Kapöli (✝): Pelysöpymüs
Rarement la ville de Roncevaux était aussi calme. Tout était doux, surtout après la frayeur de l'invasion. Il y avait des voitures qui circulaient, oui, mais pas en grand nombre. En effet, la ville commençait à grouiller d'individus venus échapper aux bombes et bientôt, au renouveau de la guerre civile. Et ce n'est pas de quelques milliers qu'il s'agit ici, mais de millions. Un nombre certainement si astronomique que plusieurs camps de fortunes ont dû être installés sur les avenues jusque dans les métros.
Mais il y avait une autre face de la ville. Celle de la machine de guerre qui s'activait.
Dans une usine en périphérie, tout tournait à plein régime, y compris les personnes. En ce moment, c'était des camions de transport qui sortaient, mais peut-être que dans trois jours, il s'agira d'avions, de blindés, de lances roquettes ou d'unités de défense contre aéronefs. Qui sait, ce n'était pas la question. La question, pour ces milliers de déplacés retrouvés sans emploi et ayant trouvé occupation dans cette usine et beaucoup d'autres, c'était combien.
Et un seul slogan en tête: Plus Jamais.
Plus jamais d'invasion surprise. Plus jamais de menaces. Plus jamais.
Quelque soit l'avenir du pays, Antarien ou Corvien, il sera inviolable et sacré. Notre futur, c'est notre décision. Et décision de nulle autre personne ni état.
Et justement, le matériel produit n'avait pas de logo. Pas encore. Une fois la guerre terminée, ceux-ci seront posés respectivement. Que le meilleur gagne, et il raflera la responsabilité de se défendre.

