23/03/2016
20:37:42
Index du forum Scène Internationale Diplomatie internationale

Drovolski Sylva Velsna - Fête de l'amour de l'occident - Page 3

2708
Les sylvoises contentèrent la liqueur, toujours en dissimulant leur malaise. La réaction rappelait les cours de physique-chimie du collège, avec de petites expérimentations dans lesquelles s'observaient des changements de couleur. Chloé attrapa le verre : il était froid, était-ce juste pour le réfrigérer que s'était faite cette réaction ? Il devait forcément y avoir autre chose. Alexandra était quant à elle surprise que ce ne soit pas dans des verres enrichis en uranium, le genre à briller dans le noir. Elle attrapa le verre et essaya de le soupeser : difficile avec le liquide. Et ne pouvant poliment taper dessus pour en tester la sonorité, elle se contenta de discrets jeux de lumière avec l'éclairage. Le résultat laissait assez peu de doute, avec une lumière fortement diffractée, on pouvait affirmer avec assez peu de doute que c'était un cristal de qualité. "Espérons qu'il soit à un équivalent des normes sylvoises, je n'aimerais pas finir comme notre ami d'Alterage."
Matilde commençait quant à elle à être à bout par cette ambiance malsaine, elle commençait à avoir des sueurs froides et des frissons, la chair de poule même. Elle était à deux doigts de paniquer et se rassurait comme elle pouvait : "Calme-toi, la chair de poule, c'est en cas d'aliments contaminés par des bactéries ou virus, or, il ne doit pas y en avoir ici comme tout est stérile et le mercure ne provoque pas ce genre de symptômes... je crois ?"

Mais aucune d'elles ne fit la fine bouche et toutes participèrent au toast, levant leur verre et gouttant au contenu. "J'ai bu des alcools de scolopendre, ça ne doit pas être pire" répliqua mentalement Alexandra... avant de malgré tout être surprise par la boisson.

Elle sursauta ensuite à la mention des komunteranos. Leur sort lui semblait complètement mérité, légitime, vital même, et elle espérait que le Drovolski ne se mette pas dans une situation égale, auquel cas, il sera difficile de politiquement les défendre. "Les terres rares valent bien quelques gymnastiques politiques" pensait-elle. Le Duché avec un secteur secondaire florissant, il avait explosé et les industries de haute technologie continuait de croitre, mais elles étaient gourmandes en éléments précieux :

"J'ignore si nous pourrons aller jusqu'à fertiliser les sols de Drovolski même, mais pourquoi pas des serres pour commencer ? Nos ingénieurs redoublent de créativité et malice, nous pourrons compter sur eux pour réfléchir à des solutions."

"Nous parlions des sargasses..." enchaina Chloé "... mais il existe d'autres végétaux, champignons ou bactéries qui fonctionnent aussi bien voir mieux. Les tournesols sont l'exemple le plus flagrant. Qui sait si nous pourrons obtenir des croisements à partir de variétés sylvoises, adaptées à la dureté de l'environnement mesolvardien, de son climat, et apte à en purifier les sols ? Ce sera un travail de longue haleine, mais même un siècle d'effort serait rentable quand on voit l'ampleur du résultat à avoir... sans offense, bien évidemment."

"Considérez en tout cas notre participation volontaire et enthousiaste à une telle collaboration, excellence." conclua la Duchesse.
1463
Le Dauphin regarda autour de lui, puis prit la parole une dernière fois :

« Je pense que nous pouvons conclure ce dîner. Sans vous contraindre, je vous invite, chers invités, à faire part des discussions qui ont eu lieu ici et à retourner par missive les modalités et conditions des accords précédemment évoqués : à savoir le contexte de défense proposé par Sylva, la stratégie maritime pour Velsna, ainsi qu’une confirmation sur les discussions d’ordre économique dont nous avons déjà parlé. J’espère que chacun a obtenu ce qu’il souhaitait dans la plus parfaite cordialité. »

Il tapa des mains.

« Apportez le dessert. »

À ces mots, des membres du palais s’activèrent pour servir les invités autour de la table. Le dessert, une sorte de gâteau gris pâle, semblait aiguiser l’appétit de la cour. Gluant et peu odorant, il laissait deviner quelques fruits, des oranges et des pommes, mais flétries depuis trop longtemps pour être vraiment appréciées. Le repas prit fin, et le conseil de l’Impératrice, un ensemble de femmes vêtues de noir, fit une révérence très élégante devant la Duchesse. Pendant ce temps, le comte Alterage tenta, non sans difficulté, de s’incliner devant le suave Mascola. Ce fut un échec, car il s’effondra dans un fracas légèrement métallique, trahissant la fragilité de son corps rachitique. Il se releva avec l’aide d’un robot domestique et remercia DAVID, comme si ce dernier était physiquement présent. Certains regards furtifs laissèrent deviner que mentionner DAVID n’était pas tout à fait bien vu. Le comte toussa, crachant un peu de sang, ce qui ne surprit personne, puis il remercia les Velsniens. Il était temps pour chacun de se retirer et de regagner ses quartiers.

Altrage
Haut de page