Posté le : 10 fév. 2026 à 09:59:57
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Annonce de Sa Majesté
Peuple de Finejouri,
Si je m’adresse aujourd’hui à vous, c’est parce que le silence, en des temps comme ceux que nous traversons, serait une faute. Ne pas être transparent avec vous, mon peuple, reviendrait à renier mes devoirs de Roi. Depuis des siècles, Finejouri se veut médiateur. Depuis des siècles, notre Royaume se tient debout, non seulement comme défenseur des droits de ses citoyens, mais aussi comme protecteur de son continent et solidaire de ses frères. Cette ligne n’a jamais varié. Aujourd’hui, pourtant, les équilibres sont bouleversés.
Le colonialisme demeure une blessure non refermée. Le terrorisme continue de déstabiliser nos régions, non seulement par la violence, mais par sa capacité à infiltrer les esprits et à corrompre les décisions. Plus inquiétant encore, certains dirigeants semblent désormais fermés à toute volonté d’arrangement, de dialogue ou de responsabilité collective. Face à cela, Finejouri est resté fidèle à ses convictions. Ma politique étrangère est franche, sans détour. Nous sommes favorables au dialogue, mais à un dialogue clair, net et précis. Le dialogue ne peut être ni un prétexte à l’inaction, ni un masque pour le mépris.
Aujourd’hui, notre Royaume est fort. Fort économiquement, avec un produit intérieur brut par habitant de 56 659 dollars. Fort militairement, par ses capacités souveraines, son porte-avions, ses moyens furtifs et son indépendance stratégique. Fort par son image, parce que Finejouri agit.
Nous avons œuvré pour la décolonisation, avec une victoire majeure, la libération de l’Afarée centrale. Nous avons combattu le terrorisme, et lorsque notre Royaume a traversé des crises, nous avons su les résoudre par le dialogue et la responsabilité.
Nous avons soutenu les nations émergentes et leurs populations, comme l’illustre notre démarche auprès d’un quartier de la Cité du Désert. Et nous avons pris toute notre place au sein du Pacte Afaréen de Sécurité.
Mais ces forces ne seraient rien sans le travail de mes conseillers, ni sans vous, peuple de Finejouri. C’est pourquoi je vous dois la vérité.
À seulement 280 kilomètres de nos frontières se trouve un État. Un État construit sur des ruines, non pour reconstruire, mais pour instaurer le chaos. Un chaos qui se prétend supérieur, qui nous déconsidère, qui méprise les règles fondamentales de sécurité, de souveraineté et de coexistence. Un chaos qui se veut titan, sans cœur et sans raison. Cet État cherche à modifier l’identité même de notre continent, ses caractéristiques géographiques, naturelles, climatiques et sauvages, au seul profit de ses intérêts. Cette menace ne doit plus être autorisée à propager la crainte et la peur. Face à cela, le Pacte Afaréen de Sécurité a proposé des solutions avant tout pacifiques, avec différents mécanismes de confiance et d’apaisement. Pourtant, à ce jour, aucun accord n’a été signé, aucun geste concret n’a été posé. Nous ne faisons plus face à un interlocuteur, mais à un mur. Un mur instable, qui menace de s’effondrer et d’ensevelir tout ce qui l’entoure, y compris notre région du nord-ouest afaréen. Finejouri, fidèle à ses principes, n’a engagé aucun acte militaire. Nous avons choisi le dialogue, encore et toujours. Mais lorsque le dialogue se heurte à un mur, il devient de notre devoir de nous tourner vers nos frères et nos alliés.
Aujourd’hui, la crainte a changé de camp.
Le changement de nom de Cramoisi en Kabalie Rouge, aussi symbolique soit-il est déjà une victoire mais cela n’altère pas la réalité, un mur reste un mur, qu’il soit rouge, tapissé, de briques ou de bois. Je ne vous cacherai pas mon inquiétude face à ce refus persistant du dialogue et face à ce risque pour notre sécurité collective. Je ne peux rester inactif lorsque la paix de notre peuple, de notre continent et de la communauté afaréenne est menacée.
Une menace non traitée demeure une menace. Sans accord commun, elle devient instable et dangereuse.
C’est pourquoi une rencontre décisive entre notre Royaume et nos voisins d’Althalj va se tenir. Cette rencontre redéfinira l’avenir de notre région. À son issue, deux voies seront possibles :
soit un consensus sur des actes de sécurité, y compris militaires, afin de garantir la paix,
soit des engagements diplomatiques solides assurant que cette menace restera inactive.
Finejouri se veut apaisant. Nous prônons le dialogue. Mais lorsque le dialogue se brise contre un mur, il faut agir, car sinon, c’est ce mur qui finit par nous écraser.