06/11/2018
16:58:48
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Activités étrangères en État Révolutionnaire Slavis - Page 3

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Service de recensements des réfugiés boryaskan

B.R.U.M.E

Bataillons Révolutionnaires de l’Union des Mouvements pour l’Émancipation


« Nous avons, nous les B.R.U.M.E, depuis notre existence réussi à extraire une bonne poignée de boryaskan oppressé de l’enfer qu’est le régime actuelle. Nous avons perdue la trace de certains et nous appelons les nations qui ont ouvert leurs frontières à nos concitoyens. » Pavel Grævk, représentant des B.R.U.M.E

Si vous recevez cet appel, c’est que vous avez sûrement quelques réfugiés boryaskan sur les 1 004, dans votre territoire. Nous vous demandons de les déclarer, s’il vous plaît. Cela facilitera la résistance. Merci.

➡️Recenser⬅️
LegislaTV, Journal parlementaire et généraliste de la Grande République a écrit : Vicenzo Patra, 11 juillet 2018

"Celui qui bloque le détroit mésolvardien deviendra notre ennemi": le gouvernement communal hausse le ton face à la montée des conflits en Eurysie de l'est et au Nazum occidental



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Son excellence Carlos Pasqual, Maître de la Garde et des polices de la Grande République


Encore une fois, ce début de législature ne sera pas de tout repos pour le gouvernement communal, qui vient de débuter sa mandature il y a deux mois à peine. Si sur le plan interne, la société civile velsnienne semble relativement stable en ces premiers mois de "règne" des conservateurs, sans que l'opposition sénatoriale ne parvienne à reprendre son souffle sur des dossiers sociaux, c'est encore une fois l'actualité internationale qui donne des sueurs froides à ce gouvernement. En cause, les sénateurs ont apprit, non sans une certaine inquiétude, l'engagement officiel de l’État rimaurien dans le cadre de la guerre civile retsvinienne. Ce conflit, qui jusqu'à présent est passé sous les radars en raison, de la place marginale de la petite nation de l'est dans le concert international, et l'absence d'enjeu dans son contrôle territorial, vient de prendre pour la classe politique velsnienne une importance toute autre, puisque l'une de ses conséquences vient se heurter à la politique très regardante de la République vis à vis de la circulation navale et aérienne en Manche Blanche, surtout lorsqu'il s'agit du transfert d'une armée de 20 000 hommes de part et d'autre de l'étendue d'eau que le Sénat considère comme le centre d’intérêt de toute son action politique depuis toujours.

C'est le 12 juillet au matin que le corps expéditionnaire rimaurien aurait commencé à déposer des premières avant-gardes en soutien à la junte militaire locale, laquelle se confronte depuis de longs mois à une guérilla communiste. En difficulté et ayant perdu le contrôle effectif du quart de son territoire, la petite dictature se serait naturellement tournée vers qui serait volontaire pour sauver un régime autocratique mineur d'Eurysie de l'est, en l'occurence, une Rimaurie qui est confrontée depuis toujours à la problématique d'un isolement diplomatique certain, conséquemment à la nature même du régime en place à Hahnmann. Toutes ces considérations et ce contexte n'a pas eu l'air d'émouvoir les sénateurs de la majorité, comme ceux de l'opposition, les uns dénonçant la remise en cause de la sécurité de la principale artère commerciale de la cité velsnienne, quand d'autres crient à l'impérialisme, et appellent au soutien des rebelles rouges.

Dans les rangs de la majorité sénatoriales, on s'inquiète déjà des possibles retombées économiques que l'extension d'un conflit en Retsvinie pourrait provoquer. L'intervention rimaurienne, si elle n'inquiète guère le commandement naval de la Manche Blanche orientale basé à Mesolvarde, pourrait bien être le premier domino qui inciterait d'autres acteurs internationaux à se ruer sur l'occasion d'avancer des pions dans cette région stratégique, qui a toujours été au centre des préoccupations de tous les gouvernements velsniens successifs. En effet, il faut rappeler que la cité velsnienne repose une grande partie de sa croissance sur la consommation de produits d'import, dont une part substantielle transite par le détroit. Aussi, il est hors de question pour le gouvernement communal de voir émerger un conflit touchant d'aussi près à la "prospérité de notre ville", en témoigne le Maître de la Garde et des polices, Carlos Pasqual, qui a adressé un avertissement aux gouvernements qui seraient tenté de perturber davantage "l'écosystème local de la Manche Blanche orientale", une menace à peine voilée envers l’État rimaurien:

" A ce que l'on m'a dit, la Retsvinie était devenue le nouveau lieu de villégiature préféré de tous les gouvernements voyous, et toutes les milices fascistes et communistes en mal d'action. En dehors du fait de trouver un vrai travail, je ne saurais leur donner qu'un seul conseil: restez loin de la circulation des biens et des marchandises. Restez loin de la liberté de navigation. Restez loin de toute velléité d'aventure lointaine, et occupez vous de vos nations barbares plutôt que d'amener la barbarie chez les autres. Battez vous pour les pommes de terre de la Retsvinie si vous le voulez, mais c'est à vos risques et périls si ces combats devaient s'étendre au dessus ou sur la Manche Blanche. Nous n'aurons aucune retenue à l'interpellation, ou à la frappe contre des flottilles qui viendront répandre le désordre dans ces eaux, empruntées par tout le monde, et vitales pour tout le monde. Nous ne composerons ni avec les groupes terroristes et les milices, ni avec les états-voyous. Voyez le Chandekolza, pour avoir un aperçu de ce qui se produit dés lors que quelque chose se dresse envers et contre la perspective saine du profit."


Le Maître de la Garde n'a pas gardé longtemps le secret des intentions du Gouvernement communal quant à cette affaire:

" Avec concertation de la Maîtresse de l'Arsenal, nous allons immédiatement mettre en place des mesures coercitives contre tout contrevenant à la paix du détroit, qu'importe l'appartenance à un bloc de puissance ou non. Bien entendu, nous n'agirons pas sans l'accord des puissances locales et de nos partenaires historiques. Nous ne pouvons prétendre assurer sans la collaboration des locaux la sécurité des flux. Nous comptons proposer aux gouvernements mesolvardiens, jashuriens et banaihrais un plan d'action coordonné et efficace. Nous reviendrons présenter le tout devant le Sénat."

L'appel aux partenaires nazumi du Jashuria n'est en rien anodin, car la Retsvinie n'est pas le seul point de crispation de la région. En effet, le Nazum occidental paraît ces derniers mois en proie à une rivalité latente entre le gouvernement de la Condédération socialiste du Nazum, et le Beylicat Akhanide et leurs vassaux, qui forment deux blocs antagonistes que tout semble destiner à une confrontation, quant bien même la classe politique velsnienne ne semble pas saisir tous les tenants et les aboutissants de ce "duel de regards", qui porte en lui bien davantage des considérations idéologiques que des motifs stratégiques pertinents (quasi absence de frontière commune entre les deux blocs, interêt économique minime quant à un éventuel conflit etc...). Ces deux espaces de conflit émergeant que sont la Nazum occidental et l'Eurysie de l'est sont par ailleurs liés par l'engagement d'acteurs nazumi en Retsvinie, à l'instar des légionaristes khardaz dont l’activité a été recensée de l'autre côté de la mer. Une situation qui n'est pas irriter le gouvernement communal velsnien, qui envisage des moyens d'empêcher les légionaristes de passer d'un continent à l'autre par le biais de contrôles maritimes plus stricts. L’implication et l'inquiétude similaire de la Troisième République du Jashurian n'est dans ce contexte pas étonnante. Cette puissance, qui s'est toujours improvisée comme la "puissance protectrice de la paix" du continent oriental, semble voir d'un très mauvais œil également la perspective d'un conflit dans la région. Une action commune des deux gouvernements, auquel devrait se rajouter celui du Banairah, est donc à prévoir. Reste à savoir quelle forme prendront cette série de mesures, et quel degré d'investissement ces États seront prêts à engager dans la sécurité du Nazum. Pour le moment, aucune source ne confirme que des solutions entre les trois partenaires ont été abordées.

Quoi qu'il en soit, il semblerait que ces évènements aient précipité la volonté du gouvernement velsnien de procéder à l'adoption d'une nouvelle loi de programmation militaire, dopant le budget de l'armée républicaine, jusqu'ici le parent pauvre des forces armées de la cité. Le Sénat velsnien a en effet voté la semaine dernière l'adoption d'un nouveau budget spécifiquement dédié à la constitution d'une force motorisée se voulant être la plus performante et la mieux dotée d'Eurysie, dans un contexte de reprise de la course aux armements. Pour la première fois, le tissu industriel velsnien devrait travailler de concert dans le cadre d'un partenariat avec les industries jashuriennes, algurenaises et ushong, dans l'optique de la livraison de 1 000 camions, 1 000 véhicules blindés en tout genre, ainsi que plusieurs milliers de tonnes de matériel en tout genre. Alors que depuis quatre ans, la cité s'était tournée exclusivement vers des acteurs internes pour honorer ses commandes, l'année 2018 devrait donc marquer le retour des appels d'offre internationaux. La raison n'est pas tant politique que pratique, puisque malgré le fait de posséder le troisième parc industriel mondial, l'effort des entreprises velsniennes est déjà accaparé par l'agrandissement constant des flottes, tandis qu'une grande entreprise de renforcement du secteur aérien est en cours. Le choix de la raison, donc, mais qui pourrait très bien avoir pour résultat la création de davantage de ponts diplomatiques et commerciaux avec les partenaires océniens de la République.

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Nul repos pour le fils de Zeus :

Plus ça va, plus ils sont interventionnistes, ces Estaliens.



La vitesse est l'essence de la guerre - Sun Tzu.
⮕ Préparer le carnage des fascistes.


L'environnement autour d'elle était bruyant, comme d'habitude. Entre les hommes qui débarquent des aéronefs, les bruits des moteurs des avions sur la piste ou ceux qui sont encore dans le ciel, le bruit de crissement des chenilles des chars Kundar qui sortaient des énormes soutes des aéronefs de transport et évidemment, les voix incessantes et beuglantes des sous-officiers qui coordonnent leurs pelotons pour qu'ils se mettent rapidement en rang avant de rejoindre des convois de camions s'étalant à perte de vue, les soldats marchant parfois plusieurs dizaines de minutes avant de rejoindre leur camion et de rouler vers Dieu sait où. Et depuis son perchoir, elle observait, cigarette à la main, elle qui avait pourtant juré à sa sortie de l'Académie Militaire Révolutionnaire de ne plus fumer, elle qui avait probablement gaspillé d'innombrables années d'espérance de vie à utiliser la nicotine comme seul moyen de décompression dans l'environnement très compétitif et sans pitié de l'Académie. Mais voilà, elle avait recommencé peu de temps avant le départ depuis Fransoviac. Bien qu'elle paraissait sereine, elle n'avait jamais été aussi stressée de toute sa vie : certes, elle avait été préparée pour ça, elle avait été formée, c'était même la plus jeune officier supérieure de toute l'Armée Rouge mais est-ce que ça suffisait pour autant ? Entre la théorie et la pratique, il y avait tout un monde et elle était certaine que la moindre faute d'inattention pouvait mener à la mort l'entièreté de sa division. Elle se tapota la joue en y repensant. Non, Sonia, tu vas y arriver, se dit-elle. Elle décompressait un peu en voyant tout cet amas de soldats et de machines qui semblaient agir comme une immense ruche vivante sur le tarmac, comme une forme d'intelligence collective qui caractérisait l'ensemble de la troupe en face et ce, sans même qu'elle ait besoin d'intervenir alors qu'elle était théoriquement la cheffe de tous ces hommes et toutes ces femmes. Son boulot était simple : faire en sorte que tous ces gars rentrent en vie chez eux. Elle-même n'appréciait pas particulièrement la guerre, en tout cas pas ses conséquences : de sa fratrie, ses deux frères sont morts au Saïdan et sa sœur aînée, pilote de l'Armée de l'Air Rouge, a été portée disparue au-dessus du ciel hotsalien l'année dernière, elle était l'unique rescapée de sa fratrie. C'était peut-être le sort tragique que toutes les familles traditionnellement militaires d'Estalie devaient subir mais elle n'a jamais pu oublier le regard de ses parents lorsqu'ils apprirent la nouvelle, lorsque leurs enfants furent tués les uns après les autres dans des pays que leur vieille génération, marquée par l'isolationnisme en demi-teinte de l'ancien régime monarchique, ne connaissait que vaguement. Si ses parents avaient étés brisés par la mort de sa fratrie, il était certain que ce regard, il devait être commun à des dizaines de familles estaliennes qui ont perdus leurs enfants, leurs pères, leurs mères, leurs sœurs et leurs frères de la main sanglante des fascistes. La situation énervait Sonia autant qu'elle l'a terrifiait. D'un côté, le désir indomptable de venger ses camarades tombés au combat dans d'innombrables combats contre les puissances oligarchiques et fascistes l'a frustrait inévitablement, mais de l'autre le souhait de ne plus avoir à faire cette sale besogne qu'est la guerre terrifiait la générale quant aux vies qu'elle avait devoir risquer à chacune de ses décisions. Elle devait agir en connaissance de cause, elle commandait de braves hommes et femmes, des gens comme elle qui avaient des rêves, des aspirations, des familles et probablement une insatiable soif de vivre, et certainement la ferveur révolutionnaire qui allait avec. Elle ne pouvait pas se comporter comme les gradés d'en face qui envoyaient éperdument leurs hommes vers une mort certaine pour leurs intérêts propres. Si son travail ne se faisait pas au contact des premières lignes, elle devait au moins s'assurer de faciliter la tâche de ceux dont c'était la tâche. Sonia sursauta lorsqu'une main tapota son épaule. Elle se retourna, c'était son aide de camp, visiblement davantage obnubilé par les informations affichées sur sa tablette tactile que par les conflits intérieurs de sa supérieure :

"Mon général, les dernières unités de la 18ème Brigade Blindée se sont déployés au point Charlie. Ils rejoindront les positions sur le front d'ici quelques heures. Je crains que vous n'allez pas pouvoir rester ici bien longtemps, mon général, l'état-major divisionnaire vous attend à Novosavodsk. La Commission à la Guerre a demandé une visioconférence au QG.
- Déjà ? Ils peuvent pas attendre deux pauvres heures qu'on soit sur place ? Bon, allons-y dans ce cas, voyons ce que ces messieurs de Mistohir nous veulent. J'espère qu'on sera pas pris dans un embouteillage.
- Comme prévu, les Slavis ont dégagés les autoroutes publiques exceptionnellement pour laisser passer nos troupes. Aucun problème de transport à signaler, on devrait atteindre Novosavodsk dans une heure et demi, pas plus.
"

Sonia et son aide de camp montent alors dans une jeep tout-terrain et se mettent à l'intérieur du dernier convoi en direction de la frontière. Sonia regarda autour d'elle les rues et les allées par lesquelles passaient le convoi estalien entre l'aéroport international de Starovsk et l'autoroute nationale. Etrangement, beaucoup de Slavis se trouvaient dans la rue, certains allaient à leurs occupations quotidiennes mais la plupart regardaient tout simplement le convoi estalien défiler, le regard semi-crédule semi-confus pour la plupart. C'est fou, il y a un an tout au plus, il aurait été certain que si les Estaliens se trouvaient dans ces mêmes rues, ça aurait été pour envahir le pays. Encore une fois, un autre pays envahi. Puis encore un autre. Au fond, Sonia le savait : elle était jeune, déjà générale, membre d'une fédération qui s'est promise de faire la guerre au monde entier s'il le fallait et qui avait en plus eu la chance hasardeuse de vivre suffisamment longtemps pour devenir une force militaire imposante. La Retsvinie ne sera pas son dernier combat, elle en était sûre. Sa division est l'une des meilleures formations blindées au monde, il était évident que si le gouvernement fédéral avait le désir de se lancer dans une quelconque aventure militaire qui impliquait des opérations terrestres, le gouvernement l'enverrait elle ou peut-être ce con de Sreten, suffisamment fanatique de la cause révolutionnaire que si l'appellation "plus royaliste que le Roi" existait en anarchie, ce serait précisément pour des gars comme le général des Fils de l'Acier. En tout cas, elle était contente de voir que ces gens qui passaient dans les rues et qui l'a regardait n'avaient visiblement aucune attitude hostile affichée envers elle ou ses hommes. C'est ce qu'elle a toujours détesté dans les guerres de "libération", le fait que l'on libère contre son gré un peuple entier de ses tyrans, même en sachant l'oppression qu'ils subissent. Au moins, ceux-là avaient eu l'intelligence de renverser leurs tyrans avant que les Estaliens n'aient l'occasion de le faire pour eux. C'est vrai : combien de braves Estaliens et de braves Slavis il aurait fallu avant que les tyrans qui régissaient autrefois ces lieux soient expulsés, que le peuple de Slaviensk se rende compte de son instrumentalisation par des causes nationalistes idéalisées et désuètes qui ne justifiaient en rien la supériorité civilisationnelle de leur peuple par rapport à un pseudo-communisme dégénéré ? Combien de jeunes hommes de ce pays auraient étés pris dans l'infernal engrenage de la propagande nationaliste puis par les rouages de la guerre moderne et industrielle avant que le pays ne se réveille enfin ? Sonia est convaincue que laisser les peuples faire est la meilleure chose à faire, mais elle comprend quand même ses camarades plus...rigoristes sur la matière husakiste en estimant que la violence, aussi mal soit son usage, reste nécessaire pour renverser les Etats réactionnaires dont la spécialité est, par nature, la Réaction. La réaction à tout mouvement d'émancipation. C'est leur travail premier et pour cause, c'est également leur condition première pour assurer leur survie, d'où l'importance privilégiée à la répression.

La Retsvinie n'avait pas réussi à l'inverse une telle transformation. La guerre civile durait depuis plusieurs années maintenant et alors que le conflit stagnait entre des forces relativement modérées en nombre et en matériel dans une guerre qui avait tout l'air de ressembler à un de ces énièmes bourbiers qui caractérisent les conflits eurysiens, les fascistes de Rimaurie ont décidés d'y poser leur grain de sel, allumant un incendie dont ils n'ont ni les qualifications, ni l'eau pour l'éteindre. Les Rimauriens ont joués à un jeu trop dangereux et trop pesant pour leurs frêles épaules et ils en subiront inévitablement les frais. Mais là encore, si elle ne regrettait absolument pas d'aller faire la guerre aux Kohlistes, soyons francs : combien de Rimauriens elle devra ordonner la mort pour briser l'hégémonie institutionnelle fasciste en Rimaurie ? Est-ce que les milliers de morts qu'elle compte infliger aux Rimauriens suffira à ces derniers à prendre conscience qu'ils font idéologiquement fausse route ? Peu probable, la guerre alimente le revanchisme et le revanchisme alimente la division entre les peuples, un poison qu'on appelle communément le nationalisme. Et le nationalisme ? C'est une des premières causes des guerres contemporaines, indiscutablement. Elle allait sûrement davantage donner du grain à moudre aux fascistes de l'autre côté de la Manche Blanche mais tant pis, au moins, elle ne donnera pas le luxe aux Retsviniens de goûter ni à la tyrannie des Rimauriens, ni au despotisme de la Junte qui les dirigent depuis si longtemps maintenant. Sonia fut retiré de ses pensées en voyant sur une voie d'entrée de l'autoroute un convoi de véhicules de l'armée slavis, allant visiblement dans la même direction que les Estaliens. Ils avaient visiblement pris conscience que la venue des Estaliens signifiait que le combat était inévitable. Les mecs doivent être enthousiastes, un an à ronger son frein alors que la Junte commet des atrocités de l'autre côté de la frontière. Elle va devoir aussi surveiller ses alliés, nonobstant. Comme toute bonne Estalienne qui se respecte, elle gardait au fond d'elle un léger teint de xénophobie, dernier substrat personnel de l'Estalie pré-révolutionnaire, où il était naturel de se méfier de tout ce qui n'avait pas une carte d'identité estalienne sur soi. Elle se tourna vers son aide de camp :

"Faites-moi penser de contacter la police militaire après notre réunion. J'ai besoin qu'ils surveillent autant les actions de nos hommes sur le terrain que les Slavis à côté d'eux. Je ne veux ni d'une division de violeurs, ni une division alliée à des violeurs.
- Reçu, mon général, je les contacterais.
- D'ailleurs, ils sont bien prévenus de nos effectifs, non ?
- Affirmatif, mon général, la Commission à la Guerre leur a communiqué tout ce qui était nécessaire.
"

Son aide de camp lui fournit alors sa tablette sur laquelle le communiqué envoyé au gouvernement de Slaviensk y fut affiché :


.
Communiqué de la Commission à la Guerre à destination des autorités compétentes de la Fédération des Communes Slavis :

Faisant suite aux événements en Retsvinie et aux accords conclus par l'intermédiaire de la Commission aux Relations Extérieures, la Commission à la Guerre vous informe au nom des autorités gouvernementales officielles de la Fédération des Peuples Estaliens qu'elle débutera dans les huit prochaines heures un transfert massif de troupes sur votre territoire par voie aérienne et qui devront atterrir principalement au sein des aéroports de Starovsk et de Novosavodsk ainsi que de toute base militaire aérienne des forces armées de la Fédération des Communes Slavis que vous nous garantirez comme ouvertes pour le dit transfert. En raison des accords conclus via la Commission aux Relations Extérieures, nous sommes tenus de vous informer de la composition des troupes qui passeront par votre territoire et qui seront stationnées à la frontière occidentale limitrophe avec la Retsvinie dans un rayon maximal de 100 kilomètres, les troupes estaliennes une fois sur place s'engageant à restreindre leur accès militaire sur votre territoire à ce seul rayon, sauf dans le recours d'urgence d'une invasion directe étrangère du territoire de Slaviensk. Ainsi, la Commission à la Guerre vous informe du déploiement de l'intégralité des effectifs et des équipements disponibles de la 6ème Division Mécanisée dite "Sabres de la Liberté" (Shashki Svobody / Шашки Свободы) commandée par la générale Sonia Jankovic et disposant un total de 19 000 hommes armés et équipés pour le combat de haute intensité. Nous tenons informés l'état-major des forces de Slaviensk des équipements disposés sur son sol :

    • 19 000 armes légères d'infanterie niveau 11.
    • 70 chars d'assaut niveau 7.
    • 90 chars d'assaut niveau 4.
    • 64 chars d'assaut niveau 2.
    • 28 véhicules de transmission radio niveau 6.
    • 1165 camions de transport niveau 10.
    • 567 lance-roquettes niveau 9.
    • 797 véhicules blindés légers niveau 9.
    • 640 lance-missiles antichars niveau 10.
    • 68 mortiers légers niveau 8.
    • 72 véhicules de déminage niveau 2.
    • 1 pont mobile niveau 1.
    • 51 véhicules tout-terrain niveau 11.
    • 4 chars de dépannage niveau 3.
    • 72 mortiers tractés niveau 10.
    • 18 véhicules radars niveau 9.
    • 40 canons antiaériens mobiles niveau 8.
    • 38 canons antiaériens mobiles niveau 7.
    • 53 chars légers niveau 7.
    • 50 bulldozers niveau 8.
    • 51 lance-roquettes multiples niveau 8.
    • 72 mitrailleuses lourdes niveau 10.
    • 20 hélicoptères légers polyvalents niveau 9.

Nous tenons également à informer les autorités compétentes des aéronefs estaliens et de leurs immatricules qui devront pénétrer dans votre espace aérien durant cette période ainsi que les forces aériennes permanentes qui devront accompagner les troupes au sol. Ainsi, au-delà des aéronefs de transport qui devront principalement assurer le déploiement immédiate de la division sur votre sol et assurer un pont aérien entre votre nation et les dépôts logistiques en Estalie afin d'assurer le bon approvisionnement en armes, munitions et vivres de la division tout au long des opérations, l'Armée de l'Air Rouge sera disposée à mettre sur pied une Task Force dédiée aux opérations en Retsvinie, la Force Phantom. Voici les effectifs aériens déployés, à titre temporaire et logistique ou à durée indéterminée pour la Force Phantom, sur votre sol :

  • 20 avions de transport tactique niveau 9.
  • 15 avions de transport tactique niveau 7.
  • 9 avions de transport tactique niveau 3.

  • 30 avions de chasse niveau 9.
  • 25 chasseurs bombardiers niveau 4.
Sonia éloigna la tablette et l'a reposa à côté de son aide de camp. Elle ne vivait pas dans un rêve, ils avaient vraiment été déployés cette fois. Les prochains jours allaient être relativement difficiles car bien qu'il existait déjà des plans préliminaires d'une guerre en Retsvinie, personne n'avait prévu qu'elle se lancerait depuis Slaviensk, tout le monde pensait qu'une intervention estalienne débuterait depuis la Veltava, autrement une zone bien plus difficile d'où lancer une offensive. Ce ne sera donc pas plus difficile de partir de Slaviensk, mais elle avait devoir charbonner parce qu'au fond, la vitesse est l'essence de la guerre.
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Aux portes du Polemos :

Massacrer des fascistes, ça se prévoit.



Bah alors la Rimaurie, on a pas étés sages ?
⮕ Accumulation et préparation.


La tente aménagée dans la nouvelle FOB était immense et pour cause, c'était à la demande de la générale que l'on aménage une tente de cette envergure. En effet, si la plupart des officiers de l'Armée Rouge favorisaient de loin les outils numériques pour les tâches liées à la cartographie, Sonia était plus à l'aise à élaborer sa stratégie sur des cartes en papier, la bonne vieille méthode comme elle l'appelait. Certes, si la plupart des officiers recevront ensuite leurs instructions sur tablette numérique, elle préférait que tous ceux membres du QG puissent avoir une vue d'ensemble de la situation et selon elle, seules les cartes papier donnaient cette idée d'échelle que le numérique biaisait en partie. Et puis il fallait admettre que c'était plus simple pour elle de déplacer des pions sur une carte que d'avoir à trouver les boutons sur une carte pour désigner tel ou tel point comme stratégique, il suffit pour elle d'annoter la carte, d'actualiser, gribouiller, noter sur un bloc-notes, bref concorder les évolutions stratégiques directement sur la carte et non de manière séparée. Et cela, ça demandait un certain espace, bien entendu. Au moins, elle était certaine d'être à l'aise et plus consciente que jamais des forces en présence et ça forçait en partie la générale à mémoriser par elle-même le relief et de ne pas avoir à dépendre d'une énième technologie électronique faillible et attaquable par l'ennemi, c'est déjà ça. Elle regarda alors l'immense carte de la Retsvinie au centre de la pièce. En dehors du relief montagneux contraignant, les lignes de front étaient peu claires et il était évident que l'intérieur du pays restait globalement un joyeux bordel, elle devait cependant s'assurer que les Estaliens rouleraient sur toute forme de résistance locale, sans discernement de qui exactement tant que ce ne sont pas des troupes de l'AFRE ou des insurgés veltaviens. Sonia regarda ensuite le compte-rendu que lui avait donné son aide de camp avant le début de la réunion. Des chiffres satisfaisants sur la première page, des chiffres qui le sont beaucoup moins sur les autres, on avait beau dire que l'Armée Rouge était la meilleure du monde, dans les faits, elle manquait de tout. Comme toutes les armées, comme d'habitude, mais ce n'était pas digne de ceux qui se considéraient comme la première armée terrestre mondiale selon elle. Son regard aigri se transposa ensuite sur ses subordonnés, notamment les trois généraux de brigades se trouvant en face d'elle et qui attendaient scrupuleusement le moindre de ses ordres tout en essayant de gratter probablement pour leur propre brigade les maigres réserves qu'elle avait à sa disposition. Finalement, elle finit par prendre la parole devant la certaine tension qui pèse dans l'état-major :

"Eh bien messieurs, expliquez-moi. Le rapport indique que la 16ème Brigade Mécanisée a jugé néfaste de s'installer plus au sud de la frontière. Général Garkov, vous m'expliquez ?
- Hm, eh bien, mon général, nous nous sommes concertés et nous avons jugés qu'en tenu du terrain, il serait peut-être préférable de privilégier un seul axe pour l'offensive en y déployant toute les forces disponibles ?

Sonia regarda la carte de la Retsvinie, ce foutu pays était de toute façon montagneux et la bonne fortune avait décidé que ce soit sur les zones frontalières de surcroît, la progression d'unités mécanisées et blindées n'y serait pas aisé. Elle commence à se demander si l'usage de sa division est vraiment approprié, peut-être que les troupes de montagne y seraient plus à l'aise.
- Et si j'ai bien compris, cet axe offensif, ce serait vers Belogda ?
- Affirmatif, mon général. Ce serait à notre sens la zone la plus propice à une offensive blindée. Le terrain y est plus plat et une fois Belogda prise, il suffira ensuite de débouler sur l'ensemble de la vallée retsvinienne jusqu'à la capitale.
- Il ne me semble pas que Belogda soit détenue par la Junte.
- Oui, mon général, Belogda est actuellement aux mains des légitimistes, ce sont des monarchistes. Donc ils font partie de nos adversaires. Selon nos renseignements, leur faction est plutôt faible numériquement et matériellement, les écraser serait un jeu d'enfant. Leur actuelle survie est dû d'abord à l'ancien gouvernement slavis lorsqu'ils étaient monarchistes et aujourd'hui, à la fois par la concentration des forces de la Junte contre la Veltava et de part les fortifications sur la ligne de front qui protège en partie les légitimistes d'une offensive venant de la Junte, mais ils ne s'attendent sûrement pas à une attaque venant de l'est.
- Très bien, général, je tiens compte de vos remarques.
"

Une fois fixé sur le sujet, Sonia change directement de sujet, regardant l'actuel positionnement de ses troupes.

Carte des trois principales brigades de la 6ème Division Blindée sur la frontière.
En jaune, la 16ème Brigade Mécanisée ; en bleu, la 18ème Brigade Blindée et en vert, la 17ème Brigade Mécanisée.

"De ce que j'ai compris, on manque de certains matériels ?
- Oui, mon général. Les IFV ne sont pas arrivés.
- A vrai dire, ils ne sont même pas entrés en production, de ce que j'ai compris. On peut encore attendre des mois avant d'en recevoir un seul.
- On va devoir alors improviser, camarades. On a des VBL, on a des APC, on a des camions de transport, on aura qu'à les réquisitionner pour les unités de première ligne, prioritairement les véhicules blindés. Nos troupes ne sont pas mécanisées pour rien, elles doivent pouvoir utiliser le blindage de nos véhicules à plein potentiel.
- C'est là qu'on remarque qu'on manque de certains matériels, tout de même, mon général. On a qu'un seul pont mobile.
- Et donc ?
- Au-delà du fait que ce soit risqué d'en avoir qu'un seul, c'est relativement insuffisant pour une division entière, au moins ce sera utile à l'usage d'un bataillon au mieux. Et il y a pas mal de rivières dans ce foutu pays.
- Dites au 6ème du Génie de se mettre au boulot dans ce cas. Si leur compagnie de franchissement n'a pas les ponts mobiles, ils ont qu' construire les ponts à l'avance. Vous m'appelez le service cartographique et vous leur demandez toutes les informations sur ces fleuves : profondeur, largeur, courant, possibles passages à gué, jusqu'au moindre putain de poisson qui y nage. Le génie n'aura plus qu'à commander les ponts modulaires d'Estalie et on les posera le moment venu.
- Mon général, j'ai du mal à saisir, pourquoi ne pas utiliser les ponts existants ?
- Parce qu'on a beau être rapides, camarade, très rapides même, on ne sera jamais aussi rapides qu'un détonateur. Si les légitimistes décident de faire péter les ponts, ça va nous ralentir, on sera obligés de faire le tour ou d'attendre la reconstruction des ponts civils. Les légitimistes sont en guerre depuis plusieurs années contre la Junte, ils ont sûrement déjà prévus à l'avance le fait que le fleuve soit traversé par les troupes de la Junte en cas d'offensive et ils ont donc sûrement truffés les ponts d'explosifs juste au cas où. Je dis pas ça par hasard, camarade, ils ont des fortifications sur ce fleuve d'après les renseignements. Certes, ces fortifications nous sont bénignes, elles sont dressées vers l'ouest, on arrivera par derrière de toute façon. Mais cela montre qu'ils sont un minimum préparés. D'autres remarques sur le matériel ?
- Oui, nous n'avons pas reçus les canons automoteurs, le 6ème d'artillerie n'a que ses MLRS et ses mortiers tractés.
- Vu les forces adverses en présence, ils ne sont pas indispensables. Et puis les MLRS assurent déjà un excellent soutien. Demandez à la log de commander à Mistohir des roquettes de saturation, sous-munitions DPICM, on va surtout se battre contre des unités d'infanterie. Si on a pas de canons automoteurs, il faudra maximaliser les dégâts contre l'infanterie de nos MLRS en priorité.
- Et les unités blindées rimauriennes ?
- L'aviation, les blindés de la 18e et les unités antichars répartis dans toute la division s'en chargeront. La majorité de leurs blindés sont des chars légers, et pas de la meilleure qualité, on les bouffera en combat rapproché si nécessaire. Autre chose ?
- La deuxième brigade d'aviation signale qu'elle n'a quasiment pas d'hélicoptères pour accomplir son rôle.
- C'est-à-dire ?
- Pas d'hélicoptères d'attaque, ni d'assaut. Il y a que les EHL qui sont complets.
- Dans ce cas, qu'ils se contentent de la reconnaissance, de la lutte antichar légère et du transport tactique. En hélicos, tout le monde a ce qu'il faut pour le MEDEVAC ?
- Oui, mon général.
- Très bien. Dites à la 2ème d'aviation de se restreindre aux EHL, le reste des effectifs restent en réserve.
- Reçu.
"

Les membres de l'état-major notent des remarques de leur générale de division tandis qu'elle observe un des rapports du SRR sur la composition approximative des forces expéditionnaires rimauriennes. C'est très approximatif mais elle a une idée plus ou moins simpliste de ce qu'ils ont envoyés, les drones de l'AFRE ont étés les yeux et les oreilles du SRR ces derniers temps.

"Des remarques sur les troupes rimauriennes ?
- D'après les renseignements, leurs troupes semblent peu motorisées, la majorité de leurs forces sont hippomobiles, seul un noyau dur semble réellement doté de forces mécanisées et blindées efficaces. Cela étant, ce n'est qu'une faible partie du corps lui-même, on bouffera sûrement le reste une fois au contact.
- Le contact, c'est bien camarade, mais tuer à distance, c'est plus sûr. Il faudra maximiser les sorties aériennes pour les affaiblir et les démoraliser. Une fois au contact, l'aviation les aura déjà suffisamment bombardés que leur cohésion tombera comme un fruit mûr au printemps. L'état de leur défense anti-aérienne ?
- Lacunaire, mon général. Tout comme leurs forces aériennes.
- Il faudra détruire l'aéroport à Severopol, c'est leur seule voie de repli et je ne leur donnerais pas ce luxe de pouvoir rentrer chez eux, en tout cas pas vivants. De même, dites à la force Phantom de se dépêcher à établir leur satané blocus aérien, qu'on coupe le cordon aérien fragile qui les relient à leur pays. D'ailleurs, en parlant des airs...
"

Elle regarda un autre rapport, cette fois-ci, il s'agissait d'un rapport faisant état d'un éventuel affrontement aérien avec Velsna. Sonia releva le sourcil, c'était pas vraiment prévu au programme d'être en guerre avec Velsna. Elle leva le papier vers le haut.

"Qui est l'auteur de ce torchon ?
- Moi, mon général.
- Vous m'expliquez, capitaine ?
- Eh bien, mon général, j'ai estimé qu'il valait mieux couvrir la possibilité d'un tel scénario, cette guerre a déjà eu l'occasion d'avoir plusieurs imprévus, ce serait pas le dernier imprévu qu'on aurait eu dans la région.
- Car vous croyez sincèrement en une attaque velsnienne ?
- Une attaque, non...un incident qui pourrait les forcer à intervenir, peut-être, vous connaissez le...tempérament des acteurs locaux ici, que ce soit la Junte dirigée par ce fou ou...nos chers alliés de la Confédération qui nous ont montrés à maintes reprises leur impulsivité.
- Bien...vous marquez un point, c'est important de prévoir plusieurs scénarios, même les plus invraisemblables et absurdes. Et selon vous, quelles sont nos chances de survie ?
- Eh bien le groupe aéronaval velsnien est puissant mais pas invincible, les forces aériennes qui y sont présentes sont équipées pour la supériorité aérienne et l'interception, pas pour les frappes au sol. Il est assez clair que la force Phantom opposera une brave résistance, au moins de quelques jours, si elle venait à s'opposer aux Velsniens, mais il faudrait inévitablement employer des forces situées en Estalie, peut-être même rapatrier les forces aériennes engagées en Eurysie Centrale. Quant aux forces terrestres, les Velsniens ne sont pas équipés pour une aventure terrestre, leur stratégie consisterait davantage à nous bombarder jusqu'à que mort s'ensuive.
- Improbable comme scénario mais vous faites bien de nous le rappeler, capitaine, merci.
"

Enfin, Sonia se recentra sur le dernier rapport qu'elle n'avait pas feuilleté du regard sur la table, un rapport du SRR cette fois-ci, intitulé "Dangers et risques des armes NRBC en République de Retsvinie". Elle savait que la Junte traînait dans des affaires louches à ce sujet mais elle n'avait pas pensé que le SRR devancerait l'armée estalienne sur le sujet. Après avoir regardé pendant quelques minutes le rapport, elle le referma et s'adressa au reste de l'état-major.

"Très bien, dernière étape sur notre feuille de route, il y a la question des armes chimiques et biologiques. Nous n'avons aucune idée de si la Junte va employer ces armes à notre égard. Dans tous les cas, il vaudrait mieux se préparer à l'éventualité que cela arrive. La Junte va certainement se sentir en danger existentiel en nous voyant débarquer chez elle, elle va employer toutes les armes qu'elle dispose contre nous, y compris les moyens les plus extrêmes. De ce fait, je veux que la log se charge de fournir aux troupes, notamment aux fantassins, des tenues NRBC de Type 1 et 2, la version lourde et la version allégée, j'ai besoin que nos gars restent polyvalents sur le terrain et puissent éviter autant que possible de trop s'encombrer dans ces tenues à la con. Normalement, la quasi-totalité des véhicules blindés destinés à la première ligne sont dotés de protections NBC, on a pas de soucis à se faire pour nos pilotes et nos tankistes mais préparez des réserves de tenues NRBC au cas où. Tout imprévu doit être immédiatement comblé. Bien, messieurs, ce sera tout, vous avez sur vos rapports les itinéraires de vos brigades, à vous de me proposer une feuille de route à la fin de la semaine avec points de repères, itinéraires, horaires et troupes correspondantes. Camarades, rompez."
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Départ des slavis de Maximus Source de l'information
Juntan Necahual, Ministre des Affaires étrangères de l'Union des Cités d'Akaltie a écrit :Le jour tant attendu en Aleucie du départ des militaires slavis de la base Aquila, en Maximus, est enfin arrivé. Ce gouvernement eurysien a fait le choix d'arrêter le néo-colonialisme sur notre beau continent et de laisser les aleuciens gérer leurs affaires, sans avoir à se soumettre de nouveau à ce continent vieillissant.

Nous saluons cette décision venant du nouveau gouvernement slavis, qui a réussi à prouver qu'il pourrait trancher avec la politique aggressive et interventionniste de l'Empire Slavis qui l'a précédé. C'est une excellente chose que d'avoir renoncé à cette base, et cela ne pourra que pacifier la région, qui ne connaît des départs de conflits que lorsque l'Eurysie ou les autres continents s'invitent.

Et, bien que le départ des slavis soit une chose à fêter, il faut cependant garder à l'esprit que d'autres pays étrangers à notre terre disposent encore de bases militaires implantées en Aleucie, sans aucune justification ni que cela n'apporte une quelconque aide à la paix régionale. Nous devons donc redoubler d'efforts pour finalement parvenir à cet objectif de souveraineté continentale débarrassée de toute ingérence étrangère !
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