03/10/2020
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Activités étrangères en Poëtoscovie - Page 3

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Réunion du Conseil suprême de l'Union, séance de débat et de vote


Lyonnars, le 17 novembre 2018


Objet : ............... Réunion ordinaire du Conseil Suprême

Ordre du jour:
- Désengagement de la Poetoscovie de l'UICS



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Prise de Parole de Géorgi Marcos, ancien secrétaire général du PEV et actuel représentant du PEV à l'Internationale



Drapeau


Mes bien chers camarades,

Aujourd'hui n'est pas tant pour l'occasion de prendre l’initiative d'une proposition, mais d'effectuer, à l'occasion d'évènements récents, un rappel de ce que représente l'UICS, ainsi que le rôle historique et social que nous lui avons donné.

L'Union internationale du communisme et du socialisme n'est pas un rassemblement de l'entre-soi et de l'autosatisfaction: cela, nous le faisons déjà bien assez dans nos propres pays. Nous ne sommes pas ici pour reproduire les guerres de chapelles que nous opérons déjà avec beaucoup d'enthousiasme. Nous le savons bien, à quel point nous nous efforçons tous de nous convaincre de posséder le système de pensée idéal dans l'optique de l'appréhension de la lutte éternelle et immémoriale qu'est la guerre de classe, que viennent nous livrer des élites depuis la nuit des temps. Donnez leur le nom que vous voulez: maîtres et esclaves, seigneurs féodaux et serfs, ouvriers et patrons... Le visage change, mais la course de l'Histoire est toujours la même.

Nous sommes pragmatiques dans la lutte, évidemment. Nous, forces de la rupture eurycmmuniste velsnienne, nous avons acté le fait qu'il n'existe pas de solution unique visant à mettre fin à cet état de fait, et à permettre l'avènement de la société socialiste. Chaque situation est singulière, et nous ne sommes pas tous à la même étape du dépérissement de l'Etat bourgeois: la réalité velsnienne a contraint le PEV à se structurer selon des principes centralisateurs forts, de même qu'en Loduarie où l'oppression d'un fascisme implacable a contraint les révolutionnaires loduariens à adopter les principes du centralisme démocratique et de de la discipline de parti, tandis que nos camarades kah tanais évoluent dans un société qui a dépassé le stade de la confrontation avec des élites bourgeoises, et a pu se permettre un certain relâchement politique. Nos situations ne sont pas les mêmes, nos oppresseurs ne sont pas les mêmes dans leurs méthodes et la structuration de leur pensée. Cela, nous l’acceptons volontiers, et cette diversité de solutions face au déroulement de l'Histoire constitue, je le pense, une force.

Mais toutes ces variations, je tiens à m'adresser à vous: eurycommunistes, anarchistes, communalistes, sociaux-démocrates radicaux et communistes réformistes, ces méthodes différentes sont le reflet d'un but unique. L'UICS n'est pas là pour enfiler des perles, nous ne sommes pas là pour adoucir la vie, "changer la vie", ou tout autre slogan éculé de sociaux-traîtres conquis par l'état qu'ils rêvaient de parasiter, et qui se sont mis dans la tête que finalement, le capitalisme était un horizon indépassable. Non ! L'UICS regroupe des mouvements divers, mais TOUS ont pour but d'enclencher la prochaine étape de l'Histoire. Nous avons de la place pour communistes, communalistes et anarchistes de tous bords, mais en aucun cas pour les tièdes et les mesurés. En aucun
cas pour ceux qui ont abandonné la mission d'émancipation qu'ils se sont donnés en entrant dans cette Internationale.

Pourquoi vous dis-je tout cela ? Toutes ces paroles qui paraissent des acquis à la quasi totalité d'entre nous ? Parce que précisément, le poison de la trahison est venu s'infiltrer jusque dans nos institutions. Il a profité de notre hospitalité et de notre solidarité, il a prétendu être des nôtres, il a partagé nos réunions et nos conseils. Nos "camarades" poetoscoviens ont cru bon quitter l'UICS. Cela, en soi, n'est pas un crime: nous ne sommes pas prêts, parfois, à la lutte et à l'intégration de nos causes dans un système de partage de ressources à l'international. Cela arrive. En revanche, de la Poetoscovie, il y a un scandale réel qu'est celui de la raison de ce retrait, et de l'attitude qu'ont eu ses représentants tout au long de leur expérience au sein de l'Internationale.

Depuis le premier jour, ses délégués se sont montrés tièdes parmi les tièdes. Ceux-ci n'ont fait preuve d'aucune manifestation de bonne volonté, d'aucune détermination à la mise en commun de nos luttes, d'aucun travail de réflexion en matière de pensée politique. Encore aujourd'hui, nous ne saurions les classer dans aucun courant si ce n'est celui de l'acceptation de l'ordre capitaliste. La seule chose pour laquelle ses dirigeants ont été doués, j'ai l'impression, a été de cultiver la traîtrise de classe: que ce soit dans le cadre de son absence totale de soutien vis à vis de la CSN lors de ses démêlés avec les réactionnaires du Khardaz, de son rapprochement plus que suspect avec l'OND, ou encore dernièrement de l'opposition à l'opération de libération des prolétaires antariens par l'armée loduarienne, qui a été la raison ayant déclenché le processus de retrait de la Poetoscovie de l'UICS. La Poetoscovie, de même, n'a jamais cachée ses ambitions impérialistes au Nazum, qui viennent s'opposer aux principes mêmes de notre organisation, qui résident en l'émancipation des peuples de toute tutelle d'un colon. Ainsi, nous prenons acte, outre ce retrait, de la trahison de ses dirigeants vis à vis de la seule cause qui vaille: celle des travailleurs et de leur libération.

D'ordinaire, le retrait d'un pays serait vu comme un échec de notre organisation, il nous pousserait à nous remettre en question. Mais dans ce cas-ci, je puis le dire sans regret: le départ de la Poetoscovie est une excellente nouvelle qui renforcera la cohésion de notre organisation, et qui nous ouvre d'autres perspectives. La purge est parfois vue comme un gros mot, mais dans tout processus politique, c'est une mesure qui s'avère nécessaire. Maintenant que cette affaire est réglée, mettons nous au boulot. Il nous faut préparer l'intégration de nations et de peuples désireux de s'affranchir: la Confédération socialiste du Nazum toque à notre porte, il nous faut débuter des démarches auprès du Slaviensk, et libérer le peuple antarien.

Je vous remercie de votre attention.
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NOVAFEST MUSIC

La Capitale d'Alloumni, Nucleus accueille sont premier festival de musique visant à inviter les tourisme à venir sur le territoire d'Alloumni


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LES 6 TETE D'AFFICHE DES ARTISTES ALLOUMNIEN/ALLOUMNAISE AU NOVAFEST MUSIC

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Le NovaFest Music sera du 03/07/2019 de 14H00 à 00H, chaque jour 2 artiste tête d'affiche et 8 autre artiste, donc 10 artiste par jour.
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Communiqué de la San Talair


Ceci est une image

Dans le cadre du récent partenariat entre la République Fédérale du San Youté et la Poëtoscovie, la San Talair annonce l’ouverture de quatres lignes aériennes.
C’est quatres lignes sont :
  • Maracaillbosse-Hernani Centre
  • Maracaillbosse-Kydhan-Hernani Centre
  • Calarcas-Hernani Centre
  • Nuvos-Hernani Centre

Afin d’assurer ces nouvelles liaisons, quatres appareil de la San Talair seront redirigés vers ces nouvelles lignes.
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Le San Youté développe de nouveaux partenariats


Alors que la croissance du San Youté et la production continuent de battre les records établis l’année dernière, la politique de relance ”Nuevo Futuro” dans divers domaines comme la technologie, le militaire et évidemment l’industrie.
Le Ministère de l'Économie de notre pays a par conséquent décidé de passer à une nouvelle étape du développement économique de notre pays, cette nouvelle étape c'est l’intégration de l’économie émergente du San Youté dans l’économie mondiale et la mondialisation.
Cette intégration va passer par une politique de l’État pour inciter l’implantation de nos entreprises à l’étranger et sur les exportations de la nouvelle production du San Youté à l’international.

Cette production prend la forme de ressources en hydrocarbures évidemment mais aussi de différentes ressources du secteur secondaire avec des biens de consommation et des matériaux de construction grâce à la croissance de l’entreprise Culabre.
Évidemment il ne s’agit pas des seules ressources exportées.

C’est dans cette optique que notre pays multiplie les partenariats avec des partenaires étrangers : les CUPO, le Talaristan pour ne citer qu'eux, mais récemment deux nouvelles nations se sont ajoutées à cette liste, le Grand Kah et la Poëtoscovie.

Ce qui change avec ces nouveaux partenaires, c’est les proportions qu'elles prennent puisqu'il vont sans doute grandement influencer la politique du San Youté en matière d’exportations et d’économie.

Le partenariat avec la Poëtoscovie à débuté lors de la participation du San Youté au deux Congrès des Partenaires de la Poëtoscovie lors desquelles plusieurs traité ont été signés (Programme "Albatros" qui voit la création de lignes aériennes entre la Poëtoscovie et le San Youté, le Réseau Œuvre pour faciliter les prêts et échange de pièces entre musée où le Programme "Le joueur d'échecs” qui voit la création d’une compétition d’échecs permanente entre les États participants).

Le programme qui nous intéresse est le Projet "Bateau ivre" qui est expliqué comme voici : “Un renforcement des relations commerciales impliquant l’import/export et l'ouverture des ports.”
Notre République à donc adhéré à ce projet puisqu'il va lui permettre d’exporter plus facilement des produits et ressources à l’étranger mais aussi d’en importer en majorité.
Un des grands avantages de ce programme, c’est comme déjà dit la proportion qu’il prend puisqu’en plus de la Poëtoscovie, ce programme met aussi les exportations du San Youté en relations avec beaucoup d’autres nations (Myaikho, Slaviensk, Altrecht, Wanmiri ….).

C’était le premier nouveau partenariat du San Youté il est maintenant temps d’aborder le plus gros poisson en la “personne” du Kah.

Le partenariat économique avec le Grand Kah prend place à l’occasion du dixième Forum Économique International d'Esperanz auquel notre nation avait participé avec la présence de notre Vice-président, du Ministre de l'Économie et du Ministre des Infrastructures.
On retrouve aussi la présence des PDG de la XAC Corps et de la JDF Corps, leurs présences est normal puisqu'il s’agit des deux principales entreprises de transport maritime du San Youté.
Lors de ce forum, la République Fédérale du San Youté s'est engagée à participer au Collier de PerleLe Collier de Perle mondial est un réseau d'infrastructures et d’investissement kahtanais reliant certains pays au sein d'un ensemble logistique et commercial global, un “collier de perles”.
Ce projet prend aussi la forme de la mise en place de liens culturels et/où universitaires.
Cette collaboration est largement présentée à raison comme gagnant-gagnant pour le Kah et les nations participantes.
mondial lancé par le Grand Kah.

https://i.imgur.com/Lunj3wr.png
Photo prise lors du Forum Économique International d'Esperanz


D’après le Ministre de l'Économie que nous avons eu la chance d’interviewer, cet engagement s'exprimera par une missive du Ministère des affaires étrangères du San Youté adressée au Kah pour demander à participer à ce projet.
Il sera aussi exprimé l’ambition d’un partenariat culturel qui va servir le rapprochement entre les deux nations toujours dans la perspective d’aboutir à une collaboration économique.

Le San Youté souhaite participer dans une perspective de bénéficier d’un développement de ces infrastructures portuaire pour pouvoir accroître ses exportations et son activité commerciale dans l’ensemble.
Du côté du Kah, le développement d’infrastructures portuaires pourrait permettre de faire du San Youté un hub continental comme il est dit dans la presse de ce pays.
En résumé, le Collier de Perle mondial est exactement ce que notre pays recherche pour développer ces infrastructures et s’intégrer dans l’économie mondiale.

Ce souhait de collaboration entre le San Youté et le Kah est motivé par la proximité géographique entre les deux nations qui font partie du Paltoterra mais aussi par la collaboration entre le San Youté et les CUPO, pays extrêmement proches du Kah.
Le Kah est aussi un des plus grands PIB du monde, de quoi attirer les envies de collaboration du San Youté.
Enfin, il profite évidemment du Forum Économique International d'Esperanz qui est une excellente opportunité offerte au San Youté pour participer au Collier de Perle mondial.

Dans l’ensemble, ces nouveaux partenariats (qui peuvent devenir majeurs de l’économie) sont le souhait du San Youté de poursuivre son développement économique qui s’intègre dans la politique d’ouverture à l’étranger et les réformes Nuevo Futuro qui priorise la croissance et le développement économique de notre République.
Par Diego Elcantor
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ROYAUME DE TEYLA
PREMIER MINISTRE
« L'Union est Notre Obligation, Quel qu'en soit le Prix. »

Date : 01/02/2020 ; 14h25
Référence : PM-COM-2020-056
Service : Cabinet du Premier ministre


COMMUNIQUÉ DU GOUVERNEMENT
Communiqué du Royaume de Teyla à la suite de l'exclusion de la Principauté de Carnavale de l'OPP.


Le Royaume de Teyla prend acte de l'exclusion de la Principauté de Carnavale de l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie. Le Royaume de Teyla soutient cette décision, bien qu'il ne soit actuellement pas membre de l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie. Cependant, nous notons qu'à l'heure actuelle la Principauté de Carnavale n'est point exclue du G20, alors même que le Royaume de Teyla a demandé à plusieurs reprises l'exclusion de la Principauté de Carnavale, tout en émettant les arguments qui poussent aujourd'hui la République de Poëtoscovie à exclure la Principauté de Carnavale d'une autre organisation internationale.

Le Royaume de Teyla appelle donc la République de Poëtoscovie à l'exemplarité, en n'acceptant pas une nation ayant commis deux millions de morts dans une attaque chimique contrairement à l'éthique la plus élémentaire lors des prochaines réunions du G20. La République de Poëtoscovie doit faire preuve de cohérence sur la scène internationale et à travers ses diplomates, si elle ne veut pas perdre de la légitimité auprès des acteurs internationaux déjà bien méfiants quant à la conception d'organes internationaux qui ont vocation, comme le démontre la réunion préliminaire de Herni-centre, portant sur le G20, à inclure parfois toutes les nations du monde, et parfois seulement les vingt premières économies mondiales.

Le Royaume de Teyla réitère ainsi donc sa demande d'exclusion de la Principauté de Carnavale du G20 et de toutes réunions préliminaires qui seront décidées par les acteurs de ce même organe. Le Royaume de Teyla n'est pas contre l'inclusion de la Principauté de Carnavale dans la scène internationale, cependant toute inclusion doit répondre à des principes fondateurs, notamment la reconnaissance du génocide fait à Estham, la traduction en justice de tous les coupables et la coopération pour la destruction de tout stock d'armes chimiques ou biologiques ainsi qu'une coopération afin de contrôler les laboratoires susceptibles d'émettre des produits dangereux pour l'humanité.

Fait à la Résidence Faure, le 01 février 2020.

Julien Hallier
Premier ministre de Sa Majesté

Résidence Faure • 12bis rue du Bac • Manticore
8931
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HERNANI, IMPOLIE !

« Veuillez considérer que Carnavale a quitté la salle » : pardon, je croyais que nous étions invités ! Pas plus tard qu'hier à la résidence diplomatique de la République littéraire s'est déroulée une scène de tragicomédie comme on n'en écrit plus. Hôte d'une réunion préparatoire à un potentiel sommet international des vingt pays les plus riches du monde — idée non pas carnavalaise mais authentiquement poëtoscovienne, dont la teneur avait de quoi se faire sentir bouseux les inférieurs à 1200 milliards de PIB — Roxane Rostand, la ministre, a subitement décidé d'exclure les représentants de Carnavale de la salle. « Par pitié, ne m'obligez pas à énumérer un à un tous les crimes dont vous vous êtes rendus coupables » non mais OH ! C'est quoi ces manières ? Si on pue tant de la gueule il suffisait de ne pas nous inviter. « Nous ne sortirons que par la force des baïonnettes ! » s'est exclamé Yves Saint-Laurenzo, notre porte-parole à ce colloque d'impolis, qui avait pourtant pris une part qualitative aux discussions en se conformant aux contributions demandées par Hernani-Centre et en rebondissant sur les interventions des parties prenantes. Merci mon chien !


Les règles diplomatiques vous dites ?

Après s'être fait trucider son équipe d'ambassadeurs par les nécromanciens de Vélèsie, la Poëtoscovie, qui n'avait rien demandé, aurait pu mieux se soucier des bonnes manières qu'elle promeut pourtant. Le gouvernement poétique avait ainsi établi des conventions minimales et cadré ses partenariats diplomatiques autour du « respect » et de la « bienséance. » En excluant Carnavale devant tout le monde c'est une entorse à l'inviolabilité du personnel diplomatique pourtant légitimement présent parce qu'invité à laquelle pourrait s'être livrée la Poëtoscovie. Et ce devant d'autres nations représentées, qui pensaient participer à une réunion, non à un pugilat. « L'hospitalité est un devoir qu'on ne saurait transgresser », et au-delà de Carnavale, les autres participants à la réunion ont pu très mal prendre cette disruption brutale et inutile de la conversation, dont on commence à percevoir les motifs véritables. L'Azur qui venait d'appeler à n'exclure personne aura apprécié bien fait pour eux.


La Poëtoscovie cède à la pression de l'OND !

La dernière fois que la Principauté avait eu un rapport direct avec la Poëtoscovie, c'était à l'occasion de la fameuse invitation secrète du cartel des méchants, incluant les homovampires de Transblêmie et je ne sais plus quel autre syndicat de sorcières. « L'aura de Carnavale reconnue à l'étranger ! » s'était félicité l'adjoint aux Espaces verts et maire en exil (maire tout court désormais ?) Octave Jumenfleur, vétéran de la guerre botanique, héros de la Cité Noire, poids lourds venant peser de son poids pesant en faveur d'un rapprochement carnavalo-poëtoscovien — malheureusement Hernani-Centre n'avait pas donné suite. Depuis, manifestant des ambitions diplomatiques fortes et réalisant des accomplissements non négligeables — tels que des accords partenariaux nombreux et prolifiques, dont le programme Bateau ivre n'est qu'un exemple — la Poëtoscovie semble tenter de reconquérir son aura diplomatique. Elle vient de la bazarder au caniveau en s'abaissant à céder aux pressions anticarnavalaises de l'Organisation des Nations Démocratiques ! L'alliance militaire qui assiège Carnavale prétend en plus l'isoler sur la scène diplomatique, en menaçant ceux qui ne veulent pas couper les ponts. Avec succès semble-t-il, c'est navrant ! En donnant le point à la stratégie inane des Sept de Manticore (oui on adore trouver des noms qui claquent), la Poëtoscovie s'inféode à des pouvoirs étrangers tout en tirant dans l'os de ses propres projets diplomatiques. Alliée avec le Kah, technoféodale et protégée du Liberalintern, de plus en plus influente depuis le miskineux naufrage loduarien, la Cité Noire n'est qu'effleurée par cette détonation diplomatique, qui couvre de suie et de cendres honteuses la Poëtoscovie elle-même.


L'isolement diplomatique et l'autocensure, facteurs de vulnérabilité

Récemment, la flotte poëtoscovienne a été envoyée par le fond par une armada de Velsna. Depuis les Bourdons j'avoue ne pas avoir eu le temps de me pencher précisément sur le sujet. Il se passe dans le quart nord-est du monde des choses vraiment invraisemblables. Seizième puissance économique mondiale, la Poëtoscovie avait pour autant une flotte non négligeable. Comment a-t-on pu s'autoriser à lui infliger une telle claque ? Je suis sûr que jamais des puissances équivalentes, Tanska, Drovolski, Slaviensk ou autre, n'auraient subi un traitement équivalent. La faute à quoi ? A la marginalisation de la Poëtoscovie et à son refoulement loin des cercles de respectabilité, par une meute de quelques autres de ses aversaires, peut-être ? Qui a peur d'un homme seul, qui s'en prend, qui plus est, à ceux qui ne le menacent pas ? Hernani-Centre révèle davantage ses propres vulnérabilités qu'elle ne nuit véritablement à l'influence de la Cité Noire.

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Carnavale n'est pas responsable des problèmes de la Poëtoscovie !

Pourquoi une telle décision d'Hernani-Centre, propre à semer le trouble et à désamorcer ses propres ambitions ? Mystère. L'erreur tactique est manifeste. En croyant participer à la cabale internationale contre la Principauté la Poëtoscovie tourne le dos à son point d'équilibre international — en s'inscrivant encore davantage du côté des moralistes. Pis encore elle prend le risque accessoirement de saborder le projet du G20, qui serait un G19 si on ne compte pas Carnavale — et force il y a de parier que si l'on exclut Carnavale, on pourra exclure bien d'autres de ces messieurs-dames qui n'ont pas forcément la culotte plus propre. Et comme l'a dit Yves Saint-Laurenzo : « les dirigeants de l'Empire du Nord sont des criminels qui doivent être jugés et pendus ! » Pourtant Carnavale a-t-elle demandé l'exclusion de l'Empire du Nord pour participer au goûter ? Au jeu du pendu on aura de quoi taper dans plus d'une piniata, ça va faire des confettis partout et le principe d'une réunion véritablement globale, sabordé dans son berceau, pourra dormir au fond de l'eau — comme la flotte poëtoscovienne.


Alerte pour la nation littéraire : son gouvernement se trompe de combat !

Sébastien Tesson, Monsieur le président, si tu nous lis, enregistre : ce n'est pas Carnavale qui a détruit ton armada, tué quinze mille de tes jeunes marins, anéanti ta force militaire navale, infligé une défaite cuisante et sans prévenir, ni qui vend à la découpe les carcasses de tes fleurons et ramène à la maison la tête de ton capitaine ! Ce n'est pas Carnavale qui mène contre toi un containment agressif au Nazum, pour te ridiculiser et t'antagoniser, t'empêcher de sortir de l'isolement et d'éclore enfin ! Ce n'est pas Carnavale qui a tué tes diplomates, c'est la Vélèsie, ni qui profère, comme le Kah et Karty, menaces et humiliations à ton égard ! Après la destruction de ta flotte de guerre, assurément le pire événement de ton histoire récente, quelle récompense attends-tu de l'Organisation des Nations Démocratiques pour ta participation au charivari anticarnavalais ? de l'aide contre Velsna ? du soutien face au Jashuria ? Allons, soyons sérieux.


Il est encore temps de se ressaisir

« C'est inexplicable », s'étonne Philiberthille Brindille, géopolitologue des vers et des strophes, poëtoscovologue reconnu dans le milieu des backrooms du Quartier des Bouquinistes. « Je n'ai jamais compris pourquoi s'aplatir plutôt que se tenir debout. » C'est effectivement hors de la mentalité carnavalaise. A Carnavale personne ne songerait à recourir à des pratiques aussi mesquines, quel manque de classe ! Nous sommes au contraire trop occupés à organiser nos élections municipales. « On a envie de leur dire : ressaisissez-vous ! » Toute la déception liée aux circonstances ne doit cependant pas faire perdre de vue que la Poëtoscovie a les moyens de se réaffirmer et de regagner une respectabilité au niveau international, qu'elle se démène à reconquérir, face à la meute hargneuse de ses détracteurs, hyènes au petit estomac. N'oublions pas, ainsi, que la République littéraire est la première puissance du Nazum du Nord. Elle est plus puissante que le Burujoa, plus puissante que Fortuna, plus puissante que le Petit Ling. La destruction de ses encombrants navires lui offre la possibilité de se reconstruire, dans ses usines libérées d'un coûteux entretien, une force aérienne plus adaptée et plus incisive. Sa force de frappe culturelle en fait également un acteur potentiellement redoutable dans le secteur des renseignements. Le potentiel est donc là. S'étant retrouvée méprisée par une série d'acteurs, elle se positionne ainsi en équidistance de bien des nations. Et elle n'a pas que des échecs à son actif : les accords de l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie sont en plein développement. « La Poëtoscovie s'en remettra, tôt ou tard » : mais mieux vaut tôt que tard ! Et pour cela, malgré ses atouts indiscutables, Hernani-Centre demeure handicapée par son isolement et son statut sur la scène mondiale, que la tragicomédie du G20 accentue pour le moment. Mais qu'on se le dise : c'est de s'être abaissée à des pressions extérieures qui a nuit à la Poëtoscovie, non d'avoir invité Carnavale.


La Cloche Fêlée a un conseil pour vous

Ne cédez pas aux menaces et ne tolérez pas l'intolérable. Ne vous abaissez pas à faire ce que les autres demandent et qui n'est pas dans votre intérêt. Dialoguer oui, comprendre, pourquoi pas ; mais cédez une fois et vous cèderez toujours. Personne ne respecte les carpettes et le vent emporte les girouettes. Une stratégie basée sur la séduction et les concessions est vouée à l'échec. L'Organisation des Nations Démocratiques ne rompra jamais avec Velsna ni avec aucune des forces qui menacent la Poëtoscovie ; contre ces défis Hernani-Centre devra trouver une autre solution. La première des réponses serait de ne plus tolérer les brimades et les injonctions à l'infériorité telle que l'est l'arrogante force de destruction navale velsnienne. Puisqu'on vous interdit la mer, prenez la route des airs ! Interdisez que l'acide corrosif des humiliations sur votre propre réseau social, Echo International, puisse être impunément diffusé par des nations étrangères. A tous ceux qui veulent vous voir à genoux ou à terre, indiquez — poliment, cela va de soit — la voie à suivre pour aller se faire foutre.

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Julonin Venbranle : rien ne lui résiste, pas même le format [grid] !
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Colin CaramelFulbert Fulminant

L’agent spécial Fulbert Fulminant était, dans le jargon des services secrets, ce qu’on appelle un vieux briscard. Habitué des assassinats politiques, monnaie courante à Carnavale où des siècles de rivalités entre maisons nobles avaient durablement marqué la gestion des affaires intérieures de la Principauté, l’agent Fulminant avait eu le bon goût de bosser pour un peu tout le monde, ce qui ne lui avait fait que des amis à Carnavale. Fort d’un petit pécule, il avait pris sa retraite dans le quartier des bouquinistes, l’un des plus agréable et en même temps abordable de la Cité noire, où il comptait bien lire des romans de gare jusqu’à la mort.

C’était sans compter Colin Caramel, qui le tira de son trou à rat par le col au nom d’une vieille dette de sang contractée vingt ans plus tôt lors d’une mission pour la famille Castelage.

- Si tu ne m’avais pas sauvé la vie aux léproseries…

- Nous partons pour la Poëtoscovie, enfile un caleçon et un pantalon, je suis garé en double file.

Une fois le caleçon enfilé, ils discutent dans la voiture.

- En Poëtoscovie ? C'est à l'autre bout du monde ce truc.

- Ça dépend par où tu passes.

- Et qu'est-ce qu'on va faire là-bas ? Tuer un type ?

- Oh plus simple, plus simple. Plus inattendu, mais pas moins symbolique. Améthyste veut envoyer un message, quelque chose de subtil et délicat.

- Ah les femmes... elles nous font tourner la tête hein ? Tourne ici, la rue est en travaux.

- Bien vu.

Ils tournent.

- Ça va aux bouquinistes ?

- La vie est calme, ça sent un peu le vieux livre mais j'aime bien.

- Toujours à tes lectures ?

- Si tu savais comme la retraite me fait du bien... c'est pour ça que je t'en veux.

- Fulmine tant que tu veux, tant que le travail est fait.

A new foe : Fulbert Fulminant
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Colin CaramelFulbert Fulminant

Assis à la terrasse d'un petit resto d'Hernani, Fulbert Fulminant s'essuie les lèvres devant son assiette, dubitatif.

- C'est ça la gastronomie Poëtoscovienne ? C'est pas terrible... et ton plat ?

- Bof aussi. Pas immangeable mais ça manque d’exhausteurs de goût.

- Je suis d'accord, je ne comprends pas pourquoi les gens s'obstinent à manger de la bouffe naturelle...

- Après ils ne sont pas forcément aidés par la région, c'est pas mal glacière par ici, ça doit manger du phoque.

- Hm hm, je sais pas si c'est du phoque. On dirait de la semelle de godasse.

- T'as commandé quoi toi ?

- Steak à la Baudelaire.

- Ça veut dire quoi ?

- Aucune idée mais ça fout le spleen. Garçon !

Le serveur s'approche tout sourire.

- Messieurs ?

- Une carafe d'eau du robinet et l'addition s'il vous plait.

- Tout de suite messieurs.

Il s'éloigne. Colin Caramel fronce les sourcils.

- Il n'a pas fait d'alexandrins ?

- Ils ne parlent pas tous en vers tu sais. C'est seulement pour les grandes occasions.

- Quel drôle de peuple. Une seconde, j'ai un appel.

- Allo Colin ? Vous êtes bien arrivés ?

- Améthyste, tout va bien, on est sur pla...

- AMETHYYYSTE COUCOUUUU !!!

- Oula. C'est qui ?

- Un collègue à moi, je l'ai recruté sur cette mission.

- Il est pro ton collègue ?

- Tous mes collègues sont pros ma petite princesse. On repère le terrain pour le moment. C'est une belle ville tu sais Hernani, tu devrais visiter à l'occasion.

- Au prochain G20 peut-être si vous bossez correctement.

- Alors avec ce qu'on a en tête je ne te conseille pas forcément d'y aller, mais tu pourras envoyer Saint-Lorenzo.
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Une affiche visible au cœur du paysage urbain,
des arrêts de bus aux devantures de commerces, partout à travers le pays.

Programme Visit Néxania
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Affiche promotionnelle pour visiter l’île alaryenne de Shinkata
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https://i.imgur.com/ttnAShD.png
Communiqué du Diwan sur la bataille d'Ursus Testa
Du mauvais et du bon exemple que nous donne l'Antiquité
19.02.2020


Le 16 janvier 2020 dernier, une bataille navale considérable a opposé la Marineria de la Grande République de Velsna, à la Marine nationale de la République de Poëtoscovie, dont les conséquences sont à présent connues de tous. Le Diwan apporte aux familles de toutes les victimes de cet événement dramatique ses condoléances désolées. Il considère avec consternation le nombre extravagant de victimes, qui reflète l'usage de méthodes de combat incompatibles avec les normes de la guerre moderne. Le Diwan déplore ce recours assurément excessif à la force et invite la Poëtoscovie et Velsna à rechercher le chemin de la paix et de la réconciliation par le dialogue diplomatique.

Le Diwan adresse avec amitié et exigence à la Grande République de Velsna sa désapprobation formelle de l'usage de ces méthodes et l'imposition d'un ordre basé sur la force et le rejet des bonnes pratiques. Le Diwan interroge l'intérêt de la destruction complète de la flotte poëtoscovienne au regard de la menace réellement posée, et invite Velsna à considérer à l'avenir le recours à des conciliations informelles de services secrets internes et externes, qui lui auraient confirmé le faible degré de la menace posée par le déploiement de la Marine poëtoscovienne. Avec amitié, le Diwan confirme à Velsna son souhait de continuer à approfondir malgré cette désapprobation le dialogue bilatéral, qu'il se tient prêt à offrir à Velsna un appui pour mieux gérer les dangers à l'avenir, et qu'il ne prendra jamais en compte un ordre mondial basé sur la menace et les exécutions sommaires. Si les autorités velsniennes souhaitent rétablir les pratiques de l'Antiquité, que le Sénat soit bien assuré : les dieux païens ne sont d'aucun secours aux mortels. Le Diwan invite à ne pas faire de l'Antiquité un modèle. Il présente ses respects et ses hommages aux mères velsniennes des deux-cent-soixante-dix marins de la Grande République, et rejoint leur prière en Sainte Marie pour le salut de leurs fils.

Le Diwan réaffirme l'importance du lien entre la Poëtoscovie et l'Azur en rejoignant l'Organisation des Partenaires de la Poëtoscovie, pour développer les liens commerciaux, culturels et politiques entre les deux pays. Il met d'ores et déjà ses équipes de recherche militaire, spécialisées dans l'exploration et la cartographie des fonds marins, à la recherche des débris de la flotte poëtoscovienne en vue d'identifier les victimes et de restituer leurs dépouilles à leurs familles, afin qu'un deuil puisse être fait et qu'un hommage puisse être rendu à quinze mille jeunes marins qui ne se sont rendus coupables d'aucun crime.

Le Diwan déplore que ces conditions assombrissent l'ouverture d'une réunion préparatoire au sommet international proposé par la Poëtoscovie, et formule le voeu que sous un jour plus favorable à la politesse diplomatique, ce sommet puisse bientôt se tenir sur un terrain équitable entre tous les pays invités. Il invite tous les participants à considérer leurs homologues avec plus de douceur et de patience. Et si exemple doit être pris de l'Antiquité, que celui-ci soit inspiré de l'exemple de la reine de Saba, dînant joyeusement dans la cité du roi David.






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Type de communiqué : Fédérale
Le 26/02/2020 dans l'ensemble du territoire national


Campagne de recrutement du gouvernement san youtiens en collaboration avec l'OPP :
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@SemuaAtlet
(Compte vérifié : Presse nationale)
04 mars 2020

NAZUM - Lors d'une conférence de presse, le Ministère des Relations Internationales de la Poëtoscovie a annoncé la préparation de Grands Jeux Pannazumis en association avec la Communauté des Etats Nazumis. Compétition multi-sportive continentale, les Etats nazumis sont appelés en premier temps à proposer une discipline sportive.

Selon les sources confidentielles de Semua Atlet, le Commissariat à la Culture et à l'Identité Stranéenne aurait consulté le Conseil National des Fédérations Sportives afin de faire son choix, qui se serait porté sur le badminton. Premier sport pratiqué par les stranéens, le badminton voit souvent les hommes et les femmes de la République Socialiste remportés des victoires internationales.
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Base militaire à 10 km de nos frontières


Base militaire à 10 km de nos frontières

Neuf heures, ce matin. Deux ZA-05 en patrouille le long de la frontière Est du Bakongo, celle qui touche la Cité du Désert. Rien d'exceptionnel, ce genre de vol se fait plusieurs fois par semaine, presque par routine. Sauf que ce matin, quelque chose clochait. Un des pilotes a repéré au loin une structure qui n'aurait jamais dû être là. Rien sur la carte de vol, rien dans les briefings habituels avant décollage. L'appareil s'est approché, prudemment, sans jamais franchir la frontière, histoire d'y voir plus clair sans provoquer d'incident. Les jumelles ont fini par confirmer ce que tout le monde redoutait déjà un peu en observant la silhouette depuis le cockpit. Des baraquements alignés avec une précision presque militaire, forcément. Des installations encore en chantier pour certaines, avec des grues visibles au loin. Et au-dessus de tout ça, flottant fièrement, un drapeau que personne, à bord de cet appareil, n'avait jamais vu d'aussi près de chez nous. Celui de la Poëtoscovie. L'information a mis quelques heures à remonter jusqu'à Ménaka, transmise d'abord aux échelons militaires intermédiaires avant d'atteindre directement le bureau présidentiel en fin de matinée. Une fois arrivée là-haut, tout est allé vite. Très vite, même, pour un pays qui prend d'habitude son temps sur ce genre de dossier sensible. Le président a ordonné dans la foulée la mobilisation de troupes supplémentaires le long de cette frontière, présentée officiellement comme purement défensive, un simple renforcement de sécurité. Mais sur le terrain, l'ampleur du déploiement laisse clairement deviner que l'inquiétude dépasse largement le protocole habituel. Des colonnes entières sont parties dès l'après-midi depuis les casernes du Bakongo, rejointes par des renforts venus tout droit du Kota, une province pourtant plus habituée aux missions logistiques qu'à ce genre d'urgence frontalière. Des ZM-97, ces mortiers tractés qu'on réserve d'ordinaire aux terrains accidentés du Bateke, ont eux aussi été positionnés à proximité immédiate de la zone concernée. Une précaution supplémentaire qui en dit long, pour ceux qui savent lire entre les lignes, sur le sérieux avec lequel Ménaka aborde cette affaire. Et puis il y a ce détail, celui qui pèse peut-être le plus lourd dans toute cette histoire : la distance. Trois cent cinquante kilomètres à peine séparent cette base militaire étrangère de la capitale nationale. Pas énorme, dans un pays aussi vaste que le nôtre, où certaines provinces se comptent en jours de trajet plutôt qu'en heures. De quoi rendre nerveux plus d'un responsable militaire, même si personne, à l'heure actuelle, ne sait vraiment ce que cette base abrite réellement en son sein. Le président s'est exprimé brièvement en fin d'après-midi devant la presse nationale rassemblée à la hâte. Il a dit son inquiétude face à cette présence, jamais annoncée au préalable, jamais discutée avec le Zafongo, alors qu'elle se trouve à quelques kilomètres à peine de notre propre territoire national. Il a exigé, sans détour ni langue de bois, que cette base soit démantelée. Immédiatement, a-t-il insisté, sans laisser planer le moindre doute sur la fermeté de sa position. Il a aussi rappelé, à sa manière, cette position diplomatique qu'on connaît déjà bien depuis l'affaire du Moranza. Le Zafongo ne se mêle jamais des affaires internes de ses voisins, répète-t-il volontiers, mais il attend, en retour, ce même respect élémentaire pour sa propre souveraineté territoriale. Et là, visiblement, ce principe fondamental a été piétiné sans le moindre égard. Plusieurs sources gouvernementales, qui ont préféré garder l'anonymat pour s'exprimer plus librement, pensent que la Poëtoscovie cherche en réalité à étendre son influence bien au-delà de la seule Cité du Désert, apparemment ils se serviraient de ce pays comme tremplin, où elle dispose déjà, semble-t-il, d'accords sécuritaires anciens. Une ambition plus large sur tout le continent afaréen, disent ces sources, qui tombe particulièrement mal alors que le pays reste déjà sous tension à cause de la crise migratoire persistante vers le Banairah. Le ministre des Armées le Général Bakary N'Diaye a précisé de son côté, dans un communiqué séparé, que cette mobilisation ne visait absolument pas la Cité du Désert elle-même. La colère du gouvernement zafongolais vise clairement, sans ambiguïté, la Poëtoscovie, accusée d'avoir installé sa base sans le moindre geste diplomatique envers un voisin aussi immédiat. Pour l'instant, silence radio complet du côté poëtoscovien. Aucune déclaration, aucun communiqué, rien. La Cité du Désert, elle non plus, n'a pas réagi publiquement, ce qui n'étonne finalement personne tant ce petit territoire dépend étroitement de ses accords sécuritaires avec des puissances bien plus grandes que lui. Le gouvernement zafongolais assure prendre cette affaire avec le plus grand sérieux, justement à cause de cette proximité jugée alarmante avec la capitale. On évoque déjà, en coulisses ministérielles, de possibles discussions avec d'autres pays afaréens, dans l'espoir de ne pas se retrouver totalement isolé face à ce genre de situation inédite. Pour l'instant, les troupes zafongolaises restent en position, en état de vigilance renforcée. Aucun incident direct n'a été signalé depuis la découverte matinale. Mais l'inquiétude, elle, reste bien palpable tout en haut de l'État, où l'on se demande déjà, sans oser trop le dire tout haut, si cette base ne représente que la partie visible d'une présence militaire étrangère bien plus vaste, restée jusqu'ici totalement invisible aux yeux du Zafongo.
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Mlle Aubevoie, la poétesse poëtscophile, et Mlle Olaf la capitaine d'industrie velsnophile, après s'être copieusement injuriées comme il ne convient guère à de vraies demoiselles du monde, se battent comme des chiffonniers dans la salle de réception du Palais du Gouverneur du Makota ou comment l'opinion makotane est très partagée sur la question de la guerre entre la Poetscovie et Velsna, ce qui signifie que la CNG restera neutre dans le conflit.
Mlles Aubevoie et Olaf en viennent au main pour défendre la Poetscovie pour l'une et Velsna pour l'autre.
Mlles Aubevoie et Olaf en viennent au main pour défendre la Poetscovie pour l'une et Velsna pour l'autre, ce qui amuse les hommes en présence.

Narration de l'événement.

Une scène pour le moins surréaliste vient de se dérouler au cœur du pouvoir makotan. Le palais du gouverneur fut le lieu d’un crêpage de chignon mémorable entre deux grandes demoiselles dont on attendait tout sauf de la violence. Mais quiconque connaît le Makota sait que la violence, notamment physique, est un élément important dans la culture du pays des vaches. Il s’agissait d’une simple réception pourtant, qui ne laissait rien présager. Mlle Aubevoie, la grande poétesse des prairies et du vacherisme, revenait du sommet auquel elle avait assisté et où elle représentait le Makota devant les responsables poëtscoviens pour aborder de graves questions poétiques. Mlle Olaf, quant à elle, revenait de Velsna où elle avait assisté avec beaucoup d’excitation (et de lourdeur) au triomphe naval des Velsniens contre, justement, les Poëtscoviens. Personne ne sait tellement comment ça a débuté, mais les deux demoiselles ont rapidement montré qu’elles étaient décidées à en découdre :

— La Poëtscovie n’a rien de poétique et ses vers sont comme toi et tes poésies, ils sont laids et repoussant.

— Ah oui, toi, tes copains de Velsna ils s’habillent avec les draps de leurs lits et, réveille-toi, ton Saint-Lorenzo il est homo, ma fille et tout le monde le sait sauf toi !

— Tu mens, je vais te cogner, laidron !

— C'est toi qui va pleurer, morue !


Puis ce fut le combat. On écarta quand même leurs armes à feu, et on laissa les deux demoiselles se battre, les hommes en présence trouvant cela très divertissant. Il fallut l’intervention des dames, alors en retrait, pour que l’on songeât enfin à les séparer. À ce jour, il n’y a pas d’avis tranché sur le sujet de savoir si c’est Mlle Aubevoie, la poétesse, ou Mlle Olaf, la capitaine d’industrie, qui a gagné la bagarre, et donc qui de la Poëtscovie ou de Velsna a remporté la première bataille de cette guerre. En tout cas, le gouverneur du Makota, Monsieur Irreville a fait savoir que cette guerre n’était pas son problème et que les deux pays en question continueraient à figurer au nombre des amis du Makota, ce que confirma rapidement monsieur Olaf, président de la Confédération de Nouvelle-Gallouèse qui par là-même désavoua sa fille.

Effet en terme de jeu.

Sans autre événement susceptible de changer la donne (notamment en opération d'influence), le Makota (et la CNG) demeurera neutre dans ce conflit et continuera de considérer les deux nations comme amies.
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