08/07/2018
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Activités étrangères en Khardaz - Page 4

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Quotidia, Le média de l'excellence conservatrice, informations offertes par le Groupe Falieri, en collaboration avec le Groupe Fang a écrit : 2 juillet 2018

Finances: Annonce de la notation du Khardaz par la Zecca de Velsna. Le rôle positif du secteur de l'armement et de la présence du Jaguar Paltoterran


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Dans la continuité de son "tour d'Eurysie" en ce milieu d'année 2018, l'institut financier de la Zecca, le gendarme financier de la Grande République a acté la notation accordée au Tsarat du Khardaz, la note très élevée de B+, qui étonne un certain nombre de commentateurs économistes au vu du niveau de développement actuel du Khardaz, et sa position périphérique dans les grands circuits d'échanges internationaux. Une note indulgente qui selon le Grand argentier de la Zecca, Bernardo Donati, s'explique par plusieurs facteurs:

"Il est évident que dans des conditions normales, dans le contexte d'un pays sortant depuis peu d'une guerre civile et qui donc, ne dispose pas de structures économiques du même rang que celles présentes dans les pays d'Eurysie occidentale, ne bénéficierait pas d'une telle note. Ce niveau de confiance, que nous ne retrouvons pas en Retvinie ou au Slaviensk par exemple, s'explique par la présence d'acteurs qui nous ont poussé à établir une note élevée.

En premier lieu, il faut rappeler que les élites politiques du Khardaz ont jusqu'à présent ont eu une attitude très pro-business dans leurs rapports aux acteurs économiques velsniens. Les importations d'armement velsnien ont nourri une dynamique positive: la Société des Honnêtes armuriers a acquis une bonne clientèle au Khardaz, qui est un pays très demandeur dans le contexte local de défiance vis à vis de la CSN. L'entreprise a ainsi vu un développement de son chiffre d'affaires, et l'écoulement du surplus des arsenaux militaires velsniens ont permis de créer une nouvelle demande interne à Velsna, l'armée républicaine et celles des cités lires signant de nouveaux contrats dans l'optique de remplacer le matériel d'ancienne génération."


Ensuite, il faut noter la présence au Khardaz d'acteurs de grande confiance assurant une stabilité politique plus que bienvenue dans un pays récemment en proie à la guerre civile: le Jaguar Paltoterran, instaurant un cadre économique viable, commenté par le Grand Argentier.

"C'est certain que la vitalité économique nécessite la stabilité. Dans le contexte d'une nation au centre de tensions latentes avec la Confédération socialiste, la présence du Jaguar est donc prompte à rassurer les investisseurs, qui sont assurés que leurs investissements se fructifient dans un cadre légal et sécuritaire idéal. Il est indéniable que le Jaguar a eu un rôle à jouer dans cette confiance. Je ne cache pas le fait que cette notation, si généreuse, aurait été revue à la baisse sans ce concours. Dites vous qu'un CCC, voire même un CC était sur la table à l'origine. Je ne saurais donc inciter davantage le gouvernement du Tsarat à poursuivre cette collaboration mutuellement bénéfique, sans quoi il serait probable que la question d'une baisse de notation serait remise sur la table."

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Bernardo Donati, Grand argentier de la Zecca


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Ecusson de la Brigade Paramilitaire du Jaguar Paltoterran.

1 juillet 2018 - RESTREINT - Rapport Situationnel – Jaguar Paltoterran au Khardaz (Partie 1 sur 6)
(Note interne confidentielle – usage réservé à la Direction du Jaguar Paltoterran mais dont l'analyse profonde peut aboutir à une conclusion identique chez les médias et dirigeants khardaziens).

https://i.postimg.cc/YCZ4TDFr/jaguar.png
Rapport situationnel établi et signé par le Général brigadier Eli Bryggman, responsable du renseignement et du contre-renseignement.

Note introductive

Le Tsarat parlementaire du Khardaz est un régime décemment qualifié de récent, né d'une fin de la guerre civile ayant mis à bas la République Socialiste de Yashosie, et qui recouvre peu à peu sa stabilité malgré des troubles persistants nés de tensions locales avec plusieurs états régionaux affiliés à la CSN. Malgré les défis économiques attendus en sortie de guerre civile, l'énergie du nouveau tsarat est aspirée par l'assise d'une force militaire dissuasive à la reprise des hostilités par les forces révolutionnaires à l'intérieur du pays et les gouvernements socialo-communistes de la CSN. Dans cette optique et pour s'affranchir d'un investissement financier lourd et durable au budget de la défense, le gouvernement khardazien a convenu de l'établissement d'un partenariat que l'on peut qualifier de stratégique avec la société militaire privée du Jaguar Paltoterran. Cette alliance désormais scellée en date de fin 2017 a mobilisé l'ensemble des investissements du Jaguar Paltoterran conformément aux dispositions contractuelles prévues par l'accord convenu entre les deux parties.

Dans une formulation des plus explicites, trente mille unités monétaires internationales ont été investies dans des infrastructures économiques locales. Des infrastructures militaires défensives et logistiques ont également été installées sur zone pour permettre l'organisation et la coordination d'unités opérationnelles combattantes, inscrites notamment dans la sécurité et la protection de personnalités publiques ou non, khardaziennes ou non, sur place. Le Jaguar Paltoterran se constitue donc en soutien économique, militaire et in fine politique d'un régime qui à tut à faire, tout à prouver dans un climat de paix fragile. Pour autant la présence du groupe paramilitaire semble aujourd'hui susciter une forme de tiédeur de la part du régime khardazien, qui nous exprime interrogations et actes de pression pour le démantèlement des assises faites, construites, financées et encore mises en relief dans un business plan de plusieurs années. Si la Confédération Socialiste du Nazum voit légitimement d'un oeil inquiet l'installation de ce groupe paramilitaire dans la région, ce serait finalement les aspirations khardaziennes à faire l'acquisition en one shot de plusieurs navires wanmiriens qui l'inviteraient à rétropédaler ses engagements. A la marge de ces considérations matérielles, certaines puissances étrangères semblent également aujourd'hui rendre les autorités khardaziennes réceptives à leurs pressions afin que le tsarat prenne pour ainsi dire, de la distance vis-à-vis de notre partenariat. Une distance qui consisterait là à nous demander le retrait de son territoire.

Face à l'éventualité d'une pression croissante sur nos intérêts régionaux, le département du renseignement et du contre-renseignement entend présentement établir la liste de leviers valant moyens de pression du Jaguar Paltoterran pour assurer le juste maintien de l'accord, consensuellement ratifié entre le gouvernement khardazien et nous. Ce rapport, valant bulletin informationnel aidant à la décision des suites à donner, entend dresser une liste exhaustive des éléments de situation, autour desquels cinq axes de dépendance khardaziens peuvent se dessiner. Chaque point cité peut alors se constituer véritable garde-fou visant à dissuader "énergiquement" le Tsarat de rompre unilatéralement un partenariat auquel il a sciemment consenti, sans les pressions ni les menaces préalables qui auraient pu conditionner sa signature. En des termes parmi les plus explicites, nous évaluerons ici comment la contribution du Jaguar Paltoterran est bénéfique au devenir du Tsarat, sous des aspects économiques, sécuritaires, politiques mais aussi comment saigner durablement le Khardaz et rebattre les cartes de son échiquier politique intérieur dans le cas où la démonstration de sa versatilité serait une atteinte aux intérêts et à l'honneur de notre organisation.

A titre de synthèse, les cinq axes de dépendance khardaziennes à l'accord sont :

  • la dépendance économique crée par les investissements du Jaguar Paltoterran : 30 000 unités monétaires internationales investies, soit une génération brute de richesse estimée à 10 milliards de PIB (hrp : 10 usines à 3000 UMI), soit un peu moins de 2% des richesses du pays, ramené à une économie nationale, ce n'est pas neutre. L'investissement attendue par les autorités khardaziennes au sein des infrastructures de production et d'exportation des drogues, s'il devait s'arrêter de façon unilatérale, peut mettre en défaut la situation économique de milieux populaires, agricoles, voire véreux. Des leviers profitables à l'intérieur du territoire pour solliciter le maintien des infrastructures agricoles sous partenariat du Jaguar Paltoterran.

  • La compromission totale et actée des politiciens et hauts responsables khardaziens qui ont contractualisé la vente d'exploitations agricoles de drogues, sous-traitées sa gestion au Jaguar Paltoterran. Le Jaguar Paltoterran peut donc faire circuler une liste plus ou moins exhaustive des responsables et officiels se faisant les lobbyistes des exportations de drogues dures et douces à l'international. Ce qui serait susceptible d'entacher ses relations avec d'autres états, particulièrement ceux inscrits dans la lutte contre le crime organisé, pour ne pas dire internationalisé. L'Alguarena est particulièrement affectée par les affrontements entre cartels et mafias, des affrontements récurrents et meurtriers qui associent très fréquemment la pègre felicizienne (ex-heenylthaine) dont le trafic de produits illicites constitue une prédilection de l'organisation criminelle. Dans ces circonstances, il est aisé de croire que la mise en relief d'un lien tangible entre les autorités khardaziennes et le trafic de drogues international qui alimente les crimes sur le territoire alguareno, soit de nature à bousculer les relations bilatérales connues, voire à motiver des actions coercitives contre cette "origine du mal" assumée dans les plus hautes strates de l'état khardazien.

  • Actuellement et grâce au concours du Jaguar Paltoterran, les productions de drogues dures et douces khardaziennes trouvent un débouché pharmaceutique. Avant l'arrivée du Jaguar Paltoterran et hypothétiquement après son départ, ces mêmes productions de drogues seront sans doute vendues au grammes sous les ponts des quartiers malfamés des plus grandes capitales de ce monde. L'action du Jaguar Paltoterran au Khardaz a une utilité publique possiblement reconnue à l'échelle mondiale. Si le Khardaz évince le Jaguar Paltoterran des productions de drogues locales, il perd le marché pharmaceutique développé par le Jaguar Paltoterran et dans lequel l'Alguarena, première puissance moniale, tient une place de choix. Sans le porte-feuille, le tissu industriel pharmaceutique et le réseau commercial du Jaguar Paltoterran, le Khardaz redevient un état de narcotrafiquants et leur admission sur la scène internationale est incertaine.

  • Un fait d'autant plus vrai que le vide laissé par le Jaguar Paltoterran serait de nature à permettre un repositionnement d'organisations mafieuses, au plus près des travailleurs agricoles khardaziens et de leurs productions vouées à l'exportation. C'est un risque sécuritaire et sanitaire qui serait alors possiblement visible sur le plan intérieur mais aussi supporté à l'international.

  • Avant ça et de manière plus générale, aucun investisseur étranger n'aime l'incertitude et le Khardaz, par la versatilité donnée à un accord ratifié il y a moins d'un an, créait de l'incertitude, pour ne pas dire un manque de confiance. Ce retrait serait donc facilement transformable en une perte sèche infligée à la crédibilité du gouvernement khardazien sur la scène internationale, outre le déficit de moralité né de la mise en relief des malversations politiques autour de la production de drogues dures et douces exportées à l'international.

Comme évoqué, l'ensemble des cinq points succinctement mentionnés ci-dessus donnera lieu à un développement plus structuré à la suite de cette première partie de rapport, dans le but de fournir à la direction un panorama complet et clairvoyant, des rapports de force réels sur la question khardazienne ainsi que des moyens de pression dont nous saurions disposer pour assurer la pérennité de notre légitime et contractuelle implantation khardazienne.
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Militaria, Revue des armées, informations offertes par le Groupe Laurenti Alfonso a écrit : 2 juillet 2018

La récit à succès du Partenariat public-privé entre la Jaguar Paltoterran et la Marineria velsnienne au Khardaz


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On ne présente plus dans les milieux spécialisés le Jaguar Paltoterran. Entreprise de sécurité aussi bien spécialisée dans la protection rapprochée que dans l'entreprenariat de guerre, que ce soit en conflit de basse et haute intensité, ce groupe s'est forgé au fil des années une expertise du terrain enviée, servie par une capacité opérationnelle impressionnante. Détesté, adulé, mais surtout craint, l'entreprise du Jaguar n'a jamais laissé indifférents les commentateurs politiques et les experts militaires. Accusée de faits de terrorisme par les mauvaises langues, cela n'a pourtant pas empêché le gouvernement velsnien de recourir aux compétences du Jaguar dans le cadre de l'administration, la sécurité et l'approvisionnement des installations portuaires louées à la Marineria sur le territoire khardaz. Les raisons de ce partenariat sont plus évidentes qu'on le croit, et s'expliquent par le contexte de tension constante que connaissent les forces armées de la cité velsnienne depuis quatre ans, que ce soit sur le plan humain ou matériel.

En effet, le Tsarat du Khardaz s'inscrit depuis peu dans le "dispositif de sécurité du Nord-Nazum", un semble d'installations, principalement des bases navales et garnisons militaires velsniennes disséminées tout du long de la côte nord du continent, un cordon de sécurité s'étirant du Détroit de Dorovlski, où les forces velsniennes disposent d'installations portuaires permanentes pour s'assurer du contrôle étroit des flux commerciaux navals, jusqu'au Tsarat de Moritonie, où une base aérienne permet le contrôle des airs du Nord-Nazum, de concert avec les forces de l'Empire Xin et du Jashuria. C'est pour des besoins de maintenance et de mouillage temporaire que le Khardaz a été choisi il y a deux ans pour accueillir "le centre de maintenance technique" de Silistra, une étape qui permet aux navires de la Classis III "Fortuna Patres" de disposer d'un point d'ancrage autre que ceux de l'île de Tercera, dont les bases ne peuvent pas s'acquitter seules de la remise en état de la plus importante flotte de la Marineria.

Cette politique de sécurisation des grands axes commerciaux de la République n'est totuefois pas sans créer des besoins importants, et une mobilisation constante de ressources financières et d'une expertise militaire. Les forces armées velsniennes se projettent de plus en plus depuis 2014, ce qui n'est pas sans alourdir considérablement les budgets alloués aux forces armées. De plus, l'armée velsnienne, qui est organisée traditionnellement sous la forme d'une force de soldats citoyens conscrits trouve ses limites dans le fait que les missions des forces armées de la cité nécessitent de plus en plus de personnel permanent. Le noyau professionnel velsnien étant devenu trop limité, le recours au mercenariat, que l'on nomme "auxiliaires" dans la cité velsnienne, a connu un boom. Dans cette situation, la base navale velsnienne de Silistra s'est retrouvée de manière constante depuis 2016 en situation de sous-effectif, renforcé par les priorités plus pressentes du gouvernement de la cité dans le Détroit et au Chandekolza. En parallèle, l'installation du Jaguar Paltoterran en pays khardaz s'est effectuée durant la même période, avec un investissement massif de l'organisation dans les infrastructures publiques et la protection des hauts dirigeants du pays, dans un contexte de transition politique post-communiste. Logiquement, ces activités ont suscité un besoin accru d'appuis politiques notables. Dans ce contexte où le Jaguar est à la recherche d'une légitimité et où la Marineria velsnienne dont l'effectif est en surrégime, et qui est à la recherche de l'expertise du Jaguar, le rapprochement entre l'organisation et le gouvernement a coulé de source.

C'est dans ce cadre que les 1 000 hommes de la Garde civique de Tercera, qui ont la charge de l'administration, de l'entretien et de la sécurité de la base, se sont adjoint depuis peu d'un appui de "troupes auxiliaires" du Jaguar, qui désormais composent pas loin de 10% du personnel de sécurité des installations portuaires. Un partenariat mutuellement bénéfique qui fait profiter le Jaguar d'une partie des installations velsniennes, tandis que la Marineria bénéficie de la surveillance alerte de la force de sécurité la plus réputée au monde. Cette décision est également motivée par la question économique, les troupes du Jaguar étant directement payées par le commandement de la base sur ses propres deniers, et non par le gouvernement velsnien qui peut ainsi faire des économies plus que bienvenue, et allouer ses ressources à d'autres secteurs en tension.


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Ecusson de la Brigade Paramilitaire du Jaguar Paltoterran.

1 juillet 2018 - RESTREINT - Rapport situationnel – Jaguar Paltoterran au Khardaz (Partie 2 sur 6)
(Note interne confidentielle – usage réservé à la Direction du Jaguar Paltoterran mais dont l'analyse profonde peut aboutir à une conclusion identique chez les médias et dirigeants khardaziens).

https://i.postimg.cc/x8cMZ9Sj/jaguar.png
Les investissements du Jaguar Paltoterran autour des filières de culture des drogues douces khardaziennes lui confèrent une certaine imbrication avec le monde rural et agricole de ce pays qui se cherche encore une place dans la mondialisation - en haut à droite une pancarte fixée à la clôture d'une parcelle renseignant en géorgien "Propriété privée du Jaguar Paltoterran, danger de mort."

Pour rappel, il n'existe pas nécessairement de bons et mauvais leviers, en ce sens que ces derniers peuvent s'adresser à des cibles différentes et que leur impact diffère selon chacune d'elles. Le développement ci-dessous entend vous exposer les leviers à disposition autant que les conditions et le ciblage nécessaire à leur optimisation.

1) Dépendance économique du Khardaz.

Cibles : opinion publique khardazienne, élite khardazienne.
Effets escomptés : modérés à notable sur la population, les populations impactées étant déjà sous des catégories précaires telles que les ouvriers agricoles. A l'échelle de l'ensemble des actifs du Khardaz, les politiciens du pays peuvent trouver le dommage soutenable à l'économie nationale mais il faut considérer que ces populations précaires, mises en difficultés par un retrait des activités du Jaguar Paltoterran sur place, peuvent être contraintes à des actions violentes ou à minima coercitives, compte tenu de l'absolue nécessité de leur activité au maintien de leur foyer en bonne santé financière.

L'un des premiers leviers de pression qu'il nous a été permis d'expliciter est assurément l'effet d'entrainement, sous-entendu d'effondrement, qu'entrainerait l'abandon des investissements économiques massifs du Jaguar Paltoterran au Khardaz. Nos apports financiers pour la région du Khardaz, soldés à hauteur de 30 000 unités monétaires internationales et fructifiant pas moins de 10 milliards d'unités de PIB pour l'économie khardazienne sont aujourd'hui porteurs d'une partie de l'outil agricole khardazien, créant avec toute la modestie nécessaire, une suite de valeurs ajoutées raisonnablement qualifiées de véritables pour l'économie agricole nationale. Les investissements du Jaguar Paltoterran, a ainsi et largement contribué à la création d'emplois directs, retirant des travailleurs et familles populaires de la misère ambiante pour les mettre au travail dans les champs, autour de tâches peu qualifiées mais dont les revenus du secteur pharmaceutique permette finalement un retour sur investissement honnête et profitable à chacun.

Outre les emplois créés autour des exploitations agricoles en charge de la production et de la récolte d'opiacés, ce sont possiblement plusieurs milliers d'emplois indirects qui se trouvent menacés ou à minima, dans l'expectative, parmi les sous-traitants et partenaires de ces sociétés agricoles. On peut citer sous sa définition la plus large, les entreprises associées à la culture d'opiacés pour la phase de transport et de commercialisation. Mais finalement pas que, car ces investissements et infrastructures nichées tout au nord du Nazum ont pu s'intégrer dans des projets en cours de réalisation et/ou de valorisation, pour ce qui a trait à la construction des infrastructures routières, des entrepôts et sites logistiques, réseaux de communication au sens large, destinés à relier les investissements du Jaguar Paltoterran, aux quartiers résidentiels et pôles commerciaux destinés à le faire fonctionner, le pérenniser. Il serait également une chose bien difficile, que d'évoquer l'impact socio-économique d'un retrait des investissements du Jaguar Paltoterran, sans citer en parrallèle le déficit fiscale pour l'Etat khardazien, que le retrait pur et simple du Jaguar Paltoterran entraînerait sur sa base "taxable", "imposable". Le Jaguar Paltoterran ne dépense pas au Khardaz, il investit et cet investissement reste profitable en premier lieu aux khardaziens et à ses institutions les plus officielles. Qu'il soit question des entreprises associées à ces affaires économiques, ou des salariés possiblement imposables en sortie, les redevances et impôts liés à nos activités sont suffisantes pour présumer d'un dommage égal ou supérieur à 10 milliards de PIB. D'autres secteurs professionnels moins soupçonnés peuvent s'associer à la perte née d'un possible retrait du Jaguar Paltoterran : les organismes de formation en lien avec ce secteur d'activité, les services divers associés aux infrastructures du Jaguar (exemple : les commerces de proximité et de restauration autour des plantations). C'est finalement tout un écosystème qui profite directement ou indirectement de l'activité du Jaguar Paltoterran sur place et que le gouvernement khardazien risque de mettre en péril, ouvrant décemment la voie à des mouvements de contestation et autres manifestations de masse parmi les populations les plus impactées.

En somme et s'il fallait le formuler autrement, la présence du Jaguar Paltoterran et le déroulé de l'ensemble des investissements prévus sur la région, a largement contribué à enclencher un cercle vertueux gageant d'une reconstruction économique (mais aussi sociale) au Khardaz. Il se ferait alors conséquemment notoire que le tsarat du Khardaz ne saurait profiter d'un tel afflux de capitaux dans un contexte de sortie de crise post-conflit sans le concours de notre organisation. Si le chiffre de 2% du PIB national est associé aux activités du Jaguar Paltoterran sur place, l'intégration de secteurs d'activités connexes comme ceux préalablement évoqués est de nature à majorer, assez nettement, ce chiffre. Renoncer aussi brutalement à cette rentrée d'argent, ces investissements étrangers, serait donc de nature à s'auto-infliger des tremblements de terre économiques dont l'épicentre se situe sur les secteurs agricoles du pays. Un choc qui se justifie bien difficilement dans ces milieux sociaux déjà fragilisés, englués dans un contexte national où la reprise économique se fait attendre, séquestrée par un cycle décadent de guerre civile et de tensions géopolitiques tournées vers la guerre froide.

Une perte d'autant plus dommageable qu'après le départ de nos capitaux et de nos investissements, l'économie locale n'a finalement pas d'alternatives réalistes et susceptibles de compenser ce manque à gagner, considérant notre capacité à connecter les industries pharmaceutiques pontarbelloises et alguarenas à ce secteur agricole khardazien. Cet Etat fragilisé à l'intérieur mais aussi à l'extérieur de son territoire, impose à tout investisseur d'entretenir un réseau de sociétés de sécurité privé pour garantir la protection de flux marchands sortants, exportés. En retirant un investisseur comme le Jaguar Paltoterran, capable d'investir, de produire et d'accompagner la sécurisation des transports en lien avec ses activités, le Khardaz doit savoir qu'il n'aura pas de sitôt un autre investisseur privé capable des mêmes largesses, capables des mêmes risques. Quelles sociétés étrangères risqueraient d'investir au Khardaz pour développer des productions à l'exportation, sachant que la moitié des pays de la région sont susceptibles d'intercepter ces flux voire d'entamer un blocus à l'encontre du territoire khardazien?

Dans une région en crise comme celle du nord-nazum et par extension l'Eurysie de l'Est, le Khardaz perdrait la possibilité de se démarquer d'autres territoires en crise, comme Et quand vous êtes un territoire en mal d'investisseurs, ne pas pouvoir vous démarquer de territoires à l'avenir aussi compromis et vicié que le Slaviensk, la Transblêmie, l'Ouaine ou encore la Barvynie, il est raisonnable de conclure que le Khardaz serait alors un territoire à l'attractivité nulle ou presque pour les investisseurs économiques étrangers. S'éloigner simultanément de ses voisins communistes et de partenaires pouvant faire le jeu d'une lutte anti-communiste déjà précédemment mise à l'oeuvre comme celle du Jaguar Paltoterran, du Pontarbello ou de l'Alguarena, est un luxe qui n'appartient plus au devenir du tsarat du Khardaz.

En guise de conclusion, permettons nous de dire que les investissements de notre organisation au Khardaz restent suffisamment favorables aux deux parties pour leur retrait pur et simple, soit dommageable au gouvernement khardazien, y compris par le biais de populations d'ores et déjà en souffrance avant notre arrivée et pour qui il est impossible de déceler une forme d'intelligibilité dans une action gouvernementale visant à nous retirer les droits d'exploitation desdites affaires agricoles.
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Ecusson de la Brigade Paramilitaire du Jaguar Paltoterran.

1 juillet 2018 - RESTREINT - Rapport situationnel – Jaguar Paltoterran au Khardaz (Partie 3 sur 6)
(Note interne confidentielle – usage réservé à la Direction du Jaguar Paltoterran mais dont l'analyse profonde peut aboutir à une conclusion identique chez les médias et dirigeants khardaziens).

https://i.postimg.cc/YC44W1pZ/khardaz.png
L'implication institutionnelle du Khardaz dans l'exploitation des cultures d'opiacés n'est pas à négliger auprès de la scène internationale qui tracerait un lien direct entre ce pays producteur et les débouchés criminelles qui génèrent morts et souffrances à l'international.


2) Leviers par l'entretien d'une capacité de nuisance politique contre les élites khardaziennes.

Cibles : Immanquablement les élites du pays et leurs réputations.
Effets escomptés : Importants car la capacité du Jaguar Paltoterran à démontrer la compromission des élites khardaziennes dans la production et la distribution de drogues à l'international est une pression contre les élites khardaziennes. Cette démonstration viserait possiblement à saper leurs relations diplomatiques internationales, voire à nourrir des velléités guerrières chez les Etats où la lutte contre la drogue et les narcotrafics sont des engagements quotidiens sincères ou électoralistes, par des exécutions et destructions sommaires d'embarcations illégales et personnes impliquées sous ces trafics. La politique "expéditive" du Général Leopoldo Sapateiro place le Pontarbello en tête de liste des pays concernés, mais l'Alguarena étant affectée par les règlements de compte criminels autour des trafics illicites, dont la drogue, des actions coups de poing contre les "bases arrières", les "fournisseurs" ou les "appuis logistiques" de ce commerce international, sont alors possiblement défendables auprès d'un gouvernement alguareno interventionniste.

Le second levier qu'on peut volontiers concéder à notre organisation part de la compromission qu'il nous est aisé de documenter après que celle-ci ait été contractualisée avec le Tsar en personne. Autrement dit, notre organisation a matière à pouvoir fournir des preuves suffisantes pour démontrer l'implication des élites khardaziennes dans la distribution des outils de production agricoles directement liés à la culture et l'exportation de drogues à l'international. La compromission du Tsar et des figures dirigeantes en lien n'est pas réputée mais confirmée par la contractualisation même de cet accord nous autorisant l'exploitation d'une partie de cet outil agricole à des fins pharmaceutiques. Des correspondances datées de la tractation du marché, à sa ratification et gestion quotidienne, qui corroborent l'implication des instances gouvernantes khardaziennes au plus près des activités économiques de ce secteur. Des échanges méticuleusement formalisés, archivés et qui nous laissent aujourd'hui à même de faire ressortir toute la structure pyramidale impliquée dans la gestion des agréments à la culture des opiacés khardaziens. L'enjeu est alors ici, au-delà des noms d'officiels khardaziens pouvant ressortir dans l'affaire, faire transparaitre les fonctions étatiques ainsi que leurs institutions mêmes, comme les premiers verrous ouverts de la production de drogues internationale. Sans l'autorisation administrative des services du tsarat khardazien, la production des drogues douces et par extension les débouchés illicites qui sont faits pour partie de celle-ci à travers le monde, n'a pas cours. Auprès de parties prenantes prêtes à l'entendre pour s'inscrire à des fins sincères ou non dans la lutte anti drogues, nous pouvons produire des contrats, des arrêtés ou agréments, des notes internes et documents divers.

Bien sûr, nous pouvons à contrario rappeler que le tsarat du Khardaz, en nous autorisant l'exploitation des cultures d'opiacés locales, permet le développement du marché pharmaceutique et le soulagement des malades, où qu'ils soient à travers le monde. Un couteau à deux tranchants que le tsarat du Khardaz ne saura tenir en main que le jour où il aura compris lequel coupe plus que l'autre son utilisateur. Le tsarat du Khardaz peut avoir des intérêts médiatiques et éthiques à autoriser la production de cultures d'opiacés, même au contact de notre organisation. La variable d'ajustement est ce qui concerne une bonne et une mauvaise chose se trouve dans notre capacité à justifier des débouchés donnés à ces cultures exportées. Nous sommes la variable, le Khardaz une donnée brute sans largesse ni rondeur dont l'issue morale donnée à ses actions doit lui apparaître hors de contrôle, car nous pouvons cibler le gouvernement khardazien tout en entretenant une distanciation officielle de ce scandale.

En définitive, le gouvernement khardazien qui souhaiterait nous priver de l'exploitation des cultures d'opiacés se risque à un scandale de notoriété publique et d'un retentissement international car des documents attestent sans contestation possible qu'ils sont les gardes-fous, ceux qui vont adouber une partie des criminels internationaux investis dans la production ou la revente de drogues. En évinçant le Jaguar Paltoterran, qui s'annonce sans ambiguïté investi pour le secteur industriel de la pharmaceutique, le Khardaz laisse une zone grise derrière laquelle des gouvernements internationaux peuvent scénariser une reprise de ces activités par des filières véreuses et moins éthiques, dont l'exportation clandestine au sein de pays en interdisant l'usage causerait directement ou indirectement la mort de citoyens sur place. Pour les Etats condamnant les usages de la drogue et ils semblent être majoritaires à l'international, cette mise en lumière des autorités khardaziennes sur ce sujet risque de leur coûter une partie de la respectabilité précédemment acquise. Et quand sur un échiquier international, on lutte quotidiennement pour une politique étrangère visant à réunir autour de soi des garants de sa sécurité face au monstre qu'est la Confédération Sociale du Nazum, sa réputation compte. Qu'il soit question de convictions profondes ou de quêtes électoralistes, de nombreux Etats seront susceptiblement amenés à condamner cette implication khardazienne dans le commerce de drogues à l'international, voire à le combattre par des moyens possiblement coercitifs, militarisés. Le tsarat du Khardaz passerait immédiat pour un narco-état et si l'on met en parallèle la situation de la Costa Sueñoleja qui partage ce titre, on discerne assez rapidement l'amputation diplomatique qu'implique une telle infamie. Le tsarat pourrait donc se retrouver affaibli économique, militairement et politiquement, dans une scène internationale où il a justement plus intérêt que jamais, à figurer entouré et fort sur les questions régaliennes et souveraines de son pays. Ce serait un cas d'isolement diplomatique ainsi que médiatique brutal et douloureux, réduisant la liste des soutiens khardaziens et allongeant celle de potentiels intervenants militaires sur zone.

S'il fallait explicitement mentionner la dépendance autour de cet état de fait, convenons de parler d'une dépendance cette fois politique. Une dépendance infligée au Khardaz en ce sens que les élites mêmes qui ont fait le choix de légaliser les productions de drogues douces pour tirer des revenus fiscaux de ces activités, peuvent être nominativement touchées dans leur honneur, dans leurs chairs ainsi que dans leurs économies, par des Etats pénalisant la détention et les usage de drogues dans leurs pays. Ces mêmes Etats, rendus impuissants par les flux d'exportation constants en provenance du Khardaz, seraient alors contraints d'agir sur un éventail de sanctions substantiels.
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