23/03/2019
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Communication avec la diplomatie - Page 4

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Donc tu sais lire

Donc tu sais lire ! Le PDG-Protecteur sait lire une proposition d'accord ! Tes négociations avec la R.U.P.K. s'engagent bien. N'y vois aucune malice, depuis ces derniers mois et j'espère d'ici à bientôt, voir l'arrogante mauvaise foi de la R.A.C. crever est le miel le plus doux.

Je ne m'étonne pas que tu ne relèves parmi mes corrections que ce point spécifique du transfert des colons de la Kabalie vers Mars. Je t'accorde le point : ils auraient en effet été déplacés. Déplacés, non pas chassés, car on leur offrait en échange un jardin bien plus vaste. Je m'étonne que les Lucifériens n'aient pas saisi l'opportunité de coloniser sous notre garantie leur planète tutélaire, un trophée incomparable par rapport à un bout de désert. Aussi folle qu'on la dise, c'était pourtant une proposition intelligente — et plus qu'équitable, en ce qui concerne la R.A.C., vu les clauses qu'on lui accordait en échange. Que ce pet dans le sable des sectateurs de Lucifer ne te décourage pas dans ta vénération du Porteur de Lumière. Transfert des colons, pacifique et réciproque à des garanties, ne vaut pas dans mon esprit « chasse » comme tu crois que l'Azur l'attend, alors que ce programme n'existe dans aucun texte du Pacte afaréen de sécurité. En revanche, comme tu as pu le lire, c'était le point numéro 1 du Plan M. Sa non-application est l'une des preuves que la R.A.C. n'en voulait pas, quoi que tu en dises, et alors même que plusieurs mois durant, les Afaréens ont respecté leurs propres points et ont attendu patiemment que les choses se mettent en place. Cette patience n'avait pas prévu d'honorer pour plusieurs années un pacte évidemment rejeté par la partie adverse. Évidemment rejeté car ton prédécesseur a très bien lu la proposition qui lui a été faite, tout comme tu aurais pu, en entrant en fonctions, la saisir au vol. Proposition lue et rejetée. Je ne sais pas si tu as croisé Bartholoméon de Petipont dans ta vie, mais tu lui ressembles beaucoup.

Je t'accorde un deuxième point : la R.A.C. n'est pas la seule persistance coloniale sur notre continent. Pour autant, ce constat n'en évacue pas ni la nécessité de traiter la R.A.C. toutes affaires cessantes, ni le caractère génocidaire de la R.A.C., spécificité qui la place au podium de l'ignominie. Si tu étais moins ignorant, si les planificateurs du projet CRAMOISIE© s'étaient un peu renseignés, tu saurais que la décolonisation de tous les territoires non-autonomes est promue par l'Azur depuis le premier jour. Ce n'est pas une instrumentalisation de sa part. L'Azur n'a pas vocation à se substituer à un processus international, nécessairement pluriel, espérons-le toujours pacifique, pour parvenir à la décolonisation de tous les territoires non-autonomes. Je m'étonne que ce soit toi qui accuses soudain le Diwan de manquer à ses propres priorités ; ne crains-tu pas qu'en accroissant son appétit anticolonial, le Diwan n'en soit que plus injuste et plus cruel avec la pauvre R.A.C. ? N'aies crainte.

Tu as raison de vouloir avancer ; pourtant c'est toi qui t'attaches au boulet qu'est le Conseil d'Administration, à la cause perdue qu'est Carnavale. Laisse-les et prends dans tes bras les partenaires qui peuvent véritablement contribuer à ta cause, celle de la réconciliation et de la reconstruction. Une première étape est toujours la justice, de sorte que les ferments de divisions soient purgés ; dans ton propre intérêt ne sous-estime pas les sages recommandations de la Déclaration. Mais rien de tout cela ne m'intéresse, tu ne penses qu'à l'ingénieurie. Les déserts sont un écosystème à ne pas sous-estimer et dans lequel les Carnavalais n'ont aucune expérience. Plutôt qu'à des trafiquants de drogue en carence de vitamine D, remets tes appels d'offre au génie azuréen. Ignorance toujours ! En Afarée nous savons depuis des lustres habiter les déserts et y cultiver tout ce qui est nécessaire.

Mais tu dis attendre que je te fasse des propositions. Elles n'arriveront pas, car la R.A.C. n'a jamais cherché d'autre place aux précédentes que dans la poubelle à panier de mini-basket. On ne peux pas tromper trois fois mille personnes. Tu peux en faire, si cela te chante, et tant qu'elles ignoreront ce qui t'a été très clairement statué comme une priorité pour nous, nous te redirigerons vers les clauses de la Déclaration : ouverture, désarmement, justice, réconciliation.

Dans l'intervalle, ne temporise pas. Nous souffrons assez des humiliations que la R.A.C. a infligé à nos tentatives de dialogue. La moindre d'entre elles n'étant pas le remplacement de ses cadres par des laquais indigènes dans ton genre, faisant soudain de la résolution de ce génocide colonial un problème interne aux Kabaliens. À travers toi qui occupes le dernier étage de la hiérarchie symbolique de tes actionnaires, toi qui est l'anus de la R.A.C. que nous sommes priés de considérer comme sa bouche, ce n'est rien d'autre que le prurit du colon qui se déverse sur nous. Pardonne qu'à présent nous nous écartions pour nous nettoyer. Prends note qu'être un anus n'est pas une position enviable quand du maître à l'esclave les rôles s'inversent.



L’écureuil dit : multiplie tes cachettes, et ta vie sera longue.
Proverbe tamasheq
https://i.imgur.com/HgV3HhF.pngAmastan Ag Amenay
Ministre des Affaires étrangères
26.09.2018
8025
GAUTHIERRY NIOBLE

https://www.lesuricate.org/wp-content/uploads/2022/12/tim-burton.jpeg



À Sa Seinteté le Pape Noir, Gilbert Camélia, de la Société Luciférienne Carnavalaise

Monsieur,

J'ai été saisi par mes clients, la rédaction du journal carnavalais La Cloche Fêlée, en vue d'intercéder auprès de vous pour que vous intercédiez auprès (1) des miliciens de la RAD impliqués dans l'opération de saisie du personnel de la rédaction de la Cloche, (2) du SAD-BB carnavalais, également impliqué et pour les mêmes raisons. Je suis également l'avocat de monsieur Julonin Venbranle, candidat aux élections municipales carnavalaises, mais je vous précise m'exprimer en mon nom seul en tant qu'avocat.

Mes clients estiment être victimes d'un saisie abusive et sur des motifs erronés. Le premier motif invoqué par le décisionnaire de cette opération, le juge Oscar Naval, est le soupçon de ralliement de La Cloche Fêlée aux intérêts de l'Azur en raison de la production d'un communiqué d'une entité nommée « Plateforme MÂAT », communiqué co-signé par La Cloche. Mes clients tiennent à rappeler les faits suivants : (1) ladite plateforme n'est en droit ni un consortium ni un conglomérat, et ne saurait être une voie d'association sur quelque plan administratif ou financier que ce soit entre La Cloche Fêlée et les 11 autres rédactions de presse concernées ; (2) ladite plateforme n'est pas une personne morale proprement dite, elle n'a ni adresse, ni organigramme, et ne relève pas plus de l'Azur que de Carnavale ; (3) la rédaction de La Cloche Fêlée souhaite faire parvenir à la connaissance du juge sa participation à une opération médiatique secrète à Carnavale visant à préserver le modèle carnavalais contre son effondrement moral, fait que pourront confirmer par ailleurs Monsieur Venbranle, ainsi que Mademoiselle Améthyste Castelage et et Monsieur Blaise Dalyoha qui sont avertis de cette opération, et qui est selon mon client de nature à laver la rédaction de La Cloche Fêlée de tout soupçon de collusion avec une entité étrangère suspecte de vouloir nuire aux intérêts des maisons Castelage et Dalyoha, et par capillarité, à ceux de la Société Luciférienne Carnavalaise et de la RAD.

Mes clients demandent à être relâchés. Tous honnêtes citoyens carnavalais, ils n'ont rien écrit ni fait de répréhensible au regard de la morale carnavalaise, comme l'attestera la lecture attentive de l'ensemble de leurs productions journalistiques. Au contraire, La Cloche Fêlée revendique un lien fort avec ses lecteurs, démontré par les accréditations obtenues par elle dans la couverture de divers événements du Tout-Carnavale. Ils se tiennent prêts à fournir au juge tous les éléments nécessaires à l'avancée de l'enquête portant sur les liens avec l'Azur, soupçon dont ils clament leur totale innocence. La rédaction explique sa participation à la « Plateforme MÂAT » par adhésion avec l'éthique journalistique proposée par cette plateforme, qu'ils disent avoir pensé messaliote au départ, en particulier en matière de publication de faits vérifiés et vérifiables, sourcés, et mis en cohérence avec le contexte. Selon mes clients, je cite, « la recrudescence d'informations complètement fausses, soit crânement affirmées, soit inoculée au lecteur par sous-entendu, la prolifération d'auteurs non professionnels écrivant n'importe quoi au mépris du contexte social, géographique, culturel, narratif des faits, l'invention pure et simple de faits destinés à des manipulations de l'information en contournement évidente des arbitrages définissant la réalité, l'abandon de l'éthique de bonne foi dans la recherche des sources [...] sont des menaces non seulement pour les établissements de presse rigoureux et professionnels dont le travail se trouve ainsi mis en concurrence avec une presse frelatée et de qualité inférieure, et leur modèle de croissance, mais aussi et surtout pour les lecteurs eux-mêmes, donc pour la société carnavalaise dans son ensemble, qui est la première bénéficiaire du travail professionnel de rédactions telles que La Cloche, et qu'on ne saurait laisser pâtir la société carnavalaise, du fait d'un laisser-aller complet sans discernement du vrai et du faux et sans stricte séparation entre les médias d'information carnavalaise et les officines de désinformation antiprofessionnelles, de la propagande étrangère, onédienne, azuréenne, ou de quelque autre puissance étrangère » ; mes clients ajoutent que « l'incrimination de La Cloche Fêlée n'est pas de nature à nous rassurer quant à la prise en compte réelle par le juge du risque d'intoxication informationnelle tel qu'il se présente [...] » bon je vous passe les détails ça ne nous intéresse pas c'est moi l'avocat c'est pas eux ah voilà et que, je les cite toujours, « [...] la rédaction de La Cloche Fêlée ne conçoit son adhésion aux principes d'"unité de faits" avec d'autres rédactions professionnelles que dans la perspective de défendre la pureté académique de l'information carnavalaise et, de ce fait, comme un rempart contre les fausses nouvelles diffusées par les ennemis du peuple carnavalais », citant au passage des faits non vérifiés produits selon eux par divers médias plus ou moins officiel et dont l'un des moindres n'est autre que la rumeur du dit « Lion de Dieu » sur laquelle la rédaction écrit : « simple rumeur [...] dont aucune trace sérieuse ne subsiste [...] basée sur aucun fait mais plus sûrement sur une hallucination collective liée à une intoxication informationnelle. » Par ailleurs mes clients souhaitent, en preuve de leur carnavalisme, mettre en avant « la tonalité, la mise en page, le sarcasme ludique, l'esthétique gothique et Belle Epoque, la valorisation du patrimoine linguistique, patronymique et culturel de Carnavale », qui plaident selon eux leur cause en vue d'être reconnus « innocents des soupçons d'allégeance étrangère ou d'éthique infidèle à la Principauté » ; ces journaleux se permettent même d'écrire, ce que je vous rapporte pour éclairer votre matinée, « que le style littéraire de La Cloche Fêlée est, plus que tout autre, uniquement et authentiquement carnavalais, et en tant que tel, irremplaçable et inimitable. » Voilà pour la version de mes clients, qu'il n'est pas entendu question de substituer à l'enquête, mais qui apporte un complément important pour son avancée.

Monsieur le Pape Noir, je vous fait savoir mon intention de proposer un accord à l'amiable au juge Oscar Navale avec mes clients, en vue de mettre fin aux poursuites à l'encontre de la rédaction. Cet accord à l'amiable consisterait à obtenir, à travers un communiqué de la rédaction de La Cloche Fêlée, des excuses publiques, une condamnation du communiqué et des principes de la « Plateforme MÂAT » — en particulier le renoncement à cet espèce de délire halluciné sur la Vérité, qui est, permettez-moi de l'inciser en tant que juriste de profession, donc spécialiste du processus d'établissement des faits au regard de la loi, une idée mortifère et antisociale propre aux idéologies totalitaires, et en cela le juge Oscar Navale a eu bien raison d'agir promptement de sorte à faire un exemple — établissant bien que La Cloche Fêlée est un journal carnavalais respectable, qui a toujours bien choisi ses sujets et ses sources, ce que le juge pourrait officiellement reconnaître ; en échange de quoi, mes clients s'abstiendront évidemment de tout commentaire contraire à l'esprit du juge, et délivrerons dans leurs colonnes un récit homogène à ce que Votre Seinteté voudra lire, ou bien pas de récit du tout, selon ce qui sierra à Votre Seinteté.

De cet accord à l'amiable, et la presse, et la justice, et l'intégrité morale de Carnavale en sortiront grandi, ce qui ne saurait être au déplaisir de Votre Seinteté, et qui nous épargnerait le douloureux spectacle de voir un journal amusant et fidèle subir les foudres d'une opération qui, pour nécessaire qu'elle soit, n'en demeure pas moins excessivement médiatisée, comme le témoigne l'article du Papier de Verre, qui n'a pas été porté à la connaissance de mes clients à ce jour, ceux-ci se trouvant en détention ; mais qui nuit indiscutablement à la réputation de mes clients dans la mesure où ceux-ci proclament leur innocence des faits qui leur sont reprochés, et dans la mesure où l'article en question suggère sans trop s'embarrasser d'attendre les conclusions de l'enquête et sans citer in extenso l'avis du juge que La Cloche Fêlée est une officine liée à l'Azur, chose qu'à ce stade de l'enquête la justice n'a pas établie. Je souligne à votre esprit que la conclusion d'un accord à l'amiable entre le juge Navale et mes clients permettrait d'inclure aux engagements pris par la rédaction de la Cloche des clauses de renoncement à toute poursuite journalistique ou judiciaire contre le Papier de Verre pour, par exemple si l'enquête conclue à l'innocence de la Cloche, éviter la tenue d'un crêpage de chignon médiatico-judiciaire entre deux établissements de presse, car l'heure n'est pas à la division.

Espérant que Votre Seinteté considérera ma requête avec intérêt, vous priant de bien vouloir accepter la proposition de votre très humble serviteur que je suis moi-même, et sauf perquisition à mon domicile et découverte d'un hijab dans mon placard de cross-dressing par les services de la Principauté ou de la RAD, toujours authentiquement carnavalais, je vous adresse mes plus fraternelles salutations.

Votre dévoué,


Maître Gauthierry Nioble
Avocat au Barreau du Matein

Cabinet Nioble, 87ème étage, Tour de Fonde-Tein,
Quartier des Doryphores
Carnavale
5071
Bureau des Affaires Étrangères du Royaume de Finejouri

Très chers homologues,

Nous avons bien reçu votre missive et, en la voyant, nous constatons la continuité des visages passés de l’ex Cramoisie, comme le fait de continuer à se victimiser, de tourner certaines paroles, actes et événements dans n’importe quel sens pour ensuite les renvoyer comme bon vous semble. Par cette missive que vous nous avez envoyée, il est clair que, comme vos prédécesseurs, vous vous voilez encore la face.

Pour commencer, vous dites : "Votre nation s'est parjurée à plusieurs reprises. Elle avait proposé à Son Excellence Monseigneur Bartholoméon de Petipont deux ans pour construire une arche, ce que mon prédécesseur a fait, puis elle est revenue sur ses engagements. Le Finejouri ne peut, dès lors, plus être considéré comme un interlocuteur légitime et fiable diplomatiquement puisque votre parole ne vaut rien. Voilà la raison de notre silence." Or, pour essayer de vous mettre dans le chemin de la vérité, sachez que oui, nous avons voté pour le Plan M mais que l'on soit bien d’accord, "nous" signifie le PAS, donc tous ses membres. Oui, le P.A.S. a décidé, pour des raisons que vous pouvez consulter, de passer au Plan R. Mais encore une fois, c’est le P.A.S. qui a décidé cela, et comme nous l’avons dis à vos prédécesseurs, le P.A.S. est une organisation juste et équitable qui ne met en place que des actions par des votes. Concernant le passage d’un Plan M au Plan R, il y a eu un vote et là aussi, vous pourrez vous renseigner, toutes les nations n’ont pas voté pour le passage à ce plan, et Finejouri en fait partie. Donc faire des généralités fausses pour espérer obtenir une reconsidération ne marche pas avec nous, et cela depuis longtemps, enfin depuis que nous échangeons avec les différents visages de l’ex Cramoisie.

Vous parlez ensuite du PAS. Vous ne voulez pas le reconnaître, et cela est votre choix et vous en avez le droit. Sauf que, encore une fois, s’intégrer dans le continent ne signifie pas être intégré par trois ou quatre nations, et vous le savez. Je vous rappelle aussi, car là encore j’ai l’impression d’entendre vos prédécesseurs, Finejouri n’est pas sous la tutelle de l’Azur. Pour rappel, le P.A.S. est certes une idée de l’Azur, mais le Finejouri comme l’Antérie l’ont construit aux côtés de l’Azur. Et encore une fois, je vous le rappelle, c’est une organisation qui s’organise autour du vote et du dialogue. Donc non, l’Azur n’est pas dans l’ombre des nations membres du PAS, car chacun vote en son âme et conscience et chaque vote relève donc de la responsabilité pleine et entière des nations en question. Concernant les pourparlers avec l’Althalj, oui, vous avez été invité en tant qu’observateur, mais des questions étaient directement adressées à vous. Là aussi, si vous vouliez faire bouger les choses, vous auriez dû émettre un communiqué qui aurait pu apporter les réponses à ces questions et montrer votre volonté de faire avancer les choses. Cela n’a pas été fait.

Pour continuer, vous nous dites que vous avez mis en place diverses actions pour les Kabaliens. Mais comme dit dans notre précédente missive, où sont les actes ? Où sont les invitations au prêt d’organismes étatiques ou indépendants étrangers pour aller constater et recenser cela pour la communauté afaréenne ?
Vous nous demandez ensuite certaines actions, mais là aussi, on vous renvoie à notre précédente missive, vous n’êtes plus en position d’attendre ni de demander des actes de la part des autres nations, surtout dans un contexte où vous ne fait aucun acte concret pour promouvoir la paix et la stabilité continentale.
Aujourd’hui, il convient d’être parfaitement clair. Vous n’êtes plus en position de vous adresser comme vous le faites envers d’autres nations, et encore moins envers Finejouri. La paix de votre nation n’est plus entre vos mains, elle est entre nos mains et celle de l'althaj. le Finejouri ne tolérera plus aucune posture de supériorité, aucun sous-entendu de victimisation, de retournement de situation ou d’intouchabilité. Le temps de la terreur est révolu car un pas de travers de votre part et vous le savez très bien précipiterai les choses que se soit à l échelle continental et mondial car vous perdrez vos dernier soutient.
Aux yeux de la communauté régionale, le Royaume de Finejouri n’a rien à se reprocher et c'est la que réside notre force et notre intouchabilité, car nous avons libéré des nations du colonialisme, nous luttons contre le terrorisme et les menaces émergentes, et nous participons activement à la diplomatie continentale. Votre état, en revanche, doit encore reconstruire sa crédibilité et prouver sa volonté de rupture avec le passé.

Vous nous dites ensuite que vous voulez changer les choses ? Alors agissez enfin. Rompez définitivement avec les pratiques de vos prédécesseurs. Vous n’êtes pas responsable des erreurs passées, mais à cause de ces erreurs, vous n’êtes plus en position d’agir, de négocier, ni de demander des actes aux autres nations, et surtout vous n’êtes plus en position de parler comme vous le faites. Les coups de pression, les menaces et votre blocage face aux propositions de paix ne feraient que précipiter votre perte de reconnaissance par le Royaume de Finejouri et l’Althalj, les deux seules nations afaréennes capables de maintenir la stabilité et d’éviter un conflit avec le PAS car oui comme vous l'avez dis le Royaume de Finejouri est la seul nation de l'ouest à être dans le P.A.S. donc la seul nation légitime à gérer les actions du P.A.S. dans cette région.

Par cette missive, nous ne voulons pas envenimer la situation. Nous restons dans une optique de sincérité et de franchise. Oui, votre nomination a lieu dans un moment particulièrement délicat, et il vous appartient désormais de rétablir un équilibre crédible et durable, par des actes concrets et mesurables, et non par des paroles seules.

En espérant que cette missive serte répétitive dans ces propos puissent faire avancer les choses.


Cordialement,

Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
 logo affaire étrangère
2850

Nos chaleureuses salutations au PDG Protecteur Balsilek Ishak de la République Actionnariale du Désert Rouge,

Votre élection à la tête de la nation est un acte fort qui se doit d'être positif face aux difficultés auxquelles la Kabalie Rouge fait face.
La perte du dirigeant Bartholoméon Petipont, qui avait permi aux Tamurt n Althalj de trouver une logique commune et d'apaisement, et la nouvelle direction que vous insufflerez, engageront les mêmes confiances qui ont été attribuées.
Vous serez sans doute accablé par les demandes incessantes de faire avancer la mise en condamnation des responsables des hécatombes et spoliations lors de la création de la Cramoisie initiale.
Nous n'y dérogerons pas, bien que le dirigeant Bartholoméon Petipont apportait une vision claire de la nécessité d'aller de l'avant tout en permettant en parallèle aux citoyens écarlates, de même qu'à la communauté internationale, d'obtenir l'esprit de justice et d'équité face à l'horreur du massacre.
La Kabalie Rouge dispose de multiples priorités et nous comprenons l'importance de ne pas laisser un tel sujet corrompre la quiétude et l'espoir de votre arrivée à sa direction.

Les Tamurt n Althalj ont besoin de comprendre plus amplement les évolutions Kabaliennes, tant au niveau sociétal, économique, technologique, environnemental, culturel et politique.
La distinction entre une nation traditionnelle et une nation réformatrice est claire, néanmoins l'ampleur de la reconstruction écarlate est telle qu'elle fascine et soulève de nombreuses questions quant à sa faisabilité ou son factuel.
Loin d'Icemlet de vouloir fouler les chemins de la reconstruction de la Kabalie Rouge, toutefois les Tamurt n Althalj seraient enchantées, en tant qu'actionnaire minoritaire et voisine Afaréenne, de pouvoir envoyer des observatrices et comprendre les liens qui se tisseront avec le temps et les opportunités qui se dessinent d'ores et déjà.

Nous avons apprécié la retenue de votre représentant lors des discussions organisées à la Khaïma avec le Pacte Afaréen de Sécurité.
Nul doute que son silence sera noté par les invités, néanmoins les invectives des uns n'auront pas permis une continuation des discussions sans la posture d'observation que fut celle de la Kabalie Rouge.
Les inquiétudes des Tamurt n Althalj quant à la suite donnée par le PAS ont été partagées et le Royaume du Finejouri nous a contacté ultérieurement pour continuer et favoriser la diplomatie et les discussions afin de rejeter, espérons le, l'acte militaire.
L'Althalj a pris la direction du FCAN, correspondant à ma posture vis à vis de votre nation. Ainsi nous devons travailler de concert afin de rassurer quant aux intentions et aux actions immédiates et futures pour vos citoyens et l'Afarée du Nord Ouest.

Les Tamurt n Althalj continueront de communiquer avec le PAS sur l'importance de garder un cap diplomatique et d'éviter l'entonnoir que confèrent les émotions et l'oblique.

Notre culture et nos valeurs auront été chamboulées par la création sanglante et brutale de la Cramoisie.
Nous abondons néanmoins vers l'ouverture d'esprit où l'antiparticule est l'agoniste de l'Afarée du Nord Ouest malgré l'arrachement de son environnement et de peuples autochtones.
Le passé ne sera jamais effacé. A travers les actes réfléchis et droits, l'Afarée en sera apaisée.


Plénitude et paix intérieure,



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NOTE DIPLOMATIQUE KABALIENNE
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Drapeau
« Plusieurs clans kabaliens, une seule Kabalie. Et unité des Peuples, Justice pour Tous »
Proclamée à Azour, le 6 janvier 2018

République unie des peuples des clans de Kabalie de l’Ouest et de l’Est (RUPK)

Émetteur : Vilo Colo, Consul exécutif (mandat du 6 janvier 2019 au 6 janvier 2020)
Destinataire : Balsilek Ishak, PDG-protecteur de la Cramoisie (Vrai nom : ERLM)
Objet : Réponse à votre charmante demande de discussion,
Date : 07.11.2018


Chère ami,
Chère frère,
Chère être magnifique,

Bref, chère PDG-protecteur,

Je puis être heureux de constater votre missive. Vraiment, j’ai été saisi d’une immense joie, une joie unique en son genre. Je vous le dis, et j’insiste : je ne suis pas seulement heureux, je suis comblé d’avoir pu lire votre demande de discussion. Après tout, comme vous le savez, il est toujours agréable de vous voir tenter la voie diplomatique avant d’envisager un massacre de masse, ou quelque autre démonstration de force.

Quelle joie, surtout, de voir un drôle d’État comme la vôtre, enfin, État, vous en conviendrez, n’est sans doute pas le terme le plus adapté. Daigner nous écrire après n'avoir commis, en somme, pas grand-chose... seulement un génocide. Daigner passer par la voie diplomatique après un génocide : a-t-on vu plus grande ouverture d’âme, ou d’esprit, en ce monde ? Oh, je ne crois pas, mon ami. Je ne le crois pas.

Je suis tout à fait heureux d’avoir reçu votre sainte et divine missive nous apportant un prémisse de ce qu'est la civilisation, vraiment. Et j’insiste encore une fois, je le redis, je le réaffirme : je suis dans une joie des plus grandes. Vraiment, j’insiste sur ce terme. Vous réjouissez tous les Kabaliens, vous qui daignez vous présenter depuis un rang supérieur, presque celui des dieux, pour écrire à de simples mortels.

Le fait que vous vous intéressiez à notre pauvre continent, soit dit en passant, manquant de tout, de technologie, de civilités, et surtout de ressources... est touchant. D’autant plus touchant que vous semblez vouloir nous amener avec enthousiasme du gaz (nous avons dèja du pétrole, mais grâce à votre grande bonté, nous disposons maintenant d'une grande quantité de gaz à l'est, avec des Cratères en bonus). Pour cela, nous vous remercions donc, sincèrement, de nous avoir "apporté" ce qui se trouvait déjà chez nous, mais en sol et pas en surface. Pour tout cela, vraiment, merci de votre présence.

Vous conviendrez cependant que, depuis le début de cette missive, je me fiche de vous. Car lorsque nous avons lu la vôtre, nous avons d’abord cru à une plaisanterie. Une plaisanterie de très mauvais goût, à la limite d'un foutage de... je ne finirai pas la phrase, vous en connaissez la suite. Et pourtant, remarquez-le : je vous réponds. Je vous fais même l’honneur d’une forme de respect. Preuve qu’une civilisation existe belle et bien ici, même lorsque la vôtre paraît s’être dissoute dans ses propres contradictions. Comme dirait certains jeunes d’Eurysien(ne)s RIP CARNAVALE. [ :) ]

Bien évidemment qu'il faut parler de Carnavale, bien évidemment. L’OND est passée par là, suite à ce que vous avez infligé à d’autres (Empire du Nord) et reproduis ici. Disons-le simplement : vous avez récolté ce que vous semiez, et vous faites désormais comme si vous n’aviez jamais tenu la faux.

Maintenant, je vais être clair, et concis.

La Kabalie est unique, une, unie et indivisible. Il peut exister des territoires culturellement kabaliens, des influences, des présences commerciales, des arrangements historiques. Vous mentionnerez sans doute Fortuna : oui, effectivement. Mais Fortuna relevait de comptoirs commerciaux, établis par le commerce ou par la force, et surtout : cela n’a pas commencé par un massacre de masse. Voilà la différence. Vous, vous n’avez pas tenté de commercer avec nous. Vous avez bombardé. Vous comprendrez donc que nous soyons, non pas "légèrement choqués", mais parfaitement lucides quant à la nature de votre implantation.

Notre Sénat est, sur ce point, d’une unité rare.

Il n’y a qu’une seule Kabalie, et il n’y en aura qu’une seule. Nous vous considérons donc pour ce que vous êtes : une entité installée illégalement sur des terres qui ne lui appartiennent pas, et qui tente ensuite de normaliser sa présence par des mots, des titres et des couleurs. Ainsi, nous vous désignerons comme ERLM, Génocidaires, Massacreurs, Tueurs de Masses etc...Voilà comment nous vous désignerons. Voilà la seule base possible.

Et pour conclure, et répondre à votre demande, que vous comprendrez aisément comme absurde à nos yeux, nous vous dirons ceci : ne vous appelez pas "Kabalie rouge". Vous n’avez rien de kabalien. Quant au "rouge", libre à vous de le conserver, puisqu’il vous va si bien (le sang). Mais ne vous attendez pas à ce que nous validions une fiction sémantique destinée à masquer la réalité. On vous conseil alors de vous renommer Entreprise Rouge Livreuse de Morts (ERLM).

Sachez-le : il n’y a qu’une seule Kabalie. L’Ouest et l’Est sont unis. Si nous insistons sur ces termes, ce n’est pas par goût de la répétition, mais parce que votre présence illégale nous oblige à rappeler l’évidence. Et lorsque vous aurez daigné partir, ou lorsque vous en aurez été chassés, puisque oui, cela arrivera, la Kabalie reprendra pleinement ses droits. Je vous l’assure. Je vous le confirme.

Je vous souhaite une bonne continuation. C’est faux, bien évidemment.

Au revoir.

Vilo Colo, dirigeant de toute la Kabalie, puisqu’il n’y a qu’une seule Kabalie, unie.

Fin de note diplomatique de la RUPK
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NOTE DIPLOMATIQUE KABALIENNE
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Drapeau
« Plusieurs clans kabaliens, une seule Kabalie. Et unité des Peuples, Justice pour Tous »
Proclamée à Azour, le 6 janvier 2018

République unie des peuples des clans de Kabalie de l’Ouest et de l’Est (RUPK)

Émetteur : Vilo Colo, Consul exécutif (mandat du 6 janvier 2019 au 6 janvier 2020)
Destinataire : Balsilek Ishak, PDG-protecteur de la Cramoisie, dites Kabalie rouge
Objet : Conditions préalables à toute discussion diplomatique et perspective de réunification
Date : 08.11.2018

Chère Balsilek Ishak,

Nous entendons votre réponse, mais nous vous prions de comprendre la colère que nous avons proférés à la lecture de votre missive. Comprenez-le : un génocide a eu lieu sur les terres kabaliennes. Il ne s’agit pas d’un détail, ni d’un différend parmi d’autres ; il s’agit d’un fait fondateur qui conditionne nécessairement toute discussion.

Vous affirmez aujourd’hui vous dire Kabalien plutôt que Cramoisien. Je prends acte de cette information. Mais si vous souhaitez ouvrir un canal diplomatique, il vous appartient désormais d’apporter des garanties claires, sur des points précis.

Premièrement : vous ne dépendez plus de Carnavale, ni politiquement, ni militairement, ni financièrement, ni par l’intermédiaire d’actionnaires, de Protecteurs ou de structures de tutelle.

Deuxièmement : vous confirmez explicitement qu’un Kabalien dirige effectivement cette entité, et vous reconnaissez vous-même que l’entreprise cramoisienne, dans sa phase initiale, a commis un génocide sur ces terres.

Si ces deux points sont reconnus, alors nous serons ouverts à l’existence d’un cadre diplomatique. Ce cadre pourra être froid au début, voire hostile, cela est plausible ; mais il pourra exister, et il pourra servir à clarifier les faits, les responsabilités, et les perspectives.

Nous souhaitons également rappeler un point fondamental : la question de l’unité Kabalienne ne commence pas aujourd’hui. Votre formulation laisse entendre que vous oubliez l’existence des précédentes tentatives d’unité et de souveraineté, notamment la République des Trois Lunes, entité imparfaite, certes, non fonctionnelle de fait, mais qui proclamait une unité. Sa chute est liée à l’invasion cramoisienne et carnavalienne ; et cette chute est, elle aussi, un fait historique.

Dès lors, nous posons une hypothèse politique, que nous assumons clairement : nous sommes prêts à discuter d’une réunification, en envisageant que la Kabalie de l’Est puisse devenir une zone territoriale particulière, dotée de dispositions spécifiques à définir. Un tel cadre, s’il était accepté et construit, permettrait que vos représentants siègent au Sénat, siègent au Conseil de la Plèbe, puissent prétendre aux fonctions de Consul ou de Tribun, et que les chefs de clans épargnés puissent présenter leur candidature pour rejoindre le Conseil des chefs de clans. Tout cela peut être envisagé.

Nous reconnaissons aussi une réalité humaine : depuis l’occupation, des populations se sont installées, notamment des Cramoisiens. Nous ne forcerons personne à rester. Ceux qui souhaitent partir le pourront ; ceux qui restent devront être intégrés dans un cadre légal, défini, et pacifique, selon des modalités à discuter.

Mais une réunification ne peut exister sans un socle de vérité. C’est pourquoi nous vous demandons de reconnaître formellement les points suivants :

— que l’action de l’OND envers Carnavale était légitime ;
— que la Cramoisie s’est initialement établie par le biais d’un génocide ;
— que l’entité actuelle, quelle que soit l’appellation qu’elle se donne, n’est ni un État cramoisien ni un Etat carnavalais, mais une réalité Kabalienne marquée par ce génocide et contrainte d’en porter l’héritage ;
— enfin, que tous les Afaréens et toutes les Afaréennes sont égaux, et égaux à toute l’humanité.

Si ces éléments sont reconnus clairement, nous serons ouverts à la diplomatie : à l’ouverture d’un canal, à une clarification des statuts, et à l’étude d’une unité Kabalienne retrouvée, renouvelée et pacifique.

Dans l’attente de vos réponses sur ces points précis.

Vilo Colo, Consul exécutif

Fin de note diplomatique de la RUPK
8491
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NOTE DIPLOMATIQUE KABALIENNE
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Drapeau
« Plusieurs clans kabaliens, une seule Kabalie. Et unité des Peuples, Justice pour Tous »
Proclamée à Azour, le 6 janvier 2018

République unie des peuples des clans de Kabalie de l’Ouest et de l’Est (RUPK)

Émetteur : Vilo Colo, Consul exécutif (mandat du 6 janvier 2019 au 6 janvier 2020)
Destinataire : Balsilek Ishak, signataire en qualité de PDG protecteur de la Cramoisie
Objet : Réponse sur la transition, la décolonisation et la coopération économique
Date : 01.12.2018

Votre réponse est reçue. Vous exposez une dépendance massive à Carnavale, vous affirmez que votre sécurité et votre survie économique reposent sur cette présence, et vous posez des garanties. Nous allons répondre uniquement sur les points concrets, et proposer un chemin praticable.

D’abord, sur notre nature politique, puisque vous opposez vos institutions aux nôtres. La RUPK ne s’est pas construite sur une fiction. Notre système politique s’est construit par l’aval des soixante-dix clans. Un clan recouvre généralement trois réalités sociales : une classe dite noble, composée des pères du clan et des lignages fondateurs reconnus par l’ensemble du corps clanique, une population plébéienne au sens civique, et une classe riche que nous avons appelée chevaliers, parce que, historiquement, les plus riches étaient ceux qui possédaient des chevaux. Cela n’a rien d’insultant. Cela décrit une structure sociale. L’égalité parfaite à cent pour cent n’est pas le socle culturel kabalien tel que nous le connaissons, sauf à intégrer d’autres cultures ou doctrines. Cette précision n’est pas un jugement, elle sert à dire ceci : votre égalitarisme proclamé n’autorise pas, à lui seul, à disqualifier notre système, pas plus que notre système n’autorise à disqualifier le vôtre. La discussion doit donc porter sur des mécanismes concrets, pas sur des slogans.

Ensuite, sur votre point central, la dépendance à Carnavale. Vous dites que si vous cessez de travailler avec les natifs de Carnavale, l’économie s’effondre, les hôpitaux cessent, l’électricité se coupe, et la transition devient impossible. Nous entendons cela, et c’est précisément pour cette raison que notre proposition n’a jamais été une rupture brutale. Elle est une transition. Une substitution progressive. Une sortie de dépendance par étapes.

Premier point de notre proposition, et vous devez l’entendre comme un outil de stabilisation, pas comme une punition : nous proposons un accord d’importation via la Kabalie afin de remplacer Carnavale progressivement. Importations venant de l’Afarée du Nord en général. L’objectif est double. D’une part, éviter que vous deveniez dépendants d’une organisation unique, qu’elle s’appelle OND ou toute autre structure susceptible, un jour, de changer d’attitude. D’autre part, contribuer à votre autonomisation, à votre capacité à produire, à améliorer la vie, et à faire en sorte que la Kabalie de l’Est puisse, à terme, se suffire à elle-même avec ses propres ressources. Nos lois économiques sont précisément conçues pour organiser ce type de flux, de manière contrôlée et progressive. Nous sommes prêts à négocier ce mécanisme, poste par poste, secteur par secteur, avec un calendrier réaliste.

Deuxième point, complémentaire et concret : nous proposons l’envoi d’Afaréens et surtout de Kabaliens de l’Est afin de remplacer progressivement les personnels carnavalais dans les secteurs vitaux, à commencer par les hôpitaux et l’énergie. Votre propre message montre que vous êtes prisonniers d’une dépendance technique. La réponse logique, si vous voulez sortir de cette dépendance, est de remplacer le savoir-faire carnavalais par un savoir-faire kabalien et afaréen. Nous avons l’intention de produire massivement des panneaux solaires. Nous pourrons, à mesure que l’infrastructure se mettra en place, transmettre de l’électricité, soutenir les réseaux, et éviter que l’énergie ne reste un levier d’influence extérieur. Cette trajectoire doit servir aussi un objectif de dépollution et de reconstruction écologique du désert, parce qu’une terre détruite n’est pas une paix, c’est une cicatrice permanente. Là encore, tout cela se fait dans le temps. Pas en une semaine. Mais cela doit commencer.

Troisième point, qui répond directement à votre logique de blocus et de pression : notre État demeure en dialogue avec l’OND, avec le Pacte, et avec de nombreux pays, dont certains vous sont hostiles. Nous proposons donc une négociation de désescalade et de déverrouillage progressif. Nous ne ferons pas une dénonciation brutale et stérile des pressions, parce qu’une dénonciation pure et dure ne sert à rien si elle ne produit pas une solution. Si nous allons voir l’OND ou d’autres États en leur disant d’arrêter la pression, nous récolterons un rejet et vous n’aurez rien gagné. En revanche, si nous allons les voir avec un plan, un calendrier, un accord de transition, des étapes mesurables, alors une négociation devient possible. C’est cette méthode que nous proposons. L’objectif est de faire sauter progressivement les verrous qui empêchent la transition, sans exiger un renoncement total et immédiat des acteurs extérieurs.

Sur les prix et la dépendance commerciale, nous réaffirmons un engagement simple : aucune hausse de prix ne sera effectuée dans le mécanisme d’importation que nous proposons. Un exemple suffit. Si nous achetons un produit à un prix donné à Fortuna ou ailleurs, nous vous le revendrons au même prix. La Kabalie ne cherchera pas à faire du profit sur votre transition. Nous voulons casser une dépendance, pas la remplacer par une rente. Ce point est essentiel, et il est non négociable de notre côté.

Sur la décolonisation, nous vous le disons clairement, parce que votre exigence est trop large : nous reconnaîtrons que la Kabalie de l’Est est un interlocuteur légitime pour négocier et organiser une décolonisation, mais cette décolonisation doit se faire avec la participation de la République de Kabalie, c’est-à-dire l’État kabalien légitime, et dans une mise en commun des intérêts. Une indépendance totale construite contre l’unité kabalienne serait absurde et contre-productive. Si vous refusez ce point précis, nous aurons des doutes sérieux sur vos objectifs futurs. Nous ne sacrifions pas l’unité kabalienne pour obtenir une simple pause de confort.

Sur la souveraineté séparée et vos garanties d’indépendance totale, nous sommes cohérents : nous ne pouvons pas accepter une garantie d’indépendance totale de votre entité. Ce n’est pas envisageable pour nous. Nous pouvons discuter d’un accord sur le désert, de mécanismes de reconstruction, de coopération, de statuts particuliers, mais pas d’une séparation définitive. Une partie de la partition sera rejetée, parce que la partition est précisément le cœur du problème.

Vous indiquez accepter un accord de coopération économique et un accord de libre-échange. Très bien. Nous intégrons donc l’accord de libre-échange dans le paquet d’accord global, comme un point supplémentaire structurant, en cohérence avec les deux premiers volets importation et substitution des dépendances.

Concernant la formation militaire, vous affirmez que la paix passerait par la possibilité de former une armée. Nous ne rentrerons pas dans une logique où le réarmement devient le préalable à tout. En revanche, nous vous proposons un mécanisme qui sert votre objectif réel, qui est de sortir d’une armée fondée sur des natifs carnavalais : nous avons l’intention de faire former nos troupes par l’Azur, avec qui nous avons des liens. Une fois nos forces formées, nous pourrons organiser des exercices communs entre nos deux armées, afin de créer une doctrine de défense, de survie et de stabilisation, sans que l’Azur n’ait à intervenir directement. L’idée est simple : construire des forces kabaliennes autonomes et autosuffisantes, capables de protéger les civils et de tenir un cadre. Ce point doit être progressif et encadré. Il ne s’agit pas d’imposer l’Azur chez vous, il s’agit de construire une capacité kabalienne qui remplace, dans le temps, la dépendance carnavalienne.

Vous évoquez aussi la question de la présence des Carnavalais et des Kabaliens de l’Est. Nous le disons sans détour : notre entité politique démocratique, qui fait participer chaque groupe à sa place, pourra accueillir la présence de populations diverses, car les clans de l’Est existent et la société kabalienne est plurielle. Mais tout cela suppose une trajectoire de réunification, pas une sanctuarisation séparée.

Enfin, vous proposez une idée symbolique forte sur le nom. Nous y répondons franchement : pourquoi ne pas porter le même nom. Pourquoi ne pas vous renommer République unie des peuples des clans de Kabalie de l’Ouest et de l’Est. Ce serait extrêmement fort à l’international. Ce serait un signal immédiat que votre entité n’est pas fermée, qu’elle accepte l’idée d’un cadre commun, et que la négociation est réelle. Cela aiderait mécaniquement, dans nos discussions externes, à faire comprendre que la réunification est l’horizon, et non la séparation. Qu’en pensez-vous.

Nous concluons simplement. Votre message décrit une dépendance et demande des garanties. Notre réponse propose un accord de transition, long terme, en plusieurs volets : importations de substitution, remplacement progressif des personnels carnavalais par des Afaréens et des Kabaliens, stabilisation énergétique par solaire, négociations externes pour desserrer des pressions par méthode et non par dénonciation brute, absence totale de marge commerciale dans l’intermédiation, décolonisation organisée avec participation de la République de Kabalie, refus de l’indépendance totale, et ouverture d’un cadre de coopération économique et de libre-échange.

Si vous acceptez ce paquet comme base de négociation, nous pouvons avancer. Si vous refusez le principe de participation de l’État kabalien légitime à la décolonisation, ou si vous exigez une souveraineté séparée garantie, alors la discussion n’aura pas d’issue.

Dans l’attente de votre position sur ces points précis.

Vilo Colo, Consul exécutif

Fin de note diplomatique de la RUPK
1107
Vous avez un nouveau message vocal !


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Message vocal écrit


Vous avez transformé la vie en cendres et la terre en un désert écarlate, prétendant agir au nom d'un salut divin. Il est donc juste que l'Empire, dans sa quête d'excellence et de protection des peuples libres, réponde à votre science occulte par une science exacte : celle de la destruction simple.

Puisque vous avez fait du continent d'Afarée votre laboratoire à ciel ouvert, nous avons décidé, par une grâce dont seul l'Empire est capable, de vous offrir le rôle de sujet d'estude principal pour nos nouvelles technologies de dernière génération.

Sachez que nos missiles balistiques, actuellement positionnés, ont été calibrés. Leurs calculateurs de trajectoire ne connaissent pas le doute. Ils ne cherchent pas à « convertir » ou à « sauver » des âmes ; ils cherchent à détruire.

Nous nous ferons une joie de tester la résistance de vos villes. Considérez chaque impact à venir non pas comme une agression, mais comme une évaluation technique.

Ne cherchez pas de diplomatie. Il n'y en a pas. Il n'y a que le prix à payer.

La grâce de Churaynn s'abat sur vous. Elle sera rapide, précise et terminale.

La pluie de bombes.



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Le Sadr, Empire Islamique de Churaynn

1250
Bureau des Affaires Etrangères du Finejouri

Très chers homolgues,

Le Royaume de Finejouri a pris connaissance de votre message avec la plus grande attention. Nous souhaitons rappeler avec clarté que la présence d’unités provenant de Churaynn sur notre territoire ne saurait en aucun cas être interprétée comme une volonté du Pacte Afaréen de Sécurité d’entrer en guerre contre la Kabalie rouge. À l’heure actuelle, seule l’autorité churaynne a publiquement adopté une posture belliqueuse ; celle-ci ne reflète ni la position du PAS dans son ensemble ni celle du Finejouri. Le gouvernement finejourien tient également à souligner que la gestion de cette situation relève de sa pleine souveraineté et que les dispositions nécessaires sont prises afin que toute présence militaire étrangère sur notre territoire demeure strictement encadrée. La posture du Finejouri reste exclusivement défensive et vise uniquement à garantir la sécurité de sa population et la stabilité régionale. En conséquence, aucune opération offensive contre la Kabalie rouge ne sera conduite depuis notre territoire. Le Royaume demeure attaché à la désescalade et à la préservation de la paix sur le continent afaréen, et espère que l’ensemble des acteurs concernés sauront agir avec la même responsabilité dans les jours à venir.

Cordialement,

Mdm Linehart Conseillère des Affaires étrangères au prêt de Sa Majesté Louis II Roi de Finejouri logo affaire étrangère
1904
https://i.imgur.com/AEzFR2S.png

Citoyen,

Je suis Styx Notario. Représentante de la Volonté Publique auprès de la Magistrature et, en ce qui nous concerne, commissaire suppléante à la Sûreté. En d'autres termes, plus ou moins votre homologue au sein de l'Union.

Le destin de la Kabalie rouge est manifestement tortueux. D'autant plus qu'il réveille à la fois toute la capacité de haine et d'hypocrisie de certaines des puissances Afaréennes les plus traditionalistes dans leur approche des questions régionales. Il est très regrettable que l'irrespect manifeste de ces puissances pour les efforts menés par la Tamurt n Althalj nous impose de telle extrémités.

La Répubique Kabalienne est, nous le savons, en voie de s'amer. Ils sont près à dépenser plusieurs dizaines de milliers d'unité internationale dans nos industries militaires. De là nous pouvons supposer qu'ils n'hésiteront pas à en dépenser autant sinon plus dans celles d'autres pays rivaux, ou offrant de meilleurs prix sur les mêmes gammes de système d'arme. Il existe cependant une fenêtre de tir que nous devons effectivement exploiter.

Des vols réguliers relient la base Carnavalaise aux Communes de Gokiary, où sont situés les entrepôts logistiques dédiés. De la même manière, des vols réguliers relient Gokiary au Byb-Razad. Il sera donc simplement question de charger le matériel, et de préparer une escale Kabalienne, voir même une livraison aéroportée sans arrêt.

L'Union a pour le moment à cœur de préserver ses relations avec certaines puissances Afaréennes, lesquelles se sont montrées utiles à la cause révolutionnaire ou, plus simplement, raisonnables. Leur gestion de la situation Kabalienne tend cependant à effriter notre confiance en elles. Pour le moment nous utiliseront ces moyens détournés qui limitent au maximum une confrontation directe. Cela étant dit nous n'avons aucune illusion quant à la direction prise par certaines de ces puissances : elles envisagent et préparent la guerre.

Inutile d'épiloguer. Nous avons le comment, fixer un "quand" est l'affaire de nos services respectifs. Si cela vous convient sur la forme, je demanderai dès ce soir que cette opération soit préparée par le Cabinet Noir.

Styx Notario,
Commissaire suppléante à la Sureté
1978
Bureau des Affaires Étrangères du Finejouri

Très chers homologues,

Le Royaume de Finejouri a pris connaissance de votre message concernant la présence de troupes de Churaynn sur son territoire. Nous souhaitons être parfaitement clairs afin d’éviter toute interprétation erronée ou toute escalade inutile.

Les unités déployées sur notre territoire ne constituent en aucun cas une force offensive dirigée contre votre État. Leur présence s’inscrit dans le cadre strict de mesures de sécurité décidées collectivement avec nos partenaires du Pacte Afaréen de Sécurité, dans un objectif exclusivement défensif et de stabilisation régionale. Les troupes stationnées au Finejouri sont cantonnées dans des bases militaires sous supervision des autorités finejouriennes et ne disposent d’aucune liberté d’action opérationnelle indépendante depuis notre territoire.

Nous rappelons également que le seul matériel à caractère offensif mentionné dans ce déploiement concerne des missiles balistiques fournis par Churaynn. Ceux-ci ne sont pas déployés dans une logique d’attaque mais uniquement dans une posture de dissuasion stratégique. Leur présence n’a qu’un seul objectif, empêcher toute escalade militaire dans la région. Par ailleurs, un tir de missile depuis notre territoire ne pourrait en aucun cas passer inaperçu ; de tels systèmes font l’objet d’une surveillance permanente et toute tentative de lancement serait immédiatement détectée et traitée par les autorités du Royaume. Nous tenons donc à réaffirmer que ces déploiements ne doivent en aucun cas être interprétés comme une préparation d’opérations militaires contre la Kabalie rouge. Il s’agit de mesures de précaution défensives décidées dans le cadre des mécanismes de sécurité du Pacte Afaréen de Sécurité, que ses membres ont jugé nécessaires face aux tensions régionales actuelles.

Le Royaume de Finejouri demeure attaché à la stabilité du continent afaréen et n’a aucune intention d’ouvrir un nouveau front de conflit. Nous continuerons à agir avec responsabilité afin d’éviter toute escalade militaire tout en garantissant la sécurité de notre territoire et de notre population.

Cordialement,

Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
 logo affaire étrangère
1892
Bureau des Affaires Etrangères du Finejouri

Très chers homologues,

Le Royaume de Finejouri prend acte de vos propos mais regrette le ton employé ainsi que les insinuations portées contre notre souveraineté et la stabilité de notre pays. Nous ne sommes nullement au bord d’une guerre civile et nous n’avons demandé l’aide de personne pour maintenir l’ordre intérieur de notre Royaume.

Les forces alliées présentes au Finejouri le sont dans un cadre de coopération défensive décidé dans les mécanismes du P.A.S., comme cela a déjà été rappelé. Leur présence ne constitue en rien une préparation à une guerre contre votre nation. Vous affirmez par ailleurs que la Kabalie rouge n’a jamais représenté une menace pour nous ; si tel est réellement le cas, alors la présence de forces strictement défensives sur notre territoire ne devrait logiquement pas être perçue comme une provocation. C’est précisément le principe même de la dissuasion, prévenir toute escalade en garantissant qu’aucune tentative de pression ou de déstabilisation ne puisse prospérer. Nous ne voyons donc aucune raison d’interpréter cette situation comme une préparation à la guerre, pas plus que nous n’acceptons l’idée selon laquelle le Finejouri menacerait votre souveraineté. Notre Royaume demeure attaché à la stabilité régionale et au dialogue entre les nations, mais il restera tout aussi attaché à son droit souverain d’organiser sa sécurité avec ses partenaires. Nous constatons néanmoins que certaines inquiétudes semblent relever davantage d’une interprétation excessive de la situation que d’une analyse factuelle. Les forces churaynnes présentes sur notre territoire sont stationnées dans des bases placées sous contrôle et encadrement, et leur capacité offensive réelle reste limitée. Le seul armement pouvant, en théorie, être dirigé contre votre territoire concerne des missiles balistiques, dont chacun sait qu’un déplacement ou une mise en œuvre ne saurait passer inaperçue. Dans ces conditions, nous ne voyons pas en quoi leur présence constituerait une menace immédiate pour votre nation.


Cordialement,

Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
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1659
Bureau des Affaires Étrangère du Royaume de Finejouri


Très chers homologues,

Le Royaume de Finejouri a pris connaissance de votre message et tient à clarifier immédiatement la situation. Les appareils impliqués dans l’incident que vous évoquez appartiennent aux forces de l’Azur actuellement présentes sur notre territoire dans le cadre d’un dispositif de surveillance et de sécurité régionale. Le gouvernement du Finejouri n’a donné aucune autorisation pour qu’une action offensive soit menée contre des éléments relevant de la Kabalie rouge. Au regard de la gravité de cet incident et afin d’éviter toute escalade inutile, le Royaume de Finejouri a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête afin d’établir précisément les circonstances de cette action. Dans l’attente des conclusions de cette enquête, les forces aériennes de l’Azur présentes sur notre territoire sont temporairement immobilisées dans leurs installations et hangars, et aucune opération aérienne ne sera autorisée.

Par mesure de prudence et afin de garantir une transparence totale, les forces du Churaynn actuellement stationnées sur notre territoire feront également l’objet d’une coordination renforcée avec nos autorités militaires, afin d’éviter toute action ou mouvement susceptible d’être interprété comme une escalade militaire.

Le Royaume de Finejouri réaffirme une nouvelle fois qu’il n’est pas en guerre contre la Kabalie rouge et qu’aucune action militaire offensive ne sera conduite depuis son territoire sans décision souveraine et explicite de notre gouvernement. Notre priorité demeure la stabilité régionale et la prévention de toute confrontation directe entre les États de la région.

Nous restons disponibles pour maintenir un dialogue responsable et éviter toute détérioration inutile de la situation.

Cordialement,

Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
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2233
Bureau des Affaires Étrangères du Royaume de Finejouri

Très chers homologues,

Le Royaume de Finejouri mesure pleinement la gravité de l’incident survenu et comprend les inquiétudes que celui-ci peut susciter. Sur un point précis, nous vous l’accordons, un événement militaire impliquant des forces étrangères présentes sur notre territoire ne peut être pris à la légère. C’est précisément pour cette raison que des mesures immédiates ont été prises par les autorités du Royaume afin d’éviter toute escalade supplémentaire.

Comme cela a déjà été annoncé publiquement, l’ensemble des forces de l'Azur et du Churyann stationnées au Finejouri ont reçu l’ordre de suspendre toute activité opérationnelle depuis notre territoire. Les appareils concernés ont été immobilisés et une enquête militaire officielle a été ouverte. Dans ce cadre, la colonel responsable de l’opération ayant conduit au décollage des avions azuréens a été placée en détention le temps que les responsabilités soient établies. Cette enquête a précisément pour objectif de déterminer la chaîne de décision ayant conduit à cette action. Deux possibilités sont actuellement examinées : soit cette opération a été validée par les autorités militaires ou politiques de l’Azur, auquel cas il s’agirait d’une initiative grave nécessitant des mesures diplomatiques et militaires appropriées ; soit cette décision n’a pas été autorisée par le commandement azuréen et aurait été déclenchée de manière autonome par les forces présentes sur notre territoire. Dans les deux cas, les conclusions de l’enquête détermineront les mesures qui devront être prises.

Concernant votre demande d’inventaire détaillé des forces étrangères présentes sur le territoire du Royaume, nous devons être parfaitement clairs, la communication d’informations militaires sensibles de cette nature à un État tiers n’est pas possible. Aucun État souverain ne saurait accepter une telle exigence. Cela étant dit, nous rappelons que ces forces ont été déployées dans un cadre strictement défensif et qu’aucune opération offensive depuis le territoire du Finejouri n’a été autorisée par notre gouvernement. Le Royaume de Finejouri demeure attaché à la stabilité de l’Afarée occidentale et n’a aucun intérêt à une escalade militaire avec la Kabalie rouge. Les mesures prises immédiatement après l’incident démontrent précisément notre volonté d’empêcher que ce type d’événement ne se reproduise.

Cordialement,


Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
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2925
Bureau des Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri

Très chers homologues,

Le Royaume de Finejouri prend note avec attention de votre message et se félicite de voir que la voie du dialogue et de la désescalade demeure privilégiée. Dans le contexte actuel, où les tensions régionales se sont dangereusement accrues à la suite d’initiatives militaires non coordonnées, toute initiative visant à préserver la stabilité de l’Afarée de l’ouest mérite d’être étudiée avec sérieux.

Nous partageons votre analyse sur un point essentiel, la sécurité de la région ne peut être garantie que si la souveraineté de chaque État est pleinement respectée. Le Royaume de Finejouri n’acceptera jamais que son territoire soit utilisé ou instrumentalisé d’une manière qui irait à l’encontre de ses engagements ou qui mettrait en péril la stabilité régionale. C’est précisément dans cet esprit que notre gouvernement travaille actuellement à l’élaboration d’un nouveau cadre juridique et militaire encadrant strictement la présence de forces étrangères sur le territoire du Finejouri. Ce dispositif prendra la forme d’un traité que nos partenaires militaires devront signer et appliquer afin de maintenir leurs forces au sein des installations du royaume. Ce traité aura pour objectif de clarifier les règles d’engagement, de renforcer la coordination avec les autorités du Finejouri et de garantir que toute activité militaire menée depuis notre territoire respecte strictement notre souveraineté ainsi que les impératifs de stabilité régionale.
Dans le cas où certaines forces étrangères refuseraient de se conformer à ces nouvelles dispositions, elles seraient naturellement amenées à quitter notre territoire.

Afin de démontrer la transparence et la bonne volonté du Royaume de Finejouri dans cette période délicate, nous sommes disposés à transmettre à la Kabalie rouge une copie de travail de ce traité dès que sa première rédaction sera finalisée. Cela vous permettra d’en prendre connaissance et de comprendre les principes qui guideront désormais l’encadrement des forces étrangères présentes sur notre territoire. Nous tenons toutefois à rappeler que les termes définitifs de cet accord relèveront de la souveraineté du Royaume de Finejouri. Néanmoins, dans un esprit de responsabilité régionale et afin de favoriser la confiance mutuelle, certains éléments pourraient naturellement être ajustés si cela s’avérait nécessaire pour contribuer à la stabilité de l’Afarée de l’ouest.

Concernant votre proposition d’organiser une réunion de sécurité régionale réunissant les États directement concernés, le Royaume de Finejouri y voit une initiative constructive. Une telle rencontre pourrait effectivement permettre de clarifier les attentes de chacun, d’établir des mécanismes de prévention des incidents militaires et de renforcer les garanties de sécurité mutuelle entre les États de la région.

Le Royaume de Finejouri demeure convaincu que la stabilité de l’Afarée de l’ouest ne peut être assurée que par une diplomatie active, responsable et respectueuse des souverainetés nationales. Nous sommes donc disposés à poursuivre ce dialogue dans un cadre qui permettra d’éviter que les tensions actuelles ne dégénèrent en confrontation ouverte.

Cordialement,


Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
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