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Activités étrangères en Everia - Page 3

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👨🏻‍🔬Laboratoires Dalyoha @CM_Labo_Dalyoha · 09/02/2019

Les épidémiologistes des Laboratoires Dalyoha ont le plaisir d'inviter leurs confrères Everiens a un stage de découverte au sein de nos services de gestion épidémique. Ils y apprendront les spécificités qu'il y a à contenir une maladie lorsque vous l'avez vous-même créée. Une expérience enrichissante, pour petits et grands, dans un cadre professionnel et sécurisant.

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Tous ces posts viennent à l'origine de ce topic et sont des articles d'un média everien secrètement contrôlé par l'Akaltie. Maintenant l'event terminé, j'ai mis les originaux en ignore et je les déplace donc ici pour gagner également les points d'influence.

Le Quatrième Pouvoir

KAELITH VORASTIN : L'ART DE DÉTOURNER L'ÉLECTORAT DES PROBLÈMES NATIONAUX ?

Kaelith Vorastin n'est pas le dernier des candidats aux élections, et atteindra selon les prévisions actuelles un score de presque 13 %, ce qui en fait un potentiel vainqueur si sa courbe de progression continue au même rythme. Pourtant, il n'a à vrai dire aucun véritable programme concernant l'Everia.

La majorité de son argumentaire semble être basé sur la haine des akaltiens, nos voisins du sud qui nous ont déjà plus d'une fois prouvé l'incompétence de leurs généraux en matière de diplomatie. Cependant, s'il ne faudrait pas que l'Everia tende l'autre joue pour se faire frapper à nouveau, nous ne devons pas pour autant nous lancer dans une politique agressive. La ligne diplomatique de l'Everia n'a jamais été de s'attaquer à d'autres pays. Cela reviendrait à faire preuve de l'impérialisme reproché à l'Akaltie.

Pensons plutôt aux véritables problèmes qui touchent la société, et dont Kaelith Vorastin tente de distraire son électorat en leur parlant de taper sur des akaltiens, ce qui ne résoudra strictement rien dans notre pays. Ils sont inactifs à notre égard depuis des mois, et aucun signal n'indique une potentielle reprise d'hostilités entre les deux gouvernements, d'autant moins lorsque l'on regarde la coopération dont ils font preuve à la CCP, en proposant des projets panaleuciens.

Dans ce contexte, l'Everia a d'autres choses à faire que de montrer la moindre instabilité ou volonté impérialiste à ses voisins s'il veut sortir un tant soit peu de son isolement diplomatique continental. Nous avons des partenaires, mais ceux-ci sont bien loins de notre petite baie aleucienne. S'allier à plus de nations aleuciennes mènera à plus de prospérité économique, dans un pays que le gouvernement semble qualifier de parfait alors qu'il n'en est rien.


Le Quatrième Pouvoir

LA DIPLOMATIE DE VALWEN SILARIS

La candidate en tête des sondages, celle qui semble être partie pour remporter les prochaines élections haut la main, n'est autre que Valwen Silaris, qui dirige la diplomatie everienne depuis que notre pays a décidé de s'ouvrir plus largement au monde et à la mondialisation de manière générale. Si elle est extrêmement populaire jusqu'ici, l'on est en droit de se demander si cette approbation générale est justifiée. Certes, Madame Silaris a permis de nouer des relations avec des dizaines de pays, d'obtenir des partenariats commerciaux avec des nations florissantes comme le Duché de Sylva... Mais elle a également contribué à nous isoler sur notre propre continent.

Elle dit chercher uniquement le bien de sa patrie, mais elle n'en a pas forcément les compétences. Le nombre de pays qui se sont clairement positionnés en la faveur de l'Everia dans notre voisinage direct se compte fort malheureusement sur les doigts d'une main. Nous avons gagné des alliés qui ne font peut-être pas partie des pays les plus faibles du monde, mais ne sont pas non plus des plus forts, et sont surtout éloignés, très éloignés. Il y a plus de 7400 kilomètres à vol d'oiseau entre l'Everia et l'Antarès, sans compter les détours nécessaires à cause de la présence du Dakora et de ses nuages toxiques et corrosifs sur le trajet. La distance est probablement doublée par la mer, avec la nécessité de passer par le détroit akalto-icamien qui nous a déjà causé bien du tort.

En bref, bien que ce gouvernement sortant et la politicienne qui en hérite semblent bons dans ce qu'ils font, ils auraient pu apporter une bien meilleure diplomatie à l'Everia que cet isolement. Un mandat supplémentaire à ce régime serait réellement destructeur et pourrait bien terminer de nous mettre le continent à dos.


Le Quatrième Pouvoir

LE PROJET PACIFISTE DE DRYSTEN ALYDAL

Drysten Alydal est l'une des candidates lancée le plus récemment parmi tous les politiciens et politiciennes qui concourent aux élections présidentielles everiennes. Elle n'a pour le moment pas mené une campagne médiaqtique suffisamment prononcée pour se faire bien remarquer et identifier de la majorité de la population, mais cela semble être en passe de changer fortement, avec les meetings qu'elle tient dans toutes les grandes villes du pays : de Catan à Nyrvalen, en passant par Darnovel, Korvask et bien d'autres agglomérations. Elle veut ainsi montrer qu'elle connaît l'entièreté de son pays, et pas seulement le centre de la capitale. Qu'elle n'est pas une citoyenne de la grande ville, mais bel et bien de l'Everia, à l'opposé total des catanais qui n'ont mis les pieds hors de leur ville qu'une poignée de fois dans leur vie.

Et, contrairement à plus d'un candidat qui cherche à nous faire former des alliances (qui sont certes une chose positive sur le principe) avec des pays lointains tels que l'Antares eurysien ou l'Ustia nazumie, Drysten Alydal souhaite la mise en place d'une diplomatie plus pragmatique, fondée sur des échanges prioritaires avec nos voisins géographiques directs et les États aleuciens les plus importants pour l'Everia de manière générale. La Costa Sueñoleja par exemple, bien qu'elle soit à l'origine de bon nombre d'entrées de drogues et autres marchandises illégales sur notre sol, pourrait potentiellement collaborer avec nos autorités pour lutter contre cela au lieu de ne pratiquement pas avoir de contact diplomatique avec.
Les relations les plus importantes à nouer ou renforcer sont cependant avec les grandes nations voisines : Valerania à l'ouest, Sterus et Icamie au sud, ainsi que l'Akaltie qui contrôle toujours en partie le détroit essentiel à notre commerce international. Il est même vital pour la prospérité économique everienne de s'associer à toutes ces nations, qui nous apporteront bien plus que dix pays situés à l'autre bout du globe, à des milliers de kilomètres des côtes everiennes.

Plus simplement, il s'agirait de s'intégrer d'autant mieux dans la Communauté Continentale Paltoleucienne qui semble avancer à grands pas ces temps-ci. C'est de cette organisation que parle Alydal dans bon nombre de ses meetings, du moins lorsque le sujet est à la politique internationale. Selon elle, c'est grâce à la coopération poussée sur les plans culturels, sportifs ou économiques que la population everienne pourra se rapprocher du reste de l'Aleucie, et vice-versa. Cela conduira les gouvernements, sur un plus long terme, à nouer des liens précieux. En bref, participer à la CCP est selon Drysten Alydal une véritable chance pour l'Everia. Tout le contraire de l'accueil de militaires étrangers sur notre sol, qui nous a déjà attiré des ennuis...


Le Quatrième Pouvoir

DRYSTEN ALYDAL : « LA POLITIQUE, CE NE SONT PAS LES EXTRÊMES »

Drysten Alydal a tenu un discours parlant des extrémistes qui sont également candidats à ces élections. Elle a notamment prôné le fait que voter pour des partis situés sur les bords de l'acceptable, voire juste en-dehors, n'était pas un moyen de régler les problèmes de la société mais plutôt le meilleur pour en rajouter par dessus les préexistants. L'Akaltie sous le gouvernement d'extrême-droite de l'"impératrice" Itotia Neztli était une véritable catastrophe, alors que depuis l'installation du gouvernement de gauche modérée, la situation est nettement meilleure dans les relations diplomatiques et surtout en matière de politique intérieure.

Et les exemples de "pays-modèles" pris par une certaine candidate ne sont clairement pas des exemples à suivre pour l'Everia, qui est en bien meilleur état que tout ce qui a pu être cité. Le statut de la démocratie en Ustia ou dans les Quatre Vallées n'est vraiment pas clair, et le niveau de vie est encore plus incertain. Il faut dire qu'entre un pays relativement stable d'Aleucie, intégré à la mondialisation et étant le théâtre de plus d'une avancée scientifique, notamment dans le domaine spatial ; et une entité qui ne ressemble même pas réellement à un pays mais plutôt à des regroupements de personnes isolées dans des montagnes ; le choix est généralement vite fait pour toute personne sensée.
Il ne faut pas non plus oublier la situation géopolitique en Aleucie qui n'est clairement pas favorable aux extrêmes : voyez déjà ce qui est advenu du coup d'État militaire en Osno, et imaginez maintenant ce qui arriverait à notre pays si son dirigeant était d'extrême-gauche. Le voisin westalien est très puissant, trop pour que l'on puisse se passer de maintenir des relations correctes avec. Sans pour autant négliger l'Aleucie du sud, qui doit être le cœur des futurs efforts de la diplomatie everienne.

Nous sommes sur la bonne voie, nous avons malgré le dernier gouvernement réussi à lier quelques liens diplomatiques avec des nations influentes et je suis certaine de pouvoir continuer cette lancée qui n'était encore que trop anecdotique chez le gouvernement dont est issue Valwen Silaris. C'est donc en faisant le bon choix aux urnes que l'Everia pourra avoir la politique qu'il mérite !
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En quoi la coopération Everia-Poëtoscovie trouve-t-elle ses fondements dans la lutte contre l’impérialisme akaltien ?

Dernier numéro (2019) de la revue Geopolitik.


Il y a quelques années, un drone de reconnaissance akaltien avait pénétré l’espace aérien de l’Everia, sans son consentement. Les tensions causées par cet événement se sont depuis démultipliées, or il semblerait que la cause d’un tel incident provienne de l’installation d’une base militaire permanente de la Poëtoscovie sur le sol évérien.
L’Everia est un pays d’Aleucie du Nord, d’un PIB et d’une puissance moyenne. Elle ne compte pas d’alliés parmi les puissances dominantes de la planète, car aucune de ses relations internationales ne s’est jusqu’à présent orientée vers le conflit. Il est cependant à noter que les rapports diplomatiques et militaires entre la Poëtoscovie et l’Everia diffèrent quelque peu de cette logique, dans le sens où cette alliance de fait, qui ne s’est jamais matérialisée par un accord autre que celui de l’implantation de la base militaire poëtoscovienne, a également pour fonction de repousser l’impérialisme akaltien dans ses retranchements. Il est malgré tout à relativiser cette volonté, car la Poëtoscovie s’est quant à elle davantage illustrée sur d’autres théâtres d’opération, notamment en Afarée centrale, au Nazum du Nord et, plus récemment, en Eurysie dans le cadre du conflit opposant désormais la Karty et la Nation Communiste de Loduarie. Cependant, il semblerait qu’un regain d’activité gagne Hernani-centre, en ce qu’elle souhaite établir du côté de son allié aleucien, car plusieurs projets visent expressément l’Everia, notamment dans le cadre du Premier Congrès des partenaires de la Poëtoscovie, mais également d’initiatives plus souterraines, qui pourtant ont toute leur importance sur l’échiquier géopolitique où la Poëtoscovie entend mener bataille.
En quoi la coopération Everia-Poëtoscovie trouve-t-elle ses fondements dans la lutte contre l’impérialisme akaltien ?
Si la politique culturelle internationale poëtoscovienne témoigne d’une affirmation par le soft power, le fait de rallier l’Everia témoigne d’une volonté d’agir à petite échelle, ce qui l’oblige à s’opposer à l’impérialisme akaltien.


I. La politique culturelle internationale de la Poëtoscovie est avant tout un vecteur de sa puissance individuelle

La Poëtoscovie a l’habitude de se déclarer comme une superpuissance en termes d’opérations de renseignement ou même d’ingérences. Paradoxalement, son isolement sur la scène internationale la conduit à s’allier à des puissances de taille moyenne pour faire valoir ses intérêts. En effet, l’ouverture de centres de la fondation Poëtky Mir, étroitement liée à l’administration de la Nation Littéraire, permet une expansion de sa culture, basée avant tout sur sa dimension littéraire. Avec des cours dispensés gratuitement ou des saisons culturelles riches dans les instituts présents tout autour du globe, comme en Karty , la Poëtoscovie assure ainsi un embellissement progressif de son image et de sa culture. Cependant, cette politique possède de nombreuses limites. Les États n’ayant pas directement été la cible de cette politique ne peuvent subir de façon immédiate les effets de la culture poëtoscovienne. Concrètement, cela signifie que la Poëtoscovie n’a aucun moyen de riposte efficace en cas de crise, à l’inverse d’un État qui aurait tout investi dans le domaine militaire, dont les effets, après une décision, se font ressentir même sans avoir au préalable travaillé le terrain.

Les instituts Poëtky Mir, couplés aux ambassades et consulats, permettent une force de projection des services de renseignement considérable, de façon clandestine comme sur demande des États. En effet, à l’image de l’Antegrad, qui avait sollicité les services de contre-espionnage de la Poëtoscovie via la société écran SMI (Société du Marché d’Influence), et où la Poëtoscovie avait implanté un centre culturel de la fondation Poëtky Mir, la Nation Littéraire associe étroitement services clandestins et culture. Les instituts Poëtky Mir sont également des lieux privilégiés pour le recrutement de sources locales qui permettent d’agir sur un sol étranger. Cependant, il est à supposer que cela n’est utilisé que lorsque l’État où le centre est implanté en fait la demande, car il serait aisé pour une puissance publique voyant l’installation d’un centre Poëtky Mir de recenser l’ensemble des individus qui le fréquentent, et d’ainsi démasquer les potentiels agents poëtoscoviens.


II. L’Everia est une pièce maîtresse de la politique culturelle internationale de la Poëtoscovie

Si la Poëtoscovie compte des États sur lesquels elle a une emprise dans chaque continent – à l’exception peut-être du Paltoterra –, il est bien à noter que la présence de la Nation Littéraire est faible en Aleucie. Si la Poëtoscovie a soumis à ses alliés, à l’occasion du Premier Congrès des partenaires de la Poëtoscovie, un projet permettant de changer la donne, du nom de « À l’aube où blanchit l’Eurysie », aucun État n’a souhaité s’engager jusqu’à présent dans cette démarche. À moins que la Poëtoscovie ne conclue alors des accords bilatéraux ou ne monnaye la participation à ce projet, il y a peu de chances que sa présence sur le continent s’amplifie d’ici peu. Cependant, on peut voir dans une telle volonté le souhait de renforcer son influence sur un continent où la Poëtoscovie est presque absente. Après une alliance rompue avec Sterus, et des rapports mitigés jusqu’alors avec l’Akaltie, l’Everia semble le seul État-ami de la Nation Littéraire dans ce coin du globe. Pourtant, comme nous l’avons vu, la stratégie poëtoscovienne passe notamment par le fait de posséder des États où elle conserve une influence souterraine un peu partout. L’Everia constitue donc la pierre angulaire de cette politique silencieuse, et la Poëtoscovie semble de nouveau s’en soucier.

C’est donc cette politique qui explique l’ouverture d’un centre Poëtky Mir en Everia, alors que la relation Everia-Poëtoscovie semblait froide il y a quelques années. En effet, Hernani-centre a annoncé se réjouir du choix de la fondation culturelle de s’établir sur ce coin du globe « où la Poëtoscovie est restée absente trop longtemps », commente Piotr Vassia, ministre des Relations Internationales, et anciennement proche du président défunt Jolan Sandro, qui avait lui-même encouragé cette politique. Ce centre contribue alors au réseau voulu par la Poëtoscovie pour sauvegarder ses intérêts dans la zone. Cependant, de tels intérêts se confrontent également à ceux de puissances géopolitiques locales déjà établies sur la zone.


III. Cette politique culturelle s’oppose à l’impérialisme akaltien

La politique culturelle internationale de la Poëtoscovie se place en effet comme antagoniste à l’impérialisme, y compris culturel, dont semble faire preuve l’Akaltie. Le survol d’un drone au-dessus d’une base poëtoscovienne, que Hernani-centre avait refusé de commenter, est symptomatique des tensions qui articulent la mise en œuvre des influences sur la région. Aujourd’hui que les conflits entre l’Everia et l’Akaltie battent leur plein, l’arrivée en force de la Poëtoscovie sur le plan culturel, en plus donc du plan militaire, annonce un soutien tacite – mais précieux – de la Nation Littéraire à son allié aleucien.

On peut enfin supposer, comme cela a été rendu public pour l’Antegrad, que la Poëtoscovie accroît sa présence sur la zone à la demande de son allié. En effet, il est à ne pas douter que l’impérialisme akaltien se passe de manœuvres d’ingérence sur le territoire évérien, ou du moins que le régime de l’Akaltie tente d’influencer les domaines économiques des nations environnantes qui ne se laissent pas dominer par sa politique internationale, qualifiable d’agressive. Le rôle de la Poëtoscovie, on peut l’affirmer de façon raisonnable, serait dans un premier temps de lutter par le contre-espionnage sur la zone alliée. Pour ce qui est d’interventions futures sur le sol akaltien, Hernani-centre a décliné toute implication dans de futures opérations.


Conclusion

La Poëtoscovie recherche l’affirmation de sa puissance par la voie du soft power culturel. Cependant, sa volonté de l’étendre sur l’ensemble du globe se heurte à des puissances locales aux intérêts opposés. C’est notamment le cas en Everia, où la Nation Littéraire déploie en ce moment même des moyens inédits afin de renforcer sa présence, un geste fort pour son allié contre les ingérences akaltiennes qu’il subit. Hernani-centre n’a, en revanche, tenu à affirmer publiquement qu’elle ne soutiendrait aucune opération offensive contre l’Akaltie. Quid dans ce cas des opérations clandestines dans lesquelles la Nation Littéraire est passée maître ?
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Typhon : Le Vent de la Liberté

[ACTUALITÉS INTERNATIONALES]

22 avril 2019 – L'ARL, toujours en attente de son remboursement par les EMIE, annonce sa volonté de déposer plainte au tribunal du commerce de Sivagundi


L'Armée Révolutionnaire de Libération, qui s'estime spoliée par la rupture unilatérale du contrat qu'elle entretenait avec les Entrepôts Militaires Internationaux Everiens par ces derniers, a annoncé qu'après plusieurs années d'attente d'un remboursement, elle irait porter plainte au tribunal du commerce de Sivagundi pour fraude, non respect d'un contrat dûment signé, vol, arnaque et diffamation. Le Consortium Hélia Alienov Tellary, victime de la même situation, a déclaré qu'il en ferait probablement de même.

C'est une décision que l'on n'attendait plus, après tout ce temps. Après la reprise de contrôle par la force de ses entrepôts en 2018, l'Armée Révolutionnaire de Libération (ARL) avait à l'époque gracieusement laissée partir le personnel des Entrepôts Militaires Internationaux Everiens (EMIE), supposant que l'entreprise ferait preuve de bonne foi et dédommagerait l'armée pour la rupture unilatérale du contrat et la gêne occasionnée par le gel de l'accès aux entrepôts durant plusieurs mois. Que nenni ! En deux ans, pas l'ombre d'un remboursement quelconque. Pis encore, il semblerait que de nouveaux éléments se soient ajoutés à l'enquête, avec notamment la disparition d'une partie des matériels dont l'entretien avait été délégué, laissant à penser qu'ils auraient été subtilisés par le personnel des EMIE.

Pour mieux comprendre cette affaire, il faut revenir à ses débuts. Les EMIE sont une société everienne influente dans le domaine de la gestion et l'entretien de matériels et systèmes d'armes. Il y a de cela trois ans, l'ARL avait fait le choix de déléguer à cette compagnie privée une partie de ses armements - majoritairement ceux qu'elle n'utilisait que peu et dont l'entretien plombait le budget des forces armées. Ainsi, le complexe militaro-industriel du pays se délestait de l'entretien de près de 4 milliards de dollars internationaux de matériel militaire, soit un gain phénoménal pour les finances de l'armée nationale, qui pouvait être réinvesti dans la modernisation des forces armées wanmiriennes. Le Consortium Hélia Alienov Tellary, qui avait également confié une partie de son matériel aux EMIE via le même contrat que l'ARL (un contrat partagé permis par le statut d'entreprise partenaire que le CHAT entretien avec l'Etat wanmirien), se libérait également d'un poids conséquent. Par ailleurs, le contrat était clair : le matériel ne serait pas déplacé, et serait conservé dans les entrepôts respectifs de l'ARL et du CHAT, lesquels se trouvaient pour les premiers au Wanmiri uniquement, et pour les seconds à la fois au Wanmiri et au Zijian, et serait accessible sur demande. Enfin, une clause supplémentaire, négociée spécialement, stipulait que l'ARL et le CHAT s'engageaient à verser un an de paiement supplémentaire d'avance en échange d'une réduction tarifaire et de la protection du contrat sur les dix prochaines années ; mais que toutefois, cette somme devrait être partiellement remboursée (au prorata des dix années restantes) par les EMIE en cas de rupture anticipée du contrat.

Or, courant 2017, les EMIE se sont mis à arguer de défauts de paiement de la part de l'ARL et du CHAT. La première comme la seconde, qui faisaient alors respectivement face depuis plusieurs mois à la menace stérusienne d'une part et à un certain nombre de déclarations calomnieuses et diffamatoires de la part de concurrents d'autre part, ont effectivement constaté quelques irrégularités dans leurs versements. Rien d'insurmontable, toutefois, car les sommes dues ont été réglées dans la journée sitôt le problème signalé, accompagnées d'un dédommagement de dix umi, soit l'équivalent de 3,33 millions de dollars internationaux, pour le délai.

Mais les EMIE ne se sont pas satisfaites de cette situation, pourtant parfaitement conforme au contrat signé, et dans laquelle les EMIE étaient mêmes gagnantes. Dans une lettre d'une rare violence, à laquelle le Hall des Ambassades de Sivagundi nous a permis d'accéder temporairement, les EMIE ont accusé l'ARL et le CHAT de "vol" et de "mensonge". Plus que cela, la société s'est embrouillée elle-même dans des déclarations sulfureuses, incompréhensibles et surtout totalement infondées. De fait, la compagnie everienne a accusé l'ARL de "rogner sur les versements" - alors même qu'après vérification, les comptes étaient à jour, et même favorables aux EMIE -, d'"investissements à Messalie" - élément inventé de toutes pièces, l'ARL n'ayant procédé à aucun investissement à l'étranger, en étant parfaitement incapable du fait de sa nature d'armée étatique -, de "manipulation des chiffres" et enfin de "non respect du traité".

Or, après vérification des comptes de l'ARL, il se trouve que l'intégralité de la somme due aux EMIE avait été versée à cette date, et même plus. Pourtant, la société a quand-même décidé de procéder au gel du matériel de l'ARL, ainsi que - élément grave - l'envoi de 180 hommes armés sur le territoire de la République Démocratique du Wanmiri sans autorisation de celle-ci et en catimini, et ce afin de procéder à un chantage inacceptable aux yeux du gouvernement. Ce dernier acte pourrait constituer à lui seul un acte de guerre, mais ni l'ARL, ni le CHAT, ni le gouvernement wanmirien n'ont alors relevé, espérant que les dirigeants de EMIE se rendraient compte de leur erreur et reviendraient sur leur décision.

Loin s'en faut ! Les EMIE, non contents d'agir en dehors de toute forme de loi et au mépris du contrat signé, ont alors décidé de procéder à la saisie et au rapatriement du matériel wanmirien vers le territoire everien, ce qui constituerait alors - si les faits sont reconnus lors d'un procès par le tribunal du commerce - une tentative de vol de l'Etat wanmirien par la société, et serait passible de lourdes sanctions. C'est alors que l'ARL s'est décidée à agir, en bloquant les ports wanmiriens d'où comptaient partir le personnel everien, et en prenant d'assaut s'il le fallait les entrepôts et cargos d'où s'apprêtait à partir le matériel en direction de Catan. Après cela, l'ARL a fait le choix de relâcher le personnel everien, le considérant non coupable des décisions de ses supérieurs, et en espérant que cet acte de bonne foi permettrait la reprise des négociations et, in fine, le remboursement de l'ARL et du CHAT par les EMIE, tel que convenu dans le contrat.

Or, après presque deux ans d'attente, les EMIE n'ont toujours pas montré le moindre signe de bonne volonté. Silakheri Galio, Chef des Armées de la République Démocratique du Wanmiri, a déclaré récemment qu'il commençait à "perdre patience face à l'insolence de cette société" et que "si la situation ne se réglait pas rapidement, il déposerait plainte au tribunal du commerce de Sivagundi pour fraude, non respect d'un contrat dûment signé, vol, arnaque et diffamation" (rappelons qu'après les faits, l'armée a découvert la disparition de plusieurs équipements, probablement récupérés par les EMIE). Le CHAT a alors déclaré qu'il soutiendrait cette initiative si procès il y avait, mais espérait toujours que les EMIE respectent leur part du contrat.

Le gouvernement wanmirien, quant à lui, a fait savoir via Sumit Dalavi (chef de l'Enea), qu'il contacterait prochainement le gouvernement everien pour l'entretenir de la situation et lui demander de faire pression sur les EMIE s'ils se révélaient peu coopératifs - ainsi que pour obtenir réparation pour l'infiltration illégale de 180 agents armés sur le territoire républicain, sans autorisation, ce qui pourrait faire classer les EMIE comme organisation terroriste.

Vive la liberté ! Mort à l'Empereur et à toute forme de dictature ! Vive la liberté !


Note aux lecteursCeci est un extrait d'un article du journal "Typhon : Le Vent de la Liberté" tel qu'entendu lors d'une radiodiffusion publique à Sivagundi.
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