19/06/2020
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Activités étrangères en Antérinie - Page 4

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COMMUNIQUÉ DU PALAIS ROYAL DE FASTINAÏ

Déclaration de Sa Majesté Louis II concernant l'opération humanitaire au Moranza à la suite d'un Article Afarea Marcina

Ces derniers jours, plusieurs tribunes et articles de presse ont remis en question les intentions du Royaume de Finejouri dans le cadre de l'opération humanitaire actuellement préparée en faveur des populations civiles du Moranza. Le Royaume respecte pleinement la liberté de la presse et le droit de chacun à exprimer ses opinions. Cependant, lorsque certaines affirmations présentent comme des certitudes ce qui relève davantage de l'interprétation politique ou de la spéculation, il est de notre devoir d'apporter des clarifications.

Le Finejouri n'a jamais revendiqué un seul kilomètre carré du territoire moranzais.
Le Finejouri n'a jamais annoncé la moindre volonté d'administrer le Moranza.
Le Finejouri n'a jamais soutenu qu'une solution militaire pouvait résoudre la crise actuelle.

Depuis le début de cette tragédie, notre position est demeurée constante : protéger les populations civiles, favoriser le dialogue et encourager toutes les initiatives susceptibles de conduire à une paix durable. Certains observateurs présentent l'assistance humanitaire comme une forme déguisée d'impérialisme. Nous nous permettons alors de poser une question simple : lorsqu'un enfant manque de nourriture, lorsqu'un blessé manque de médicaments, lorsqu'une famille fuit les combats, devons-nous détourner le regard sous prétexte que l'aide pourrait être mal interprétée ?

L'inaction n'est pas la neutralité. L'inaction est parfois un choix lourd de conséquences.

L'opération proposée ne vise pas à modifier l'équilibre politique du Moranza. Elle ne vise pas à choisir les vainqueurs et les vaincus d'un conflit. Elle ne vise pas à imposer une quelconque influence étrangère.

Elle vise à transporter de la nourriture.
Elle vise à transporter des médicaments.
Elle vise à sauver des vies.

Les personnels armés qui accompagneront les convois n'auront qu'une mission : protéger les travailleurs humanitaires et les civils qui recevront cette aide. Ils ne participeront pas aux combats et n'interviendront pas dans les affaires politiques du pays. Le Royaume de Finejouri a déjà démontré dans le passé sa capacité à conduire des opérations de secours en respectant les populations locales et en maintenant une stricte neutralité entre les différents acteurs présents sur le terrain. Cette opération suivra exactement les mêmes principes.

Nous entendons également les critiques relatives à l'Histoire.

Oui, l'Histoire de notre continent est complexe. Oui, elle comporte des erreurs, des blessures et des tragédies que personne ne saurait nier. Mais aucune nation ne peut bâtir son avenir en restant prisonnière de ses fautes passées. Le passé doit être connu, étudié et compris. Cependant, ce n'est pas le passé qui déterminera le monde de demain. C'est ce que nous décidons d'accomplir aujourd'hui. Les générations précédentes nous ont légué leurs succès comme leurs échecs. Notre responsabilité n'est pas de revivre éternellement leurs querelles mais de construire un avenir meilleur que celui que nous avons reçu.

Si nous refusons d'aider un peuple en détresse au nom des erreurs d'hier, alors nous transformons les souffrances du passé en obstacles permanents au progrès du présent.

Le Royaume de Finejouri refuse cette logique.

Nous préférons être jugés sur nos actes d'aujourd'hui plutôt que sur les intentions que certains nous prêtent. C'est pourquoi nous avons pris l'initiative de consulter directement les autorités moranzaises afin que cette opération ne puisse jamais être interprétée comme une action imposée de l'extérieur. La souveraineté du Moranza demeure un principe fondamental que le Royaume entend respecter.

Enfin, Sa Majesté rappelle que la stabilité de l'Afarée ne peut être construite ni par la méfiance permanente, ni par les procès d'intention, ni par la division. Elle se construira par la coopération, par le dialogue et par la volonté commune de préserver la dignité humaine.

Le Royaume de Finejouri restera fidèle à cette ligne de conduite.

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Une affiche visible au cœur du paysage urbain,
des arrêts de bus aux devantures de commerces, partout à travers le pays.

Programme Visit Néxania
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Juste un mail

Les employés du média marcinois Afarea Marcina commencent paisiblement leur journée du 14 mars. Ils allument leurs ordinateurs, reprennent les articles qu'ils avaient commencés la veille ou se servent un café, ou une autre boisson caféinée, afin de bien se réveiller avant d'entamer leur travail. Mais lorsqu'un des employés consulte les nouveaux courriels reçus à l'adresse AfareaMarcina@courriel.ecu.com, son inquiétude est immédiate. Troublé par le contenu de l'un d'eux, il appelle sans attendre ses supérieurs afin qu'ils puissent eux aussi en prendre connaissance. En effet, il ne s'agissait ni d'une publicité, ni d'une proposition de collaboration, mais bien d'une menace de mort adressée au journal, et plus particulièrement à l'un de ses membres les plus connus, un certain Constant Kagime.
Voici ce que disait le message:

"Membres du journal Afarea Marcina, salaud de gauchiste à la con qui se crois permis de jugés les bonne nations. Votre journal n'est qu'un nid à vipère et à cafard anarchiste dont votre seul but dans la vie et de vous faire écrasé de façons minable. Mais au lieu de se contenté de cette vie déjà pitoyable vous continué à vous rabéssé et à chercher à ce que quelqu'un arrive pour tous vous faire disparaitre. Vos dire sur la situation au moranza son une insulte même à l'unité et à la paix Afaréene contre les terroriste du modom et les fédéraliste qui ne valent pas mieux que vous. Mais ne vous inquiété pas eux comme vous allez périre et brulé en enfer. la différence c'est que pour vous ça seras bien plus tôt et de nos mains. Vous utilisez le moranza pour vendre des articles à des fou ignorant et bêtes et vous faire de l'argent sur tout les mort de se terrible conflit. Mais bientôt vous rejoindrez ceux qui se sont battus contre l'Afarée. Plus jamais vous ferez cette érreur d'empéché l'unité afaréene dont vous êtes ses détracteur à toujours tentez de la détruire. Votre batiment seras rasé, vos employé serons tuez puis balancez dans le Deltacruzando en commençant par celle du mécréan qu'est Constant Kagime et vos famille serons brulé chez elle."

https://i.postimg.cc/wx5Tk08K/redtyhjiopyfgu.png
(Image envoyé avec le mail)

HRPLes fautes d'orthographe son voulus:
En coulisses, les marcinois l'ignorent, mais ce courriel a été envoyé par des immigrés moranzais installés à Marcine sous prétexte de fuir la guerre civile. Ceux-ci ont créé cette adresse mail la veille avant d'envoyer le message depuis un restaurant de la capitale du royaume afaréen. Cependant, ce groupe d'immigrés moranzais est en réalité financé par l'ASIA (Agence de Sécurité et d'Intelligence d'Antérie), les services secrets antériens. Ces derniers rémunèrent généreusement les membres du groupe, qui bénéficient d'un niveau de vie bien supérieur à celui de la plupart des immigrés moranzais installés à Marcine.

Ces menaces de mort constituent une réponse à un article publié plusieurs mois auparavant par ce même journal et rédigé par Constant Kagime, dans lequel il critiquait le gouvernement moranzais ainsi que ses alliés, notamment l'Antérie. Le groupe d'immigrés moranzais se fait appeler les Panafaréens du Moronza, ou Pamo en abrégé. Il est composé d'environ cinq personnes, toutes d'anciens militaires de l'armée régulière moranzaise ayant combattu les indépendantistes wazaliens en 2012. Les membres du groupe vivent ensemble dans un même logement situé dans une ville en périphérie de Marcine. Celui-ci comprend un appartement au rez-de-chaussée ainsi qu'une cave aménagée. Ils sortent très peu et restent largement inconnus du voisinage.

Cette discrétion est renforcée par la barrière de la langue. En effet, contrairement à la majorité des habitants du Moranza, qui parlent l'antérinien en héritage de la colonisation marcinoise, les membres du Pamo s'expriment exclusivement en rounou, une langue originaire de la région moranzaise du même nom. Ils appartiennent tous à l'ethnie rounou, qui compte près de six millions de personnes, mais fait partie du million d'individus qui utilisent encore quotidiennement cette langue. Malgré leur passé militaire, ils n'ont jamais véritablement appris à parler l'antérinien. Cette langue n'était pas obligatoire dans l'armée: ils se contentaient de comprendre quelques ordres simples enseignés durant leur formation. Pour écrire la lettre il avait fait appelle au seul membres du groupe connaissant légèrement l'antérinien et ont également utilisé une application de traductions.

Le logement, que les membres du Pamo surnomment eux-mêmes «le Nid», est dans un état de délabrement avancé. Les pièces sont mal aménagées, sales et peu entretenues, tandis que des déchets s'accumulent un peu partout. Au sous-sol se trouve une carte détaillée des villes de Marcine et de Kalindi, légèrement abîmée et couverte de plusieurs annotations tracées au feutre. Mais ce qui attire surtout l'attention est une table sur laquelle sont disposées une dizaine de machettes à la vu de tous, dont certaines de fabrication artisanale, parmi lesquelles figure celle visible sur la photographie.
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Cette lettre se trouve au milieu du courrier à destination du Cardinal Désiré Anagonye. Elle semblerait si anodine si seulement elle n'était pas frappée d'un blason bien reconnaissable, celui du Cardinal Mattin Munditibarrementeria de Sedjan.

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Cher ami, Éminence, confrère et frère devant le Christ.

J'espère que cette lettre vous trouvera en bonne santé et dans les meilleures conditions physiques comme spirituelles pour aborder ce nouveau conclave qui s'annonce une fois de plus bien incertain.

Comme vous l'avez sûrement remarqué, notre Église est plus affaiblie que jamais après les deux derniers pontificats. Et comme si la situation n'était pas déjà suffisamment compliquée, ce Conclave qui s'annonce, plutôt que de nous donner un nouveau Pontife, ressemble pour l'instant plus à un défilé des pires déviances de la nature humaine et de ses vices.

Si nous, par ce nous je fais référence à ce qui semble n'être plus qu'une poignée de cardinaux doté de bon sens, ne réagissons pas rapidement, il se pourrait bien que la prochaine fumée blanche annonçant l'avènement du successeur de Saint-Pierre ne représente également le glas marquant la fin de notre Église.

Si vous êtes de mon avis et que, comme moi, regarder ce triste spectacle ne vous convient plus. Rejoignez moi dans une semaine dans les jardins de Sancte là où le regretté Augustin avait l'habitude de se recueillir. Pas la peine de répondre à cette lettre, ce serait prendre trop de risques inutiles.

Dieu vous garde.


Est apposé en bas de la feuille, la signature et le sceau de Mattin Munditibarrementeria.
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