas être écouté, il devient inutile aux porte-paroles de parler. » Un silence qui affaiblit la renaissance qabalienne au sein de la R.A.D., alors que la communauté intégrée au régime s'était laissée dynamiser par des débats chauds concernant le rapport à la R.U.P.K., à l'Azur et à la modernité technologique. « Ils ont été enlevés ! » s'inquiète un sympathisant qui se déclare plutôt proche de Paix & Prospérité. « C'est la seule explication. »

C'est aussi l'une des pistes envisagées par le Bureau des Enquêtes, centre des renseignements azuréens, ce qui a motivé le Diwan à hausser le ton une nouvelle fois malgré la situation en convoquant les ambassadeurs de Finejouri et de l'Althalj à Agatharchidès. Pour une source à la Porte Splendide, « le bien-être et la liberté des Qabaliens, c'est la corde sensible » ; après les « épandages » du 15 août, que de nombreux spécialistes ont assimilé à une « attaque chimique » vu la toxicité de l'ammoniac et la dangerosité de l'opération, la disparition des porte-paroles natifs accroît la méfiance en Azur. Une méfiance qui se porte directement sur la « mission d'observation », compromis historique né de la rencontre entre la « Bienveillance » althaljire et la rigueur azuréenne, et la politique diplomatique du Royaume de Finejouri, qui a réitéré ses dernières semaines ses appels à protéger la « stabilité régionale » et à adopter une politique « à partir des faits. »

L'Azur avait finalement soutenu cette initiative, suspendant les activités du Pacte afaréen de sécurité liées au « Plan R comme réaliste », et apportant un « espoir de paix » avec une détente militaire. La mission d'observation, restreinte au Finejouri et à l'Althalj, s'était donné pour raison d'être l'objectivation des conditions dans la R.A.D., et le constat des comportements et de la réalité vécue par les Qabaliens. « La R.A.D. prétend depuis des années avoir résolu magiquement tous ses problèmes », rappelle un journaliste : « pour eux, tout est résolu puisque maintenant Dalyoha a ouvert ses pharmacies. » Une position rappelée par Balsilek Ishaq, le Président-Directeur-Général de l'entité, à l'occasion d'une conférence de presse sans journalistes : « Qui a faim sera nourri, qui est malade sera guéri, qui a froid sera vêtu et logé. Voilà ce que peuvent les investissements de monsieur Blaise Dalyoha », a ainsi déclaré le Professeur Goujère, chantre de la compagnie. L'humanisme d'aujourd'hui peut-il racheter l'extermination d'hier ?


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Un dilemme éthico-moralo-philosophique qui n'intéresse pas le Diwan. Pour Afaghani Pasha, en campagne pour sa réélection à la tête du gouvernement, un point central demeure irrésolu : celui des « institutions coloniales » de la « République actionnariale », un régime unique au monde qui est le deuxième, après Messalie, à s'être doté de cette forme unique de gouvernement. Dans ce dispositif, la propriété actionnariale confère à des entités privées la souveraineté sur l'Etat et le territoire. Une propriété détenue par la Société Luciférienne Carnavalaise, un « appendice idéologique » aux projets prométhéens de Blaise Dalyoha, analyse AFAREA AWAKENS, ainsi que par les grandes maisons nobles carnavalaises, et certains autres « partenaires » s'étant vu offrir des parts. « La souveraineté ne peut pas être partagée » entre les colonisés et les colonisateurs, confirme un Amazigh. « C'est le fondement de la résistance. »

En s'ouvrant à une représentation native, le régime luciférien avait montré des signes d'apaisement, s'autorisant même à faire entrer des partis engagés contre ses projets et son modèle dans la scène officielle. Baki Tabet, figure du Parti communiste kabalien, avait ainsi défendu la saisie des actifs des actionnaires, des nationalisations et des grands plans quinquennaux pour faire face aux défis du désert rouge. D'autres pourront au contraire mettre l'accent sur le libéralisme économique, et inciter Balsilek Ishaq à briser les cartels et les monopoles, notamment celui qu'exerce Dalyoha sur la santé, l'alimentation et l'économie, afin d'assurer le fonctionnement fluide du marché libre et concurrentiel. « Les épandages sont venus troubler l'évolution du pays », regrette un modéré des Cousins musulmans. « Le signal est incompréhensible et funeste », a estimé un membre de la diplomatie azuréenne : « tout ce qui participera à marginaliser les Qabaliens accroîtra les tensions. »

La mission d'observation reste en jeu, mais pour combien de temps ?


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