Posté le : 22 oct. 2024 à 09:33:21
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Valentin d’Antrania avait attendu que les arguments des participants puissent être présentés, mais il ne pouvait s’empêcher de sourire, la gestion interne est loin d’être le cheval de bataille des divers représentants, tcharnoves (quoique très impliqué depuis le début de la réunion), raskenois (intervenant par intermittence pour lancer des piques assassines), kartvéliens (pour avoir un avis tranché et clair sur certains points), valinoréens (lorsqu’il s’agit de présenter des propositions juridiques) ou encore traviens (lorsqu’il s’agit de dormir)… En effet il craignait que les questions économiques ne durent bien trop longtemps et ce fut un grand soulagement pour le représentant antérinien que la prise de parole de Monsieur Orndorff. Il venait de soulever des questions particulièrement intéressantes, l’activité des états membres, la démocratie au sein des états participants à l’Union et le respect des droits de l’homme, certes l’Antérinien était pressé de répondre aux commentaires pour le moins acides (voire carrément assassins) du raskenois mais la représentante kartvélienne, Eteri Chakhunashvili, se précipita pour voler au secours des rimauriens tandis que Gaujlanov lui rappela les textes fondateurs de l’Union économique eurysienne. Avant d’enchaîner sur un cours d’histoire et une polémique enflammée autour du titre de membre fondateur. Avant que le représentant valkoinien puisse prendre la parole…
Ces postions étaient assez simples à comprendre, d’abord lorsqu’une accusation est lancée, la victime (ou le coupable) se doit d’etre présente et pouvoir se défendre, ensuite, les titres ne lui importait que très peu, car comme tout bon antérinien, le cousin de Sa Majesté est un homme d’affaire, qui ne raisonne qu’en fonction des avantages de chaque actions qui bénéficieraient à la Couronne et à l’Empire tout en restant respectueux des droits humains fondamentaux, tel était le dilemme de l’Antérinien. Il ne faisait aucun doute pour lui que des têtes allaient tomber, lesquelles il ne le savait pas, mais néanmoins il aurait bien fait des paris pour se donner un petit appercu des choses (et se faire un petit supplément sur son salaire), et son objectif, ne pas céder sur ses positions…
Puis après avoir attendu quelques minutes, entendu le silence pesant qui s’abattait sur la salle et voir que personne ne se montrait prêt à prendre la parole, il prit les devants et appuya pour la énième fois sur le bouton « ouvrir » :
Mes très chers collègues, nous le voyons, des choses ont été faites mais le plus important reste à faire, aux dépens de certains, nous le constatons… En effet, nous constatons que certains manquent cruellement d’activité, moi même je me pose cette question à chaque sessions, est ce que le représentant de la République travienne dort, ou est ce qu’il souffre de maladies rares qui l’empêchent de parler et de participer aux conférences de l’Union ? Est ce que tout les traviens sont atteints d’un mutisme qui les empêche de prendre la parole ou encore sont ils tout simplement trop timides ? Quoiqu’il en soit il me paraît évident de renvoyer la Travie, cette dernière, un membre fondateur de l’Union ne s’engage jamais, jamais il n’ a prononcé une seule parole et encore moins de propositions, si nous voulons avancer autant purger et se contenter des éléments les efficaces et les plus actifs au lieu d’une quantité d’états inutiles qui ne font que profiter de leurs avantages… Et ma décision sera sans doute irrévocable mais l’inutilité de la Travie au sein de cette organisation est bien trop importante pour que l’on puisse croire que le gouvernement soit débordé, non, je pense au contraire que l’état néglige son implication et viole par la même leurs engagements ( Nous, pays adhérents validons le fait de participer… à l’Union Économique Eurysienne ) cela est dans la candidature pour devenir un état membre de l’Union Économique Eurysienne ! Par conséquent je ne vois aucun problème à exclure la Travie, qui ne le remarquera même pas, j’en suis certain…
Mais voilà que nous arrivons aux choses sérieuses, en effet la question travienne devrait être considérée comme une exclusion en devenir, sauf si ce dernier, daigne s’exprimer (si sa maladie ne l’empêche pas de parler…) mais la question rimaurienne est bien plus complexe, en effet il s’est avéré que la Rimaurie n’est pas un exemple pour la démocratie et les nations aspirant à devenir de bonnes démocraties… Et il me paraît nécessaire de faire ce débat, l’Empire a toujours été défavorable au partenariat avec l’état rimaurien, pour des raisons éthiques en particulier (même les gouvernants antériniens considéraient cette dictature fasciste comme trop extrême. ) Mais force nous a été de constater que le « Guide » rimaurien a tout de même tenté de démocratiser le régime, des réformes ont été faites et des élections législatives ont été tentées et j’ai tout de même l’impression que l’extrême fasciste est lui même prit entre deux autres extrêmes (personnifiant ainsi le serpent qui se mord la queue)… Humm, enfin bref, je voulais faire remarquer que des réformes ont été entamées et que nous avons toujours espoir que la démocratie puisse voir le jour… (Mais voyant le regard désapprobateur du tcharnove) il rajouta à toute vitesse, mais néanmoins malgré la bonne volonté certaine des rimauriens, cela ne sous suffit pas, il faudrait une constitution moins autoritaire et une charte instituant les droits de l’homme, je suis certain que les messieurs de la Cour de Justice Eurysienne sauront se montrer bien plus éloquents que moi… D’ailleurs en parlant de justice, pourquoi les états membres devraient « défendre » ou du moins modérer le jugement de certains de leurs collègues à la place de la Rimaurie, pourquoi ne pas inviter un représentant rimaurien pour qu’il puisse justifier les actions de sa nation ? Nous nous targuons d’être démocratique, nous qui sommes des états de droits, pourquoi ne permettons pas aux accusés de se défendre, car ce cas nous montre du peu de cas qui est fait de la justice classique, je vous prie de ne pas interpréter cette déclaration comme une défense désespérée mais plutot comme un rappel des bases de la justice et du droit…
Avant que les autres représentants, notamment tcharnove, puissent intervenir, l’Antérinien enchaina sur un autre sujet…
Puis Madame Eteri Chakhunashvili a soulevé un point important, il relève cette fois-ci de la symbolique, considérons nous que cette réunion soit un évènement qui marquera une césure dans l’histoire de cette organisation, pensons nous qu’il y aura un avant et un après, ou qu’au contraire que cette conférence est tout aussi importante qu’une simple visio-conférence ? Assurément nous voyons que la Kartvélie considère cette conférence comme quelque chose d’historique (je grossis naturellement le trait) et qu’il est par conséquent nécessaire de marquer le coup (en quelques sortes) en faisant paraître cette conférence comme une « renaissance » et permettre à ceux qui y ont assisté de devenir nouveaux fondateurs de l’Union. Mais d’un autre coté les tcharnoves considèrent cela comme une réunion (là encore les traits ont été caricaturés) comme une autre et qu’elle ne mérite pas tant d’honneurs, mais la vérité ou du moins mon opinion sur le sujet est entre les deux, d’un coté nous ne pouvons négligé les réformes qui seront entreprises par les états ici présents, elles sont pour la plupart historiques (car peu de nations ont tenté la monnaie commune, peu se sont autant investi dans cette sorte de confédération eurysienne) elles ne sont pas pour autant une renaissance du projet car je considère que cette conférence est en réalité l’aboutissement de la rencontre entre la Tcharnovie, Rasken, l’Ambar et le Valkoienland. Par conséquent je considère ce titre comme à vrai dire inutile, plus honorifique qu’autre chose, un titre clinquant qui ne fait qu’ajouter du prestige à certain sans impacter les autres, bien au contraire d’ailleurs…
Bien, veuillez m’excuser de la longueur de mes réponses, mais un sujet aussi important ne doit pas être traité à la légère, car je l’ai brièvement exposé, chaque décision prise par les états membres impactera, dans un avenir plus ou moins proche, toutes les personnes qui sont assis autour de cette table.