19/05/2020
11:46:18
Index du forum Continents Eurysie Estalie

Lois et mesures votées au Congrès International des Travailleurs. - Page 3

Voir fiche pays Voir sur la carte
Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

Législature de Mai 2017/Novembre 2017 :

Lois entrées en vigueur durant la législature de Mai 2017 à Novembre 2017 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


  • Loi sur la débureaucratisation et la simplification administrative : (256/91/59)
  • Loi proposée par l'Action Communiste Libertaire (BAC) le 12 Juin 2017.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Contre
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Abstention
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Pour
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Abstention
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Abstention
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • Depuis la Révolution de Novembre 2013, la Fédération des Peuples Estaliens a construit un appareil institutionnel d'une complexité croissante. Cette sophistication administrative était sans doute nécessaire dans les premières années pour structurer un Etat révolutionnaire viable mais elle a progressivement engendré des effets pervers qui contredisent les principes libertaires fondateurs. Les citoyens se plaignent de plus en plus de la multiplication des formulaires, des délais kafkaïens pour obtenir des autorisations administratives et de l'opacité des processus décisionnels noyés dans des strates bureaucratiques successives. Les coopératives elles-mêmes, censées incarner l'autogestion, se retrouvent étouffées sous les obligations déclaratives et les contrôles multiples émanant de différentes commissions fédérales dont les compétences se chevauchent. Cette bureaucratisation rampante menace l'essence même du projet révolutionnaire qui promettait l'émancipation de toute forme de domination, y compris celle exercée par une administration impersonnelle et tentaculaire.

    La présente loi pose comme principe fondamental que toute procédure administrative doit être justifiée par une nécessité réelle et proportionnée et que le fardeau de la preuve repose sur l'administration et non sur le citoyen. Concrètement, cela signifie qu'aucune nouvelle obligation déclarative ne pourra être créée sans qu'une évaluation préalable démontre son utilité effective pour le bien commun et sans que des alternatives moins contraignantes aient été explorées. De plus, pour chaque nouvelle procédure instituée, une procédure existante de complexité équivalente devra être supprimée, établissant ainsi un principe de neutralité bureaucratique qui empêchera l'inflation administrative. Ce mécanisme de compensation obligatoire forcera les commissions fédérales à réfléchir sérieusement avant d'ajouter de nouvelles couches de contrôle et à privilégier la simplification du système existant. La loi établit également un audit administratif complet de toutes les procédures actuellement en vigueur dans la Fédération. Cet audit sera mené sur dix-huit mois par des équipes mixtes composées de citoyens tirés au sort, de travailleurs des administrations concernées et d'experts en organisation. Chaque procédure sera évaluée selon plusieurs critères objectifs incluant le temps moyen nécessaire pour son accomplissement, le nombre d'intervenants impliqués, le taux de satisfaction des usagers et surtout sa contribution réelle à l'intérêt général. Toute procédure jugée redondante, obsolète ou disproportionnellement complexe sera soit simplifiée radicalement soit purement supprimée. L'objectif quantitatif est de réduire de 40% le volume total des démarches administratives obligatoires d'ici deux ans avec une attention particulière portée aux petites coopératives et aux communes rurales qui souffrent le plus de cette lourdeur administrative faute de personnel dédié. Pour briser les silos bureaucratiques qui fragmentent l'action publique, la loi impose la création de guichets uniques communaux où tous les services administratifs fédéraux, régionaux et communaux seront physiquement regroupés. Un citoyen ou une coopérative ne devra plus jamais être renvoyé d'un bureau à un autre pour accomplir une démarche mais pourra effectuer l'ensemble de ses formalités en un seul lieu avec un interlocuteur unique qui se chargera de coordonner en interne les différents services concernés. Ces guichets uniques fonctionneront selon le principe du silence vaut accord, c'est-à-dire que toute demande pour laquelle l'administration ne répond pas dans un délai raisonnable fixé par la loi sera automatiquement considérée comme acceptée. Ce renversement de la charge administrative incitera fortement les services publics à traiter rapidement les dossiers et évitera les situations absurdes où des projets restent bloqués pendant des mois dans les méandres bureaucratiques sans justification.

    La loi s'attaque également à la prolifération des commissions, comités et autres organes consultatifs qui se sont multipliés ces dernières années. Si certains remplissent des fonctions essentielles, beaucoup ne se réunissent jamais ou produisent des rapports que personne ne lit. Un recensement exhaustif sera effectué et tout organisme qui ne s'est pas réuni au moins quatre fois dans l'année écoulée ou dont les recommandations n'ont jamais été suivies d'effet sera automatiquement dissous. Les ressources humaines et financières ainsi libérées seront redéployées vers les services de proximité qui manquent cruellement de moyens comme les centres de santé communaux ou les maisons de la culture. L'objectif n'est pas de détruire toute forme de coordination ou de réflexion collective mais de s'assurer que chaque structure administrative justifie son existence par une utilité concrète et mesurable. Pour garantir que cette démarche de simplification ne soit pas un événement ponctuel mais devienne une dynamique permanente, la loi institue le poste de Défenseur de la Simplicité Administrative dans chaque région de la Fédération. Ce défenseur, élu pour trois ans par l'assemblée régionale sur candidatures libres, aura pour mission de recevoir les plaintes des citoyens et des coopératives concernant les lourdeurs administratives, d'enquêter sur les dysfonctionnements bureaucratiques et de formuler publiquement des recommandations de simplification. Il pourra également saisir directement les tribunaux populaires en cas de violations caractérisées du droit à une administration raisonnable inscrit dans cette loi. Chaque année, il publiera un rapport classant les administrations fédérales et régionales selon leur niveau de complexité bureaucratique, créant ainsi une pression publique salutaire pour l'amélioration continue. La numérisation administrative sera également rationalisée et humanisée. Le SOES, censé faciliter l'accès aux services publics, est devenu une jungle de portails mal conçus où se perdent même les citoyens les plus éduqués. La loi impose la refonte complète de cette infrastructure numérique selon des principes d'ergonomie et d'accessibilité universelle avec des tests utilisateurs obligatoires avant tout déploiement. Surtout, elle garantit que le numérique reste un outil optionnel et jamais une obligation, reconnaissant que de nombreux citoyens, particulièrement dans les zones rurales ou parmi les générations les plus âgées, préfèrent les interactions humaines directes. Chaque service accessible en ligne devra avoir un équivalent physique parfaitement fonctionnel et aucune administration ne pourra refuser de traiter un dossier papier sous prétexte qu'une procédure numérique existe. Enfin, la loi affirme un principe de responsabilité administrative inversée. Lorsqu'un citoyen ou une coopérative subit un préjudice du fait de lenteurs administratives excessives, d'erreurs bureaucratiques ou de demandes de documents inutiles, l'administration fautive devra verser une compensation financière automatique sans que la victime ait à engager de procédure judiciaire complexe. Un simple constat du Défenseur de la Simplicité suffira. Cette mesure créera une véritable incitation économique à l'efficacité administrative et rétablira un équilibre de pouvoir entre les citoyens et les structures bureaucratiques.

  • Loi sur le droit à la déconnexion et la protection du temps libre : (288/20/102)
  • Loi proposée par le Club de Coopération Anarchiste (BAR) le 15 Août 2017.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : [Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Contre
  • Club de l'Individualité (BAC) : Pour
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • La Révolution de Novembre a aboli l'exploitation capitaliste du travail et garanti à chaque citoyen estalien des conditions matérielles décentes grâce au système de la solde méritoire graduée. Pourtant, une nouvelle forme d'aliénation s'est insidieusement développée dans la société estalienne, en particulier depuis la généralisation des outils numériques et l'extension du SOES à presque tous les aspects de la vie quotidienne. Les travailleurs des coopératives industrielles et tertiaires se plaignent de plus en plus d'une porosité croissante entre temps de travail et temps personnel où les sollicitations professionnelles via les messageries électroniques, les réunions virtuelles improvisées et les demandes urgentes pénètrent désormais jusque dans les foyers, les soirées et les week-ends. Cette hyperconnectivité permanente génère un stress chronique, des troubles du sommeil, une dégradation de la vie familiale et sociale et paradoxalement une baisse de la productivité réelle malgré l'allongement objectif du temps consacré aux activités professionnelles. Cette situation révèle une contradiction profonde entre les principes émancipateurs de la Révolution et la réalité vécue par nombre de travailleurs estaliens. Le système coopératif lui-même, malgré ses vertus indéniables en termes d'autogestion et de démocratie économique, peut paradoxalement renforcer cette dynamique d'autoexploitation collective. Dans une coopérative où chaque membre voit sa solde dépendre des performances globales du collectif, une pression implicite s'exerce sur chacun pour maximiser son investissement temporel et son engagement, ce qui créait une forme de compétition tacite où refuser de répondre immédiatement à une sollicitation professionnelle est perçu comme un manque de solidarité envers ses camarades. Les outils numériques, censés libérer du temps en automatisant certaines tâches, ont en réalité colonisé tous les espaces-temps disponibles et transformé chaque moment d'existence en temps potentiellement productif.

    La présente loi établit comme droit fondamental inscrit dans l'OMT le droit à la déconnexion, défini comme la possibilité pour chaque travailleur de ne pas être joignable en dehors de ses horaires de travail effectifs et de ne subir aucune conséquence négative du fait de cette indisponibilité. Ce droit s'applique à tous les travailleurs sans exception, qu'ils soient membres de coopératives, employés d'entreprises publiques ou fonctionnaires des administrations communales, régionales ou fédérales. Concrètement, cela signifie qu'aucun travailleur ne peut être sanctionné, pénalisé dans sa solde, écarté de responsabilités ou simplement mal considéré par ses collègues ou sa hiérarchie du fait qu'il n'ait pas répondu à des messages, participé à des réunions ou effectué des tâches en dehors de son temps de travail contractuel. Les coopératives et entreprises publiques devront inscrire explicitement ce droit dans leurs chartes internes et organiser des formations régulières pour sensibiliser l'ensemble des travailleurs au respect de cette frontière temporelle essentielle entre vie professionnelle et vie personnelle. Pour rendre ce droit effectif et non simplement symbolique, la loi impose des obligations techniques précises aux coopératives et administrations employant plus de vingt personnes. Les systèmes de messagerie électronique devront intégrer des dispositifs de filtrage automatique qui bloqueront l'envoi et la réception de messages professionnels en dehors des plages horaires définies collectivement par chaque structure. Un travailleur pourra néanmoins choisir de désactiver temporairement cette protection s'il le souhaite mais ce choix devra être explicite et révocable à tout moment et surtout, il ne pourra jamais constituer une norme implicite de comportement attendu. Les réunions virtuelles ou physiques ne pourront être convoquées qu'avec un préavis minimal de 48 heures sauf situations d'urgence exceptionnelle dûment justifiées et elles devront obligatoirement se tenir pendant les horaires de travail habituels. L'urgence ne pourra être invoquée que pour des situations mettant en jeu la sécurité des personnes ou des infrastructures critiques et non simplement pour des impératifs commerciaux ou des échéances arbitraires.

    La loi reconnaît également le droit à la lenteur et à l'inefficacité ponctuelle comme composantes légitimes de la condition humaine. Dans une société obsédée par la performance et la réactivité immédiate, il est essentiel de réaffirmer que les travailleurs ne sont pas des machines et qu'ils traversent naturellement des périodes de moindre productivité liées à la fatigue, aux préoccupations personnelles, aux cycles biologiques ou simplement au besoin de récupération mentale. Les coopératives devront intégrer dans leur organisation du travail des marges de flexibilité suffisantes pour absorber ces variations individuelles sans que cela ne pénalise les travailleurs concernés. Pour les secteurs d'activité où la nature du travail implique nécessairement une disponibilité continue comme les services d'urgence médicale, les centrales énergétiques ou les services de sécurité, la loi impose l'organisation de systèmes de permanence clairement définis où les travailleurs d'astreinte sont explicitement désignés, justement rémunérés pour cette contrainte supplémentaire et bénéficient de périodes de repos compensatoires équivalentes. la disponibilité permanente ne peut jamais devenir une attente diffuse pesant sur l'ensemble des membres d'une structure, elle doit être formalisée et limitée dans le temps ainsi qu'équitablement répartie entre tous les travailleurs volontaires pour assumer ces fonctions. Les coopératives devront dimensionner leurs effectifs de manière à permettre cette rotation sans surcharge chronique, quitte à recruter davantage de membres pour assurer une couverture adéquate sans épuisement individuel. La loi établit également un droit au ralentissement collectif en instituant dans chaque commune des semaines de déconnexion collective programmées annuellement pendant lesquelles l'ensemble des activités non essentielles sont suspendues et où les habitants sont encouragés à consacrer leur temps à des activités gratuites, contemplatives, artistiques ou simplement reposantes. Ces semaines ne sont pas des vacances traditionnelles où chacun part individuellement se divertir ailleurs mais ce sont des temps collectifs de réappropriation du territoire communal, de renforcement des liens sociaux et de réflexion sur le sens de l'activité productive. les assemblées communales organiseront durant ces périodes des débats publics, des ateliers artistiques, des projections de films, des randonnées collectives ou simplement des espaces de convivialité sans programme préétabli. L'objectif est de rompre périodiquement avec la frénésie productive pour retrouver le sens profond du projet révolutionnaire qui n'est pas de produire toujours plus mais de vivre mieux en travaillant moins.

    Pour garantir l'application effective de cette loi, des médiateurs du temps libre seront élus dans chaque coopérative et administration de plus de cinquante personnes. Ces médiateurs, qui exerceront cette fonction à temps partiel en rotation annuelle, auront pour mission de recevoir les plaintes des travailleurs concernant les atteintes à leur droit à la déconnexion, de mener des enquêtes internes et de proposer des solutions pour restaurer un équilibre sain entre engagement professionnel et préservation de la vie personnelle. Ils pourront saisir les tribunaux populaires en cas de violations caractérisées et répétées et leurs rapports annuels seront systématiquement discutés en assemblée communale. Les coopératives présentant les meilleures pratiques en matière de respect du temps libre de leurs membres bénéficieront d'une reconnaissance publique et de subventions supplémentaires pour développer leurs activités, créant ainsi une dynamique d'émulation positive basée non sur l'intensification du travail mais sur sa qualité et sa soutenabilité.

  • Déclaration de guerre à l'Hotsaline : (239/59/102)
  • Acte de guerre proposée par la Commission à la Guerre.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Abstention
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Contre
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Contre
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Pour
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Pour
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Contre
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Contre
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • Suite au bombardement de l'Altrecht par l'Hotsaline, une coalition comprenant l'Estalie, le Grand Kah et l'Illirée ont annoncés conjointement la mise en place d'une opération nommée Pale Tempest visant dans l'immédiat à mener des représailles éclair contre le gouvernement belliciste hotsalien afin de désarmer ce dernier des moyens militaires qui lui permettraient de continuer à déstabiliser la région et à agresser ses voisins sur la base de désaccords idéologiques. L'opération libertaire a rapidement été suivie de nouvelles représailles hotsaliennes et teylaises à travers le bombardement des aéroports estaliens, kaulthes et mähréniens par des dizaines de missiles tirés depuis l'Hotsaline et le Royaume de Teyla, alliés de la nation réactionnaire hotsalienne. En plus de cibler inopinément des civils et d'escalader encore davantage le conflit en Eurysie Centrale, ces bombardements ont prouvés la stratégie disproportionnée du pouvoir hotsalien qui est d'utiliser tous les moyens à sa disposition, y compris les plus extrêmes, afin de mener sa pseudo-quête anticommuniste dans la région. Cette stratégie déstabilise toute la région et met en péril non seulement les populations locales mais également nos alliés proches de Kaulthie et de l'Altrecht qui ont étés ciblés par les ignobles bombardements hotsaliens. Un tel gouvernement terroriste ne pouvant être toléré plus longtemps, davantage quand il s'agit de la stabilité à long terme de toute la région, la Commission à la Guerre a demandé à ce que la Fédération sévisse contre le gouvernement hotsalien en étendant l'opération Pale Tempest, d'abord par une déclaration de guerre formelle mais également par une extension de ses objectifs. Là où les buts initiaux de Pale Tempest résidaient dans la neutralisation de la menace hotsalienne par son désarmement (en particulier de ses moyens de projection à l'étranger, qui concerne en somme son matériel balistique et ses forces aériennes) afin de protéger ses voisins des sauts d'humeur idéologiques et bellicistes de leur voisin tumultueux, la Commission à la Guerre a estimé qu'un désarmement aussi limité et modéré de l'Hotsaline à ses seuls moyens de projection ne ferait que retarder le jour où l'Hotsaline attaquerait de nouveau. La Commission à la Guerre estime que la source du problème réside dans l'action du gouvernement hotsalien, et donc du gouvernement lui-même, qui doit être arrêté par tous les moyens possibles. De ce fait, la Commission a proposé au Congrès à ce que l'opération Pale Tempest puisse inclure dans ses objectifs le renversement du gouvernement actuel hotsalien.

    Des débats houleux ont eu lieu quant aux objectifs de la Commission à la Guerre. Bien que la plupart des clubs furent favorables à la guerre, davantage à cause des bombardements sur le sol estalien, beaucoup estimaient qu'il serait peu judicieux d'imposer l'idéologie libertaire aux Hotsaliens par l'invasion. Contrairement à la Kartvélie où les forces estaliennes sont intervenues sur la vague d'une révolution déjà naissante de la population kartvélienne, il n'existe aucune source qui atteste qu'un mouvement révolutionnaire se prépare activement à renverser le gouvernement hotsalien. Il s'agirait donc d'une invasion pure et simple, une idée rejetée par la plupart des clubs. La Commission à la Guerre a donc revu sa copie, assistée d'une délégation de la Commission aux Relations Extérieures, afin de clarifier ce que la Commission à la Guerre entendait comme renversement du gouvernement hotsalien. Selon la Commission, il ne s'agit pas d'imposer un gouvernement ou un régime libertaire aux Hotsaliens car le rôle de la Commission à la Guerre est avant tout d'assurer la stabilité de l'Eurysie Centrale et la protection des partenaires de l'Estalie. Dans cette optique, l'objectif réside davantage dans la mise en place d'un gouvernement hotsalien amical, à minima pacifiste et ouvert aux négociations ainsi qu'au désarmement de ses forces dans une marge raisonnable, la Commission estimant qu'une fois ces prérequis obtenus, le fait que le nouveau gouvernement hotsalien soit libertaire, néolibéral ou même conservateur ne lui importe finalement que peu.


    Election législative de Novembre 2017 :



  • Prochaines élections législatives : Mai 2018.

  • Notes : Peu de chamboulements politiques durant l'année 2017, malgré la guerre en Eurysie Centrale au milieu de l'année, l'année 2017 s'est montrée particulièrement calme en ce qui concerne la politique intérieure estalienne, bien que le Comité de Défense Internationale ait pris davantage de poids au sein du BAR, les assises actuelles husakistes restent solides tandis qu'on constate un affaiblissement toujours plus marqué de la droite révolutionnaire au profit du BAC dont les récents votes montrent tout de même que le bloc continue d'être très divisé sur de nombreuses questions, ce qui renforce davantage la marge de manoeuvre du bloc husakiste, lui-même certes divisé, mais avec une idéologie directrice commune qui leur permet une plus grande unité ainsi que la présence des plus grands clubs du Congrès au sein du bloc (le Club Libertaire Renouvelé, l'Association Collectiviste et le Comité de Défense Internationale). On assiste également à un léger renforcement de la faction statocratique husakiste qui, bien qu'elle continue d'être considéré avec mépris par le reste de son propre bloc, gagne en popularité dans l'Armée Rouge ainsi que chez certains électeurs radicalisés par les frappes de missiles hotsalo-teylaises.
  • Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

    Législature de Novembre 2017/Mai 2018 :

    Lois entrées en vigueur durant la législature de Novembre 2017 à Mai 2017 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


  • Loi sur la réforme démocratique des entreprises publiques stratégiques : (188/66/146)
  • Loi proposée par le Club Libertaire Renouvelé (BAC) le 2 Février 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club communaliste (BAC) : Contre
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Abstention
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Contre
  • Conseil communiste (BSDR) : Contre
  • Société Utopique (BSDR) : Contre
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • Les entreprises publiques occupent une position ambiguë dans l'architecture économique estalienne depuis la Révolution de 2013. D'un côté, leur existence se justifie pleinement dans les secteurs stratégiques comme l'armement, l'extraction des ressources naturelles, la production énergétique ou la recherche de pointe où la coordination centralisée et la vision à long terme de l'intérêt collectif priment sur la rentabilité immédiate mais de l'autre, leur fonctionnement bureaucratique hiérarchisé reproduit en pratique les logiques patronales que la Révolution prétendait avoir abolies avec des directions nommées par le gouvernement fédéral exerçant une autorité unilatérale sur des travailleurs réduits au statut de simples exécutants sans pouvoir décisionnel réel sur l'organisation du travail. Cette contradiction devient de plus en plus intenable à mesure que le reste de l'économie estalienne s'oriente vers l'autogestion coopérative et que les travailleurs des entreprises publiques constatent l'écart croissant entre les principes libertaires proclamés et leur condition concrète de subordination salariale à un patron étatique. Cette situation génère plusieurs problèmes systémiques qui menacent à la fois l'efficacité économique et la cohésion politique de la Fédération. Les travailleurs des entreprises publiques manifestent un désengagement croissant de leur activité professionnelle en se contentant d'exécuter mécaniquement les tâches prescrites sans initiative ou créativité puisqu'ils ne sont de toute façon pas associés aux décisions stratégiques de la performance collective. Cette démotivation individuelle et structurelle affecte notamment le secteur de la défense où l'innovation technologique continue et la qualité irréprochable de la production sont pourtant vitales pour la sécurité nationale. De plus, l'absence de contrôle démocratique sur les entreprises publiques crée un angle mort dans la surveillance de l'appareil d'Etat, les directions pouvant théoriquement utiliser les ressources considérables dont disposent les entreprises publiques pour des projets opaques échappant au contrôle du Congrès International des Travailleurs ou pour constituer des réseaux clientélistes qui serviraient uniquement leurs intérêts particuliers plutôt que l'intérêt général. Le risque politique le plus grave réside quant à lui dans la possibilité qu'un secteur aussi crucial que l'armement tombe sous le contrôle d'une faction minoritaire hostile à la démocratie révolutionnaire. Si demain, un groupe de militaires putschistes décide de renverser les institutions fédérales, comme ce fut le cas en 2015, ils pourraient s'appuyer sur la complicité des directions des entreprises publiques d'armement pour assurer leur approvisionnement en armes et en munitions pendant que les organes démocratiques tenteraient de couper les vivres aux rebelles. Cette vulnérabilité a été cruellement démontrée lors de la tentative de Coup d'Etat du général Sargakov en 2015 où certains directeurs d'entreprises publiques avaient manifesté une certaine sympathie très inquiétante pour les pustchistes avant que le mouvement ne soit écrasé dans l'œuf. Tant que le secteur de l'armement reste organisé selon un modèle hiérarchique autoritaire, il constituera une menace potentielle pour la démocratie estalienne car les structures autoritaires attirent naturellement des personnalités autoritaires et facilitent leurs conspirations contre l'ordre démocratique.

    La présente loi établit une réforme profonde de la gouvernance des entreprises publiques stratégiques visant à instaurer une véritable autogestion démocratique tout en préservant la coordination centralisée nécessaire à leur mission d'intérêt national. Désormais, chaque entreprise publique sera dirigée collégialement par un conseil de gestion démocratique composé de quinze membres répartis selon trois collèges égalitaires. Le premier collège comprend cinq représentants élus directement par l'assemblée générale des travailleurs de l'entreprise pour des mandats de deux ans impératifs et révocables à tout moment par un vote de défiance majoritaire, ces représentants incarnant la souveraineté ouvrière sur l'outil de production. Le deuxième collège comprend cinq représentants nommés par les commissions fédérales concernées en fonction du secteur d'activité de l'entreprise, ces représentants garantissant que les orientations stratégiques restent conformes aux priorités nationales définies par le Congrès. Enfin, le troisième collège comprend cinq experts techniques élus par leurs pairs parmi le personnel d'encadrement et d'ingénierie de l'entreprise, ces représentants apportant l'expertise technique nécessaire aux décisions opérationnelles les plus complexes. Toutes les décisions stratégiques du conseil de gestion démocratique devront être approuvées à la majorité qualifiée de deux tiers, forçant ainsi le consensus entre les trois collèges et empêchant qu'une seule composante impose unilatéralement ses vues. Les décisions concernent notamment les plans de production annuels et pluriannuels, les investissements en équipements et en infrastructures, les politiques de conditions de travail, les partenariats extérieurs et les orientations en R&D. Le conseil doit se réunir au minimum deux fois par mois en séance plénière publique dont les comptes-rendus sont systématiquement publiés sur le SOES afin de garantir la transparence totale de la gestion. Les travailleurs de l'entreprise auront un accès total aux documents financiers et techniques et peuvent interpeller directement les membres du conseil lors des assemblées générales trimestrielles obligatoires afin de créer un contrôle populaire permanent de la base sur les dirigeants.

    Pour neutraliser définitivement le risque de collusion entre les entreprises de la défense et d'éventuels putschistes militaires, la loi établit un mécanisme de contrôle parlementaire renforcé sur ce secteur en établissant qu'à chaque trimestre, les entreprises publiques d'armement doivent présenter un rapport exhaustif au Congrès International des Travailleurs qui détaille précisément les quantités produites, les destinataires de chaque livraison, l'état des stocks et les projets de recherche en cours. Une commission spéciale du Congrès sera chargée d'effectuer des inspections surprises dans les usines d'armement au moins une fois dans le mois pour vérifier la concordance entre les rapports officiels et la réalité physique des productions. Toute divergence significative déclenchera automatiquement une enquête approfondie et la suspension immédiate des membres du conseil de gestion soupçonnés de dissimulation. La loi impose également que toute livraison d'armement aux forces armées estaliennes soit désormais contresignée par un représentant civil du Congrès, en plus des autorités militaires habituelles, afin de créer une chaîne de contrôle démocratique entre la production et l'utilisation finale des armes. En cas de crise politique grave où des éléments de l'Armée Rouge sont soupçonnés d'effectuer un Coup d'Etat, le Congrès pourra immédiatement ordonner aux entreprises publiques d'armement de cesser les livraisons aux unités rebelles.

  • Loi sur les réseaux médicaux d'urgence et la formation aux premiers secours : (345/14/44)
  • Loi proposée par l'Association Collectiviste (BAR) le 12 Mars 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Contre
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Abstention
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Abstention
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Pour
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • Les bombardements hotsaliens de 2017 ont causé des centaines de morts et de blessés à travers plusieurs villes estaliennes frappées simultanément par des missiles balistiques. Au-delà de ce bilan immédiat des explosions, les analyses post-crise menées par la Commission à la Santé Publique ont révélé une réalité accablante : environ 30% des décès survenus dans les premières heures après les attaques auraient pu être évités si les secours avaient pu intervenir plus rapidement et si les témoins présents sur place avaient su prodiguer les gestes de premiers secours élémentaires en attendant l'arrivée des équipes médicales. Des blessés gravement touchés sont morts d'hémorragies que n'importe qui aurait pu arrêter avec un garrot improvisé, d'autres ont succombé à des obstructions des voies respiratoires qu'une simple manœuvre de dégagement aurait résolues, d'autres encore sont décédées d'hypothermie après être restés allongés dans le froid pendant des heures faute de couvertures ou d'abris de fortune que des survivants indemnes auraient pu facilement organiser s'ils avaient reçu une formation minimale. Cette hécatombe évitable révèle une défaillance systémique du dispositif sanitaire estalien face aux situations de catastrophe de masse. Le système de santé publique, bien que considérablement amélioré depuis la Révolution avec l'accès universel aux soins et la modernisation des infrastructures hospitalières, reste essentiellement conçu pour gérer des flux réguliers de patients individuels se présentant dans des conditions normales. Lorsque des dizaines, voire des centaines de blessés graves, apparaissent simultanément suite à un bombardement, un séisme, un accident industriel majeur ou toute autre catastrophe d'origine naturelle ou non, les hôpitaux et les services ambulanciers sont instantanément submergés et incapables de répondre efficacement à toutes les demandes d'intervention. Les ambulances terrestres se retrouvent bloquées dans des rues encombrées de décombres ou d'embouteillages, les équipes médicales perdent un temps précieux à trier les victimes sur place sans protocoles standardisés et les hôpitaux les plus proches du sinistre reçoivent un afflux massif de blessés, dépassant totalement leurs capacités d'accueil tandis que d'autres établissements plus éloignés restent sous-utilisés faute de coordination.

    La présente loi établit un dispositif national de médecine d'urgence adapté aux situations de catastrophe et articule autour de trois piliers complémentaires permettant de sauver un maximum de vies dans les premières heures critiques suivant un événement traumatique de grande ampleur. Le premier pilier concerne évidemment la formation massive et continue de la population aux gestes de premiers secours. La loi rend obligatoire une formation initiale de 20 heures aux premiers secours pour tous les citoyens estaliens de moins de 25 ans, cette formation pouvant être suivie soit durant la scolarité secondaire, soit durant le service militaire, soit dans le cadre de programmes communaux pour ceux qui ont dépassés les 25 ans. Le programme de formation standardisé au niveau fédéral enseignera les techniques les plus élémentaires concernant la réanimation cardio-pulmonaire, le contrôle des hémorragies par compression et garrot, le dégagement des voies respiratoires, l'immobilisation des fractures, le positionnement des victimes inconscientes ainsi que la gestion psychologique des personnes en état de choc. Pour assurer l'effectivité de cette formation de masse, la loi mandate la création d'un corps national de formateurs aux premiers secours avec un objectif de 10 000 instructeurs issus du domaine de la santé et répartis proportionnellement entre les régions sous la supervision directe de la Commission à la Santé Publique. Ils devront intervenir dans les écoles, les universités, les coopératives, les maisons de la culture et les centres communaux selon un planning coordonné et géré par la Commission à la Santé Publique afin de garantir que chaque commune organise au minimum une session de formation mensuelle accessible gratuitement à tous les habitants. Au-delà de cette formation initiale, la loi encourage fortement le développement d'un vivier de citoyens-secouristes bénévoles qui disposeront de compétences avancées en médecine d'urgence. Un parcours de formation continue d'une centaine d'heures réparties sur un an sera proposé gratuitement aux volontaires souhaitant approfondir leurs connaissances au-delà des gestes élémentaires. Ce parcours avancé enseignera des techniques plus complexes comme la pose de perfusions intraveineuses, l'utilisation des défibrillateurs automatiques, l'administration de médicaments d'urgence de base comme l'adrénaline en cas de choc anaphylactique ou encore le triage médical afin de permettre d'évaluer rapidement la gravité des blessures pour prioriser les évacuations. Les citoyens ayant validé ce parcours avancé recevront une carte officielle et seront automatiquement enregistrés dans un répertoire national accessible aux services d'urgence qui pourront ainsi les appeler et les mobiliser rapidement en cas de catastrophe survenant dans la commune de leur domicile.

    Le deuxième pilier concerne la création d'une flotte héliportée médicale permettant d'intervenir rapidement sur des zones difficiles d'accès ou lorsque les infrastructures terrestres sont endommagées. La loi mandate l'acquisition immédiate de 80 hélicoptères médicalisés répartis proportionnellement entre chaque région en fonction de leur superficie et de leur population avec une concentration particulière dans les zones montagneuses et les grandes métropoles industrielles vulnérables aux accidents de masse comme Mistohir, Fransoviac ou Pendrovac. Ces hélicoptères seront spécifiquement aménagés pour le transport de blessés graves avec des équipements médicaux embarqués qui incluent des respirateurs, des moniteurs cardiaques, des réserves de sang et de plasma et des mallettes d'intervention chirurgicale d'urgence qui permettront de stabiliser les patients pendant le transport. Chaque appareil sera équipé en permanence par un pilote, un copilote, un médecin urgentiste et un infirmier spécialisé en soins critiques, tous formés aux interventions en milieu hostile ou dégradé (de préférence, on choisira ici d'anciens militaires ou des citoyens ayant déjà effectué leur service militaire). Les hélicoptères médicaux seront basés dans des stations héliportées construites à proximité des principaux hôpitaux régionaux mais également dans des bases secondaires dispersées dans tout le territoire fédéral afin de réduire les temps d'intervention. L'objectif fixé par la loi est de pouvoir atteindre n'importe quel point du territoire estalien en moins de trente minutes après l'alerte pour les zones urbaines et en moins de soixante minutes pour les zones rurales les plus reculées. Les équipages seront en alerte permanente avec des rotations organisées garantissant une disponibilité 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. En situation normale, la flotte interviendra pour les urgences médicales individuelles graves où le transport terrestre serait trop lent mais sa fonction stratégique principale reste la capacité à déployer rapidement des moyens médicaux massifs en cas de catastrophe, chaque hélicoptère pouvant effectuer plusieurs rotations pour évacuer progressivement les blessés depuis la zone sinistrée vers les hôpitaux de différentes régions afin de répartir la charge et éviter la saturation.

    Enfin, le troisième pilier établir un système national de coordination des urgences sanitaires qui permettra d'optimiser l'utilisation des ressources médicales dispersées sur le territoire lors de crises majeures. La loi crée à Mistohir un centre fédéral de régulation médicale d'urgence qui fonctionnera en réseau avec les centres régionaux implantés dans toutes les régions de la Fédération. Ces centres seront équipés de systèmes informatiques qui permettront de visualiser en temps réel la disponibilité des lits d'hôpitaux, les ambulances terrestres et aériennes, les stocks de sang et de médicaments d'urgence ainsi que le personnel médical mobilisable. Lorsqu'une catastrophe survient, le centre régional concerné active immédiatement un plan blanc d'urgence sanitaire qui réquisitionne automatiquement les ressources nécessaires et coordonne leur acheminement sur la zone touchée. Le système de coordination s'appuiera également sur une application mobile obligatoire sur tous les téléphones des professionnels de santé et des secouristes citoyens qui permettra de les géolocaliser et de leur envoyer des alertes d'urgence lorsqu'une catastrophe survient près de leur position. Un médecin urgentiste se trouvant par hasard à proximité d'une catastrophe pourra ainsi être immédiatement sollicité pour commencer le triage des victimes avant même l'arrivée des secours, sauvant potentiellement des dizaines de vies grâce à ces précieuses minutes gagnées. De même, les citoyens secouristes présents dans le secteur recevront des instructions précises pour faciliter l'évacuation des victimes et les lieux de rassemblements à prioriser pour les blessés. Cette coordination à l'échelle numérique transformera la population formée en un réseau de premiers répondants maillant densément le territoire et qui seront capable de s'organiser efficacement dans les premières minutes suivant un drame.

  • Loi sur le désarmement progressif de la police fédérale et le renforcement des polices citoyennes : (188/51/161)
  • Loi proposée par l'Action Communiste Libertaire (BAC) le 24 Avril 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Abstention
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Contre
  • Société ruraliste (BAC) : Pour
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Pour
  • Club de l'Individualité (BAC) : Pour
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • La Fédération des Peuples Estaliens a engagé depuis plusieurs années des sacrifices considérables pour défendre la Révolution à l'international, mobilisant des dizaines de milliers de soldats sur des théâtres d'opérations lointains, subissant des bombardements sur son propre sol et consacrant une part croissante de ses ressources à l'effort de guerre contre les puissances réactionnaires. Ces sacrifices ont été consentis par l'ensemble de la population estalienne dans un esprit de solidarité internationaliste remarquable, les familles acceptant de voir partir leurs enfants au combat, les travailleurs acceptant de travailler davantage pour soutenir l'économie de guerre et les citoyens acceptent les risques d'attaques ennemies au nom de la défense des idéaux révolutionnaires mais cet engagement collectif massif vers l'extérieur crée une dette morale évidente de l'Etat fédéral envers sa population : si les Estaliens acceptent de combattre et de mourir pour la Révolution au-delà des frontières, ils sont en droit d'exiger qu'à l'intérieur de ces frontières règne la liberté la plus complète possible, débarrassée de toute forme de coercition étatique excessive et de surveillance policière oppressive. Sauf que depuis plusieurs années, on assiste à une militarisation rampante de la police fédérale qui contredit frontalement les principes libertaires fondateurs de la Fédération. Les unités de police fédérale se sont progressivement dotées d'équipements quasi-militaires qui incluent des véhicules blindés, des armes automatiques lourdes, des grenades lacrymogènes et des équipements anti-émeute. Leurs effectifs ont considérablement gonflé sous le prétexte de la lutte antiterroriste, atteignant à ce jour près de 25 000 hommes répartis sur le territoire fédéral. Cette police fédérale lourdement armée et de plus en plus autonome constitue objectivement une menace potentielle pour les libertés publiques et pour l'équilibre démocratique de la Fédération. Rien ne garantit que cette force, habituée à l'usage de la violence et disposant de moyens matériels considérables, ne sera pas un jour instrumentalisé par un gouvernement fédéral autoritaire pour réprimer des mouvements sociaux légitimes ou intimider des opposants politiques. La situation actuelle crée donc une rupture d'égalité inacceptable entre les communes en matière de sécurité publique. Les grandes villes disposant d'importantes implantations de la police fédérale bénéficient de facto d'une protection renforcée financée par le budget fédéral tandis que les communes rurales sont moins équipées et doivent se contenter de leurs modestes polices citoyens moins bien équipées et insuffisamment formées pour la plupart. Cette disparité territoriale viole le principe d'égalité à l'échelle fédérale et crée une hiérarchie implicite entre citoyens selon leur lieu de résidence. De plus, la présence envahissante de la police fédérale dans certains quartiers populaires génère des tensions permanentes avec les habitants qui perçoivent ces forces comme des unités d'occupation étrangère à leur communauté plutôt qu'un service de protection. Les polices citoyennes, composées de membres de la commune, connus de tous et révocables à tout moment, créent au contraire une relation de confiance et de proximité incomparablement supérieure pour la prévention de la délinquance et la résolution pacifique des conflits.

    La présente loi établit un plan de démilitarisation progressive de la police fédérale sur quatre ans qui vise à réduire les effectifs fédéraux de 60% et de redéployer les ressources humaines et matérielles de la police fédérale vers le renforcement des polices citoyennes communales. Concrètement, 15 000 agents de la police fédérale seront progressivement transférés vers les communes selon une répartition proportionnelle à la population et aux besoins sécuritaires locaux évalués par les assemblées communales. Ces agents ne conserveront pas leur statut de policiers fédéraux mais seront intégrés aux polices citoyens locales avec un statut identique aux autres membres, perdant leurs privilèges bureaucratiques et leur imperméabilité au contrôle démocratique communal. Chaque commune recevra ainsi un contingent de policiers professionnels expérimentés qui pourront former les citoyens policiers locaux aux techniques d'intervention, partager leur expertise opérationnelle et encadrer les situations les plus complexes qui nécessitent un savoir-faire spécialisé. Les 10 000 agents de la police fédérale restants seront regroupés dans des unités d'intervention spécialisées exclusivement dans des missions que les polices citoyennes ne peuvent objectivement pas assumer tels que la lutte contre les réseaux criminels organisés, la protection rapprochée des hauts responsables politiques, l'intervention contre des groupes terroristes lourdement armés qui nécessitent des tactiques de forces spéciales et la coordination des enquêtes criminelles complexes qui impliquent plusieurs juridictions. Ces unités réduites interviendront uniquement sur réquisition explicite des autorités régionales confrontées à des situations dépassant leurs capacités (sauf très exceptionnellement pour les unités antiterroristes qui peuvent être mobilisées à tout moment sur ordre de la Commission à la Sécurité).

    La loi impose également un désarmement substantiel de la police fédérale pour aligner son équipement sur sa nouvelle mission d'intervention spécialisée. Les véhicules blindés, les armes automatiques lourdes ou les équipements anti-émeute actuellement détenus par la police fédérale seront soit transférés à l'Armée Rouge qui a en un usage légitime dans le contexte militaire, soit purement détruits pour éviter qu'ils ne tombent entre de mauvaises mains. Les agents de police fédérale restants ne pourront porter en service courant que des armes de poing de calibre standard et des matraques, l'armement lourd restant se cantonne aux unités d'intervention antiterroristes. les grandes lacrymogènes et autres dispositifs de contrôle des foules seront purement et simplement interdits à la police fédérale et sont réservés exclusivement à la police militaire de l'Armée Rouge (qui n'a aucune possibilité légale de se déployer sur le sol fédéral), ces outils de répression massive n'ont pas leur place dans une société libertaire où les manifestations et les rassemblements populaires constituent la base de l'expression des citoyens dans une démocratie directe. Pour compenser la réduction de la police fédérale, la loi alloue un budget exceptionnel de 400 millions d'unitas aux communes pour renforcer massivement les polices citoyennes. Cet investissement financera la construction ou la rénovation des commissariats communaux, l'acquisition d'équipements de base comme des véhicules de patrouille, des systèmes de communication radio sécurisés, des protections individuelles et des armureries sécurisées pour entreposer les armes de service. La loi mandate également la création d'une académie nationale de police dans chaque région qui sera chargée de dispenser gratuitement des formations standardisées aux membres des polices communales avant leur entrée effective en service. Les formateurs de ces académies seront recrutés parmi les policiers fédéraux transférés vers les communes notamment.

    Enfin, la loi affirme solennellement que la démilitarisation de la police fédérale n'est qu'une étape vers son abolition complète à terme. L'objectif à long terme reste la disparition totale de toute force policière fédérale au profit d'un archipel de polices citoyennes communales coordonnées horizontalement et d'une responsabilisation de l'ensemble de la population dans la prévention de la délinquance et la protection mutuelle. La sécurité publique ne doit jamais être confiée à une caste professionnelle séparée du peuple et armée contre lui, elle doit rester l'affaire de tous les citoyens assumant collectivement la responsabilité de leur propre protection et celle de leurs voisins. Les Estaliens qui acceptent de combattre le fascisme à des milliers de kilomètres de chez eux méritent de vivre libres sur leur propre sol, débarrassés de la surveillance permanente d'une police d'Etat qui n'a plus aucune raison d'exister maintenant que la contre-révolution monarchiste a été définitivement écrasée et que le consensus social autour des institutions révolutionnaires est écrasant. La Révolution a promis l'émancipation de toutes les formes d'oppression, il est temps d'achever ce processus en libérant également les Estaliens de l'oppression policière qui subsiste encore sous des formes déguisées.


    Election législative de Mai 2018 :



  • Prochaines élections législatives : Novembre 2018.

  • Notes : Peu de chamboulements politiques durant l'année 2017, on assiste à un renforcement toujours plus régulier du bloc husakiste au dépend des autres formations politiques, malgré plusieurs succès législatifs au sein du Congrès, la radicalisation apportée en partie par la guerre en Eurysie Centrale a permis aux factions les plus belliqueuses du bloc husakiste de se renforcer lourdement tandis que les plus modérés du BAC comme les électeurs prodayskistes ou anarcho-communistes se tournent vers le Club Libertaire Renouvelé qui se révèle être non seulement le club de "l'establishment" d'une certaine manière mais également la voie de la modération vers laquelle se retrouve tous ceux qui ne croient pas aux discours bellicistes des stratocrates et du Comité de Défense Internationale.
  • Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

    Législature de Mai 2018/Novembre 2018 :

    Lois entrées en vigueur durant la législature de Mai 2018 à Novembre 2018 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


  • Loi sur la réquisition des logements vacants : (313/51/39)
  • Loi proposée par le Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAC) le 8 Juin 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Abstention
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Abstention
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Contre
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • La Révolution de Novembre 2013 a aboli la propriété privée des moyens de production et instauré un système économique fondé sur l'autogestion coopérative et la planification démocratique et pourtant, à ce jour, dans le domaine du logement, il subsistent en Estalie des anomalies criantes qui contredisent les principes égalitaires proclamés par la Fédération. Alors que le droit au logement figure comme un droit garanti et protégé parmi les nombreux droits accordés par l'OMT et que la très grande majorité des Estaliens bénéficient effectivement d'un habitat décent grâce aux programmes de construction massive menés depuis la Révolution, encore plusieurs milliers de personnes restent aujourd'hui sans domicile fixe ou vivent dans des conditions précaires indignes d'une société se revendiquant socialiste. Parallèlement, les enquêtes menées par la Commission aux Services Publics révèlent qu'environ 80 000 logements à travers la Fédération demeurent inoccupés de manière permanente ou quasi-permanente, soit par simple négligence de leurs occupants théoriques qui possèdent plusieurs logements ou les laissent vides, soit parce que des attributions mal réglées en bloquent leur occupation, soit encore parce que certaines communes gèrent mal l'organisation des affectations après le départ de certains habitants. Cette coexistence est scandaleuse entre ces sans-abris dormant dans les rues et les dizaines de milliers de logements vacants qui témoignent d'un dysfonctionnement grave dans l'application concrète du droit au logement garanti par l'OMT. Le problème ne réside pas dans une pénurie objective de logements puisque le parc immobilier estalien suffirait largement à loger décemment l'ensemble de la population si les ressources étaient correctement réparties. Le problème vient de l'inertie administrative de certaines communes qui n'ont aucun mécanisme propre et efficace pour détecter les logements vacants et les réaffecter aux personnes en attente, dans le maintien de droits d'occupation théoriques au profit de personnes qui n'utilisent pas effectivement leur logement alors que d'autres en ont désespérément besoin. Il faut une politique fédérale cohérente qui impose aux communes de traiter le logement comme un bien commun qui doit circuler en fonction des besoins réels, au même titre que ce qui se fait déjà avec la nourriture, le travail, les soins médicaux et l'eau potable. La situation est particulièrement grave dans les grandes métropoles comme Mistohir ou Fransoviac où la concentration des activités économiques attire continuellement de nouveaux travailleurs venus des zones rurales ou de l'étranger. Ces villes connaissent une tension permanente sur le marché du logement malgré les programmes de construction intensive, une tension qui pourrait s'atténuer à la seule condition que les logements vacants soient systématiquement remis en circulation. Dans certains quartiers des centre-villes estaliens, le taux de vacance atteint parfois 15% alors que des familles entières s'entassent dans des logements trop petits à quelques rues de là. Cette absurdité organisationnelle génère non seulement de la souffrance humaine évitable mais également un énorme gaspillage économique puisque les ressources immobilières, coûteuses à construire et à entretenir, restent inutilisées alors que les collectivités continuent d'investir l'argent de leurs contribuables dans des constructions qui seraient superflues si l'existant était correctement exploité.

    La présente loi établit en premier lieu que le logement est un bien commun de la Fédération dont l'usage effectif prime sur tout droit d'occupation théorique. Concrètement, cela signifie que plus aucun individu ou aucune famille ne peut revendiquer la jouissance exclusive d'un logement si ces derniers ne l'occupent pas réellement. Ce principe de l'usage effectif comme unique fondement légitime de l'occupation immobilière s'inscrit dans une idée prodayskiste reprise par les husakistes selon laquelle la propriété se justifie uniquement par l'usage personnel et direct du bien concerné, toute appropriation sans usage effectif constitue une forme de vol envers la collectivité qui a produit ce bien. La loi ne remet nullement en cause la sécurité d'occupation des Estaliens qui vivent effectivement dans leur logement et renforce au contraire la garantie que personne ne peut être expulsé de son domicile réel pour des raisons administratives ou économiques, elle vise seulement à faire casser l'accaparement de logements laissés vides par des occupations théoriques. La loi impose donc à toutes les communes de la Fédération l'obligation de procéder annuellement à un recensement exhaustif de l'ensemble des logements situés sur leur territoire en distinguant les logements effectivement occupés, les logements temporairement vacants pour des raisons légitimes comme des travaux de rénovation ou des mutations professionnelles de courte durée, et les logements durablement vacants sans justification valable. Ce recensement sera effectué par les services administratifs des communes en coordination avec la police citoyenne de la dite commune qui connaissent parfaitement leur quartier et peuvent aisément identifier les logements inoccupés depuis longtemps. Chaque logement se verra attribuer un statut d'occupation mis à jour dans un registre public consultable sur le SOES, ce qui garantit la transparence totale de la gestion du parc immobilier communal. Les occupants théoriques de logements doivent signaler à leur commune toute absence prolongée de plus de trois mois en indiquant la durée prévisible (aucun justificatif n'est demandé cependant), faute de quoi leur logement pourra être considéré comme vacant et faire l'objet d'une procédure de réaffectation. Tout logement identifié comme vacant sans justification légitime depuis plus de six mois fera automatiquement l'objet d'une procédure de réquisition communale. La commune notifiera d'abord à l'occupant théorique enregistré une mise en demeure pour justifier la vacance ou réintégrer effectivement le logement dans un délai de 30 jours. Si aucune réponse satisfaisante n'est fournie ou si l'occupant ne reprend pas possession effectivement de son logement, l'assemblée communale peut délibérer sur la réquisition du logement, les modalités de vote sont laissés à l'initiative des communes, les communes peuvent décider du cadre juridique de la réquisition (si celle-ci doit se faire avec autorisation du tribunal populaire de la commune ou non), aucune entité fédérale ou régionale ne peut remettre en question la décision de l'assemblée communale. L'occupant théorique doit néanmoins être informé par l'assemblée une fois sa décision prise et celui-ci dispose, s'il dispose de la citoyenneté estalienne, d'un droit de recours devant le tribunal populaire s'il estime que la réquisition est injustifiée ; néanmoins, ce recours n'est pas suspensif et n'empêchera pas, durant la procédure, que l'attribution soit immédiatement accordée à une famille en attente de logement.

    L'attribution des logements réquisitionnés sera en priorité absolue fait selon un barème de besoins sociaux établi à l'initiative de la commune en fonction de la situation socio-économique locale. Cependant, les barèmes sociaux que prendront les communes sont inscrits dans un cadre fédérale qui les obligent à tenir compte au moins de quelques facteurs comme la situation effective des sans-abris de la commune, l'hébergement précaire chez des tiers, la sur-occupation manifeste des logements avec des nombres d'occupants supérieurs à leur capacité déclarée, la présence d'enfants en bas âge dans les logements considérés comme les plus précaires ou encore les situations de violence domestique recensées par la police citoyenne afin de mener des relogements d'urgence et de protéger les victimes identifiées de violence domestique. Chaque commune doit publier son barème sous la forme d'une liste anonymisée mensuellement aux autorités régionales, ce qui permet aux instances régionales de vérifier que les attributions se font équitablement selon des barèmes transparents et non selon des logiques de favoritisme ou de clientélisme politique. Les bénéficiaires de logements réquisitionnés doivent signer un contrat d'occupation à durée indéterminée qui leur accorde et garantir la sécurité de jouissance du logement occupé en échange d'obligations élémentaires d'entretien du dit logement. La loi établit également un mécanisme de solidarité inter-communale pour les situations où une commune se trouverait objectivement dans l'impossibilité de reloger tous ses sans-abris malgré la réquisition de tous les logements vacants disponibles, situation qui peut se produire dans des métropoles en forte croissance démographique où l'afflux de nouveaux habitants dépasse temporairement les capacités d'absorption. Dans ce cas, la commune en difficulté peut solliciter l'aide de la région qui s'assure de reloger les demandeurs dans des communes de la région moins tendues en échange de compensations financières pour les coûts induits. Ce mécanisme de péréquation solidaire garantira qu'aucun Estalien ne restera à la rue pour des raisons purement géographiques tenant à la saturation locale du marché immobilier dans sa commune d'origine. Les demandeurs acceptant d'être relogés dans une commune voisine bénéficieront d'aides à la mobilité couvrant les frais de déménagement et d'adaptation à leur nouvel environnement. Pour les personnes sans domicile fixe refusant pour diverses raisons (mode de vie itinérant, troubles psychatriques) la loi impose aux communes d'offrir des solutions alternatives, la loi débloquant des financements fédéraux pour la construction de structures d'hébergement d'urgence ouvertes sans condition ni limitation de durée dans toutes les villes de plus de 10 000 habitants qui devront au minimum offrir un lit, des sanitaires, des repas gratuits et un accompagnement social à toute personne s'y présentant. Ces structures ne seront jamais fermées ni contingentées, le droit à l'hébergement d'urgence étant absolu et inconditionnel. Parallèlement, des espaces de bivouac aménagés avec points d'eau et sanitaires seront créés dans les communes rurales.

  • Loi sur le droit de grève des fonctionnaires et l'interdiction des réquisitions : (198/88/114)
  • Loi proposée par l'Action Communiste Libertaire (BAC) le 14 Août 2018.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Abstention
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Abstention
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Pour
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Contre
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • Le droit de grève constitue historiquement l'arme principale du mouvement ouvrier dans sa lutte contre l'exploitation capitaliste en permettant aux travailleurs de suspendre collectivement leur travail pour arracher des concessions à leurs patrons par la menace du blocage économique. La Révolution a aboli le patronat privé pour laisser place à l'autogestion coopérative, transformant radicalement les rapports de production en rendant théoriquement obsolète le recours à la grève puisque les travailleurs sont censés être maintenant leurs propres maîtres et décident collectivement de leurs conditions de travail. Pourtant, dans le secteur public qui emploie des centaines de milliers de fonctionnaires au service des instances fédérales et des régions, il subsiste encore un rapport hiérarchique et une logique bureaucratique qui reproduit en pratique des formes de subordination incompatibles avec l'idéal d'émancipation révolutionnaire. Les fonctionnaires restent soumis aux directives de leurs supérieurs hiérarchiques, aux contraintes budgétaires décidées par le Congrès, les Commissions et les assemblées régionales et aux réorganisations administratives imposées par le gouvernement fédéral. Cette persistance de rapports de domination dans la fonction publique justifie pleinement que les fonctionnaires conservent le droit de grève comme moyen de résistance contre les décisions qu'ils estiment justes ou contraires à l'intérêt général. Pourtant, depuis la Révolution, le droit de grève des fonctionnaires reste encadré par des limitations héritées de l'ancien régime qui le restreignent drastiquement dans certains secteurs jugés essentiels au fonctionnement de la société comme le personnel hospitalier, les enseignants, les agents de transports publics, les travailleurs de l'énergie ou de l'eau potable ainsi que tous les fonctionnaires de services publics vitaux qui sont tous soumis à des obligations de service minimum qui les empêchent de cesser complètement le travail, même lorsqu'ils ont des revendications légitimes. Pire encore, les autorités publiques disposent du pouvoir de réquisitionner les grévistes de ces secteurs stratégiques, c'est-à-dire de les contraindre sous menace de sanctions pénales à reprendre le travail contre leur volonté pour assurer la continuité du service public. Ces restrictions au droit de grève étaient justifiées peut-être sous l'ancien régime où l'Etat, autoritaire de fait contre tout mouvement social, considérait ses fonctionnaires comme des serviteurs dociles devant obéir aveuglément aux ordres sans jamais contester les décisions du pouvoir mais dans une Fédération comme la nôtre se revendiquant de l'anarchisme et de l'autogestion, cette législation fait tâche et transforme les fonctionnaires en travailleurs de seconde zone privés d'une liberté syndicale fondamentale dont jouissent pourtant le reste des travailleurs de la Fédération. Comment peut-on prétendre construire une société libertaire où chacun participe librement et volontairement à l'effort collectif tout en conservant le pouvoir de contraindre certains travailleurs à continuer de travailler contre leur gré sous peine de poursuites judiciaires ? Cette coercition étatique reproduit exactement les mécanismes de travail forcé que la Révolution prétendait avoir abolis. L'argument habituel pour justifier ces restrictions repose sur l'idée que certains services publics sont tellement vitaux pour la population que leur interruption même temporaire causerait des souffrances intolérables ou mettrait en danger la vie des citoyens, justifiant donc l'obligation faite aux grévistes de maintenir un service minimum. Cet argument révèle une profonde méfiance envers les travailleurs eux-mêmes, supposés être assez irresponsables pour laisser mourir des patients dans les hôpitaux ou priver la population d'eau potable pendant des semaines pour obtenir quelques avantages corporatistes. Cette vision condescendante et insultante nie la conscience politique et la responsabilité sociale dont font preuve quotidiennement les travailleurs des services publics qui connaissent mieux que quiconque l'importance de leurs missions et les conséquences de leurs actions. Dans les faits, jamais dans l'histoire du mouvement ouvrier estalien les grévistes n'ont laissé des situations véritablement dramatiques se développer par pur dogmatisme syndical, ils ont toujours su moduler leurs actions en fonction des circonstances et assurer spontanément les interventions d'urgence vitales même pendant des conflits sociaux durs.

    La présente loi abroge l'intégralité des dispositions législatives et réglementaires existantes qui limitent ou encadrent l'exercice du droit de grève dans la fonction publique, peu importe son niveau (fédérale, régionale ou communale). Désormais, tous les fonctionnaires sans aucune exception bénéficieront d'un droit de grève illimité dans sa forma la plus absolue, c'est-à-dire du droit de cesser collectivement et immédiatement leur travail pour une durée indéterminée sans aucune obligation de maintenir un quelconque service minimum et sans devoir respecter de préavis ou de procédures de négociation obligatoires préalables. Ce droit s'applique également aux secteurs les plus sensibles comme les hôpitaux, les centrales énergétiques, les services de distribution de l'eau potable, les transports collectifs, les écoles ou encore les services de sécurité civile (à l'exception notable des services fédéraux les plus importants comme les unités de la police fédérale, les forces armées ou les services de renseignement et de sécurité fédéraux). Aucune autorité publique, du niveau fédéral jusqu'au niveau local, ne peut contraindre des grévistes à reprendre le travail par voie de réquisition ou de toute autre mesure coercitive. L'interdiction absolue des réquisitions de grévistes sera inscrite epxlicitement dans l'OMT comme une liberté fondamentale protégée au même titre que toutes les autres comme le droit à la liberté d'expression ou le droit de manifester. Toute tentative de réquisition sera considérée de facto comme un crime contre les droits des travailleurs passible de sanctions pénales sévères à l'encontre des responsables politiques ou administratifs qui l'ordonnent. Les fonctionnaires réquisitionnés auront le droit de refuser sans aucune conséquence disciplinaire ou pénale, leur désobéissance aux ordres de réquisition sont légalisées et protégées par la loi. Cette criminalisation des réquisitions enverra un signal politique clair que la Fédération place la liberté de ses travailleurs au-dessus de toute autre considération, y compris la continuité des services publics, affirmant à la fois les principes d'entraide mutuelle les plus élémentaires de l'anarcho-communisme et les objectifs concrets de l'Estalie qui reste celui de l'émancipation la plus absolue possible des travailleurs sur les impératifs gestionnaires de l'Etat.

    Pour éviter cependant que ce droit de grève absolu ne soit détourné de son objectif émancipateur et utilisé de manière purement corporatiste par des groupes professionnels qui chercheraient à extorquer des avantages matériels au détriment de l'intérêt général, la loi impose une transparence totale sur les revendications et le déroulement des conflits sociaux dans la fonction publique. Tout mouvement de grève doit faire l'objet d'une assemblée générale ouverte à tous les citoyens où les grévistes exposent leurs motivations et leurs revendications, permettant d'ouvrir le débat démocratique de manière large sur la légitimité du dit conflit. Les médias de la commune concernée doivent couvrir ces assemblées et permettre aux grévistes ainsi qu'aux usagers des services perturbés d'avoir un droit de parole dans les médias afin de permettre au public de se forger une opinion de la situation. Cette publicité maximale devra créer de la pression sociale diffuse qui incitera sûrement les grévistes à modérer leurs revendications si celles-ci paraissent excessives ou injustifiées aux yeux de leurs camarades. Toujours dans cet objectif de ne pas délaisser les droits des autres citoyens affectés par la grève, toute revendication des grèves doit être validée par un référendum populaire en fonction du niveau à laquelle la grève se situe : si une grève touche une commune, le référendum se cantonne à la commune, auquel cas si la grève touche plusieurs communes, ce référendum s'étend à la région et au-delà, le référendum se fait à l'échelle fédérale. Bien sûr, si le référendum se prononce défavorable aux revendications de la grève, les grévistes ne sont pas contraints de reprendre leur travail puisqu'ils ont un droit de grève absolu mais le rejet d'une majorité de la population doit au moins permettre d'ouvrir le dialogue et de modérer les exigences des grévistes. Ce mécanisme de contrôle démocratique indirect préserve de fait le droit de grève absolu tout en créant un garde-fou contre les dérives corporatistes, tout Estalien doit savoir que la légitimité d'un conflit social au sein d'une société révolutionnaire doit passer la validation du soutien populaire et ne peut se cantonner à la capacité de nuisance d'un seul groupe professionnel. Enfin, la loi réaffirmer que ce droit de grève illimité n'est pas un privilège accordé aux fonctionnaires mais seulement une reconnaissance de leurs libertés fondamentales qui doit s'étendre techniquement au reste des travailleurs. Dans les coopératives, la grève prend seulement des formes différentes puisque les travailleurs sont collectivement maîtres de leurs décisions et ne peuvent faire grève contre eux-mêmes. La loi rappelle donc seulement que tout conflit social dans les coopératives, notamment dans les grandes coopératives (où peut émerger de fait des conflits entre différentes catégories de travailleurs ou entre la base et ses organes de direction élus), ont la responsabilité de gérer leurs conflits sociaux et les moyens d'y remédier dans leurs chartes internes, aucune autorité publique n'ayant droit d'interférer dans les conflits sociaux internes à une coopérative.


    Election législative de Novembre 2018 :



  • Prochaines élections législatives : Mai 2018.

  • Notes : La plupart des changements se font surtout à gauche et au centre. Le Comité de Défense Internationale se renforce davantage et gagne toujours d'adhérents face au Club Libertaire Renouvelé qui est devenu minoritaire face au Comité de Défense Internationale. Bien que le Club Libertaire Renouvelé peut compter généralement sur le soutien de la plupart des clubs modérés ou conformistes du bloc pour contrer l'influence grandissante de la frange radicale des husakistes, il semble que la radicalité prenne le dessus dans la gauche révolutionnaire husakiste. Au centre, on assiste à un alignement progressif de l'électorat autour d'une triade entre prodayskistes, anarcho-communistes et communalistes qui semblent émerger comme les trois grands acteurs du bloc anarcho-communiste du centre. Il reste cependant à voir si un de ces clubs prendra l'ascendant sur les autres ou si un d'entre eux réussira à unir davantage le bloc et faire front face à la majorité relative des husakistes. La droite révolutionnaire continue de suivre son lent déclin.
  • Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

    Législature de Novembre 2018/Mai 2019 :

    Lois entrées en vigueur durant la législature de Novembre 2018 à Mai 2019 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


    Loi sur le financement des maisons de vétérans par bassin d'emploi : (254/53/99)
    Loi proposée par le Comité de Défense Internationale (BAR) le 9 Décembre 2018.

    Détail du vote.
    • Association collectiviste (BAR) : Pour
    • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
    • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
    • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
    • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Abstention
    • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Pour
    • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
    • Club Prodayskiste (BAC) : Contre
    • Action Communiste Libertaire (BAC) : Contre
    • Club communaliste (BAC) : Abstention
    • Société ruraliste (BAC) : Abstention
    • Club ouvriériste (BAC) : Abstention
    • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
    • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
    • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
    • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
    • Club ultravisionnariste (BAC) : Pour
    • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Contre
    • Conseil communiste (BSDR) : Contre
    • Société Utopique (BSDR) : Contre
    • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
    • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
    • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
    • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Abstention
    La loi sur les anciens combattants du 12 avril 2015 a posé les fondations d'une protection sociale ambitieuse pour les vétérans de la Fédération, notamment à travers la création des maisons de vétérans confiées à l'initiative et au financement de chaque commune. Ce dispositif, salué à l'époque pour sa générosité, souffre néanmoins d'un défaut structurel qui n'était pas apparente en 2015 mais qui s'est révélé avec une acuité croissante à mesure que l'Armée Rouge s'est développée et que les campagnes militaires se sont multipliées. Les vétérans ne se répartissent pas uniformément sur le territoire fédéral en fonction de la population de chaque commune, ils se concentrent au contraire massivement autour des garnisons historiques, des bassins industriels comme Fransoviac et des communes qui fournissent traditionnellement le plus fort contingent de recrues comme Pendrovac. Une commune rurale spécialisée dans l'agriculture et peu concernée par le recrutement militaire se retrouve ainsi avec une maison de vétérans confortablement dotée pour une poignée de résidents concernés tandis que les villes voient leurs maisons de vétérans structurellement sous-financées par rapport à l'ampleur réelle des besoins de sa population combattante. Cette disparité territoriale devient d'autant plus évident que l'Estalie continue son programme de renforcement massif de ses capacités militaires, un renforcement qui va concentrer encore davantage le recrutement et, hélas, les pertes humaines et les blessures graves. Le Comité de Défense Internationale, qui a porté avec conviction cette ambition de projection stratégique, estime qu'il serait irresponsable de continuer à développer les capacités offensives de la Fédération sans garantir simultanément que le poids humain de cette expansion sera correctement pris en charge par la solidarité nationale plutôt que reposer sur les seules épaules des communes directement concernées.

    La présente loi établit la notion de bassin d'emploi militaire et de défense, ce sont des zones géographiques définies conjointement par la Commission à la Guerre et la Commission aux Finances en fonction de la proximité des garnisons et des bases militaires actives, de la concentration des entreprises publiques de l'armement et de la densité de recrutement telle qu'elle peut être établie à partir des archives de la Commission à la Guerre ainsi que des flux de déplacement quotidien des travailleurs entre communes voisines liées par leur dépendance économique au secteur de la défense. Ces bassins pourront regrouper plusieurs communes, voire chevaucher les frontières régionales dans les zones où la présence militaire est la plus dense, sans que cette organisation ne remette en cause l'autonomie administrative de chaque commune sur les autres aspects de sa gestion locale. La loi crée un fonds fédéral de péréquation pour les maisons de vétérans qui sera alimenté par un pourcentage fixe du budget militaire fédéral, garantissant ainsi que l'accroissement des moyens consacrés à la guerre s'accompagne mécaniquement d'un accroissement proportionnel des moyens consacrés à ceux qui la font. Ce fonds sera redistribué selon une formule pondérée qui prend en compte trois facteurs conjugués : la population de vétérans effectivement résidents dans chaque bassin d'emploi, la gravité et la nature des blessures subies par cette populations selon les catégories déjà établies par la loi d'avril 2015 et la capacité fiscale locale des communes composant le bassin telle qu'elle peut être mesurée par l'indice de vulnérabilité économique créé par la loi de septembre 2014 sur la prévention des crises économiques locales. Cette dernière pondération garantit que les communes les plus modestes d'un bassin donné ne soient pas pénalisées par leur faiblesse budgétaire propre au moment de faire face à leurs obligations envers leurs vétérans. Chaque bassin d'emploi militaire sera doté d'un comité de coordination des maisons de vétérans qui réuniront des délégués élus par les membres des maisons de vétérans de chaque commune concernée, se réunissant trimestriellement pour planifier conjointement les investissements, éviter la duplication coûteuse de structures redondantes dans des communes voisines partageant la même population de vétérans et surtout permettre la construction d'équipements spécialisés que la population d'une seule commune ne justifierait jamais isolément mais que l'échelle du bassin rend pleinement pertinents. Un centre de soins psychiatriques spécialisé dans les troubles de stress post-traumatique doivent être accessible dans chaque bassin pour les vétérans.

    Certains observateurs, notamment l'Assemblée des Soviets en 2015, avaient déjà critiqués à l'époque que la loi sur les anciens combattants allait créer une classe privilégiée de vétérans dont les avantages matériels dépasseraient injustement ceux accordés au reste de la population laborieuse. La présente loi répond partiellement à cette critique en indexant précisément le financement sur la démonstration objective du besoin plutôt que sur un statut honorifique uniforme et déconnecté des réalités locales : un vétéran valide résidant dans une commune prospère au sein d'un bassin bien doté ne mobilisera pas les mêmes ressources qu'un invalide de guerre isolé dans une commune plus pauvre et le mécanisme de péréquation garantit que les moyens suivent effectivement la détresse plutôt que le simple statut. La transparence du dispositif sera assurée par la publication systématique sur le SOES des rapports annuels de chaque comité de coordination, soumis au contrôle de la Commission aux Finances qui pourra formuler des recommandations ou ordonner des audits en cas de gestion défaillante constatée. Les bassins d'emploi militaire seront par ailleurs redéfinis tous les trois ans pour tenir compte de l'évolution des implantations militaires.

  • Loi sur le statut des travailleurs kartvéliens en Estalie : (362/0/28)
  • Loi proposée par le Mouvement Eurysien (Indépendants) le 17 Février 2019.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Contre
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Pour
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • La situation kartvélienne mérite un rappel historique précis pour comprendre l'ampleur du problème. Après les tensions frontalières en 2014, la Révolution Brune de février 2015 a fait basculer la République kartvélienne dans le chaos, les révolutionnaires locaux ne parvenant à sécuriser qu'un quart de l'ancien territoire nationale tandis que le reste sombrait sous l'autorité de gouvernements locaux et de chefs de guerre réactionnaires. La Fédération avait alors ouvert des camps de réfugiés à sa frontière nord pour accueillir dans l'urgence des dizaines de milliers de Kartvéliens fuyant ce cgaos avec l'intention explicite, inscrite dans la loi en février 2015, que ce séjour demeure temporaire et que ces réfugiés retournent reconstruire leur nation une fois la situation politique stabilisée. Quatre années plus tard, force est de constater que cette stabilisation n'a toujours pas eu lieu sur les trois quarts du territoire kartvélien resté sous contrôle réactionnaire tandis que le secteur minier kartvélien a certes connu depuis 2015 une reprise économique vigoureuse mais sous un contrôle de facto largement exercé par des coopératives estaliennes, dans des conditions salariales et sociales que le Congrès lui-même a reconnues comme nettement inférieures à celles dont bénéficient les travailleurs estaliens. Cette situation crée un paradoxe insoutenable pour une Fédération qui se veut le fer de lance de l'anarchisme international : pendant que les mineurs kartvéliens travaillent en Kartvélie même pour des salaires inférieurs et des conditions sociales dégradées au bénéfice des intérêts économiques estaliens, une population kartvélienne significative vit désormais sur le sol de la Fédération, mêlant réfugiés de longue durée toujours hébergés dans des conditions provisoires jamais formalisées et migrants économiques plus récents venus chercher de meilleures conditions de vie, sans que leur statut juridique précis n'ait jamais été clairement établi au-delà des dispositions d'urgence de 2015. Rien ne serait plus contraire aux principes fondateurs de la Révolution que de laisser cette situation dériver vers la reconstitution sur le sol même de l'Estalie d'une classe de travailleurs kartvéliens maintenus dans une condition économique de seconde zone, simple prolongement de l'exploitation déjà dénoncée en Kartvélie même.

    La présente loi établit donc comme principe fondamental et non négociable qu'aucune coopérative estalienne ne peut employer durablement un travailleur kartvélien sous une forme de salariat pur sans lui accorder, au terme d'une période d'intégration probatoire strictement identique à celle appliquée aux travailleurs estaliens, la pleine qualité de membre de la coopérative avec un droit de vote et une part égale de la solde méritoire graduée. Toute coopérative maintenant artificiellement des travailleurs kartvéliens dans un statut de subordination salariale au-delà de cette période s'expose à des sanctions qui peuvent inclure la suspension de ses accès aux subventions fédérales et, en cas de récidive, la dissolution de sa structure de gestion au profit d'une réorganisation supervisée par la Commission du Travail. Pour clarifier le statut résidentiel proprement dit, la loi établit une distinction entre deux situations qui se sont indûment confondues depuis 2015. D'une part, les réfugiés de la Révolution Brune installés en Estalie depuis cette date et qui souhaitent désormais formaliser un établissement permanent sans obtenir la citoyenneté estalienne pourront solliciter le statut de résident permanent kartvélien, leur garantissant l'ensemble des droits sociaux et professionnels des citoyens estaliens, une participation politique aux assemblées communales de leur lieu de résident après trois années d'établissement continu et un accès facilité à la naturalisation estalienne. D'autre part, ceux qui conservent l'intention sincère de retourner en Kartvélie une fois la situation politique nationale stabilisée pourront opter pour le statut de résident temporaire kartvélien, renouvelable chaque année, leur garantissant l'intégralité des protections professionnelles et sociales mais sans participation politique locale, ce choix demeurant strictement volontaire et réversible à tout moment sous demande. Les nouveaux arrivants kartvéliens ne relevant pas des situations héritées de la crise de 2015 mais qui viennent volontairement chercher de meilleures conditions économiques par les canaux migratoires ordinaires bénéficieront désormais d'un cadre légal enfin défini par la Commission aux Relations Extérieures et la Commission du Travail en mettant fin à l'ambiguïté qui prévalait jusqu'ici et qui laissait ces travailleurs à la merci de coopératives peu scrupuleuses profitant précisément de cette absence pour imposer des conditions dérogatoires. Enfin, tenant compte de la porosité inévitable de la frontière au nord et des liens familiaux qui unissent encore de nombreux résidents kartvéliens en Estalie à leurs proches restés au pays, la loi charge la Commission aux Relations Extérieures d'établir des modalités simplifiées de franchissement frontalier et de transfert de fonds pour les résidents kartvéliens régulièrement enregistrés souhaitant soutenir leur famille restée en Kartvélie, cette solidarité familiale transfrontalière ne pouvant en aucun cas être entravée par les services fédéraux.

  • Loi sur les assemblées d'immeuble : (250/53/97)
  • Loi proposée par le Club Communaliste (BAC) le 14 Avril 2019.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Abstention
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Abstention
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
  • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre

  • Depuis l'abolition de l'héritage immatériel actée par la loi du 14 Février 2017, le parc immobilier de la Fédération relève de plus en plus directemebt d'une gestion collective et communale, mouvement encore accentué par la loi de septembre 2018 sur la réquisition des logements vacants qui a placé sous administration communale plusieurs dizaines de milliers de logements précédemment laissés à l'abandon par des occupants théoriques absents. Cette socialisation croissante du logement, aussi nécessaire et bienvenue soit-elle sur le plan des principes, soulève une difficulté pratique bien concrète : chaque décision relative à l'entretien d'un toit, à la répartition des charges de chauffage ou à un différend de voisinage entre résidents d'un même immeuble finit aujourd'hui par remonter jusqu'aux services communaux déjà largement sollicités, engorgeant l'administration locale de questions qui pourraient parfaitement être tranchées au niveau le plus immédiat concerné. Ce problème s'est trouvé considérablement amplifié par la mise en œuvre de la réquisition des logements elle-même, de nombreuses familles nouvellement relogées, souvent issues de situations précaires, se retrouvent désormais à partager des immeubles avec des résidents de longue date aux habitudes de vie parfois très différentes, sans qu'aucune structure ne soit prévue pour faciliter cette cohabitation nouvelle ni pour désamorcer les tensions qui naissent inévitablement de la proximité forcée entre des populations aux parcours contrastés. Laisser ces frictions s'envenimer faute d'espace d'expression et de résolution reviendrait à saborder par négligence organisationnelle les bénéfices sociaux considérables que la réquisition des logements avait pour ambition de produire.

    La présente loi s'inscrit dans le principe de subsidiarité qui structure déjà de nombreux pans de l'organisation estalienne, qu'il s'agisse de l'autonomie des polices communales, de celles des rectorats depuis avril 2016 ou des comités de citoyens de gestion écologique institués par la loi de juin 2015 : chaque décision doit être prise au niveau le plus proche possible de ceux qu'elle concerne directement, la commune, la région ou la Fédération n'intervenant que lorsque l'échelon inférieur se révèle structurellement incapable de traiter la question soulevée. Appliquée au logement collectif, ce principe conduit naturellement à la création d'une instance de décision à l'échelle même de l'immeuble. La loi rend obligatoire la constitution d'une assemblée d'immeuble dans tout bâtiment collectif qui compte plus de huit logements distincts, les immeubles de taille inférieure conservent la liberté de constituer une telle assemblée sur décision volontaire de leurs résidents s'ils l'estiment utile. Contrairement aux nombreux comités citoyens existant par ailleurs dans l'architecture institutionnelle estalienne, l'assemblée d'immeuble ne repose sur aucune élection de représentants distincts de la population concernée, chaque résident adulte de l'immeuble en est membre de plein droit, l'échelle réduite de l'immeuble rendant pleinement praticable une démocratie directe sans intermédiaire représentatif. Pour assurer la liaison administrative avec la commune sans recréer une fonction bureaucratique permanente, l'assemblée élira un délégué d'immeuble pour un mandat d'un an renouvelable une seule fois consécutivement, révocable à tout moment par un vote de défiance à la majorité simple des résidents présents. Cette rotation obligatoire garantit qu'aucun résident ne puisse transformer cette fonction de coordination pratique en position de pouvoir personnel durable au sein de son propre immeuble. Les compétences de l'assemblée d'immeuble sont volontairement circonscrites à des questions strictement pratiques et matérielles : la priorisation des travaux d'entretien et de réparation des équipements communs tels que le chauffage, la plomberie, la toiture, les ascenseurs ainsi que les espaces collectifs comme les cours ou les jardins collectifs ; la répartition équitable des charges liées aux fluides communément comptabilisées ; la médiation des différends de voisinage relatifs aux nuisances sonores ou aux conflits d'usage des espaces communs, avec possibilité de recours au tribunal populaire de la commune en cas d'échec de la médiation interne ; l'organisation de l'entraide pratique envers les résidents âgés, isolés ou en situation de handicap, notamment pour les plans d'évacuation en cas d'incendie ; enfin, la coordination volontaire de mesures éléments de sécurité de l'immeuble. Il importe de préciser ce que l'assemblée d'immeuble ne saurait, à l'inverse, en aucun cas devenir. Elle ne dispose d'aucune compétence pour réglementer le comportement privé des résidents à l'intérieur de leur propre logement, ne peut exiger d'eux aucune conformité idéologique ou politique et ne saurait servir de relais d'information ou de surveillance au profit d'un quelconque service de sécurité. La loi établit à cet égard une cloison étanche explicite en interdisant formellement au SRR ou à tout autre service de sécurité d'accéder aux comptes rendus et délibérations de ces assemblées sans mandat judiciaire préalablement établi devant la Cour Suprême.

    L'assemblée d'immeuble se réunira en session ordinaire chaque trimestre, un rythme jugé suffisant pour traiter les affaires courantes sans imposer aux résidents une sollicitation excessive de leur temps disponible. Des sessions extraordinaires pourront néanmoins être convoquées à tout moment si au moins un quart des résidents adultes de l'immeuble en font collectivement la demande. Le financement de ce dispositif reposera sur une modeste ligne budgétaire communale allouée par immeuble éligible, complétée le cas échéant par le réinvestissement, à la libre discrétion de l'assemblée elle-même, des économies réalisées sur les charges communes grâce à une gestion plus rigoureuse des équipements partagés.


    Election législative de Mai 2019 :



  • Prochaines élections législatives : Novembre 2019.

  • Drapeau du Congrès International des Travailleurs.

    Législature de Novembre 2018/Mai 2019 :

    Lois entrées en vigueur durant la législature de Mai 2019 à Novembre 2019 (les lois rejetées ne sont ici pas présentées).


    Loi sur la gestion des frontières et douanes :
    (238/37/126)
    Loi proposée par le Comité de Défense Internationale (BAR) le 14 Juin 2019.

    Détail du vote.
    • Association collectiviste (BAR) : Pour
    • Comité de Défense Internationale (BAR) : Pour
    • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
    • Société de Défense Familiale (BAR) : Abstention
    • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Abstention
    • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Pour
    • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
    • Club Prodayskiste (BAC) : Contre
    • Action Communiste Libertaire (BAC) : Contre
    • Club communaliste (BAC) : Contre
    • Société ruraliste (BAC) : Pour
    • Club ouvriériste (BAC) : Pour
    • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
    • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Contre
    • Société Féminine Libertaire (BAC) : Abstention
    • Club de l'Individualité (BAC) : Abstention
    • Club ultravisionnariste (BAC) : Pour
    • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
    • Conseil communiste (BSDR) : Pour
    • Société Utopique (BSDR) : Contre
    • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Contre
    • Société des Disparates (Indépendants) : Contre
    • Club antimoderniste (Indépendants) : Pour
    • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour
    Depuis la loi sur le renforcement de la douane votée en janvier 2014 qui avait alloué 145 millions d'unitas supplémentaires aux services douaniers dans le seul but de contenir l'exil des anciens possédants vers la Kartvélie, l'appareil frontalier de la Fédération n'a connu que des ajustements ponctuels dictés par l'urgence du moment plutôt qu'une refonte cohérente. Chaque crise a produit sa propre réponse législative sans qu'aucune ne s'articule véritablement avec les précédentes : le renforcement des dispositifs de défense à la frontière kartvélienne en juillet 2014, l'aménagement des camps de réfugiés au nord en février 2015, la ratification du protocole du chemin de fer entre Fransoviac et Anslav en juin 2016 qui a ouvert un nouveau corridor commercial jusqu'au port d'Oklanov ou encore le traité de coopération avec feu l'Adélie ratifié en octobre 2015 qui avait ouvert un débouché aérien supplémentaire. Plus de cinq ans après la Révolution, l'Estalie est devenue la quatrième puissance économique mondiale mais son administration douanière repose toujours sur des textes conçus pour une économie bien plus modeste et une géographique commerciale bien plus simple, ce qui engendre des lenteurs coûteuses pour les coopératives exportatrices et une dispersion des responsabilités entre la Commission aux Finances, la Commission à la Sécurité et le SRR, nuisant à la fois à l'efficacité économique et à la vigilance nécessaire face à la menace réactionnaire qui peut infiltrer à tout moment le territoire estalien.

    La présente loi crée la Direction Générale des Douanes Fédérales (DGDF), placée sous l'autorité conjointe de la Commission aux Finances (pour tout ce qui touche à la perception des droits de douane, à la classification tarifaire des marchandises et à la certification des coopératives exportatrices) et de la Commission à la Sécurité (pour tout ce qui relève de la sécurité physique des postes-frontières et de l'encadrement des gardes-frontières). Cette double tutelle sera clarifiée par un partage précis des compétences fixé dans la loi elle-même et par la création d'un comité de liaison frontalière qui réunira mensuellement les responsables régionaux des deux administrations pour trancher sans délai tout différend d'attribution, le SRR conserve quant à lui l'intégralité de ses prérogatives de contre-espionnage et d'exfiltration aux frontières sans que la nouvelle DGDF ne puisse jamais s'y substituer ni en connaître le détail opérationnel. Pour mettre fin aux délais d'attente qui atteignent en moyenne 14 heures aux postes-frontières les plus fréquentés, la loi impose la numérisation intégrale des déclarations douanières via le SOES, chaque coopérative exportatrice pouvant transmettre son manifeste de marchandises avant même l'arrivée physique du convoi à la frontière. Les coopératives ayant maintenu deux années consécutives sans irrégularité constatée obtiendront le statut d'opérateur économique de confiance, leur donnant accès à des dossiers dédiés où seul un contrôle documentaire allégé sera effectué, l'inspection physique complète étant réservée aux nouveaux opérateurs, aux marchandises sensibles et aux contrôles aléatoires que la DGDF continuera de mener pour éviter toute dérive. L'objectif fixé par la loi est de ramener le délai moyen de passage en dessous de trois heures pour les opérateurs certifiés d'ici deux ans.

    Concrètement, la DGDF établira à Fransociac un avant-poste douanier unique chargé de sceller électroniquement chaque convoi ferroviaire avant son départ, ce scellé numérique étant vérifié mais non rompu à son arrivée au poste terminal d'Anslav sauf suspicion motivée et documentée. Le personnel affecté à ce corridor recevra une formation spécifique aux règles de transit définies par le protocole de 2016, garantissant que l'Estalie honore ses engagements envers le Morakhan tout en profitant pleinement de la rapidité que ce statut de transit doit permettre. La présente loi ne modifie en rien les dispositions substantielles relatives à l'accueil des exilés politiques ni les prérogatives de la Chambre d'Aide Internationale créée en 2015. Elle impose en revanche la séparation physique complète dans chaque poste-frontière entre les documents réservés au trafic commercial et un couloir humanitaire dédié au traitement des demandes d'exil et de réfugiés, ce dernier restant sous la responsabilité exclusive du personnel formé aux situations humanitaires et non des agents douaniers afin que la dignité du traitement réservé aux exilés ne soit jamais sacrifiée à la fluidité du commerce ni inversement. Consciente que l'histoire douanière de toutes les nations démontre la vulnérabilité particulière de cette administration à la corruption, la loi impose une rotation obligatoire du personnel douanier tous les trois ans entre poste-frontières distants d'au moins 200 kilomètres, empêchant ainsi l'enracinement de relations informelles avec des réseaux de contrebande locaux. Des audits inopinés seront menés trimestriellement par la Commission aux Finances de la même manière que les audits sur les entreprises publiques selon les dispositions de la loi de septembre 2014 et les protections offertes aux lanceurs d'alerte d'octobre 2014. Le financement de cette réforme, estimé à 390 millions d'unitas répartis sur quatre années pour la construction de nouvelles infrastructures et le déploiement des systèmes numériques sera assuré pour moitié par le budget ordinaire de la Commission aux Finances et pour moitié par une part du surcroît de recettes douanières attendu de la réduction de la fraude et de l'accélération des flux commerciaux, la Commission ayant estimé que l'actuelle lenteur administrative coûte chaque année davantage à l'économie estalienne que le montant de cet investissement.

  • Loi sur la reconnaissance et l'accompagnement des personnes transgenres : (205/102/90)
  • Loi proposée par l'Action communiste libertaire (BAC) le 24 Juillet 2019.

    Détail du vote.
    • Association collectiviste (BAR) : Pour
    • Comité de Défense Internationale (BAR) : Contre
    • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Abstention
    • Société de Défense Familiale (BAR) : Contre
    • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
    • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Contre
    • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Abstention
    • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
    • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
    • Club communaliste (BAC) : Pour
    • Société ruraliste (BAC) : Contre
    • Club ouvriériste (BAC) : Pour
    • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Contre
    • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
    • Société Féminine Libertaire (BAC) : Pour
    • Club de l'Individualité (BAC) : Pour
    • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
    • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
    • Conseil communiste (BSDR) : Pour
    • Société Utopique (BSDR) : Pour
    • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Abstention
    • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
    • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
    • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Contre
    La présente loi étend explicitement la principe de libre modification établi en 2017 à la mention du sexe et du prénom figurant à l'état civil. Toute personne majeure pourra désormais obtenir la modification de ces mentions par simple déclaration devant l'officier d'état civil de sa commune de résidence, sans qu'aucun certificat médical, psychiatrique ou attestation de tiers ne puisse lui être exigé. La loi impose un unique délai de réflexion de trois mois entre la déclaration initiale et son inscription définitive, période durant laquelle la personne demeure libre de retirer sa demande sans qu'aucune trace administrative n'en subsiste, cette précaution modeste visant seulement à éviter les déclarations précipitées sans jamais constituer un obstacle réel à l'exercice du droit. Une fois la modification inscrite, elle sera automatiquement répercutée dans l'ensemble des bases fédérales, régionales et communales via le SOES dans un délai maximal de trente jours, la personne concernée n'ayant jamais à porter elle-même la charge de faire corriger séparément chacun de ses documents. Pour les mineurs, la loi distingue nettement les démarches sociales et administratives, accessibles sans entrave dès lors que les représentant légaux y consentent, des interventions médicales qui restent placées sous la responsabilité d'équipes pluridisciplinaires régionales associant pédiatres, endocrinologues et psychologues formés à ces questions selon une approche graduée et réversible où toute étape irréversible n'est envisagée qu'à l'approche de la majorité. Dans les situations de désaccord entre un mineur et ses représentants légaux compromettrait gravement l'équilibre psychologique de l'enfant, un recours simplifié est ouvert devant le tribunal populaire de la commune, statuant avec l'appui d'un psychologue accrédité selon les modalités déjà prévues par la loi sur la santé mentale collective, sans que cette procédure ne se substitue jamais à l'autorité parentale hors des cas où celle-ci se révèle manifestement contraire à l'intérêt de l'enfant.

    La Commission à la Santé Publique établira dans chaque région un centre régional d'accompagnement à la transition qui sera intégré aux infrastructures hospitalières existantes afin de garantir un premier rendez-vous dans un délai maximal de deux mois. L'ensemble des actes liés à la transition, que ce soit des traitements hormonaux, des interventions chirurgicale, la rééducation vocale ou des soins associés sera pris en charge intégralement et gratuitement au même titre que tout autre acte médical dans le système de santé publique universel, sans qu'aucune distinction de coût ne vienne jamais transformer un droit fondamental en privilège réservé à ceux qui peuvent se le permettre. La loi étend explicitement aux discriminations fondées sur l'identité de genre l'ensemble des protections déjà reconnues dans le droit du travail estalien. Toute coopérative dont il serait établi, par la commission juridique coopérative ou par le tribunal populaire compétent, qu'elle a écarté, sanctionné ou traité inéquitablement un travailleur en raison de son identité de genre s'expose aux mêmes sanctions que celles prévues pour toute autre forme de discrimination prohibée, incluant la possibilité pour l'assemblée communale d'ordonner la révision des cadres dirigeantes de la coopérative fautive en cas de manquement répété. Le service militaire universel et les critères différenciés qui l'accompagnent s'appliqueront aux personnes transgenres selon leur genre vécu, la Commission à la Guerre procédant à une évaluation individuelle des critères physiques plutôt qu'à une catégorisation automatique fondée sur l'état civil de naissance dans la même logique d'équité qui a présidé l'extension du service militaire aux femmes. Les programmes d'éducation civique déjà dispensés dans les établissements scolaires depuis 2014 intégreront un module de sensibilisation à la diversité des identités de genre, conçu par la Commission à l'Enseignement en collaboration avec les centres régionaux d'accompagnement tandis que le personnel administratif communal et le personnel médical suivront une formation obligatoire visant à garantir un accueil digne et informé des personnes concernées.

  • Loi sur la lutte contre les violences intrafamiliales : (309/77/6)
  • Loi proposée par le Club Communaliste (BAC) le 27 Juillet 2019.

    Détail du vote.
  • Association collectiviste (BAR) : Pour
  • Comité de Défense Internationale (BAR) : Abstention
  • Groupe d'Autonomisation de la Révolution (BAR) : Pour
  • Société de Défense Familiale (BAR) : Pour
  • Club de Coopération Anarchiste (BAR) : Pour
  • Club Stratocratique Renouvelé (BAR) : Abstention
  • Club Libertaire Renouvelé (BAR) : Pour
  • Club Prodayskiste (BAC) : Pour
  • Action Communiste Libertaire (BAC) : Pour
  • Club communaliste (BAC) : Pour
  • Société ruraliste (BAC) : Contre
  • Club ouvriériste (BAC) : Pour
  • Fondation de l'Anarchisme Chrétien (BAC) : Pour
  • Mouvement Anarcho-Syndicaliste (BAC) : Pour
  • Société Féminine Libertaire (BAC) : Pour
  • Club de l'Individualité (BAC) : Contre
  • Club ultravisionnariste (BAC) : Contre
  • Assemblée éco-communiste (BSDR) : Pour
  • Conseil communiste (BSDR) : Pour
  • Société Utopique (BSDR) : Pour
  • Mouvement Eurysien (Indépendants) : Pour
  • Société des Disparates (Indépendants) : Pour
  • Club antimoderniste (Indépendants) : Contre
  • Club d'Avant-Garde (Indépendants) : Pour

  • La Révolution de Novembre a profondément transformé l'espace public estalien : les femmes siègent aux assemblées communales à égalité, elles servent aux côtés des hommes dans l'Armée Rouge, elles dirigent des coopératives et des commissions fédérales mais cette transformation spectaculaire de la sphère publique ne s'est pas accompagnée d'une vigilance équivalente envers ce qui se joue derrière les portes closes du foyer. Les rapports transmis par la Commission à la Santé Publique convergent vers un constat alarmant : les violences conjugales et intrafamiliales n'ont reculé que marginalement depuis 2013 alors même que la police citoyenne a pourtant fait preuve de son efficacité dans la même période contre la criminalité organisée ou le terrorisme. Le problème n'est pas un défaut de moyens mais de conception, la police citoyenne, formée avant tout à la désescalade et à la médiation communautaire selon le slogan husakiste bien connu voulant que la police citoyenne protège et prévient et la police professionnelle fait usage des armes, se trouve démunie face à des situations où la victime partage le même toit que son agresseur et où la moindre lenteur d'intervention peut se révéler fatale.

    La présente loi crée l'ordonnance de protection immédiate, instrument nouveau que toute police citoyenne communale intervenant sur un signalement de violence intrafamiliale pourra désormais prononce sur le champ, sans attendre l'aval préalable du tribunal communal ou d'une quelconque autorité communale supérieure. Cette ordonnance emporte l'éviction immédiate de la personne mise en cause du domicile commun pour une durée initiale de quinze jours, l'interdiction pour celle-ci d'entrer en contact avec la victime par quelque moyen que ce soit et la remise obligatoire de toute arme à feu qu'elle détiendrait légalement, remise vérifiée sur place par le policier lui-même. Consciente qu'un tel pouvoir accordé à un agent isolé appelle un contrôle rigoureux, la loi impose que l'ordonnance soit systématiquement transmise dans les 24 heures au tribunal populaire de la commune qui devra tenir audience contradictoire dans un délai maximal de 72 heures pour la confirmer, la modifier ou l'annuler, la personne évincée disposant du plein droit d'y être entendue et représentée. Chaque bassin de communes défini selon les mêmes principes de coordination territoriale que ceux établis pour les maisons de vétérans devra disposer d'au moins un foyer d'accueil d'urgence à l'adresse confidentielle, capable de recevoir sans délai ni condition administrative préalable toute victime accompagnée le cas échéant de ses enfants. La loi établit une priorité absolue d'accès à ces foyers dans l'attribution des logements réquisitionnés en application de la loi de septembre 2018 sur les logements vacants, les communes devant réserver un contingent minimal de logements réquisitionnés spécifiquement destiné à la relocalisation durable des victimes une fois la période d'urgence immédiate passée. Les centres de formation des polices citoyennes devront désormais intégrer, dans le tronc commun obligatoire de toute formation initiale, un module spécifique consacré à la reconnaissance des mécanismes de violence intrafamiliale au-delà des seules violences physiques visibles, incluant l'emprise psychologique, le contrôle économique et l'isolement social progressif de la victime ainsi qu'aux protocoles de recueil de preuve qui évitent de faire subir à la victime une nouvelle épreuve. Aucun policier ne pourra prononcer d'ordonnance de protection immédiate sans avoir suivi cette formation dont la Commission à la Sécurité garantira le déploiement dans l'ensemble des communes dans un délai de 18 mois.

    Lorsque des enfants sont présents aux foyers d'urgence et concernés par une ordonnance de protection immédiate, la loi impose la saisine automatique et sans délai des services de la Commission à l'Enseignement compétents pour l'établissement scolaire fréquenté par l'enfant ainsi qu'un accompagnement psychologique proposé sans démarche à accomplir par la famille dans le cadre des structures de thérapie communautaire instituées par la loi du 16 mars 2017. Les modalités de garde de l'enfant durant la procédure devant le tribunal populaire garantissent par défaut l'éloignement de la personne mise en cause, sauf décision contraire motivée du tribunal. Consciente que la dépendance économique constitue l'un des principaux obstacles à la sortie d'une situation de violence intrafamiliale, la loi garantit à toute victime bénéficiant d'une ordonnance de protection immédiate le droit à un transfert accéléré vers une coopérative d'accueil dans une autre commune si elle en exprime le souhait, ce transfert s'effectuant sans perte d'ancienneté au regard de la solde méritoire graduée et sans que la coopérative d'origine ne puisse s'y opposer. La Commission à la Sécurité publiera annuellement, en coordination avec la Commission à la Santé Publique, un rapport statistique détaillé sur le nombre d'ordonnances prononcées, leur taux de confirmation par les tribunaux populaires et les récidives constatées, ce rapport devant permettre au Congrès d'ajuster le dispositif si son application révélait des insuffisances ou des dérives.


    Election législative de Novembre 2019 :



  • Prochaines élections législatives : Mai 2020.

  • Haut de page