
Activités étrangères en Karty - Page 3
Posté le : 20 mars 2025 à 21:03:35
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Posté le : 21 mars 2025 à 22:09:26
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Il appel

Posté le : 27 mars 2025 à 20:39:15
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Infiltration d'un agent clandestin dans les réseaux révolutionnaires kartiens
Source : Ministère de la Sécurité d'État - Confidentiel
L'Empire de Karty, connu à l'international pour ses politiques clivantes et penchant vers l'extrême droite, rencontre également des pressions internes. Par solidarité et conscients que certains enjeux valaient plus que de simples désaccords politiques, notamment pour la stabilité mondiale, la Poëtoscovie a affirmé à Karty son soutien, notamment culturel.
C'est de la bouche du ministre des Relations Internationales qu'a été clarifié le fait qu'en cas de renseignements qui pourraient intéresser l'Empire de Karty, ceux-ci seraient communiqués à l'État concerné. Acteur majeur de la guerre de l'information, la Poëtoscovie dispose de la force de frappe culturelle la plus puissante au monde et est le pays investissant le plus dans ses services secrets, contrebalançant les faibles fonds alloués à l'armée traditionnelle. Forte d'un réseau international basé sur un nombre important de bâtiments diplomatiques et d'édifices privés, comme ceux de la fondation Poëtky Mir, la Sécurité d'État de Poëtoscovie (SEP), soit les services de renseignements poëtoscoviens, est un véritable avantage pour la nation littéraire et ses alliés. Si Karty n'a, jusqu'à présent, rien offert à la Poëtoscovie en retour, il apparait clairement que les interventions opérées par la SEP s'inscrivent dans une forme d'amitié entre ces deux régimes de continents différents.
Si Karty est informée régulièrement de ce qu'il se passe sur son propre sol, comme convenu entre les ministres en charge des affaires étrangères, le régime d'ultra-droite n'est pour autant pas informé des différentes opérations menées sur le sol. En effet, en n'offrant que le renseignement, la Poëtoscovie développe une transparente informationnelle sans mettre en péril son agent sur le terrain. S'il n'est pas à douter que l'État de Karty soit honnête avec ses homologues nazumis, la crainte de voir les rangs de la police ou même des renseignements kartiens infiltrés par les puissances étrangères est réelle. Toutefois, les deux États étant alliés, la SEP ne prend pas trop de risques en envoyant un clandestin, d'autant plus lorsque ceux-ci ont pour objectif premier d'aider l'Empire de Karty. La Poëtoscovie compte alors sur l'indulgence de son allié pour s'en remettre à la voie diplomatique si l'agent poëtoscovien devait être arrêté pour "intelligence avec l'ennemi".
En effet, de récentes découvertes par les services poëtoscoviens ne rendent pas improbable cette hypothèse, quoiqu'elle soit émise avec beaucoup de prudence. De toute manière, il n'est pas à douter que chaque pays compte son nombre d'infiltrés, mais en Karty cela semble demeurer à des proportions encore inégalées. C'est précisément dans ce cadre-là que la Sécurité d'État de Poëtoscovie a lancé plusieurs opérations chez son allié afin de pouvoir démasquer l'identité de potentielles activités clandestines. Celles-ci peuvent être de deux sortes : le renseignement ou les ingérences étrangères. Dans le premier cas, Karty pourrait même ne pas s'en rendre compte, car celui-ci désigne simplement l'obtention d'informations à caractère confidentiel par des moyens détournés. Dans le second cas, il s'agirait de déstabiliser l'État et différentes approches pourraient alors être employées.
Dans l'hypothèse d'une ingérence étrangère, il ne serait pas étonnant de voir des puissances alimenter l'opposition au régime. Comme dans toute lutte politique clandestinement organisée, y pénétrer est relativement simple et s'opère sans trop de difficultés lorsque l'on a un interlocuteur faisant lui-même partie de ces réseaux. Ainsi, la Poëtoscovie a pu infiltrer une cellule révolutionnaire au cœur de la capitale kartienne via d'anciennes connaissances. Cela s’est fait avec l'aide de policiers recrutés ayant informé la Sécurité d'État à s'approcher des personnalités fichées – mais ne pouvant être incriminées, faute de preuves – contre de fortes sommes d'argent. Il est à noter que ces mêmes policiers ne connaissent pas l'identité du clandestin et que le contact a été opéré par des membres du personnel diplomatique.
Le réseau infiltré semble, à première vue, être complexe mais bien organisé. Il s'apparente davantage à une résistance qu'à un simple mouvement contestataire. Aucun signe d'ingérence étrangère n'a été constaté jusqu'à présent, mais le fonctionnement tel qu'il a été pensé laisse penser que des citoyens seuls n'auraient jamais pu mettre en œuvre un tel dispositif ni disposer d'un matériel aussi performant, notamment en termes de communication.

Posté le : 31 mars 2025 à 22:20:34
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Le 14/03/2016 - 19h30 - Rapport de fin de mission, actualisation sur le rapatriement
Ici Phénix II, la mission GIFT est à présent terminée. Après plusieurs mois d'infiltration et d'observation, nous avons réussi à récolter toutes les informations souhaitées. L'opération s'est déroulée sans complications majeures. Les rumeurs concernant le mariage ont été confirmées au cours de notre enquête, mais nous avons également appris que le projet a finalement été annulé. Les raisons de cette annulation restent floues, bien que plusieurs sources indiquent des pressions internes et externes ayant influencé cette décision, notamment des pressions idéologiques provenant des deux côtés. Toutefois, nos efforts n'ont pas été vains. Outre cette information initiale, nous avons réussi à collecter de nombreuses autres données stratégiques et diplomatique, qui pourraient s'avérer cruciales pour nos futurs engagements diplomatiques et opérationnels. L'une des conclusions majeures de notre mission est la confirmation d'une relation de confiance naissante entre notre nation et les Kartiens. Contrairement aux craintes initiales d'une potentielle opposition ou d'une divergence idéologique, voir des divergences dans les objectif nationaux, nous avons constaté une volonté réelle de collaboration de leur part. Leurs intérêts convergent en plusieurs points avec les nôtres, et il serait judicieux de renforcer ces liens par des actions concrètes afin d'assurer un soutien mutuel sur le long terme. Cependant, notre mission a également révélé la présence d'influences étrangères de plus en plus marquées au sein de la population Kartienne. Plusieurs factions étrangère tentent d'influencer leur politique interne, cherchant à orienter leurs choix vers leur intérêt et idéaux . Cette tendance pourrait devenir un facteur de déstabilisation dans un avenir proche, et il serait recommandé de surveiller attentivement l'évolution de cette situation. Après la conclusion de nos investigations, nous avons procédé à notre exfiltration selon les protocoles prévus. Le véhicule de rapatriement nous a récupéré en toute sécurité, sans incident notable. Nous avons transmis les données récoltées au QG pour analyse approfondie. Nos inquiétude se tourne maintenant sur les influences étrangère ce répandant dans la population.
Transmission terminée
- Agent Phénix II
Transmission terminée
- Agent Phénix II
Posté le : 31 mars 2025 à 23:15:40
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Posté le : 02 avr. 2025 à 23:37:57
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Le Saint-Empire de Karty s'était taillé sur les six mois écoulés, une réputation de régime autoritaire finissant de miner une situation explosive dans la société civile, qui n'eut au sens figuré rien à envier des théâtres de guerre. Des tensions géopolitiques liées avec les états où était projeté la réémigration forcée, mais aussi des tensions à l'intérieur du territoire confronté à des mesures fortes, des mesures également expéditives pourrait souffler l'opposition sur place.
Devant ce cocktail pour le moins explosif et le risque d'embrasement latent qui pouvait apparaitre de manière sous-jacente lors de manifestations ou simples rassemblements populaires, les "porteurs d'affaires" étrangers sur le sol kartien peuvent légitimement exprimer des craintes et pour les plus inquiets d'entre eux, les rediriger des mesures de protection substitutives. Et à ce titre, l'offre entretenue par le Jaguar Paltoterran, société militaire privée chargée d’exécuter des missions de protection rapprochée, voire d'opérations clandestines pour le compte d'un état, a matière à trouver des preneurs. Des missions qui apparaissent sous des traits complexes et pleines de nuances, à accomplir en différents lieux, différents pays et pour différents clients de différentes typologies. Non vraiment les agents de protection rapprochée nourrissent une prévention des risques pluridimensionnelle et qui fait honneur à leur profession.
Dans le cas du théâtre kartien, leurs missions au quotidien pourraient présentement s’articuler autour de la protection rapprochée de personnalités ressortissantes et installées à l'étranger. Un filon tout particulièrement vrai avec les chefs d'entreprise et délégataires de pouvoir dans la gestion d'établissements alguarenos, qui se voient confronter de manière croissante, à l'absence de sérénité, face à la politique migratoire autoritaire et inédite du régime impérial de Karty ainsi que les murmures des penseurs de gauche qui semble vouloir construire une réponse dans la rue après avoir amorcé la diffusion de certaines idées.
Fort d'une réputation de discrétion et d'efficacité, les membres du Jaguar Paltoterran, aussi coutumiers du gilet tactique que du port de la cravate, se contentent d'être les agents de sécurité attendu pour faciliter l'organisation d'un dispositif de sécurité bien souvent sous-estimé.
Dans l'antenne du Jaguar Paltoterran, située sur un site industriel, le 17 mars à 5h15.
En dépit de l'heure matinale qui gageait d'un lieu laissé vide, le préfabriqué installé aux abords de l'enceinte du site laissait déjà s'échapper les premiers signes de vie d'une journée de travail en devenir. Trois silhouettes étaient présentes, maintenant le contact radio avec ce qui semblait être à l'autre bout, une équipe supplémentaire en train d’exécuter une patrouille pédestre le long de l'enceinte.
Chaque jour, à 5h30, les deux équipes en jonction faisaient un briefing, pour éplucher et partager les informations connues de l'actualité politique kartienne. Une manifestation dans le village limitrophes, un signalement de véhicule stationné aux abords du site et dont la plaque immatriculation aurait été relevée, une visite d'un élu local ou encore d'un VIP de la direction du groupe, autant de scenarii possibles, tantôt projeté sur la base des informations confirmées que des perspectives permises au regard des annonces télévisés d'hier et des mouvements sociaux possiblement programmés aujourd'hui.
Alberto I. : "Ces histoires de réémigration peuvent donner un noeud coulant autour de quelques cols blancs et rendre l'ordre public local assez ingérable..."
Sandro A. : "Qu'ils brûlent le pays, j'ai aussi été maçon avant le Jaguar..." L'homme se pencha ensuite sur le thermo qui lui faisait face, jetant un regard aux autres membres de l'équipe avant de prendre une gorgée de café maintenant devenu froid.
Alberto I. : "Je te parle pas d'un déversement de pierres et d'une bétonnière de ciment là. Si les choses dégénèrent ici, on aura du boulot mais si le gouvernement tombe, les investisseurs étrangers partiront et nos contrats avec... Alors nuance, qu'ils brulent tout mais laissent les investisseurs étrangers en place." Accompli de manière machinale à ses propos, il fixa les écrans de contrôle sur lesquels il vit la patrouille en faction le long de l'enceinte franchir un point de contrôle.
Sandro A. : "T'inquiète pas, j'ai vu la matraque d'un flic ici, ça cogne dur. Assez pour réaligner les pensées des trublions... Y aura un bataillon bleu à la grille avant qu'on compte le deuxième hooligan croisé punk à chien..."
Alberto I. : "Je vois que tu prends toujours les choses aussi sérieusement, c'est... encourageant. Mais permets-moi de te dire que la situation intérieure kartienne nourrit quelques inconnus et que le Chancelier Yaromir Ernaï serait sur la sellette. Notre bureau au renseignement stratégique laisse entendre une prochaine nomination d'un nouveau chancelier. Si c'est le cas, ce ne va pas stabiliser le pays." L'homme reprit une position plus commode, alumant une cigarette dont il soufflait la fumée avec nonchalance vers son comparse, comme pour ajouter du brouillard et de l'incertitude aux propos qu'il énonce. "ça ne saurait être pire qu'une Guerre d'indépendance avec une jungle truffée de plusieurs milliers de kah-tanais, non?"
Sandro A. : "Non, clairement pas. A ceci près qu'au Pontarbello, les avions alliés tournaient comme des oiseaux de proie et lâcher plus de bombes à l'heure que Ricco lâche de pets à la semaine. Toi-même tu sais, c'est quelque chose..."
Alberto et l'homme qui répondait au nom de Ricco lâchèrent un rire gras.
Ricco T. : "Sandro... Tu es presque anxiogène aussi qu'Alberto, ferme ta gueule."
Un rire plus fin accompagna la connivence des trois hommes avant d'être interrompu par une communication radio.
Patrouille en faction à la grille : "Romeo 4 est arrivé, j'ouvre."
Romeo 4, c'était le nom de code donné à la voiture du directeur de l'établissement, lui-même affublé d'une escorte de deux agents de sécurité. Le groupe alguareno, dans le siège demeurait dans l'archipel, avait opté pour ces mesures de sécurité afin de palier tout trouble majeur et brutal qui pouvait affecter la sécurité u site et l'image de la filiale, ce qui aurait eu tôt fait de déclencher certaines contrariétés en cascade en bourse. La capacité des industriels à soutenir des affaires dans des pays en dehors de la sphère d'influence traditionnelle des autorités fédérales d'Alguarena constituait un défi quotidien pour ne pas dire permanent, qui donnait du beurre dans les épinards des sociétés militaires privées, l'armée fédérale d'Alguarena ayant des marges très limitées à soutenir des manoeuvres militaires visant à sécuriser ces sites en cas de situations insurrectionnelles ou presque, dans un territoire niché à plusieurs milliers de kilomètres du territoire.
Ricco T. : "Ecoutez, l'Empire de Karty peut bien muer en un bordel à ciel ouvert, ça m'est strictement égal. Pour l'heure, y en a qu'un qui fait notre fortune et c'est celui qui vient de frapper à la porte. On fait le job et pour ce qui est de la vie politique kartienne, on la vit comme un kartien, au jour le jour !"
Sandro A. : "Amen..."
Instinctivement, la simple évocation biblique renvoya les hommes présents à se signer énergiquement, en dépit du ton plaisantin qui avait guidé la référence quelques secondes plus tôt. Une traduction du degré de piété empreint sur la société civile pontarbelloise, malgré la nature même de la personne qui en fait l'invocation ici, un soudard cumulant le vice de la cupidité et du sang versé.
La voiture désignée sous l'indicatif Romeo 4 franchit le portail d'accès au site industriel, marquant l'arrêt à leur hauteur.
Alberto I. : "Señor Bragarras, tout se passe bien?"
Une question somme toute routinière mais ô combien indispensable pour prévenir toute situation périlleuse qui se traduirait par la prise en otage du directeur. Un protocole de sécurité ordinaire et déroulé y compris en présence des deux autres vigiles du Jaguar chargés de son escorte. Il faut dire qu'arrivé à certains montants, la possibilité de voir des éléments factieux et prêts à entreprendre un volte-face en vue de toucher le pactole d'une dernière mission était un scénario plausible avec lequel la direction du Jaguar Paltoterran avait appris à composer.
Señor Bragarras : "Ah... mais je rêve éveillé Alberto... Une vraie lune de miel."
Señor Bragarras, malgré ses sarcasmes qui auraient pu se prévaloir de figurer comme un trait d'humour si ce n'est appréciable, remarquable, le directeur de la société cliente du Jaguar Paltoterran avait le profil type des hommes d'affaires détestables et déconnecté de son prochain dès lorsqu'il n'y avait pas cent mille pesetas alguarenas pour les lier... Qu'à cela ne tienne, l'homme était client du Jaguar Paltoterran et la gestion des indélicats et des mondains était une donnée négligeable en comparaison des situations hostiles qui allaient requérir une résilience plus importante. Non vraiment sur le papier et considérant la situation politique locale, l'Empire de Karty faisait office de bac à sable pour la préparation des unités de sécurité rapprochée à des opérations complexes visant la sécurisation des sites et la protection permanente des personnalités importantes.
Alberto I. : "Fort bien, passez une bonne journée Señor Bragarras, rien de moins."
Le véhicule vint fendre le barrage, au sens figuré, pour pénétrer davantage le site et trouver l'emplacement de parking dédié et qui était inspecté trente minutes avant l'arrivée sur site annoncée de Romeo 4, ceci afin de garantir qu'aucun colis piégé ne puisse avoir été déposé à proximité de l'aire de stationnement et depuis laquelle le VIP était censé quitter la protection de son véhicule.
Du côté des gardes-barrières, les trois hommes reprirent leur conversation, la langue d'Alberto presque plus déliée que jamais.
Alberto I. : "Le gouvernement kartien a beau se faire des ennemis chaque jour, si quelqu'un a envie de nous foutre dehors, c'est parce qu'il aura préalablement discuté avec cette tête de con..."
Un sourire sans esclaffe audible conclut l'échange, les manoeuvres au talkie-walkie reprenant pour agrémenter de conversations, le rapport de mission d'une journée qui, pour l'heure, était des plus calmes, les interlocuteurs d'Alberto semblant peu enclin à lui donner tort en ce qui concernait .
