10/04/2019
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Presse Fédérale - Page 4

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Agence de presse Stérusienne

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Un vent de renouveau au sein du pays latin



C’est désormais acté. Après plusieurs mois de discussions, de journées entières d’échanges, la Fédération de Stérus n’est plus. Après le vote des citoyens, après que la parole populaire a pris la décision finale sur l’avenir de notre pays, l’Empire, disparu depuis plusieurs décennies, est officiellement rétabli au sein de la Fédération de Stérus. Dans cet article, nous vous proposons de suivre l’entièreté des événements, le récapitulatif de ces derniers mois qui ont amené au changement de régime dans le pays. Nous vous proposons de découvrir, à travers ce documentaire, en exclusivité, les différentes prises de position des acteurs politiques du pays ces derniers mois, ainsi que les discussions informelles qui ont pu avoir lieu entre les différents acteurs. Nous recevrons pour cela différentes personnalités bien connues de l’actualité Stérusienne, à l’instar de notre ancien et dernier consul, « Cristobal Pandoro », de notre ancien ministre des Finances, « Bernando Castillero », ou encore du représentant des institutions indigènes, « Tekiakan Xamas », et bien d’autres encore. Ce document a été réalisé en partenariat avec l’Agence fédérale de presse Stérusienne et après accords des différentes institutions concernées. Nous vous diffuserons également la retransmission inédite du discours de notre nouvelle dirigeante, réalisé il y a plusieurs semaines.

1/ La création d’une idée venue d’un consul en perte de vitesse


On s’en souvient, la volonté de changement de régime, du consulat à l’Empire, fut bel et bien en premier lieu initiée par le consul au pouvoir à ce moment-là. Cristobal Pandoro se place devant les tribunes et son discours débute. À cet instant, personne ne sait réellement ce qui va se jouer. On sait que le consul vient défendre sa position puisqu’il est sous la menace d’une destitution par le Sénat. Mais contre toute attente, le consul joue la surprise. Certes, il y défend sa position et rappelle que son mandat fut l’un des plus productifs économiquement pour la Fédération. Il rappelle également, et à juste titre, que son mandat fut celui du réarmement. En bref, il dresse un bilan qu’il oriente forcément comme étant positif. Mais à la fin de son discours, il prend tout le monde de court, puisqu’au lieu de réclamer un simple abandon des charges, il demande de ne pas voter cette destitution dans le but de pouvoir, dans la foulée, faire voter la tenue d’un référendum sur une réforme du régime politique stérusien.Cette manœuvre n’est pas purement dénuée de tout intérêt. Elle n’est pas, comme certains militants pro-Pandoro ont pu le dire, « parce que Pandoro se soucie davantage du pays que de sa personne ». En réalité, c’est même tout le contraire.

Si l’on fait un point de situation ce jour-là, Pandoro n’est plus soutenu par la majorité de la population. La plupart des Stérusiens sont fatigués des décisions toujours plus fermes, toujours plus agressives, d’un consul qui semble aveuglé par les événements extérieurs plutôt que concentré sur le pays. Dans le même temps, on a un consul qui détient pourtant une majorité écrasante au Sénat, lequel n’a donc pas intérêt à voir le consul chuter et de nouvelles élections être organisées, car elles pourraient se faire au profit d’un candidat plus modéré, qui déclencherait des élections sénatoriales dans la foulée.

Pour autant, le consul sait que cette destitution sera votée à la majorité. Le parti politique de Cristobal Pandoro, les Traditionnalistes, est particulièrement connu pour ses prises de position très militaristes et interventionnistes. Mais il y a une chose qui est, pour la plupart des Traditionnalistes, encore plus importante que l’armée : l’économie. La Fédération, on le sait, est particulièrement libérale sur le plan économique, et pour les Traditionnalistes, il est primordial de maintenir la croissance annuelle à un niveau supérieur à 2 % du PIB. Le problème étant que les multiples interventions de Pandoro sur la scène internationale ont eu des répercussions directes sur le plan économique Stérusien. Que ce soit la perte des contrats publics avec la Lermandie par l’intermédiaire de la sulfureuse Miranda Ceprus. Que ce soit à cause du refus de la Fédération d’apporter un soutien militaire à l’Union Transernikse, où la plupart des capitaux Stérusiens, valant plusieurs centaines de milliards de sesterces, étaient actifs. Ou encore la politique intérieure visant à appliquer une politique de rigueur alors qu’il n’y en avait pas besoin. Les Traditionnalistes les plus libéraux avaient, par exemple, demandé au consul d’ouvrir l’industrie de l’armement Stérusienne plus largement au commerce et de ne pas se limiter à des ventes ponctuelles, qui ne renflouent pas les caisses Stérusiennes mais compensent seulement certaines autres pertes. Le consul avait, et légitimement, refusé cette initiative, considérant que la doctrine Stérusienne n’a jamais été de devenir exportateur d’armes, mais au contraire de faire de l’armement Stérusien un levier politique. La Fédération ne s’intègre à aucun marché, ce qui lui permet de fixer ses prix au cas par cas et donc de pouvoir négocier en parallèle d’autres accords, qu’ils soient commerciaux ou autres.

Mais les Traditionnalistes voyaient, eux, la réalité en face, la Fédération pouvait totalement poursuivre son développement malgré les pressions et embargos étrangers. Encore fallait-il, pour cela, ouvrir la valve des ventes militaires ou, du moins, engager une politique de croissance réelle en interne, chose que le consul avait, une nouvelle fois, refusée, car cela aurait impliqué une réduction des dépenses en matière militaire. Mais au fil du temps, le consul a également réalisé l’exploit de ne plus bénéficier du soutien total des plus fervents défenseurs d’une Fédération puissante et hégémonique en Aleucie sur le plan militaire. Et ce, pour une raison simple : oui, le consul développait l’armée avec des moyens conséquents, mais il n’allait pas assez vite. Les Traditionnalistes militaristes voulaient une industrie de l’armement à plein régime, dominante par la force brute. Il est aujourd’hui assez évident, avec le recul, que cette branche des Traditionnalistes poussait, dans l’ombre, le consul à agir militairement et à engager les forces conventionnelles dans un grand conflit. Le but aurait été de tester l’armement et les capacités réelles stérusiennes, mais aussi d’engager le pays dans une économie de guerre, justifiant ainsi des investissements très lourds dans l’appareil militaire.

Ce contexte permet aujourd’hui d’émettre de sérieux doutes quant aux déclarations du consul Pandoro, qui refusait toute implication de la Fédération dans l’incident ayant entraîné la destruction de bâtiments de combat westaliens. Il est désormais plausible d’estimer que les enquêtes menées par la Westalia et la Lermandie possèdent un certain fondement, et qu’une intervention de ce type — visant à déstabiliser un État adverse tout en testant les capacités d’intervention directe des forces stérusiennes — ait pu être menée, bien qu’aucune déclaration officielle n’aille en ce sens.

Ainsi, Pandoro se retrouvait, le jour du vote, à l’exact opposé de la position qui était la sienne lors des premiers mois de son mandat. Rappelons-le, Cristobal Pandoro fut élu au second tour avec une majorité de 58 % des suffrages. Quelques mois plus tard, lors des élections législatives, il pouvait de nouveau s’enorgueillir d’une large victoire au Sénat.

Mais cette victoire ne lui suffisait pas. Depuis longtemps déjà, il nourrissait l’ambition de créer le mouvement politique le plus puissant du pays. Pour lui, la fonction consulaire devait se résumer à conférer des pouvoirs très larges à une seule personne, choisie pour prendre les décisions difficiles et en assumer pleinement les conséquences. Il fallait donc à Pandoro une majorité ultrapuissante, une force politique capable de s’imposer réellement et de dominer l’ensemble de la sphère politique nationale. Pour y parvenir, il savait que l’une des meilleures stratégies consistait à rapprocher les deux extrémités de son parti avec les autres groupes politiques susceptibles de s’en rapprocher. Concrètement, il devait amener les plus réformistes et libéraux l’aile la moins à droite de son parti à se rapprocher idéologiquement des démocrates les plus conservateurs. De la même manière, sa branche la plus souverainiste et patriote devait être rapprochée des partis d’extrême droite afin d’y trouver des alliés. Mais un autre calcul s’imposait : si les Traditionnalistes se divisaient à cause de cette stratégie, le consul se retrouverait isolé. Dès lors, gouverner le pays deviendrait impossible. Pandoro choisit alors, là encore, une stratégie qui lui était propre : trouver un moyen de resserrer son socle de base tout en attirant sur ses extrémités. Pour cela, trois leviers furent actionnés : prendre des décisions internationales très clivantes (comme le départ de l’ASEA), rassurer les libéraux (par des réformes de la fonction publique) et engager une politique de division interne donnant l’impression que seule une autorité forte pouvait ramener le calme (notamment à travers des crises religieuses avec les catholiques). Ces trois axes non exhaustifs ont permis de créer des scissions chez les démocrates proches des Traditionnalistes et, à terme, ont même conduit à la dissolution totale du parti. On se retrouve alors face à une situation paradoxale : un Pandoro consolidé, un pouvoir quasi sans opposition, des compétences avérées. Qui aurait alors pu parier sur la chute de son régime quelques mois plus tard ?


2/ Des échanges parlementaires d’une durée kafkaïenne


La baisse drastique, mois après mois, de la popularité du consul Pandoro a conduit à de multiples prises de parole, toujours plus opposées les unes aux autres, face à la politique gouvernementale. Alors que la situation internationale devenait de plus en plus tendue, le peuple se montrait, lui aussi, de moins en moins confiant dans la capacité du gouvernement à assurer correctement la continuité de la politique nationale.

Ainsi, en totale contradiction avec la nécessité de prises de position rapides, les sénateurs stérusiens se sont enfermés dans des déclarations molles, qui n’ont en rien permis d’apporter le contrepoids attendu par les opposants au consul. Le seul véritable moment d’opposition générale fut initié par Omerz Sniap, ancienne maire de la capitale, Barba.

Après l’annonce du départ de l’ASEA par le consul, Omerz Sniap fut à l’origine d’un mouvement de rébellion conséquent qui s’empara de la capitale. Peu de médias en étaient alors informés, mais la réalité est que le consul dut, durant ces nuits de contestation, quitter le palais impérial de Barba par mesure de sécurité. Les troubles atteignirent un niveau presque jamais vu depuis la révolte contre l’Empire, survenue il y a un siècle.

C’est d’ailleurs la première fois dans l’histoire du consulat que l’état d’urgence et la loi martiale furent temporairement adoptés au sein de la capitale. En quelques jours, grâce à une répression ferme et à l’interdiction de rassemblement permise par la loi martiale, la révolte s’éteignit.

Omerz Sniap fut contrainte de renoncer à son poste de maire en présentant sa démission et purgeait encore, il y a quelques mois, une peine de prison pour appel à l’insurrection. L’enchaînement de ces événements a creusé davantage le fossé des opinions au sein du Sénat.

Ainsi, pendant de longs mois, ce furent des dizaines, puis des centaines d’amendements qui furent déposés pour chaque proposition gouvernementale. Le Sénat s’est à la fois ridiculisé et décrédibilisé aux yeux de citoyens devenus trop insensibles aux querelles politiciennes, mais trop révoltés pour accepter plus longtemps la situation politique chaotique du pays.


3/ Le calcul d’un homme dont l’intérêt prime sur celui du peuple.


Le consul Pandoro arrivait à cette situation comprend rapidement que la situation est en train de lui échapper des mains. Sur la scène internationale il n’est plus vraiment apprécié, son prédécesseur Cameus Bondamet finit même par être regretté par les alliés de la fédération qui doute d’une politique Pandorienne trop tranchante et peu scrupuleuse dans sa façons d’exercer la diplomatie. À l’intérieur, le consul voit son alliance se fissurer et le peuple s’opposer à sa politique. Alors dans cette situation, ce qui se passe habituellement au sein de la fédération de Sterus, c’est que le sénat se réuni en assemblée plénière et vote la destitution du consul. Automatiquement des élections sont fixées à +6 mois du votes et la campagne peut commencer. Le consul ne peut à ce moment là plus qu’assurer des fonctions régaliennes et doit en pratique céder les décisions les plus importantes à un collège de représentant du sénat. Mais au sein de la fédération, une destitution d’un poste équivaut toujours à une fin définitive de la carrière de la personne. Ainsi lorsque vous êtes destitué de votre poste de consul vous ne pouvez en pratique plus exercés de fonction électives ou politiques au sein du pays. Vous ne pouvez d’ailleurs plus travailler directement ou indirectement pour l’état ni travailler pour des entreprises ayant des parts ou étant d’une propriété étrangère. Pandoro, ancien juge, n’est pas réellement concerné par toutes ces interdictions si ce n’est celle de perdre la capacité d’occuper des fonctions politiques. Or Pandoro sait qu’une fois destitué il ne pourra pas non plus revenir à son poste de juge, le magistrat de la justice opposera immédiatement sont veto à ce qu’un ancien consul retourne à des fonction de jugement d’affaire familiales.

Ainsi Pandoro ne voit à ce moment là qu’une seule chose, il faut sauver ses fesses, d’autant que si il n’exerce plus de mandat politique, alors il devient un citoyens comme tout le monde qui peut à son tour se retrouver devant un tribunal pour répondre de ses actions. Si c’est un grand opposant à Pandoro, le prochain consul pourrait faire les choix d’appliquer les mandats internationaux qui le concerne au sein même de la fédération de Sterus pour le symbole de la munition de ce consul despote. Alors le consul avait besoin de trouver une voie de sortie qui ne lui permettrait de se représenter devant les urnes pour assurer un rôle politique périodique mais suffisamment important pour ne pas risquer quoi que ce soit, il aurait, selon nos informations envisagé de devenir président de la république autonome du Catloma ou du Bernium. Pour y parvenir il aurait un temps envisagé de démissionner lui même de ses fonctions. Ainsi en démissionnant il évite de tomber sous le coup de l’interdiction de se représenter. Le problème étant qu’il aurait annoncé sa démission et aurait programmé des élections 6 mois plus tard. Mais durant ces 6 mois les sénateurs auraient sûrement entamé une procédure de destitution pour se débarrasser définitivement de Pandoro. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la procédure de destitution peut être engagé jusqu’au tout dernier jour d’exercice de fonction d’un consul, même la veille de la passassions, car la destitution à Stérus ce n’est pas juste l’affaire de départ d’un consul, c’est une affaire de jugement directe d’une politique. Alors, Pandoro envisagea une des dernières cartes qu’il avait, le changement de régime institutionnel. Il savait que depuis déjà des mois l’idée avait émergée, un retour d’un empire à Stérus.

Ça permettait d’apporter plus de stabilité, moin de chaos politique et la possibilité de voir vraiment les consuls se concentrer sur l’intérieur du pays et pas sur la politique extérieure. Alors le consul pris les devants et proposa contre toute attente d’organiser un référendum pour obtenir l’avis de la population. Le référendum jouait ici un double jeux pour le consul. Premièrement, le consul demandait l’abandon du vote pour sa destitution au profit d’un référendum. Car si le consul est destitué avant d’avoir fait voter le référendum, alors le référendum devra au minimum attendre les nouvelles élections pour être voté hors ça n’arrange pas les pro impérialistes qui voient la une occasion en or et ça met ceux qui le destitueraient dans une position difficile car ils devraient faire campagne pour être élu tout en sachant qu’ils devront ensuite présenter un referendum qui pourrait leur coûter leur poste. Le consul sait donc qu’avec cette première carte de joué il s’obtient une réelle chance de ne pas être destitué. Tout en gardant l’espoir de rester une figure importante de la Federation de Sterus, le consul ayant rétabli le régime politique fondateur de notre civilisation.

Et maintenant ?


Depuis le vote et la victoire du oui, les institutions et le climat politique Stérusien ce sont quelques peu calmé. La bourse s’est stabilisée et les mouvements populaire sont rare. La famille impériale descendante directe des pères fondateurs Stérusien à été rappelé pour s’instaurer au palais impérial par le consul Pandoro. La prochaine étape après ce référendum était celui de fixer la nouvelle constitution, pour cela le consul Pandoro pris l’initiative d’organiser un congrès élargi réunissant l’ensemble des sénateurs, des dirigeants de républiques autonomes et les gouverneurs des provinces. Ensemble ils avaient pour mission de composer une nouvelle constitution impériale, de l’amender et de la voter. Il fallait pour arriver à ce qu’elle soit appliqué que l’avis favorable soit voté aux 2/3 avant d’être présenté aux différents élus locaux du pays qui devront y appliquer leur signature ou non. Si moins de 60% des élus locaux ne la valident pas alors elle ne peut être appliquée, évidemment elle fut acceptée.

Aujourd’hui la nouvelle constitution divise donc l’état en 5 entités de pouvoirs distinctes. La famille impériale est en charge de la gestion de la représentation du pays à l’international, de la gestion des forces armées et du patrimoine culturel du pays. Le gouvernement dirigé par le magistrats général, chef de l’exécutif du pays. Le sénat qui représente l’organe législatif du pays centré sur le rapport avec le gouvernement. Ainsi le sénat se prononce et amende les propositions venant des prérogatives du gouvernement et non de la famille impériale. Il existe également maintenant le consul républicains qui rassemble les dirigeants des 11 républiques autonomes et qui ont eux le pouvoir d’amender et/ou s’opposer à la politique impériale. Le dernier organe d’états s’agit du haut magistrat à la justice qui comme sous le consulat conserve son indépendance et est nommé par le pouvoir impérial parmis les membres élus du sénat.
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Agence de presse Stérusienne

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ALERTE INFO





Conférence de presse de sa Majesté l'impératrice

L'impératrice de Stérus avait annoncé en début de semaine qu'elle réaliserait dans les prochains jours une conférence de presse en direct du siège de l'agence nationale de presse stérusienne. Elle avait alors évoqué avoir de lourdes annonces à faire, notamment sur des dossiers sensibles datant du mandat du consul Pandoro.D'abord prévue en matinée en compagnie du 1er consul et du magistrat aux affaires internationales, la conférence de presse a ensuite été décalée au milieu de l'après-midi, avec seulement l'impératrice pour répondre aux questions.Conformément à la politique journalistique de l'Empire de Stérus, l'ensemble des médias inscrits au registre national ou ayant l'autorisation d'exercer à Stérus ont pu, en début d'après-midi, rejoindre les locaux de l'AFPS pour assister à la conférence. L'Impératrice a alors précisé qu'elle commencera par une prise de parole individuelle puis, une fois cette prise de parole terminée, les journalistes auront le loisir de la questionner. Conformément à l'usage, le 1er consul sera présent dans la salle mais ne devrait, selon nos informations, pas prendre la parole ni répondre aux questions.Les personnalités politiques du pays ont largement réagi à l'annonce de cette conférence de presse, notamment le parti des "Traditionalistes" (parti de Cristobal Pandoro) qui craint que l'impératrice n'use de son pouvoir pour révéler des informations confidentielles sans accord de l'organe législatif. Ce qui (toujours selon les Traditionalistes) pourrait grandement mettre en danger la démocratie et l'état de droit de notre pays.

La queen au final

"Stérusiens, Stérusiennes. En tant qu'impératrice, à titre de représentante de notre civilisation et de chef des armées de notre grande nation, il m'est donné, dans des jours comme celui-ci, de veiller à entretenir la mémoire de notre histoire, mais aussi la responsabilité de celle-ci. J'ai fait le choix de m'adresser ce jour face à vous car j'estime qu'il est nécessaire de clarifier et de directement répondre aux questions des citoyens. Par l'intermédiaire des journalistes qui sont ici présents dans cette salle, je ferai en sorte de pouvoir vous apporter toutes les réponses.

Il y a de cela plusieurs mois, la Fédération de Stérus, en tant qu'entité ayant représenté Stérus pendant un siècle, a chuté. Elle a, par l'intermédiaire du vote, été remplacée par le seul régime véritablement compatible avec notre culture, l'Empire. Cet Empire, qui me confère en tant que descendante directe la responsabilité du trône, n'est pas qu'une fonction politique symbolique. Hériter du trône impérial stérusien n'est pas qu'un héritage me permettant de jouir de titres, c'est également la responsabilité d'assurer la sécurité et l'intégrité des citoyens.

C'est parce que mon arrière-arrière-grand-père n'avait pas rempli cette dernière exigence que le peuple se rebella, et à juste titre, contre l'oppression. Si le consulat a échoué, c'est parce qu'il ne fut que le créateur d'une société pervertie par le désir de pouvoir et la désinformation de masse ayant pour seul objectif de rassembler les électeurs et de se faire réélire. La Fédération a connu de très bons consuls qui, ayant un fort sens de la responsabilité, avaient permis de bâtir ce qu'est aujourd'hui Stérus, une nation forte et fière. Mais nous ne devons pas nous voiler la face pour autant, certains consuls, aveuglés par la soif de pouvoir et de domination, avaient usé de leur popularité et de leur pouvoir pour imposer des idées et des actions particulièrement dangereuses pour la stabilité de notre pays.

En tant qu'Impératrice, je ne reproduirai pas ces politiques du passé. C'est pourquoi j'ai pris aujourd'hui la décision, devant les journaux et devant vous, les citoyens stérusiens, de reconnaître officiellement l'implication de l'ancien Consul "Cristobal Pandoro" dans l'attaque de bâtiments westaliens ayant conduit à la mort de citoyens de cette même nation et ayant causé la destruction de bâtiments de combats. J'ai pris la décision de ne pas déclassifier les documents relatant les événements par souci de sécurité nationale. Cependant, dans le cadre d'investigations judiciaires concernant la légalité d'une intervention comme celle-ci, certains documents seront amenés à être transmis à la justice et donc au public.

L'Empire de Stérus a d'ores et déjà pris la responsabilité de contacter la Westalia pour les informer de cette décision et de la reconnaissance officielle. Dans les semaines qui viennent, l'Empire de Stérus et la Grande République de Westalia devraient se rencontrer à huis clos pour échanger sur cet état de fait et négocier afin de mettre fin à la guerre froide opposant les deux nations. Citoyens et citoyennes, l'Empire se trouve aujourd'hui une nouvelle fois face à l'histoire, il est de notre devoir d'en assumer le poids."

La salle est d'un silence assourdissant, il n'y a plus le son des clichés des journalistes, les micros ne s'agitent plus dans tous les sens. Puis soudain, alors que l'impératrice s'est déjà arrêtée de parler depuis quelques minutes, une femme se lève et prend la parole.

Majesté, vous venez ici officiellement de reconnaître l'implication de l'Empire de Stérus dans l'attaque des convois militaires westaliens. En parallèle, vous annoncez en exclusivité la tenue d'une rencontre entre ces deux mêmes nations. Que devons-nous attendre de cette rencontre ?

— Je pense que nous ne devons ni être trop idéalistes ni trop pessimistes sur la tenue de cette rencontre. Les Westaliens ont pour le moment démontré des signes clairs d'une volonté partagée par l'Empire de coopérer et de trouver une voie diplomatique à cette situation particulièrement tendue. Je ne peux pas m'avancer sur la qualité des échanges que nous pourrions avoir. Les Westaliens ont exprimé des revendications que nous devons entendre. Je ne peux, une nouvelle fois, pas m'avancer sur la possibilité pour Stérus et la Westalia de trouver des accords, mais je pense a minima que si le dialogue est rétabli, à défaut de rouvrir les canaux économiques et politiques, cela permettra déjà une grande avancée.

En effet, la priorité pour Stérus est clairement de faire tomber cette épée de Damoclès qui est au-dessus de la tête des Aleuciens. Depuis longtemps maintenant, l'hypothèse de la guerre entre Stérusiens et Westaliens est retombée dans l'ombre, mais il suffirait d'une petite étincelle pour la voir réapparaître. C'est cette situation que nous jugeons dangereuse. La guerre n'est, aux yeux du gouvernement stérusien, absolument pas une option pour régler un conflit, là où pour mon prédécesseur c'était un outil comme un autre. Ainsi, je pense et je me répète que si nous pouvons au minimum assurer une communication entre la Westalia et l'Empire lors de grands enjeux, plutôt que de directement lever les armes, ce sera une première réussite.

La tentative d'apaisement de la situation avec la Westalia est-elle une première d'une série ? Va-t-on voir Stérus tenter des approches avec ses alliés d'autrefois aujourd'hui devenus ennemis ?

— Non, ce n'est pas la priorité stérusienne et à vrai dire cela ne le sera pas. Le seul État avec qui Stérus a à discuter, c'est la Westalia. La Westalia est jusqu'ici le seul État qui a réellement dû payer le coût de la volonté stérusienne, c'est le seul État qui peut légitimement se sentir menacé et en danger en raison des actions de Stérus. Les autres États ne sont pas dans la même configuration. Bien sûr, nous sommes souverains et bien que je ne sois pas favorable à la guerre, la doctrine stérusienne, qui est de n'avoir peur que de son ombre, est loin d'être finie. Mais ce n'est pas parce que nous ne craignons personne que nous ne devons pas tenter la diplomatie avant tout.

Raison de plus, si nous devons tenter la diplomatie avant tout, pourquoi Stérus n'irait-il pas, par exemple, demain faire porter le même message de paix à la Lermandie ou à ses anciens alliés comme le Royaume de Teyla qui ont soutenu la Westalia ?

— Parce que dans le contexte dans lequel nous sommes, nous ne voyons pas l'intérêt pour l'Empire de posséder des alliés de la qualité du Royaume de Teyla. Par ailleurs, nous ne voyons pas le moindre du monde l'intérêt pour n'importe quel pays d'avoir un allié comme le Royaume de Teyla. Sans bien sûr avoir l'intention de vexer quiconque, mais avoir un allié qui soutient vos ennemis contre vous-même juste pour les faire entrer dans une alliance dont vos ennemis ne veulent même pas vraiment, c'est assez spécial. D'autant qu'avoir un allié teylai, c'est avoir un allié qui vous demande de l'aide contre la Loduarie communiste, vous le soutenez et en échange ils vous abandonnent quelques années plus tard.

Enfin, les Lermandiens, à vrai dire, nous n'avons qu'à rétablir la diplomatie avec la Westalia et nous aurons abouti à la diplomatie avec les Lermandiens. Les Lermandiens semblent être un peuple qui suit davantage la ligne politique westalienne que leur propre volonté. Ce n'est pas une critique, mais une réalité politique.

Enfin, nous pourrions également évoquer l'Empire du Nord. Encore une fois, un allié semblable au Royaume de Teyla. Vous lui apportez un soutien indéfectible quand leur capitale se fait bombarder et en échange, je vous laisse deviner. Il est fort probable que dans les années à venir la Westalia ne réussisse à créer une zone d'influence directe pouvant aller jusqu'en Empire du Nord. Je ne souhaite pas m'étendre sur le sujet car ce n'est pas d'actualité, mais oui il y a fort à parier que la Westalia n'intègre l'Empire du Nord dans sa zone d'influence dans les années à venir et dans ce cas, encore une fois l'intérêt est donc davantage de se porter vers la Westalia pour assurer la paix sur le continent. Il faut être pragmatique, l'Empire du Nord avait une fenêtre à jouer lors de la chute du Lofoten ou ils occupaient la première place des puissances globales du continent. Mais la frappe massive contre leur capitale leur à déjà largement couté, quand ils se sont rangés ensuite du coté Westalien, ils ont malheureusement abandonnés l'idée d'une superpuissance continentale capable de se poser en médiateur et en état garant de la sécurité Aleucienne. Aujourd'hui il vas de soit que la première puissance économique incontestable du continent est la Westalia, sur le plan militaire, la Westalia et Stérus joue au coude à coude, Stérus est bâti pour frapper fort, la Westalia est bâtie pour frapper longtemps. Ainsi pour répondre plus clairement, nous envisagerons de rétablir des communications avec l'Empire du Nord si il y à derrière un intérêt réel, mais si ils se contentent de simplement suivre les demandes de l'OND et de s'aligner sur la Westalia comme ils l'ont fait durant les derniers échanges que nous avions avec eux, alors il n'y aura que peu d'intérêts.

Madame l'impératrice, il y a de cela plusieurs semaines, l'État du Brocelynwood a largement attaqué, que ce soit législativement ou médiatiquement, les décisions prises par l'Empire. Devons-nous nous attendre à une longue période de tensions avec le Brocelynwood comme nous l'avons connue auparavant avec d'autres nations ?

— Nous avons été très clairs avec le Brocelynwood : qu'ils fassent ce qu'ils veulent chez eux, cela ne nous concerne pas. Mais nous ne tolérerons que peu longtemps leurs tentatives d'ingérence dans les affaires internes à l'Empire. Nous ne souhaitons pas poursuivre plus loin sur ce sujet avec eux, mais nous ne manquerons pas de rappeler au Brocelynwood qui nous sommes et qui ils sont si la situation l'exige.

Majesté, je souhaite revenir brièvement sur la déclaration principale de cette prise de parole. Vous reconnaissez donc l'implication de Stérus et les frappes menées par le pays à l'encontre de bâtiments de combat westaliens, mais pouvez-vous aujourd'hui également confirmer les enquêtes menées par le pays ciblé qui relatent une potentielle participation d'autres acteurs étatiques ?

— D'après les documents qui seront rendus publics et d'après les éléments d'enquête dont j'ai eu accès, aucune information d'implication d'États tiers n'est relatée.
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