25/06/2020
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Activités étrangères en Poëtoscovie - Page 4

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Discours à la Chambre des Érudits, séance libre du 18 juin 2020 (non publique) :


Prise de parole de l’expert en géopolitique Fred Yang :

Mesdames, Messieurs.

Pensez vous toujours que la survie de notre pays doit être mise en péril pour honorer les pactes diplomatiques que notre gouvernement signe. Pensez vous que le Dyl’Milath puisse, et doive, se mettre seul en péril pour tenter vainement de sauver les restes d’une autre nation, à causes de ses propres erreurs ?

Mon propos aujourd’hui est simple : la République Littéraire a assez abusé de notre confiance et de notre bienveillance. Aujourd’hui, la Poëtoscovie, contrairement à ce que vous pensez, utilise la confiance que nous lui avons accordée pour utiliser notre nation comme bouclier, pour nous forcer à se dresser comme rempart entre elle et Velsna. Cela n’a pas lieu d’être. Hier, notre service diplomatique gouvernemental est allé pleurnicher auprès du gouvernement velsnien car une attaque Velsnienne contre la poëtoscovie nous forcerait, selon certains, à entrer en guerre contre Velsna. Quel aveux de faiblesse inutile et abject ! Quelle couardise ! Le gouvernement milathien, par ses choix inconsidérés d’alliance avec une nation instable et considérée comme paria par une grande partie de la scène diplomatique internationale, nous a mis en soit disant obligation de l’aider dans sa chute contre la cinquième puissance mondiale, au nom de l’honneur des engagements. Moi, maintenant, je vous affirme qu’il n’en est rien. Jamais notre nation n’a eu, n’a ou n’aura à accepter de partager la chute d’un autre état, pour la simple et bonne raison qu’une nation se doit, pour son peuple, de maintenir la paix et la stabilité le plus longtemps dont elle en est capable. De fait, elle a la responsabilité de ne pas se sucider pour des raisons diplomatiques à la moindre occasion, pour pouvoir préserver cette paix si chère à notre peuple. Pensez vous que quiconque comprenne une action aussi délibérément stupide et insensé ? Porter secours, par la force des armes, à une nation dans la chute et sûre de sa perte, quoi que nous fassions, et attirer en même temps les foudres qui la détruisent sur notre propre tête ? Car oui, bien que les promesses soient là d’une assistance, et d’une guerre partagée, il faut se rendre à l’évidence : même dans le meilleur des cas, le rêve poëto-milathien d’une alliance contre le grand ennemi impérialiste Velsna n’aura pas l’effet de renverser une quelconque guerre. Nous ne pouvons, même à plusieurs, lutter contre un tel ennemi. Il n’est à retirer d’une telle alliance inconsidérée que de partager le même sort que la Poëtoscovie : l’anéantissement. Et malgré les rêves de certains, personne, dans le monde, ne se rappellera alors du Dyl’Milath comme d’un état honorable, ayant défendu son allié au prix de sa vie jusqu’au bout. Il arrive que cela se fasse pour un guerrier, une armée dans le meilleur des cas, mais un pays à tout à perdre à abandonner ainsi la vie, en premier lieu son peuple, soit la seule et unique raison et le seul véritable intérêt de son existence. En réalité, quiconque se rappellera du Dyl’Milath se rappelera d’un état bien trop enfoncé dans ses convictions, incapable de voir la réalité en face, avec des dirigeants stupides au point de choisir la survie inutile d’un traité d’alliance militaire à sa propre survie, et celle de son peuple. Déjà, notre gouvernement s’est fait remarquer pour tenir un peu trop à son honneur de protection de sa population, en attaquant sans raison valable un voisin. Cela à bien failli signifier la mort diplomatique de notre nation. Mesdames, Messieurs, je vous en conjure, que la décision que nous prendrons concernant la nation littéraire ne signifie pas la mort de notre nation tout court.



Proposition de résolution n°6325 :
La Deuxième République de Dyl’Milath, consciente de ses intérêts primordiaux et de la nécessité de la survie en paix de son propre peuple, déclare solennellement qu’elle refuse de sacrifier son état de paix actuel en faveur de la défense militaire active de la nation Poëtoscovienne contre une possible agressions armée à grande échelle de la part de la nation Velsnienne. En conséquence, la nation milathienne considère désormais, à partir de maintenant, comme caduc, toutes les obligations de défense mutuelles existantes entre le Dyl’Milath et la Poëtoscovie. De plus, s’il s’avère que le gouvernement Poëtocovien est réellement l’auteur, le commanditaire, ou un complice (la passivité devant la connaissance de l’acte est considéré comme de la complicité) de l’attaque terroriste ciblant la Basilique San Stefano de Velsna, l’état Poëtoscovien cessera, et ce de manière définitive, d’être considéré comme ami de l’Etat Milathien, pour avoir assassiné, ou contribué à l’assassinat ciblé et prémédité de civils, hors d’un conflit militaire.

Vote : 43 pour / 54 contre / 3 abstentions : la motion est refusée.

Effet RP : le gouvernement milathien garde la conviction qu'il faut aider à protéger la Poëtoscovie, mais une partie non négligeable de la classe politique affirme le contraire. De tels idées émèrgent un peu partout dans la population milathienne.
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