14/08/2019
20:12:42
Index du forum Continents Eurysie Drovolski

Activités étrangères en Drovolski - Page 3

Voir fiche pays Voir sur la carte
3360
Perte d'inertie pour BonSecours en Sylva !


Après la publication de communiqués particulièrement orientés contre l'OND et en faveur de Carnavale, d'importantes réactions ont suivi en Sylva. La guerre avec la Principauté est pour rappel devenu le sujet numéro Un, plaçant la ville comme antagoniste ultime et menace absolue, continuant de clamer son développement d'armes de destruction massive toujours plus violentes même après les réactions internationales vis-à-vis de l'holocauste d'Estham. Autant dire qu'après le massacre de deux millions d'individus et les menaces directes contre la population sylvoise, il est acquis pour la population que Carnavale doit être défaite, son complexe militaro-industriel désarmé et ses forces de projection rasées. C'est donc tout naturellement que le discours accusateur de BonSecours et son soutien affiché envers l'ennemi numéro Un du Duché a provoqué une réaction assez rapide en deux étapes.

En premier lieu, des collectifs citoyens se sont montés pour identifier les échanges qui se faisaient en Sylva avec BonSecours, que ce soit des produits finis ou composants intégrés dans la pharmaceutie sylvoise. Insuline, Cortisone, Pénicilline et bien d'autres ont été identifiés comme importés en Sylva depuis le Drovolski. Une fois les produits de BonSecours identifiés, c'est sur leurs partenaires en Sylva qu'on se penche, sur les groupes médicaux faisant appel à ces produits, et que se lance la seconde étape de ce processus.

Là, les partenaires identifiés du Drovolski sont alors mis sous pression par ces collectifs de citoyens, qui appellent au boycott et à trouver des alternatives. Quand bien même cela peut avoir un impact sur le prix des produits finis, le soutien assumé envers Carnavale de BonSecours rend impossible une forme de soutiens directe envers cette entreprise (et donc envers Carnavale aussi) en continuant de commercer avec elle. À partir de là, les groupes pharmaceutiques commencent à revoir plus ou moins rapidement leur schéma logistique en fonction des disponibilités des éléments apportés. Certains composés sont assez abondants en termes de fournisseurs, d'autres sont en situation de quasi-monopole par BonSecours. Dans ce cas de figure, les collectifs demandent non pas d'annuler immédiatement les partenariats, mais de mettre en place le nécessaire pour le substituer à l'avenir par une alternative, qu'elle soit souveraine ou par l'intermédiaire d'un autre partenaire.

Notons par ailleurs que si ces processus sont initiés par des collectifs citoyens et que le gouvernement n'a pas officiellement appliqué de sanctions économiques sur BonSecours, les politiciens et membres de la Haute Assemblée ne sont pas pour autant restés silencieux sur la question. Que ce soit par récupération électorale (principalement du côté des soc-dem et parti de centre-droite) ou par véritable volonté de s'inscrire dans un processus punitif envers BonSecours (monarchiste et nationalistes) pour avoir soutenu l'ennemi ultime, ou simplement comme prétexte pour rompre la tolérance unanime envers la politique de Drovolski et commencer à s'attaquer à leurs entreprises aux méthodes douteuses (plutôt du côté communiste ou collectiviste), divers parlementaires se sont impliqués dans cette dynamique. Faisant intervenir leur base militante, ils ont appelé à participer à ces collectifs citoyens pour appliquer une réponse concrète à ce soutien assumé de la part de BonSecours envers une puissance génocidaire.

C'est ainsi que les organismes pharmaceutiques, sous la pression populaire et politique, prépare la rupture progressive de leurs partenariats avec BonSecours : rupture pure et simple d'échanges en cours, non-renouvellement de contrats, fin des achats ou autre. Les partenariats avec ce groupe-là étant moins consolidés que ceux avec le LHV ou CMD, il est plus aisé pour les industriels sylvois d'y mettre un terme sans passer par les protocoles formalisés par le Duché et Drovolski.
6180
https://i.imgur.com/5Sb3otA.png
Publié le 01.03.2018 à 05h47 par Afsa Jellâl, correspondante à Agatharchidès
ALI KAHM ZAFÎR (AZURIUM) DÉBARQUE À MESOLVARDE POUR DE NOUVEAUX DE PARTENARIATS

https://i.imgur.com/ta9v40b.jpeg

Il est onze heures du matin dans la brume poussiéreuse de la capitale de l'Empire du Drovolski. Les projecteurs de la piste font des halos aveuglants dans tout l'aéroport international, comme si l'on était en pleine nuit. En ce mardi, journée de semaine chargée, les industries manufacturières tournent à plein ; les indices de pollution de l'air, les plus élevés au monde, déconseillent aux citoyens de sortir sans protection. Depuis le hall de l'aéroport, entouré d'une nuée de journalistes et d'accompagnateurs du monde économique, Ali Kahm Zafîr pose le pied pour la première fois officiellement sur le territoire drovolskien. « Je suis heureux de rencontrer certains de nos partenaires les plus estimables, et les plus essentiels. » Un assaut de mondanités en bouquets de fleurs artificielles, et des cadeaux d'artisanat azuréens ; après quelques déclarations laconiques et banales en destination de la presse locale, celui qui préside le conglomérat minier azuréen AZURIUM depuis 2014 a ensuite pris la route de son hôtel, en Zone Centrale de la capitale.

Cette visite ne tombe pas par hasard. D'abord, elle est un pas important soulignant le rôle prépondérant de l'Empire constitutionnel et de ses macroentités, dont la Compagnie Minière du Drovolski (CMD) ou la très étendue GKD, sur le secteur extractif et la transformation des produits minéralogiques à des fins industrielles, alimentant un secteur électronique mondial en pleine croissance. « Le Drovolski s'est hissé au premier rang sur la production de dizaines de composantes clés de la technologie moderne », remarque un observateur économique de l'Institut Doimouyé, qui s'appuie sur des données de long terme pour identifier une « stratégie patiente et méthodique », pour « l'implantation et la conquête de marchés extérieurs » dans des secteurs manufacturiers essentiels : traitement industriels des minéraux, micro-électronique, chimie, pharmaceutique...

« Les liens commerciaux avec l'Azur sont récents, mais importants pour les deux partenaires », répond diplomatiquement le service presse de la CMD & SCM, contractuelle d'AZURIUM pour l'exploitation des lanthanides - une espèce de minéraux difficile à raffiner, mais cruciale pour la production de terres rares à destination des fabricants industriels de tous les secteurs. « C'est une relation mutuellement bénéfique. » Par cette filière lanthanide, les producteurs azuréens valorisent ainsi des espèces cruciales pour s'imposer sur les marchés à l'aide des technologies drovolskiennes ; lesquelles renforcent leur prépondérance dans le traitement des minéraux d'AZURIUM. « C'est un partenariat industriel prometteur », veut croire un spécialiste des marchés de minéraux critiques. « Surtout ces dernières années : la demande mondiale suit une croissance à l'exponentielle. »

L'ensemble des analystes fait une observation unanime : les matériaux critiques sont un enjeu stratégique majeur pour les secteurs d'avenir. « Les progrès de l'intelligence artificielle et de la robotique appellent des composantes toujours plus complexes » et accroissent la demande en super-conducteurs, un secteur très gourmand en matériaux critiques ; mais c'est aussi le cas pour « le spatial et l'aéronautique de défense », dont l'importance est mise en exergue par la structuration d'acteurs déterminés à protéger leurs filières et développer leurs capacités. « Tous les pays veulent des satellites », résume un officiel de la défense, « mais encore faut-il pouvoir les acheter, à défaut de les produire. »

« La conquête spatiale sera extrêmement coûteuse » en matières premières et en technologies, avertit un auteur de science-fiction mandaté par l'ASTRA (l'agence spatiale tanskienne). Si des projets de mine extraterrestre existent, comme le « Projet Mars » prudemment envisagé en Afarée comme issue à la crise cramoisiste, ce sera bien sur Terre que l'essentiel des ressources devront être trouvées pour alimenter la fuite en avant technologique qu'est la conquête spatial. « Aucun acteur ne se laissera distancer ; la compétition va être rude, et l'approvisionnement en minéraux va devenir une question vitale pour toutes les grandes puissances. » Un approvisionnement aujourd'hui dominé par les compagnies nationales drovolskiennes.

« AZURIUM se tient disponible » aux sollicitations extérieures, avait rappelé le président du consortium minier avant son départ pour l'Eurysie orientale, à Agatharchidès. « Nous mettrons les investissements dans l'intégration verticale, et déploierons les moyens d'extraire des produits de meilleure qualité industrielle » ; « nous nous préparons à devenir un fournisseur d'ampleur mondiale pour les fabricants de l'industrie électronique. » En Azur, les acteurs miniers représentent un poids économique, mais surtout politique, des plus forts.

« La volonté gouvernementale de sortir du gaz est de plus en plus marquée », observe un chargé d'affaires d'AZURIUM, qui entrevoit « d'énormes potentiels pour la croissance et l'emploi » dans le développement des énergies renouvelables. Les centrales solaires en construction en Azur pourraient bénéficier de la filière locale en silicium, germanium, et gallium notamment, des matériaux critiques pour leur fabrication. « Nous développons des capacités de transformation sur le territoire », rappelle AZURIUM, dont le partenariat avec le géant kah-tanais Saphir Technologies est un levier essentiel pour s'imposer sur le marché. « Il faut rechercher un équilibre entre la souveraineté et la performance », déclare un industriel, qui entrevoit avec scepticisme les déclarations de certains politiques soucieux de limiter les partenariats commerciaux avec l'étranger. « L'Azur ne pourra se développer seul sans des technologies plus avancées importées depuis des acteurs mieux positionnés. »

C'est donc dans ce cadre de perspectives bouillantes pour le secteur minier azuréen que Son Excellence le président Zafîr aborde sa visite au Drovolski. Densifier les partenariats avec les entreprises locales pour exploiter le pyrochlore ou la tantalite, des minerais riches en éléments nécessaires à la confection des aimants notamment, fait partie des objectifs affichés par AZURIUM, en quête de nouveaux contrats avec la CMD & SCM. Par ailleurs, le président Zafîr est également accompagné de la compagnie gouvernementale d'énergie électrique, qui s'intéresse à des coopérations sur le plan nucléaire. « La technologie Ventafalle est parmi les meilleures au monde », explique-t-on en coulisses, « ce qui n'est pas sans rapport avec la volonté du Diwan de décarboner l'énergie en Azur. » Une transition énergétique à haute teneur politique, donc, étant donné la recomposition de l'économie qu'elle impliquerait. Il est bon de rappeler que l'économie azuréenne dépend pour plus de la moitié de son P.I.B. des secteurs primaires et secondaires, avec deux jambes principales ; les hydrocarbures, et le gaz d'une part ; d'autre part, le secteur minier qui est assis sur des gisements considérables, parmi les plus importants de la planète.

« La géologie est le premier facteur de puissance », comme le disait un amateur de tectonique des plaques.

2874
Oui, ce qu'il s'est passé est aussi subtil que ça !

Cette nuit là, il ne reste que peu de gens à l'atelier de conception, Tattilgat est resté là pour terminer d'analyser des images. Un forage géothermal s'est bouché d'un coup, et l'on cherche à comprendre pourquoi. Possiblement des mouvements de terrain lié à de l'activité volcanique. Ce qui est toutefois un peu étonnant, car l'on est un peu à l'écart des grandes zones d'activité volcanique. C'est pourquoi l'on a décidé de mener ici les expériences d'"extraction d'énergie géothermique diffuse". A l'extérieur, c'est une vallée froide, et la température est de -24 degrés, pas là où l'on poserait de centrale géothermique d'habitude, mais une collaboration entre kharins, icres et shishiran a amené à un des plus gros programmes de recherche géothermique de l'Enclave, visant à pousser la technologie géothermique dans toutes les directions possibles, et notamment, la basse énergie. Tattilgat lui-même, un shu venant de Qikiqtaniitsoq, est venu un peu plus tard pour participer à ce projet prenant de l'ampleur. Même un peu loin des volcans, il y a en théorie moyen de produire de l'électricité, l'on teste les approches. Et, bon, l'on rencontre beaucoup d'imprévus. Tattilgat regarde les capteurs de pressions, a du mal à les lire. Il fatigue, semblerait-il. Il part se chercher un thé, éteint la lumière en attendant, et la pièce est plongée dans l'obscurité, alors qu'à l'extérieur, le vent fait rage, et à la fenêtre, l'on voit, de manière très visible, une tempête de neige. Et puis, quelque chose se connecte. Un voyant s'allume, indiquant que l'antenne pas très loin est en train de transmette de grandes quantités d'informations.

Quand Tattilgat revient, il repère très vite ce voyant à côté de l'ordinateur d'opération de la base, mais ne s'en inquiète pas plus : un labo quelque part dans le monde, probablement dans l'Enclave, récupère probablement des plans, des résultats, ou quoi que ce soit, ils sont en accès libre, il n'y a pas grand chose de confidentiel dans ce labo. C'est tout de suite plus étrange, toutefois, quand il se rends compte que son écran a complètement planté. Et que dessus, s'affiche la notification de l'antivirus indiquant la présence d'une menace. Le labo vient de se faire pirater, et pas de façon discrète. Alors, il appelle l'informaticienne du centre, Berude, qui est encore un peu endormie en répondant, Tattilgat s'en excuse, mais c'est une affaire de piratage. Berude prends une dizaine de minutes à venir, et examine les ordinateurs, pour se rendre compte que rien n'a été affecté, seulement des téraoctets de données et de plans ont été téléchargés du serveur. Quand Tattilgat commence à voir la liste des documents téléchargés, il comprends vite : tout ce qui a trait à la géothermie profonde. Et le plus étrange, c'est que c'était des données en accès libre, il n'y avait absolument pas besoin de pirater le serveur pour les obtenir. Personne ne protégeait ces données précisément parce qu'elles sont là pour être consultées. Le piratage lui-même n'est pas discret du tout, il a été fait sans effacement d'aucune trace, et l'IP remonte... En Eurysie ? Drovolsky ? Qui dans ce pays a été prêt à pirater un laboratoire dans l'Enclave volcanique pour télécharger des plans en accès libre sur la géothermie profonde, sans même chercher à se couvrir ? Berude est perplexe : "alors, je ne suis pas pirate... Je vais poser quelques questions à quelques groupes du coin"
555
Service de recensements des réfugiés boryaskan

B.R.U.M.E

Bataillons Révolutionnaires de l’Union des Mouvements pour l’Émancipation


« Nous avons, nous les B.R.U.M.E, depuis notre existence réussi à extraire une bonne poignée de boryaskan oppressé de l’enfer qu’est le régime actuelle. Nous avons perdue la trace de certains et nous appelons les nations qui ont ouvert leurs frontières à nos concitoyens. » Pavel Grævk, représentant des B.R.U.M.E

Si vous recevez cet appel, c’est que vous avez sûrement quelques réfugiés boryaskan sur les 1 004, dans votre territoire. Nous vous demandons de les déclarer, s’il vous plaît. Cela facilitera la résistance. Merci.

➡️Recenser⬅️
0
LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Bernardo Donati, 23 mai 2018

"C'est au Collège des métiers de l'énergie de prendre une décision, pas à moi, nous ne sommes pas chez les communistes.": Mis sous pression par le groupe LHV, Luigi Zonta répond.



a
Son excellence sénateur et Maître des Canaux Luigi Zonta


Alors que les investissements du groupe mésolvardien LHV dans le domaine du nucléaire se poursuivaient depuis 2014, l'acteur incontournable du secteur a annoncé récemment un ralentissement des injections de fond, en particulier dans le cadre de l'aménagement des EPR en cours de chantier sur le territoire métropolitain de la cité sur l'eau. Eu cause, des estimations pessimistes sur l'évolution des besoins du secteur secondaire qui portent à croire qu'il résultera d'un surplus inutilisé d'ici à quelques années. Une déclaration que le Maître des Canaux Luigi Zonta, premier décideur sur toutes les questions d'infrastructures dans la cité velsnienne, s'est empressé de retoqué:

"Certes. Il est évident que l'avenir des filières industrielles à faible valeur ajoutée est compromis dans une échéance plus ou moins longue, en ce qui concerne le territoire de la plaine velsnienne, mais je dirais que nous parlons là davantage de mutation que d'un effondrement de l'industrie. La construction navale, l'automobile, le textile de luxe et la haute technologie n'ont jamais rencontré des besoins aussi importants que maintenant. Sans parler du fait que tout surplus d'énergie sera le bienvenue pour le secteur de l'armement, qui continue de grandir depuis 2012"

Pressé par LHV sur la question d'une redirection du surplus à venir, le Maître des Canaux répond :

" En théorie, si ce constat du groupe LHV, qui je le rappelle est un partenaire de confiance, est appuyé par une étude du Collège des métiers de l’Énergie, il n'y aura rien qui s'opposera à un éventuel chantier reliant le pays teylais et velsnien, afin de relier nos deux réseaux. Mais ce sont les entreprises velsniennes composant le Collège qui auront le dernier mot sur la question, pas moi. Nous ne sommes pas chez les communistes. J'encourage donc le groupe LHV à contacter ces honorables messieurs au sujet de leur requête. Mais il est à prévoir que les entreprises velsniennes du Collège réclament une grosse part du gâteau, voire même s'ils entendent assumer l'intégralité des investissements liés à ce chantier."

0
LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 11 juillet 2018

"Celui qui bloque le détroit mésolvardien deviendra notre ennemi": le gouvernement communal hausse le ton face à la montée des conflits en Eurysie de l'est et au Nazum occidental



a
Son excellence Carlos Pasqual, Maître de la Garde et des polices de la Grande République


Encore une fois, ce début de législature ne sera pas de tout repos pour le gouvernement communal, qui vient de débuter sa mandature il y a deux mois à peine. Si sur le plan interne, la société civile velsnienne semble relativement stable en ces premiers mois de "règne" des conservateurs, sans que l'opposition sénatoriale ne parvienne à reprendre son souffle sur des dossiers sociaux, c'est encore une fois l'actualité internationale qui donne des sueurs froides à ce gouvernement. En cause, les sénateurs ont apprit, non sans une certaine inquiétude, l'engagement officiel de l’État rimaurien dans le cadre de la guerre civile retsvinienne. Ce conflit, qui jusqu'à présent est passé sous les radars en raison, de la place marginale de la petite nation de l'est dans le concert international, et l'absence d'enjeu dans son contrôle territorial, vient de prendre pour la classe politique velsnienne une importance toute autre, puisque l'une de ses conséquences vient se heurter à la politique très regardante de la République vis à vis de la circulation navale et aérienne en Manche Blanche, surtout lorsqu'il s'agit du transfert d'une armée de 20 000 hommes de part et d'autre de l'étendue d'eau que le Sénat considère comme le centre d’intérêt de toute son action politique depuis toujours.

C'est le 12 juillet au matin que le corps expéditionnaire rimaurien aurait commencé à déposer des premières avant-gardes en soutien à la junte militaire locale, laquelle se confronte depuis de longs mois à une guérilla communiste. En difficulté et ayant perdu le contrôle effectif du quart de son territoire, la petite dictature se serait naturellement tournée vers qui serait volontaire pour sauver un régime autocratique mineur d'Eurysie de l'est, en l'occurence, une Rimaurie qui est confrontée depuis toujours à la problématique d'un isolement diplomatique certain, conséquemment à la nature même du régime en place à Hahnmann. Toutes ces considérations et ce contexte n'a pas eu l'air d'émouvoir les sénateurs de la majorité, comme ceux de l'opposition, les uns dénonçant la remise en cause de la sécurité de la principale artère commerciale de la cité velsnienne, quand d'autres crient à l'impérialisme, et appellent au soutien des rebelles rouges.

Dans les rangs de la majorité sénatoriales, on s'inquiète déjà des possibles retombées économiques que l'extension d'un conflit en Retsvinie pourrait provoquer. L'intervention rimaurienne, si elle n'inquiète guère le commandement naval de la Manche Blanche orientale basé à Mesolvarde, pourrait bien être le premier domino qui inciterait d'autres acteurs internationaux à se ruer sur l'occasion d'avancer des pions dans cette région stratégique, qui a toujours été au centre des préoccupations de tous les gouvernements velsniens successifs. En effet, il faut rappeler que la cité velsnienne repose une grande partie de sa croissance sur la consommation de produits d'import, dont une part substantielle transite par le détroit. Aussi, il est hors de question pour le gouvernement communal de voir émerger un conflit touchant d'aussi près à la "prospérité de notre ville", en témoigne le Maître de la Garde et des polices, Carlos Pasqual, qui a adressé un avertissement aux gouvernements qui seraient tenté de perturber davantage "l'écosystème local de la Manche Blanche orientale", une menace à peine voilée envers l’État rimaurien:

" A ce que l'on m'a dit, la Retsvinie était devenue le nouveau lieu de villégiature préféré de tous les gouvernements voyous, et toutes les milices fascistes et communistes en mal d'action. En dehors du fait de trouver un vrai travail, je ne saurais leur donner qu'un seul conseil: restez loin de la circulation des biens et des marchandises. Restez loin de la liberté de navigation. Restez loin de toute velléité d'aventure lointaine, et occupez vous de vos nations barbares plutôt que d'amener la barbarie chez les autres. Battez vous pour les pommes de terre de la Retsvinie si vous le voulez, mais c'est à vos risques et périls si ces combats devaient s'étendre au dessus ou sur la Manche Blanche. Nous n'aurons aucune retenue à l'interpellation, ou à la frappe contre des flottilles qui viendront répandre le désordre dans ces eaux, empruntées par tout le monde, et vitales pour tout le monde. Nous ne composerons ni avec les groupes terroristes et les milices, ni avec les états-voyous. Voyez le Chandekolza, pour avoir un aperçu de ce qui se produit dés lors que quelque chose se dresse envers et contre la perspective saine du profit."


Le Maître de la Garde n'a pas gardé longtemps le secret des intentions du Gouvernement communal quant à cette affaire:

" Avec concertation de la Maîtresse de l'Arsenal, nous allons immédiatement mettre en place des mesures coercitives contre tout contrevenant à la paix du détroit, qu'importe l'appartenance à un bloc de puissance ou non. Bien entendu, nous n'agirons pas sans l'accord des puissances locales et de nos partenaires historiques. Nous ne pouvons prétendre assurer sans la collaboration des locaux la sécurité des flux. Nous comptons proposer aux gouvernements mesolvardiens, jashuriens et banaihrais un plan d'action coordonné et efficace. Nous reviendrons présenter le tout devant le Sénat."

L'appel aux partenaires nazumi du Jashuria n'est en rien anodin, car la Retsvinie n'est pas le seul point de crispation de la région. En effet, le Nazum occidental paraît ces derniers mois en proie à une rivalité latente entre le gouvernement de la Condédération socialiste du Nazum, et le Beylicat Akhanide et leurs vassaux, qui forment deux blocs antagonistes que tout semble destiner à une confrontation, quant bien même la classe politique velsnienne ne semble pas saisir tous les tenants et les aboutissants de ce "duel de regards", qui porte en lui bien davantage des considérations idéologiques que des motifs stratégiques pertinents (quasi absence de frontière commune entre les deux blocs, interêt économique minime quant à un éventuel conflit etc...). Ces deux espaces de conflit émergeant que sont la Nazum occidental et l'Eurysie de l'est sont par ailleurs liés par l'engagement d'acteurs nazumi en Retsvinie, à l'instar des légionaristes khardaz dont l’activité a été recensée de l'autre côté de la mer. Une situation qui n'est pas irriter le gouvernement communal velsnien, qui envisage des moyens d'empêcher les légionaristes de passer d'un continent à l'autre par le biais de contrôles maritimes plus stricts. L’implication et l'inquiétude similaire de la Troisième République du Jashurian n'est dans ce contexte pas étonnante. Cette puissance, qui s'est toujours improvisée comme la "puissance protectrice de la paix" du continent oriental, semble voir d'un très mauvais œil également la perspective d'un conflit dans la région. Une action commune des deux gouvernements, auquel devrait se rajouter celui du Banairah, est donc à prévoir. Reste à savoir quelle forme prendront cette série de mesures, et quel degré d'investissement ces États seront prêts à engager dans la sécurité du Nazum. Pour le moment, aucune source ne confirme que des solutions entre les trois partenaires ont été abordées.

Quoi qu'il en soit, il semblerait que ces évènements aient précipité la volonté du gouvernement velsnien de procéder à l'adoption d'une nouvelle loi de programmation militaire, dopant le budget de l'armée républicaine, jusqu'ici le parent pauvre des forces armées de la cité. Le Sénat velsnien a en effet voté la semaine dernière l'adoption d'un nouveau budget spécifiquement dédié à la constitution d'une force motorisée se voulant être la plus performante et la mieux dotée d'Eurysie, dans un contexte de reprise de la course aux armements. Pour la première fois, le tissu industriel velsnien devrait travailler de concert dans le cadre d'un partenariat avec les industries jashuriennes, algurenaises et ushong, dans l'optique de la livraison de 1 000 camions, 1 000 véhicules blindés en tout genre, ainsi que plusieurs milliers de tonnes de matériel en tout genre. Alors que depuis quatre ans, la cité s'était tournée exclusivement vers des acteurs internes pour honorer ses commandes, l'année 2018 devrait donc marquer le retour des appels d'offre internationaux. La raison n'est pas tant politique que pratique, puisque malgré le fait de posséder le troisième parc industriel mondial, l'effort des entreprises velsniennes est déjà accaparé par l'agrandissement constant des flottes, tandis qu'une grande entreprise de renforcement du secteur aérien est en cours. Le choix de la raison, donc, mais qui pourrait très bien avoir pour résultat la création de davantage de ponts diplomatiques et commerciaux avec les partenaires océniens de la République.

0
.

Vos idées la rendront encore plus belle

https://i.pinimg.com/1200x/1c/2b/d2/1c2bd21f29a43ce1277d685a7a80bb45.jpg

Votez Carnavale
pour l'Expo Universelle


Votez sur ce lien. Faites un choix audacieux. Les autres pourront avoir leur chance une autre fois. Construisez le pavillon de vos rêves.
4762
CARNAVALE MATIN
06/05/2019


BonSecours : Xaviver Billancourt inaugure un nouveau programme de recherche sur la lobotomie appliquée


BonSecours : Hubertrand Billancourt inaugure un nouveau programme de recherche sur la lobotomie appliquée
Rationaliser l'esprit humain ou le laisser s'épanouir à son plein potentiel ? Ces deux doctrines que tout oppose sont celles, respectivement, de l'Empire du Dovolski et de la Principauté de Carnavale, chacune de ces deux nations s'étant engagé sur un chemin différent. Faut-il tenter de contrôler sa population au point de la réduire à un simple facteur d'une équation productiviste ? Ou au contraire la laisser en permanence grouiller dans un chaos incontrôlable, afin d'y prélever les éléments les plus prometteurs afin de les placer au service d'une cause supérieure ?

Ce sont deux stratégies d’ingénierie sociale qui se comprennent et se valent, même si leurs implications sur la société sont radicalement opposées. Ce n'est toutefois pas une raison pour se censurer et si la Principauté de Carnavale a fait le choix ambitieux de laisser grandir son peuple comme des bactéries dans une boîte de pétrie, les Laboratoires Dalyoha n'ont jamais caché leur intérêt pour l'art du lavage de cerveau, l'hypnose de masse et la création d'agents dormants conditionnés et prêts à s'éveiller au moment propice. Les besoins du Drovolski sont donc une aubaine pour les chercheurs des Laboratoires qui souhaitent faire carrière dans les sciences de l'esprit... et de son contrôle.

"Rationaliser l'esprit, c'est rationaliser le corps, car l'esprit domine la matière" déclare Xaviver Billancourt, chercheur des Laboratoires Dalyoha au Drovolski, qui vient d'obtenir l'ouverture d'un nouveau programme de recherche sur la lobotomie appliquée. "Jusqu'ici la lobotomie était principalement utilisée à des fins chirurgicales, afin de retirer des parties malades ou défectueuses du cerveau qui en menaçaient l'intégrité. On l'a également utilisé pour retourner des individus, modifier leurs souvenirs ou causer des lésions stratégiques. L'utilisation de lasers permet de séparer des liaisons neuronales stratégiques, c'est un champ de recherche d'une grande profondeur. Toutefois la lobotomie n'a jamais été utilisée à grande échelle en raison des coûts d'une opération et de sa complexité. Nous sommes heureux et fier d'inaugurer au Drovolski ce programme de recherche qui vise à démocratiser et massifier la lobotomie à l'échelle d'une population et pour un cout supportable."

Le défi est de taille et si rien n'est impossible lorsqu'on travaille avec des professionnels et du matériel de pointe, c'est une autre affaire de rendre une pratique médicale populaire pour des milliers voire des millions d'individus. "Certaines pratiques carnavalaises, comme la lobotomie chimique des condamnés, présente d'importants désagréments car elle détruit en partie les fonctions intellectuelles des sujets, ce qui réduit grandement leur efficacité au travail. Même un travailleur - ou une unité de production - sous-qualifié a besoin de comprendre des instructions et la monté en gamme des industries nous prouve que nous avons besoin de gens à la fois dociles et capables de réaliser des tâches précises et complexes sans se baver dessus."

L'enjeu est donc de trouver ce subtile équilibre entre rationalisation des coûts, suppression des variables humaines inutiles au travail voire au quotidien, tout en préservant des fonctions cognitives minimales afin de garantir d'une part l'autonomie des unités de production, mais également leur capacité à réaliser des tâches complexes et à demeurer polyvalentes face aux imprévus. "Nous devons penser à tout : imaginez qu'un incendie se déclenche dans une usine, il faut que l'unité de production ait le réflexe de sauver la marchandise, voire de se sauver elle même si c'est possible. La lobotomie chimique lorsqu'elle est pratiquée grossièrement tend à rendre les individus apathiques et perdus face à des situations qu'ils ne connaissent pas. Nous devons donc continuer de cartographier le cerveau afin de comprendre les zones supprimables et celles nécessaires au travail attendu, tout en développant des méthodes et des outils qui rendent ce procédé applicable à l'échelle d'une société."

Un travail titanesque et ambitieux mais qui, s'il aboutit, ouvrira de nouvelles perspectives en ingénierie sociale pour les sociétés qui feront le choix de la lobotomie de leur population. Les sociétés de castes, de classe, les aristocraties seront sans doutes intéressées par acquérir la technologie car il n'est pas nécessaire à tout le monde de conserver une population avec de l'individualité. Cette même individualité trop souvent facteur de troubles sociaux, d'initiatives malheureuses, de criminalité et d'une perte générale d'efficacité. "Si au lieu de vendre du shit dans la rue la jeunesse lobotomisée se rendait docilement à l'usine, imaginez les gains de productivité !" se réjouit Xaviver Billancourt. "Ce que nous perdrons en créativité humaine, nous le compenserons par une croissance bien supérieure. C'est un modèle de société intéressant et je suis heureux que l'Empire du Dovolski souhaite l'expérimenter sur son sol. Plus l'humanité testera de systèmes politiques différents, plus nous serons libres de choisir le plus efficace, ou celui qui nous convient le mieux."


Un article signé Philippe Pine.

Chimythologie : les Laboratoires Dalyoha publient une nouvelle version du roman national mettant davantage en avant la centralité des sciences dures dans l'histoire de la Principauté.

Emblème de la présidence de la République du Talaristan
Emblème de la présidence de la République
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE DU TALARISTAN
ТАЛАРСТАН ҖӨМҺҮРИЯТЕ ПРЕЗИДЕНТЫ ИДАРӘСЕ


AGENCE DE COMMUNICATION DE L'ÉTAT ET DES CONFÉRENCES DE PRESSES

A l'attention de la direction de l'Édition du journal Télégramme du Marquisat, Drovolski,

Madame, monsieur,

L’Agence de communication de l’État et des conférences de presse de la présidence de la République du Talaristan accuse bonne réception de votre demande d’accréditation concernant Son Excellence le Marquis de Mesolvarde, de nationalité mesolvardienne, exerçant en qualité de journaliste pour votre publication, le Télégramme du Marquisat.

Après un examen attentif et approfondi de votre demande par nos services compétents, nous avons le plaisir de vous informer que l’accréditation sollicitée vous est accordée. Celle-ci permettra à Son Excellence d’assister à l’ensemble des conférences de presse organisées par le gouvernement de la République du Talaristan, dans le respect des règles et protocoles en vigueur.

Votre numéro d'accréditation est le : N0HMDMD.

Avec mes plus sincères respects,

Signé par M. Rustam Azamat,
Porte-parole officiel du gouvernement,
En charge des accréditations de presse auprès de l'État.
1263

De la visite inattendu en Afarée du Sud-Est?


SableCo (compagnie faravanienne et mesolvardienne) a écrit :Le SableCo passe proche de vos côtes, pas d’inquiétude : il est bien loin de votre territoire. Il vous salue à la radio.
Histoire (style BD) entre Anna et SableCo

Jacobus Pretorius (Amirale de la flotte d'Utropol) a écrit :Ici l’amiral Jacobus Pretorius de la première flotte annanos du port d’Utropol. Pour commencer, merci de nous avoir notifié de votre arrivée dans les eaux du Sud-Est de l’Afarée, et sachez que nous vous saluons également. Comme vous le savez, les eaux au nord de l'île d'Anna, surtout le long de la côte continentale, sont infestées par la piraterie. Passer l’archipel de Gedemascar et sortir sain et sauf du Canal Narivo vous sera impossible si vous n’êtes pas protégé. C’est pour cela que nous sommes envoyés, sous l’ordre direct de la présidente elle-même, pour vous accompagner jusqu’à l’embouchure du Canal Narivo. Pour continuer, je suis aussi mandaté pour m’assurer que vos activités restent celles attendues d’un bateau sablier. Je me dois également de vous avertir que vos activités sablières devront être interrompues lors du passage de votre navire dans la Zone Économique Exclusive annanos (ZEE). Pour conclure, nous arriverons à votre portée d’ici 1 à 2 heures. D’ici là, restez vigilants et assurez-vous que votre équipage est prêt à toute éventualité et que vos systèmes de défense sont opérationnels. En cas de problème, contactez-nous le plus rapidement possible. Sur ce, on se dit à bientôt! - Message radio de l'amirale Jacobus Pretorius

Escorte maritime chargée d’accompagner le navire de SableCo
2867

Comment se fait-il que l’eau soit devenue aussi rapidement brune?


La suite de l'histoire (style BD) entre Anna et SableCo

Richard du Toit (Porte-parole du ministère annanos de la Défense) a écrit : Hem! Hum! Bonsoir tout le monde. Après avoir analysé conjointement avec l’université d’Utropol les échantillons d’eau retrouvés dans le port d’Utropol ainsi que ceux du Canal Narivo, le gouvernement annanos a rapidement déterminé qu’il y a eu lieu un lessivage illégal des fonds marins. De plus, nos échanges avec l’université azuréenne Ibn Sina indiquent que leurs échantillons prélevés dans le Golfe de Diambée, il y a de cela quelques jours avant les nôtres, contiennent les mêmes taux alarmants de polluants en quantités et en pourcentages similaires. En combinant ces analyses avec les données des bateaux qui ont longé récemment les côtes de l’Afarée de l’Ouest, tout semble indiquer qu’il s’agit bel et bien d’un bateau de moyenne taille, longeant verticalement le continent vers le sud. Suite à ces croisements de données, le gouvernement de L'Île Démocratique d'Anna soupçonne la compagnie faravanienne et mesolvardienne SableCo d’avoir, et d’effectuer encore illégalement en secret, une opération d’envergure de lessivage des fonds marins de l’Afarée. Malgré l’hospitalité et l’escorte militaire offertes par Anna contre les risques de piraterie par notre généreuse nation, SableCo est fortement soupçonnée d’avoir violé notre confiance! Selon les dernières estimations, entre 3 et 5 kilomètres avant et après s’être accosté pour faire le plein, le bateau de SableCo aurait dissimulé et cessé temporairement cette activité afin de ne pas éveiller trop rapidement les soupçons. Ce n’est que le lendemain (avant-hier soir) que l’eau du port d’Utropol a changé de couleur et a éveillé les soupçons, obligeant rapidement la prise d’échantillons d’eau pour essayer de comprendre ce changement brutal. À l’heure où l’on se parle, une flotte annanos est en route pour tenter de rattraper le bateau de SableCo qui, selon nous, continue d’effectuer le lessivage des fonds marins des côtes afaréennes. Le navire de SableCo est, selon les coordonnées GPS obtenues par le ministère, sur le point de quitter l’Afarée du Sud-Est pour entrer dans la Manche Dorée. Cependant, les chances de réussite d’une interception annanos sont relativement faibles en raison de l’écart qui nous sépare. Face à cela, le Pacte afaréen de sécurité a été informé de la situation et risque d’entreprendre, dans les plus brefs délais, des actions concrètes pour mettre en lumière cette situation. En étroite collaboration avec Anna, l’Azur envisage d’intercepter, avec sa flotte présente dans la Manche, le bateau SableCo. Dans l’attente de plus d’informations sur le sujet et des avancées qui seront faites, une délégation diplomatique risque fort bien d’être envoyée à Mesolvarde (capitale de Drovolski) pour discuter avec le gouvernement mesolvardien des actions qui peuvent être prises de leur côté afin d’obliger SableCo à s’exprimer sur le refus du navire de s’arrêter pour une inspection approfondie, ainsi que sur les allégations faites par notre compagnie concernant les véritables actions entreprises par celle-ci. - Message du porte-parole du ministère annanos de la Défense, Richard du Toit

Carte du ministère annanos de la Défense du 12/06/2019
En rouge bourgogne : Le trajet emprunté par le navire de SableCo. En vert lime : Le trajet emprunté par la première flotte annanos du port d’Utropol.
6880
BASILE, LE TUEUR DE BULGAAAAAARES.

Réquisitoire et objection de Basile d'Estalie, au nom de la Raison.
Avant de produire mes arguments, je demande à l'avocat général d'acter le terrain sur lequel ils opèrent. Ce prétoire s'est réclamé du principe de raison comme fondement de ses délibérations. La magistrature en a fait son premier argument, la questure ne l'a pas contesté et la cassation l'a retenu. Je n'introduis pas un nouveau principe mais j'exige seulement que l'on applique sans en ménager les conséquences. Si la cour entend à un moment suspendre ce principe pour préserver ses conclusions, je demande qu'elle le dise explicitement et qu'elle en assume le coût sur le fondement de cohérence. La cassation a clos sa question de droit sur le fondement du principe de simplicité et de cohérence. Elle a admis que le contradictoire de la cassation, bien que limité, demeure fonctionnel dans la mesure où l'imperfection du système normatif laisse un espace au jugement. Elle a, ce faisant, commis une erreur fondamentale que je demande à l'avocat général d'entendre avant que jurisprudence ne soit faite. La cassation a répondu à la question de comment fonctionne le droit dans un monde déterministe sans jamais répondre à la question préalable qui est celle sur quel fondement le droit prétend-il valoir quelque chose dans ce monde.

Son Excellence Eugène, Premier Magistrat, a affirmé que le postulat rationaliste est le postulat déterministe et que les comportements sociaux, aussi complexes soient-ils, dérivent des conditions matérielles d'existence. Je tiens cet argument pour exact et je demande à la cour d'en admettre les conséquences complètes, que la magistrature a refusé de tirer. S'il n'existe qu'une seule substance dont la pensée et l'étendue sont deux attributs d'un même ordre nécessaire, alors l'entendement du juge de cassation est un mode de cette même substance au même titre que la trajectoire d'un corps en chute. La délibération par laquelle Son Excellence Eugène a formé sa requête, celle par laquelle Son Excellence Eudes de la Cassation a rendu le jugement, et celle par laquelle l'Empereur a répondu par mandat sont toutes trois des processus également et entièrement déterminés par des causes qui leur sont antérieures et extérieures. Son Excellence le Premier Magistrat a invoqué le principe de raison pour fonder le déterminisme du monde physique mais il s'est arrêté au seuil du monde social ! Je demande à l'avocat général de retirer cette limitation, elle n'a aucun fondement dans le principe de raison lui-même. Le principe de raison ne s'applique pas jusqu'aux portes de cette cour puis s'efface par déférence pour nos fonctions. Si la magistrature entend produire une exception au principe de raison pour le monde social, elle est tenue d'en fournir le fondement positif. Trois voies lui sont alors ouvertes à mon sens : démontrer la causalité propre au monde social irréductible au monde physique, soit démontrer que l'entendement du juge échappe à la nécessité par une propriété qui lui est spécifique, soit enfin admettre que cette exception est un postulat. La magistrature n'a emprunté aucune de ces voies, elle a simplement arrêté son raisonnement. Je demande donc en conséquence à l'avocat général de retenir que l'absence de démonstration vaut admission.

La magistrature a également mobilisé la théorie du chaos pour établir qu'un système entièrement déterministe demeure pratiquement indéterminable et peut constituer un véritable contradictoire. Cet argument confond deux ordres de questions que le principe de raison commande de distinguer. L'imprévisibilité que décrit la théorie du chaos est une propriété épistémique, elle porte sur ce que nous pouvons connaître des états futurs d'un système mais elle ne nous dit rien sur la nature ontologique de ce même système. Un système chaotique demeure entièrement soumis à des lois nécessaires. En vérité, c'est notre entendement qui est insuffisant et non le déterminisme qui est défaillant. Je demande donc à l'avocat général de retirer l'argument du chaos comme fondement du contradictoire. Non parce qu'il est faux dans sa description, je n'irais guère jusqu'à là, mais il prouve l'opposée de ce que magistrature a cherché à démontrer, l'espace que le chaos laisse au jugement n'est pas un espace de liberté mais d'ignorance, la cassation juge depuis l'obscurité de ses propres causes et non pas depuis la lumière d'un entendement affranchi !

Son Excellence Eudes de la Questure a également fait valoir que la responsabilité est une question de droit et non de physique et que le monde social, bien que supporté par le monde physique, obéit à ses propres règles fonctionnelles. Je tiens de cet argument qu'il est le plus honnête qui a été prononcé en ces lieux mais également le plus insuffisant. La responsabilité est un concept que les hommes ont produit parce qu'ils ignorent les causes qui gouvernent leurs actes. En cela, elle est fonctionnellement utile et politiquement nécessaire mais demander à ce concept de fonder le droit, cela équivaut à construire un édifice normatif sur l'ignorance de soi-même érigée en principe. La questure a raison de distinguer le monde physique et social mais elle a tort de croire que cette distinction suffise à fonder la valeur du droit car si tout acte est déterminé, y compris l'acte de juger, alors le droit ne vaut pas par ce qu'il décide mais uniquement par ce qu'il produit, ce n'est alors plus qu'un mécanisme parmi tant d'autres dans l'ordre nécessaire du monde. Ses décisions ne sont donc pas justes ou injustes en elles-mêmes, elles sont seulement efficaces ou inefficaces ; or, dans ce cas, la questure a substitué la question de l'utilité à la question du fondement, elle esquive purement et simplement la question sans lui fournir une seule réponse viable. La questure pourrait répondre qu'une fiction fonctionnellement nécessaire suffit à fonder le droit sans qu'on en exige davantage et j'admets volontiers l'utilité de cette fiction mais je demande à la cour de mesurer ce qu'elle acte en l'acceptant comme fondement, que la jurisprudence du 7 Mars 2019 ne repose pas sur la justice de ses décisions mais sur leur seule efficacité sociale, ce qui relève alors d'une politique et non pas d'une jurisprudence. Et une politique, elle peut être renversée dès lors qu'une autre s'avère plus efficace. Fonder le droit sur l'utilité, c'est donc aussi lui retirer toute autorité propre et le soumettre au rapport de forces qu'il prétend précisément arbitrer.

La cassation, enfin, a rendu son jugement sur le fondement implicite que la question normative, celle de l'action, opère dans un registre distinct de la question causale. C'est la thèse que je combats le plus directement car que ce registre distinct soit fondé sur un noumène kantien, sur une raison pratique séparée ou plus simplement sur une convention que le droit se passe de métaphysique, le résultat reste identique. On postule ici que l'entendement du juge échappe, au moment de son délibéré, aux lois nécessaires auxquelles est soumis l'entendement de l'Empereur. Aucun argument produit dans ce prétoire ne l'a démontré. Je demande à l'avocat général de retenir que ce postulat est une pétition de principe. Il ne peut fonder une jurisprudence dans une discastocratie qui se réclame du principe de raison car il exige précisément qu'on suspende ce principe au moment où il devient gênant.

Je ne demande pas à cette cour d'abolir le droit ni de renoncer au contradictoire. Je demande quelque chose de bien plus difficile encore, que la jurisprudence du 7 Mars 2019 soit accompagnée d'une réserve d'interprétation actant que le fondement de l'autorité de cette cassation n'est pas la liberté du juge mais la nécessité sociale du jugement, ce qui n'est fondamentalement pas la même chose car la liberté du juge est une fiction que le droit s'accorde à lui-même pour fonctionner. La nécessité sociale du jugement est un fait que la raison peut admettre sans honte car un droit qui connaît ses propres limites vaut davantage qu'n droit qui se croit fondé sur une liberté qu'il n'a jamais démontrée.

Ce sera tout pour moi, Votre Honneur.

Basile.
Basile d'Estalie.
Haut de page