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Activités étrangères au Bajusid - Page 3

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BAJUSID : AG AMENAY CONFIRME L'ENGAGEMENT DU GHAZÎ ET ANNONCE SE RENDRE DANS LE GOLFE
Posté par Amsa Jellâl le 16.02.2020

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« Le destroyer ACS Ghazî, mobilisé contre les trafiquants cramoisiens, a été détourné de sa mission initiale », a confirmé le Diwan dans un communiqué laconique, « en vue de participer à la désescalade » dans le golfe de Chirasi, au Bajusid, où les tensions ont atteint leur comble. Le 2 février dernier, la station radar al-Kasim, l'une des principales infrastructures de défense côtière de la république du Bajusid, a été détruite dans un bombardement par des aéronefs appartenant au Jaguar paltoterran, groupe mercenaire mobilisé, selon la presse locale, sur demande de Mutarrif Ibn Saadin, candidat à la présidentielle de 2018 et chef revendiqué de l'Etat bajusid. Ce bombardement, qui a occasionné plusieurs victimes parmi des membres de l'armée régulière, s'ajoute aux confrontations précédentes et fait craindre « un embrasement » et « une escalade », préjudiciable à la stabilité régionale.

L'Azur, puis le Finejouri, avaient déjà marqué leur sympathie pour Mutarrif Ibn Saadin, que les médias et la Cour consitutionnelle de Tarrin donnaient déjà vainqueur de l'élection présidentielle de décembre 2018, avant que son adversaire, le président sortant Jabair Toulali, ne décide de suspendre l'ordre constitutionnel pour se maintenir au pouvoir. Une décision qui avait aggravé la situation sociale à l'intérieur du pays, et initié une phase de troubles depuis désormais plus de quinze mois. « Toulali s'accroche au pouvoir », décrit la presse d'opposition, qui appelle à un renversement du pouvoir et à une transition politique en faveur d'Ibn Saadin. Ce dernier, membre d'un célèbre clan tribal, est particulièrement populaire chez les beïdanes, et parmi les populations nomades de la région. Son engagement contre la Listonie, lors de la décolonisation d'al-Qudaida, est « particulièrement bien perçu par le Diwan », s'il faut en croire un observateur local. Agatharchidès semble avoir désormais sauté le pas, en mobilisant directement ses forces militaires sur le terrain.

« Ce déploiement est une interposition », déclare la Porte Splendide qui réfute toute accusation d'ingérence dans les affaires intérieures bajuside. « L'ACS Ghazî restera jusqu'à la fin de la transition politique », affirme cependant déjà un cabinet d'experts proche de l'armée califale, ce qui laisse planer le doute quant aux intentions du Diwan en la matière. Néanmoins, plusieurs sources locales confirment que les Azuréens, déjà présents dans la région pour faire la course aux trafiquants d'organes Dalyoha, veulent privilégier « une solution négociée » pour une « transition rapide » du pouvoir entre Saadin et Toulali. Un scénario qui n'est pas, a priori, le plus probable, comme le démontre l'escalade en cours.

Faisant mine d'appuyer ce déploiement militaire d'un geste diplomatique, le ministre des Affaires étrangères, Amastan Ag Amenay, a confirmé « visiter très bientôt les troupes azuréennes déployées dans le Golfe » de Guadaires. Entre Leucytalée et Océan d'Espérance, ce sont pas moins de onze navires azuréens qui effectuent chaque jour des allées et venues pour se ravitailler entre la base d'Helia Industries, à Messalie, et les eaux riveraines de la Cramoisie, où le danger reste important que la « flotte fantôme » saisisse des opportunités pour exporter ses produits illégaux ou bien importer des armes de destruction massive. Le ministre a répété son « soutien aux forces de l'ordre maritime » et son « engagement pour une résolution diplomatique rapide. » Si cette résolution semble pour l'instant hors d'actualité, le chef de la diplomatie azuréenne ne part pas sans atouts.

En s'embarquant à bord d'un dirigeable de SKYRAVAN pour l'une des régions les plus incertaines d'Afarée, du fait de la présence cramoisienne, mais aussi de multiples incidents ayant émaillé qui Gokiary, qui le Bajusid, qui d'autres territoires, Amastan Ag Amenay s'aventure en-dehors des clous habituels de la diplomatie, sur un terrain où le militaire est incontournable. « Le Diwan affiche sa détermination », estime le porte-parole du gouvernement. Au contraire, du côté de l'opposition, on souligne « la collusion » de plus en plus visible entre le dossier qabalien et l'ensemble des autres dossiers de la politique étrangère. Membre déclaré de la « Qabaliyya », le réseau soufi que le journal d'extrême-gauche SARGHAT qualifie de « lobby installé au coeur de l'Etat » et voué à promouvoir les intérêts de la nation qabalienne dans la politique azuréenne, Amastan Ag Amenay pourra réaffirmer l'importance de la région pour les intérêts d'Agatharchidès, et négocier, espérons-le en direct, une proposition de sortie de crise. « Rien n'est écrit », jugent les observateurs internationaux, circonspects.

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