23/08/2019
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[PARLEMENT]Conseil Suprême de l'Union - Page 3

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Poltanore aprouva du chef, l'air satisfaite. Des réglementations, voilà ce qu'elle voulait ; une manie très propre aux Valinoréens – tout devait être l'objet de norme et de contrôle, autant populaire d'étatique. Ce trait de caractère que certain jugeait excessif était si criant que, en dehors des interventions officielles, les paternaires de la nation illiréenne moquaient gentiment les "Valinoréglementations". La représentante repris la parole pour confirmer les déclarations du camarade Velsnien.

— Ce que vous proposez en définitive, camarade, est tout à fait conforme à ce que nous pensons être le meilleurs – dans le contexte actuel du moins. Notre réponse à vos questions est donc un "Oui" aussi assuré que satisfait. Le fascisme est un sujet grave et obscur, prennons des mesures fortes et lumineuses.
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Un délégué Loduarien prit alors la parole. Enfin.

La Loduarie ne peut que appuyer tout action qui serait bâtie pour contrer et mettre fin au fascisme. La Loduarie d'aujourd'hui, celle qui a permis à chacun d'entre nous d'être réunis ici, est née à cause du fascisme. Depuis 1999, nous n'avons eu cesse de le combattre. Et nous ne nous arrêterons pas de sitôt.
Notre lutte, à nous tous ici présent, s'annonce néanmoins très bien. Les pays à orientation fasciste, dans le monde entier, s'effondrent et leurs organisations ne tiennent pas. Nous avons là une chance d'agir, au moment où les pires et les plus solides d'entre eux deviennent de plus en plus violents.

La Loduarie se tient prête à aider les forces révolutionnaires du monde entier pour faire chuter le fascisme une bonne fois pour toutes. Nous avons d'ores et déjà commencé inconsciemment en acceptant nos camarades de Rimaurie en notre sein, et nous franchirons un nouveau cap et créant, à partir de camarades communistes Kartiens persécutés dans leur pays et obligés de venir en Loduarie, une milice populaire Kartienne.

Nous pensons d'ailleurs que d'obtenir des fonds pour les mouvements révolutionnaires contre le fascisme ne sera pas suffisant. Ces révolutionnaires ont besoin d'armes, de bombes. Pas d'argent. La révolution ne se fait pas grâce à l'argent, mais grâce à la force du peuple. Pas autre chose.
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Réunion du Conseil suprême de l'Union, séance de débat et de vote


Lyonnars, le 30 Aout 2015


Objet : ............... Réunion ordinaire du Conseil Suprême

Ordre du jour:
- Guerre civile de Ramchourie: appel à l'aide du Tahorintang


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Prise de Parole de Géorgi Marcos



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Mes bien chers camarades,

Je viens aujourd'hui vous faire part d'une requête particulière qui a été adressée au secrétariat de l'UICS, et au sujet de laquelle un premier avis du Conseil suprême serait nécessaire. Je vous rassure: ce n'est pas sans raison que je convoque cette réunion. En effet, l'Etat féodal de Ramchourie, fait actuellement les frais d'un conflit civil de grande ampleur, alors même que plusieurs membres de notre organisation évoluent dans son voisinage immédiat. Je vous épargne les détails sur les origines profondes de ce conflit, qui doit faire l'objet d'une analyse approfondie dont je prierai nos camarades nazumi de cette assemblée de nous faire part. Toujours est-il que parmi toutes ces factions existe un mouvement, celui-là même qui nous a fait part de cette missive.

Dans celle-ci, le Tahorintang se décrit comme un mouvement fortement inspiré des idéaux de nos camarades nazumi du Negara Strama et du Kinagi, en proie à l'agression, à la fois d'un État féodal répressif dirigé par les seigneurs de guerre ramchoures, et des forces du capital. Le problème est que le courrier qui nous a été adressé demeure en réalité assez peu clair. Tout ce que nous savons en l'état est qu'il s'agit d'une formation taihoraniste orthodoxe qui nous rappelle ce qui se fait actuellement au Kinagi. C'est pourquoi aujourd'hui, je voudrais faire appel aux témoignages de nos camarades nazumi afin que ces derniers puissent nous éclairer cette situation, à nous, eurycommunistes et communalistes du reste du monde.

Au terme de ce débat, il faudra ainsi nous positionner sur l'attitude que doit avoir notre organisation quant à cette affaire. Nous devons ainsi nous positionner sur les actions suivantes:
- Envoie potentiel des casques rouges dans le cadre d'une opération humanitaire.
- Envoie de fonds et de matériel militaire à cette mouvance.
- Exigences vis à vis de ces derniers en cas de soutien (aide conditionnée à une adhésion à l'UICS par exemple).
- Formation de brigades internationales constituées de volontaires des pays membres de l'organisation et des partis politiques.
- Intervention directe coordonnée dans le conflit.

Merci de votre attention, place au débat.
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Réunion du Conseil suprême de l'Union, séance de débat et de vote


Lyonnars, le 17 novembre 2018


Objet : ............... Réunion ordinaire du Conseil Suprême

Ordre du jour:
- Désengagement de la Poetoscovie de l'UICS



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Prise de Parole de Géorgi Marcos, ancien secrétaire général du PEV et actuel représentant du PEV à l'Internationale



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Mes bien chers camarades,

Aujourd'hui n'est pas tant pour l'occasion de prendre l’initiative d'une proposition, mais d'effectuer, à l'occasion d'évènements récents, un rappel de ce que représente l'UICS, ainsi que le rôle historique et social que nous lui avons donné.

L'Union internationale du communisme et du socialisme n'est pas un rassemblement de l'entre-soi et de l'autosatisfaction: cela, nous le faisons déjà bien assez dans nos propres pays. Nous ne sommes pas ici pour reproduire les guerres de chapelles que nous opérons déjà avec beaucoup d'enthousiasme. Nous le savons bien, à quel point nous nous efforçons tous de nous convaincre de posséder le système de pensée idéal dans l'optique de l'appréhension de la lutte éternelle et immémoriale qu'est la guerre de classe, que viennent nous livrer des élites depuis la nuit des temps. Donnez leur le nom que vous voulez: maîtres et esclaves, seigneurs féodaux et serfs, ouvriers et patrons... Le visage change, mais la course de l'Histoire est toujours la même.

Nous sommes pragmatiques dans la lutte, évidemment. Nous, forces de la rupture eurycmmuniste velsnienne, nous avons acté le fait qu'il n'existe pas de solution unique visant à mettre fin à cet état de fait, et à permettre l'avènement de la société socialiste. Chaque situation est singulière, et nous ne sommes pas tous à la même étape du dépérissement de l'Etat bourgeois: la réalité velsnienne a contraint le PEV à se structurer selon des principes centralisateurs forts, de même qu'en Loduarie où l'oppression d'un fascisme implacable a contraint les révolutionnaires loduariens à adopter les principes du centralisme démocratique et de de la discipline de parti, tandis que nos camarades kah tanais évoluent dans un société qui a dépassé le stade de la confrontation avec des élites bourgeoises, et a pu se permettre un certain relâchement politique. Nos situations ne sont pas les mêmes, nos oppresseurs ne sont pas les mêmes dans leurs méthodes et la structuration de leur pensée. Cela, nous l’acceptons volontiers, et cette diversité de solutions face au déroulement de l'Histoire constitue, je le pense, une force.

Mais toutes ces variations, je tiens à m'adresser à vous: eurycommunistes, anarchistes, communalistes, sociaux-démocrates radicaux et communistes réformistes, ces méthodes différentes sont le reflet d'un but unique. L'UICS n'est pas là pour enfiler des perles, nous ne sommes pas là pour adoucir la vie, "changer la vie", ou tout autre slogan éculé de sociaux-traîtres conquis par l'état qu'ils rêvaient de parasiter, et qui se sont mis dans la tête que finalement, le capitalisme était un horizon indépassable. Non ! L'UICS regroupe des mouvements divers, mais TOUS ont pour but d'enclencher la prochaine étape de l'Histoire. Nous avons de la place pour communistes, communalistes et anarchistes de tous bords, mais en aucun cas pour les tièdes et les mesurés. En aucun
cas pour ceux qui ont abandonné la mission d'émancipation qu'ils se sont donnés en entrant dans cette Internationale.

Pourquoi vous dis-je tout cela ? Toutes ces paroles qui paraissent des acquis à la quasi totalité d'entre nous ? Parce que précisément, le poison de la trahison est venu s'infiltrer jusque dans nos institutions. Il a profité de notre hospitalité et de notre solidarité, il a prétendu être des nôtres, il a partagé nos réunions et nos conseils. Nos "camarades" poetoscoviens ont cru bon quitter l'UICS. Cela, en soi, n'est pas un crime: nous ne sommes pas prêts, parfois, à la lutte et à l'intégration de nos causes dans un système de partage de ressources à l'international. Cela arrive. En revanche, de la Poetoscovie, il y a un scandale réel qu'est celui de la raison de ce retrait, et de l'attitude qu'ont eu ses représentants tout au long de leur expérience au sein de l'Internationale.

Depuis le premier jour, ses délégués se sont montrés tièdes parmi les tièdes. Ceux-ci n'ont fait preuve d'aucune manifestation de bonne volonté, d'aucune détermination à la mise en commun de nos luttes, d'aucun travail de réflexion en matière de pensée politique. Encore aujourd'hui, nous ne saurions les classer dans aucun courant si ce n'est celui de l'acceptation de l'ordre capitaliste. La seule chose pour laquelle ses dirigeants ont été doués, j'ai l'impression, a été de cultiver la traîtrise de classe: que ce soit dans le cadre de son absence totale de soutien vis à vis de la CSN lors de ses démêlés avec les réactionnaires du Khardaz, de son rapprochement plus que suspect avec l'OND, ou encore dernièrement de l'opposition à l'opération de libération des prolétaires antariens par l'armée loduarienne, qui a été la raison ayant déclenché le processus de retrait de la Poetoscovie de l'UICS. La Poetoscovie, de même, n'a jamais cachée ses ambitions impérialistes au Nazum, qui viennent s'opposer aux principes mêmes de notre organisation, qui résident en l'émancipation des peuples de toute tutelle d'un colon. Ainsi, nous prenons acte, outre ce retrait, de la trahison de ses dirigeants vis à vis de la seule cause qui vaille: celle des travailleurs et de leur libération.

D'ordinaire, le retrait d'un pays serait vu comme un échec de notre organisation, il nous pousserait à nous remettre en question. Mais dans ce cas-ci, je puis le dire sans regret: le départ de la Poetoscovie est une excellente nouvelle qui renforcera la cohésion de notre organisation, et qui nous ouvre d'autres perspectives. La purge est parfois vue comme un gros mot, mais dans tout processus politique, c'est une mesure qui s'avère nécessaire. Maintenant que cette affaire est réglée, mettons nous au boulot. Il nous faut préparer l'intégration de nations et de peuples désireux de s'affranchir: la Confédération socialiste du Nazum toque à notre porte, il nous faut débuter des démarches auprès du Slaviensk, et libérer le peuple antarien.

Je vous remercie de votre attention.
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Réunion du Conseil suprême de l'Union, séance de débat et de vote


Lyonnars, le 19 novembre 2018


Objet : ............... Réunion ordinaire du Conseil Suprême

Ordre du jour:
- Soutien à la lutte anti-impérialiste en Antarès et en Retsvinie, appel à la formation de brigades internationales mandatées par l'UICS.
- Condamnation des actions de la puissance kartienne en Antarès
- Évaluation de la situation en Gotterland



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Prise de Parole de Géorgi Marcos, ancien secrétaire général du PEV et actuel représentant du PEV à l'Internationale



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Mes bien chers camarades,

L'heure est pour nous, à mon humble avis, l'occasion d'un constat: celui de l'évolution du monde et du déroulement de l'Histoire qui nous pousse à réinventer en permanence nos stratégies militantes. Le monde capitaliste n'est pas immobile et immuable: il bouge, il se transforme, il s'adapte. Des méthodes militantes qui auraient pu être efficaces il y a quarante ans peuvent ne plus être à l'ordre du jour, et le risque est que nous nous rendions compte trop tard de ces changements de paradigme. Nous, représentants d'une alternative de progrès humain, il est donc de notre devoir de toujours veiller à ce que notre logiciel de pensée et d'action soit toujours à jour, que nos militants soient toujours alertes face aux grandes transformations sociales que leur environnement subit. L'heure, pour l'UICS est donc au constat: à la fois du rôle qu'elle peut remplir, mais aussi des nouveaux défis auxquels elle est confrontée, aux luttes nouvelles qui éclatent de ci et de là aux quatre coins du monde, et qui demandent analyse.

Lorsque nous avons fondé cette alliance, la situation était bien différente de ce qu'elle est aujourd'hui. La réalité matérielle nous était particulièrement défavorable. Souvenez vous encore, en 2013, lorsque nous nous sommes réunis au congrès fondateur de Lyonnars, de ce à quoi ressemblait le monde. Un monde unipolaire, où le principal outil des forces du capitalisme et de la réaction, l'Organisation des Nations Démocratiques, était en train de prendre l'ascendant sur les autres blocs de puissances qui formaient jusqu'alors le fer de lance de l'impérialisme, l'ONC. Nos fondements sont entrés en contradiction totale avec cette force, notre objectif étant la propriété collective de l'ensemble des moyens de production et d'échanges, ainsi que l'exercice du pouvoir politique par la classe ouvrière, en alliance avec les autres couches de la population laborieuse. Il nous faut l'admettre, que nous avons eu affaire à un adversaire implacable, qui répondait toujours présent à la moindre de nos manœuvres, à la moindre tentative de notre part de faire bouger les lignes. Pendant des années, nous nous sommes ainsi heurter à un mur de gouvernements extrêmement bien organisés et coordonnés. Mais comme toutes les choses en politique, les choses, je le pense, sont en train de changer, et c'est une occasion que l'UICS doit prendre sans attendre, car je pense qu'elle pourrait ne pas se présenter à nouveau à l'avenir.

Depuis deux ans, nous avons en effet constater un amollissement certain des forces de la bourgeoisie et de la réaction. Nous avons assisté au cours de l'année passée, à une alliance de circonstances de ces deux forces, symptôme bien connu d'une crise d'un capitalisme tardif en bout de course lors de la crise d'Hotsaline. Nos camarades kah tanais et estaliens ont ainsi percé à jour le bloc bourgeois dans toute sa contradiction, et dans le sens par lequel celui-ci entend prendre l'Histoire. Lorsque les bourgeois agonisent, ils finissent toujours par s'allier au fascisme et à la réaction, et la protection de l'Hotsaline garantie par une OND en perte de repères, état agresseur de l'Altrecht, en a été une démonstration éclatante. Cette confrontation militaire limitée n'est pas comme les autres qui l'ont précédé, elle ne porte pas la marque de l'universalisme affiché qui sert de cache sexe à toutes les interventions militaires du bloc bourgeois. Elle est au contraire, le signal d'un malaise beaucoup plus profond, qi préfigure le choix auxquel les peuples, nous le pensons, devront bientôt se confronter: le socialisme ou la barbarie. La bourgeoisie a choisi son camp.

Devant cette situation, nous pouvons l'affirmer: le bloc bourgeois-libéral, est sur le point de craquer, pas tant sous nos assauts que sous le poids de ses propres paradoxes, et il nous faut profiter de cet état de fait pour prendre l'initiative sur tous les fronts qu'ouvrent les luttes des peuples. Il nous faut faire de l'UICS autre chose qu'une plateforme de discussion, mais une plateforme de coordination des différentes forces du monde socialiste: par l'adoption d'un discours commun, par une approche uniforme du monde afin d'éviter à chacun de tirer la couverture à soi. Les eurycommunistes sont prêts à faire le premier pas dans ce sens, vers leurs camarades communalistes, anarchistes et communistes nazumi. Il est temps de mettre un terme aux querelles de clochers, et de mobiliser notre énergie vers les véritables ennemis de la classe ouvrière.

Partout des fronts s'ouvrent: nos camarades estaliens et slavis se toruvent aux prises avec un gouvernement de militaires et de fascistes qui refuse de lâcher le pouvoir en Retsvinie, tandis que nos camarades loduariens se sont lancés dans une lutte pour la libération des travailleurs antariens. Enfin, au Gotterland, nos camarades ont formé un front uni face à la menace du populisme d'extrême droite et de toutes les mouvances appelant au retour à l'état de nature.

Dans cadre, nous, travailleurs, nous ne pouvons rester impassibles face au déroulement d'une Histoire qui pourrait se jouer sans nous, si nous ne prenons pas le train à temps. L'UICS doit avoir les moyens de se projeter au delà de la simple déclaration d'intention. La lutte en Retsvinie, en Antarès, en Gotterland et ailleurs, nécessite la mise sur pied d'une force armée expéditionnaire révolutionnaire, prête à se constituer en fer de lance de la lutte pour l'émancipation collective des travailleurs. Le PEV a d'ores et déjà pris le pli, en faisant acte de l'envoi de contingents, afin d'aider les forces révolutionnaires loduariennes à l’affranchissement des antariens, pris entre deux feux par une guerre civile survenue en plein contexte de crise du capitalisme. Nous avons donc jugé qu'il était en notre devoir de les y en extirper, et joignons tout notre soutien aux forces de la Loduarie qui encore une fois, se constituent en avant-garde du changement. Nous appelons donc tous nos membres à s'investir davantage en ce sens, en constituant des brigades de camarades volontaires, afin de les envoyer poser les clous du cercueil de la réaction, que ce soit en Retsvinie, en Antarès et en Gotterland, où il nous faudrait au préalable prendre contact avec les différentes forces de la rupture, afin de dessiner l'esquisse d'un mouvement de libération, loin de l'attitude particulièrement lâche et tourne-casaque qui nous a été donnée de voir de nations aux gouvernements se prétendant révolutionnaires, qui se sont empressées, lorsque l'espoir du changement ne fait que poindre à l'horizon, de trahir leurs engagements. Bien entendu, je ne vous dirai point le nom de ce gouvernement, si ce n'est n'est que cela commence par un Kar-, et que cela se termine par un -ty.

Nous sommes prêts à recueillir tous les avis de cette assemblée, dans ce projet d'édification d'une véritable force militaire et militante propre à l'UICS.


Je vous remercie de votre attention.
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Prise de parole du représentant de la Nation Communiste de Loduarie, Camarade Maxence Valley.


Camarades,
Nous passerons sur les différentes affaires assez sommairement, à l'exception de quelques points.
Le fait que la Poëtosvovie ait quitté l'union d'une manière incongrue en tapant du pied ne change rien à ma vie et à la vôtre. Nous n'en n'avons strictement rien à cirer qu'un pays failli qui reposait sur cette union comme un enfant sur sa mère ait décidé de faire sa crise d'adolescence et de partir. Ce n'est pas comme si ce pays avait réussi à obtenir une crédibilité diplomatique au fil des années et au fil de ses interactions. Sa présence même en cette union était une incohérence dès le départ qui fut possible que parce que le sommet de Lyonnars n'avait été que très peu regardant sur ses différents futurs membres, à notre plus grand regret. Néanmoins nous souhaitons donc un bon départ à la Poëtosvovie, et soit dit en passant la bienvenue à nos nouveaux membres.

Concernant Antares, et l'état du monde en particulier. Ce sujet nous intéresse tout particulièrement, comme vous pouvez vous en douter. Avant toute chose, nous souhaitons faire quelque chose qui a été oubliée jusqu'à maintenant et qui aurait dû être fait bien plus tôt.

Le délégué se lève, imité par ses camarades Loduariens, et Goïdanais.

Nous souhaitons réaliser une minute de silence pour nos camarades Estaliens, Illériens, Kah-Tanais, Marheniens, Kaulthes et Altrechois tombés au combat face au facisme Hostalien et à ses allié complaisants que sont les ONDiens.

Les délégués Loduariens et Goïdanais observent la minute de silence, debout. (libre à vous de faire de même ou pas).

Nos camarades sont morts pour une cause à laquelle nous n'avons malheureusement pu nous battre en raison de la situation de notre pays. La mort du Camarade Secrétaire Général n'a pas aidé notre pays à aller mieux, mais nous sommes désormais sur une bonne voie désormais. Tout comme l'Union l'est.
Nous connaissons tous la situation. Cette guerre déclenché par l'Hostaline, démontrant le visage faciste et complaisants de certains régimes, et la guerre qui a fini par être engendrée à Carnavale, après que les deux différents vices capitalistes se soient rencontrés telles deux camions dans un accident de la route. Nos ennemis s'embourbent ou disparaissent, et nous sommes là, à regarder. Nous avons désormais une chance d'offrir à l'Union la place pour laquelle elle était destinée à sa création et ainsi illuminer l'avenir des camarades prolétaires du monde entier. La Loduarie elle même a choisi d'agir une nouvelle fois. Nous avons lancé une opération militaire spéciale en Antares pour mettre fin à la guerre civile en cours dans ce pays et ainsi permettre à nos camarades d'Antares de prendre en main leur vie sans être utilisé comme chair à canon par un gouvernement désormais contrôlé par une clique d'espions.
La constitution d'une sorte de "brigade internationale" est remontée à nos oreilles et nous avons estimé, en interne au gouvernement Loduarien, que cela serait une bonne idée d'y répondre favorablement et constituant ce que nous allons appeler la "légion des prolétaires de l'étranger". Des infrastructures seront mises en place pour nos camarades pour leur permettre de participer à l'effort de notre opération puisqu'ils le souhaitent. Nous invitons nos camarades du monde entier à faire de même pour les cas de la Restivinie et du Gotterland dont nous maîtrisons malheureusement assez mal le sujet. La Loduarie a bon espoir de mettre en place ainsi une force commune à l'Union et ainsi nous offrir une crédibilité militaire qui est nécessaire plus que nous le pensons.

Quand au cas de Karty. La Loduarie dénonce formellement l'action Kartienne, ici même. Nous ne comprenons pas qu'un régime soit disant de gauche puisse préférer être complaisant envers un pays en guerre civile dirigé désormais par une clique d'espions et menacer un pays qui partage plus de liens communs avec lui. L'action Kartienne est irréfléchie et va fondamentalement à l'encontre de notre doctrine ici même. Nous invitons donc les pays et mouvements présents à l'Union à rappeller Karty à la raison. En agissant ainsi, nous entendons le Karty de l'époque impériale parler. Leur actions n'ont pas de sens et ils tueront dans l'œuf le peu de crédibilité qu'il leur reste sur la scène internationale si ils agissent de cette manière. Pour le propre bien de ce pays, ils doivent revenir à la raison.

Ce sera tout pour la Loduarie.
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La délégation du Kommunistische Partei Bachmeyers, ou Parti Communiste du Bachmeyer, prit alors la parole devant le Conseil Suprême de l’Union. Ce fut donc Ernst Busch, le représentant de cette délégation qui prit la parole et prononça les mots suivants.

Image de Ernst Busch

“L’UICS a en effet un problème camarades, celui de ne pas être actif au maximum dans la lutte de la libération du monde. Il faut que nous passons à l'assaut sur tous les fronts où l’ordre capitaliste possède une fissure qu’on peut exploiter.

Pour résoudre ce problème, nous au KPB saluons la louable initiative du PEV de former des brigades rouges pour la guerre de libération d’Antares en cours. Nous sommes d'accord avec l’idée que l’UICS a besoin d’une force armée expéditionnaire révolutionnaire pour frapper l’ordre bourgeois là où il vacille.

Notre parti n’est aucunement étranger aux combats de rue. Nos forces paramilitaires affiliées en ont vues des combats avec la vermine réactionnaire. C’est pour cela que le Kommunistische Partei Bachmeyers a l’intention de contribuer aux efforts vers une force expéditionnaire révolutionnaire pour l'UICS déjà commencés par le PEV. Ce que nous allons faire, avec l’aide de nos camarades de la force paramilitaire Rotfront, c’est créer 4 régiments à partir de soldats paramilitaires du Rotfront, qui se porteront volontaires pour propager la révolution, avec un total de 7239 hommes. Nous pensons aussi que cette force expéditionnaire, une fois formée, ira en priorité se battre au Götterland, pour 4 raisons. Tout d’abord, les götterlandais et les bachmeyerois parlent la même langue, ce qui rendra la tâche de coopération avec et de pacification des populations plus facile qu’en Antares, qui a une langue différente de la nôtre. Ensuite, il sera plus aisé de transporter nos camarades au Götterland par navire (de la même manière que le PEV), grâce à sa proximité relative comparée à la Loduarie. Puis, en Antares, étant donné le rapport des forces, et la division bourgeoise, une glorieuse victoire loduarienne a de fortes chances de se produire, à condition qu’il n’y ait pas d’intervention étrangère bourgeoise militaire, une chose ayant peu de chances de se produire. Dernièrement, nous possédons quelques informations quant à la situation de nos camarades au Götterland, et la situation n'est pas brillante. La-bas, l’Armée de Libération Populaire du Götterland, composée de camarades eurycommunistes et libertaires, est engagée contre diverses forces dans un pays où la gauche socialiste n’est pas profondément enracinée, contrairement à ses nombreux ennemis de droite. L’organisation de l’ALPG est déplorable, bien que son moral soit un peu meilleur. Nous savons également que la Listonie Pénitente a commencé à acheminer des vétérans de sa Legio Mortis à la Division Massenvernichtung, la principale milice fasciste du pays. Un possible déploiement de forces révolutionnaires permettrait de compenser les renforts actuels fascistes et potentielles d’autres factions et permettrait à l'ALPG d’avoir un atout important dans un pays livré en large partie à des milices peu entraînées et peu disciplinées.

Nous invitons bien évidemment tous les camarades qui le souhaitent d’apporter un aide, n’importe laquelle, à nos camarades götterlandais, afin de les renforcer aussi vite que possible, avant que d’autres puissances tels que la Listonie Pénitente ou, qui sait, l’OND n’apportent du soutien en masse. Quant à notre force de soldats, nous ne pourrons pas les déployer tout de suite, car même avec notre expérience en lutte armée, nous ne sommes qu’un parti et constituer des régiments pour se battre à l’étranger à temps plein n’est pas quelque chose avec lequel nous avons beaucoup d’expérience.


Quant au sujet de la Poetoscovie, nous estimons que sa défection est une bonne nouvelle. Lorsqu’un gouvernement qui était vu comme étant un défenseur des ouvriers dévoile son vrai visage, les défenseurs du prolétariat ne peuvent rien y faire, sauf avancer avec la connaissance que ce gouvernement est de l’autre camp.

Quant à Karty, cette trahison, de s’aligner avec un état bourgeois en pourriture extrême, dominé par une clique d’espions, n’est malheureusement pas le premier signe de leur perfide traîtrise. On peut déjà s’interroger sur la présence de l’ancien Chancelier de la république bourgeoise de Karty à la tête d’une prétendue république socialiste. Clairement la révolution en Karty a été bâclée, et l’ancienne mentalité reste d’actualité. Il semblerait que Karty, malgré sa réputation pour les bouleversements, tout cela n’est que de façade, l'intérieur du régime politique ne changeant point d’un régime à l'autre.

Je laisse maintenant la parole à mes camarades qui souhaitent s’exprimer devant le Congrès Suprême.
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Antoine Vallin après la pause café. // le Mentaliste, personnage d'une série éponyme américaine. Je sais... C'est particulier pour un révolutionnaire...

« Camarades, que l’on brûle cette sorcière d’Orlovski. »

Prise de parole des délégués du Parti Communiste Antérinien.


Cela faisait bien longtemps que les révolutionnaires antériniens n’étaient pas revenus à Lyonnars après les incidents ayant eu lieu lors d’un simple exercice de routine… Seulement, plus que jamais, le camarade Vallin voyait le monde s’écrouler ; le monde bourgeois et réactionnaire. Plus que jamais il était persuadé que la révolution allait prendre racine dans les terres réactionnaires ; plus que jamais il était persuadé que l’Antérinie allait enfin battre pavillon rouge. Le monde change, et dorénavant il ne tournait plus uniquement autour d’Aserjuco ou de Manticore ; mais aussi et surtout autour d’Axis Mundi et de Lyonnars. Et enfin peut-être, le prolétariat antérinien allait-il briser ses chaînes ; enfin peut-être la démocratie populaire allait s’instaurer sous l’égide du Parti Communiste Antérinien. Avec les bouleversements que connaît ce monde ; enfin peut-être le palais impérial allait brûler et avec lui l’ordre bourgeois et conservateur imposé au peuple.

Le monde changeait, et Vallin enthousiaste ; n’attendait qu’une chose ; que cette conférence se finisse. Après avoir pieusement observé la minute de silence délivrée au nom des camarades illiréens, kaulthes, estaliens, kah tanais, marheniens et altrechtois. Il écouta avec attention ce qu’avaient à dire les camarades du Brachmayer et ceux de Loduarie, ceux qui au fond tiraient réellement les ficelles. Vallin écoutait avec une grande attention la nouvelle ligne loduarienne ; le P.C.A n’était rien d’autre que l’arrière cour de Lyonnars ; rien d’autre qu’une clique de domestiques plus ou moins savants prenant la parole après le maître pour répéter avec clarté, peut-être avec tact, et répondre aux malandrins qui osaient remettre en question la vérité absolue qui était professée par les Loduariens. Il va sans dire, que ces derniers pouvaient compter sur des hommes dévoués, trop dévoués même ; incapables de se rendre compte d’une chose ; c’est que leurs échecs électoraux sont avant tout dus à leur propre incapacité à prendre des décisions par eux-mêmes ; le communiste antérinien est stupide ; aveuglé en sa foi et incapable de voir qu’ils ne sont rien sans le P.E.V ou la Loduarie. Seulement, comme ils ont bonne mine, qu’ils applaudissent bien et qu’ils ont la sagesse de ne pas remettre en question la doctrine loduariste ; et bien ils ont été accueillis à bras ouverts ; comme lorsque l’on embauche une nourrice. Et le pire dans cette triste affaire ; c’est que Vallin n’a même pas conscience de sa propre bêtise ; il est un pion d’autant plus docile que ce dernier se croit pleinement indépendant…

Il se prends pour un révolutionnaire modèle ; libre, qui ose remettre en question le capitalisme, qui ose remettre en question le conservatisme antérinien, qui ose proposer une alternative utopique… Quel homme n’est-ce pas ? Quel oiseau ! À défaut d’être un aigle royal, il est au moins un moineau. Moineau d’autant plus stupide qu’il se convainc lui-même de participer aux libérations prolétaires chaperonnées par quelques chefs d’orchestre particulièrement habiles dans leur industrie. Il se revendique guerillero ; sa seule expérience du combat se limite à avoir poser avec une mitraillette dans les brousailles du centre de l’U.C.C.N… Il s’applique aussi à passer pour tribun charismatique et éloquent ; ses seuls auditeurs ne sont rien d’autres que quelques étudiants embourgeoisés ayant du temps à perdre et déterminés à déplaire à leurs parents. Le voilà ce brillant camarade ; soldats trouvé au rabais, orateur de seconde zone mais communiste convaincu. Il est tellement pénétré par ses idéaux qu’il en vient à en faire une religion ; et dans cette dernière le Christ n’est rien de moins que Lorenzo. Et naturellement il prêche cette dernière avec ardeur ; faisant du communisme le nouveau catholicisme en y substituant l’amour pour la haine. La délivrance et l’avènement du Royaume de Dieu serait la révolution et les bains de sang qui l’accompagneront. Mais lui se réjouit de ces torrents de sang qui inonderont le pavé antérinien ; tant que les suppôts de Satan, enfin du capitalisme, soient punis. Peu lui importe de savoir que des litres et des litres de sang gicleront. Son seul objectif n’est rien d’autre que la purification du corps social antérinien ; et il chassera à l’instar des inquisiteurs des temps modernes tout ceux qui oseraient remettre en doute la suprématie morale du socialisme.


« Camarades, le monde change, comme l’a si bien avoué le camarade Marcos. Le monde change mais pourtant les mentalités n’évoluent pas avec lui ; la révolution kartienne a renversée les cliques réactionnaires de Karty ; elle a chassée les Stanislas et pourtant elle n’a pas réussi à remodeler l’État d’esprit des kartiens. Ces hommes se comportent toujours comme des bêtes et leurs gouvernements de petits-bourgeois s’étant récemment découverts une conscience prolétaire agissent toujours comme l’aurait fait un gouvernement réactionnaire. Au nom de traités internationaux signés par des têtes couronnées qui bafouaient allègrement les droits du Peuple kartien, ces lâches n’osent pas jeter du leste ; c’est à dire abandonner le régime bourgeois d’Antares en pleine agonie ; gangrené par les réactionnaires et les fascistes militaristes. Pire encore, ils trahissent une alliance qui aurait pu s’avérer fructueuse avec les Nation des prolétaires ! Le régime change, mais le logiciel de pensée des élites reste toujours le même ! Toujours ces vieux croûtons d’Ancien régime qui gardent la main sur les affaires importantes ; toujours la même ministre ; qui traîne constamment les intérêts supérieurs du prolétariat dans la boue. En trahissant la Loduarie, elle ne trahit pas uniquement les différents Partis Communistes, mais elle abandonne le prolétariat. Le régime kartien vient de montrer son vrai visage ; il est un fait que nul ne peut renier ; ils se disent socialistes tout comme ils se sont dit libéraux avec Teyla ; les Kartiens sont des lâches en plus d’être des traîtres. Ce ne sont rien d’autres que des vermines qui ont trahi le prolétariat tout entier. Ils l’ont d’abord martyrisé, ils l’ont ensuite humilié avant de s’asseoir dessus de l’écraser.

Cette trahison fait d’autant plus mal que j’ai applaudit proclamation de la république fédérale kartienne ! Oui j’ai eu la faiblesse d’esprit de croire que tout allait enfin changer. Seulement je me trompais. Je me trompais car Orlovski a trahit ses promesses ; elle a trahit les Kartiens et elle a trahit les prolétaires du monde entier. Mais après tout, à quoi nous attendions-nous ? Pourquoi imaginions-nous que tout allait changer ? Les Kartiens, camarades, ne sont rien d’autre que des ânes bâtés, des barbares n’ayant pas encore découvert la véritable littérature et surtout ayant dépassés les structures de pouvoir primitives. Pour tout vous dire, je suis à peu près que même en Achosie ils sont plus évolués… Même si je vous l’accorde, ce terme est quelque peu exagéré pour des sauvages. Camarades, les Kartiens sont les Achosiens de Leucytalée ; c’est à dire des sauvages, des barbares, des animaux. Il m’est évident que pour un Kartien, seul le bâton peut le faire évoluer ; lui faire prendre conscience qu’il appartient à quelque de plus grand que lui-même ; qu’il appartient au prolétariat. Et cette trahison m’est d’autant plus insupportable que tout comme vous j’ai applaudit la proclamation de la république fédérale ; devrions-nous dire la ripoux-blique ! Ces bâtards sont coupables d’avoir trahi ce qui faisait d’eux des « socialistes » ; cette sorcière est coupable d’avoir perpétué son alliance avec les pires régimes de cette planète ! D’abord elle ne renonce pas à son alliance avec le parangon de la réaction, ensuite elle perpétue ses liens avec les petits-bourgeois d’Antares et ensuite elle ose aller reprocher aux camarades loduariens de défendre les intérêts du prolétariat face à un gouvernement qui se décompose et qui pourrit ! Camarades ! Qu’attendons-nous pour brûler cette sorcière ?

Car le cas Karty est assez symptomatique de l’échec de certaine révolution ; nous pouvons renverser le maître, mais si son esclave persiste à conserver les mêmes réflexes, il est inutile d’espérer que cette nouvelle république perdure. Si le ver est dans le fruit, le fruit est déjà pourri avant même de prendre des couleurs. C’est pour cela que la révolution kartienne est un échec ; car elle n’a pas réussi à diffuser l’esprit révolutionnaire qui lui était associé ; ce dernier s’est bien trop vite essouflé et a perdu toute sa complexité ; tout ce qui en faisait son essence même s’est déjà envolé. Pour remplacer cet échec, le nouveau régime, qui avait déjà conservé ses éléments bourgeois et conservateurs est obligé de faire appel à la réaction ; le socialisme civique n’est rien d’autre qu’un national-socialisme dégénéré ; la communauté raciale cette fois-ci est remplacée par la communauté citoyenne. Une communauté extrêmement fermé et des intérêts qui ne sont que purement nationaux. La révolution kartienne n’a pas porté un nouvel espoir pour les socialistes elle la revanche d’une réaction ! La révolution n’a pas été assez sanglante ; la preuve la Première ministre du Tsar est aujourd’hui la présidente de cette fédération dégénérée ! Cette traînée, après s’être acoquinée avec les conservateurs a décidé de se maintenir au pouvoir en s’offrant sans la moindre vergogne aux forces populaires ! Seulement elle n’a rien fait ; aucun changement d’état d’esprit, aucune mise à jour du logiciel de pensée ; seulement une mascarade ! Camarades ! Qu’a fait cette catin au pouvoir ? Mis à part trahir et tergiverser ? Rien ! Camarades ; nous nous sommes faits tromper ; la réaction kartienne n’a fait que se déguiser ; Müller et Orlovski sont les mêmes ; à la différence près que la seconde a réussi à se faire passer pour une amie du peuple ! Avant le noir caractérisait les conservateurs, dorénavant c’est rouge !

Cet exemple illustre parfaitement un point essentiel ; la libération prolétaire doit s’accompagner d’une purge systématique des éléments bourgeois et réactionnaires ; les sirènes conservatrices sont bien trop dangereuses pour qu’on puisse les laisser chanter. Que le sang gicle ! Que les ennemis du prolétariat trépassent ! Les éléments contre-révolutionnaires sont dangereux, ils représentent l’épée de Damoclès qui menace de s’abattre sur les régimes socialistes qu’ils doivent êtres éliminés. C’est pour cela que la libération des prolétaires d’Antares doit s’accompagner d’une traque des traîtres, des collaborateurs, des dirigeants de cette république corrompue jusqu’à la moelle ! Pendez les curés, les politicards et les chefs d’entreprise ; le peuple n’a pas besoin de ses exploiteurs et de ses dealers leur murmurant de se soumettre à leurs maîtres au nom de la volonté de Dieu. Qu’on les pende ! Il faut empêcher que le prolétariat antérien soit empoisonné par ces vipères ; il faut empêcher que la réaction réussisse à triompher et à s’installer, à ronger et grignoter tels des rats les fondements du nouveau régime ; combien de républiques socialistes sont tombées à cause du détournement des institutions populaires par des suppôts de la réaction ? C’est pour cela qu’il faut garder à l’esprit une chose ; que l’Antares ne doit pas connaître le même sort que Karty ; nous devons modifier profondément le logiciel de pensée des Antariens. Les chars des camarades loduariens libérant les prolétaires d’Antares ne suffiront pas si ces derniers se jettent dans les bras, des curés, des ratons et des patrons ; il faut des cordes et des guillotines ! La réaction est insidieuse et vicieuse ; c’est pour cette raison que l’on doit l’extirper de tout les corps sociaux.

Vous pouvez m’accuser d’être une tricoteuse des caniveaux ; d’attendre que le sang gicle pour m’en régaler tel un vampire. Mais seulement c’est faux. Tout comme vous j’attache une grande importance à l’homme ; je suis profondément humaniste, mais je ne suis pas naïf. Lorsqu’un voyageur essayant de passer au travers d’un col de montagne sinueux croise sur son chemin une pierre ; essaie-t’il de la raisonner ? Non. Tout comme nous ne pouvons faire réfléchir des cailloux, nous ne pouvons infléchir les décisions des démons du prolétariat que l’on s’apprête à déposséder. Pensez-vous vraiment que le patron qui a vu son usine revenir à ses ouvriers voudrait bien coopérer avec les nouvelles forces populaires ? Pensez-vous que le curé à qui l’on vient de voler ses ouailles voudrait bien se faire soutien du régime ? Pensez que le politicien qui vient de perdre son siège travaillerait avec nous ? Non ! Si tes ennemis te veulent du mal ; et gardez-les près de vous ! Et si nécessaire, pendez-les ! Extirpez le ver du fruit avant qu’il ne pourrisse la récolte entière. Dans-ces cas là la solution est simple, claire comme l’eau de roche, limpide, elle coule de source. Il suffit simplement de tout vermifuger ; de se débarrasser de ces parasites là. Ce n’est pas un crime que d’enlever les puces et les tiques ? Que de dégager les poux et la teigne qui prolifèrent. N’est-ce pas ? Si plus de sang avait couler à Karty, nous n’aurions pas eu ce problème là.

Camarades, inutile de jouer les donzelles effarouchées, nous savons pertinemment que si Karty se serait purger de ses éléments réactionnaires, elle n’aurait pas accoucher de cette bête informe que l’on nomme si poliment ; « socialisme-civique » pour ne pas avoir à dire ; national-socialisme. Je ne crains que Karty soit perdue ; et j’espère qu’elle saura retrouver ses esprits en se débarrassant de ses mauvais génies. Et surtout, en se débarrassant d’Angèle Orlovoski. Mais je ne crains que le pays des Karts soit perdu. Cette sorcière a détourné notre doctrine pour en faire une affreuse mixture mêlant nationalisme, un brin de protectionnisme et pincée d’anti-capitalisme. L’internationalisme n’est rien qu’un mot vain pour ces animaux ; et je ne crains qu’il faille se résoudre à laisser Karty se dépatouiller dans ses mensonges et ses manigances. Des sanctions économiques devrait suffire ; et même si je suis lucide, le P.C.A a déposé une demande visant à rompre les liens diplomatiques avec le gouvernement kartien à l’Assemblée confédérale. Je ne crains malgré tout, surtout lorsque l’on sait comment Karty et le gouvernement antérinien s’entendent comme larrons en foire, que cette demande ne soit que purement symbolique. Mais même si nous ne pouvons agir en Antérinie, nous pouvons agir à l’étranger ; et le P.C.A est plein de vigoureux combattants n’attendant qu’une chose ; se battre pour leurs idées à l’étranger. Nous espérons pouvoir fournir au moins trois régiments pour suppléer les camarades loduariens sur le front. Des démarches sont d’ailleurs actuellement en cours pour pouvoir armer et équiper aux frais du P.C.A ces fiers et vaillants soldats. »

Il s’arrêta, prit un verre d’eau, essuya les quelques perles de sueur qui glissaient négligemment sur son front, rajusta son col et sa cravate avant de continuer :

« Camarades, excusez-moi. Je sais que j’ai été particulièrement long. J’espère simplement, que vous m’accorderez au moins quelques minutes pour je puisse exposer la position du Parti Communiste Antérinien sur les autres sujets qui nous sont soumis ; à savoir la situation au Götterland ainsi que le retrait des Poëtscoviens de l’Union Internationale du Communisme et du Socialisme.

Commençons avant tout par le plus simple ; qu’est-ce qu’est la Poëtscovie ? Si ce n’est un ensemble d’abrutis biberonnés à la littérature de seconde zone et incapables de pouvoir prononcer une pensée claire, fixe et permanente. C’est triste à dire, mais camarades, que perdons-nous ? Un État reculant sur tout les fronts ? Un État assouvissant ses désirs impérialistes sur des puissances à l’autre bout de son monde ? Un État qui s’accrochait à l’U.I.S.C comme un bébé à sa mère ? Ou du moins, comme un parasite bourgeois à son prolétariat. Soyons clairs, la Poëtscovie ne resplendit qu’au travers de l’U.I.S.C ; la vraie question n’est pas de savoir si la Poëtscovie avait raison de nous quitter ; c’est plutot est-ce que l’U.I.S.C avait besoin de la Poëtscovie ? Et bien la réponse est non. Elle n’apportait aucune richesse, elle n’est jamais intervenu dans un conflit et elle s’est en permanence alliée à des États bourgeois ou contre-révolutionnaire. Alors qu’apportait-elle à l’Union ? Elle ne contribuait même pas à apporter son quota de respectabilité vu que même le gouvernement antérinien a toujours considéré que les fous d’Hernani-Centre étaient plus dangereux que la politique éclairée de Lorenzo ; et ce pourquoi camarades ? Simplement parce que ces dingues sont capables d’adopter un comportement schizophrène ; vous baiser la main avant de vous poignarder de l’autre ! En Poëtscovie ; aucune politique ne peut-être menée sur le long terme car les engagements sont bien trop aléatoires ; comme si Sandro décidait de choisir une orientation sur les conseils de sa maîtresse ! Et comme il semblerait que ce dernier multiplie les conquêtes et bien il multiplie aussi les signaux contradictoires à l’étranger ! Que voulez-vous camarades ; certains ne sont pas faits pour gouverner tandis que certains peuples ne sont pas non plus faits pour régner ! Puissance de seconde zone, persona non grata sur son continent ; la Poëtscovie n’est rien d’autre qu’un boulet ; un poids qui nous coûtait bien trop. Dès lors, remercions le camarade Sandro de nous avoir délivré d’un poids bien trop lourd à porter ! C’est ce que l’on appelle dans le monde du cinéma un « happy ending », et surtout un « plot twist » extrêmement amusant vu qu’il réussit le double exploit de surprendre tout en sentant le plat réchauffé ; vous savez comme dans ces mauvaises suites où le protagoniste prends tout le temps la même décision qui le sort d’un mauvais pas ; et bien dans ce cas notre héros masqué fidèle à son inconstance qui en ferait pâlir de rage Karty a pris la décision la plus irrationnelle qui lui venait à l’esprit ! Au moins nous n’aurions pas à venir sauver la peau des poëtscoviens lorsqu’ils entreront en guerre contre le Jashuria…

Enfin camarades, je vous sens déjà ennuyés, je tiens simplement à ajouter sur le Götterland que la proposition des camarades du Brachmayer est une très bonne idée ; à défaut de faire triompher le socialisme à domicile, faisons le triompher à l’étranger ; n’est-ce pas ? Et c’est sur ce point là qu’il m’apparaît important de féliciter l’ensemble des partis et des États présents dans cette illustre assemblée. Nous écrivons ensemble une Histoire qui s’apprête à broyer les partis bourgeois et réactionnaires ; et comme nous en connaissons déjà l’issue de tout régime libéral ; à savoir la révolution ; nous espérons être prêt à cueillir dignement les fruits qui en tomberont lorsque cette dernière éclatera. Et j’espère qu’un jour que l’Antérinie siégera ici en tant qu’État membre de droit et j’enjoins à tout nos camarades de ne pas perdre espoir ; la roue tourne et elle écrasera sous son poids les régimes réactionnaires et fascistes ! Je n’espère qu’une chose, c’est que les élites et les intellectuels conservateurs seront eux-aussi écrasés.

Vive la secrétaire-générale Aurore ! Vive l’U.I.S.C. et vive nos camarades qui se battent dehors pour l’avènement d’un société libérée de l’oppression bourgeoise !"
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https://lvsl.fr/wp-content/uploads/2019/01/maxresdefault.jpg  Razmig Keucheyan
Lucien Bruguière


Camarades,

Il y a dans cette salle une tension que nul protocole ne saurait masquer, une tension faite de contradictions historiques, de lignes de fractures idéologiques, de fidélités qui se disputent l'âme même du mouvement communiste international. Mais il y a aussi ce formidable effort d'intelligence pour suivre la maxime célèbre << prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! >> pour œuvrer de concert à la cause des peuples opprimés malgré nos divergences. Je parle aujourd'hui au nom du Parti Communiste Radical, organisation issue d'un pays qui porte en lui une contradiction insoutenable : celle d'être à la fois une puissance fondatrice de l'OND, architecture globale de stabilisation de l'ordre bourgeois, et une terre où subsiste, lutte et s'organise un courant révolutionnaire qui refuse de se dissoudre dans la paix factice des marchés et des institutions libérales. Et, il faut le dire, j'ai honte de ce que notre pays commet à l'international pour défendre l'ordre réactionnaire et capitaliste. C'est une honte que nous assumons politiquement, dialectiquement, historiquement, parce qu'elle nous oblige à penser plus loin, à frapper plus juste, à ne jamais nous contenter de slogans vidés de leur substance par l'habitude. Et cette honte ne rendra que plus magnifique notre victoire contre ce système oppressif lorsque nous aurons brisé les chaînes.

Oui, camarades, nous appartenons à un État qui participe activement à la reproduction de l'ordre capitaliste international. Oui, notre drapeau flotte aux côtés de ceux qui organisent, rationalisent et exportent la domination économique sous couvert de stabilité. Oui notre pays perpétue un système colonial et néocolonial. Et pourtant, dans les entrailles mêmes de cet État, dans ses villes en mutation sur les cendres d'Estham, dans ses syndicats infiltrés par la mémoire et la conscience ouvrière, dans ses universités traversées par une jeunesse qui refuse de plus en plus l'héritage qu'on lui impose, une autre ligne existe. Une ligne de rupture. Une ligne de classe. Une ligne qui ne demande pas la permission d'exister, car personne ne lui donnera au sein d'une administration gangrénée. Et nous, PCR ayant réussit à réunifier une partie importante des courants communistes et socialistes réels de notre pays, nous sommes ici parce que nous avons choisi notre camp, et ce camp n'est pas celui de notre gouvernement, mais celui du prolétariat international. Et il le restera toujours.

La honte de notre régime n'est pas un affaiblissement lorsqu'elle est politisée. Elle devient un moteur et une arme dirigée contre les illusions nationales. Elle nous protège contre la tentation du compromis permanent et ainsi de la compromission, contre cette lente corruption des partis prétendument communistes qui, à force de composer avec l'État bourgeois, finissent par en devenir une simple composante régulatrice. Nous refusons cette trajectoire profondément conservatrice. Le Parti Communiste Radical ne sera pas un amortisseur social. Il ne sera pas un gestionnaire de la misère. Il ne sera pas une soupape permettant au capitalisme de survivre à ses propres crises. Il est une organisation d'avant-garde en recomposition, disciplinée par le centralisme démocratique, orientée vers la conquête du pouvoir et la transformation structurelle des rapports de production, inspiré par les grandes révolutions passées dont la révolution loduarienne, et par les partis de plus en plus importants comme le PEV veslien avec lequel nous partageons de nombreux points communs.

Les interventions que nous avons entendues aujourd'hui ne doivent pas rester de simples prises de position nationales, mais doivent éclater et se diffuser autant que possible comme des symptômes d'une recomposition plus large du mouvement communiste mondial. La Loduarie avance, non sans contradictions il faut aussi le reconnaître, vers une réaffirmation de sa capacité d'intervention directe, et il me semble que c'est pour le mieux. Il me semble que l'augmentation des capacités d'actions d'une des principales puissances révolutionnaires est un signe encourageant pour tous les peuples opprimés de ce monde. Les communistes du Bachmeyer posent la question essentielle de la projection révolutionnaire organisée. Ceux d'Antérinie, dans leur excès même - excès que nous ne critiquons pas tant la lutte appelle à celui-ci -, révèlent une vérité que beaucoup préfèrent contourner : la révolution n'est pas un processus propre et lisse qui prendra la forme policée qu'attend le capitalisme, elle est une rupture violente qui exige une destruction brutale des rapports sociaux.

Nous ne partageons pas toutes les formulations, encore moins certaines outrances qui confondent analyse matérialiste et déchaînement pulsionnel, mais nous refusons de nous réfugier dans une posture morale abstraite qui condamnerait la violence révolutionnaire tout en acceptant la violence quotidienne du capital. Tomber dans ce piège reviendrait à devenir des sociaux traîtres et des sociaux démocrates prostitués au libéralisme. Ce que nous affirmons, c'est que la violence n'est ni un fétiche ni un tabou dans notre lutte. Elle est une fonction historique, déterminée par les rapports de force. Elle doit être organisée, dirigée, subordonnée à une stratégie politique claire et à une situation qui la nécessite. Sans cela, elle devient errance, elle devient contre-productive, elle devient récupérable par les ennemis mêmes que nous prétendons combattre, et récupérable au sein de nos mouvements par l'ennemi intérieur. Soyons clairs, des forces réactionnaires sont infiltrées parmi nous. Si certaines comme la Poetoscovie sont parties, d'autres s'accrochent, habilement camouflées et prêtent à prendre le pouvoir révolutionnaire entre leur main pour leurs intérêts.

La question des brigades internationales, des forces expéditionnaires révolutionnaires, ne peut être traitée avec légèreté. Nous soutenons le principe d'une capacité militaire coordonnée à l'échelle de l'Union si celle-ci est organisée de telle manière à incarner et demeurer un outil stratégique au service de situations concrètes où les conditions objectives et subjectives de la révolution sont réunies pour une action militaire, sans quoi l'internationale réactionnaire n'hésitera pas à se réunir pour nous détruire, en ce sens nous devons être plus malins qu'eux. Antares, le Götterland, d'autres terrains encore, doivent être envisagés comme des espaces de lutte où chaque erreur se paie en vies humaines et en reculs politiques. Le Parti Communiste Radical est prêt à participer à cet effort, mais il le fera selon ses propres modalités organisationnelles, en articulation avec son travail interne et selon évidemment ses moyens. Nous ne sacrifierons pas la construction de notre base dans l'Empire pour une aventure extérieure mal calibrée car l'internationalisme n'est pas la dispersion mais est la coordination de luttes enracinées. Il est la mise en commun de ressources politiques, théoriques et matérielles au service d'une stratégie globale. Il exige de chaque parti qu'il soit fort chez lui pour être utile ailleurs. Et pour cela, notre mouvement qui n'est pas encore des plus puissants bien que dynamiques, doit vous le comprenez, concentrer une majeure partie de ses ressources à se structurer durablement dans nos territoires, infiltrer les strates de la société, et réussir à renverser le régime impérial à termes. Cela prit en compte, nous mettrons à disposition les moyens envisageables qui nous restent pour aider cette entreprise révolutionnaire.

Concernant les défections, les trahisons, les incohérences que certains ont évoquées, je ne m'épancherai pas inutilement longuement dessus et nous dirons ceci : le mouvement communiste n'a jamais été un bloc homogène. Il est traversé de lignes antagonistes, de déviations, de reculs, de recompositions permanentes. C'est précisément ce mouvement qui nous garde du conservatisme. La sortie d'un acteur instable n'est ni une tragédie ni une victoire en soi. Elle est un fait politique qui doit être analysé avec pragmatisme. Ce qui compte, ce n'est pas de conserver des membres à tout prix, mais de renforcer la cohérence stratégique de l'ensemble en vue de la lutte finale.

Le cas de Karty, quant à lui, ne doit pas être réduit à une invective. Il pose une question fondamentale : que reste-t-il d'une révolution lorsque les structures de pensée de l'ancien régime subsistent ? Peut-on transformer un État sans transformer les appareils idéologiques qui le reproduisent ? Peut-on proclamer le socialisme tout en conservant les réflexes de gestion bourgeoise ? Nous ne prétendons pas apporter ici une réponse définitive, mais nous affirmons que toute révolution qui ne s'accompagne pas d'une transformation profonde des rapports sociaux, culturels et institutionnels est condamnée à produire des formes hybrides, instables, vulnérables à la récupération réactionnaire. Je ne crois pas un seul instant Karty sorti du système capitaliste et encore moins des systèmes de domination. Madame Orvolski est une bourgeoise qui corrompt la cause et une opportuniste qui a utilisé les revendications prolétaires pour se maintenir au pouvoir.

Camarades, nous sommes à un moment charnière pour l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme. L'ordre capitaliste mondial montre des fissures et ses limites,pas seulement économiques, mais politiques, militaires et culturelles. Les guerres périphériques, les crises internes des démocraties libérales, les recompositions géopolitiques, tout cela ouvre des espaces pour notre cause commune. Mais ces espaces ne se transforment pas spontanément en victoires révolutionnaires, et ils tendent au contraires souvent à aggraver les situations. Ils exigent donc une organisation, une discipline, une clarté idéologique que nous avons trop souvent sacrifiées au nom de l'urgence ou de l'unité de façade et les trop longs débats - quand bien même je loue les débats ayant cours dans cette fière assemblée.

Le Parti Communiste Radical n'est assurément pas un élève modèle, ni comme un donneur de leçons, mais comme une organisation en lutte contre ses propres contradictions, déterminée à ne pas s'y soumettre, comme nous tous ici je l'espère. Nous assumons notre position inconfortable, parce qu'elle nous oblige à être lucides. Nous ne sommes pas du bon côté de l'histoire par naissance, par drapeau ou par tradition. Nous le sommes par choix, un choix qui doit être réaffirmé chaque jour contre les pressions de l'État, contre les séductions de l'intégration, contre la fatigue militante elle-même. Nous serons aux côtés de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme tant que cette Union restera un instrument de lutte et non un simple forum de déclarations. Nous travaillerons à son renforcement, à sa structuration, à sa capacité d'action réelle. Mais nous le ferons sans abandonner notre autonomie critique, parce que l'internationalisme véritable n'est pas l'alignement et surtout pas la soumission, il est la convergence consciente de forces distinctes vers un objectif commun. L'histoire ne nous attend pas. Elle ne récompense pas les intentions. Elle tranche, elle sélectionne, elle écrase ceux qui hésitent. À nous de faire en sorte que, lorsque cette histoire se souviendra de nous, ce ne soit pas comme d'une génération qui a su parler de révolution, mais comme d'une génération qui a su la préparer, l'organiser et, le moment venu, la mener jusqu'au bout. Nous sommes du bon côté de l'Histoire, et comme le disent certains, nous briserons toutes les chaînes.

Vive l'internationalisme prolétarien. Vive la lutte des classes. Vive l'Union.
1733
Le délégué Loduarien prend la parole, après l'avoir laissé aux camarades de l'union qui souhaitaient parler.

Les peuples ont parlé.
Nous proposons à l'ordre du jour au vote 2 motions, donc.

Motion numéro 1, la création au sein de l'Union elle même une "Légion des Prolétaire du Monde Communiste", qui regrouperait des forces de volontaires et provenant de tous les horizons dont le commandement serait assuré par les différents membres de l'Union, en fonction de leur capacité militaires et de leur expérience.
Une telle force serait alors déployée sur vote du Conseil Suprême de l'Union, après des discussions bien évidemment et une raison valable.
L'objectif d'une telle force serait la suivante : appuyer les états membres dans le besoin face à un ennemi potentiel, garantir un soutien aux mouvements membres faisant de la lutte armée, et permettre de venir en aide aux populations dans le besoin sous l'égide de l'Union.
Une telle force sera entretenue et stationnée chez les différents membres de l'Union, tandis que le commandement principal d'une telle force sera localisé ici même au siège de l'Union.

Motion numéro 2, l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme condamne fermement les actions Kartiennes, propageant des valeurs anti-communistes et anti-socialistes tout en volant la rhétorique socialiste et communiste.
Nous accusons le gouvernement Kartien d'usurper les valeurs communistes et socialistes pour servir son propre bien et condamnons cette dérive dangereuse.
Nous condamnons l'action Kartienne à l'encontre d'un pays membre de l'Union, qui par la même occasion met en danger les différents pays et mouvements membres de l'Union étant donné que le pays visé est celui qui accueille les institutions de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme.

Camarades, à vos votes.


Réunion du Conseil suprême de l'Union, vote


Vote des 20 représentants de la Nation Communiste de Loduarie


  • Motion numéro 1 : POUR
  • Motion numéro 2 : POUR


Vote des 15 représentants de Goïda


  • Motion numéro 1 : POUR
  • Motion numéro 2 : POUR
10678
https://i.imgur.com/MMBNzCT.png

Prise de parole de la délégation des Communes Unies du Grand Kah.

« Camarades,

La délégation du Grand Kah a pris connaissance avec l'attention requise des deux motions soumises à notre délibération par la délégation loduarienne. Leurs implications structurelles nécessitent un examen rigoureux.

Nous ne saurions remettre en cause le principe de la solidarité internationale en actes, l'histoire de notre propre Confédération étant intimement liée à cette nécessité matérielle. Aussi prendrais-je la peine de rappeler à cette assemblée que la tradition des Brigades Internationales est une composante fondamentale de la praxis kah-tanaise : qu'il s'agisse de la libération de Kotios, de notre appui au Gondo, ou même du soutien apporté jadis par nos volontaires à la révolution loduarienne elle-même, le Grand Kah n'a jamais failli lorsqu'il s'agissait de fournir des ressources humaines et matérielles aux mouvements d'émancipation. Cependant, il convient de s'arrêter sur la méthode d'organisation de ces forces.

Dans la doctrine communaliste, une brigade internationale est, par définition, une force ad hoc. Elle naît d'une urgence spécifique, s'agrège par le volontariat conscient de citoyens mobilisés pour une cause précise, et surtout, elle se dissout une fois sa mission historique accomplie. Cette impermanence est une nécessité structurelle : elle garantit que la force armée reste subordonnée au peuple qui l'a mandatée et empêche la formation d'une caste militaire professionnalisée, isolée des dynamiques sociales.

La motion qui nous est proposée aujourd'hui propose une architecture radicalement différente. L'établissement d'une force permanente, dont le commandement centralisé serait localisé "ici même au siège de l'Union", soulève des problématiques institutionnelles majeures.

D'un point de vue purement matérialiste, la centralisation d'un tel appareil de coercition au sein d'une unique capitale géographique et administrative – en l'occurrence Lyonnars – implique de facto sa subordination aux logiques étatiques et logistiques de la nation hôte.

Quelles que soient les garanties collégiales avancées sur le papier, la réalité matérielle d'une chaîne de commandement centralisée transforme inévitablement cette "Légion" en une armée supranationale permanente. Pour les Communes Unies, dont toute l'architecture politique vise à conjurer la concentration du pouvoir et le césarisme militaire, la création d'un tel outil échappant au contrôle direct et continu des assemblées populaires locales est structurellement inacceptable.

Ensuite, nous nous devons d'aborder le contexte de cette proposition, qui ne saurait être détachée du contexte géopolitique. En effet, nous sommes saisis de cette motion appelant à la constitution d'une force d'intervention sous bannière de l'UICS à l'instant précis où la nation hôte de notre organisation, la Loduarie, se trouve engagée dans une vaste opération militaire unilatérale sur le territoire antarien. Il ne nous appartient pas, dans cette intervention, de juger du bien-fondé ou des éventuels mérites libérateurs de cette opération loduarienne. Nous nous en tenons à l'observation des faits : cette campagne a été décidée en dehors des instances de l'UICS, elle répond à des impératifs stratégiques et territoriaux propres à l'État loduarien – notamment la sécurisation de ses enclaves et de ses axes de passage vitaux – et elle s'inscrit dans un agenda nationaliste que les autorités de Lyonnars assument pleinement.

Dans ce contexte très précis, proposer la création d'une force armée internationale centralisée nous paraît pour le moins inopportun.

L'adoption de cette motion risquerait d'être perçue, à tort ou à raison, comme une tentative de légitimation multilatérale – un blanchiment institutionnel – d'actions militaires relevant de la seule diplomatie loduarienne. L'Union Internationale du Communisme et du Socialisme est un forum de coordination des luttes ouvrières ; elle ne saurait devenir, même par effet de structure, l'instrument de couverture de la politique étrangère d'un seul de ses États membres.

Pour ces raisons – l'incompatibilité de ce commandement centralisé avec la souveraineté populaire, et l'inadéquation manifeste du calendrier stratégique –, la délégation du Grand Kah émet un vote DÉFAVORABLE concernant la Motion numéro 1.

(Le représentant marque une très courte pause)

Nous nous penchons à présent sur la seconde motion, qui appelle à une condamnation formelle de la République Fédérale de Karty.

Ici encore, notre délégation souhaite apporter une perspective d'analyse structurelle, en s'efforçant de dépasser les jugements de valeur pour s'en tenir à l'examen des faits et des logiques institutionnelles : la motion qui nous est présentée repose sur trois piliers argumentaires que nous jugeons problématiques : un amalgame entre la sécurité de la nation hôte et celle de l'UICS, une lecture univoque de la doctrine socialiste, et une méconnaissance apparente des cadres diplomatiques dans lesquels évoluent les nations souveraines.

Premièrement, sur l'argument sécuritaire. La motion stipule que l'action kartienne "met en danger les différents pays et mouvements membres de l'Union étant donné que le pays visé est celui qui accueille les institutions de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme". Ce raisonnement, camarades, opère une fusion dangereuse entre la localisation géographique de notre siège et l'identité politique de notre organisation. L'UICS est une idée, une convergence de volontés, pas un ensemble de murs à Lyonnars.

Réduire son existence et sa sécurité à l'intégrité territoriale de la Loduarie est un raccourci qui vide notre projet internationaliste de sa substance.

Si nous devions suivre ce raisonnement réducteur jusqu'à sa conclusion logique, il nous faudrait alors questionner l'origine même de la menace. La tension actuelle n'est pas le fruit d'une agression spontanée de Karty contre le socialisme mondial. Elle est la conséquence directe d'une opération militaire unilatérale menée par la Loduarie en Antares, nation avec laquelle Karty est liée par des traités de défense. La situation est donc la suivante : un État membre engage une action offensive, créant par là même un risque de riposte conventionnelle sur son sol, puis utilise ce risque auto-généré pour exiger de l'ensemble de l'Union une condamnation préventive de la nation adverse.

Si la localisation de nos institutions sur le territoire d'une nation engagée dans une politique extérieure offensive devient un passif sécuritaire pour l'ensemble de l'Union, la conclusion rationnelle n'est pas de condamner les nations qui réagissent à cette politique, mais peut-être de réévaluer la pertinence de cette localisation.

Deuxièmement, sur l'argument idéologique. La motion accuse Karty d'usurper "les valeurs communistes et socialistes". Cette assemblée, depuis sa fondation, a pourtant reconnu la pluralité des voies vers le socialisme. L'eurycommunisme loduarien est une voie, le communalisme libertaire kah-tanais en est une autre, le taihoranisme stranéen une troisième. L'Union Internationale du Communisme et du Socialisme s'est construite sur la reconnaissance de cette diversité, non sur l'imposition d'une orthodoxie.

Le "socialisme civique" kartien, avec ses compromis, son refus de la purge systématique et sa volonté de composer avec des réalités nationales complexes, s'inscrit dans cette lignée de voies non-orthodoxes. Il est, dans sa structure et ses ambitions, comparable aux modèles adoptés par plusieurs de nos membres qui ne suivent pas la ligne eurycommuniste la plus stricte. Condamner Karty pour "dérive" reviendrait donc à ériger le modèle loduarien en seul juge de la pureté révolutionnaire, et à lancer un avertissement à toutes les nations et mouvements de cette Union qui privilégient des transitions négociées et non-totalisantes. Cette motion, sous couvert de défendre une orthodoxie, nous semble en réalité être une attaque contre la pluralité qui fait la force de cette organisation.

Le Grand Kah, par principe, ne se prononcera jamais sur la légitimité interne d'une révolution ou d'un modèle socialiste tant que celui-ci respecte la souveraineté populaire et les droits fondamentaux, et met en place les politiques permettant l’avancée de la cause humaine. Il ne nous appartient donc pas de distribuer des brevets de conformité. Pour ces motifs structurels et politiques, qui tiennent à la fois de la logique institutionnelle et du respect fondamental de la souveraineté des peuples et de la pluralité idéologique de notre mouvement, la délégation du Grand Kah émet un vote DÉFAVORABLE concernant la Motion numéro 2.

Permettez-moi enfin de conclure en synthétisant la lecture que notre délégation fait de la situation institutionnelle dans laquelle ces deux motions nous placent. Il s'agit ici d'appliquer à notre propre organisation l'analyse matérialiste et dialectique que nous prétendons tous être la nôtre.

Nous devons d'abord constater les conditions objectives qui ont présidé à cette initiative. L'Union Internationale a été traversée par des chocs structurels récents : la perte de son leader historique et le retrait d'un de ses membres fondateurs. Dans une telle conjoncture, une phase de consolidation et de dialogue interne aurait semblé être la réponse attendue. Or, nous observons une dynamique inverse : une fuite en avant, une proposition de refondation radicale de nos structures. C'est un fait, et ce fait exige une analyse.

La présentation de ces deux motions, simultanément, semble être une manœuvre politique cohérente visant à transformer la nature même de l'UICS. La première motion, en proposant l’établissement d’une légion centralisée, vise à transformer ce qui est un forum de coordination politique en un appareil militaire supranational. La seconde, en exigeant la condamnation idéologique d'un État, vise à transformer ce qui est une plateforme de solidarité pluraliste en une instance de validation doctrinale, un tribunal de la pureté révolutionnaire.

La somme de ces deux motions passe ainsi pour une tentative de prise de contrôle stratégique sur l'Internationale. L'objectif matériel pourrait alors être de la restructurer en une alliance militaire et un bloc idéologique unifié, dont le centre de gravité et le commandement opérationnel seraient, de fait, situés à Lyonnars.

Cette tentative, cependant, ne peut qu'échouer, car elle ignore la diversité fondamentale qui compose notre organisation.

Certaines communes et brigades du Grand Kah, animées par un internationalisme sincère, apportent déjà leur soutien à l'effort de guerre loduarien en Antares. C'est leur droit souverain, et nous le respectons. Mais la Confédération du Grand Kah, en tant qu'entité politique, ne saurait en aucun cas aliéner une partie de sa souveraineté militaire à une structure permanente et centralisée, dont l'agenda serait dicté par les intérêts nationaux d'un seul de ses membres. Nos camarades du Negara Strana et d'autres nations non-eurysiennes partagent sans doute cette méfiance structurelle envers toute forme d'hégémonie.

Plus fondamentalement encore, la méthodologie employée par la délégation loduarienne révèle une contradiction qui invalide le projet lui-même. L'État loduarien a engagé une action militaire unilatérale en Antares, sur la base de son propre agenda stratégique, sans consultation préalable de cette assemblée. Ce n'est qu'après avoir créé une situation de fait, unilatéralement, qu'il vient aujourd'hui demander à l'Union les outils – militaires et diplomatiques – pour soutenir cette politique déjà en cours.

L'UICS est ainsi instrumentalisée non pas comme un organe de concertation préalable, mais comme une chambre de ratification a posteriori.

Camarades, nous ne sommes naturellement pas opposés aux mécanismes de solidarité, mais bien à ce qui pourrait la changer en outils de subordination. Le Grand Kah continuera donc de pratiquer l'internationalisme en actes, à travers le soutien direct et décentralisé aux causes qu'il juge justes, et non en se soumettant à un commandement centralisé qui servirait de simple relais à la politique étrangère d'une seule nation, fût-elle animée par des ambitions toutes révolutionnaires.

Je vous remercie de votre attention. »



Réunion du Conseil suprême de l'Union, vote


Vote des 20 représentants de l'Union des Communes du Grand Kah


  • Motion numéro 1 : CONTRE
  • Motion numéro 2 : CONTRE

2544
Logotype officiel

PARTI COMMUNISTE DE IAKUMIE
ЯКУУМЯА КОММУНИС ПАРТИЯТА | YAKUUMYAA KOMMUNIS PARTIYATA


Conseil suprême de l'Union, le 1er août 2019,

Camarades de la lutte prolétarienne,

Récemment arrivés au sein de l’Union internationale du Communisme et du Socialisme, il se peut que mes camarades et moi-même, représentants du Parti communiste de la République iakume, soyons encore quelque peu perdus au sein des discussions actuellement en cours dans les institutions de l’Union. Nous avons toutefois tenu à participer dès maintenant au débat engagé au sein du Conseil suprême.

Nous avons suivi attentivement les propositions de nos camarades loduariens ainsi que l’opposition exprimée par la représentation kah-tanaise. Concernant le premier point abordé, nous rejoignons nos camarades kah-tanais : si nous ne sommes pas opposés à la mise en place d’une Légion internationale ouvrière afin de combattre les ennemis du peuple, un commandement centralisé nous paraît incompatible avec les idées socialistes que nous défendons. Tout comme un État centralisé n’est pas en capacité de répondre efficacement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles, la rigidité d’un état-major unique, non régionalisé voire excessivement centralisé, ne ferait que détourner nos principes vers une forme de bureaucratie que nous combattons ardemment.

Concernant le second point, nous nous rangeons une nouvelle fois derrière nos camarades de la délégation du Grand Kah, dont les positions correspondent pleinement aux idées défendues par le Parti communiste de la République iakume. Le communisme, tout comme le socialisme, ne doit pas être encadré par une ligne idéologique rigide où l’Union ne deviendrait qu’un arbitre chargé de valider ou de rejeter les décisions des partis et des États populaires s’écartant du dogme établi. Dès lors que l’alternative socialiste proposée par la République fédérale kartienne répond à la volonté populaire, défend les droits fondamentaux des travailleurs et aspire à un progrès social et humain significatif, elle demeure conforme aux idéaux que nous défendons.

Notre point de vue pourra peut-être être amené à évoluer au fil des débats au sein des institutions de l’Union ainsi qu’au gré des discussions internes à notre parti, mais en l’état nous préférons privilégier la modération et une ligne politique conforme aux orientations définies par le Congrès annuel des adhérents et des représentants de la cause prolétarienne du peuple iakume.

Que la solidarité et la fratenité unisse à jamais la cause ouvrière !

Ymyrga Olyndor,
Secrétaire général du Parti communiste de la République Iakume (YKP),
Député communiste au sein du Tumuul de la République iakume,
Président de la délégation du YKP au Conseil suprême de l'Union.


Vote des représentants du Parti communiste de la République Iakume au sein du Conseil suprême de l'Union :

  • Motion numéro 1 : CONTRE
  • Motion numéro 2 : CONTRE
73

VOTE DES 20 REPRESENTANTS ALTRECHTOIS :

  • Motion numéro 1 : POUR
  • Motion numéro 2 : POUR

7293
.
Maria Goduski, représentante de la Fédération des Peuples Estaliens à l'UICS.


"Camarades de l'Union,

après consultation de la Commission aux Relations Extérieures et aux différents représentants politiques estaliens et kartvéliens siégeant au Conseil Suprême de l'UICS, l'Estalie se prononce défavorable aux deux mentions proposées par la Loduarie, cette décision tenant compte de l'argumentaire de nos camarades kah-tanais qui se révèle être ici le plus pertinent pour l'instant. En effet, il convient de mentionner la première motion quant à celle de la proposition d'une légion internationale sous l'égide de l'UICS comme douteuse à plus d'un titre au vu de sa structure. Le terme "légion" est déjà en lui-même suspect, la légion évoque la discipline et un esprit guerrier et fait inévitablement référence aux légions rhémiennes, une thématique qui a davantage sa place dans la récupération historique des régimes fascistes que dans une organisation visant à s'émanciper des vieux carcans nationalistes et romantiques pour permettre la libération du prolétariat mondial. Au-delà de la simple esthétique du mot, c'est bien la structure qui nous semble tout aussi problématique car la motion loduarienne propose une forme de mutualisation des effectifs et du matériel militaire des membres de l'Union tout en conservant précieusement le siège de l'état-major à Lyonnars. La tête de cette légion se situe au coeur du pouvoir loduarien, où ce dernier est effectivement tout-puissant, ce qui rend l'état-major lui-même vulnérable à tout retournement de situation de la part de la Loduarie qui ne s'est pas montré ces dernières années très stable politiquement, en témoigne l'assassinat du secrétaire Lorenzo il y a quelques années maintenant, lui-même assassiné par des membres de la Milice Anti-Corruption, sensée être un des piliers du régime. On peut supposer que tout ça, c'est derrière nous maintenant, mais les purges n'ont toujours qu'un effet temporaire, elles ne résolvent pas les problèmes structurels et ne font pas disparaître les conditions matérielles qui font advenir une opposition politique interne en Loduarie qui agirait de manière clandestine et violente, simple réponse à un régime lui-même violent et coercitif à bien des égards. Dorénavant, pour reprendre les arguments de nos camarades kah-tanais, la centralisation d'une telle force nous inquiète particulièrement et nos camarades kah-tanais ont parfaitement soulignés l'ambivalence de la légitimité d'une telle force : peut-on faire intervenir une force internationale comme celle-ci pour des interventions unilatérales dont la décision n'a été ni collective, ni discutée au sein même de l'organisation dont cette forces est supposée être dépendante ? En l'occurrence, cela ouvre la voie à envoyer nos fils et nos filles combattre dans des pays lointains pour des agendas nationalistes qui ne nous concernent pas et qui, de prime abord, n'ont pas étés décidés collectivement de manière démocratique. Sans l'assentiment des membres participants, comment l'intervention de cette légion peut-elle se révéler légitime à envoyer nos braves camarades mourir pour les intérêts d'autrui si nous considérons avoir des divergences sur les raisons de telle intervention d'un membre de l'UICS en dehors de ses frontières ? Je ne dis pas là qu'il faut proscrire toute forme d'intervention à l'étranger, ce serait bien hypocrite de notre part, mais lorsqu'il s'agit d'inclure des citoyens et des citoyennes de pays membres de l'UICS dans des conflits armés lointains, le minimum syndical serait peut-être que ces interventions soient validés par ces mêmes pays, auquel cas il faudra assumer de la part des soutiens de cette motion qu'ils répondent objectivement à des agendas nationalistes et qu'ils se torchent impunément avec la cause internationaliste que nous sommes sensés défendre dans cette organisation. Enfin, quant au côté humanitaire de cette légion, il existait déjà autrefois dans cette organisation des Casques Rouges, proposés par la Poetoscovie, dont l'Estalie, encore jeune fédération fraîchement libérée du joug capitaliste, a voulu symboliquement soutenir. A notre connaissance, personne d'autre n'a soutenu une telle initiative, il faut décidément attendre que les critiques pointent l'absence d'aide humanitaire loduarienne en Antares pour que Lyonnars ne daigne enfin bouger un petit doigt pour les populations civiles. Enfin, il convient de noter que l'organisation de l'aide à une nation socialiste en cas de guerre, principe que nous soutenons, doit se réaliser de manière spontanée et temporaire afin d'éviter que les forces participant aux opérations et restant permanentes après le conflit ne deviennent à leur tour une forme d'aristocratie militaire qui pourrait à son tour dévoyer les efforts révolutionnaires que nos camarades réalisent sur le terrain. Pour ces raisons, ainsi que celles évoquées plus tôt par nos camarades communalistes, nous rejetons formellement la première motion.

En ce qui concerne la deuxième motion visant à condamner Karty et ses actions anticommunistes, nous sommes de nouveau formellement contre. Il ne convient pas à l'Union de décider de condamner idéologiquement ou non une nation en particulier au profit de l'agenda de la politique internationale d'un de ses membres, aussi important soit-il. L'UICS a des ennemis déclarés, telles que l'Organisation des Nations Démocratiques, mais son rôle n'est pas de condamner ces dits ennemis mais de s'assurer que le bloc socialiste que nous représentons reste uni malgré nos différences idéologiques parfois profondes, afin de ne succomber ni au dogmatisme de certains de nos camarades les moins attentifs, ni à la division définitive qui prononcera de facto la fin de notre mouvement et le triomphe du capitalisme. De ce fait, la proposition de condamner unanimement Karty en tant qu'organisation internationale est mal venue et pour ainsi dire hors de propos de ce Conseil. Ce sont aux Etats, en fonction de leurs intérêts géostratégiques, de condamner individuellement Karty s'ils considèrent sa politique antisocialiste ou anticommuniste. Pour notre part, l'Estalie a déjà averti et condamné Karty pour certains de ses mouvements diplomatiques les plus osés, notamment ses récents accords avec la nation fasciste de Vahrénie contre laquelle l'Estalie se prononce ouvertement ennemie, quitte à prendre les armes s'il le faut. Cependant, ce n'est ni à l'Union, ni à l'Estalie, de considérer la voie kartienne vers le socialisme comme juste ou dévoyée, c'est la boîte de Pandore à ne surtout pas ouvrir, auquel cas nous nous exposons aussi à une purge de tous les éléments non-orthodoxes du socialisme et du communisme de ce Conseil. Nous n'avons pas une volonté excluante et dogmatique au sein de cette assemblée, c'est ce qui nous différencie des mouvements réactionnaires et fascistes, camarades, n'oublions jamais cela ! Ne nous faisons pas les prêtres d'une nouvelle religion ! L'Histoire a montré à de trop nombreuses reprises que c'est en émettant ce genre de propositions à dessein purement purgatoires que le mouvement socialiste s'affaiblit et disparaît dans certains pays. L'opposition de Karty à la Loduarie est le fruit de conséquences d'une politique internationale voulue et souhaitée par la Loduarie elle-même et en aucun cas le résultat d'une idéologie fermement opposée au socialisme ou à l'idéologie loduarienne en elle-même mais bien de ses actions à l'international. Si Karty s'était enraciné dans un agenda antisocialiste et anticommuniste, la Loduarie n'aurait pas été la seule agressée, la guerre contre Karty n'est que la conséquence de votre politique et du jeu des alliances entre Karty et Antares. Une condamnation idéologique de Karty n'a donc ici aucune pertinence, l'idéologie de Karty n'est pas corrélée avec les raisons de son intervention à l'encontre de la Loduarie. Pour ces raisons, nous nous prononçons défavorables à la seconde motion loduarienne.

Merci de votre attention.
"


Réunion du Conseil suprême de l'Union, vote


Vote des 20 représentants de la Fédération des Peuples Estaliens


  • Motion numéro 1 : CONTRE
  • Motion numéro 2 : CONTRE


Vote des 15 représentants de la Fédération des Communes de Kartvélie


  • Motion numéro 1 : CONTRE
  • Motion numéro 2 : CONTRE

Vote des 15 représentants de la Démocratie Communiste de Translavya


  • Motion numéro 1 : ABSTENTION
  • Motion numéro 2 : ABSTENTION
(Pour éviter de braquer leurs actuels protecteurs estaliens ou leurs camarades idéologiques loduariens, la DCT a préféré s'abstenir sur la question).
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Prise de parole de la délégation illiréenne au Conseil Suprême


Une femme s'avança, le pas lent mais assuré. Des rides marquaient subtilement son petit visage encadré de cheveux d'un noir mat, vraisemblablement teints dans un effort d'endiguement des symptômes de la vieillesse que l'on pouvais lui supposer, tant par son apparence chétive et vouté que par les stigmates les plus physiologiques de la marche du temps. Elle arborait des yeux gris anthracites, profondément enfoncés dans ses orbites couronnés de fins sourcils, pigmentés de la même façon que sa coiffure. Mais ces yeux-là dégageaient comme une profonde impression de sévérité, dardant des éclairs sous l'ombre portée de cet implacable regard. Enfin, on eût pu soutenir que sa vision tranchante était responsable pour la multitude de rides, organisées en rayons, s'établissant sur le pourtour de ses yeux si singuliers. Elle prit la parole d'une voix claire et forte, comme indépendante de sa frêle cage thoracique ; le court des ans semblait avoir épargné son timbre, l'exemptant des faiblesses de l'âge.

« Camarades,

J'aimerais faire valoir en premier lieu combien vous voir réunis ici me contente. Après des années de trouble et d'incertitude au sein même de notre Internationale, il semble que les partisans qui la composent ont su reprendre la main sur les événements. »
Elle ménagea une très courte pause. « Et que, aujourd'hui, nous soyons de nouveau prêts à relever les défis que la raison nous impose : prendre acte des menaces qui pèsent partout sur nos frères et sœurs, agir en conséquence, et tracer une voie pour les peuples du monde. » Elle marqua une deuxième pause, plus appuyée. « Aujourd'hui, nous reprenons du service, si vous me passez l'expression. Et je crois que ce duo de motions proposé par les représentants loduariens peuvent nous éclairer sur la nature des épreuves que nous traversons, ou que nous nous apprêtons à traverser. Je le pose d'emblée, l'Illirée que je représente est favorable à l'esprit dans lequel ces textes ont été soumis, bien plus favorable que ne semblent l'être beaucoup ici. Mais nous ne sommes certainement pas là pour débattre de ces considérations de lutte d'influence à l'interne. Aussi, je vais détailler la position du peuple d'Illirée pour chacunes de ces motions. » La vieille femme oscilla un instant sur une jambe, ses yeux balayant l'assemblée avec le tranchant d'un couteau. Finalement, et se campa derechef face à son pupitre, les pieds profondéments ancrés dans le sol.

« La première s'attache à la création d'une force militaire, basée sur des soldats volontaires, propre à l'Union, qui mènerait à bien différente missions de soutien envers les membres de l'Union et les mouvements apparentés. Il est vrai que le besoin d'une telle force se fait de plus en plus sentir face aux menaces et interventions incessantes des adversaires des travailleurs. D'abord l'OND à Carnavale, et, bientôt, Karty contre notre membre fondatrice et siège de l'Internationale : la Loduarie. De la même façon, il y aurait fort à faire pour assister au mieux les différents mouvements membres dans leur mission révolutionnaire. Quoi de mieux, en vérité, qu'une force transnationale pour porter l'action d'une internationale des travailleurs ? Eh bien, je dois bien croire que rien n'égale cette option. Mais je dois maintenant revenir sur les points de critique évoqués tantôt par mes camarades ; car, si l'Illirée soutient sans réserve l'esprit de cette motion, il semble que sa lettre pose quelque forme de problème. La délégation estalienne a, par exemple, fait valoir le narratif que l'on pourrait nous reprocher derrière la simple utilisation du mot "légion", et, bien que nous ne soyons pas aussi alarmistes à ce sujet, c'est tout de même une remarque parmis d'autre qui contribue à la mauvaise constitution du texte. Le cœur de la problématique réside certainement dans le manque de clarté de la motion, qui prend toutes les formes d'une clause de défense mutuelle sans en dire le nom. Semblable pacte militaire est lourd de conséquence et, bien que nous en soutiendrions le principe, nous ne pouvons pas nous ranger derrière la forme actuelle du texte, qui laisse place à des interprétations divergeantes sur des objets cruciaux, tels que la propre souveraineté martiale des Etats ici associés. En définitive, les représentant de la République Populaire et Sociale d'Illirée s'abstiennent sur le vote de cette motion. Je réafirme notre soutien de son principe, mais je dois admettre nos inquiétudes quand à sa lettre. Bien. La seconde motion maintenant, je peux disserter à son sujet avec bien moins de réserve. Nous la partageons dans son entièreté. La République Fédérale Kartienne s'est empêtrée dans une action grave à l'encore de la Loduarie et du peuple d'Antarès en soutenant une gente fascistoïde faillie et illégitime, et ce, par la violence. Si je peux entendre que condamner une potentielle forme de socialisme ne relève pas de notre rôle, les actions de Karty parlent sans doute plus fort que sa rhétorique usurpée. En plus des citoyens loduariens, ce sont les agents humanitaires de tous bords qui sont menacés. De la même façon, ma propre nation a souffert les menaces bravaches de cet Etat profondément inchangé depuis sa période tzariste, au cours de laquelle des dizaines de milliers de communistes ont été déportés et contraints à l'exil. Nul besoin d'épiloguer à ce sujet, je crois. »



Réunion du Conseil suprême de l'Union, vote


Vote des 20 représentants de la République Populaire et Sociale d'Illirée


  • Motion numéro 1 : ABSTENTION
  • Motion numéro 2 : POUR


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