Si vous recevez cet appel, c’est que vous avez sûrement quelques réfugiés boryaskan sur les 1 004, dans votre territoire. Nous vous demandons de les déclarer, s’il vous plaît. Cela facilitera la résistance. Merci.
Activités étrangères en État Révolutionnaire Slavis - Page 3
Posté le : 06 déc. 2025 à 08:21:57
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Si vous recevez cet appel, c’est que vous avez sûrement quelques réfugiés boryaskan sur les 1 004, dans votre territoire. Nous vous demandons de les déclarer, s’il vous plaît. Cela facilitera la résistance. Merci.
Posté le : 12 jan. 2026 à 22:15:54
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Encore une fois, ce début de législature ne sera pas de tout repos pour le gouvernement communal, qui vient de débuter sa mandature il y a deux mois à peine. Si sur le plan interne, la société civile velsnienne semble relativement stable en ces premiers mois de "règne" des conservateurs, sans que l'opposition sénatoriale ne parvienne à reprendre son souffle sur des dossiers sociaux, c'est encore une fois l'actualité internationale qui donne des sueurs froides à ce gouvernement. En cause, les sénateurs ont apprit, non sans une certaine inquiétude, l'engagement officiel de l’État rimaurien dans le cadre de la guerre civile retsvinienne. Ce conflit, qui jusqu'à présent est passé sous les radars en raison, de la place marginale de la petite nation de l'est dans le concert international, et l'absence d'enjeu dans son contrôle territorial, vient de prendre pour la classe politique velsnienne une importance toute autre, puisque l'une de ses conséquences vient se heurter à la politique très regardante de la République vis à vis de la circulation navale et aérienne en Manche Blanche, surtout lorsqu'il s'agit du transfert d'une armée de 20 000 hommes de part et d'autre de l'étendue d'eau que le Sénat considère comme le centre d’intérêt de toute son action politique depuis toujours.
C'est le 12 juillet au matin que le corps expéditionnaire rimaurien aurait commencé à déposer des premières avant-gardes en soutien à la junte militaire locale, laquelle se confronte depuis de longs mois à une guérilla communiste. En difficulté et ayant perdu le contrôle effectif du quart de son territoire, la petite dictature se serait naturellement tournée vers qui serait volontaire pour sauver un régime autocratique mineur d'Eurysie de l'est, en l'occurence, une Rimaurie qui est confrontée depuis toujours à la problématique d'un isolement diplomatique certain, conséquemment à la nature même du régime en place à Hahnmann. Toutes ces considérations et ce contexte n'a pas eu l'air d'émouvoir les sénateurs de la majorité, comme ceux de l'opposition, les uns dénonçant la remise en cause de la sécurité de la principale artère commerciale de la cité velsnienne, quand d'autres crient à l'impérialisme, et appellent au soutien des rebelles rouges.
Dans les rangs de la majorité sénatoriales, on s'inquiète déjà des possibles retombées économiques que l'extension d'un conflit en Retsvinie pourrait provoquer. L'intervention rimaurienne, si elle n'inquiète guère le commandement naval de la Manche Blanche orientale basé à Mesolvarde, pourrait bien être le premier domino qui inciterait d'autres acteurs internationaux à se ruer sur l'occasion d'avancer des pions dans cette région stratégique, qui a toujours été au centre des préoccupations de tous les gouvernements velsniens successifs. En effet, il faut rappeler que la cité velsnienne repose une grande partie de sa croissance sur la consommation de produits d'import, dont une part substantielle transite par le détroit. Aussi, il est hors de question pour le gouvernement communal de voir émerger un conflit touchant d'aussi près à la "prospérité de notre ville", en témoigne le Maître de la Garde et des polices, Carlos Pasqual, qui a adressé un avertissement aux gouvernements qui seraient tenté de perturber davantage "l'écosystème local de la Manche Blanche orientale", une menace à peine voilée envers l’État rimaurien:
" A ce que l'on m'a dit, la Retsvinie était devenue le nouveau lieu de villégiature préféré de tous les gouvernements voyous, et toutes les milices fascistes et communistes en mal d'action. En dehors du fait de trouver un vrai travail, je ne saurais leur donner qu'un seul conseil: restez loin de la circulation des biens et des marchandises. Restez loin de la liberté de navigation. Restez loin de toute velléité d'aventure lointaine, et occupez vous de vos nations barbares plutôt que d'amener la barbarie chez les autres. Battez vous pour les pommes de terre de la Retsvinie si vous le voulez, mais c'est à vos risques et périls si ces combats devaient s'étendre au dessus ou sur la Manche Blanche. Nous n'aurons aucune retenue à l'interpellation, ou à la frappe contre des flottilles qui viendront répandre le désordre dans ces eaux, empruntées par tout le monde, et vitales pour tout le monde. Nous ne composerons ni avec les groupes terroristes et les milices, ni avec les états-voyous. Voyez le Chandekolza, pour avoir un aperçu de ce qui se produit dés lors que quelque chose se dresse envers et contre la perspective saine du profit."
Le Maître de la Garde n'a pas gardé longtemps le secret des intentions du Gouvernement communal quant à cette affaire:
" Avec concertation de la Maîtresse de l'Arsenal, nous allons immédiatement mettre en place des mesures coercitives contre tout contrevenant à la paix du détroit, qu'importe l'appartenance à un bloc de puissance ou non. Bien entendu, nous n'agirons pas sans l'accord des puissances locales et de nos partenaires historiques. Nous ne pouvons prétendre assurer sans la collaboration des locaux la sécurité des flux. Nous comptons proposer aux gouvernements mesolvardiens, jashuriens et banaihrais un plan d'action coordonné et efficace. Nous reviendrons présenter le tout devant le Sénat."
L'appel aux partenaires nazumi du Jashuria n'est en rien anodin, car la Retsvinie n'est pas le seul point de crispation de la région. En effet, le Nazum occidental paraît ces derniers mois en proie à une rivalité latente entre le gouvernement de la Condédération socialiste du Nazum, et le Beylicat Akhanide et leurs vassaux, qui forment deux blocs antagonistes que tout semble destiner à une confrontation, quant bien même la classe politique velsnienne ne semble pas saisir tous les tenants et les aboutissants de ce "duel de regards", qui porte en lui bien davantage des considérations idéologiques que des motifs stratégiques pertinents (quasi absence de frontière commune entre les deux blocs, interêt économique minime quant à un éventuel conflit etc...). Ces deux espaces de conflit émergeant que sont la Nazum occidental et l'Eurysie de l'est sont par ailleurs liés par l'engagement d'acteurs nazumi en Retsvinie, à l'instar des légionaristes khardaz dont l’activité a été recensée de l'autre côté de la mer. Une situation qui n'est pas irriter le gouvernement communal velsnien, qui envisage des moyens d'empêcher les légionaristes de passer d'un continent à l'autre par le biais de contrôles maritimes plus stricts. L’implication et l'inquiétude similaire de la Troisième République du Jashurian n'est dans ce contexte pas étonnante. Cette puissance, qui s'est toujours improvisée comme la "puissance protectrice de la paix" du continent oriental, semble voir d'un très mauvais œil également la perspective d'un conflit dans la région. Une action commune des deux gouvernements, auquel devrait se rajouter celui du Banairah, est donc à prévoir. Reste à savoir quelle forme prendront cette série de mesures, et quel degré d'investissement ces États seront prêts à engager dans la sécurité du Nazum. Pour le moment, aucune source ne confirme que des solutions entre les trois partenaires ont été abordées.
Quoi qu'il en soit, il semblerait que ces évènements aient précipité la volonté du gouvernement velsnien de procéder à l'adoption d'une nouvelle loi de programmation militaire, dopant le budget de l'armée républicaine, jusqu'ici le parent pauvre des forces armées de la cité. Le Sénat velsnien a en effet voté la semaine dernière l'adoption d'un nouveau budget spécifiquement dédié à la constitution d'une force motorisée se voulant être la plus performante et la mieux dotée d'Eurysie, dans un contexte de reprise de la course aux armements. Pour la première fois, le tissu industriel velsnien devrait travailler de concert dans le cadre d'un partenariat avec les industries jashuriennes, algurenaises et ushong, dans l'optique de la livraison de 1 000 camions, 1 000 véhicules blindés en tout genre, ainsi que plusieurs milliers de tonnes de matériel en tout genre. Alors que depuis quatre ans, la cité s'était tournée exclusivement vers des acteurs internes pour honorer ses commandes, l'année 2018 devrait donc marquer le retour des appels d'offre internationaux. La raison n'est pas tant politique que pratique, puisque malgré le fait de posséder le troisième parc industriel mondial, l'effort des entreprises velsniennes est déjà accaparé par l'agrandissement constant des flottes, tandis qu'une grande entreprise de renforcement du secteur aérien est en cours. Le choix de la raison, donc, mais qui pourrait très bien avoir pour résultat la création de davantage de ponts diplomatiques et commerciaux avec les partenaires océniens de la République.
Posté le : 20 jan. 2026 à 03:53:57
Modifié le : 02 mars 2026 à 01:28:38
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⮕ Préparer le carnage des fascistes.
- Déjà ? Ils peuvent pas attendre deux pauvres heures qu'on soit sur place ? Bon, allons-y dans ce cas, voyons ce que ces messieurs de Mistohir nous veulent. J'espère qu'on sera pas pris dans un embouteillage.
- Comme prévu, les Slavis ont dégagés les autoroutes publiques exceptionnellement pour laisser passer nos troupes. Aucun problème de transport à signaler, on devrait atteindre Novosavodsk dans une heure et demi, pas plus."
Sonia et son aide de camp montent alors dans une jeep tout-terrain et se mettent à l'intérieur du dernier convoi en direction de la frontière. Sonia regarda autour d'elle les rues et les allées par lesquelles passaient le convoi estalien entre l'aéroport international de Starovsk et l'autoroute nationale. Etrangement, beaucoup de Slavis se trouvaient dans la rue, certains allaient à leurs occupations quotidiennes mais la plupart regardaient tout simplement le convoi estalien défiler, le regard semi-crédule semi-confus pour la plupart. C'est fou, il y a un an tout au plus, il aurait été certain que si les Estaliens se trouvaient dans ces mêmes rues, ça aurait été pour envahir le pays. Encore une fois, un autre pays envahi. Puis encore un autre. Au fond, Sonia le savait : elle était jeune, déjà générale, membre d'une fédération qui s'est promise de faire la guerre au monde entier s'il le fallait et qui avait en plus eu la chance hasardeuse de vivre suffisamment longtemps pour devenir une force militaire imposante. La Retsvinie ne sera pas son dernier combat, elle en était sûre. Sa division est l'une des meilleures formations blindées au monde, il était évident que si le gouvernement fédéral avait le désir de se lancer dans une quelconque aventure militaire qui impliquait des opérations terrestres, le gouvernement l'enverrait elle ou peut-être ce con de Sreten, suffisamment fanatique de la cause révolutionnaire que si l'appellation "plus royaliste que le Roi" existait en anarchie, ce serait précisément pour des gars comme le général des Fils de l'Acier. En tout cas, elle était contente de voir que ces gens qui passaient dans les rues et qui l'a regardait n'avaient visiblement aucune attitude hostile affichée envers elle ou ses hommes. C'est ce qu'elle a toujours détesté dans les guerres de "libération", le fait que l'on libère contre son gré un peuple entier de ses tyrans, même en sachant l'oppression qu'ils subissent. Au moins, ceux-là avaient eu l'intelligence de renverser leurs tyrans avant que les Estaliens n'aient l'occasion de le faire pour eux. C'est vrai : combien de braves Estaliens et de braves Slavis il aurait fallu avant que les tyrans qui régissaient autrefois ces lieux soient expulsés, que le peuple de Slaviensk se rende compte de son instrumentalisation par des causes nationalistes idéalisées et désuètes qui ne justifiaient en rien la supériorité civilisationnelle de leur peuple par rapport à un pseudo-communisme dégénéré ? Combien de jeunes hommes de ce pays auraient étés pris dans l'infernal engrenage de la propagande nationaliste puis par les rouages de la guerre moderne et industrielle avant que le pays ne se réveille enfin ? Sonia est convaincue que laisser les peuples faire est la meilleure chose à faire, mais elle comprend quand même ses camarades plus...rigoristes sur la matière husakiste en estimant que la violence, aussi mal soit son usage, reste nécessaire pour renverser les Etats réactionnaires dont la spécialité est, par nature, la Réaction. La réaction à tout mouvement d'émancipation. C'est leur travail premier et pour cause, c'est également leur condition première pour assurer leur survie, d'où l'importance privilégiée à la répression.
La Retsvinie n'avait pas réussi à l'inverse une telle transformation. La guerre civile durait depuis plusieurs années maintenant et alors que le conflit stagnait entre des forces relativement modérées en nombre et en matériel dans une guerre qui avait tout l'air de ressembler à un de ces énièmes bourbiers qui caractérisent les conflits eurysiens, les fascistes de Rimaurie ont décidés d'y poser leur grain de sel, allumant un incendie dont ils n'ont ni les qualifications, ni l'eau pour l'éteindre. Les Rimauriens ont joués à un jeu trop dangereux et trop pesant pour leurs frêles épaules et ils en subiront inévitablement les frais. Mais là encore, si elle ne regrettait absolument pas d'aller faire la guerre aux Kohlistes, soyons francs : combien de Rimauriens elle devra ordonner la mort pour briser l'hégémonie institutionnelle fasciste en Rimaurie ? Est-ce que les milliers de morts qu'elle compte infliger aux Rimauriens suffira à ces derniers à prendre conscience qu'ils font idéologiquement fausse route ? Peu probable, la guerre alimente le revanchisme et le revanchisme alimente la division entre les peuples, un poison qu'on appelle communément le nationalisme. Et le nationalisme ? C'est une des premières causes des guerres contemporaines, indiscutablement. Elle allait sûrement davantage donner du grain à moudre aux fascistes de l'autre côté de la Manche Blanche mais tant pis, au moins, elle ne donnera pas le luxe aux Retsviniens de goûter ni à la tyrannie des Rimauriens, ni au despotisme de la Junte qui les dirigent depuis si longtemps maintenant. Sonia fut retiré de ses pensées en voyant sur une voie d'entrée de l'autoroute un convoi de véhicules de l'armée slavis, allant visiblement dans la même direction que les Estaliens. Ils avaient visiblement pris conscience que la venue des Estaliens signifiait que le combat était inévitable. Les mecs doivent être enthousiastes, un an à ronger son frein alors que la Junte commet des atrocités de l'autre côté de la frontière. Elle va devoir aussi surveiller ses alliés, nonobstant. Comme toute bonne Estalienne qui se respecte, elle gardait au fond d'elle un léger teint de xénophobie, dernier substrat personnel de l'Estalie pré-révolutionnaire, où il était naturel de se méfier de tout ce qui n'avait pas une carte d'identité estalienne sur soi. Elle se tourna vers son aide de camp :
- Reçu, mon général, je les contacterais.
- D'ailleurs, ils sont bien prévenus de nos effectifs, non ?
- Affirmatif, mon général, la Commission à la Guerre leur a communiqué tout ce qui était nécessaire."
Son aide de camp lui fournit alors sa tablette sur laquelle le communiqué envoyé au gouvernement de Slaviensk y fut affiché :

Communiqué de la Commission à la Guerre à destination des autorités compétentes de la Fédération des Communes Slavis :
Faisant suite aux événements en Retsvinie et aux accords conclus par l'intermédiaire de la Commission aux Relations Extérieures, la Commission à la Guerre vous informe au nom des autorités gouvernementales officielles de la Fédération des Peuples Estaliens qu'elle débutera dans les huit prochaines heures un transfert massif de troupes sur votre territoire par voie aérienne et qui devront atterrir principalement au sein des aéroports de Starovsk et de Novosavodsk ainsi que de toute base militaire aérienne des forces armées de la Fédération des Communes Slavis que vous nous garantirez comme ouvertes pour le dit transfert. En raison des accords conclus via la Commission aux Relations Extérieures, nous sommes tenus de vous informer de la composition des troupes qui passeront par votre territoire et qui seront stationnées à la frontière occidentale limitrophe avec la Retsvinie dans un rayon maximal de 100 kilomètres, les troupes estaliennes une fois sur place s'engageant à restreindre leur accès militaire sur votre territoire à ce seul rayon, sauf dans le recours d'urgence d'une invasion directe étrangère du territoire de Slaviensk. Ainsi, la Commission à la Guerre vous informe du déploiement de l'intégralité des effectifs et des équipements disponibles de la 6ème Division Mécanisée dite "Sabres de la Liberté" (Shashki Svobody / Шашки Свободы) commandée par la générale Sonia Jankovic et disposant un total de 19 000 hommes armés et équipés pour le combat de haute intensité. Nous tenons informés l'état-major des forces de Slaviensk des équipements disposés sur son sol :
- • 19 000 armes légères d'infanterie niveau 11.
• 70 chars d'assaut niveau 7.
• 90 chars d'assaut niveau 4.
• 64 chars d'assaut niveau 2.
• 28 véhicules de transmission radio niveau 6.
• 1165 camions de transport niveau 10.
• 132 camions-citernes niveau 10.
• 567 lance-roquettes niveau 9.
• 797 véhicules blindés légers niveau 9.
• 640 lance-missiles antichars niveau 10.
• 68 mortiers légers niveau 8.
• 72 véhicules de déminage niveau 2.
• 1 pont mobile niveau 1.
• 51 véhicules tout-terrain niveau 11.
• 4 chars de dépannage niveau 3.
• 72 mortiers tractés niveau 10.
• 18 véhicules radars niveau 9.
• 40 canons antiaériens mobiles niveau 8.
• 38 canons antiaériens mobiles niveau 7.
• 53 chars légers niveau 7.
• 50 bulldozers niveau 8.
• 51 lance-roquettes multiples niveau 8.
• 72 mitrailleuses lourdes niveau 10.
• 20 hélicoptères légers polyvalents niveau 9.
Nous tenons également à informer les autorités compétentes des aéronefs estaliens et de leurs immatricules qui devront pénétrer dans votre espace aérien durant cette période ainsi que les forces aériennes permanentes qui devront accompagner les troupes au sol. Ainsi, au-delà des aéronefs de transport qui devront principalement assurer le déploiement immédiate de la division sur votre sol et assurer un pont aérien entre votre nation et les dépôts logistiques en Estalie afin d'assurer le bon approvisionnement en armes, munitions et vivres de la division tout au long des opérations, l'Armée de l'Air Rouge sera disposée à mettre sur pied une Task Force dédiée aux opérations en Retsvinie, la Force Phantom. Voici les effectifs aériens déployés, à titre temporaire et logistique ou à durée indéterminée pour la Force Phantom, sur votre sol :
- 20 avions de transport tactique niveau 9.
- 15 avions de transport tactique niveau 7.
- 9 avions de transport tactique niveau 3.
- 30 avions de chasse niveau 9.
- 25 chasseurs bombardiers niveau 4.
Posté le : 21 jan. 2026 à 01:33:19
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⮕ Accumulation et préparation.
- Hm, eh bien, mon général, nous nous sommes concertés et nous avons jugés qu'en tenu du terrain, il serait peut-être préférable de privilégier un seul axe pour l'offensive en y déployant toute les forces disponibles ?
Sonia regarda la carte de la Retsvinie, ce foutu pays était de toute façon montagneux et la bonne fortune avait décidé que ce soit sur les zones frontalières de surcroît, la progression d'unités mécanisées et blindées n'y serait pas aisé. Elle commence à se demander si l'usage de sa division est vraiment approprié, peut-être que les troupes de montagne y seraient plus à l'aise.
- Et si j'ai bien compris, cet axe offensif, ce serait vers Belogda ?
- Affirmatif, mon général. Ce serait à notre sens la zone la plus propice à une offensive blindée. Le terrain y est plus plat et une fois Belogda prise, il suffira ensuite de débouler sur l'ensemble de la vallée retsvinienne jusqu'à la capitale.
- Il ne me semble pas que Belogda soit détenue par la Junte.
- Oui, mon général, Belogda est actuellement aux mains des légitimistes, ce sont des monarchistes. Donc ils font partie de nos adversaires. Selon nos renseignements, leur faction est plutôt faible numériquement et matériellement, les écraser serait un jeu d'enfant. Leur actuelle survie est dû d'abord à l'ancien gouvernement slavis lorsqu'ils étaient monarchistes et aujourd'hui, à la fois par la concentration des forces de la Junte contre la Veltava et de part les fortifications sur la ligne de front qui protège en partie les légitimistes d'une offensive venant de la Junte, mais ils ne s'attendent sûrement pas à une attaque venant de l'est.
- Très bien, général, je tiens compte de vos remarques."
Une fois fixé sur le sujet, Sonia change directement de sujet, regardant l'actuel positionnement de ses troupes.

En jaune, la 16ème Brigade Mécanisée ; en bleu, la 18ème Brigade Blindée et en vert, la 17ème Brigade Mécanisée.
- Oui, mon général. Les IFV ne sont pas arrivés.
- A vrai dire, ils ne sont même pas entrés en production, de ce que j'ai compris. On peut encore attendre des mois avant d'en recevoir un seul.
- On va devoir alors improviser, camarades. On a des VBL, on a des APC, on a des camions de transport, on aura qu'à les réquisitionner pour les unités de première ligne, prioritairement les véhicules blindés. Nos troupes ne sont pas mécanisées pour rien, elles doivent pouvoir utiliser le blindage de nos véhicules à plein potentiel.
- C'est là qu'on remarque qu'on manque de certains matériels, tout de même, mon général. On a qu'un seul pont mobile.
- Et donc ?
- Au-delà du fait que ce soit risqué d'en avoir qu'un seul, c'est relativement insuffisant pour une division entière, au moins ce sera utile à l'usage d'un bataillon au mieux. Et il y a pas mal de rivières dans ce foutu pays.
- Dites au 6ème du Génie de se mettre au boulot dans ce cas. Si leur compagnie de franchissement n'a pas les ponts mobiles, ils ont qu' construire les ponts à l'avance. Vous m'appelez le service cartographique et vous leur demandez toutes les informations sur ces fleuves : profondeur, largeur, courant, possibles passages à gué, jusqu'au moindre putain de poisson qui y nage. Le génie n'aura plus qu'à commander les ponts modulaires d'Estalie et on les posera le moment venu.
- Mon général, j'ai du mal à saisir, pourquoi ne pas utiliser les ponts existants ?
- Parce qu'on a beau être rapides, camarade, très rapides même, on ne sera jamais aussi rapides qu'un détonateur. Si les légitimistes décident de faire péter les ponts, ça va nous ralentir, on sera obligés de faire le tour ou d'attendre la reconstruction des ponts civils. Les légitimistes sont en guerre depuis plusieurs années contre la Junte, ils ont sûrement déjà prévus à l'avance le fait que le fleuve soit traversé par les troupes de la Junte en cas d'offensive et ils ont donc sûrement truffés les ponts d'explosifs juste au cas où. Je dis pas ça par hasard, camarade, ils ont des fortifications sur ce fleuve d'après les renseignements. Certes, ces fortifications nous sont bénignes, elles sont dressées vers l'ouest, on arrivera par derrière de toute façon. Mais cela montre qu'ils sont un minimum préparés. D'autres remarques sur le matériel ?
- Oui, nous n'avons pas reçus les canons automoteurs, le 6ème d'artillerie n'a que ses MLRS et ses mortiers tractés.
- Vu les forces adverses en présence, ils ne sont pas indispensables. Et puis les MLRS assurent déjà un excellent soutien. Demandez à la log de commander à Mistohir des roquettes de saturation, sous-munitions DPICM, on va surtout se battre contre des unités d'infanterie. Si on a pas de canons automoteurs, il faudra maximaliser les dégâts contre l'infanterie de nos MLRS en priorité.
- Et les unités blindées rimauriennes ?
- L'aviation, les blindés de la 18e et les unités antichars répartis dans toute la division s'en chargeront. La majorité de leurs blindés sont des chars légers, et pas de la meilleure qualité, on les bouffera en combat rapproché si nécessaire. Autre chose ?
- La deuxième brigade d'aviation signale qu'elle n'a quasiment pas d'hélicoptères pour accomplir son rôle.
- C'est-à-dire ?
- Pas d'hélicoptères d'attaque, ni d'assaut. Il y a que les EHL qui sont complets.
- Dans ce cas, qu'ils se contentent de la reconnaissance, de la lutte antichar légère et du transport tactique. En hélicos, tout le monde a ce qu'il faut pour le MEDEVAC ?
- Oui, mon général.
- Très bien. Dites à la 2ème d'aviation de se restreindre aux EHL, le reste des effectifs restent en réserve.
- Reçu."
Les membres de l'état-major notent des remarques de leur générale de division tandis qu'elle observe un des rapports du SRR sur la composition approximative des forces expéditionnaires rimauriennes. C'est très approximatif mais elle a une idée plus ou moins simpliste de ce qu'ils ont envoyés, les drones de l'AFRE ont étés les yeux et les oreilles du SRR ces derniers temps.
- D'après les renseignements, leurs troupes semblent peu motorisées, la majorité de leurs forces sont hippomobiles, seul un noyau dur semble réellement doté de forces mécanisées et blindées efficaces. Cela étant, ce n'est qu'une faible partie du corps lui-même, on bouffera sûrement le reste une fois au contact.
- Le contact, c'est bien camarade, mais tuer à distance, c'est plus sûr. Il faudra maximiser les sorties aériennes pour les affaiblir et les démoraliser. Une fois au contact, l'aviation les aura déjà suffisamment bombardés que leur cohésion tombera comme un fruit mûr au printemps. L'état de leur défense anti-aérienne ?
- Lacunaire, mon général. Tout comme leurs forces aériennes.
- Il faudra détruire l'aéroport à Severopol, c'est leur seule voie de repli et je ne leur donnerais pas ce luxe de pouvoir rentrer chez eux, en tout cas pas vivants. De même, dites à la force Phantom de se dépêcher à établir leur satané blocus aérien, qu'on coupe le cordon aérien fragile qui les relient à leur pays. D'ailleurs, en parlant des airs..."
Elle regarda un autre rapport, cette fois-ci, il s'agissait d'un rapport faisant état d'un éventuel affrontement aérien avec Velsna. Sonia releva le sourcil, c'était pas vraiment prévu au programme d'être en guerre avec Velsna. Elle leva le papier vers le haut.
- Moi, mon général.
- Vous m'expliquez, capitaine ?
- Eh bien, mon général, j'ai estimé qu'il valait mieux couvrir la possibilité d'un tel scénario, cette guerre a déjà eu l'occasion d'avoir plusieurs imprévus, ce serait pas le dernier imprévu qu'on aurait eu dans la région.
- Car vous croyez sincèrement en une attaque velsnienne ?
- Une attaque, non...un incident qui pourrait les forcer à intervenir, peut-être, vous connaissez le...tempérament des acteurs locaux ici, que ce soit la Junte dirigée par ce fou ou...nos chers alliés de la Confédération qui nous ont montrés à maintes reprises leur impulsivité.
- Bien...vous marquez un point, c'est important de prévoir plusieurs scénarios, même les plus invraisemblables et absurdes. Et selon vous, quelles sont nos chances de survie ?
- Eh bien le groupe aéronaval velsnien est puissant mais pas invincible, les forces aériennes qui y sont présentes sont équipées pour la supériorité aérienne et l'interception, pas pour les frappes au sol. Il est assez clair que la force Phantom opposera une brave résistance, au moins de quelques jours, si elle venait à s'opposer aux Velsniens, mais il faudrait inévitablement employer des forces situées en Estalie, peut-être même rapatrier les forces aériennes engagées en Eurysie Centrale. Quant aux forces terrestres, les Velsniens ne sont pas équipés pour une aventure terrestre, leur stratégie consisterait davantage à nous bombarder jusqu'à que mort s'ensuive.
- Improbable comme scénario mais vous faites bien de nous le rappeler, capitaine, merci."
Enfin, Sonia se recentra sur le dernier rapport qu'elle n'avait pas feuilleté du regard sur la table, un rapport du SRR cette fois-ci, intitulé "Dangers et risques des armes NRBC en République de Retsvinie". Elle savait que la Junte traînait dans des affaires louches à ce sujet mais elle n'avait pas pensé que le SRR devancerait l'armée estalienne sur le sujet. Après avoir regardé pendant quelques minutes le rapport, elle le referma et s'adressa au reste de l'état-major.
Posté le : 25 jan. 2026 à 15:07:47
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Départ des slavis de Maximus Source de l'information
Juntan Necahual, Ministre des Affaires étrangères de l'Union des Cités d'Akaltie a écrit : Le jour tant attendu en Aleucie du départ des militaires slavis de la base Aquila, en Maximus, est enfin arrivé. Ce gouvernement eurysien a fait le choix d'arrêter le néo-colonialisme sur notre beau continent et de laisser les aleuciens gérer leurs affaires, sans avoir à se soumettre de nouveau à ce continent vieillissant.
Nous saluons cette décision venant du nouveau gouvernement slavis, qui a réussi à prouver qu'il pourrait trancher avec la politique aggressive et interventionniste de l'Empire Slavis qui l'a précédé. C'est une excellente chose que d'avoir renoncé à cette base, et cela ne pourra que pacifier la région, qui ne connaît des départs de conflits que lorsque l'Eurysie ou les autres continents s'invitent.
Et, bien que le départ des slavis soit une chose à fêter, il faut cependant garder à l'esprit que d'autres pays étrangers à notre terre disposent encore de bases militaires implantées en Aleucie, sans aucune justification ni que cela n'apporte une quelconque aide à la paix régionale. Nous devons donc redoubler d'efforts pour finalement parvenir à cet objectif de souveraineté continentale débarrassée de toute ingérence étrangère !
Nous saluons cette décision venant du nouveau gouvernement slavis, qui a réussi à prouver qu'il pourrait trancher avec la politique aggressive et interventionniste de l'Empire Slavis qui l'a précédé. C'est une excellente chose que d'avoir renoncé à cette base, et cela ne pourra que pacifier la région, qui ne connaît des départs de conflits que lorsque l'Eurysie ou les autres continents s'invitent.
Et, bien que le départ des slavis soit une chose à fêter, il faut cependant garder à l'esprit que d'autres pays étrangers à notre terre disposent encore de bases militaires implantées en Aleucie, sans aucune justification ni que cela n'apporte une quelconque aide à la paix régionale. Nous devons donc redoubler d'efforts pour finalement parvenir à cet objectif de souveraineté continentale débarrassée de toute ingérence étrangère !
Posté le : 22 fév. 2026 à 23:55:13
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LES 6 TETE D'AFFICHE DES ARTISTES ALLOUMNIEN/ALLOUMNAISE AU NOVAFEST MUSIC






Posté le : 14 mars 2026 à 22:16:14
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Cher.ères Slavis,
Dans le cadre de ma tournée Showman, je me rendrais à Slaviensk du 1er au 14 février prochain. Je passerais dans sept des plus grandes villes de votre beau pays pour un total de neuf concerts. L'apothéose de cette série de concerts sera les deux concerts qui se tiendront à Starovsk, capitale de votre belle Fédération, les 13 et 14 février. Je vous attends donc nombreux et nombreuses dans toutes les salles de concert visitées.
Je vous attends !
Amicalement,
Sergey Shulichenko

Posté le : 26 avr. 2026 à 17:39:36
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Bernaba s'ennuie...
Qu'est-ce qu'un "Grand tour". Le nom rappelle une idée maximaliste, une invitation à "un voyage total", tant intérieur qu'extérieur. Il faut tout faire ! Il faut tout voir ! Il faut tout lire, tout manger, tout écouter et profiter de tout. Mais il y a là bien davantage qu'un slogan de carte postale formulé à des touristes kah tanais naïfs et en quête de sensations fortes. Le Grand tour est une pratique aussi ancienne que la ville de Velsna elle-même. Enfin, peut-être, je ne sais pas...on ne conserve de trace de ces exercices qu'au XIVème siècle, alors partons du principe que cela remonte à très très très loin. A l'origine, il désigne la pratique commune des gens de l'aristocratie, souvent de jeunes gens, de tout abandonner le temps d'une année pour effectuer un tour complet de la Leucytalée, à la rencontre de ses curiosités remontant à la plus haute des antiquités, se quérant des dernières œuvres en vogue à Fortuna et à la cour du grand Charles Grain de Youslévie, rendre visite aux plus grands professeurs de rhétorique et de philosophie de Théodosine, avant de visiter quelque ruine antique sortant de terre, et finalement rentrer chez soi avec un souvenir. Cette pratique, dans la cité velsnienne, au sein de son aristocratie ne s'est jamais véritablement perdue. Les destinations ont changé: l'Alguarena, le Kah, le Jashuria et tout ce qui paraissait autrefois lointain et sans interêt sont devenues des endroits de prédilection devant permettre à l'aristocratie sénatoriale de s'encanailler loin de la cité velsnienne. Certains de ces voyages furent légendaires, à l'image du fameux "Tour de Youslévie" par Giacoppo Dangelo, homme de lettres du XVIIIème siècle ayant finit par en dresser une chronique qui est toujours éditée et populaire de nos jours parmi les amoureux des romans d'aventure.
Mais loin d'un simple loisir isolé, le "Grand Tour" a finit par se graver dans la pratique du pouvoir politique à Velsna. Financés sur les deniers propres des sénateurs en étant à l'origine, ces voyages ont fini par se transformer en ambassades diplomatiques ambulantes, dans le cadre d'initiatives privées organisées par de grandes figures. Ces voyages ne sont pas l'affaire de trois voyageurs, loin de là: ils se constituent en une démonstration de pouvoir. On a ainsi comparé les suites de ces sénateurs et hommes illustres comme des "cours royales itinérantes". Un Grand Tour, mené par une excellence illustre, peut atteindre en certains cas, plusieurs centaines de participants, voire dépasser aisément le millier, et être dans le beosin d'une logistique telle qu'elle rappelle une armée en campagne.
Pour les pays et les contrées que cette troupe sans armes traverse, cela peut constituer l'occasion ou jamais de se rapprocher de personnalités importantes de la cité velsnienne présentes dans le cortège: grand industriels, financiers, chefs de corporations commerçantes, magistrats de la République... Un Grand Tour, c'est avant tout l'occasion de nouer pour ces pays, de nouveaux contrats avec la cité velsnienne, traités et alliances, négocier des transferts bancaires, avoir une chance d'investir dans un entreprise cotée à a bourse de Velsna. Bref, une fenêtre ouverte sur un monde, qui qui ne cesse de se déplacer, et qu'il ne faut pas louper.
Mais quel est le rapport entre cette démarche profondément humaniste, ouverte sur le monde, et Bernaba Albirio ? A première vue, pas grand chose. Un grand homme a autrefois décrit le Patrice de Velsna comme "une personne très moyennement intéressée par l'art, la musique, le chant, le cinéma et toute autre manifestation culturelle susceptible de stimuler le cortex d'un cerveau humain.". Peu flatteur à première vue il est vrai, mais cet auteur fréquentant les salons velsniens a omis un trait de caractère propre à Bernaba Di Albirio, aka "le large": il s'ennuie. Pour un Homme qui était habitué à voyager, mais pour se battre, le changement de "compagnon de route de Di Grassi" à Patrice de Velsna a été rude. L'immobilisme, le mandat de Patrice, s'il l'eut accepté pour rendre service à l'ancien Maître de l'Arsenal, se révéla rapidement être une prison dorée. Une fonction au pouvoir inexistant, servant simplement de devanture de luxe à la République. A la vérité, Bernaba Di Albirio, en ce moment, était probablement le plus malheureux des Hommes (si l'on excepte la totalité des êtres humains vivant dans des pays du tiers monde, ça et les pauvres, de manière générale).
Le Patrice ruminait donc sa frustration de cette bonne nuit, devant l'un des nombreux feux de cheminée des appartements du Palais des Patrices. Parfois, il tapait nerveusement du poing sur l'accoudoir du fauteuil, sans raison apparente. D'autres fois, il faisait les cent pas, comme un lion en cage. A ses côtés, Bernardo, son domestique, était comme une ombre irritante ne le lâchant pas d'une semelle. Celui-ci vint se mettre entre lui et la cheminée, comme un vulgaire canidé réclamant de l'attention. Il montra au bout de chaque bras, deux peignoirs:
" De la même couleur que le peignoir de ta mère, Bernardo !"
Il ne faisait pas bon être le domestique d'un Albirio mal luné, et cela tombait bien: il l'était toujours. La question du domestique paraissait avoir déclenché chez lui un électrochoc. Il se redressa vivement de son fauteuil, comme frappé par la foudre, piqué au vif jusque dans sa dignité par une question aussi banale, aussi...médiocre.
"Euh. Oui ?"
" Il suffit. Je me sens mourir à petit feu dans cette chaise, à perdre ma journée à écouter les maîtres de bureaux au conseil communal, et à faire semblant de m'intéresser à la réglementation de la taille des serviettes dans les restaurants ! A m'accoutrer avec une cape d'hermine ridicule, et un couvre-chef en forme de chibre à chaque fois que je sors comme si j'étais au carnaval de San Stefano ! Oui ! Il suffit ! C'est moi, Bernaba Di Albirio qui pour fuir les hommes de main de cette petite catin de Scaela pendant son coup d'état, a plongé à poil dans le Grand Canal ! Oui ou non ?!"
"Comment l'oublier, excellence illustre..."
"Je ne tiens plus ! Si je ne sors pas de ce palais, je vais devenir fou. Je déteste tout ce qui existe et qui respire dans cette putain de ville, Bernardo. Je.veux.voyager."
" Un voyage..."
"Oui, tu m'as entendu, Bernardo: un voyage. N'importe où mais loin d'ici, loin des Altarini, des Rufinus, des Ascone, de tous ces sénateurs qui passent leur vie à se regarder en chiens de faillence. Si je pouvais les étrangler un par un..."
Le domestique reposa les deux peignoirs et se recomposa. Il était certes de modeste condition, mais la condition de son intelligence surpassait quant à elle nettement celle de son maître.
"Arrête d'essayer d'utiliser des mots compliqués pour essayer de m'impressionner Bernardo. Et dis moi ce que t'as en tête."
" Peut-être pourrions nous transformer votre envie soudaine en une imense fête, en un évènement politique qui ferait du Patrice de Velsna, non pas une simple figure protocolaire de l'ombre, mais la plus belle des vitrines de notre cité. Il existe des endroits fabuleux dont vous ne soupçonnez pas l'existence, excellence..."
"Tu sous entends que je suis inculte là ?"
" Non pas du tout ! Je disais, des endroits fabuleux et riches, qui sont encore vierges d'investissements d'entreprises velsniennes à la recherche de débouchés, et qui en retour, eux, cherchent à nus atteindre, à toucher...votre cœur, excellence. Ce serait une occasion de découvrir tant et tant de coses extraordinaires: les pyramides d'Axis Mundis, les atolls alguarenos, les confins du Jashuria, les grandes lignes à haute vitesse du Grand Ling !"
"Et les festins de la grosse Catherine !"
"Oui ! Exactement excellence ! La grosse Catherine ! Nous pouvons transformer votre lubie du moment en une fantastique fenêtre d'opportunité, à la fois pour notre cité, mais pour les nations de l'étranger qui voudraient apprendre à nous connaître, et à nous apprécier pour ce que nous sommes."
"Des gars futés ?"
"Exactement excellence. Des "gars futés"."
" Bon. Tu as gagné, je signe. Mais d'abord, veux tu m'amener un froc. Je commence à avoir froid là où ça me démange."
" Bien entendu excellence."
Règles de l'évènement: Le Patrice de Velsna organise à ses frais son "Grand Tour" avec une suite de près de 1 000 velsniens, l'élite politique, économique et culturelle de la cité. Tous ceux qui postuleront à cette évènement pourront avoir la visite de l'immense cortège du Patrice, ce qui leur permettra de nouer des liens diplomatiques avc Velsna, mais aussi des contrats avec des grandes entreprises velsniennes, ainsi que la mise au point d'échanges culturels, partage de technologie et j'en passe !
Attention, le Grand Tour n'est pas qu'une simple visite diplomatique, c'est avant tout une fenêtre ouverte sur l'élite velsnienne, qui arrivera en grand nombre chez vous si vous postulez, près de 1 000 velsniens en tout et pour tout, avec parmi eux:
- Le Patrice accompagné d'une trentaine de sénateurs de tous les groupes politiques du Sénat velsnien.
- Une centaine de greffiers sénatoriaux chargés de répertorier les faits et gestes de chacun dans le cadre de ce voyage, pour la postérité.
- Des chefs d'entreprise, de grands groupes et de corporations velsniennes. (possibilité de conclusion de traités de libre échange, de contrats d'armement, accords commerciaux divers etc...)
- Des chefs militaires et d'anciennes gloires de la cité.
- Des artistes: cinéastes, troupe de théâtre et d'opéra, des musiciens, et Gian-Maria Bigetti, humoriste préféré du Patrice de Velsna.
- Des acteurs du monde scientifique velsnien.
- Des centaines de "membres du personnel", petites mains, domestiques et logisticiens chargés d'assurer le confort de ce périple.
[justify]Au Patrice de Velsna [u]Bernaba Di Albirio[/u], dit "le large",
Par ce formulaire, nous, (insérer nom du gouvernement, de l'institution ou de la personne privée), formulons solennellement le vœu d'accueillir [u]son excellence illustre Bernaba "le large" Di Albirio[/u], de lui faire hospitalité et de partager avec lui le fruit de l'excellence, de la perfection et de l'ingéniosité de notre nation, ce pour une durée de trois jours.
[u]Motif de l'invitation:[/u] (exemples: achat d'armement, recherche de partenariat stratégique, transferts culturels, entente commerciale, le plaisir de rencontre le Patrice de Velsna etc...).[/justify]
Posté le : 09 juin 2026 à 19:30:41
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Au travers de ce document, le l’AOAE (Agence d’Osterwald d’Analyse Économique) entend réaliser un rapport économique complet de la Fédération des communes Slavis , analysant les forces et faiblesse du pays de la manière la plus précise possible. Au terme de chaque sous parti, de ce rapport, une ou plusieurs note seront attribué de même qu’une note globale à la fin de ce même rapport.
La Fédération des communes Slavis, communément appelée Slaviensk, est un pays est-eurysien ayant une population de 13,9 millions d’âmes au moment de l’écriture de ce rapport. Au travers de son histoire récente, le pays a connu un nombre de mutations politico-économiques importantes, passant de la dictature de l'Union à une démocratie libérale en 2015, puis à un tsarat en 2016 pour finir en 2018 sous un régime de démocratie libertaire et communaliste avec une courte dictature militaire à ses débuts. Ces changements fréquents marquent ainsi une instabilité politique persistante. Le changement politico-économique le plus important à noter est le passage de la dictature esclavagiste à une démocratie libérale en 2015, marquant une ouverture massive de l’économie sur la scène internationale provoquant une croissance exceptionnelle de l’économie. Malgré ses changements politiques récurrents, l’économie continua de croître à un rythme accéléré avec cependant un rythme en dessous du pic de 2015 à 35 %. Fin 2018, le PIB de la Fédération s’éleva à 1040 milliards de dollars internationaux.
La position géographique de la Fédération constitue l’un de ses plus grands atouts, en effet, le pays dispose d’une large façade maritime située à la sortie du détroit Gris ou détroit de Rusalka, offrant un potentiel logistique et commercial élevé. Cependant, il faut relativiser ce potentiel car certains des ports slavis gèlent en hiver, notamment celui de Novosavodsk, réduisant ainsi sa capacité opérationnelle et la fiabilité des flux.
- Population totale : 13,85 millions
- PIB total : 888,8 milliards de Novark Slavis soit 1040 milliards de dollars
- PIB par habitant : ~ 64 179 Novark Slavis (75 090 dollars)
- Croissance : 9,8 %
- Chômage : 3,5 %
- Inflation : 6%
- Dette publique : 60 % du PIB
- Balance commerciale : Légèrement excédentaire
L’économie slavis a longtemps souffert de son isolement, en effet, jusqu’à l’effondrement de l’Union, le pays enregistrait une croissance oscillant entre 1 et 3 %, croissance somme toute respectable, mais faisant pâle figure en comparaison de la période post-Union. Cependant, à cette croissance s’est ajouté un épisode de déflation, situation cohérente quand on la compare au portrait du pays. Avant la fin de l’Union, le pays était isolé, ne commerçant que très peu, son économie était alors en surproduction induisant ainsi une pression déflationniste, à cela devait s’ajouter un manque de capitaux pour investir et un manque de main-d’œuvre. Si rien n’avait été fait, il était hautement probable que le pays entre dans une grave crise économique, crise que l’ouverture rapide ayant suivi la chute du régime unioniste a empêchée. Auparavant isolé, le pays avait maintenant accès aux marchés d’exportation (industrie + matières premières), cela permit également au pays d’importer des matières premières lui faisant cruellement défaut (lithium, soufre). Mais ce qui a réellement sauvé le pays est le fait que l’ouverture sur le monde a permis d’attirer des capitaux étrangers ainsi que de libérer le potentiel industriel et énergétique du pays.
En prenant en compte cette situation, le fait que le pays enregistre une forte croissance (35 % en 2015 et 18 % en 2016) est tout à fait logique, ne s’agissant en réalité que d’un rattrapage d’une économie auparavant en surchauffe car isolée.
À l’heure de l’écriture de ce rapport, l’inflation dans la zone économique slavis s’établit à 6 %, marquant un recul de 2 points par rapport à l’année précédente. Cependant, cela ne fut pas toujours le cas, ainsi dans la période récente du pays, nous pouvons relever trois périodes majeures pour l’inflation. Premièrement, de 2010 à 2013, cette période marque une phase de déflation majeure pour le pays atteignant un pic de -6 % en 2013. Par la suite, avant la chute de l’Union, le pays entame une ouverture limitée, permettant de libérer quelque peu l’économie, cette ouverture engendra une remontée de l’inflation s’établissant à 1 % fin 2014. Enfin, vient la chute de l’Union en 2015 et l’ouverture massive du pays sur l’international engendra une inflation importante avec un maximum en 2017 à 8 %. Sans rentrer dans un seuil critique, le taux d’inflation est tout de même élevé et donc à surveiller car si le seuil actuel se pérennise dans le temps, cela marquera le début d’une perte de pouvoir d’achat importante pour la population.
Sur la période de temps étudiée, le chômage au sein de la Fédération est passé par trois phases analogues à l’inflation. Lorsque le pays était encore fermé et que la machine économique était en surchauffe, cela provoqua une période de déflation. Durant cette période, une forte vague de licenciements eut lieu, faisant grimper le chômage jusqu’à 9 % en 2013. Le chômage ne descendit qu’à partir de 2014 quand le pays commença à s’ouvrir, l’inflation redevint alors positive et les entreprises réembauchèrent. À partir de 2016, le chômage se stabilisa autour de 3 % avec une légère hausse à 3,5 % en 2018. Ce niveau traduit un quasi plein emploi, confirmant de facto la contrainte principale du pays à savoir la pénurie de main-d’œuvre, plombant la croissance bien que celle-ci reste élevée. Ce manque de main-d’œuvre est d’autant plus important du fait que l’économie est assez robotisée, elle a donc un besoin conséquent en travailleurs qualifiés, comprenant techniciens, ingénieurs, mainteneurs, etc.
Contrairement à son voisin retsvinien, la dette publique de la Fédération des communes slavis fait partie de ses points forts. En effet, le pays n’enregistre au moment de l’écriture de ce rapport qu’une dette publique de 624 milliards de dollars internationaux, soit 60 % du PIB. Bien que cette dette soit supérieure à celle d’autres pays développés comme par exemple Rasken n’atteignant que la moitié de la dette slavis sur la même période, quand bien même, ce taux d’endettement reste très faible et offre donc au pays une grande marge de manœuvre. Cependant, il est à noter que même si cet endettement est faible, il est en croissance rapide depuis l’ouverture du pays en 2015, cela étant à mettre sur le compte du réengagement diplomatique, de la remilitarisation, de la transition démocratique, de la montée en puissance des services de renseignement ainsi que des nouvelles protections sociales.
Actuellement, l’endettement du pays est largement compensé par sa croissance économique fulgurante lui permettant d’emprunter tout en gardant un ratio dette/PIB stable. Cependant, à l’avenir, le pays devra éviter d’avoir une politique budgétaire mue uniquement par l’effet d’ouverture engendrant des dépenses permanentes plus grandes que l’année passée. Comme mentionné plus haut, la situation est aujourd’hui tenable car l’économie est en croissance forte, mais si celle-ci revenait vers des niveaux plus bas, cela engendrerait une crise budgétaire au sein de l’administration.
Avec un secteur secondaire atteignant les 40 % du PIB, la Fédération fait partie des géants industriels eurysiens aux côtés de Rasken et de l’Estalie, le pays reste cependant en deçà des deux géants en valeur produite. Le pays dispose également d’un primaire significatif s’établissant à 20 % du PIB mais se concentrant principalement sur les activités minières et énergétiques, le pays ne disposant que d’un petit système agricole. Son tertiaire quant à lui, bien qu’important, est décrit comme fragile et en construction.
Le primaire, base de toute économie, s’établit à 20 % du PIB au moment de l’écriture de ce rapport. Celui-ci est largement dominé par les hydrocarbures (principalement le gaz), par la culture et l’exportation des céréales (seul secteur agricole important). Enfin, le reste du primaire est assuré par le secteur minier. Bien que ne représentant que 20 % du PIB, le primaire a un rôle important dans l’économie slavis, permettant de générer des devises ainsi que de stabiliser la balance commerciale actuellement légèrement excédentaire. Cependant, cela induit un certain nombre de risques, comme la dépendance à la vente de matières premières pour générer des devises et donc équilibrer le budget.
Le secondaire représente le cœur compétitif de la nation. Profitant d’un bon taux d’automatisation, le secondaire se concentre sur un nombre limité de points dans lesquels le pays a des avantages à faire valoir. Ces secteurs sont dans l’ordre : l’automobile, le raffinage des hydrocarbures, le traitement des minerais et l’industrie militaire. À cela s’ajoute la présence de clusters industriels et technologiques renforçant la productivité et la capacité d’exportation de la Fédération.
Le tertiaire représente l’étoile montante de l’économie slavis, représentant 40 % du PIB en 2018. Le secteur est le principal moteur de la croissance économique post-2016. Cependant, bien que celui-ci pèse autant que le secondaire, il dispose de nombreuses faiblesses structurelles comme une relative fragilité ainsi qu’un manque d’assise historique. Cela suggère donc un tertiaire incomplet centré sur les services à l’industrie comme la logistique ou l’ingénierie, cela induit donc une insuffisance de services avancés dans les autres secteurs.
De manière générale, les infrastructures représentent un point fort pour la Fédération. Les routes sont relativement bonnes de même que le réseau ferroviaire. Les ports quant à eux sont multiples, nous pouvons par exemple citer :
- Rusalka (principal, incontestable),
- Starovsk (grand),
- Novosavodsk (pénalisé par le gel hivernal),
- Daryinsk (marginal).
L’énergie, brique fondamentale de toute économie moderne, est également un point fort du pays. Le réseau électrique repose ainsi à 55 % sur des sources d’énergie décarbonées dont 25 % sur le nucléaire.
[/spoiler=Mix électrique Slavis]
- charbon 10 % (en chute),
- essence 15 % (stable),
- hydro 15 % (en hausse),
- gaz 20 % (en hausse),
- nucléaire 25 % (en hausse très rapide),
- biomasse 5 % (en baisse),
- éolien/solaire 10 % (en hausse rapide).
Sur le numérique, le pays se démarque de ses voisins en affichant une bonne couverture internet ainsi qu’un bon réseau mobile. Cela constitue un avantage comparatif majeur sur la scène régionale, ce point étant d’autant plus important au vu de la volonté d’automatisation de l’économie des pouvoirs publics.
La population du pays s’établit fin 2018 à 13,7 millions d’habitants dont 8,4 millions d’actifs, représentant donc 61 % de la population totale. Si la structure globale de la population est favorable, elle reste contrainte par la pénurie de main-d’œuvre dont souffre le pays. Cette pénurie peut s’expliquer de trois manières différentes : soit la région dispose déjà d’un taux d’activité élevé réduisant le nombre de travailleurs quittant leur pays d’origine, soit une inadéquation compétences/postes, soit une attractivité insuffisante pour faire venir des travailleurs en volume.
Le système éducatif slavis est dans l’ensemble bon, mais derrière cela, il cache une dualité moins appréciable. D’un côté, les grandes universités sont subventionnées afin de faire en sorte que le prix d’entrée ne soit pas un facteur discriminant dans le but de former un grand nombre de talents, de l’autre côté, l’éducation universelle généralisée n’apparaît seulement qu’en 2017 et n’est que de faible qualité. Ce système est fondé sur la promotion en premier lieu d’une élite capable de produire des pôles d’excellence, mais mine la cohésion car il crée des inégalités de compétences, une pénurie de qualifications intermédiaires ; en somme, cela complique la tâche de créer une grande classe moyenne qualifiée.
La productivité est un point délicat de la Fédération des communes Slavis. En effet, la compétitivité affichée par la Fédération et ses dirigeants s’élève à 50 dollars par heure travaillée. Cependant, lorsque les économistes de l’AOAE refont les calculs, nous trouvons un résultat bien différent. Ce que nous trouvons, c’est une productivité horaire s’élevant à 63,7 $/h. Si la raison pour laquelle le régime sous-estime la productivité horaire de son pays nous échappe, nous continuerons cette analyse avec notre valeur calculée par rigueur méthodologique.
Ainsi, la Fédération des communes Slavis a une productivité horaire s’élevant à 63,7 $/h, cela classe le pays parmi les nations ayant une forte productivité. Cela reflète une qualification moyenne mais très polarisée (beaucoup de peu qualifiés et de très qualifiés), ainsi qu’une robotisation élevée expliquant un salaire moyen haut et une productivité forte.
Le profil slavis est typique des économies industrielles avancées mais en transition rapide, possédant une forte productivité mais une inégalité de compétences pouvant alimenter l’instabilité sociale et les tensions sur l’emploi.
Le pays possédait autrefois une diaspora historique héritée de la violence politique de l’Union, mais cette période est considérée aujourd’hui comme terminée. À l’heure de l’écriture de ce rapport, le pays fait surtout face à une immigration positive, principalement retsvinienne et chandekolzane, le pays attirant ainsi les classes populaires et les cerveaux régionaux.
Parler de stabilité politique dans un rapport concernant la Fédération des communes Slavis est quelque chose de compliqué à réaliser, car le pays est explicitement instable. En 4 ans, de 2015 à 2018, ce n’est pas moins de 5 régimes qui se sont succédé, certains ayant duré longtemps comme l’Union de 1991 à 2015, d’autres seulement quelques semaines comme la junte militaire en 2018. À ces changements fréquents de régime se couplent des transitions démocratiques rapides, parfois avortées avant d’être reprises par le régime suivant, ainsi qu’un voisinage plus que turbulent. Cette instabilité chronique tant nationale que régionale est identifiée par l’AOAE comme le principal défaut du pays.
Malgré ces changements fréquents, il faut noter la relative efficacité du gouvernement, conservant une capacité d’action, de réforme ainsi qu’arrivant à maintenir une politique économique opérante. Cette combinaison d’efficacité et d’instabilité est certes fonctionnelle, mais reste fragile et devra impérativement être réglée dans un avenir proche.
Bien que décrite comme efficace, l’administration slavis doit tout de même composer avec une corruption très forte au sein du pays, corruption héritée de l’Union. Cependant, grâce aux dernières réformes anticorruption, celle-ci est en chute libre. Cet état de fait marque donc une trajectoire positive mais qui reste encore inachevée ; à ce niveau, la corruption reste un risque de crédibilité et un coût pour l’investissement.
Le climat des affaires au sein de la Fédération demeure de manière globale assez favorable, le pays disposant de plusieurs atouts notables comme :
- Un système judiciaire efficace,
- Une protection des contrats et de la propriété privée,
- Une création d'entreprise relativement simple,
- Une administration peu lourde,
- Une infrastructures globalement performantes,
- Une main-d'œuvre très productive.
L’actuel régime représenté par la Fédération des communes Slavis est issu d'une transition politique récente (2018) et celui-ci poursuit un projet économique sensiblement différent de celui des régimes précédents. Là où les précédents régimes privilégiaient principalement la compétitivité économique et l'attractivité des investissements, le gouvernement actuel cherche davantage à développer les protections sociales, l'éducation publique et les services collectifs.
Si aujourd’hui les effets ne se font pas encore ressentir, c’est uniquement parce que la transition est récente et que l’administration est encore instable. Changer de manière trop radicale et brusque le cadre réglementaire et fiscal pourrait exacerber cette instabilité. Cependant, à long terme, nul doute que cette réorientation massive de la famille politique dirigeante se traduira par des projets de hausse progressive de la fiscalité et des cotisations sociales, susceptibles de modifier à moyen terme l'environnement économique du pays.
Pour finir, l’instabilité politique demeure un facteur de risque significatif, le pays ayant connu 5 régimes en 4 ans, il est difficile d’anticiper les politiques économiques futures. En conséquence de tout cela, le climat des affaires au sein de la Fédération peut, à l’heure de l’écriture de ce rapport, être considéré comme favorable, mais il est hautement improbable que cela reste le cas à moyen/long terme en raison de la transition politique toujours en cours.
Si l’on regarde Slaviensk sous l’angle historique, alors le pays a longtemps bénéficié d’une fiscalité particulièrement favorable aux entreprises. Cette situation était héritée des précédents régimes, qui privilégiaient l'accumulation de capital, l'industrialisation rapide et l'attraction des investissements privés (du moins après 2014).
Cependant, cette position n’est plus du tout celle des dirigeants actuels du pays, ceci marquant une rupture idéologique importante avec le passé. Afin de financer les nouvelles ambitions sociales du pays, il est donc à prévoir une augmentation progressive mais importante de la contribution du secteur privé. À moyen terme, l'impôt sur les sociétés devrait donc évoluer d'un niveau historiquement faible vers un niveau sensiblement plus élevé. Ce changement de paradigme pourrait réduire une partie de l'avantage compétitif dont bénéficient actuellement les entreprises slavis, mais il pourrait également permettre un financement plus pérenne des infrastructures, de l'éducation et des protections sociales.
De par les précédentes lignes directrices budgétaires, le pays a longtemps eu un impôt sur le revenu modéré, favorisant l'accumulation de richesse privée et soutenant la consommation des ménages. Cependant, le pays ayant vécu et vivant toujours une forte croissance, il n’est pas à exclure que la Fédération considère que cela n’ait bénéficié qu’aux catégories les plus favorisées de la population, les inégalités demeurant présentes malgré l'enrichissement général des classes populaires, le gouvernement pourrait souhaiter utiliser l'impôt comme outil de redistribution.
En partant de cette logique, il n’est pas à exclure une augmentation progressive de l'impôt sur le revenu, avec un effort particulièrement concentré sur les revenus les plus élevés. À terme, le système fiscal slavis pourrait évoluer vers un modèle davantage inspiré des États-providence, privilégiant la réduction des inégalités et le financement de services publics plus développés.
De manière analogue, la TVA ou Taxe sur la Valeur Ajoutée demeure aujourd’hui assez faible en comparaison des autres pays, cependant, de par les besoins de financement générés par :
- L'extension des protections sociales,
- La démocratisation de l'enseignement,
- Les investissements dans les infrastructures,
- Les dépenses liées à la construction de centrale nucléaire,
Les charges sociales représentent sans aucun doute le domaine où les changements à venir seront les plus importants. Les anciens régimes maintenaient volontairement un coût du travail relativement modéré pour préserver la compétitivité de l'industrie slavis et soutenir les exportations après 2014. Cependant, la logique de la Fédération est diamétralement différente, son objectif est de construire progressivement un système de protection sociale plus complet.
Le financement de ces politiques étant coûteux, cela impliquera une hausse significative des cotisations sociales, ainsi, les charges salariales et patronales devraient progressivement évoluer d'un niveau moyen vers un niveau élevé tel que prévu par l’AOAE. La forte productivité du travail observée en Slaviensk pourrait permettre d'absorber une partie de cette hausse sans dégradation majeure de la compétitivité internationale, mais l'avantage comparatif du pays sur le coût du travail devrait mécaniquement diminuer.
Le marché du travail de la Fédération est encore aujourd’hui hérité des précédents régimes, ainsi, il demeure encore l’un des plus flexibles de la région car les entreprises disposent encore d’une grande liberté dans le recrutement, l'organisation du travail, la gestion des effectifs et les procédures de licenciement.
Cette grande flexibilité étant l’un des facteurs expliquant la grande compétitivité des entreprises slavis malgré des salaires relativement élevés. Cependant, de la même manière que pour la fiscalité, il est attendu des changements profonds, impactant négativement cette flexibilité. La Fédération cherchant à mettre en place un modèle social plus poussé, il est attendu que celui-ci mette en place des systèmes de protections sociales voire que le droit du travail évolue.
Au-delà de l’instabilité chronique du pays et de ses institutions, la pénurie de main-d’œuvre représente le principal problème, constituant une contrainte directe de croissance. Également, le fait que le pays privilégie une immigration slave a tendance à réduire le réservoir potentiel.
Le pays est attractif, mais surtout pour son voisinage direct, celui-ci, en raison de son instabilité, est peu attractif pour les talents venant de loin, cela engendre donc un plafond d’attractivité internationale tant que la transition politique n’est pas consolidée.
Force majeure :
Le pays dispose d’une dynamique économique en pleine expansion étant due majoritairement à l’ouverture du pays sur le monde, à cela s’ajoute bien entendu sa productivité élevée faisant du pays l’un des plus productifs de la région. Également, il est noté sa fiscalité avantageuse qui, même si cela changera sûrement dans les années à venir reste aujourd’hui assez faible et attractive. La Fédération peut compter sur une base industrielle forte pour sa production nationale ainsi que sur ses ressources en hydrocarbures la rendant de facto indépendante. Il est également à noter la position avantageuse du pays, se trouvant en sortie du détroit lui donnant une position stratégique. Enfin, il est important de mentionner que le pays investit de manière relativement importante dans la R&D (2 % du PIB).
Faiblesse majeure :
Le pays hérite d’une histoire continue d’instabilité politique, ayant changé 5 fois de régime en 4 ans, cela pouvant provoquer des réticences à investir pour les acteurs étrangers car ne permettant pas de se projeter de manière fiable dans l’avenir. La corruption héritée de la période de l’Union reste élevée malgré la baisse importante enregistrée depuis peu. Bien que l’éducation universelle soit maintenant en place, celle-ci est très récente, traduisant une fragilité de l’éducation pour certaines générations. Enfin, le pays subit des contraintes climatiques sur certains de ses axes maritimes, notamment sur le port de Novosavodsk faisant relativiser son avantage géographique.
La priorité absolue actuelle est de stabiliser le pays en réduisant au maximum la fréquence des ruptures institutionnelles, car une économie aussi productive devient vulnérable si les règles changent trop souvent.
La pénurie de main-d’œuvre est après l’instabilité le problème majeur du pays, pour remédier à cela il faudrait encourager une immigration qualifiée et semi-qualifiée et freiner l’accueil exclusif de talents. En parallèle, il faut accélérer la formation technique et reconstruire une classe moyenne avec des qualifications intermédiaires.
Bien que la corruption ait grandement baissé depuis l’Union, il faudrait transformer cette chute libre en plancher bas durable, pour cela, la réalisation d’audits indépendants est primordiale, auquel il faudrait coupler une transparence des marchés publics.
La Fédération repose actuellement beaucoup trop sur son port Rusalka, des investissements seraient donc nécessaires pour monter le niveau des autres afin de réduire la dépendance à cet unique port. De même, cela permettrait de sécuriser les flux de marchandises en hiver quand Novosavodsk est inopérant.
Justification :
- PIB de plus de 1040 milliards $
- PIB/habitant très élevé (~75 000 €)
- Chômage très faible (~3 %)
- Dette maîtrisée (60 %)
- Croissance spectaculaire depuis l'ouverture
- Inflation relativement élevée (6 à 8 %)
- Économie ayant connu une surchauffe
- Historique récent de forte vulnérabilité aux crises politiques
Justification :
- Industrie : 40 %
- Services : 40 %
- Primaire encore solide : 20 %
- Forte diversification
- Exportations variées
- Tertiaire encore immature
- Forte dépendance aux hydrocarbures
Justification :
- Réseau ferroviaire bon
- Réseau routier correct
- Plusieurs ports importants
- Réseau électrique stable
- Internet performant
- Novosavodsk gèle l'hiver
- Forte dépendance à Rusalka
Justification :
- Productivité exceptionnelle (~63 €/h)
- Immigration positive
- Attractivité scientifique
- Grandes universités performantes
- Éducation de masse insuffisante
- Forte polarisation des qualifications
- Disparition récente de la classe moyenne
- Pénurie de travailleurs intermédiaires
Justification :
- Gouvernement efficace
- Justice efficace
- Contrats protégés
- Administration légère
- Création d'entreprise facile
- Instabilité politique chronique
- Changements de régime fréquents
- Corruption encore importante
Justification :
- Fiscalité encore compétitive aujourd'hui
- Zone spéciale de Rusalka
- Incitations R&D
- TVA modérée
- Hausse fiscale fortement probable
- Charges sociales en augmentation
- Incertitude sur la trajectoire future
- Risque de perte d'attractivité industrielle
Justification :
- Très flexible
- Productivité très élevée
- Dialogue social sain
- Chômage faible
- Pénurie massive de main-d'œuvre
- Forte probabilité de perte de fléxibilité
- Difficulté à recruter
- Immigration limitée par considérations culturelles
- Risque de ralentissement de la croissance
- Partie 2 : 88/100 → A-
- Partie 3 : 91/100 → A
- Partie 4 : 87/100 → A-
- Partie 5 : 82/100 → B+
- Partie 6 : 72/100 → B-
- Partie 7 : 78/100 → B
- Partie 8 : 83/100 → B+
A+ ≥ 95
A ≥ 90
A- ≥ 85
B+ ≥ 80
B ≥ 75
B- ≥ 70
C+ ≥ 65
C ≥ 60
C- ≥ 55
D+ ≥ 50
D = 45
D- ≥ 40
E+ ≥ 35
E ≥ 30
E- ≥ 25
F+ ≥ 20
F ≥ 15
F- ≥ 10
G+ ≥ 5
G ≥ 0