01/04/2016
21:48:12
Index du forum Continents Eurysie Antérinie

Presse - Page 3

Voir fiche pays
9791
Parlements : les petits nouveaux se font remarquer, déchéances des indépendantistes et des conservateurs et victoire des autonomistes. | La campagne législative en résumé.

En ces mois exceptionnels, les antériniens furent appelés aux urnes et purent élire leurs représentants aux Assemblées. Mais néanmoins cette campagne politique fut bouleversée par un évènement inattendu et particulièrement douloureux pour l’Empire, c’est à dire la prise d’indépendance d’une partie de la Nouvelle Antérinie. Cet évènement marquera la politique antérinienne, et réussira à influencer la campagne tout en l’invisibilisant temporairement. Bien évidemment cet évènement marque un avant et un après dans la politique antérinienne, il a permit la naissance de nouvelles formations politiques, la défaite de groupes plus classiques et la victoire d’une droite modérée. Mais il ne faut pas minimisé les évolutions géopolitiques du continent eurysien, les atermoiements de la politique diplomatique kartienne, les modifications apportées à la Charte de l’Union ou encore les récents rapprochements avec la Loduarie. Mais d’un point de vue social, les attentes des électeurs sont aussi à combler, et chacun de ces points est un enjeu électoral pour chacun des partis présents.

Si le commencement des législatives prévoyait une victoire des conservateurs et la progression des autonomistes suivis par les avancées des indépendantistes à gauche et un léger recul des formations républicaines. Cela à cause de plusieurs facteurs, la réponse du gouvernement de Monsieur de Grace face à l’inflation (ses actions portent leurs fruits dés aujourd’hui), la victoire politique face aux autoritarismes au sein de l’U.E.E et ses propositions mesurées face à cela, les prises de positions énergiques contre la haine et la violence politique (comme l’atteste le discours du ministre des affaires étrangères à Zératha après la tentative d’assassinat d’un politicien Eldorien.) ou encore ses victoires économiques majeures (il a réussi à inverser un phénomène de décroissance et à devenir l’une des premières puissances économiques eurysienne.) et surtout sa capacité à tisser des liens diplomatiques avec des états aussi drôles que loufoques comme l’Icamie. Tout ces accomplissements, habilement mis en valeur par le service communication de l’U.P.C, devaient permettre au premier ministre de retrouver son poste à la sortie des élections. Tandis que communistes et républicains s’entre déchiraient pour obtenir des voix, les uns se présentant comme les représentants les plus purs de tel ou tel cause tout en accusant l’autre de souhaiter prendre le contrôle de la « Cause sociale » pour son propre compte et de pervertir ses combats. Autrement dit les Républicains n’en mèneraient pas large pour cette campagne et risqueraient certainement de se diviser d’ici la fin des élections, dégoûtant leurs électeurs et profitant aux indépendantistes. En effet ces derniers, en rajoutant une vision plus républicaine et anti-impériale dans leur programme permet d’attirer les électeurs républicains déçus par les dissensions internes entre les deux partis de gauche. Mais néanmoins leurs scores ne seraient que peu impactants, ils auraient pu gagner une dizaine de siège en plus et devenir une force politique médiane aux Assemblées.

Mais la politique diplomatique antérinienne est aussi un sujet de plus en plus critiqué par les groupes de l’opposition, comme c’est le cas vis à vis de notre relation avec le Saint Empire de Karty. En effet cette relation était au centre des débats entre conservateurs (puis fascistes) et l’opposition, d’un coté les communistes (et la gauche en général) critiquent fermement les accords signés avec les kartiens, en effet les relations entre le P.C.A et le Saint Empire se sont tendues depuis l’assassinat du monarque (Van Blanski) Kartien par des membres du P.C.K, puis lorsque ces derniers ont du quitter le territoire le P.C.A a violemment critiqué le gouvernement pour son inaction et même sa critique du communisme et son soutien inconditionnel au nouveau monarque, Stanislas I, mais aussi ses communiqués incendiaires adressés aux communistes. De plus le gouvernement (à cause de sa politique opportuniste) s’est ouvertement affiché avec les autorités kartiennes qui inauguraient le Kremelin, nouveau symbole de l’absolutisme impérial jusqu’au boutiste du Tsar. D’autres encore regrettent que des limites n’aient pas été imposées, nous permettant d’esquiver les piques assassines des alliés eurysiens. De plus l’opposition dénonce notre alliance avec un état absolutiste digne héritier des monarques antériniens qui enfermaient les opposants sans avoir à rendre des comptes… Mais ce qui pose de plus en plus problème est aussi le B.N.E, rival eurysien, rival de C.I.T.A.D.E.L et surtout conglomérat de nations fascistes, impérialistes et parfois même ennemis des alliés eurysiens. Tout cela est devenu un enjeu majeur porté par les communistes et les indépendantistes, qui y voient une réserve de piques contre l’U.P.C.

Mais la Loduarie communiste est aussi devenu un des principaux sujets de la campagne électorale de 2014, la question était avant tout : « Doit on s’allier aux loduariens ou au contraire s’y opposer » et selon le bord politique les débats furent nombreux et parfois même violents. D’un coté la politique du Camarade Lorenzo est considérée comme trop impérialiste et son régime est associé à une dictature sanguinaire par les conservateurs, paradoxalement (notre fameuse politique opportuniste revient au grand galop…), cela n’a pas empêché le Premier ministre de contacter Lorenzo Geraet-Wojtkowiak pour lui proposer des accords économiques et une coopération militaire, bien évidemment, venant d’un homme accusant les communistes d’etre à la solde du Camarade Lorenzo ça en devient des plus comique… Mais ce ne serait pas les communistes qui iraient faire ce genre de remarques, eux aussi savent que la démocratie kartienne est bien meilleure que la dictature Lorenzoiste, eux tentent d’ailleurs de cacher le tout sous le tapis, si l’on puis dire et se montrent assez silencieux sur le sujet. En revanche l’extreme droite, comme le Parti Faciste Antérinien, soutien invétéré du B.N.E et de la Rimaurie critique avec ardeur cette dictature de « dégénérés » et appellent les électeurs à sanctionner le Premier Ministre pour son choix hasardeux guidé par l’opportunisme. Et les indépendantistes n’en étaient pas en reste, rappelant qu’un Empire Colonial cherchant à s’allier avec un état communiste est « tout sauf naturel » et que cela pourrait « se retourner contre nous, si nous jouons la mauvaise carte ! » tout en arguant que seule l’indépendance permettra à l’Empire de normaliser ses relations avec le reste du monde…

Puis survint un coup de tonnerre qui changera certainement la donne, la guerre d’indépendance qui vit naître la République Etznabiste comme un état démocratique et souverain alors que la République Rachiste Native du Golfe d’Aleucie s’est couvert de honte en tuant civils et militaires antériniens sans réelles raisons apparentes. Mais ils ne furent pas seuls, les indépendantistes se ridiculisèrent en appelant le reste des populations vivant en Outre mer à se soulever ou encore en humiliant les rescapés des offensives rachistes, en accusant les survivantes d’etre des « putes » ou en signifiant clairement que les 1.500 civils morts méritaient leurs sorts ! Bref, tout ce qui permit à la classe politique de s’en donner à cœur joie et de donner une bien triste image de l’Empire. Pis encore les fascistes, plus colonialistes que fascistes, purent attirer les électeurs les plus réactionnaires et les moins au fait des évènements qui se déroulaient dans les colonies grâce à un discours voulant renouer avec l’age d’or antérinien et adopter une politique ultra interventionniste et impérialiste en se lançant dans de « véritables expéditions punitives » ou encore en « châtiant ces traîtres ! » alors que les conservateurs étaient sous le feu des critiques. En effet cette indépendance est assez mal tombée pour le Comte de Grace qui voit ses intentions de vote baissées et l’opposition montée même si les indépendantistes venaient de connaître une chute vertigineuse et méritée. Les communistes, restant relativement silencieux et adoptant un discours conciliant calqué sur celui de l’Empereur envers le nouvel état attirait ainsi les électeurs indépendantistes déçus par l’inhumanité du parti indépendantiste. Tandis que les républicains venaient de chuter suite à de violents débats en interne qui furent remportés par les orateurs communistes et ces victoires furent suffisamment impactantes pour détruire la base électorale républicaine et devenir le nouveau point fort de la gauche malgré son alignement sur Lyonnars.

Or, comment expliqué la victoire des autonomistes ? Et bien la solution paraît toute trouvée, c’est le communiqué impérial prononcé par Louis VI qui permit aux autonomistes de gagner une victoire politique majeure qui forçait les conservateurs à s’aligner dessus, rendant encore plus floue la différence entre les deux entités politiques qui n’ont fait que s’aligner et se suivre dans pour autant fusionner. Maintenant, les conservateurs, purgés de leurs éléments les plus réactionnaires sont devenus encore plus proches des idées de la droite modérée, de cette nouvelle droite centriste qui appelle au calme et à la mesure. Si l’on ajoute les caractère peu clivant de cette force politique, on y attire les électeurs déçus par la radicalité de la gauche, les électeurs dégouté par la violence de la droite et les électeurs sans réels buts qui ne votent que machinalement en espérant trouver le moins pire. Mais un autre ingrédient pourrait être considéré comme déterminant, c’est avant tout sa popularité à travers les territoires de l’Outre mer, ils n’ont fait que gagner les élections municipales au Nazum ou en Afarée tout en avançant des propositions intéressantes qui puissent parler aux métropolitains. C’est un quelques sorte un cocktail gagnant qui allie intérêt pour les territoires d’Outre mer, projets sociaux attirant les métropolitains les moins aisés et enfin un caractère peu clivant qui n’induit pas de sentiment de culpabilité chez les électeurs autonomistes.

En conclusion, victoire sur le fil du rasoir qui promet un mandat mouvementé et particulièrement clivant avec l’arrivé des fascistes du P.F.A et des communistes du P.C.A qui risqueront de devenir au fil des ans la nouvelle opposition, dépassant les rivaux habituels en plein déclin comme les conservateurs ou les indépendantistes. Mais néanmoins les séances aux assemblées seront certainement des plus bruyantes et des plus passionnées car déjà les piques volent et sont adressées à la quasi intégralité des formations politiques. Et bien évidemment, la tenue des nouveaux députés inquiète et laisse présager un chahut sans nom… Mais l’agenda politique de ce début d’année reste chargé, des référendums sont à organisé et les réformes en profondeur des institutions administratives antériniennes laissent présagées une renaissance pour l’Empire Antérinien.
7814
Terrabilis s’ouvre au monde et connaît un succès fulgurant !

L’entreprise la plus coté en bourse d’Antérinie et de l’Empire vient de débuter son accès au marché mondial en établissant son premier comptoir commercial en Aleucie, « d’autres sont à venir » affirme le directeur général de la compagnie en évoquant les ports de commerce que la toute nouvelle Firme Multi Nationale tente d’acquérir encore plus d’importance. Mais pourtant des défis subsistent, la concurrence acharnée des compagnies impériales, semi-publiques, qui menacent l’exclusivité de cette entreprise agricole sur le marché Antérinien. La farouche concurrence de plusieurs multinationales est aussi à noter et les regards de plus en plus insistants de certains partis politiques qui désirent nationaliser l’entreprise antérinienne la plus cotée en bourse pèsent de plus en plus sur cette dernière. Ainsi nous tacherons ici de présenter les forces de cette entreprise, ses ambitions mais aussi ses adversaires, les partis politiques et les grandes multinationales antériniennes et étrangères.

Comme tout Antérinien le sait, Terrabilis est certainement LA marque la plus réputée en Antérinie, qui ne connaît pas cette multinationale exploitant la moitié des terres cultivables d’Antérinie. Car il faut le reconnaître, la société agricole attire les petits exploitants grâce à sa logique de coopératives agricoles isolées doublée d’un agrégat de plusieurs syndicats qui s’assurent du respect des droits et de la rémunération des petits exploitants. En effet, la multinationale fut d’abord…un syndicat d’agriculteurs qui, sous la direction d’hommes énergiques réussirent à rallier de plus en plus de petits propriétaires fonciers menant ainsi à une scission politique interne. Les propriétaires dotèrent le syndicat de tout un attirail permettant à ce dernier de s’imposer face aux grands distributeurs et aux grands propriétaires terriens, rémunérant mieux les agriculteurs et incitant (de manière assez insistante, il faut le dire) les autres petits propriétaires de terres à rejoindre le syndicat qui adopte une gouvernance de plus en plus centralisée, menant, comme rappelé plus tôt à une opposition interne assez forte entre les commerciaux (qui avaient permis au Syndicat de s’imposer face aux grands distributeurs) et les Syndicalistes (qui refusaient de voir le syndicat se transformer en un groupe agricole exploitant ses employés, les petits propriétaires) ce qui amena aux accords de Saint Jean de Luz qui permet cette gouvernance bâtarde divisée entre des hommes d’affaires rendant des comptes au Syndicat interne et demandant à ce dernier de statuer sur les grandes décisions/orientations de cette « entreprise ». Ainsi, sa capacité à cumuler vie syndicale et affaires permit à Terrabilis de dominer la moitié des exploitations agricoles antériniennes grâce à un processus semi-coopératif.

Mais l’entreprise à tendance syndicaliste rêve de s’étendre à l’internationale, déjà, ses succès avec un contrat juteux en Poetscovie ne fait que renforcer ses ambitions. Ces dernières sont plutot simples, être présente sur la plupart des marchés du monde, et par extension jouir d’un réseau de communication imposant reliant tout les continents de la planète pour faciliter ses exportations, de plus, il est à noter que les hommes d’affaires rêvent de rallier une partie de la paysannerie pauvre du tiers-monde, le Sud Global comme disent certains, qui pourraient permettre à l’entreprise d’acquérir une plus grande indépendance vis à vis de l’Empire (qui peut se révéler menaçant) et affirmer sa puissance face au monde. Outre le fait qu’une série d’acquisition permettrait de s’imposer un peu plus, cela permettrait aussi de promouvoir cette gouvernance dualiste qui permettrait de développer ces états et de renforcer le syndicalisme à travers le monde (n’oublions pas que tout bon syndicat doit rester militant…). D’ailleurs, pour s’imposer, plusieurs méthodes sont proposées par la société antérinienne, tout d’abord, il faut noter la volonté d’acquérir des comptoirs (ou des ports francs) pour permettre de relier les différents marchés (antériniens et continentaux) à travers le monde, comme l’illustre l’achat de quelques hectares à Ahawala (en Akaltie) pour y établir une série de docks et de quais pour ravitailler les porte-conteneurs de Terrabilis. Quant à l’achat de terres à travers le monde, le directeur général estime que seule une libéralisation du marché mondial et surtout une sensibilisation des classes agricoles pourrait permettre à ces dernières de se ranger du coté de Terrabilis (les raisons restent néanmoins assez obscures et le directeur général se perd dans les détails à partir de ce moment là…).

Mais néanmoins, la firme agricole connaît de grands rivaux, à commencer par les compagnies commerciales impériales (ces dernières adoptants une gouvernance plus centralisée et plus efficace en terme de prise de décisions rapides et raisonnées) qui jouissent (pour certaines) de monopoles désavantageux pour la concurrence, par exemple, la principale rivale, la Confédérations des Compagnies Nazuméennes, domine intégralement le marché du Nazum Antérinien et c’est uniquement grâce à une intervention du gouvernement qui marque la fin du monopole des Compagnies Commerciales. Outre le fait qu’un marché entier se retrouve hors d’atteinte de Terrabilis, les petits exploitants agricoles (rarissimes) se voient asphyxier par une concurrence déloyale et prédatrice (les barrières à l’entré des supermarchés nazuméens sont assez nombreuses) qui empêche les petits paysans de pouvoir rejoindre Terrabilis. De plus, les principaux distributeurs antériniens (notamment Lebeau) menacent de faire appel plus régulièrement aux produits agricoles de la C.C.N (nettement plus concurrentiels malgré la méfiance des consommateurs antériniens). Il suffit pour cela d’aller consulter les registres d’achats, environ 15 % des produits vendus viennent de Terrabilis et 30 % sont issus des champs nazuméens, la consommation elle est du coté de la ‘’coopérative agricole’’ 45 % des Antériniens métropolitains consomment les produits de Terrabilis alors que l’U.C.C.N ne compte que 35 % de consommateurs (généralement des restaurateurs). Les autres compagnies quant à elle, si elles sont bien moins dangereuses, représentent toujours un risque , notamment dans le transport commercial (certaines compagnies peuvent tout simplement réclamer à ce que Terrabilis stoppe ses activités dans les territoires d’Outre Mer en portant plainte aux Assemblées locales). Tandis qu’à l’internationale, les succès restent mitigés, la société n’a pas pu s’imposer et prendre le monopole des importations de tomates de Poetscovie et la concurrence larvée et officieuse entre Thomatocorp reste importante…

Mais néanmoins, la concurrence commerciale (faites de coups bas, de petits pots de vins filés aux fonctionnaires d’U.C.C.N…) n’est rien comparée aux ambitions et programmes politiques de la classe dirigeante antérinienne. En effet, si la concurrence est rude, les politiciens se déchirent sur le sujet et les raisons qui poussent ces derniers à promouvoir une nationalisation du groupe sont nombreuses et…contradictoires. D’un coté les fascistes réclament la nationalisation de cette entreprise à cause de ses tendances syndicalistes en y voyant un bon moyen pour optimiser les revenus de l’état tout en portant un coup à la gauche et prétexter une défaillance de ce modèle jugé « archaïquement révolutionnaire » et « inutilement coûteux ». Tandis que la gauche elle souhaite nationaliser la société la plus cotée en bourse afin de « purger » (grande tendance du discours communiste en Antérinie) cette entreprise des « agents capitalistes réduisant l’efficacité des travailleurs ». Ainsi, démontrer que la « politique impérialiste » des grandes sociétés est vouée à s’effondrer face aux « prolétaires », devenus pour certains de grands propriétaires fonciers, et pouvoir affirmer…supériorité du modèle syndicaliste face au modèle capitaliste. Les groupes conservateurs (autonomistes inclus), eux, se montrent surpris par de telles demandes et rappellent que seuls les hommes d’affaires ont permis au syndicat de pouvoir s’imposer face aux distributeurs tout en mettant en valeur le fait que si l’entreprise a pu croître si rapidement c’est grâce à sa gouvernance à tendance syndicaliste qui a pu amené de nombreux agriculteurs à rejoindre la société. Les dirigeants quant à eux se montrent silencieux et ne se mouillent que très peu, seul le directeur général a annoncé qu’une nationalisation, quelque en soient les motivations, serait contre productive et que mieux valait que l’entreprise résolve son type de gouvernance en interne sans l’intervention de l’état.

Article écrit pour "L'économiste"
12484
La société antérinienne, entre traditions et modernisation.


Beaucoup de touristes se posent la même question : « Les Antériniens sont il accueillants ? », « Acceptent ils la différence ? » ou encore « Qu’est ce qu’il rend la culture antérinienne si particulière ? ». La vision des étrangers est parfois même caricatural certains voient en l’Antérinie un « nids à bigots fanatisés nostalgiques des croisades » ou encore des « oppresseurs de peuples ». Mais il est temps de mettre un terme à ces rumeurs quelque peu déconcertantes, certes, la Religion Catholique est très présente pour ne pas dire omniprésente mais ne représente pas pour autant une force politique majeure qui influence les électeurs dans leurs choix, le rapport à l’immigration et l’accueil de l’autre est aussi un sujet complexe, n’imaginons même pas les visions quelque peu douteuses à l’encontre des minorités sexuelles et des femmes. Paradoxalement, la culture antérinienne est un syncrétisme entre les mythes eurysiens et les légendes afaréennes tandis que les la société tout en se montrant très attachée aux traditions eurysiennes évolue, lentement certes, mais elle évolue tout de même.

En premier, la religion catholique, en Antérinie il y a environ 45.000.000 de catholiques, parmi ces derniers 40.000.000 sont pratiquants et pratiquent régulièrement le catholicisme et le reste été baptisé mais ne pratique pas régulièrement. En prenant en compte le fait que presque 88 % de la population Antérinienne est catholique (pratiquante) il paraît évident que la plupart des postes clés (pour ne pas dire l’intégralité des postes clés) soient occupés par des catholiques (plus ou moins pratiquants). D’ailleurs la religion catholique est institutionnelle, l’Empereur s’il n’est plus le représentant de Dieu sur Terre n’en reste pas moins un appui pour le clergé (système hérité de l’ancien régime, l’Empereur est légitime grâce à Dieu et par extension grâce au clergé) tout en obtenant sa légitimité grâce à son rôle, c’est à dire, d’être aux yeux des Antériniens le garant et de la souveraineté antérinienne mais aussi de la Constitution, autrement dit il n’obtient pas son pouvoir de la religion mais de la confiance du peuple antérinien et des institutions antériniennes. Car si l’Église joue un rôle important dans la vie de tout les jours, elle peut être considérée comme un lien qui unit la plupart des Antériniens au quotidien au même titre que le tissu national qui permet de rassembler l’Empire et qui explique en partie les similitudes culturelles entre l’Outre Mer et l’Empire. Mais pourtant il ne faut pas croire que l’Église influence une population d’abrutis, certes, elle jouit d’une influence importante mais suite à un concordat signé en 1770, puis réformé en 1850 et en 1975, dorénavant l’église Catholique Apostolique et Rhémienne ne peut prendre parti lors des élections antériniennes, influencer la Jeunesse antérinienne et tenir des discours menaçant la stabilité de l’Empire. Pourtant, cette dernière prends souvent position, certes elles restent peu dangereuses et se rapprochent parfois même des discours humanistes des Catholiques Kah Tanais et a récemment (il y a de cela quelques années) dénoncé les agissements des directeurs en U.C.C.N.

Autre composante essentielle de la société antérinienne, la Noblesse, loin de pouvoir être assimilée à une puissante oligarchie ayant fait fortune dans l’exploitation agricole (ce qui était le cas dans la société de l’Ancien Régime). Mais au contraire une large partie de la population, environ 20 millions d’Antériniens appartiennent à la Noblesse. Cette noblesse n’est pas forcément riche, seuls les ministres, les hauts fonctionnaires et parfois même les grands chefs des multinationales antériniennes. D’abord mettons fin à un premier préjugé, non, l’aristocratie antérinienne n’est pas héréditaire, elle est avant tout méritocratique et les titres les plus importants reposent ainsi sur du mérite, tandis que les titres de seconde zone (représentants généralement de petits villages/seigneuries, donc sans réelle importance) sont décernés aux petits fonctionnaires (est considéré comme méritant un fonctionnaire). Puis vint la question suivante, quel est le rôle de l’Empereur et pourquoi, si la Noblesse (appui historique de la Monarchie) est méritocratique, le Trone ne deviendrait-il pas ? Tout d’abord car l’Empereur, en plus de représenter les institutions et l’intégrité territoriale de l’Empire, est en quelque sorte considérer comme une extension de l’Antérinie, en fait le trone est même considéré comme l’Antérinie Éternelle, comme l’Empire durant et perdurant à travers les siècles alors que la Noblesse est associée aux techniciens qui font survivre l’Empire, les Hommes Illustres qui font avancer l’Antérinie, leur image quoique glorieuse reste temporaire tandis que la Monarchie elle est vouée à durer.

L’accueil des minorités est un sujet complexe en Antérinie, le phénomène migratoire n’est pas assez important pour que l’on puisse considérer l’immigration comme un réel sujet de société et d’ailleurs les politiciens ne daignent même pas clarifier la politique migratoire qu’il voudraient mettre en place (même si cela reste aisément devinable au vu du nom des partis). Ainsi il faut partir du principe qu’un migrant n’a que très peu de chances d’etre accueilli en Antérinie, d’abord car la politique actuelle est avant tout pragmatique et lorsque les bureaux de régulation de l’émigration interrogent un réfugié/travailleur étranger pour un renouvellement du visa, ils se posent cette question : Quel profit l’Empire retirerait-il s’il acceptait cet/te homme/femme ? En effet, rares sont les demandeurs d’asile peu qualifiés, peu diplômés à pouvoir entrer sur le territoire antérinien, rares aussi sont les ouvriers (ces derniers sont victimes du chômage) et ce pour des raisons économiques (ce n’est pas pour rien que l’Antérinie a retenu les lecons zélandiennes sur le capitalisme) en revanche le monde universitaire, scientifique et parfois même culturel recrute, ainsi un étranger qualifié et éduqué qui fuit la guerre, la misère et un pays sans avenir sera accueilli avec joie par les autorités antériniennes. Mais néanmoins, si la situation locale est trop extrême (surtout lorsque l’on ait que la jauge antérinienne est assez molle sur le sujet) comme les génocides, les tueries de masses ou les discrimination ethniques, ils seront temporairement accueillis et logés aux frais du gouvernement antérinien. D’ailleurs l’objectif (à terme) est de les former pour qu’ils puissent se battre contre la nation qui oppresse. Par exemple, la diaspora beloslave (une dizaine de milliers de réfugiés) est actuellement formée au maniement des armes pour lutter contre le régime tsariste malgré les protestations du gouvernement antérinien. Bref, autrement dit les politiques migratoires antériniennes sont avant tout pragmatique, le personnel peu qualifié est refoulé tandis que l’élite, intellectuelle, culturelle voire scientifique est accueillie à bras ouverts, il peut néanmoins y avoir des exceptions si les risques pour les populations sont trop grands, ainsi, les réfugiés seront formés, logés et nourris pour les transformer en soldats qui pourraient agir comme un corps expéditionnaire de « volontaires » si le gouvernement antérinien considère cela comme nécessaire.

Mais néanmoins, ce n’est pas tout, si les Antériniens sont pragmatiques en matière migratoire, ils restent tout de même des amoureux de la culture (antérinienne et étrangère), pour vous donner un ordre d’idée, l’une des pièces favorites des antériniens est « Silence », une pièce Poetoscove que beaucoup considèrent comme « poétique », les classiques de la littérature sont même des passages obligés pour pouvoir prétendre à des hauts postes de l’Administration impériale ou encore à des responsabilités en général. L’enseignement antérinien d’ailleurs, a toujours poussé les élèves à se cultiver, l’école primaire a d’ailleurs pour premier objectif de « permettre aux élèves d’acquérir un capital culturel primitif qui leur sera bénéfique et profitable dans leur parcours scolaire » et la société antérinienne valorise grandement les personnes cultivées tout en rejetant les « incultes » à des postes dégradants socialement parlants. En revanche, il faut l’avouer, si les antériniens peuvent se montrer admiratifs vis à vis des auteurs et des œuvres étrangères, ils n’en restent pas moins chauvins et particulièrement méprisants envers les cultures de « sauvages » (entendez par là tout ce qui n’est pas « raffiné » comme le mode de vie Faustinans, une « chose de païens odieux et barbares » mais qui ne dépends en rien des continents, par exemple, dans un sondage, 75 % des Antériniens considéraient les Jashuriens comme des personnes très cultivées et même « raffinées » et « élégantes » et ce indépendamment de toute propagande coloniale). Même si ce mépris existe, il reste cloisonné à l’entre-soi et il paraît inexistant pour les touristes étrangers, de même les colonies (quoique méprisée par les fascistes) jouissent d’une très bonne réputation et tout métropolitain reconnaît un Marcinois, Un bahamanite ou un Sakkin comme un Antérinien sans y ajouter de stéréotypes coloniaux.

Les colonies font pleinement partie de de l’Empire comme vous avez pu le constater, pourtant, le sort de ces dernières est l’un des débats politiques le plus long de l’histoire antérinienne, depuis deux siècle, conservateurs et progressistes s’opposent sur la marche à suivre dans la gestion des colonies. D’un coté les conservateurs, ont toujours souhaités conservé la suprématie de la Métropole vis à vis des colonies, parfois même y instaurer un système répressifs en tout points contraires aux droits élémentaires et à la Constitution, certains éléments extrémistes proposaient même de supprimer le droit de vote des indigènes tandis que l’Empire devait adopter une posture assez méfiante vis à vis de son allié, le Royaume d’Afarée (rebaptisé Royaume de Marcine). Mais d’un autre coté, les progressistes (vaste mouvance souhaitant une forme de régime confédéral ou du moins que les principales colonies accèdent à plus de reconnaissance et à plus d’autonomie. LE débat publique numéro un tournait autour de cela, et les positions restèrent figées jusqu’en 1876, à ce moment clé un bouleversement politique majeur intervint, les indigènes du Nazum et d’Aleucie peuvent voter, même si les résultats étaient de temps en temps truqués, des partis étaient occasionnellement interdits et les manifestations en faveur de l’indépendance étaient matées et discréditées par l’Empire. Mais d’un autre coté, l’accès aux services de base, l’uniformisation culturelle des territoires de l’Outre-Mer et une réforme profonde du modèle social et économique des colonies permit d’atténuer le ressentiment des locaux en mettant en exergue une vision romancée de la colonisation et une civilisation de « barbares » tout en intégrant culturellement les peuples colonisés, ce qui permit de détruire petit à petit le « sentiment national » des locaux. Mais néanmoins durant le XXe avec un grand adoucissement des politiques culturicides et une semi-reconnaissance de la culture Bahamanite. Qui mène aujourd’hui à une gestion non territoriale de la Province Autonome du Nazum Antérinien et de petites rivalités, sans conséquences, entre les communautés assimilées par l’Empire (les Nahadanites, se comportant comme des Antériniens) et les Bahamanites (semi-assimilés mais conservant des particularités culturelles.).

Si la gestion coloniale fut pendant longtemps un sujet d’une importance capitale dans la compréhension du monde politique antérinien, les questions sociétales elles, restent marginales et force est de constaté que les populations suivent le mouvement sans réellement l’approuver ni l’abhorrer, comme cela est le cas pour l’homosexualité. Cette dernière fut reconnue en 2001, peu après une vaste campagne de presse menée par les Autonomistes cherchant à se distinguer des conservateurs, puis, une fois la victoire des Conservateurs en 2002, la proposition fut retenue avec le « coming out » d’une célébrité antérinienne et la reconnaissance tacite du clergé (plus tolérant que les représentants de Volignon). Pour autant, nous notons une recrudescence des comportements homophobes, loin d’etre interdit tant que la stabilité publique n’est pas remis en question et que les actes restent verbaux, témoignant une fois de plus de la complexité entre des avancées sociétales et la recrudescence des mouvements réactionnaires, comme le P.F.A qui prône une politique liberticide et ouvertement anti-indigène. Le droit des femmes est aussi un vaste sujet, d’un coté, les commentaires mysogines et sexistes fusent, même dans les plus hautes instances de l’état, mais de l’autre, les écarts de salaires restent marginaux et l’accès aux emplois stratégiques s’est féminisé depuis plusieurs décennies (la cheffe du Troisième Bureau est une femme). Là encore les lois autorisant les femmes à avorter (sous conditions), à obtenir des emplois et posséder son propre compte bancaire sont passées après les années 1970, et ce grâce à plusieurs mouvements féministes et au soutien discret du clergé catholique, influencé par les mouvances Kah Tanaises, qui là encore ne fit que très peu d’émules, pourtant, les femmes dans la société antérinienne, si elles ont les mêmes droits que les hommes, ne s’affirment pas assez, les publicités et la différenciation de genre aidant, elles restent cantonnés aux emplois subalternes. La question de la transsexualité n’est même pas posée, elle reste interdite, et le monde de la culture est loin de réellement soutenir ce mouvement, les politiques eux restent particulièrement indifférents au sort des transsexuels, qui sont tolérés mais sans possibilité de faire leurs transition en Antérinie, la pression sociale et les discours transphobes ne va qu’en s’accroissant et ce grâce à des idéologues de génie utilisant stéréotypes et semi-vérité pour laisser les choses en l’état.
12892
L’Empire Colonial Antérinien est mort ! Vive l’Empire Confédéral Antérinien !


Depuis mars dernier, l’Empire a connu des changements politiques, économiques et sociaux importants qui rebattent actuellement les cartes entre les différents partis au pouvoir. En effet, depuis le référendum organisé par l’Empire et ‘’supervisé’’ par le Zinjian, le Mokhai, l’Empire du Nord, le Banairah et le Grand Ling, les Antériniens de ce que l’on nommait les « Colonies » et de ce qui est plus régulièrement appelé l’« Outre-mer » ont choisi de rester fidèle à l’Empire tout en adoptant un comportement plus critique vis à vis de sa politique interne en ayant opté pour une autonomie accrue dans plusieurs domaines. Cela chamboule l’équilibre des forces entre la Métropole et le Royaume tout en faisant apparaître de nouvelles forces sur la scène interne comme les Provinces Autonomes du Nazum Antérinien ou le Grand Duché du Scintillant, cette nouvelle configuration apporte de nouvelles dynamiques et menace les fondements classiques qui avaient guidés jusque là nos principaux piliers, c’est à dire une centralisation très poussée et parfois même un "négationnisme" des cultures locales, peu représentées alors que maintenant une décentralisation à l’extrême est menée, les principaux territoires d’Outre-Mer bénéficient aujourd’hui d’un empire accru sur leur politique interne et externe. Nous avons pour l’évènement (et cet article) invité notre ancien Premier ministre, le comte Albert de Grace pour qu’il puisse présenter et expliciter les moyens qui étaient à notre porté et qui de mieux que l’homme qui a participé à la confédéralisation de l’Empire, car ce qui nous intéressera dans cet entretien sera avant tout les conséquences de la décentralisation extrême de l’Antérinie, et ainsi les décisions et les évènements qui ont participé à la naissance de l’Empire Confédéral Antérinien.

Ainsi, Monsieur Albert de Grace, considérez-vous que la Rache a joué un rôle majeur dans la décision de réformer en profondeur le système administratif antérinien qui se rapproche actuellement du système tcharnove ?

Alors c’est une question intéressante que vous soulevez, en effet, comment expliquer ce soudain revirement qui peut paraître particulièrement incohérent lorsque l’on constate que l’Empire limite (quitte à entrer en conflit avec) les autonomies des anciennes colonies, comme l’ex-Union des Compagnies Commerciales du Nazum, et d’un coup, il a été décrété que l’Outre Mer acquièrerait une semi-indépendance. En effet, cela est bel et bien paradoxal, mais il faut se souvenir d’un fait important, c’est à dire que la province qui perdait son autonomie était l’U.C.C.N qui était connu pour être la colonie la plus archaïque, si le système colonial (dans le sens péjoratif du terme) avait été officiellement aboli, la province l’avait conservé et ce aux dépens des indigènes qui se voyaient réduire en un semi-esclavage, frôlant parfois les pires crimes listoniens et portant atteinte aux droits de l’Homme que l’Empire prétend défendre. Par conséquent, le gouvernement central a du intervenir (alors qu’il s’intéressait que très peu à ce genre d’affaires) suite à un article publié sur l’un des quotidien les plus lu d’Antérinie. Et c’est ainsi que débuta un bras de fer assez long entre la Métropole et la colonie économique, mais ce qui permit à l’Antérinie métropolitaine d’imposer ses vues sur l’Union commerciale est avant tout sa puissance de feu, en effet, non seulement le soutien adressé aux indépendantistes permit aux locaux de réévaluer leur position vis à vis de l’Empire, car imaginez l’image que nous renvoyons : « Nous soutenons les indépendantistes pour permettre aux locaux de vivre mieux » bien entendu que cela a joué un rôle important dans le choix des électeurs. Mais là n’est pas la question, car cet évènement nous a mené à nous déchirer en interne et à menacer l’intégrité du bloc conservateur, d’abord car les moins conservateurs se sont rangés de l’avis des autonomistes, et ensuite car le débat s’est réinstallé au sein des Assemblées, menant de longues et périlleuses joutes verbales… Ainsi même avant la chute de la Nouvelle Antérinie, la Majorité d’alors était divisée sur des questions doctrinales importantes et particulièrement complexes. Mais de là à dire que c’est uniquement grâce à la Rache que l’Empire a pu devenir un état confédéral… Ce serait du non-sens, jamais nous ne céderions face à des terroristes, certes nous ne pouvons laisser la situation pourrir et si l’on prends en compte le fait que ce sentiment d’indépendance était partagé par de nombreux locaux, en plus, il est nécessaire de prendre en compte les aspirations des locaux…

Mais, pensez vous vraiment que cette décentralisation soit la seule solution, c’est à dire qu’il existait d’autres solutions qui pourraient prendre en compte l’avis populaire, les aspirations des indigènes tout en combinant une certaine efficacité gouvernementale ?


C’est une bonne question, en premier lieu, je tiens à rappeler que la décentralisation n’était pas la seul choix, en effet il nous restait deux possibilités qui auraient pu toutes deux mal tourné. D’abord, la première donc, c’est l’intervention de l’armée impériale, en effet, il n’y a que quelques milliers de natifs armés de vieux fusils face à une garde coloniale mixte, mal équipée et en vérité mal entraînée et servant de support à la Maréchaussée impériale, de plus, la brutalité de cette guerre d’indépendance (je vous renvoie aux crimes de la R.R.N.G.A, qui a commis des crimes contre l’Humanité et qui a tenu des propos tout simplement inhumain à l’encontre de ce qu’elle qualifie de « colons » et de « métèques », autrement dit la majeur partie de la population locale, qui vit pourtant en harmonie. Mais je m’égare, en effet, nous aurions pu utiliser la force, envoyer un contingent de soldats, mais après tout, est ce que vous croyez sincèrement qu’une victoire contre les rachistes aurait atténuer le sentiment national naissant des natifs ? Non, bien sur, car cela ne ferait que décaler un conflit et laisser la porte ouverte à l’ingérence étrangère… Mais d’un autre coté nous aurions pu accorder l’indépendance totale, outre le fait que les indépendantistes ne représentaient que la moitié des natifs, il fallait aussi prendre en compte les intérêts des eurydescendants, soit plus d’un millions d’habitants ! Car est ce que vous imaginez sérieusement des hommes abandonner la mère patrie pour se rallier à des groupes défavorisés et qualifiés de génocidaires qui pourraient les oppresser en raison de leurs origines eurysiennes ? Non, bien entendu et nous refuserions de perdre notre seconde place boursière et 20 % du P.I.B de l’Empire, rendez vous compte : 20 POUR CENT ! De quoi avoir un état ultradévellopé et richissime ! Et l’Empire aurait eu plus de mal à accepter la prise d’indépendance de ce territoire. Ensuite, je pense que le référendum qui a eut lieu est le seul moyen qui nous permettra de prendre en compte aspirations populaires sans pour autant menacer l’Empire, car comprenez-bien que nous refuserons de passer pour des oppresseurs de peuples à l’Internationale, ainsi, nous aurions du passer par ce référendum et espéré que le peuple soutienne l’Empire, ou du moins y soit suffisamment attaché pour ne pas l’abandonner. Car là encore, si nous aurions utilisé la force, utiliser des méthodes datant de la colonisation, comme une répression sanglante, cela n’aurait fait qu’envenimer les choses et définitivement détruit la cause impériale aux yeux de l’Outre-mer.

Mais d’ailleurs, en parlant de la « cause impériale » pouvez-vous expliquer la victoire des autonomistes et aussi préciser pourquoi ce score pourtant loduaresque ne se retranscrit pas dans les résultats électoraux antériniens lors des élections parlementaires ?


Sujet là encore très intéressant, en premier lieu qu’est ce qu’est la « cause impériale » ? C’est tout simplement un désir de rester antérinien et ce quoiqu’il advienne, certains peuvent l’assimiler à un nationalisme « doux » mais ce serait plutot le fait de partager les caractéristiques communes des Antériniens, comme être des soutiens de la Monarchie, du Catholicisme et de croire en la religion Catholique, ces conditions forment ce que j’appelle la « cause impériale » une sorte en fait d’identitarisme peu marqué et accueillant, tout le monde peut être antérinien, il doit juste se plier aux traditions et à la culture antérinienne. Si j’en parle, c’est car la Cause Impériale a été transmise aux indigènes, et ce, il faut l’avouer aux dépens des cultures locales… C’est du moins ce qui explique la victoire de l’Antérinie lors du référendum au Nazum, car s’il n’y a pas de proximité ethniques entre les différents peuples qui composent l’Empire, il existe tout de même des liens culturels forts qui nous unissent. Quant au royaume d’Afarée, rebaptisé Royaume de Marcine, la victoire majoritaire du oui qui favorise la volonté d’annexion qui favoriserait ainsi les deux états qui partagent bien plus en commun que l’Antérinie et ses colonies, à commencer par une histoire culturelle commune, en effet, la culture antérinienne repose sur un mélange entre les mythes marcinois et les légendes métropolitaines tandis que des éléments de la philosophie afaréenne et eurysienne ont été mélangé, la langue elle même est un mélange entre le Francisquien et le Marcinois, donnant encore plus de points communs et de liens entre la Couronne Eurysienne et la Couronne Afaréenne… Le voyage de l’Empereur, organisé à ses frais, a certainement permis de rallier les indécis et les arguments, aussi persuasifs que convaincants n’ont fait que ressortir l’intérêt que la Métropole et l’Empereur portent à l’Outre-mer. Ainsi, l’aide étrangère pour servir d’assesseur a prouvé que l’Empire serait prêt à abandonner les colonies si et seulement si elles le souhaitaient, montrant une fois de plus la bonne volonté du gouvernement de mon collègue. Le mouvement indépendantiste en lui même a aussi été décrédibilisé, d’abord à cause de ses prises de positions trop franches et parfois frolant l’antérino-phobie tandis que les propos stratosphériques tenus à l’égard des victimes des crimes de guerre de la R.R.N.G.A a fortement fait perdre en influence les indépendantistes et dégoûté les locaux de ce parti tout simplement ignoble. En ce qui concerne le score des autonomistes on peut résumer cela comme ça : « l’Outre-mer voulait conserver ses avantages avec l’Empire, sans pour autant dépendre d’un organe élus à 50 % par des métropolitains et prenant uniquement en considération ces derniers » car en effet, les autonomistes ont fait leurs meilleurs scores à la Nouvelle Antrania et en U.C..C.N, autrement dit en profitant de la fidélité des locaux tout en surfant sur leurs craintes vis à vis d’un état centralisé. Et je pense sincérement que cette décentralisation nous aura permis des conflits de décolonisations sanglants qui auraient éclaté si nous aurions adopté une position plus dure vis à vis des mouvements autonomistes.

D’ailleurs, est-ce que cette décentralisation est en quelques sortes une révolution qui a amené des changements brutaux sur plusieurs domaines, notamment au niveau administratif et économique ?


Difficile de vous contredire, si une révolution marque un avant et un après, les réformes internes ont marqué un avant et un après, sans pour autant changer le système métropolitain en profondeur. Ainsi, je peux assurer qu’au niveau économique, cette libéralisation de marchés ne communiquant pas entre eux est une véritable manne financière pour les grandes sociétés antériniennes, Terrabilis peut maintenant s’implanter en Afarée et au Nazum chose impossible avec les crédits d’exploitation que l’Empire accordait uniquement à quelques entreprises. D’après des experts, cette ouverture économique aurait rapporté plus de 6 milliards de talents aux grandes sociétés et affaiblit encore plus le grand rival du gouvernement central, c’est à dire l’U.C.C.N. Car là est le plus important, c’est les changements de rapports de force entre la Métropole et les colonies ainsi qu’avec le Royaume, d’abord, les colonies ne pouvaient s’opposer directement au gouvernement, elles ne possédaient pas d’organes représentatifs et par conséquent la voix des gouverneurs ne valait rien. L’U.C.C.N c’est une autre histoire, d’abord, car ces derniers ont un poids économique important, avant d’etre des gouverneurs ce sont des acteurs économiques qui n’hésitent pas à user de leur influence lorsqu’il s’agit d’infléchir les décisions du gouvernement. Mais d’un autre coté leurs importances est due en partie au gouvernement, d’abord, ils peuvent être virés de leurs postes administratifs, je vois à votre visage que cela vous surprends, en effet ils ne représentent en rien les nazuméens, par conséquent ils ne représentent en rien les aspirations locales et si aucune base démocratique ne soutient leurs régimes, ils tombent et c’est ainsi que mon collègue a pu les renvoyer. Mais maintenant, les colonies sont représentées par une sorte de premier ministre, élu démocratiquement et jouissant d’assises populaires, tandis que le gouvernement central ne peut qu’applaudir ce dernier et pour peu que des questions qui fachent comme la partition du budget entre les états antériniens ou encore des accords d’alliance, peuvent faire naître des tensions et mener à des bras de fer entre les gouvernements. J’imagine notamment la P.A.N.A qui devrait acquérir un ministre socialiste et porté sur les questions humaines, prendre des décisions réduisants son efficacité économique entraînant des tensions avec un gouvernement central libéral qui pourrait s’expliquer par une sorte de sanctions mutuelles (réduction des budgets alloués à la P.A.N.A mènera à une réduction du P.I.B antérinien…) mais je pense qu’un équilibre entre les forces se trouvera, car la volonté première des antériniens et de recouvrer le calme, chose impossible si les gouvernements fédéraux se chamaillent, même si le rôle de l’Empereur, considéré comme une sorte de médiateur entre les différentes entités administratives pourrait avoir un rôle décisif dans l’apaisement des futures tensions internes.

Bien, je vous remercie pour cette entrevue, vos analyses et vos commentaires, qui sont, il faut l’avouer, des plus intéressants et qui méritent une attention plus poussée de nos gouvernants, chers lecteurs je vous laisse en annexe une petite carte pour vous situer les principaux territoires antériniens en fonction du découpage administratif opéré.



Annexe :
22596
Le Grand Plateau

L’Émission du 31/05/2015

Une nouvelle Majorité ?

Un homme, brun et mince, quelque peu barbu et parlant avec une voie fluette pris la parole sur le vaste plateau de La Chaine Interne, nouvelles plateforme d’informations en continue fondée il y a de cela quelques années. Autour de lui, cinq personnes écoutaient. Chacune portait un costume taillé sur mesure et la diversité ethnnique était au rendez-vous (chose qui n’est pas coutume en Antérinie). En revanche, ils étaient, d’un point de vue idéologique, aux antipodes, chacun représentait les principaux groupes de l’Assemblée, menant ainsi à la présentation d’un large spectre politique allant de l’extrême gauche à l’extrême droite. Au centre, le présentateur Philippe Tanguici, rajustait ses boutons de manchettes et fit avec un grand sourire :

Philippe Tanguici : Nouveau bouleversement politique en Antérinie ! Autonomistes et Conservateurs se sont alliés et forment dorénavant une nouvelle Majorité à l’Assemblée. Pourtant, cette alliance fait débat, d’abord car l’équilibre politique et bouleversé, ensuite par ce que de nombreux antériniens craignent que le programme qu’ils avaient élu ne soit batardisé par une alliance de circonstance. Autre nouvelle majeure, l’Antérinien Libéré titre : « Investissements au Wanmiri, que faut il retenir des débats actuellement en cours ? » et enfin situation électorale en Outre Mer, vers un nouveau flou ? Pour répondre à ces problématiques, nous avons fait intervenir plusieurs députés, tous d’un bord opposé, à ma droite (enfin, mon extrême droite) le représentant du Parti Fasciste Antérinien, Armand Mabssé, élu de Marcine, vient ensuite le représentant des Autonomistes Martin de Saint François des Océans représentant de Saint Arnaud des Pics, le conservateur Martin Mahdi élu d’Antrania et enfin le député communiste Jean Michel Descours. Dans cette première partie du débat nous allons vous poser une question simple, que pensez-vous de la fusion entre conservateurs et Autonomistes ? Il va sans dire que cette dernière est maintenant très débattue d’un coté les nouveaux alliés garantissent qu’un accord stable a été trouvé, de l’autre, l’opposition et une partie des nouveaux députés sans étiquettes qui ont refusé cet accord appellent cela une « magouille ». Nous vous laissons donc prendre la parole, Monsieur Descours, vous qui avez gagné le droit de commencer ce débat.

Jean Michel Descours : Je vous remercie Philippe, et je tiens à saluer tout les antériniens qui nous regardent actuellement. En effet, cette négation de la démocratie que commettent les Conservateurs et les Autonomistes est affligeante, en effet, il est nécessaire de rappeler que nous ne pouvons tolérer cet accord qui met en péril le jeu d’équilibre de l’Assemblée. Qui rappelons-le, a permis au Parti Communiste Antérinien de devenir la seconde force politique du pays ! Ainsi, si les autonomistes souhaitaient faire passer une loi, ils étaient obligés de prendre en compte nos arguments, permettant un véritable gouvernance démocratique ! Une culture du débat, souvenez-vous ! Nous gouvernons avec des majorités relatives depuis environ 12 ans, et c’est grâce à cela que l’Empire a pu se relever, grâce justement à cet art du débat qui a permis de changer des votes qui auraient pu s’avérer mauvais par la suite. Ainsi, le Parti, que je représente ici, s’oppose catégoriquement à cet accord et n’hésitera pas à soutenir le P.F.A si nécessaire. Ensuite, il me paraît évident de rappeler quelques points cruciaux, qu’est ce qui différencie réellement les conservateurs des autonomistes, les deux partis sont o combien réactionnaires, les deux partis adoptent des points de vue sociaux très similaires, mais pourtant un seul point divise, ce point le voici, les conservateurs refusent de permettre aux ex-colonies de se gérer par elle même, à contrario, les autonomistes souhaitent que ces dernières puuissent devenir des états semi-indépendants qui ne soient plus soumis à la volonté de la métropole. Ainsi, cette alliance ne peut durer, elle est à la fois de circonstance, pour gouverner l’Empire le temps que les élections dans les autres provinces soient terminées, mais elle est aussi contradictoire, car nous savons pertinemment que le fond même de la doctrine diffère, les conservateurs souhaitent un retour à l’ère coloniale, ou du moins la conservation de ce système là ! Ils auraient mieux fait de s’allier avec les fascistes !

Philippe Tanguici : Qu’avez vous à répondre à Monsieur le député communiste, monsieur Martin Mahdi ?

Martin Mahdi : Ce raisonnement est particulière faux, d’abord car nous n’avons jamais souhaité d’expansion coloniale, nous ne sommes plus au XIXe siècle ? Enfin ! Ensuite, que dire de nos présumés points communs ? Réactionnaires ? Nous ? Devrions nous vous rappeler que c’est l’U.P.C qui a encouragé et légalisé l’homosexualité, devrions-nous vous rappeler que l’U.P.C a fait de grandes choses pour les droits de la femme ! Mais en revanche, vous ! Les communistes, alter ego du parti Républicain, c’est vous qui avez milité contre la libéralisation des mœurs ! Non ? Enfin, beaucoup y voyaient un moyen pour décridibiliser le mouvement conservateur, je me souviens encore des pancartes que vous brandissiez : « Arretons de cacher la misère ouvrière ! » « L’Homosexualité n’est pas un problème, c’est une dégnérescence de la Bourgeoisie ! » encore heureux que nous avions maintenu les lois sur la liberté d’expression, sinon, bon nombres de vos anciens cadres auraient fini en prison pour homophobie ! Même les Catholans radicaux ne sont pas allé si loin ! Donc autant que vous revoyez votre définition du terme « réactionnaire ». Passons maintenant au plus amusant, vous avez oublié un petit détail qui a son importance ! Lorsque l’U.P.C était au pouvoir en 2010,et en 2006, tandis qu’elle gouvernait sous l’égide autonomiste en 2002, pourriez vous me dire comment l’Antérinie a été administré ? A ce que je sache des accords similaires avaient étés signés avec Autonomistes du C.P.A et les centralisateurs du P.E.A. Est-ce que le processus démocratique s’est emballé, est ce que l’Empire est devenu une odieuse dictature réactionnaire et fasciste ? Non ! Ensuite, sachez que nous refusons catégoriquement de nous alliez avec un parti pronant la haine de l’autre, pronant un régime liberticide et une posture coloniale ! Nous ne sommes pas comme vous et vos alliés indépendantistes, Monsieur le député Communiste.

Alors que le communiste et le fasciste s’appretaient à répondre, le député du C.P.A rajouta :

Martin de Saint François des Océans : En effet, mon collègue a tout dit, à commencer par notre fameux coté « réactionnaire », si certes nous ne prenons pas les luttes des minorités à bras le corps nous ne sommes pas non plus opposés à ces dernières, tout comme vous il me semble… Quant à le gestion des états confédérés, il peut en effet y avoir des dissenssions, comme tout partis s’alliant d’ailleurs. Il est clair que les conservateurs sont quelque peu plus méfiants avec nos tendances décentralisatrices, mais que voulez-vous ? On ne peut pas les forcer à renier des engagements politiques séculaires ! En plus, nous avons trouvé des accords concrets entre nos deux partis, assez proches du reste, si l’on excepte la gestion des « possessions » antériniennes. Quant à la fameuse chute de la démocratie antérinienne que vous sous entendez, à t’on réellement besoin de s’exprimer dessus ? Sérieusement, vous savez, il y aura toujours des débats, il y aura toujours des compromis, mais nous rendrons ces derniers moins fastidieux. Car à ce que je sache, vos partis sont toujours (et heureusement d’ailleurs) autorisés à siéger aux Assemblées, vous avez le droit d’expression, vous pouvez vous faire entendre, alors ou est le problème ?

Le député fasciste avait patiemment attendu que ses adversaires aient terminés leurs tirades, puis il remit en quelques instants se pensées au clair avant de débuter :

Armand Mabssé : Le problème, voyez-vous, n’est pas tant le manque de démocratie, c’est même la meilleure chose que souhaite notre parti. Comparez à ce que peuvent croire certains, la démocratie est une bouffonnerie, le problème est plutot le suivant : Comment des clowns de l’U.P.C et les abrutis de la C.P.A peuvent croire que nous serions assez betes pour ne pas voir le pot aux roses ? Car oui, ne vous leurrez pas, ils ont l’intention de nous prendre pour les dindons de la farce, ils ont l’intention de conserver leurs majorités en se jouant du contribuable, leurs politiques anti-sociales seront établies et ce sous un tonnerre d’applaudissement, d’un coté les communistes iront chouiner et provoquer des grèves et touticounti, mais les conservateurs et les autonomistes s’en foutent ! Ils auront ce qu’ils voudront, c’est à dire réduit les dépenses qui aident nos concitoyens à vivre au quotidien. Ils sacrifieront leurs idées pour cela, pour pouvoir s’engraisser, ils couleront l’Empire en même temps que d’appauvrir les classes laborieuses ! Car comparé à l’agent loduariste présent sur ce plateau, aux espions de l’O.N.D qui travaillent au Gouvernement et qui sont aussi sur ce plateau, comparé aux Eurysistes qui eux sont trop occupés à vendre l’Empire et qui sont O surprise sur ce plateau ! Ainsi, le problème de cette alliance est le fond idéologique qui appauvrirait les Antériniens tout en disloquant l’Empire ! Et je ne…

Avant même que le fasciste eut le temps de terminer, le communiste, rouge de rage le coupa et fit sèchement :

Jean Michel Descours : C’est la meilleure, vous accusez les communistes d’être des agents loduaristes ? Ben voyons… Tant qu’on y est nous bossons aussi le Grand Kah et nous n’avons qu’un seul objectif, la chute finale de l’Antérinie au profit du Dieu vivant qu’est Lorenzo, enfin, quel argumentaire pitoyable ! Vous nous accuser d’être des agents de l’étranger, seuls les fous sans arguments se lancent dans la calomnie, alors autant dire que vous n’avez aucun argument qui puisse tenir la route ! Car si mes collègues et moi même sommes des agents de l’O.N.D et de l’U.I.S.C, autant dire que vous etes un infiltré du régime rimaurien, un traître à la cause antérinienne à la solde du B.NE ! Quant à vos propos sur la démocratie, comment ça le manque de démocratie est la « meilleure chose » qui puisse arriver ? Comment pouvez-vous vous dire fier de vos ancêtres quand ces derniers se sont battus pour que l’on soit représenter aux Assemblées ? C’est parfaitement ignoble, c’est parfaitement inadmissible ! Comment pouvez-vous ?! Soyez assuré que si l’Empire devait sombrer dans la fameuse folie rouge, vous serez le premier à être pendu en place publique ! Même les indépendantistes sont plus matures et moins bornés ! Seigneur Marie Joseph, qu’a fait l’Antérinie pour mériter un tel châtiment ?

Le fasciste n’eut le temps de répondre à ça, déjà l’autonomiste et le conservateur se jetaient sur ses arguments et se déchaînaient sur ce qui restait de ces derniers.

Martin Mahdi : C’est la meilleure, même mes collègues les plus à droite restaient démocratiques, comment pouvez-vous siéger au sein du Temple de la Démocratie et tenir de pareils propos ? Comment pouvez-vous ? C’est parfaitement honteux, indigne et immoral, et encore sachez que je pèse mes mots ! Aller m’accuser d’etre un agent de l’U.E.E, comment est-ce possible ?! Vous calomniez pour atteindre vos misérables buts, mes collègues et moi même travaillons pour le peuple antérinien, pour l’Empire et sa prospérité, vous ? Que faites vous ? Rien ! Mis à part spéculer, hair, vous donner spectacle, bref passer pour une série de dégénérés aux yeux du monde ! Pitoyable ramassis de racistes qui ne font qu’une chose, faire passer les antériniens pour des fous face aux autres puissances ! Car oui, ne vous en déplaise, mais la Démocratie, ce mot, cette idée et ce concept qui n’a rien à voir avec vos pitoyables remarques. La Démocratie représente le peuple, le peuple souverain, qui élit ses représentants en fonction de ses aspirations profondes, ces représentants permettront ainsi de faire son bonheur, car devrais-je vous rappeler une seule chose, vous qui semblez pourtant connaître vos racines mieux que quicquonque, lorsque l’Empire était un état absolutiste et despotique, pouvez vous me préciser comment l’Antérinie se portait ? Mal très mal, assurément, qu’est ce qui c’est passé ensuite ? Une révolution ! Le peuple acquit ses droits et put permettre à l’Empire de se maintenir, de conserver son influence et sa place, il a sauvé l’Antérinie de sa déliquescence morale et étatique, il nous a sauvé! Alors comment, vous le grand ami des Antériniens (surtout d’Antrania et de Marcine) et docteur du peuple pouvez oublié cela, sauf si, vous n’êtes en faits qu’un de ces populistes sans relief tachant de se faire des électeurs !

Le présentateur savait que s’il laissait continuer la conversation, quelqu’un finirait par en mettre une à l’adversaire, ainsi, il prit la sage décision de stopper le débat ici. Certes, le sujet avait dévié et concernait un tout autre problème, mais Philippe avait atteint son objectif principal, faire du sensationnel et permettre à tout le monde de s’exprimer et surtout de pousser les téléspectateurs à rester devant les écrans.

Philippe Tanguici : Doucement enfin ! Calmez-vous, nous n’avons même pas terminé l’émission d’aujourd’hui, comment voulez vous que nous puissions débattre en paix si nous sommes perpétuellement occupés à se tirer dans les pattes, pardonnez mon langage. Passons maintenant à un tout autre sujet, l’aide humanitaire qui devra être envoyée à l’ile de Dhavalae. Cette aide visant à rétablir les infrastructures locales après l’éruption du Kamath, doit venir en complément des efforts fournis par le Wanmiri et des investissements Kah Tanais et Sylvois pour rétablir la région et son économie. Néanmoins ce projet fait polémique, de part les investissements qui seront offerts, ne l’oublions pas l’objectif antérinien est d’aider, mais aussi de la symbolique que ce projet renvoie. Certains, y voient justement de l’ingérence impérialiste alors que d’autres considèrent la dépense comme superflue et en appellent au « bon sens » de conserver cet argent pour l’Empire et ses infrastructures. Monsieur de Saint François des Océans, vous qui avez permis ces financements, pouvez-vous nous présenter les intérêts et avantages à investir d’un l’un des pays les plus pauvre de la planète ?

Martin de Saint François des Océans : Merci beaucoup, Philippe, mais je me dois de vous contredire, en effet, l’objectif n’est pas d’en retirer un quelconque avantage, quel en serait l’intérêt purement matériel ? Difficile d’y répondre, car oui, nous n’avons aucun intérêt à dépenser des sous pour ce petit rocher perdu dans l’archipel d’Hallula, et autant investir dans des chemins de fer qui relieront les grandes villes entre elles. Mais pourtant, ce qui m’a poussé à vouloir aider les wanmiriens et les wanmiriennes est avant tout le sentiment d’humanité que le Seigneur nous a inspiré, et comment pouvons-nous nous présenter à l’église sans avoir donné pour nos frères de cœur les Wanmiriens. Vous savez aussi que je suis Nazuméen, je suis député nazuméen, par conséquent je me dois d’aiguiller mes actions pour favoriser les conditions de vie de mes amis. Car messieurs, l’objectif ici n’est pas révéler votre cupidité, mais au contraire de prouver que l’Antérinie est un état généreux qui n’hésitera pas à mettre les mains aux poches pour soutenir les populations qui souffrent et qui ont subis les terribles colères de la Nature et du Très Haut. Je vous exhorte ainsi, ici et devant tous à vous ranger du coté de la Foie et l’Homme. Car ceux qui vivent là bas connaissent la souffrance quotidienne et la faim, comment pourrions-nous nous qualifier d’humains si nous sommes incapables de dépasser le coté matériel des choses ?

Armand Mabssé : Pfff, c’est certainement la meilleure ! Pourquoi, nous autres antériniens devrions-nous balancer de l’argent au Wanmiri, dans le tiers-monde, alors que nous pouvons investir tout autant au Jashuria ou en Alguarena ? Hein, enfin, soyez réaliste ! L’Antérinie n’est pas l’Église Catholique (ou Catholagnique), alors ou est le problème ? Vos conditions abominables sont en vérité assez simples à vivre, quelques barils d’eau et un peu de bouffes, arretons de vouloir vivre en costard-cravate et en nœud pap’ ! En plus, est ce que c’est vraiment nécessaire d’aider des jaunes ? Des nazis ? Vous même vous le sous entendez, vous etes député nazuméen, ainsi, vous aidez vos petits camarades miséreux ! Non, assurément, pourquoi nous devrions perdre de l’argent pour des païens et des athées ? Dieu c’est bien beau, mais l’Antérinie et les antériniens restent plus importants ! Et le véritable crime, je dirai même est de laisser nos concitoyens dans la misère la plus totale !

Jean Michel Descours : Fantastique ! Voilà bien les racistes qui s’expriment, une honte impériale, comment l’Empereur a pu accepter de serrer la main à tout ces clowns n’ayant d’Antériniens que le nom et la nationalité ! Un tel racisme, ainsi la vie des « Jaunes » ne compte pas ? Quelle honte indisible ! Quel aberration ! Je ne sais comment j’ai réussi à échanger avec vous ! Traître, honte de la Nation, honte de l’Empire et honte de l’Église ! Confessez-vous avant de venir parler de l’amour inter peuple ! Sauvage et Sagouin ! Sachez que le Parti se rangera de l’avis des autonomistes, non pas pour satisfaire quelques scrupules pathétiques… Une chose avant tout, doit être prise en compte ; la lutte des classes, sans elle, pas de Wanmiri, c’est avant tout à cause de la bourgeoisie décadente que nous nous retrouvons dans une telle situation ! Avant que les fous du P.F.A ou les excités du l’U.P.C ne me tombent dessus pour de soi disant propos empreints de nonsens je tiens à m’expliquer ! En effet, qu’est ce qu’est le Wanmiri, ou du moins comment le P.C.A considère le Wanmiri ? Le Wanmiri est un état indépendant du Nazum du Sud, très pauvre et surtout surpeuplé ( top 5 derrière le Negara Strana) ainsi, vous comprenez parfaitement qu’une riche oligarchie, certainement une bourgeoisie d’affaire, détienne le pouvoir en effet le frère du chef du parti au pouvoir dirige… le parti d’opposition ! Autrement dit, on repassera au niveau démocratie. Et nous savons que seule une vraie révolution permettrait de changer l’état des choses, sans cela, rien ne changera. Nous sommes obligés de réveiller le peuple de tout les pays du monde, financer ce phénomène de recontruction ne sert à rien, mis à part à tenter de cacher la misère, de l’adoucir en bref d’y apporter un soulageant et non pas un remède. Nous considérons que nous ne pouvons aider cet état, sinon, nous encourageons implicitement cette oligarchie, chose qui nous est odieuse.

Martin de Saint François des Océans : Quelle fut mon erreur de croire que la classe politique antérinienne se jetterait à corps perdu dans cette cause, entre des racistes dégénérés et sectaristes qui ne valent même pas la peine qu’on les écoute, aaah (considérez ça comme un soupir), quel folie ! L’homme est donc voué à poursuivre un seul et unique but, devenir un être égoiste et raciste ? A perdre le salut de son âme pour le bonheur matériel terrestre, à se faire passer pour un héros alors que ce n’est qu’un corps mou, flasque et hypocrite, à prendre la cause des plus faibles pour se donner bonne conscience ? Voyez vous, Monsieur Descours, vous ne valez guère mieux que votre collègue fasciste, lui avoue son racisme et son égoïsme, vous, vous vous cachez derrière de grands mots, la lutte des classes, la dénonciation du racisme de Monsieur Mabssé, mais vous n’êtes pas si différent que ça, devrais-je vous rappeler que votre base militante est composé par cette fameuse bourgeoisie en « pleine dégénérescence » comme vous dites, mais après tout, je ne peux rien vous dire de plus. Heureusement, néanmoins que Sa Majesté acceptera de financer à hauteur de 10 millions de talents ce projet, que l’Église bien moins sectaire que vous autres acceptera de participé dans les prochains mois ! C’est pour ainsi dire affligeant, de voir que seules les personnalités apolitiques s’engagent dans ces financements, que le monde politique lui, n’ose se mouiller par égoïsme et par hypocrisie. Ainsi, c’est bien beau de se faire passer pour un ange, mais vous ne valez guère mieux que le P.F.A !

Martin Mahdi : Je me range de l’avis du représentant autonomiste et je garantis ici que les conservateurs voteront en faveur de l’aide pour le Wanmiri, nous garantissons ici que nous serons favorables à l’envoi d’ingénieurs, de professeurs et d’ouvriers qualifiés. Ainsi qu’à l’envoi de 400 millions de talents (4000 unité monétaires internationales) afin de financer des organisations pour l’aide humanitaire et pour le secours des populations défavorisés, notamment l’envoi de nourriture et de biens essentiels, tels que des vêtements ou encore des produits manufacturés à bas prix. Pourtant, outre la dimension spirituelle indéniable de cette action, nous devons y ajouter un certain sentiment mois… moins… comment dire… moins… spirituel, oui exactement, moins humaniste, nous pouvons en effet rappeler qu’investir dans ces iles là n’est pas rentable d’un point de vue financier mais enrichissant d’un point de vue spirituel. D’ailleurs, notre place au cieux compte plus qu tout, elle nous permettra d’assumer nos actes, bons ou mauvais ainsi, à la fois pour assouvir nos besoins de bonne conscience et pour ouvrir la voie à de futurs investissements à grande échelle dans la région, nous pourrions ainsi ouvrir la voie à de nouveaux investissements…

A partir de ce moment là le représentant communiste sauta de son siège et fit :

Jean Michel Descours : Formidable ! Nous y voilà enfin, l’hypocrisie des fameux humanistes de l’U.P.C, bien sur, vous nous ferez l’honneur d’inviter les Rimauriens à des galas de charité ? Enfin, quelle bêtise ! Nous y voilà enfin, le colonialisme sous jacent de cette nouvelle Alliance, entre les faux-humanistes et les naïfs, la bonne blague. Ainsi, si je comprends bien, c’est par PUR colonialisme que les conservateurs voteront en faveur des investissements dans les pays étrangers riment bien souvent avec ingérences, avec l’exploitation des populations locales par les fameux oligarques pleins aux as tandis que ces derniers financés par l’aimable Occident (et par les riches en général) peuvent se la couler douce dans des paradis fiscaux parfaitement bien organisés ! Vous venez vous même d’avouer que cette aide pourtant si désintéressée permettra de nous ouvrir la voie à des investissements, à des ingérences au Wanmiri ! C’est si beau hypocrisie !

Martin Mahdi : Excusez moi d’avoir compris les bases des relations internationales Monsieur Descours, dans ce cas-ci, j’ai une question, est ce que le comportement passablement discutable que la Loduarie a tenu pendant la conférence de Tirgon compte réellement ? Enfin, c’est bien le secrétaire général, tout aussi humaniste que vous, qui a réclamé que l’Eurysie le prévienne avant toute opération à l’étranger, j’ai tendance à considérer cela comme du colonialisme, nous avons procédé de la même manière dans nos colonies du Nord de l’Afarée, j’ai dés lors tendance à considérer cela comme de l’ingérence, qui a mené à la colonisation d’une partie du Nord de l’Afarée… Donc, revoyez d’abord le comportement de votre père spirituel avant de venir nous causer d’ingérence. Ensuite, point intéressant, vous oubliez que le libéralisme nous permet de pouvoir développer plus rapidement des pays ! Seuls les capitaux pourront permettre au Wanmiri de devenir un état digne de ce nom ! L’apparition d’une classe moyenne permettra ainsi de démocratiser petit à petit la société wanmirienne ! De plus, l’objectif est de rentabilisé ces investissements pas de coloniser, ce serait uchronique et parfaitement inutile, l’objectif serait de nouer des liens commerciaux avec des états du Nazum du Sud pour favoriser les relations diplomatiques de la Province Autonome.

Martin de Saint François des Océans : Pitoyable… Je l’ai vu cette misère, cette tristesse et cette atmosphère oppressante, je l’ai vu et je l’ai senti et entendu, alors que maintenant, qu’est ce que l’on fait ? Rien, si ce n’est s’entretuer sur ce plateau pour quelques millions de talents, les uns révélant leurs hypocrisie, les autres leur égoïsme et le dernier son cynisme ! Dure chose qu’est la politique, heureusement néanmoins que des Institutions existent pour relever le niveau, heureusement que l’Empereur et l’Église permettent d’aider nos frères… Aaah, au moins, cette vision pour le moins pragmatique permettra aux Wanmiriens de pouvoir compter sur l’aide antérinienne. Je remercie les conservateurs de soutenir la cause autonomiste, même si le soutien, reste pour le moins, intéressé…

Le présentateur commençait à se dire que cette émission tournait à la mauvaise blague, si, certes c’était amusant de voir les politiciens se chamailler, il savait que les téléspectateurs commençaient à s’ennuyer et que mieux valait gagner du temps et de l’argent en éteignant le téléviseur, or, avec la guerre d’audience que se livrait les grandes chaînes, fermer la télé serait tout sauf positif pour le groupe Giono, ainsi, il décida de prendre les devants et ce avec l’accord de son patron qui voyait très bien que ce débat tournait en rond.

Philippe Tanguici : Bien messieurs les députés, l’émission a assez durée et nous voudrions éviter d’y passer la journée. Ainsi le débat est clos et nous aimerions ne pas voir un autre débat se rouvrir, ainsi, cette entrevue a été très intéressante et nous vous prions de bien vouloir saluer les téléspectateurs avant que nous ne partions. Et quant à vous, n’oubliez pas La Chaîne Interne pour des débats palpitants ! Sur ce je vois souhaite à tous une excellente journée !
17221
La famille impériale s’agrandit !


La décision vient d’être communiquée à l’instant, l’Empereur vient de trouver une épouse ! Cette grande nouvelle nous permets de pouvoir présenter la famille impériale, pourtant si secrète et si discrète, comme beaucoup d’entre vous le savent. Nous tacherons de présenter la sœur de l’Empereur, la Princesse Irène d’Antrania, qui est certainement l’une des membres de la famille impériale la moins connue. Nous pouvons aussi citer la Reine Mère, Elisabeth de Marcine, qui fut la régente de l’Empire durant la minorité de Sa Majesté Louis VI. Mais nous devrions aussi présenter la nouvelle Impératrice, Sa Majesté Elizaveta Ivanovna Rhemianova, princesse de Moritonie et nouvellement nommée Duchesse d’Antrania. Nous devrions certainement présenté de manière assez brève le pays d’origine de la princesse, la Monarchie Moryako-Moriton, souvent renommée double-monarchie Moritonienne. Et enfin nous donnerons quelques détails exclusifs sur les débats qui ont agités les Assemblées…

Le plus important reste certainement de présenter l’Empereur, ce grand homme blond au regard énigmatique et au caractère peu communicatif malgré ses bains de foules réguliers. Louis VI d’Antérinie, Empereur d’Antérinie, roi de Marcine et de Kalindi, Grand Duc du Scintillant et Duc d’Antrania, est né le 30 janvier 1990 à Antrania au sein du palais Impérial, il a eu une éducation basique, pour les enfants de la Maison d’Antrania, grandes études dans les principales Universités Antériniennes, notamment l’Institut Impérial de Sciences Politiques et Économiques, même s’il ne fut pas tout le temps associé au pouvoir, les leçons de politiques et les cours de géopolitique de son père lui permirent d’acquérir une bonne connaissance du système politique antérinien et de ses complexités à la fois électorales mais aussi idéologiques. La Mort de son père, feu François II, en 2005, a certainement marqué le jeune prince qui se retrouve à régner à l’age de 15 ans et le menant à interrompre son cursus au Lycée Louis le Grand. Malgré tout, sa Mère, l’Impératrice régente réussit à épargner au nouvel empereur le choix entre accomplir son devoir et étudier, et ce pour plusieurs raisons, certainement afin d’éviter que Louis porte un poids bien trop lourd sur ses épaules, le risque pour qu’un adolescent ne se mette à réduire à néant les efforts de l’impératrice et de son gouvernement pour assurer la pérennité de la diplomatie antérinienne, de plus l’adolescence étant l’age des passions, le risque que l’Empereur critique avec vigueur en gouvernement lors de communiqué de presse était élevé et il risquerait ainsi de mettre à mal le devoir numéro un de tout monarque ; la Neutralité politique absolue. Néanmoins, l’age passant et la maturité évoluant positivement, l’Empereur put enfin accéder au pouvoir en 2011, son sacre, devenu la première actualité nationale est mémorable, de la pure tradition à l’esthétique marquée par des influences marcinoises. Et c’est à ce moment là que l’Empereur, une fois ses études terminées, put se consacrer pleinement à son rôle de pivot de la nation.

Sa sœur, la Princesse Irène est moins connue que son frère, en effet, nous la voyons apparaître quelques fois en compagnie de Sa Majesté, pourtant, elle reste certainement une influence de l’ombre, la personne qui soutient l’Empereur sans pour autant en réclamer les lauriers, à l’instar de l’Impératrice régente. Peu d’entrevues ont pu être négociées avec la Princesse, mais l’une des rencontres entre un journaliste et la Princesse a permis de révéler quelques points importants de son caractère, avant tout formaté par son éducation princière qui vise à rendre les membres de la fratrie du monarque discrets, le moins polémique possible, ainsi elle avoue même cela :


Il faut avouer, Monsieur le journaliste, que je n’ai jamais été mêlée aux affaires impériales, tout juste si feu mon père m’autorisait à assister à ses conversations avec mon frère et ce de temps en temps lorsque l’Impératrice régente Elizabeth de Marcine insistait pour que je puisse assister à ces cours, car oui c’est certainement ici que mon frère a pu comprendre les bases des rouages de la politique antérinienne. Bien mieux en tout que les cours des professeurs des grandes universités d’Antrania. Car voyez vous, nous autres princesses de sang et frères de sang n’avons pas les mêmes droits que nos concitoyens, nous ne pouvons voter, nous ne pouvons nous exprimer librement sur les sujets qui divisent, nous n’avons qu’un seul rôle, saluer les Antériniens lors des grands jubilés ou encore lors des grands galas de charité que la Famille organise… Mais sinon nous n’avons que peu de libertés, car le plus important reste l’image de la Famille qui doit être appuyée par l’étiquette princière, pour vous dire, même les austères jashuriens doivent s’amuser plus souvent que les princes antériniens. L’Empereur a à peine plus de droit que nous, son rôle permet d’unifier les peuples, même si c’est bien moins compliqué lorsque Marcinois, Luzois et Néos antraniens ont des liens culturels, économiques et militaires en commun, autrement dit, son rôle est facilité, notamment lorsque le Monarque se considère un complément du ciment ce dernier étant bien entendu les liens fraternels qui unissent les Antériniens. Mais je me perds, l’Empereur en plus de pouvoir unifier, ou du moins servir de dénominateur commun à tout les antériniens a aussi une fonction politique, un rôle parfois complexe, voyez-vous c’est ce dernier qui unit les groupes politiques en cas de majorité trop relative aux Assemblées, ainsi, on pousse tout de même l’Empereur à s’affirmer, et à s’imposer, alors que nous mêmes, princes et princesses de sang, devons rester « invisibles » c’est le mot qu’utilisais l’Empereur François II lorsque nous assistions à des galas et autres rencontres officielles. Ainsi, la vie de monarque consort est tout sauf aisée, il faut un peu se considérer comme un sous-citoyen qui jouit des honneurs sans pour autant pouvoir s’exprimer, bref vivre dans une cage dorée. Et ce phénomène ce remarque dés notre plus jeune enfance, comme dit plus tôt, en effet, l’héritier est encouragé à s’affirmer et à develloper ses capacités de persuasion en vue de potentielles rencontres diplomatiques alors que nous… on nous apprends la discrétion.
Mais qui est l’Impératrice régente Elizabeth de Marcine ? Cette femme qui a fait bien des choses pour la Couronne, elle qui a soutenu le Monarque actuel durant ses premières années de règne, elle qui a réussit à permettre à sa fille de pouvoir assister certains cours d’ordre politique et qui a participé au rétablissement des finances impériales. Sa vie reste assez secrète, nous savons qu’elle est née à Marcine d’un grand aristocrate de la Métropole et d’une riche aristocrate proche de la famille impériale, un cousin éloigné de Sa Majesté Louis V. Puis elle fut marié au fils de ce dernier, et ce grâce à une intrigue pour conserver quelques liens dynastiques et rappeler l’importance de Marcine pour la famille impériale. Sa vie de couple avec feu François II fut néanmoins très fusionnelle, son implication dans la politique dés le sacre de François II et sa douceur naturelle (dont Louis VI a certainement hérité) lui permirent d’acquérir la confiance des antériniens. Bien sur elle était tout de même connue pour sa passion, les scènes aux Assemblées lorsque les députés refusaient de faire passer des lois en faveur des populations déclassées ont marqués l’imaginaire antérinien et certainement que son fils a aussi hérité de ce comportement quelque peu théâtral inspiré en partie des grandes heures de la rhétorique Velsnienne. Bien d’autres choses pourraient être dite, sa générosité et son péché mignon pour les sucreries notamment… Mais en un mot cette femme a marqué les sujets de sa génération et l’Empereur à certainement hérité de quelques uns des traits de caractère de l’Impératrice régente, qui fut une mère admirable.

La Princesse quant à elle, est un portrait assez similaire à celui de la monarque, à la fois douce et sensible, à la fois passionnée et introvertie, autrement dit, la future impératrice reste quelque peu contradictoire dans ses positions, à la fois elle peut ne pas oser venir affronter ceux qui s’attaquent à ses idéaux et ensuite car elle considère comme des affronts personnels. Bien entendu, nous ne pouvons caricaturer la future Impératrice consort comme une anarchiste kah tanaise. Car la défense des minorités, même si le sujet est tout sauf un problème véritablement politique, les territoires d’Outre Mers sont antériniens et les seules minorités qui existent sont avant tout ethniques, et ces dernières ne sont en rien opprimées et menacées par l’Antérinie. Mais ce qui reste tout de même intéressant est peut être son amour pour l’art et la culture, cela est peut être ce qui a le plus joué en sa faveur durant les délibérations, comme tout le monde le sait, la culture en Antérinie est un point essentiel à comprendre et sans cela, difficile de pouvoir accéder aux hautes sphères de l’administration. Mais, nous pourrions aussi rappeler que cette dernière brille aussi par sa générosité, en effet elle vient aide directement aux miséreux évoluant à proximité du palais de Tsaryngrad, et nous devrions le rappeler, mais peu de membres de la famille impériale antérinienne s’y sont risqués et le monde monarchique ne regorge pas non plus de princes philanthropes, seuls quelques œuvres caritatives princière peuvent se distinguer, Charité Impériale, pour ne citer que lui alors que d’autres préfèrent financer l’aviation (tel que le Tsar Kartien). Ainsi la future impératrice pourra certainement compter sur le soutien d’une partie de la population (classée à gauche) dans son projet de défense des minorités (quelque peu inutile en Antérinie) et d’aide aux plus démunis. Ainsi la sincérité de la Princesse, son doux caractère malgré sa timidité maladive a certainement influencé l’Empereur et son conseil qui y voyaient certainement l’Impératrice régente en plus discrète… Car il est indéniable que la future impératrice jouit d’un aspect maternel qui peut probablement plaire à l’Empereur, en mal de figures féminines si l’on en croit certaines de ses entrevues avec des journalistes proches de la Monarchie. D’ailleurs ce que dira l’Empereur sur son rapport aux femmes est particulier :

Louis VI a écrit :Moi et les femmes c’est une longue histoire, j’ai toujours eu une profonde admiration pour ces dernières, et il est indéniable qu’elles ont joué un rôle clé dans l’histoire antérinienne. La reine Marguerite II de Kolca, réussit bien à agrandir le domaine Royal, la Reine Catherine d’Antrania a bien réussit à conserver le trône alors que ce dernier s’effritait, beaucoup de femmes, de reines et de politiciennes ont fait de grandes choses pour la Couronne même si peu le reconnaissent aujourd’hui. C’est pareil pour ma mère, elle n’a jamais faibli devant les Parlements et les coups du Sort, lorsque mon défunt père ne fut plus, elle a conservé sa prestance et à définitivement mis sur les rails notre système actuel, elle n’a pas hésité à sacrifier les intérêts de la Monarchie pour ceux de l’Antérinie et à certainement fait de grandes choses pour maintenir en place la cohésion interne entre nos territoires, à la fois en montrant à quel point la Couronne n’oublie personne, tout en rappelant que le pouvoir parlementaire doit se maintenir au dessus de la Couronne, ainsi, jamais elle n’a considérer que les intérêts du peuple antérinien, et en aucune manière elle n’a fait passer ses intérêts avant ceux des autres. Pour vous donner un exemple, lorsque je dut me faire sacrer, elle aurait très bien pu présenter un des innombrables articles régissants la vie de Cours, ainsi, elle aurait pu elle même ceindre la Couronne à ma place, pourtant elle ne l’a jamais fait, elle considérait que la succession devait se faire naturellement et ce afin de conserver la dignité impériale. Pourtant, j’entretiens avec les femmes une relation complexe, alors que certains de mes ancêtres étaient réputés pour être des coureurs de jupons invétérés, je n’ai jamais été trop entreprenant avec les femmes, au contraire, mais pourtant j’ai besoin d’avoir une femme, à la fois pour des raisons qui touchent l’étiquette mais aussi pour des raisons sentimentales, ma mère, avec tout le respect que j’ai pour elle, ne me comprends pas forcément et elle même fait pression pour que je puisse offrir à la Couronne des héritiers.
Montrant une fois de plus qu’il souhaite une femme proche du pouvoir, se rapprochant au niveau caractériel de sa mère, en priorisant la fidélité à l’Antérinie et aux traditions de la Cours impériale.

Quant à son état d’origine, la Double Monarchie moritonienne, cette marche du glorieux peuple Ushong et de l’Empire Xin, reste quand même assez isolée diplomatiquement parlant, en effet, une semi-autocratie digne des grands états absolutistes du XVIe siècle et ce partout dans le monde (sauf dans les oligarchies marchandes de cette époque). Si le gouvernement antérinien assure que ce régime est en voie de démocratisation, quelques indices permettent de nous faire douter, à commencer par le fait que la monarque est conseillée par un gouvernement nommé par ce dernier et ce même si il y a néanmoins quelques mouvances politiques bien distinctes avec des libéraux voire des ultras libéraux malgré l’absence de Chambres parlementaires, la censure est aussi un grand problème et la pauvreté, notamment pour les peuples issus des contrées turco-mongole (les moritons ) tandis que les peuples plus sédentaires, les Moryaks, restent soumis à la Couronne qui doit certainement usé de la violence pour pouvoir porter conserver son rôle. Sinon, nous ne savons pas grand-chose, mis à part que la Princesse Elizveta, descendante d’une monarchie séculaire, à tendance orthodoxe et dirigée actuellement par une Tsarine.

Les débats aux assemblées furent d’ailleurs assez violents, en effet, le Premier Ministre en pleine rencontre avec le Consul Cristobla Paduro (de la Fédération de Stérus) a du s’absenter et les parlementaires s’en donnèrent à cœur joie, même l’Empereur ne put rétablir le calme qu’avec peine, le holà étant bien trop difficile à imposer lorsque les députés s’immiscent dans les affaires Impériales, ces dernières étant souvent gérée par la haute aristocratie économique et quelques conseillers choisi sur le volet… Dés lors l’ambiance fut pour le moins animée et les débats pouvant être à la fois intéressant et d’autres fois affligeants, d’un coté les communistes rappelaient l’importance de choisir des états démocratiques comme alliés et de l’autre les fascistes se disant formellement contre toute alliance avec une monarchie nazuméenne. Bien sur l’argument fasciste, fut démonté, notamment lorsque le fasciste en question a été élu à Saint Arnaud des Pics, il est bien entendu inacceptable que la Couronne se ferme aux états nazuméens, surtout lorsqu’une partie de l’Antérinie est au Nazum, ainsi, il paraît évident que les élucubration de ces derniers soient réellement prises au sérieux par les autres formations parlementaires. La question de la démocratie pose un problème essentiel, notamment pour une monarchie libérale, ainsi, comment pouvons nous accepter de marier l’Empereur à une dynastie autocratique ? Le député communiste Fabien de Roussel prends le problème à bras le corps.

Fabien Roussel a écrit :Comment pouvons-nous accepter que l’Empereur, Louis VI d’Antérinie, puisse épouser la princesse Elizaveta de Moritonie. La Moritonie étant un état absolutiste qui n’a rien à envier au Saint Empire de Karty en terme de despotisme, un état censurant la presse, un état s’attaquant aux libertés fondamentales et un système qui ne repose que sur l’exploitation des classes prolétaires ? Même le Drovolovski, O combien liberticide peut être plus enviable ! L’Antérinie est un état confédéral, démocratique et respectueux des droits de l’Homme ! Comment pourrions nous accepter de marier notre chef d’état à l’héritière d’une monarchie absolue ?! Cela poserait des problèmes évident à l’image que nous renverrons, pensez-vous vraiment que la monarchie Teylaise, que l’Empire Raskenois accepteraient d’assister au mariage de Sa Majesté ? Non, bien évidemment ! Ensuite vous croyez vraiment que nous pourrions nous ramener lors des forums internationaux et annoncer tout penauds que nous sommes des défenseurs invétérés de la Démocratie et ce en présentant l’Empereur et sa femme ? Enfin, déjà que notre réputation diplomatique frôle la nullité, n’en déplaise aux fascistes, nous atteindrons avec cela la négativité ! Soyons sérieux quelques instants, comment pouvons nous tolérer que l’Empereur se marie avec une oligarque ? Notre image en prendrait en coup, nos valeurs ne s’en remettraient pas ! Nous qui nous revendiquons démocratique, nous qui avons décidé de soutenir la démocratie, nous qui avons pris des risques pour la démocratie, comment pourrions nous nous revendiquer démocratique et comment pourrions continuer à promouvoir cette dernière alors que notre impératrice descend d’une famille absolutiste qui maintient son pays dans la pauvreté et dans l’obscurité ?!
Son collègue, Antoine Du Jale président des conservateurs lui rétorqua avec tout autant de passion :

Antoine du Jale a écrit :Ce que vous dites est déjà plus censé que les bêtises du P.F.A, en effet un mariage avec la descendante d’une famille qui règne en despote absolu est impensable, d’abord pour des raisons politiques et diplomatiques mais aussi pour des principes culturels incompatibles, mais pourtant, comment pourrions-nous rejeter la main que nous tend ce pays ? L’Empire est de toute manière isolé diplomatiquement, dès lors, un mariage de plus ou de moins n’est pas tant un soucis. Car tout le monde a ses contradictions, l’Akaltie s’allie bien à un état qui a génocidé sa population, le Stérus s’allie bien à un état natif ! Allons bon, ou est le problème qu’un prince se marie avec une princesse ? Son état d’origine est une autocratie ? Bien, dans ce cas-ci comment expliqué que la Sérénissime république de Velsna, notre alliée et notre protectrice entretienne de bonnes relations avec la Loduarie Communiste ? Autant que notre réputation n’est pas un problème, quelques années de silence et quelques discours brillants sur le sujet résoudraient le problème. Mais pourtant vous semblez oublier quelque chose Monsieur Roussel, vous qui prônez une justice laxiste et réhabilitative, vous qui rappelez constamment que la pédophilie est une maladie grave (comme quoi, les journaliste sylvois auront fait un bon travail [éclats de rires dans la salle])qu’il faut soigner et non pas punir, vous qui comparez cela à l’I.V.H ! Dès lors je ne vois pas ou est donc le problème lorsque l’on affirme qu’il est possible de pousser un état à se démocratiser un exerçant une influence discrète ? Alors, excusez-moi mais un mariage reste possible, notamment lorsque l’Empereur soutient la candidature moritonienne, ainsi, vous voudriez vous opposer au bonheur de jeunes gens ? Vous qui soutenez les pédophiles, vous qui venez nous faire des leçons de morale sur la démocratie alors que vous vous inscrivez dans une ligne idéologique proche de la Loduarie ! Dés lors comment pourriez vous venir vous opposer à la joie que procurerai un mariage à la fois pour nos concitoyens et à la fois pour le couple impérial ?!
Il faut croire que cette tirade a certainement convaincu la Majorité car même si les communistes tentèrent d’argumenter, les bouffonneries des fascistes décrédibilisèrent les efforts du P.C.A, rendant le débat perdu d’avance.

Néanmoins nous vous promettons de présenter le mariage dans tout ses détails le plus tot possible.
21403
L’Antérinie doit devenir le pole mondial du conservatisme !


Bien souvent, l’Empire n’assume pas ses positions et surtout ses opinions, au contraire d’ailleurs, il tente de les cacher derrière de faux semblants, n’a t’on pas vu le Ministre des Affaires Étrangères de Sa Majesté serrer la main du très social-démocrate et athée Pierre Lore lors d’une rencontre entre Teyla et l’Antérinie ? N’a t’on pas vu le Parti Pan-Afaréen, pourtant tout aussi conservateur du point de vue des mœurs que l’U.P.C, s’allier et s’acoquiner avec le Grand Kah sous l’influence des anarchistes du F.L.A ? Ne verra t’on pas une alliance entre les néos-libéraux de des Bournos et des accords économiques avec la confuse Hernandie ? Vous l’aurez compris, nos hommes politiques ne s’assument pas à l’internationale, entre alliance avec les royal-traitres et accords avec les dégénérés d’Axis-Mundi autant proclamer la dissolution de nos organes diplomatiques, eux qui n’ont rien de représentatifs de nos gouvernements, pourtant élus par le peuple ! Comment les premiers ne réussissent-ils pas à représenter dignement et décemment nos idéaux et à se rapprocher des nations partageant des valeurs communes ? Peut être que le nombre de nations réellement conservatrices, et non pas réactionnaires voire fascistes, est limité ? Peut être que les puissances qui représentaient le conservatisme dans toute sa splendeur ne sont pas assez fortes pour devenir de réels alliés de poids ? Finalement, je propose ici de redéfinir l’approche diplomatique antérinienne tout en faisant un état des lieux des nations conservatrices. Mais aussi je pense qu’il est nécessaire de définir une nouvelle doctrine du conservatisme international et rappeler les écueils qui pourraient mettre en péril cette définition.

Car oui, l’approche diplomatique antérinienne, comme nous l’avons vaguement survolé plus haut, est trop pragmatique pour ne pas dire cynique. En effet, nous le savons tous ici en Antérinie, mais de Grace et Louis d’Antrania ont eu un mandat marqué avant tout par une ouverture diplomatique bien trop radicale, et pas assez orientée politiquement. Nous avons reconnu la Loduarie communiste comme démocratique et légitime, nous avons financé la translavya centronienne et nous avons poursuivi par des pirouettes dont seul Louis d’Antrania a le secret. Pis encore, nous n’avons pu trouver que très peu d’alliés puissants à la fois de manière économique mais aussi militaire, chose qui nous manqua durant la sécession d’une partie de la Nouvelle-Antérinie. Tandis que les non-sens idéologiques et politiques furent commis par Louis d’Antrania entre deux faux pas diplomatiques (il faut bien se rappeler de la déconvenue que furent les premières missives échangées avec le Jashuria. Pourtant, ces rapprochements dans tout les sens, aussi politiques que diplomatiques, ont pu avoir des effets semblant positifs voire bénéfiques, comme ce fut le cas par exemple avec les accords défensifs signés avec le Saint Empire de Karty.

Pourtant, ce qui s’avérait être certainement la meilleure idée de notre ministre des affaires étrangères, devint très vite un mauvais pas trop hâtif et malheureusement contre productif sur le long terme, notamment à cause des tendances du gouvernement à se reposer sur un unique allié afin d’éviter et de limiter les risques d’affrontements entre deux acteurs internationaux qui seraient de précieux soutien pour l’Empire. Mais malheureusement cette stratégie ne fonctionne plus aujourd’hui dans un monde qui s’appuie sur des stratégies multi-latérales, car il faut comprendre que si les politiciens tentaient de concilier la chèvre et la laitue, peu d’états répondaient favorablement aux missives antériniennes et aux propositions d’alliance, quelque peu mal formulées et surtout particulièrement mal venue au vue du manque d’attrait antérinien, qui n’avait à l’époque aucune crédibilité, aucun allié de poids, ou encore aucune puissance militaire ou économique. Ainsi, aucun réel argument qui motiverait les états à poursuivre plus en avant leurs avancées dans les relations toutes nouvelles se formant. Au niveau de l’image, les répercussions furent désastreuses, et je pèse mes mots, non seulement nous passions pour des soutiens de la tyrannie, mais en plus, son soutien n’a pas été décisif durant la guerre d’indépendance des Etznabies.

Finalement, cette alliance, quand on y réfléchit bien, fut un essai aux accords bilatéraux entre deux puissances idéologiquement proches, le Karty germanique était tout aussi conservateur que l’Antérinie sous de Grace, ainsi, normalement tout aurait du bien se passer, et même mieux, être une histoire d’amour mémorable ! Malheureusement, les liens politiques ne survécurent aux dissensions géopolitiques, grandes ennemies du conservatisme international. Ainsi malgré les tentatives d’alliances internationales organisées par le Saint Empire, les relations ne firent que se détériorer, la Sainte Union Monarchique Chrétienne, fut morte-née, et il est certain que son rôle de représenter les monarchies chrétiennes n’a pas été atteint, le pire est qu’il n’a pas pu discréditer ces dernières, car justement personne n’en avait connaissance, et ce fut après avoir quasiment expulsé la Confédération septentrionale de Kolisburg que Karty décida de quitter l’alliance après quasiment trois mois passés dans les locaux de l’organisation actuellement en mort cérébrale.

Ainsi, cela nous force à reconsidérer le conservatisme et à le redéfinir, et surtout le différencier de son autre courant, à savoir le modèle réactionnaire, et à rappeler que le fascisme n’appartient pas au conservatisme. Et je pense que je devrais redévelopper ce qu’est le « conservatisme international » nouvelle notion qui devrait inspirer d’Antrania et le gouvernement.

Ainsi qu’est ce qu’est le conservatisme du point de vue antérinien ? Le conservatisme est avant tout une vision du monde qui place les traditions, et les valeurs traditionnelles comme les bases des institutions. Ainsi, la Patrie, la Religion et la Monarchie/les bases d’un pouvoir stable, peuvent être nos maitres mots. Car comment imaginer un état sans bases stables ? Les conservateurs, sont donc naturellement attachés à un état fort et indépendant. Il promeut aussi des valeurs stables et pérennes, l’Église est le centre moral et idéologique, la famille, traditionnelle et nucléaire, garde son importance dans la vie des individus. L’Armée est tout aussi importante, n’est pas pour autant adulée, elle est considérée comme le soutien de la Société (dans le modèle antérinien), elle permets de défendre la patrie, et de faire le choix de faire pression sur les politiques si la situation politique est désastreuse, pourtant ce genre de situation se doit de rester exceptionnelle. Finalement aussi, je pense qu’il est nécessaire de rappeler le point essentiel de cette doctrine, c’est à dire la peur, ou la méfiance vis à vis d’un changement trop brusque, trop violent, comme une révolution.

Le conservatisme en symboles

Pourtant, il ne faut pas se laisser avoir par un raccourci trop rapide et bien trop facile, un raccourci qui tendrait à affirmer que le conservatisme est forcément un retour vers le passé, qui tenterait de faire table rase des avancées, politiques, économiques ou encore sociétales. Pourtant, il faut voir les conservateurs comme des personnes qui n’ont pas foi dans le progrès, des personnes qui craignent même ce dernier, des personnes attachées à des repères.. Ainsi, dans cette vision là, le progrès n’est pas vu comme nécessairement positif. Car oui, le progrès n’a pas toujours les effets escomptés ; le fascisme rimaurien est un progrès, en revanche, difficile d’affirmer que c’en est pour autant une victoire de l’Humanité, l’abolition des principales contraintes imposées par le capitalisme et plus généralement par la Liberté ont été balayées par un régime kholiste particulièrement violent et odieux. Ainsi, le très conservateurs (et très nostalgique) « c’était mieux avant » se veut comme un appel à la prudence et à la retenue, à la modération d’un progrès qui pourrait devenir un pas en arrière. Le conservatisme n’est pas synonyme de pas en arrière, et d’ailleurs le progrès ne se stoppe pas avec le conservatisme, la révolution industrielle a tout de même pu avoir lieu sous des gouvernements conservateurs, l’homosexualité (en Antérinie) fut reconnue par les partis conservateurs, le système d’État providence n’a pas été aboli par les gouvernements conservateurs, comme l’atteste l’Antérinie ou Rasken. Par conséquent, vous l’aurez compris, le conservatisme antérinien n’est que la modération du progressisme.

Pire encore sont ceux qui confondent conservateurs et réactionnaires, les deux sont très semblables, les deux partagent leur patriotisme, les deux reconnaissent leur amour immodéré pour les traditions, les deux soutiennent un modèle accordant une grande importance à la religion, les deux sont de fervents partisans de l’Armée. Pourtant, une chose essentielle les distingue, alors que le conservateur cherche à ne pas entrer dans une ère de changements radicaux et rapides, le réactionnaire, lui, cherche son fameux retour dans le passé. Le conservateur n’est pas l’ennemi du « progrès », c’est un « frein », le véritable ennemi est la réaction. Cette dernière soutient que la grandeur de la Nation doit être retrouvée grâce aux anciens modèles qui ont fait cette grandeur, et ce sans prendre en compte les contraintes de son temps, qu’elles soient politiques ou économiques. Il est certain que faire la distinction entre les deux n’est pas aisé, et la mauvaise foi oblige, les critiques du conservatisme continueront à faire l’amalgame, ainsi prenons un exemple simple ; la Révolution antérinienne, les conservateurs souhaitaient ne pas abolir complètement les prérogatives royales, craignant que la Monarchie en elle même soit menacée et que la République qui prendrait la place des empereurs ne se montre cruelle envers ceux qui défendirent ces derniers. Ainsi, les conservateurs n’étaient pas opposés à la démocratie, ils voulaient juste une transition qui ne soit pas trop brutale… Au contraire, les réactionnaires, eux, cherchaient un retour total à l’Ancien Régime et la suppression des droits et des libertés acquises.

Pourtant, et paradoxalement, l’un empêche pas l’autre, bien au contraire et c’est à cause de cela que les confusions sont si courantes. Car certains exemples d’auteurs conservateurs qui avaient pour objectif le retour total à l’ordre ancien, donc une vision émanant d’un courant réactionnaire, foisonnent et dont le plus célèbre pourrait être Morrat. Cette stratégie permet non seulement de rassurer certains et de leur signifier que tout « progrès » pourraient s’avérer être ‘’maléfique’’ et mettre en péril leurs situation (ne l’oublions pas, mais la propriété privée joue un rôle capital dans ces pensées là). Cette posture conservatrice avait l’avantage non négligeable de ralentir la prise de décisions allant dans le sens du « progrès ». L’inverse existe aussi, on a bien des « réactionnaires conservateurs » qui appartiennent à la réaction pour mieux défendre les valeurs conservatrices, finalement, proposer moins de progrès pour obtenir plus concessions venant de la part d’un gouvernement progressiste… Mais il faut se rappeler que le réactionnaire garde toujours une vision très négative des avancées modernes, et l’homme qui dira trop souvent « c’était mieux avant », même lorsque ses concitoyens furent préparés au changement et que les conservateurs eux-mêmes ne s’y opposent pas mais au contraire la soutienne, pourra être qualifié à juste titre de réactionnaire.

Charles Morrat et son beau costume

Autre écueil pour les conservateurs, c’est l’amalgame au fascisme, et il nécessaire de rappeler que ces deux mouvements de pensées sont radicalement opposés, le fascisme est un mouvement qui s’oriente avant tout vers le « progrès » en atteste l’idée « d’Homme Nouveau » qui est si caractéristique de ces mouvements. Alors que le conservateur n’a jamais souhaité faire naître un nouveau type d’homme, au contraire nous pourrions écrire (non sans un sourire en coin) que le conservateur cherche grossièrement à refaire naître « l’homme ancien » qui modérera les ardeurs progressistes de certains politiciens. Et cette différence s’illustre encore mieux par l’exemple ; le fascisme « classique », ou du moins tel qu’il fut pratiqué dans l’ancien Navgroka Sovonograd illustre une volonté de faire une « troisième » voie entre le capitalisme féroce et le communisme, un modèle corporatiste qui unit les classes en formant des rivalités entre secteurs d’activités… Ou, modèle mieux développé ; le Kholisme rimaurien, qui se rapproche du communisme par sa volonté de détruire les distances sociales, tout en rappelant que les individus doivent rester autonomes et indépendants, formant une sorte de corporatisme batardisé, qui reconnaît la nécessité d’abolir les différences de revenus en permettant aux nouveaux nés de commencer avec les mêmes ressources que les autres, une sorte de méritocratie niant le droit à la succession, chose incompatible avec la propriété privée, chose chère aux conservateurs. De plus l’abolition de la religion d’état, est en parfaite opposition avec le point de vue conservateur. Donc oui, il est évident que fascisme et conservatisme ne sont en rien liés !

Ensuite nous devons présenter le corps même de cet article, à savoir le conservatisme international, nouvelle notion qui vient de voir le jour. Cette vision là ne diffère que très peu du conservatisme classique, elle reste même grandement basée sur les mesures conservatrices. A la différence près que cette fois-ci, ce conservatisme à vocation à s’étendre grâce à la coopération internationale qui vise à diffuser le conservatisme. Ainsi la doctrine garde son idée originelle, à savoir modérer le « progressisme », mais aussi faire progresser les doctrines conservatrices locales, une sorte d’Internationale du conservatisme. Cette idée, présente de multiples avantages moraux, à savoir la renaissance des idées conservatrices dans le monde qui pourrait se traduire par une remise en place de dynasties aujourd’hui prétendantes dans certains pays, comme par exemple en Adélie. Cela renforcerait la religion et ses bases partout dans le monde, notamment dans les états désacralisés comme Zélandia ou le Grand Kah. Car oui, nous devons garder à l’esprit que nous ne servons pas uniquement le christianisme, mais aussi d’autres religions comme l’Islam en réimplantant les valeurs traditionnelles au sein de cette société socialiste. Vous l’aurez aussi remarquer, cela sous entends et nécessite une solidarité à toute épreuve entre les états conservateurs, unit pour promouvoir les mouvements conservateurs à travers le monde. C’est dans cette mesure que le conservatisme international est… internationaliste.

Bien sur, il est impossible d’avoir un conservatisme internationaliste au sens premier du terme, car l’un des fondements même du conservatisme classique est avant tout un patriotisme qui peut aisément virer en un nationalisme. Cela est donc la première limite idéologique du conservatisme international, qui sous-tends aussi de mettre en péril sa souveraineté pour mieux défendre l’idéologie en elle-même, ou du moins en théorie. Heureusement, un modèle pratique sera dévellopé plus bas. En effet, il est impensable de mettre l’idéologie avant sa patrie, caractéristique de la gauche et plus généralement du progressisme. En effet, le conservatisme international vise à resserrer les liens des états conservateurs tout en tachant de soutenir les mouvements conservateurs en territoire « ennemi » à savoir dans les pays progressistes. Ce soutien se doit avant tout d’etre politique et économique envers les partis conservateurs locaux. La solidarité entre états conservateurs devrait être moins problématique dans la mesure ou le conservatisme ne signifie pas forcément monarchie absolue ou république oligarchique… Cela permettrait non seulement d’accroître les coopérations entre politiques et de redéfinir les bases du conservatisme international. Car même si les intérêts nationaux ne peuvent et ne doivent être bradés, la coopération internationale peut être très bénéfique et ce pour des raisons idéologiques qui sont infiniment plus sures qu’un conglomérat sans nom d’intérêts fluctuants…

Mais néanmoins, il ne faut pas se laisser prendre au piège qui consisterait à accepter toutes les nations dites de « droite » comme ce fut le cas pour C.I.T.A.D.E.L qui s’est discréditée à l’internationale en s’ouvrant à des états fascistes qui n’ont de traditionalistes que le nom ! Comme par exemple la Rimaurie, ainsi, nous l’avons vu plus tôt, mais fascisme, réaction et conservatisme sont des choses différentes. La première n’ayant aucun lien avec les seconds, malgré les procès en mauvaise foi de certains… Donc ce conservatisme international qui serait mené ou codirigé par l’Empire (tout naturellement) ne doit avoir aucun lien avec les idéologies incompatibles, ou du moins désapprouvées par la Communauté internationale, il ne faut pas oublier que l’objectif est de ne pas se décrédibiliser à l’internationale. En effet, si nous souhaitons redorer le blason du conservatisme, il est nécessaire de formellement se différencier du fascisme voire de la réaction (même si c’est bien plus difficile du fait d’une certaine proximité idéologique malgré des buts différents…).

Pourtant, reconnaissons-le, le nombre d’états conservateurs est très réduit, en prenant en compte les régimes dit « conservateurs » dans le monde, nous atteignons plus ou moins cinq états, à en croire les statistiques rimauriennes ; la Clovanie, Karty, Rasken, Ambar et Antegrad, en y ajoutant la Yozidie et le Chuyamin, voire l’Akaltie. Ainsi, il est nécessaire de s’orienter en priorité vers ces états, même si pour certains, les bases du conservatisme changent de religion et de culture, notamment pour les régimes turciques et musulmans. De plus, il est nécessaire de se concentrer sur un point essentiel, c’est l’expulsion des états autoritaires de cet embryon qui devra former les objectifs de la diplomatie antérinienne. En effet,, l’objectif est de donner une bonne image du conservatisme, et par conséquent, de permettre aux populations et aux partis de bénéficier de cette bonne image… Car dorénavant la diplomatie antérinienne devra à la fois raisonner pour les intérêts nationaux, mais aussi pour les intérêts de l’idéologie, s’il elle souhaite devenir la cheffe de file des mouvements conservateurs à travers le monde. Bien sur, ce ne sont que des conseils, et libre à Monsieur d’Antrania de les prendre en compte. Mais néanmoins, il me paraît bon de rappeler un autre point essentiel, c’est notre posture vis à vis des états ne partageant pas nos valeurs conservatrices, mais qui restent néanmoins dans l’échelle de l’acceptable idéologiquement parlant, comme les sociales-démocraties, les régimes anarchistes, les démocraties libérales (ou néo-libérale) et autres régimes modérés ou du moins démocratiques…

Et il est important de rappeler que nous devons rester particulièrement bienveillant avec les régimes idéologiquement différents, c’est une stratégie qui fonctionne et qui peut même se révéler efficace sur le long terme. Cette stratégie est appliquée par le Grand Kah, et comme l’atteste sa série de succès diplomatiques, on ne peut qu’applaudir une telle approche de la diplomatie internationale. En effet le Kah se différencie de ses adversaires libéraux (du point de vue économique) par sa vision plus équitable (comme quoi, l’Anarchisme peut être appliqué dans tout les domaines, y compris dans la diplomatie. ) du domaine. Et c’est cette dernière qui promeut tant l’anarchisme qui permets non seulement au Kah de se présenter comme un centre de la révolution mondiale, mais aussi comme un soutien aux groupes révolutionnaires et anarchistes à travers le monde. C’est cette place que doit briguer l’Antérinie, devenir le phare de la prudence et du conservatisme à l’échelle planétaire ! Et ce en se rapprochant des états adoptant des idéologies bien différentes du conservatisme. Ainsi, nous favoriserons indirectement les partis locaux en montrant à la population qu’un gouvernement conservateur ne signifie pas pour autant un groupe de tarés nostalgiques de l’absolutisme. Par conséquent nous apparaîtrons plus sûrement comme des partenaires fiables et ouverts pour tout les états (saufs les tyrannies, d’extrême gauche, comme d’extrême droite.)

Vient une autre question, comment soutenir les partis d’opposition de tendances conservatrices ? Bonne question, d’autant plus lorsque le conservatisme empêche les hommes politiques locaux de se vendre eux et leur idéologie pour espérer gagner des points dans le scrutin. Ainsi, je ne peux que m’opposer à une vision qui voudrait que chaque parti conservateur soient interdépendants, car les conservateurs kah tanais (si l’on puis dire) sont bien moins conservateurs que les Antériniens, ou du moins défendent de manière moins acharnée la conservation des traditions, et de la foi, les rendant ainsi bien moins compatibles politiquement parlant avec l’U.P.C… Mais d’autres partis, comme en Akaltie peuvent être de bons exemples et se basent aussi bien sur la conservation des traditions que la défense des intérêts nationaux (le souverainisme du Renouveau Akaltien) malgré une religion qui diffère des conservateurs eurysiens. De plus, nous devons rappeler que notre soutien aux partis conservateurs ne peut et ne doit être conditionnel et dépendre de ce qu’ils nous offrent, au contraire, il doit être inconditionnel et ne pas toucher aux secteurs vitaux d’un état, car rappelons le conservatisme ne rime pas toujours avec l’impérialisme et nous devons promouvoir des partis conservateurs indépendants et non des fantoches en puissance. Cette aide se devra donc d’être à la fois politique et financière, et aucune intervention directe ou flagrante dans les affaires des états concernés ne doit être opérée.

Car oui, des limites doivent être fixée, nous ne pouvons et ne devons, considérer à l’instar de la Loduarie communiste, que les conservateurs locaux sont des pions sur notre échiquier. D’abord car il est hors de question que l’on puisse associer l’U.P.C aux manipulations dont seuls les kah tanais ont le secret. Il est aussi impensable de trahir ses propre valeurs pour sa patrie, si l’on ne peut faire passer son idéologie avant sa nation, on peut tout de même rappeler que l’objectif n’est pas de se mancer dans une réalpolitik sauvage et déshumanisante, mais au contraire faciliter les relations entre deux états souverains et indépendants, les accords bilatéraux mutuellement bénéfiques valent bien mieux que des soumissions équivalent à des pactes avec le diable. Car c’est le risque à terme qui décrédibiliserait le conservatisme international, un conservatisme qui se veut bénéfique et qui dénonce les diplomaties de requins des grandes nations libérales… Ainsi notre soutien devra être lui aussi dispenser à des partis conservateurs, qui respectent la vague esquisse que j’en ai fait, à savoir un amour immodéré pour la préservation des traditions, une bonne opinion de l’Armée, une volonté de resacraliser le pays, et bien entendu un patriotisme fort, tout en essayant de limiter le progrès et de s’assurer qu’il soit réellement bénéfique…

Pour conclure, la diplomatie antérinienne devrait dorénavant se rapprocher des états conservateurs, comme la Clovanie, Karty ou encore la Yozidie,, bien sur ce n’est pas du premier choix, enfin si ça ne tenait qu’à moi, il y aurait déjà une confédération d’États chrétiens catholiques à travers l’Eurysie occidentale, mais dans la mesure ou ces derniers sont rarissimes. Ainsi, il est nécessaire de s’orienter vers des nations partageant nos valeurs malgré des différences notoires dans certaines pratiques culturelles ou religieuses… Car finalement, mieux vaut des alliances se basant sur des fondements idéologiques plutot que des intérêts qui convergent (temporairement). Ainsi comme le rappelle un vieux dicton : « qui se ressemble, s’assemble ", en revanche, gardons à l'esprit que nous ne pouvons nous rapprocher de ceux qui tentent de se faire passer pour conservateurs...

Armand de Langlais pour Valeurs Antériniennes.
Haut de page