25/03/2016
23:50:09
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Rencontre pour l'Atome : Apex Energy/Laboratoire Henri Ventafalle - Page 3


Oskar Brötzmann – Je vois, avec ce rendement, vous surpassez de loin nos réacteurs. Avec nos RPR, nous plafonnons à 36/37 %. Ce que nous avons de plus proche dans notre parc, c'est la centrale à gaz de Superphénix, qui atteint un rendement de 75 %.



Après cela, l’équipe d’Apex suivit l’équipe du LVH jusqu’au Verbonal. Sur le trajet, elle en profita pour déguster les gâteaux proposés par leurs homologues du LVH.
Nous y voici, enfin, au verbonal, avec cet air frais, riche en hydrocarbures. Quelle joie de vous le présenter !
De notre position, nous voyons tout le complexe. Ici, ce sont les sables bitumineux, noirs et lourds, là les excavatrices, puis le complexe d'agglomération, et ensuite celui de lixiviation. Plus loin, les séparateurs, et enfin la distillation et l'évacuation des condensats vers le RAD. Comme vous pouvez le constater, le complexe est grand et polluant, mais malheureusement, sa production est extrêmement réduite. Les étapes de séparation et de distillation sont très peu performantes, car la quantité d'argile dans le sable est importante.

Enfin, nous dégageons les naphtas et les xylènes directement dans l'atmosphère, car nous ne savons pas les exploiter. De plus, la viscosité du sable et la faible quantité de fioul, comparée aux autres sous-produits carbonés complexes, rendent l'exploitation peu rentable, car de nombreuses étapes sont nécessaires pour former des alcanes simples utilisables dans les moteurs. Ces étapes sont réalisées là-bas, au fond. Le verbonal produit beaucoup de dioxyde de soufre, que nous utilisons pour craquer les fractions lourdes afin d'obtenir un peu de pétrole lourd. En somme, nous produisons beaucoup de condensats, des hydrocarbures complexes, peu de fioul et du bitume après de nombreux procédés énergivores. L'installation n'attend donc plus que vous pour assurer son avenir.

Oskar Brötzmann – D’accord je vois …… attendez …… vous relarguez quoi dans l’atmos…… ?


Les membres de l’équipe d’Apex se regardaient entre eux, stupéfaits par ce qu’ils venaient d’entendre. Oskar Brötzmann, lui, tentait de rester professionnel jusqu’au bout, mais ce ne fut pas le cas des membres de l’équipe Raskenoise, certains étaient presque désespérés.
Drapeau
Réaction d’un des Raskenois


Oskar Brötzmann – Bien, par où commencer. Premièrement, vous avez dit que les naphthas et les xylènes étaient directement relâchés dans l’air, c’est bien ça ? Le naphtha pourrait déjà être valorisé comme carburant après reformage catalytique. Il peut également être utilisé comme solvant dans des produits de nettoyage, des peintures, des vernis et d'autres industries chimiques. Enfin, on peut aussi le transformer en xylènes via reformage. Le xylène, lui, peut être utilisé dans la production de fibres synthétiques, qui servent ensuite à la fabrication de plastique, mais on peut aussi s’en servir comme additif dans les carburants pour augmenter l'indice d'octane de l'essence.
D’ailleurs, et j’aurais peut-être dû commencer par là, à combien s’élève la production de verbonal ?
Eh bien, le verbonal produit 25 000 barils par an de pétrole lourd, mais il est très difficile à raffiner en raison des métaux lourds qu'il contient, comme le plomb et l'arsenic. Concernant le xylène, nous rencontrons des problèmes de filtrage. Pour ce qui est du naphta, nous ne savons pas comment l'utiliser autrement que comme combustible pour le chauffage de l'appareil industriel en question. Il est 100 fois plus visqueux que le pétrole conventionnel et contient de nombreuses particules solides difficilement agglomérables.

Voici le graphique des procédés courants d'exploitation avec toutes les étapes intermédiaires :

SCM

Oskar Brötzmann – Je vois, 25 000 barils, c’est effectivement ... attendez, vous avez bien dit par an ? 25 000 barils par jour, est déjà peu, mais par an, cela fait combien ... 65 ou 70 barils par jour ? Je ne pense même pas qu’une telle exploitation serait rentable. Après, c’est un faux problème, j’ai cru comprendre qu’il n’y avait pas de soucis de rentabilité ici. Pour vous donner une comparaison, votre production journalière correspond à un peu moins d’une seconde de production Raskenoise.

Bien, à part ça, je pense que nous allons pouvoir vous aider. Apex a déjà de l’expérience dans le pétrole lourd. Bien qu’il ne soit pas aussi visqueux que celui du Verboval, le pétrole de Lagerstätte a un degré API d’environ 16, donc très proche de la limite du non-conventionnel. Pourtant, malgré la densité et la nature du pétrole, nous avons réussi à pousser la production à 160 000 barils par jour.

D’ailleurs, serait-il possible qu’Apex ramène des échantillons des sables du Verboval à Rasken ? Cela nous permettrait de les analyser et de vous proposer une solution la plus adaptée possible à votre situation.
Nous parlons bien d'un échec industriel, un échec cuisant. En effet, cette installation est peu rentable en termes de pétrole. Cependant, la quantité de fluides lourds qu'elle produit est cruciale pour le processus d'enfouissement de RAD. C'est pourquoi, bien que le pétrole y soit difficilement exploitable, le Verbonal doit continuer à produire, sans quoi nous rencontrerions des problématiques d'approvisionnement. De ce fait, nous ne prendrons pas réellement en compte le prix du pétrole produit, celui-ci étant presque un bonus.

Dans le cadre de la démarche de rapprochement de nos deux sociétés en matière de nucléaire, il est évident que vous avez le droit de prélever ce qui vous semble justifié ici.

Maintenant que tout a été présenté, j'aimerais aborder des aspects plus contractuels de nos échanges commerciaux, en particulier l'inclusion d'une clause de coopération commerciale. Il s'agirait de proposer à nos clients, lorsqu'ils en font la demande, les services de chacun, mais aussi de formaliser par écrit les spécialités de chacun dans le domaine énergétique, afin d'afficher clairement nos ambitions au monde. Par exemple, cela pourrait permettre à LHV de proposer des centrales nucléaires équipées d'un réacteur Mesol, mais avec des turbines Apex. Une centrale qui serait évidemment plus économique et performante que nos centrales respectives.

Oskar Brötzmann – Je dois dire que l’idée d’une coopération commerciale entre nos deux entités est très intéressante. Cependant, je préfère vous prévenir tout de suite, le gouvernement raskenois veut des solutions 100 % nationales pour ses centrales, donc un réacteur qui serait construit conjointement aurait très peu de chance d’être un jour construit à Rasken. Cependant, cela pourrait être intéressant à l’étranger.

Pour tout vous dire, nous avions également quelques idées de coopération commerciale entre nos deux entités, même si celles-ci portent plutôt sur l’exploitation pétrolière.
Je comprends totalement, c'est tout à fait normal. Pour votre deuxième proposition, nous avons déjà entamé des travaux et, à vrai dire, cela constitue une véritable solution aux problématiques posées, notamment sur le pétrole, par la construction d'installations pétrolières équipées de réacteurs à haute température pour stimuler des puits de pétrole. Nous avons nommé ce réacteur en votre honneur. Voici une brochure explicative : Documents

Oskar Brötzmann – Je vois, c'est très intéressant. Je pense que notre partenaire Kieslin OilRig Group sera ravi de l'apprendre, car cela fait quelque temps qu'il travaille déjà sur un nouveau modèle de plateforme pétrolière baptisé Abysse Titan. Il s'agit d'un nouveau type de plateforme de grande taille avec un tonnage d'environ 50 000 tonnes, capable de produire jusqu'à 100 000 barils par jour avec plus de 500 mètres d’eau sous la plateforme. Cependant, sur des gisements avec un degré API très bas, la viscosité du pétrole empêchait d'atteindre de telles valeurs de production journalière. L'ajout de ce réacteur nucléaire permettra d'exploiter le plein potentiel de ce type de plateforme pétrolière.
À la bonne heure, c'est exactement ce à quoi notre réacteur répond ! Avez-vous déjà des idées sur l'implantation de ces nouvelles plateformes pétrolières ?

En ce qui concerne la viscosité du pétrole, nous proposons d'injecter du CO2, de l'iode et des additifs pour dynamiser le gisement. Cela devrait, grâce à la puissance du réacteur, permettre l'extraction des pétroles lourds présents dans les sous-sols marins. De quoi promouvoir un développement économique et écologique en accord avec la CRACI. Nos banques sont prêtes à investir dans ce projet, et le LHV est tout à fait disposé à s'intégrer pleinement dans cette initiative, d'autant plus que le nombre de barils que vous souhaitez produire correspond parfaitement aux spécifications des réacteurs actuellement en conception. Notre laboratoire a même construit un prototype à plus faible puissance. Souhaitez-vous venir le voir ?

Nous aimerions toutefois imposer une petite condition : un symbole ainsi que quelques contreparties à notre accord initial :

Apex propose ses technologies liées à la gestion thermique.
LHV propose ses technologies nucléaires.
Kieslin OilRig Group vend du pétrole à bas prix au Drovolski.
LHV installe à prix coûtant des réacteurs PétroBlaste sur les plateformes pétrolières.
Cela viendrait en complément de notre accord commun avec Sylva sur le réacteur LTE.

Concernant le symbole, pouvons-nous choisir le design du réacteur, de sorte qu'il reflète l'image de marque du LHV dans le développement de solutions écologiques ?

Oskar Brötzmann – Pour l’instant, nous envisageons de déployer une Abysse Titan au large du Valkoïnenland. Nous avons déjà une petite exploitation pétrolière onshore et offshore, mais cette plateforme va nous permettre de faire passer la production à une toute autre échelle.

En ce qui concerne l’injection de CO2, ne vous inquiétez pas, c’est dans l’ADN d’Apex. Nous avons été parmi les premiers à utiliser cette technologie. Tous les équipements d’exploitation que nous commandons à KORG sont capables d’injecter du CO2, et la plateforme Abysse Titan n’y fait pas exception. En effet, sur les 100 puits pouvant être raccordés à la plateforme, il est prévu, dès le début de l’exploitation, de dédier 20 puits à l’injection d’eau et de CO2, et en fin d’exploitation, d'atteindre 50 puits d’injection. Si vous êtes en mesure de nous démontrer votre capacité à suivre ce processus, nous vous suivrons volontiers.

Concernant vos conditions, nous n’y voyons aucune objection. Cependant, j’aimerais apporter une précision : Kiesling OilRig Group ne fait que louer ses plateformes à Apex, ce n’est pas lui qui vend le pétrole, c’est directement Apex.

Pour la dernière partie, concernant le design du réacteur, avez-vous déjà une idée en tête ?
Nous garantissons les performances de notre cœur de réacteur et vous faisons pleinement confiance pour votre part du contrat. Concernant le design, nous envisageons d’utiliser une peinture artistique symbolisant nos alliances avec le monde. Votre proposition d'utiliser d'autres puits pour le CO₂ est excellente, et nous vous remercions pour vos éclaircissements sur la structuration de vos entreprises. Si cela vous semble opportun, je pense que nous pouvons finaliser notre projet de coopération sur nos différents plans. Êtes-vous d'accord ?

Quant à votre position dans les mers du Valkoïnenland, il s’agit d’une région que nous ne connaissons pas bien, mais, comme nous vous accordons notre confiance pour l’îlot conventionnel du futur réacteur, nous vous témoignons notre soutien total.
Accord de coopération Apex-LHV

Le présent document encadre la coopération entre l’établissement de recherche et l’industrie dans le cadre du partenariat entre Apex et le Drovolski, visant à promouvoir des solutions techniques d’avenir pour le secteur pétrolier et l’industrie électronucléaire. Cet accord prend effet à la suite des échanges réalisés entre Apex et le LHV pour planifier leur partage de technologies et se protéger contre des mesures coercitives pouvant découler de politiques futures changeantes.

Article 1 - Motivation morale
1.1 Apex s’engage à ne jamais discréditer, de manière officielle ou non, la politique écologique du Drovolski.
1.2 Le Drovolski s’engage à ne pas refuser, à l’avenir, la prolongation des puits de pétrole d’Apex, même dans un contexte où cela pourrait constituer un avantage géopolitique direct ou indirect.

Article 2 - Responsabilité
2.1 Les parties s’engagent à respecter les conditions d’emploi de leurs technologies respectives : un usage dans la recherche sans royalties, ou un usage industriel moyennant une licence, sans possibilité de s’opposer à l’utilisation des brevets partagés.
2.2 Le LHV et Apex s’engagent à ne pas se faire concurrence sans en discuter préalablement afin d’éviter toute tricherie.
2.3 Les projets communs incluant des solutions partagées ne peuvent faire l’objet de brevets individuels et doivent faire partie d’un projet de publication sous licence commune.
2.4 Toute catastrophe liée ou non à une technologie partagée sera attribuée au bouc émissaire désigné par Apex et le LHV, les déchargeant ainsi de toute responsabilité. Si nécessaire, un décret pourra officialiser cette décision.

Article 3 - Application
3.1 Le LHV propose ses technologies pour réacteurs à gaz et à haute température.
3.2 Apex propose ses technologies thermiques efficaces pour centrales électriques.
3.3 Kieslin OilRig Group propose ses équipements à prix préférentiel pour le LHV et Apex.
3.4 CMD-SDM fournit ses minéraux et produits chimiques à prix coûtant à Kieslin OilRig Group et au LHV.
3.5 Le LHV renonce à tout droit sur l’utilisation des dispositifs PétroBlaste fournis sans délai à Abysse Titan.
3.6 Les plateformes Abysse Titan s’engagent à optimiser l’exploitation pétrolière au maximum de leurs capacités.

Article 4 - Accord d’exception
4.1 Les plateformes Abysse Titan accordent au LHV le droit exclusif de choisir la couleur et les motifs du PétroBlaste.

Oskar Brötzmann – Cela nous convient parfaitement. Le fait que la CMD-SDM fournisse ses minéraux à prix coûtant garantira un prix raisonnable pour les plateformes. Nos équipes avaient estimé le coût d’une telle plateforme à 3 milliards de Slecks (6 milliards d’euros), mais avec des minerais à prix coûtant, une réduction de 100 à 200 millions de Slecks est envisageable.


Après cela, l’équipe d’Apex fut raccompagnée jusqu’à l’aéroport par les équipes du LVH afin de rentrer à Rasken et préparer la suite. Oskar Brötzmann considéra que cette rencontre avait été l’une des plus bénéfiques pour Apex, tant sur l’aspect purement technologique que sur le fait que, grâce au VHTR fourni par le LVH à KORG, Apex pourra conquérir de nouveaux marchés auparavant inaccessibles à cause de la difficulté de pompage du pétrole lourd.
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