Ces derniers jours, plusieurs tribunes et articles de presse ont remis en question les intentions du Royaume de Finejouri dans le cadre de l'opération humanitaire actuellement préparée en faveur des populations civiles du Moranza. Le Royaume respecte pleinement la liberté de la presse et le droit de chacun à exprimer ses opinions. Cependant, lorsque certaines affirmations présentent comme des certitudes ce qui relève davantage de l'interprétation politique ou de la spéculation, il est de notre devoir d'apporter des clarifications.
Le Finejouri n'a jamais revendiqué un seul kilomètre carré du territoire moranzais.
Le Finejouri n'a jamais annoncé la moindre volonté d'administrer le Moranza.
Le Finejouri n'a jamais soutenu qu'une solution militaire pouvait résoudre la crise actuelle.
Depuis le début de cette tragédie, notre position est demeurée constante : protéger les populations civiles, favoriser le dialogue et encourager toutes les initiatives susceptibles de conduire à une paix durable. Certains observateurs présentent l'assistance humanitaire comme une forme déguisée d'impérialisme. Nous nous permettons alors de poser une question simple : lorsqu'un enfant manque de nourriture, lorsqu'un blessé manque de médicaments, lorsqu'une famille fuit les combats, devons-nous détourner le regard sous prétexte que l'aide pourrait être mal interprétée ?
L'inaction n'est pas la neutralité. L'inaction est parfois un choix lourd de conséquences.
L'opération proposée ne vise pas à modifier l'équilibre politique du Moranza. Elle ne vise pas à choisir les vainqueurs et les vaincus d'un conflit. Elle ne vise pas à imposer une quelconque influence étrangère.
Elle vise à transporter de la nourriture.
Elle vise à transporter des médicaments.
Elle vise à sauver des vies.
Les personnels armés qui accompagneront les convois n'auront qu'une mission : protéger les travailleurs humanitaires et les civils qui recevront cette aide. Ils ne participeront pas aux combats et n'interviendront pas dans les affaires politiques du pays. Le Royaume de Finejouri a déjà démontré dans le passé sa capacité à conduire des opérations de secours en respectant les populations locales et en maintenant une stricte neutralité entre les différents acteurs présents sur le terrain. Cette opération suivra exactement les mêmes principes.
Nous entendons également les critiques relatives à l'Histoire.
Oui, l'Histoire de notre continent est complexe. Oui, elle comporte des erreurs, des blessures et des tragédies que personne ne saurait nier. Mais aucune nation ne peut bâtir son avenir en restant prisonnière de ses fautes passées. Le passé doit être connu, étudié et compris. Cependant, ce n'est pas le passé qui déterminera le monde de demain. C'est ce que nous décidons d'accomplir aujourd'hui. Les générations précédentes nous ont légué leurs succès comme leurs échecs. Notre responsabilité n'est pas de revivre éternellement leurs querelles mais de construire un avenir meilleur que celui que nous avons reçu.
Si nous refusons d'aider un peuple en détresse au nom des erreurs d'hier, alors nous transformons les souffrances du passé en obstacles permanents au progrès du présent.
Le Royaume de Finejouri refuse cette logique.
Nous préférons être jugés sur nos actes d'aujourd'hui plutôt que sur les intentions que certains nous prêtent. C'est pourquoi nous avons pris l'initiative de consulter directement les autorités moranzaises afin que cette opération ne puisse jamais être interprétée comme une action imposée de l'extérieur. La souveraineté du Moranza demeure un principe fondamental que le Royaume entend respecter.
Enfin, Sa Majesté rappelle que la stabilité de l'Afarée ne peut être construite ni par la méfiance permanente, ni par les procès d'intention, ni par la division. Elle se construira par la coopération, par le dialogue et par la volonté commune de préserver la dignité humaine.
Le Royaume de Finejouri restera fidèle à cette ligne de conduite.
