09/04/2019
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Lois et mesures votées au Congrès International des Travailleurs. - Page 3

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Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

Législature de Mai 2017/Novembre 2017 :

Lois entrées en vigueur durant la législature de Mai 2017 à Novembre 2017 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


  • Loi sur la débureaucratisation et la simplification administrative : (256/91/59)
  • Loi proposée par l'Action Communiste Libertaire (BAC) le 12 Juin 2017.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Contre
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Abstention
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Pour
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Abstention
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Abstention
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • Depuis la Révolution de Novembre 2013, la Fédération des Peuples Estaliens a construit un appareil institutionnel d'une complexité croissante. Cette sophistication administrative était sans doute nécessaire dans les premières années pour structurer un Etat révolutionnaire viable mais elle a progressivement engendré des effets pervers qui contredisent les principes libertaires fondateurs. Les citoyens se plaignent de plus en plus de la multiplication des formulaires, des délais kafkaïens pour obtenir des autorisations administratives et de l'opacité des processus décisionnels noyés dans des strates bureaucratiques successives. Les coopératives elles-mêmes, censées incarner l'autogestion, se retrouvent étouffées sous les obligations déclaratives et les contrôles multiples émanant de différentes commissions fédérales dont les compétences se chevauchent. Cette bureaucratisation rampante menace l'essence même du projet révolutionnaire qui promettait l'émancipation de toute forme de domination, y compris celle exercée par une administration impersonnelle et tentaculaire.

    La présente loi pose comme principe fondamental que toute procédure administrative doit être justifiée par une nécessité réelle et proportionnée et que le fardeau de la preuve repose sur l'administration et non sur le citoyen. Concrètement, cela signifie qu'aucune nouvelle obligation déclarative ne pourra être créée sans qu'une évaluation préalable démontre son utilité effective pour le bien commun et sans que des alternatives moins contraignantes aient été explorées. De plus, pour chaque nouvelle procédure instituée, une procédure existante de complexité équivalente devra être supprimée, établissant ainsi un principe de neutralité bureaucratique qui empêchera l'inflation administrative. Ce mécanisme de compensation obligatoire forcera les commissions fédérales à réfléchir sérieusement avant d'ajouter de nouvelles couches de contrôle et à privilégier la simplification du système existant. La loi établit également un audit administratif complet de toutes les procédures actuellement en vigueur dans la Fédération. Cet audit sera mené sur dix-huit mois par des équipes mixtes composées de citoyens tirés au sort, de travailleurs des administrations concernées et d'experts en organisation. Chaque procédure sera évaluée selon plusieurs critères objectifs incluant le temps moyen nécessaire pour son accomplissement, le nombre d'intervenants impliqués, le taux de satisfaction des usagers et surtout sa contribution réelle à l'intérêt général. Toute procédure jugée redondante, obsolète ou disproportionnellement complexe sera soit simplifiée radicalement soit purement supprimée. L'objectif quantitatif est de réduire de 40% le volume total des démarches administratives obligatoires d'ici deux ans avec une attention particulière portée aux petites coopératives et aux communes rurales qui souffrent le plus de cette lourdeur administrative faute de personnel dédié. Pour briser les silos bureaucratiques qui fragmentent l'action publique, la loi impose la création de guichets uniques communaux où tous les services administratifs fédéraux, régionaux et communaux seront physiquement regroupés. Un citoyen ou une coopérative ne devra plus jamais être renvoyé d'un bureau à un autre pour accomplir une démarche mais pourra effectuer l'ensemble de ses formalités en un seul lieu avec un interlocuteur unique qui se chargera de coordonner en interne les différents services concernés. Ces guichets uniques fonctionneront selon le principe du silence vaut accord, c'est-à-dire que toute demande pour laquelle l'administration ne répond pas dans un délai raisonnable fixé par la loi sera automatiquement considérée comme acceptée. Ce renversement de la charge administrative incitera fortement les services publics à traiter rapidement les dossiers et évitera les situations absurdes où des projets restent bloqués pendant des mois dans les méandres bureaucratiques sans justification.

    La loi s'attaque également à la prolifération des commissions, comités et autres organes consultatifs qui se sont multipliés ces dernières années. Si certains remplissent des fonctions essentielles, beaucoup ne se réunissent jamais ou produisent des rapports que personne ne lit. Un recensement exhaustif sera effectué et tout organisme qui ne s'est pas réuni au moins quatre fois dans l'année écoulée ou dont les recommandations n'ont jamais été suivies d'effet sera automatiquement dissous. Les ressources humaines et financières ainsi libérées seront redéployées vers les services de proximité qui manquent cruellement de moyens comme les centres de santé communaux ou les maisons de la culture. L'objectif n'est pas de détruire toute forme de coordination ou de réflexion collective mais de s'assurer que chaque structure administrative justifie son existence par une utilité concrète et mesurable. Pour garantir que cette démarche de simplification ne soit pas un événement ponctuel mais devienne une dynamique permanente, la loi institue le poste de Défenseur de la Simplicité Administrative dans chaque région de la Fédération. Ce défenseur, élu pour trois ans par l'assemblée régionale sur candidatures libres, aura pour mission de recevoir les plaintes des citoyens et des coopératives concernant les lourdeurs administratives, d'enquêter sur les dysfonctionnements bureaucratiques et de formuler publiquement des recommandations de simplification. Il pourra également saisir directement les tribunaux populaires en cas de violations caractérisées du droit à une administration raisonnable inscrit dans cette loi. Chaque année, il publiera un rapport classant les administrations fédérales et régionales selon leur niveau de complexité bureaucratique, créant ainsi une pression publique salutaire pour l'amélioration continue. La numérisation administrative sera également rationalisée et humanisée. Le SOES, censé faciliter l'accès aux services publics, est devenu une jungle de portails mal conçus où se perdent même les citoyens les plus éduqués. La loi impose la refonte complète de cette infrastructure numérique selon des principes d'ergonomie et d'accessibilité universelle avec des tests utilisateurs obligatoires avant tout déploiement. Surtout, elle garantit que le numérique reste un outil optionnel et jamais une obligation, reconnaissant que de nombreux citoyens, particulièrement dans les zones rurales ou parmi les générations les plus âgées, préfèrent les interactions humaines directes. Chaque service accessible en ligne devra avoir un équivalent physique parfaitement fonctionnel et aucune administration ne pourra refuser de traiter un dossier papier sous prétexte qu'une procédure numérique existe. Enfin, la loi affirme un principe de responsabilité administrative inversée. Lorsqu'un citoyen ou une coopérative subit un préjudice du fait de lenteurs administratives excessives, d'erreurs bureaucratiques ou de demandes de documents inutiles, l'administration fautive devra verser une compensation financière automatique sans que la victime ait à engager de procédure judiciaire complexe. Un simple constat du Défenseur de la Simplicité suffira. Cette mesure créera une véritable incitation économique à l'efficacité administrative et rétablira un équilibre de pouvoir entre les citoyens et les structures bureaucratiques.

  • Loi sur le droit à la déconnexion et la protection du temps libre : (288/20/102)
  • Loi proposée par le Club de Coopération Anarchiste (BAR) le 15 Août 2017.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : [Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Contre
  • Club de l'Individualité (BAC) : Pour
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • La Révolution de Novembre a aboli l'exploitation capitaliste du travail et garanti à chaque citoyen estalien des conditions matérielles décentes grâce au système de la solde méritoire graduée. Pourtant, une nouvelle forme d'aliénation s'est insidieusement développée dans la société estalienne, en particulier depuis la généralisation des outils numériques et l'extension du SOES à presque tous les aspects de la vie quotidienne. Les travailleurs des coopératives industrielles et tertiaires se plaignent de plus en plus d'une porosité croissante entre temps de travail et temps personnel où les sollicitations professionnelles via les messageries électroniques, les réunions virtuelles improvisées et les demandes urgentes pénètrent désormais jusque dans les foyers, les soirées et les week-ends. Cette hyperconnectivité permanente génère un stress chronique, des troubles du sommeil, une dégradation de la vie familiale et sociale et paradoxalement une baisse de la productivité réelle malgré l'allongement objectif du temps consacré aux activités professionnelles. Cette situation révèle une contradiction profonde entre les principes émancipateurs de la Révolution et la réalité vécue par nombre de travailleurs estaliens. Le système coopératif lui-même, malgré ses vertus indéniables en termes d'autogestion et de démocratie économique, peut paradoxalement renforcer cette dynamique d'autoexploitation collective. Dans une coopérative où chaque membre voit sa solde dépendre des performances globales du collectif, une pression implicite s'exerce sur chacun pour maximiser son investissement temporel et son engagement, ce qui créait une forme de compétition tacite où refuser de répondre immédiatement à une sollicitation professionnelle est perçu comme un manque de solidarité envers ses camarades. Les outils numériques, censés libérer du temps en automatisant certaines tâches, ont en réalité colonisé tous les espaces-temps disponibles et transformé chaque moment d'existence en temps potentiellement productif.

    La présente loi établit comme droit fondamental inscrit dans l'OMT le droit à la déconnexion, défini comme la possibilité pour chaque travailleur de ne pas être joignable en dehors de ses horaires de travail effectifs et de ne subir aucune conséquence négative du fait de cette indisponibilité. Ce droit s'applique à tous les travailleurs sans exception, qu'ils soient membres de coopératives, employés d'entreprises publiques ou fonctionnaires des administrations communales, régionales ou fédérales. Concrètement, cela signifie qu'aucun travailleur ne peut être sanctionné, pénalisé dans sa solde, écarté de responsabilités ou simplement mal considéré par ses collègues ou sa hiérarchie du fait qu'il n'ait pas répondu à des messages, participé à des réunions ou effectué des tâches en dehors de son temps de travail contractuel. Les coopératives et entreprises publiques devront inscrire explicitement ce droit dans leurs chartes internes et organiser des formations régulières pour sensibiliser l'ensemble des travailleurs au respect de cette frontière temporelle essentielle entre vie professionnelle et vie personnelle. Pour rendre ce droit effectif et non simplement symbolique, la loi impose des obligations techniques précises aux coopératives et administrations employant plus de vingt personnes. Les systèmes de messagerie électronique devront intégrer des dispositifs de filtrage automatique qui bloqueront l'envoi et la réception de messages professionnels en dehors des plages horaires définies collectivement par chaque structure. Un travailleur pourra néanmoins choisir de désactiver temporairement cette protection s'il le souhaite mais ce choix devra être explicite et révocable à tout moment et surtout, il ne pourra jamais constituer une norme implicite de comportement attendu. Les réunions virtuelles ou physiques ne pourront être convoquées qu'avec un préavis minimal de 48 heures sauf situations d'urgence exceptionnelle dûment justifiées et elles devront obligatoirement se tenir pendant les horaires de travail habituels. L'urgence ne pourra être invoquée que pour des situations mettant en jeu la sécurité des personnes ou des infrastructures critiques et non simplement pour des impératifs commerciaux ou des échéances arbitraires.

    La loi reconnaît également le droit à la lenteur et à l'inefficacité ponctuelle comme composantes légitimes de la condition humaine. Dans une société obsédée par la performance et la réactivité immédiate, il est essentiel de réaffirmer que les travailleurs ne sont pas des machines et qu'ils traversent naturellement des périodes de moindre productivité liées à la fatigue, aux préoccupations personnelles, aux cycles biologiques ou simplement au besoin de récupération mentale. Les coopératives devront intégrer dans leur organisation du travail des marges de flexibilité suffisantes pour absorber ces variations individuelles sans que cela ne pénalise les travailleurs concernés. Pour les secteurs d'activité où la nature du travail implique nécessairement une disponibilité continue comme les services d'urgence médicale, les centrales énergétiques ou les services de sécurité, la loi impose l'organisation de systèmes de permanence clairement définis où les travailleurs d'astreinte sont explicitement désignés, justement rémunérés pour cette contrainte supplémentaire et bénéficient de périodes de repos compensatoires équivalentes. la disponibilité permanente ne peut jamais devenir une attente diffuse pesant sur l'ensemble des membres d'une structure, elle doit être formalisée et limitée dans le temps ainsi qu'équitablement répartie entre tous les travailleurs volontaires pour assumer ces fonctions. Les coopératives devront dimensionner leurs effectifs de manière à permettre cette rotation sans surcharge chronique, quitte à recruter davantage de membres pour assurer une couverture adéquate sans épuisement individuel. La loi établit également un droit au ralentissement collectif en instituant dans chaque commune des semaines de déconnexion collective programmées annuellement pendant lesquelles l'ensemble des activités non essentielles sont suspendues et où les habitants sont encouragés à consacrer leur temps à des activités gratuites, contemplatives, artistiques ou simplement reposantes. Ces semaines ne sont pas des vacances traditionnelles où chacun part individuellement se divertir ailleurs mais ce sont des temps collectifs de réappropriation du territoire communal, de renforcement des liens sociaux et de réflexion sur le sens de l'activité productive. les assemblées communales organiseront durant ces périodes des débats publics, des ateliers artistiques, des projections de films, des randonnées collectives ou simplement des espaces de convivialité sans programme préétabli. L'objectif est de rompre périodiquement avec la frénésie productive pour retrouver le sens profond du projet révolutionnaire qui n'est pas de produire toujours plus mais de vivre mieux en travaillant moins.

    Pour garantir l'application effective de cette loi, des médiateurs du temps libre seront élus dans chaque coopérative et administration de plus de cinquante personnes. Ces médiateurs, qui exerceront cette fonction à temps partiel en rotation annuelle, auront pour mission de recevoir les plaintes des travailleurs concernant les atteintes à leur droit à la déconnexion, de mener des enquêtes internes et de proposer des solutions pour restaurer un équilibre sain entre engagement professionnel et préservation de la vie personnelle. Ils pourront saisir les tribunaux populaires en cas de violations caractérisées et répétées et leurs rapports annuels seront systématiquement discutés en assemblée communale. Les coopératives présentant les meilleures pratiques en matière de respect du temps libre de leurs membres bénéficieront d'une reconnaissance publique et de subventions supplémentaires pour développer leurs activités, créant ainsi une dynamique d'émulation positive basée non sur l'intensification du travail mais sur sa qualité et sa soutenabilité.

  • Déclaration de guerre à l'Hotsaline : (239/59/102)
  • Acte de guerre proposée par la Commission à la Guerre.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Abstention
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Contre
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Contre
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Pour
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Pour
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Contre
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Contre
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • Suite au bombardement de l'Altrecht par l'Hotsaline, une coalition comprenant l'Estalie, le Grand Kah et l'Illirée ont annoncés conjointement la mise en place d'une opération nommée Pale Tempest visant dans l'immédiat à mener des représailles éclair contre le gouvernement belliciste hotsalien afin de désarmer ce dernier des moyens militaires qui lui permettraient de continuer à déstabiliser la région et à agresser ses voisins sur la base de désaccords idéologiques. L'opération libertaire a rapidement été suivie de nouvelles représailles hotsaliennes et teylaises à travers le bombardement des aéroports estaliens, kaulthes et mähréniens par des dizaines de missiles tirés depuis l'Hotsaline et le Royaume de Teyla, alliés de la nation réactionnaire hotsalienne. En plus de cibler inopinément des civils et d'escalader encore davantage le conflit en Eurysie Centrale, ces bombardements ont prouvés la stratégie disproportionnée du pouvoir hotsalien qui est d'utiliser tous les moyens à sa disposition, y compris les plus extrêmes, afin de mener sa pseudo-quête anticommuniste dans la région. Cette stratégie déstabilise toute la région et met en péril non seulement les populations locales mais également nos alliés proches de Kaulthie et de l'Altrecht qui ont étés ciblés par les ignobles bombardements hotsaliens. Un tel gouvernement terroriste ne pouvant être toléré plus longtemps, davantage quand il s'agit de la stabilité à long terme de toute la région, la Commission à la Guerre a demandé à ce que la Fédération sévisse contre le gouvernement hotsalien en étendant l'opération Pale Tempest, d'abord par une déclaration de guerre formelle mais également par une extension de ses objectifs. Là où les buts initiaux de Pale Tempest résidaient dans la neutralisation de la menace hotsalienne par son désarmement (en particulier de ses moyens de projection à l'étranger, qui concerne en somme son matériel balistique et ses forces aériennes) afin de protéger ses voisins des sauts d'humeur idéologiques et bellicistes de leur voisin tumultueux, la Commission à la Guerre a estimé qu'un désarmement aussi limité et modéré de l'Hotsaline à ses seuls moyens de projection ne ferait que retarder le jour où l'Hotsaline attaquerait de nouveau. La Commission à la Guerre estime que la source du problème réside dans l'action du gouvernement hotsalien, et donc du gouvernement lui-même, qui doit être arrêté par tous les moyens possibles. De ce fait, la Commission a proposé au Congrès à ce que l'opération Pale Tempest puisse inclure dans ses objectifs le renversement du gouvernement actuel hotsalien.

    Des débats houleux ont eu lieu quant aux objectifs de la Commission à la Guerre. Bien que la plupart des clubs furent favorables à la guerre, davantage à cause des bombardements sur le sol estalien, beaucoup estimaient qu'il serait peu judicieux d'imposer l'idéologie libertaire aux Hotsaliens par l'invasion. Contrairement à la Kartvélie où les forces estaliennes sont intervenues sur la vague d'une révolution déjà naissante de la population kartvélienne, il n'existe aucune source qui atteste qu'un mouvement révolutionnaire se prépare activement à renverser le gouvernement hotsalien. Il s'agirait donc d'une invasion pure et simple, une idée rejetée par la plupart des clubs. La Commission à la Guerre a donc revu sa copie, assistée d'une délégation de la Commission aux Relations Extérieures, afin de clarifier ce que la Commission à la Guerre entendait comme renversement du gouvernement hotsalien. Selon la Commission, il ne s'agit pas d'imposer un gouvernement ou un régime libertaire aux Hotsaliens car le rôle de la Commission à la Guerre est avant tout d'assurer la stabilité de l'Eurysie Centrale et la protection des partenaires de l'Estalie. Dans cette optique, l'objectif réside davantage dans la mise en place d'un gouvernement hotsalien amical, à minima pacifiste et ouvert aux négociations ainsi qu'au désarmement de ses forces dans une marge raisonnable, la Commission estimant qu'une fois ces prérequis obtenus, le fait que le nouveau gouvernement hotsalien soit libertaire, néolibéral ou même conservateur ne lui importe finalement que peu.


    Election législative de Novembre 2017 :



  • Prochaines élections législatives : Mai 2018.

  • Notes : Peu de chamboulements politiques durant l'année 2017, malgré la guerre en Eurysie Centrale au milieu de l'année, l'année 2017 s'est montrée particulièrement calme en ce qui concerne la politique intérieure estalienne, bien que le Comité de Défense Internationale ait pris davantage de poids au sein du BAR, les assises actuelles husakistes restent solides tandis qu'on constate un affaiblissement toujours plus marqué de la droite révolutionnaire au profit du BAC dont les récents votes montrent tout de même que le bloc continue d'être très divisé sur de nombreuses questions, ce qui renforce davantage la marge de manoeuvre du bloc husakiste, lui-même certes divisé, mais avec une idéologie directrice commune qui leur permet une plus grande unité ainsi que la présence des plus grands clubs du Congrès au sein du bloc (le Club Libertaire Renouvelé, l'Association Collectiviste et le Comité de Défense Internationale). On assiste également à un léger renforcement de la faction statocratique husakiste qui, bien qu'elle continue d'être considéré avec mépris par le reste de son propre bloc, gagne en popularité dans l'Armée Rouge ainsi que chez certains électeurs radicalisés par les frappes de missiles hotsalo-teylaises.
  • Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

    Législature de Novembre 2017/Mai 2018 :

    Lois entrées en vigueur durant la législature de Novembre 2017 à Mai 2017 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


  • Loi sur la réforme démocratique des entreprises publiques stratégiques : (188/66/146)
  • Loi proposée par le Club Libertaire Renouvelé (BAC) le 2 Février 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club communaliste (BAC) : Contre
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Abstention
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Contre
  • Conseil communiste (BSDR) : Contre
  • Société Utopique (BSDR) : Contre
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • Les entreprises publiques occupent une position ambiguë dans l'architecture économique estalienne depuis la Révolution de 2013. D'un côté, leur existence se justifie pleinement dans les secteurs stratégiques comme l'armement, l'extraction des ressources naturelles, la production énergétique ou la recherche de pointe où la coordination centralisée et la vision à long terme de l'intérêt collectif priment sur la rentabilité immédiate mais de l'autre, leur fonctionnement bureaucratique hiérarchisé reproduit en pratique les logiques patronales que la Révolution prétendait avoir abolies avec des directions nommées par le gouvernement fédéral exerçant une autorité unilatérale sur des travailleurs réduits au statut de simples exécutants sans pouvoir décisionnel réel sur l'organisation du travail. Cette contradiction devient de plus en plus intenable à mesure que le reste de l'économie estalienne s'oriente vers l'autogestion coopérative et que les travailleurs des entreprises publiques constatent l'écart croissant entre les principes libertaires proclamés et leur condition concrète de subordination salariale à un patron étatique. Cette situation génère plusieurs problèmes systémiques qui menacent à la fois l'efficacité économique et la cohésion politique de la Fédération. Les travailleurs des entreprises publiques manifestent un désengagement croissant de leur activité professionnelle en se contentant d'exécuter mécaniquement les tâches prescrites sans initiative ou créativité puisqu'ils ne sont de toute façon pas associés aux décisions stratégiques de la performance collective. Cette démotivation individuelle et structurelle affecte notamment le secteur de la défense où l'innovation technologique continue et la qualité irréprochable de la production sont pourtant vitales pour la sécurité nationale. De plus, l'absence de contrôle démocratique sur les entreprises publiques crée un angle mort dans la surveillance de l'appareil d'Etat, les directions pouvant théoriquement utiliser les ressources considérables dont disposent les entreprises publiques pour des projets opaques échappant au contrôle du Congrès International des Travailleurs ou pour constituer des réseaux clientélistes qui serviraient uniquement leurs intérêts particuliers plutôt que l'intérêt général. Le risque politique le plus grave réside quant à lui dans la possibilité qu'un secteur aussi crucial que l'armement tombe sous le contrôle d'une faction minoritaire hostile à la démocratie révolutionnaire. Si demain, un groupe de militaires putschistes décide de renverser les institutions fédérales, comme ce fut le cas en 2015, ils pourraient s'appuyer sur la complicité des directions des entreprises publiques d'armement pour assurer leur approvisionnement en armes et en munitions pendant que les organes démocratiques tenteraient de couper les vivres aux rebelles. Cette vulnérabilité a été cruellement démontrée lors de la tentative de Coup d'Etat du général Sargakov en 2015 où certains directeurs d'entreprises publiques avaient manifesté une certaine sympathie très inquiétante pour les pustchistes avant que le mouvement ne soit écrasé dans l'œuf. Tant que le secteur de l'armement reste organisé selon un modèle hiérarchique autoritaire, il constituera une menace potentielle pour la démocratie estalienne car les structures autoritaires attirent naturellement des personnalités autoritaires et facilitent leurs conspirations contre l'ordre démocratique.

    La présente loi établit une réforme profonde de la gouvernance des entreprises publiques stratégiques visant à instaurer une véritable autogestion démocratique tout en préservant la coordination centralisée nécessaire à leur mission d'intérêt national. Désormais, chaque entreprise publique sera dirigée collégialement par un conseil de gestion démocratique composé de quinze membres répartis selon trois collèges égalitaires. Le premier collège comprend cinq représentants élus directement par l'assemblée générale des travailleurs de l'entreprise pour des mandats de deux ans impératifs et révocables à tout moment par un vote de défiance majoritaire, ces représentants incarnant la souveraineté ouvrière sur l'outil de production. Le deuxième collège comprend cinq représentants nommés par les commissions fédérales concernées en fonction du secteur d'activité de l'entreprise, ces représentants garantissant que les orientations stratégiques restent conformes aux priorités nationales définies par le Congrès. Enfin, le troisième collège comprend cinq experts techniques élus par leurs pairs parmi le personnel d'encadrement et d'ingénierie de l'entreprise, ces représentants apportant l'expertise technique nécessaire aux décisions opérationnelles les plus complexes. Toutes les décisions stratégiques du conseil de gestion démocratique devront être approuvées à la majorité qualifiée de deux tiers, forçant ainsi le consensus entre les trois collèges et empêchant qu'une seule composante impose unilatéralement ses vues. Les décisions concernent notamment les plans de production annuels et pluriannuels, les investissements en équipements et en infrastructures, les politiques de conditions de travail, les partenariats extérieurs et les orientations en R&D. Le conseil doit se réunir au minimum deux fois par mois en séance plénière publique dont les comptes-rendus sont systématiquement publiés sur le SOES afin de garantir la transparence totale de la gestion. Les travailleurs de l'entreprise auront un accès total aux documents financiers et techniques et peuvent interpeller directement les membres du conseil lors des assemblées générales trimestrielles obligatoires afin de créer un contrôle populaire permanent de la base sur les dirigeants.

    Pour neutraliser définitivement le risque de collusion entre les entreprises de la défense et d'éventuels putschistes militaires, la loi établit un mécanisme de contrôle parlementaire renforcé sur ce secteur en établissant qu'à chaque trimestre, les entreprises publiques d'armement doivent présenter un rapport exhaustif au Congrès International des Travailleurs qui détaille précisément les quantités produites, les destinataires de chaque livraison, l'état des stocks et les projets de recherche en cours. Une commission spéciale du Congrès sera chargée d'effectuer des inspections surprises dans les usines d'armement au moins une fois dans le mois pour vérifier la concordance entre les rapports officiels et la réalité physique des productions. Toute divergence significative déclenchera automatiquement une enquête approfondie et la suspension immédiate des membres du conseil de gestion soupçonnés de dissimulation. La loi impose également que toute livraison d'armement aux forces armées estaliennes soit désormais contresignée par un représentant civil du Congrès, en plus des autorités militaires habituelles, afin de créer une chaîne de contrôle démocratique entre la production et l'utilisation finale des armes. En cas de crise politique grave où des éléments de l'Armée Rouge sont soupçonnés d'effectuer un Coup d'Etat, le Congrès pourra immédiatement ordonner aux entreprises publiques d'armement de cesser les livraisons aux unités rebelles.

  • Loi sur les réseaux médicaux d'urgence et la formation aux premiers secours : (345/14/44)
  • Loi proposée par l'Association Collectiviste (BAR) le 12 Mars 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Contre
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Abstention
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Abstention
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Pour
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • Les bombardements hotsaliens de 2017 ont causé des centaines de morts et de blessés à travers plusieurs villes estaliennes frappées simultanément par des missiles balistiques. Au-delà de ce bilan immédiat des explosions, les analyses post-crise menées par la Commission à la Santé Publique ont révélé une réalité accablante : environ 30% des décès survenus dans les premières heures après les attaques auraient pu être évités si les secours avaient pu intervenir plus rapidement et si les témoins présents sur place avaient su prodiguer les gestes de premiers secours élémentaires en attendant l'arrivée des équipes médicales. Des blessés gravement touchés sont morts d'hémorragies que n'importe qui aurait pu arrêter avec un garrot improvisé, d'autres ont succombé à des obstructions des voies respiratoires qu'une simple manœuvre de dégagement aurait résolues, d'autres encore sont décédées d'hypothermie après être restés allongés dans le froid pendant des heures faute de couvertures ou d'abris de fortune que des survivants indemnes auraient pu facilement organiser s'ils avaient reçu une formation minimale. Cette hécatombe évitable révèle une défaillance systémique du dispositif sanitaire estalien face aux situations de catastrophe de masse. Le système de santé publique, bien que considérablement amélioré depuis la Révolution avec l'accès universel aux soins et la modernisation des infrastructures hospitalières, reste essentiellement conçu pour gérer des flux réguliers de patients individuels se présentant dans des conditions normales. Lorsque des dizaines, voire des centaines de blessés graves, apparaissent simultanément suite à un bombardement, un séisme, un accident industriel majeur ou toute autre catastrophe d'origine naturelle ou non, les hôpitaux et les services ambulanciers sont instantanément submergés et incapables de répondre efficacement à toutes les demandes d'intervention. Les ambulances terrestres se retrouvent bloquées dans des rues encombrées de décombres ou d'embouteillages, les équipes médicales perdent un temps précieux à trier les victimes sur place sans protocoles standardisés et les hôpitaux les plus proches du sinistre reçoivent un afflux massif de blessés, dépassant totalement leurs capacités d'accueil tandis que d'autres établissements plus éloignés restent sous-utilisés faute de coordination.

    La présente loi établit un dispositif national de médecine d'urgence adapté aux situations de catastrophe et articule autour de trois piliers complémentaires permettant de sauver un maximum de vies dans les premières heures critiques suivant un événement traumatique de grande ampleur. Le premier pilier concerne évidemment la formation massive et continue de la population aux gestes de premiers secours. La loi rend obligatoire une formation initiale de 20 heures aux premiers secours pour tous les citoyens estaliens de moins de 25 ans, cette formation pouvant être suivie soit durant la scolarité secondaire, soit durant le service militaire, soit dans le cadre de programmes communaux pour ceux qui ont dépassés les 25 ans. Le programme de formation standardisé au niveau fédéral enseignera les techniques les plus élémentaires concernant la réanimation cardio-pulmonaire, le contrôle des hémorragies par compression et garrot, le dégagement des voies respiratoires, l'immobilisation des fractures, le positionnement des victimes inconscientes ainsi que la gestion psychologique des personnes en état de choc. Pour assurer l'effectivité de cette formation de masse, la loi mandate la création d'un corps national de formateurs aux premiers secours avec un objectif de 10 000 instructeurs issus du domaine de la santé et répartis proportionnellement entre les régions sous la supervision directe de la Commission à la Santé Publique. Ils devront intervenir dans les écoles, les universités, les coopératives, les maisons de la culture et les centres communaux selon un planning coordonné et géré par la Commission à la Santé Publique afin de garantir que chaque commune organise au minimum une session de formation mensuelle accessible gratuitement à tous les habitants. Au-delà de cette formation initiale, la loi encourage fortement le développement d'un vivier de citoyens-secouristes bénévoles qui disposeront de compétences avancées en médecine d'urgence. Un parcours de formation continue d'une centaine d'heures réparties sur un an sera proposé gratuitement aux volontaires souhaitant approfondir leurs connaissances au-delà des gestes élémentaires. Ce parcours avancé enseignera des techniques plus complexes comme la pose de perfusions intraveineuses, l'utilisation des défibrillateurs automatiques, l'administration de médicaments d'urgence de base comme l'adrénaline en cas de choc anaphylactique ou encore le triage médical afin de permettre d'évaluer rapidement la gravité des blessures pour prioriser les évacuations. Les citoyens ayant validé ce parcours avancé recevront une carte officielle et seront automatiquement enregistrés dans un répertoire national accessible aux services d'urgence qui pourront ainsi les appeler et les mobiliser rapidement en cas de catastrophe survenant dans la commune de leur domicile.

    Le deuxième pilier concerne la création d'une flotte héliportée médicale permettant d'intervenir rapidement sur des zones difficiles d'accès ou lorsque les infrastructures terrestres sont endommagées. La loi mandate l'acquisition immédiate de 80 hélicoptères médicalisés répartis proportionnellement entre chaque région en fonction de leur superficie et de leur population avec une concentration particulière dans les zones montagneuses et les grandes métropoles industrielles vulnérables aux accidents de masse comme Mistohir, Fransoviac ou Pendrovac. Ces hélicoptères seront spécifiquement aménagés pour le transport de blessés graves avec des équipements médicaux embarqués qui incluent des respirateurs, des moniteurs cardiaques, des réserves de sang et de plasma et des mallettes d'intervention chirurgicale d'urgence qui permettront de stabiliser les patients pendant le transport. Chaque appareil sera équipé en permanence par un pilote, un copilote, un médecin urgentiste et un infirmier spécialisé en soins critiques, tous formés aux interventions en milieu hostile ou dégradé (de préférence, on choisira ici d'anciens militaires ou des citoyens ayant déjà effectué leur service militaire). Les hélicoptères médicaux seront basés dans des stations héliportées construites à proximité des principaux hôpitaux régionaux mais également dans des bases secondaires dispersées dans tout le territoire fédéral afin de réduire les temps d'intervention. L'objectif fixé par la loi est de pouvoir atteindre n'importe quel point du territoire estalien en moins de trente minutes après l'alerte pour les zones urbaines et en moins de soixante minutes pour les zones rurales les plus reculées. Les équipages seront en alerte permanente avec des rotations organisées garantissant une disponibilité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En situation normale, la flotte interviendra pour les urgences médicales individuelles graves où le transport terrestre serait trop lent mais sa fonction stratégique principale reste la capacité à déployer rapidement des moyens médicaux massifs en cas de catastrophe, chaque hélicoptère pouvant effectuer plusieurs rotations pour évacuer progressivement les blessés depuis la zone sinistrée vers les hôpitaux de différentes régions afin de répartir la charge et éviter la saturation.

    Enfin, le troisième pilier établir un système national de coordination des urgences sanitaires qui permettra d'optimiser l'utilisation des ressources médicales dispersées sur le territoire lors de crises majeures. La loi crée à Mistohir un centre fédéral de régulation médicale d'urgence qui fonctionnera en réseau avec les centres régionaux implantés dans toutes les régions de la Fédération. Ces centres seront équipés de systèmes informatiques qui permettront de visualiser en temps réel la disponibilité des lits d'hôpitaux, les ambulances terrestres et aériennes, les stocks de sang et de médicaments d'urgence ainsi que le personnel médical mobilisable. Lorsqu'une catastrophe survient, le centre régional concerné active immédiatement un plan blanc d'urgence sanitaire qui réquisitionne automatiquement les ressources nécessaires et coordonne leur acheminement sur la zone touchée. Le système de coordination s'appuiera également sur une application mobile obligatoire sur tous les téléphones des professionnels de santé et des secouristes citoyens qui permettra de les géolocaliser et de leur envoyer des alertes d'urgence lorsqu'une catastrophe survient près de leur position. Un médecin urgentiste se trouvant par hasard à proximité d'une catastrophe pourra ainsi être immédiatement sollicité pour commencer le triage des victimes avant même l'arrivée des secours, sauvant potentiellement des dizaines de vies grâce à ces précieuses minutes gagnées. De même, les citoyens secouristes présents dans le secteur recevront des instructions précises pour faciliter l'évacuation des victimes et les lieux de rassemblements à prioriser pour les blessés. Cette coordination à l'échelle numérique transformera la population formée en un réseau de premiers répondants maillant densément le territoire et qui seront capable de s'organiser efficacement dans les premières minutes suivant un drame.

  • Loi sur le désarmement progressif de la police fédérale et le renforcement des polices citoyennes : (188/51/161)
  • Loi proposée par l'Action Communiste Libertaire (BAC) le 24 Avril 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Abstention
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Contre
  • Société ruraliste (BAC) : Pour
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Pour
  • Club de l'Individualité (BAC) : Pour
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • La Fédération des Peuples Estaliens a engagé depuis plusieurs années des sacrifices considérables pour défendre la Révolution à l'international, mobilisant des dizaines de milliers de soldats sur des théâtres d'opérations lointains, subissant des bombardements sur son propre sol et consacrant une part croissante de ses ressources à l'effort de guerre contre les puissances réactionnaires. Ces sacrifices ont été consentis par l'ensemble de la population estalienne dans un esprit de solidarité internationaliste remarquable, les familles acceptant de voir partir leurs enfants au combat, les travailleurs acceptant de travailler davantage pour soutenir l'économie de guerre et les citoyens acceptent les risques d'attaques ennemies au nom de la défense des idéaux révolutionnaires mais cet engagement collectif massif vers l'extérieur crée une dette morale évidente de l'Etat fédéral envers sa population : si les Estaliens acceptent de combattre et de mourir pour la Révolution au-delà des frontières, ils sont en droit d'exiger qu'à l'intérieur de ces frontières règne la liberté la plus complète possible, débarrassée de toute forme de coercition étatique excessive et de surveillance policière oppressive. Sauf que depuis plusieurs années, on assiste à une militarisation rampante de la police fédérale qui contredit frontalement les principes libertaires fondateurs de la Fédération. Les unités de police fédérale se sont progressivement dotées d'équipements quasi-militaires qui incluent des véhicules blindés, des armes automatiques lourdes, des grenades lacrymogènes et des équipements anti-émeute. Leurs effectifs ont considérablement gonflé sous le prétexte de la lutte antiterroriste, atteignant à ce jour près de 25 000 hommes répartis sur le territoire fédéral. Cette police fédérale lourdement armée et de plus en plus autonome constitue objectivement une menace potentielle pour les libertés publiques et pour l'équilibre démocratique de la Fédération. Rien ne garantit que cette force, habituée à l'usage de la violence et disposant de moyens matériels considérables, ne sera pas un jour instrumentalisé par un gouvernement fédéral autoritaire pour réprimer des mouvements sociaux légitimes ou intimider des opposants politiques. La situation actuelle crée donc une rupture d'égalité inacceptable entre les communes en matière de sécurité publique. Les grandes villes disposant d'importantes implantations de la police fédérale bénéficient de facto d'une protection renforcée financée par le budget fédéral tandis que les communes rurales sont moins équipées et doivent se contenter de leurs modestes polices citoyens moins bien équipées et insuffisamment formées pour la plupart. Cette disparité territoriale viole le principe d'égalité à l'échelle fédérale et crée une hiérarchie implicite entre citoyens selon leur lieu de résidence. De plus, la présence envahissante de la police fédérale dans certains quartiers populaires génère des tensions permanentes avec les habitants qui perçoivent ces forces comme des unités d'occupation étrangère à leur communauté plutôt qu'un service de protection. Les polices citoyennes, composées de membres de la commune, connus de tous et révocables à tout moment, créent au contraire une relation de confiance et de proximité incomparablement supérieure pour la prévention de la délinquance et la résolution pacifique des conflits.

    La présente loi établit un plan de démilitarisation progressive de la police fédérale sur quatre ans qui vise à réduire les effectifs fédéraux de 60% et de redéployer les ressources humaines et matérielles de la police fédérale vers le renforcement des polices citoyennes communales. Concrètement, 15 000 agents de la police fédérale seront progressivement transférés vers les communes selon une répartition proportionnelle à la population et aux besoins sécuritaires locaux évalués par les assemblées communales. Ces agents ne conserveront pas leur statut de policiers fédéraux mais seront intégrés aux polices citoyens locales avec un statut identique aux autres membres, perdant leurs privilèges bureaucratiques et leur imperméabilité au contrôle démocratique communal. Chaque commune recevra ainsi un contingent de policiers professionnels expérimentés qui pourront former les citoyens policiers locaux aux techniques d'intervention, partager leur expertise opérationnelle et encadrer les situations les plus complexes qui nécessitent un savoir-faire spécialisé. Les 10 000 agents de la police fédérale restants seront regroupés dans des unités d'intervention spécialisées exclusivement dans des missions que les polices citoyennes ne peuvent objectivement pas assumer tels que la lutte contre les réseaux criminels organisés, la protection rapprochée des hauts responsables politiques, l'intervention contre des groupes terroristes lourdement armés qui nécessitent des tactiques de forces spéciales et la coordination des enquêtes criminelles complexes qui impliquent plusieurs juridictions. Ces unités réduites interviendront uniquement sur réquisition explicite des autorités régionales confrontées à des situations dépassant leurs capacités (sauf très exceptionnellement pour les unités antiterroristes qui peuvent être mobilisées à tout moment sur ordre de la Commission à la Sécurité).

    La loi impose également un désarmement substantiel de la police fédérale pour aligner son équipement sur sa nouvelle mission d'intervention spécialisée. Les véhicules blindés, les armes automatiques lourdes ou les équipements anti-émeute actuellement détenus par la police fédérale seront soit transférés à l'Armée Rouge qui a en un usage légitime dans le contexte militaire, soit purement détruits pour éviter qu'ils ne tombent entre de mauvaises mains. Les agents de police fédérale restants ne pourront porter en service courant que des armes de poing de calibre standard et des matraques, l'armement lourd restant se cantonne aux unités d'intervention antiterroristes. les grandes lacrymogènes et autres dispositifs de contrôle des foules seront purement et simplement interdits à la police fédérale et sont réservés exclusivement à la police militaire de l'Armée Rouge (qui n'a aucune possibilité légale de se déployer sur le sol fédéral), ces outils de répression massive n'ont pas leur place dans une société libertaire où les manifestations et les rassemblements populaires constituent la base de l'expression des citoyens dans une démocratie directe. Pour compenser la réduction de la police fédérale, la loi alloue un budget exceptionnel de 400 millions d'unitas aux communes pour renforcer massivement les polices citoyennes. Cet investissement financera la construction ou la rénovation des commissariats communaux, l'acquisition d'équipements de base comme des véhicules de patrouille, des systèmes de communication radio sécurisés, des protections individuelles et des armureries sécurisées pour entreposer les armes de service. La loi mandate également la création d'une académie nationale de police dans chaque région qui sera chargée de dispenser gratuitement des formations standardisées aux membres des polices communales avant leur entrée effective en service. Les formateurs de ces académies seront recrutés parmi les policiers fédéraux transférés vers les communes notamment.

    Enfin, la loi affirme solennellement que la démilitarisation de la police fédérale n'est qu'une étape vers son abolition complète à terme. L'objectif à long terme reste la disparition totale de toute force policière fédérale au profit d'un archipel de polices citoyennes communales coordonnées horizontalement et d'une responsabilisation de l'ensemble de la population dans la prévention de la délinquance et la protection mutuelle. La sécurité publique ne doit jamais être confiée à une caste professionnelle séparée du peuple et armée contre lui, elle doit rester l'affaire de tous les citoyens assumant collectivement la responsabilité de leur propre protection et celle de leurs voisins. Les Estaliens qui acceptent de combattre le fascisme à des milliers de kilomètres de chez eux méritent de vivre libres sur leur propre sol, débarrassés de la surveillance permanente d'une police d'Etat qui n'a plus aucune raison d'exister maintenant que la contre-révolution monarchiste a été définitivement écrasée et que le consensus social autour des institutions révolutionnaires est écrasant. La Révolution a promis l'émancipation de toutes les formes d'oppression, il est temps d'achever ce processus en libérant également les Estaliens de l'oppression policière qui subsiste encore sous des formes déguisées.


    Election législative de Mai 2018 :



  • Prochaines élections législatives : Novembre 2018.

  • Notes : Peu de chamboulements politiques durant l'année 2017, on assiste à un renforcement toujours plus régulier du bloc husakiste au dépend des autres formations politiques, malgré plusieurs succès législatifs au sein du Congrès, la radicalisation apportée en partie par la guerre en Eurysie Centrale a permis aux factions les plus belliqueuses du bloc husakiste de se renforcer lourdement tandis que les plus modérés du BAC comme les électeurs prodayskistes ou anarcho-communistes se tournent vers le Club Libertaire Renouvelé qui se révèle être non seulement le club de "l'establishment" d'une certaine manière mais également la voie de la modération vers laquelle se retrouve tous ceux qui ne croient pas aux discours bellicistes des stratocrates et du Comité de Défense Internationale.
  • Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

    Législature de Mai 2018/Novembre 2018 :

    Lois entrées en vigueur durant la législature de Mai 2018 à Novembre 2018 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


  • Loi sur la réquisition des logements vacants : (313/51/39)
  • Loi proposée par le Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAC) le 8 Juin 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Abstention
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Abstention
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Contre
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • La Révolution de Novembre 2013 a aboli la propriété privée des moyens de production et instauré un système économique fondé sur l'autogestion coopérative et la planification démocratique et pourtant, à ce jour, dans le domaine du logement, il subsistent en Estalie des anomalies criantes qui contredisent les principes égalitaires proclamés par la Fédération. Alors que le droit au logement figure comme un droit garanti et protégé parmi les nombreux droits accordés par l'OMT et que la très grande majorité des Estaliens bénéficient effectivement d'un habitat décent grâce aux programmes de construction massive menés depuis la Révolution, encore plusieurs milliers de personnes restent aujourd'hui sans domicile fixe ou vivent dans des conditions précaires indignes d'une société se revendiquant socialiste. Parallèlement, les enquêtes menées par la Commission aux Services Publics révèlent qu'environ 80 000 logements à travers la Fédération demeurent inoccupés de manière permanente ou quasi-permanente, soit par simple négligence de leurs occupants théoriques qui possèdent plusieurs logements ou les laissent vides, soit parce que des attributions mal réglées en bloquent leur occupation, soit encore parce que certaines communes gèrent mal l'organisation des affectations après le départ de certains habitants. Cette coexistence est scandaleuse entre ces sans-abris dormant dans les rues et les dizaines de milliers de logements vacants qui témoignent d'un dysfonctionnement grave dans l'application concrète du droit au logement garanti par l'OMT. Le problème ne réside pas dans une pénurie objective de logements puisque le parc immobilier estalien suffirait largement à loger décemment l'ensemble de la population si les ressources étaient correctement réparties. Le problème vient de l'inertie administrative de certaines communes qui n'ont aucun mécanisme propre et efficace pour détecter les logements vacants et les réaffecter aux personnes en attente, dans le maintien de droits d'occupation théoriques au profit de personnes qui n'utilisent pas effectivement leur logement alors que d'autres en ont désespérément besoin. Il faut une politique fédérale cohérente qui impose aux communes de traiter le logement comme un bien commun qui doit circuler en fonction des besoins réels, au même titre que ce qui se fait déjà avec la nourriture, le travail, les soins médicaux et l'eau potable. La situation est particulièrement grave dans les grandes métropoles comme Mistohir ou Fransoviac où la concentration des activités économiques attire continuellement de nouveaux travailleurs venus des zones rurales ou de l'étranger. Ces villes connaissent une tension permanente sur le marché du logement malgré les programmes de construction intensive, une tension qui pourrait s'atténuer à la seule condition que les logements vacants soient systématiquement remis en circulation. Dans certains quartiers des centre-villes estaliens, le taux de vacance atteint parfois 15% alors que des familles entières s'entassent dans des logements trop petits à quelques rues de là. Cette absurdité organisationnelle génère non seulement de la souffrance humaine évitable mais également un énorme gaspillage économique puisque les ressources immobilières, coûteuses à construire et à entretenir, restent inutilisées alors que les collectivités continuent d'investir l'argent de leurs contribuables dans des constructions qui seraient superflues si l'existant était correctement exploité.

    La présente loi établit en premier lieu que le logement est un bien commun de la Fédération dont l'usage effectif prime sur tout droit d'occupation théorique. Concrètement, cela signifie que plus aucun individu ou aucune famille ne peut revendiquer la jouissance exclusive d'un logement si ces derniers ne l'occupent pas réellement. Ce principe de l'usage effectif comme unique fondement légitime de l'occupation immobilière s'inscrit dans une idée prodayskiste reprise par les husakistes selon laquelle la propriété se justifie uniquement par l'usage personnel et direct du bien concerné, toute appropriation sans usage effectif constitue une forme de vol envers la collectivité qui a produit ce bien. La loi ne remet nullement en cause la sécurité d'occupation des Estaliens qui vivent effectivement dans leur logement et renforce au contraire la garantie que personne ne peut être expulsé de son domicile réel pour des raisons administratives ou économiques, elle vise seulement à faire casser l'accaparement de logements laissés vides par des occupations théoriques. La loi impose donc à toutes les communes de la Fédération l'obligation de procéder annuellement à un recensement exhaustif de l'ensemble des logements situés sur leur territoire en distinguant les logements effectivement occupés, les logements temporairement vacants pour des raisons légitimes comme des travaux de rénovation ou des mutations professionnelles de courte durée, et les logements durablement vacants sans justification valable. Ce recensement sera effectué par les services administratifs des communes en coordination avec la police citoyenne de la dite commune qui connaissent parfaitement leur quartier et peuvent aisément identifier les logements inoccupés depuis longtemps. Chaque logement se verra attribuer un statut d'occupation mis à jour dans un registre public consultable sur le SOES, ce qui garantit la transparence totale de la gestion du parc immobilier communal. Les occupants théoriques de logements doivent signaler à leur commune toute absence prolongée de plus de trois mois en indiquant la durée prévisible (aucun justificatif n'est demandé cependant), faute de quoi leur logement pourra être considéré comme vacant et faire l'objet d'une procédure de réaffectation. Tout logement identifié comme vacant sans justification légitime depuis plus de six mois fera automatiquement l'objet d'une procédure de réquisition communale. La commune notifiera d'abord à l'occupant théorique enregistré une mise en demeure pour justifier la vacance ou réintégrer effectivement le logement dans un délai de 30 jours. Si aucune réponse satisfaisante n'est fournie ou si l'occupant ne reprend pas possession effectivement de son logement, l'assemblée communale peut délibérer sur la réquisition du logement, les modalités de vote sont laissés à l'initiative des communes, les communes peuvent décider du cadre juridique de la réquisition (si celle-ci doit se faire avec autorisation du tribunal populaire de la commune ou non), aucune entité fédérale ou régionale ne peut remettre en question la décision de l'assemblée communale. L'occupant théorique doit néanmoins être informé par l'assemblée une fois sa décision prise et celui-ci dispose, s'il dispose de la citoyenneté estalienne, d'un droit de recours devant le tribunal populaire s'il estime que la réquisition est injustifiée ; néanmoins, ce recours n'est pas suspensif et n'empêchera pas, durant la procédure, que l'attribution soit immédiatement accordée à une famille en attente de logement.

    L'attribution des logements réquisitionnés sera en priorité absolue fait selon un barème de besoins sociaux établi à l'initiative de la commune en fonction de la situation socio-économique locale. Cependant, les barèmes sociaux que prendront les communes sont inscrits dans un cadre fédérale qui les obligent à tenir compte au moins de quelques facteurs comme la situation effective des sans-abris de la commune, l'hébergement précaire chez des tiers, la sur-occupation manifeste des logements avec des nombres d'occupants supérieurs à leur capacité déclarée, la présence d'enfants en bas âge dans les logements considérés comme les plus précaires ou encore les situations de violence domestique recensées par la police citoyenne afin de mener des relogements d'urgence et de protéger les victimes identifiées de violence domestique. Chaque commune doit publier son barème sous la forme d'une liste anonymisée mensuellement aux autorités régionales, ce qui permet aux instances régionales de vérifier que les attributions se font équitablement selon des barèmes transparents et non selon des logiques de favoritisme ou de clientélisme politique. Les bénéficiaires de logements réquisitionnés doivent signer un contrat d'occupation à durée indéterminée qui leur accorde et garantir la sécurité de jouissance du logement occupé en échange d'obligations élémentaires d'entretien du dit logement. La loi établit également un mécanisme de solidarité inter-communale pour les situations où une commune se trouverait objectivement dans l'impossibilité de reloger tous ses sans-abris malgré la réquisition de tous les logements vacants disponibles, situation qui peut se produire dans des métropoles en forte croissance démographique où l'afflux de nouveaux habitants dépasse temporairement les capacités d'absorption. Dans ce cas, la commune en difficulté peut solliciter l'aide de la région qui s'assure de reloger les demandeurs dans des communes de la région moins tendues en échange de compensations financières pour les coûts induits. Ce mécanisme de péréquation solidaire garantira qu'aucun Estalien ne restera à la rue pour des raisons purement géographiques tenant à la saturation locale du marché immobilier dans sa commune d'origine. Les demandeurs acceptant d'être relogés dans une commune voisine bénéficieront d'aides à la mobilité couvrant les frais de déménagement et d'adaptation à leur nouvel environnement. Pour les personnes sans domicile fixe refusant pour diverses raisons (mode de vie itinérant, troubles psychatriques) la loi impose aux communes d'offrir des solutions alternatives, la loi débloquant des financements fédéraux pour la construction de structures d'hébergement d'urgence ouvertes sans condition ni limitation de durée dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants qui devront au minimum offrir un lit, des sanitaires, des repas gratuits et un accompagnement social à toute personne s'y présentant. Ces structures ne seront jamais fermées ni contingentées, le droit à l'hébergement d'urgence étant absolu et inconditionnel. Parallèlement, des espaces de bivouac aménagés avec points d'eau et sanitaires seront créés dans les communes rurales.

  • Loi sur le droit de grève des fonctionnaires et l'interdiction des réquisitions : (198/88/114)
  • Loi proposée par l'Action Communiste Libertaire (BAC) le 14 Août 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Abstention
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Abstention
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Pour
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Contre
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • Le droit de grève constitue historiquement l'arme principale du mouvement ouvrier dans sa lutte contre l'exploitation capitaliste en permettant aux travailleurs de suspendre collectivement leur travail pour arracher des concessions à leurs patrons par la menace du blocage économique. La Révolution a aboli le patronat privé pour laisser place à l'autogestion coopérative, transformant radicalement les rapports de production en rendant théoriquement obsolète le recours à la grève puisque les travailleurs sont censés être maintenant leurs propres maîtres et décident collectivement de leurs conditions de travail. Pourtant, dans le secteur public qui emploie des centaines de milliers de fonctionnaires au service des instances fédérales et des régions, il subsiste encore un rapport hiérarchique et une logique bureaucratique qui reproduit en pratique des formes de subordination incompatibles avec l'idéal d'émancipation révolutionnaire. Les fonctionnaires restent soumis aux directives de leurs supérieurs hiérarchiques, aux contraintes budgétaires décidées par le Congrès, les Commissions et les assemblées régionales et aux réorganisations administratives imposées par le gouvernement fédéral. Cette persistance de rapports de domination dans la fonction publique justifie pleinement que les fonctionnaires conservent le droit de grève comme moyen de résistance contre les décisions qu'ils estiment justes ou contraires à l'intérêt général. Pourtant, depuis la Révolution, le droit de grève des fonctionnaires reste encadré par des limitations héritées de l'ancien régime qui le restreignent drastiquement dans certains secteurs jugés essentiels au fonctionnement de la société comme le personnel hospitalier, les enseignants, les agents de transports publics, les travailleurs de l'énergie ou de l'eau potable ainsi que tous les fonctionnaires de services publics vitaux qui sont tous soumis à des obligations de service minimum qui les empêchent de cesser complètement le travail, même lorsqu'ils ont des revendications légitimes. Pire encore, les autorités publiques disposent du pouvoir de réquisitionner les grévistes de ces secteurs stratégiques, c'est-à-dire de les contraindre sous menace de sanctions pénales à reprendre le travail contre leur volonté pour assurer la continuité du service public. Ces restrictions au droit de grève étaient justifiées peut-être sous l'ancien régime où l'Etat, autoritaire de fait contre tout mouvement social, considérait ses fonctionnaires comme des serviteurs dociles devant obéir aveuglément aux ordres sans jamais contester les décisions du pouvoir mais dans une Fédération comme la nôtre se revendiquant de l'anarchisme et de l'autogestion, cette législation fait tâche et transforme les fonctionnaires en travailleurs de seconde zone privés d'une liberté syndicale fondamentale dont jouissent pourtant le reste des travailleurs de la Fédération. Comment peut-on prétendre construire une société libertaire où chacun participe librement et volontairement à l'effort collectif tout en conservant le pouvoir de contraindre certains travailleurs à continuer de travailler contre leur gré sous peine de poursuites judiciaires ? Cette coercition étatique reproduit exactement les mécanismes de travail forcé que la Révolution prétendait avoir abolis. L'argument habituel pour justifier ces restrictions repose sur l'idée que certains services publics sont tellement vitaux pour la population que leur interruption même temporaire causerait des souffrances intolérables ou mettrait en danger la vie des citoyens, justifiant donc l'obligation faite aux grévistes de maintenir un service minimum. Cet argument révèle une profonde méfiance envers les travailleurs eux-mêmes, supposés être assez irresponsables pour laisser mourir des patients dans les hôpitaux ou priver la population d'eau potable pendant des semaines pour obtenir quelques avantages corporatistes. Cette vision condescendante et insultante nie la conscience politique et la responsabilité sociale dont font preuve quotidiennement les travailleurs des services publics qui connaissent mieux que quiconque l'importance de leurs missions et les conséquences de leurs actions. Dans les faits, jamais dans l'histoire du mouvement ouvrier estalien les grévistes n'ont laissé des situations véritablement dramatiques se développer par pur dogmatisme syndical, ils ont toujours su moduler leurs actions en fonction des circonstances et assurer spontanément les interventions d'urgence vitales même pendant des conflits sociaux durs.

    La présente loi abroge l'intégralité des dispositions législatives et réglementaires existantes qui limitent ou encadrent l'exercice du droit de grève dans la fonction publique, peu importe son niveau (fédérale, régionale ou communale). Désormais, tous les fonctionnaires sans aucune exception bénéficieront d'un droit de grève illimité dans sa forma la plus absolue, c'est-à-dire du droit de cesser collectivement et immédiatement leur travail pour une durée indéterminée sans aucune obligation de maintenir un quelconque service minimum et sans devoir respecter de préavis ou de procédures de négociation obligatoires préalables. Ce droit s'applique également aux secteurs les plus sensibles comme les hôpitaux, les centrales énergétiques, les services de distribution de l'eau potable, les transports collectifs, les écoles ou encore les services de sécurité civile (à l'exception notable des services fédéraux les plus importants comme les unités de la police fédérale, les forces armées ou les services de renseignement et de sécurité fédéraux). Aucune autorité publique, du niveau fédéral jusqu'au niveau local, ne peut contraindre des grévistes à reprendre le travail par voie de réquisition ou de toute autre mesure coercitive. L'interdiction absolue des réquisitions de grévistes sera inscrite epxlicitement dans l'OMT comme une liberté fondamentale protégée au même titre que toutes les autres comme le droit à la liberté d'expression ou le droit de manifester. Toute tentative de réquisition sera considérée de facto comme un crime contre les droits des travailleurs passible de sanctions pénales sévères à l'encontre des responsables politiques ou administratifs qui l'ordonnent. Les fonctionnaires réquisitionnés auront le droit de refuser sans aucune conséquence disciplinaire ou pénale, leur désobéissance aux ordres de réquisition sont légalisées et protégées par la loi. Cette criminalisation des réquisitions enverra un signal politique clair que la Fédération place la liberté de ses travailleurs au-dessus de toute autre considération, y compris la continuité des services publics, affirmant à la fois les principes d'entraide mutuelle les plus élémentaires de l'anarcho-communisme et les objectifs concrets de l'Estalie qui reste celui de l'émancipation la plus absolue possible des travailleurs sur les impératifs gestionnaires de l'Etat.

    Pour éviter cependant que ce droit de grève absolu ne soit détourné de son objectif émancipateur et utilisé de manière purement corporatiste par des groupes professionnels qui chercheraient à extorquer des avantages matériels au détriment de l'intérêt général, la loi impose une transparence totale sur les revendications et le déroulement des conflits sociaux dans la fonction publique. Tout mouvement de grève doit faire l'objet d'une assemblée générale ouverte à tous les citoyens où les grévistes exposent leurs motivations et leurs revendications, permettant d'ouvrir le débat démocratique de manière large sur la légitimité du dit conflit. Les médias de la commune concernée doivent couvrir ces assemblées et permettre aux grévistes ainsi qu'aux usagers des services perturbés d'avoir un droit de parole dans les médias afin de permettre au public de se forger une opinion de la situation. Cette publicité maximale devra créer de la pression sociale diffuse qui incitera sûrement les grévistes à modérer leurs revendications si celles-ci paraissent excessives ou injustifiées aux yeux de leurs camarades. Toujours dans cet objectif de ne pas délaisser les droits des autres citoyens affectés par la grève, toute revendication des grèves doit être validée par un référendum populaire en fonction du niveau à laquelle la grève se situe : si une grève touche une commune, le référendum se cantonne à la commune, auquel cas si la grève touche plusieurs communes, ce référendum s'étend à la région et au-delà, le référendum se fait à l'échelle fédérale. Bien sûr, si le référendum se prononce défavorable aux revendications de la grève, les grévistes ne sont pas contraints de reprendre leur travail puisqu'ils ont un droit de grève absolu mais le rejet d'une majorité de la population doit au moins permettre d'ouvrir le dialogue et de modérer les exigences des grévistes. Ce mécanisme de contrôle démocratique indirect préserve de fait le droit de grève absolu tout en créant un garde-fou contre les dérives corporatistes, tout Estalien doit savoir que la légitimité d'un conflit social au sein d'une société révolutionnaire doit passer la validation du soutien populaire et ne peut se cantonner à la capacité de nuisance d'un seul groupe professionnel. Enfin, la loi réaffirmer que ce droit de grève illimité n'est pas un privilège accordé aux fonctionnaires mais seulement une reconnaissance de leurs libertés fondamentales qui doit s'étendre techniquement au reste des travailleurs. Dans les coopératives, la grève prend seulement des formes différentes puisque les travailleurs sont collectivement maîtres de leurs décisions et ne peuvent faire grève contre eux-mêmes. La loi rappelle donc seulement que tout conflit social dans les coopératives, notamment dans les grandes coopératives (où peut émerger de fait des conflits entre différentes catégories de travailleurs ou entre la base et ses organes de direction élus), ont la responsabilité de gérer leurs conflits sociaux et les moyens d'y remédier dans leurs chartes internes, aucune autorité publique n'ayant droit d'interférer dans les conflits sociaux internes à une coopérative.


    Election législative de Novembre 2018 :



  • Prochaines élections législatives : Mai 2018.

  • Notes : La plupart des changements se font surtout à gauche et au centre. Le Comité de Défense Internationale se renforce davantage et gagne toujours d'adhérents face au Club Libertaire Renouvelé qui est devenu minoritaire face au Comité de Défense Internationale. Bien que le Club Libertaire Renouvelé peut compter généralement sur le soutien de la plupart des clubs modérés ou conformistes du bloc pour contrer l'influence grandissante de la frange radicale des husakistes, il semble que la radicalité prenne le dessus dans la gauche révolutionnaire husakiste. Au centre, on assiste à un alignement progressif de l'électorat autour d'une triade entre prodayskistes, anarcho-communistes et communalistes qui semblent émerger comme les trois grands acteurs du bloc anarcho-communiste du centre. Il reste cependant à voir si un de ces clubs prendra l'ascendant sur les autres ou si un d'entre eux réussira à unir davantage le bloc et faire front face à la majorité relative des husakistes. La droite révolutionnaire continue de suivre son lent déclin.
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