29/04/2019
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Vive la République des Soviets d'Antares ! // Une l'Humanité lors de la proclamation de l'U.R.S.S, vous aimez cette brochette de psychopathes ?

« Engagez-vous camarades ! Sauvez l’Antares des griffes des capitalistes ! »

Camarades prolétaires ! La voix de l’émancipation antarienne se fait chaque jours qui passent de plus en plus forte. Sous cette irrésistible pression, le vent de la libération a balayé les défenses capitalistes ; en réduisant à néant ce qui fait la base de tout régime prétendument libéral ; l’oppression du prolétariat par la coercition. La violence, camarades, est le seul outil que le Patron ait à sa disposition pour se maintenir au pouvoir, pour conserver sa place, pour continuer à s’engraisser au détriment de ceux qui travaillent. Ces messieurs là n’ont qu’un seul moyen pour pousser leurs cohortes d’esclaves à travailler ; la menotte, la matraque et la mitraillette. Seulement, cet ère de chaos et d’oppression est révolue ; l’aube d’un jour nouveau se lève pour nos camarades opprimés. Nous sommes à l’orée d’une nouveau temps. Et le bonheur des camarades prolétaires antariens n’en est qu’à son aurore. Bienheureuse prise de pouvoir que celle de la Camarade Aurore. Son père est un héros torturé, sa mère une femme forte qui a dignement poursuivi la politique de son infortuné époux et enfin la Camarade Aurore est l’incarnation de la détermination poussée à son paroxysme. Ici, je tiens à rappeler la Camarade Aube et à l’intégralité des mouvements eurycommunistes que notre fidélité va à la Camarade Aurore. Tout comme elle est allée à feu son père et à sa mère. Le Parti Communiste Antérinien tout entier est prêt à se lever comme un seul homme et à se battre pour la Camarade Aurore. Elle même qui a montré sa fidélité sans faille à l’internationalisme marxiste en tentant de pacifier une nation que la bourgeoisie parasite avait crevé après lui avoir volé jusqu’au dernier billet. Cette même bourgeoisie qui finançait allègrement les milices paramilitaires pour caillasser l’ouvrier un peu trop récalcitrant, cette même bourgeoisie qui arrachait le père à ses enfants pour l’envoyer travailler dans des conditions ignobles et cette même bourgeoisie qui continuait à régner sur cette République de princes sans couronnes en plaçant leurs ignobles créatures aux commandes.

Ces gros lards, bien gras et bien propres vont enfin être jetés aux ordures ; la Marche de l’Histoire est impitoyable, elle balaye d’un revers son auguste main ces parasites qui régnaient depuis trop longtemps. Le peuple, ici, ne fait que recouvrer son droit le plus élémentaire ; le droit de produire pour eux-mêmes ce qu’ils produisaient avant pour une clique d’intermédiaires que les années d’oisiveté avaient engraissées ; grâce à la Camarade Aurore ; cette injustice pourra enfin cesser. Car la véritable expropriation camarades, ce n’est pas la juste restitution des richesses  aux travailleurs ; c’est l’exploitation du prolétariat par une infime partie de la population ; ces braves qui se tuent à la tâche ; à l’on a enfilé des chaînes ; qui portent chaque jour que Dieu fait le joug de tâches harassantes et aliénantes. Ces ouvriers là qui s’empoisonnent à l’usine fabriquent des jouets, des voitures, des armes qui serviront les intérêts de leurs maîtres. Un ouvrier produit un vélo qu’il sera lui-même obligé d’acheter avec son salaire de misère ; l’objet qu’il produit lui-même lui est enlevé des mains. L’usine dans laquelle il travaille, dont il connaît les moindres recoins, ne lui appartient pas plus que ce qu’il produit. À qui appartient-elle alors ? Et bien elle appartient à un charmant monsieur ayant abusé des quatre heures, et de ses secrétaires, dans des quartiers huppés de Saint-Jean-de-Luz, d’Antrania, de Manticore, d’Agartha ou d’Aserjuco. Un homme qui ne vit que dans un environnement très particulier, loin de la poussière, de la suie et de la crasse. Dans un entre-soi incestueux, que l’on pourrait qualifier sans peur de secte. Ces braves messieurs, poids lourds de l’industrie et des buffets à volonté, sont ceux qui dirigent le monde. Ils mènent les fonds, les capitaux, les armes et les gouvernements comme l’on promène son chien. Ces messieurs bien graves, se donnant des airs tout à fait sérieux dominent le monde et le prolétariat.

Ces cochons, sous prétexte d’apporter la « démocratie » ne valent pas mieux que les tyrans ; eux au moins, ils jouent franc-jeu et assument le despotisme. Malheureusement, pour cette caste de privilégiés, ils préfèrent les faux-semblants ; à chaque élection c’est toujours la même valse ; les Conservateurs administrent le pays pendant cinq années, et leurs cousins socialistes en reprennent la garde pendant encore cinq ans avant d’échanger ; ce n’est pas de la politique, c’est une garde alternée. Et camarades, ne croyez pas que Conservateurs et Socialistes sont des parents aimants ; les premiers sont des cons utiles tandis que les seconds sont des hypocrites. Si l’on devait s’appuyer sur la littérature enfantine pour les décrire, ils porteraient très certainement le nom de « marâtre » ; la belle-mère que personne n’a choisi qui se retrouve à maltraiter ses pauvres belles filles tandis qu’elles cajolent leurs pères pour lui soutirer toujours plus. Seulement, à chaque fois que les gouvernements changent, les politiques restent les mêmes, parfois on change juste l’encre du stylo, elle devient plus ou moins foncés en fonction des ministres. Car finalement, que ce soit de la Geauce ou de Grace, ce sont toujours les mêmes qui gouvernent ; les marionnettes, les pantins, les idiots utiles de la Bourgeoisie. Les politiciens ne sont rien d’autres que les cousins mythomanes des hommes d’affaires. C’est d’ailleurs pour cela que quelque soit le gouvernement, l’oppression reste toujours la même ; les menottes, les matraques et les mitraillettes continuent à rythmer les manifestations et les grèves.

Heureusement camarade, tout cela est sur le point de changer ! La révolution internationale va se propager jusqu’à Antrania ! Elle fera tâche d’huile dans ce monde qui s’embourgeoise et qui s’enorgueillit d’opprimer des masses dorénavant silencieuses et dociles ; à Agartha ou à Aserjuco, quelques croquettes ont suffit pour faire taire un prolétariat qui meurt d’envie d’exploser. Seulement, l’inévitable fin du capitalisme est la décroissance, et la fin de la croissance économique amène avec elle deux choix ; le fascisme ou la révolution. Ces deux alternatives se traduisent souvent par la guerre civile ; les nationalistes soutenus par la bourgeoisie industrielle et les propriétaires terriens d’un côtés, que la Réaction glorifie face aux révolutionnaires, aux républicains de l’autre qui reçoit l’approbation populaire. Dans cette sanglante loterie, conséquence logique de tout régime libéral, l’heureux gagnant et celui qui jouit des meilleurs soutiens internationaux. Et l’Antares camarade s’apprête à bousculer ; en (r)établissant l’ordre démocratique, Aurore ouvre la porte à l’émancipation prolétaire. Cette dernière, grande oubliée des débats publics est pourtant la nécessaire finalité de toute démocratie. Cette opération spéciale que les camarades du Parti Eurycommuniste Velsnien et de l’Union Nationale pour une Icamie Démocrate, Égalitaire et Populaire ont maintes et maintes fois légitimés face à la mauvaise foi évidente des partis réactionnaires et des États fascisants… Cette opération spéciale n’est rien d’autre que la restauration de la démocratie et du peuple souverain en Antares !

La révolution internationale, que nos camarades préparent depuis des années se concrétise ; la seule chose que nous espérons, c’est que lorsque cette dernière éclatera, elle renversera les bourgeois d’Aserjuco, Agartha, d’Antrania et d’Agatarchidès ! Cette révolution qui se profile, qui se prépare méticuleusement malgré le silence des médias est les dénégations des hommes politiques que le changement effraie tant. Les temps changent, et c’est à nous camarades, de préparer le terreau de la révolution ! N’oublions pas les courageux sacrifices consentis par nos camarades de Märhenie, d’Estalie ou de Kaulthie face aux fascistes ethnocentristes d’Hostaline et aux théocrates de Bergrun. Ne vous laissez pas avoir par les discours des politiques ; ne croyez pas que le feu révolutionnaire s’éteint, il ne fait que s’enflammer et s’apprête à brûler tout ce qu’il touche. Le monde s’apprête à changer de face, et ça aucun des gros lards qui tirent les ficelles de ce monde n’osent l’assumer. Les avions de Mistohir survolant les cieux hostaliens sont les mêmes que les aéronefs kahtanais qui écument les airs du Gondo. La où la révolution passe, la pauvreté trépasse, la réaction s’efface et la liberté triomphe. Camarades, le combat de Lorenzo est le même que celui d’Aurore, et les graines qu’il a semé sont celles qui donneront les meilleurs fruits ; la gloire camarades n’attends que nous pour que le monde vire enfin socialiste ; que l’État qui opprime soit enfin renversé que la démocratie et l’émancipation deviennent enfin la norme. Camarade la réaction s’affaiblit ; les grands capitalistes, nageant dans un océans de cash et de graisse, sont trop bouffis pour réagir ; là où les Alguarenos tentèrent d’étouffer la révolution populaire au Prodnov, là où ils coulèrent la flotte loduarienne en Leucytalée, là où ils anihilèrent les armées de Lorenzo au Mokhaï, ils ne réagissent plus.

Le triomphe de la révolution se fait proche ; la fin de l’oppression bourgeoise l’est aussi. Lorsque le sang aura fini de gicler, les Rouges auront rendu au prolétariat ce qui lui revenait de droit ; sa dignité, son honneur et son pain. Ils l’auront vengé de ceux qui souillèrent durant des siècles, des millénaires même, les honnêtes travailleurs. Il rapporteront enfin ce qu’il nous manque ; la paix et la prospérité. Les biens les plus précieux que les bourgeois nous auront volés. En asservissant des peuples entiers pour faire tourner leurs usines, en combattant ceux qui refusaient d’acheter leurs produits et en fournissant des armes à ceux qui en voulaient. Les bourgeois, à bien des égards sont les pires criminels que l’Humanité n’ait jamais porté. Seulement, il est bien difficile pour les juges emperruqués d’assumer le fait que celui qui porte un costume bien propre, une cravate bien mise et une serviette de cuir soit à bien des égards plus coupable que le prolétaire vêtus de guenilles. Mais seulement, et c’est probablement ce mensonge qui forme les fondations de notre société, la bourgeoisie inverse les rôles ; le gangster poussé par la pauvreté est devenu le monstre tandis que le bourgeois assassinant indirectement des milliers de personne et affamant des millions d’autres est devenu un héros national ! Sur ce mythe, cette évangile de la richesse ; ce mensonge éhonté qui continue encore et toujours à empoisonner le prolétaire ; à lui faire croire que son maître n’est rien d’autre que son patron et que ce dernier lui veut du bien, alors que l’on sait tous qu’il n’attend qu’une chose de ses employés ; de pouvoir les presser jusqu’au dernier centime. Après l’avoir enchaîné dans une usine, il est déporté au supermarché pour supporter le joug de la consommation. Seulement, ce cirque sans fin approche de son terme. Les milices populaires remplaceront bientôt les matraques des policiers, les Gardes du Peuple traqueront impitoyablement ces ramassis de parasites à la gâchette facile qui oppressèrent le prolétariat des siècles durant au travers de générations d’oligarques et magnats qui, tous ensembles, avaient bien plus de morts sur la conscience que n’importe lequel des prolétaires.

Tout cela messieurs se joue à Antares ; si ce pays est libéré, si la joug de la bourgeoisie est brisé, si l’oppression est remplacée par l’émancipation collective, alors l’Humanité verra son souhait le plus cher s’accomplir. Mais pour cela, il faut une victoire du prolétariat sur la bourgeoisie ; une victoire du peuple sur ses oppresseurs. Une fois que le corps fumants des dominants sera percé de balles, le peuple pourra enfin se lever et briser ce qui l’enchaînait à ses usines. Il pourra renverser ce qui l’opprimait depuis des siècles. Il pourra enfin devenir le seul maître de son destin face à une élite corrompue et pervertie par le vice. Ces hommes la, n’en ont plus pour longtemps ; le peuple souverain les pendra à des arbres une fois que les troupes loduariennes venues libérer l’Antares de ses oppresseurs et de la menace qu’elle représentait pour l’intégrité territoriale et politique de la Loduarie. Camarades, lorsque les loduariens défileront à Margaux, lorsqu’ils écraseront les miliciens aux ordres de la bourgeoisie, ce ne sera pas l’aplatissement d’un État face à une puissance impérialiste, après tout, la Loduarie n’a pas intégré l’O.N.C ou l’O.N.D… Ni même l’écrasement d’un peuple face à un autre, mais plutot la libération par les armes et l’abaissement définitif de la bourgeoisie. Une victoire loduarienne, signifie, quoiqu’il advienne, une victoire populaire. Et un renforcement de l’hégémonie loduarienne dans la région ainsi que l’établissement d’une république socialiste sœur ne peut que profiter à la masse populaire et prolétaire. Une Loduarie est une Loduarie plus à même de défendre ce qui compte vraiment, les intérêts des travailleurs du monde entier face à la bourgeoisie.

Seulement le symbole doit-être encore plus fort ; nous ne devons pas uniquement chercher à souhaiter une Loduarie puissante ; de beaux discours n’y suffiront pas, des diatribes enflammées ne soulèveront pas des peuples ; il faut des actions concrètes ; il faut montrer que nous sommes là ; que le peuple existe, et qu’il exige sa liberté. Sa vraie liberté. Et non plus l’obscur droit de repeindre l’Assemblée en bleu ou en rose ! Vox populi, Vox dei, je dirai-même plus, Vox proletari, vox Dei ! Le peuple doit se lever, et hurler qu’il vont son pain et sa liberté et qu’il emmerde comme il le faut la bourgeoisie ! Et ce, avec ou sans l’accord de ces gros lards vivants dans une tour d’ivoire se gavant de dividendes et de steaks. Si Aurore veut faire de la victoire loduarienne une victoire prolétarienne, il faut que le peuple lui-même arrache sa liberté ; la Loduarie doit devenir l’étendard de la Liberté, mais elle doit aussi permettre au peuple de briser ses chaînes par lui-même. Et c’est pour cette raison que nous saluons la décision du P.E.V velsnien de former des brigades rouges en Antares. Cette nouvelle force n’est plus uniquement la naissance d’un groupe paramilitaire mais la véritable expression de la souveraineté populaire se battant non pas pour une solde comme ces misérables condotierre de Lograno ou ces militaires s’entre-tuant pour une vague notion de patrie, mais des prolétaires capables de se sacrifier pour une cause qui les dépasse. De se battre pour une notion, une idée, plus grande qu’eux. Loin d’êtres de simples pions dans des dynamiques abstraites ; ces hommes, ces héros, ces triomphateurs, méritent notre plus grand respect et doivent devenir des modèles pour nous autres. Et c’est à cet égard là camarades que nous devons devenir à notre manière des phares de la lutte prolétaire ! C’est pour cette raison que le monde, l’Histoire nous regardera et nous jugera. Ces camarades qui se battent aux côtés des camarades loduariens doivent devenir des sources d’inspiration pour nous !

Trop souvent camarades, le P.C.A passe pour un ramassis de guignols aux gestes flamboyants mais pourtant mollassons. Qu’avons-nous faits pour le communisme ? Rien, si ce n’est servir des discours enflammés animés par une fois sincères mais qui au fond restaient creux. Non pas parce qu’ils étaient trop modérés, mais parce qu’ils ne s’accompagnaient pas de gestes réels ; le P.C.A est en perte de vitesse et les sociaux-traîtres nous volent notre électorat car il est las ; nous sommes trop discrets, nous sommes trop isolés au niveau politique pour apporter des changements significatifs. C’est cette vérité que nous devons voir en face ; et c’est en ayant conscience de nos faiblesses que nous pourrions changer le monde ; et surtout balayer d’un revers de la main l’oppression bourgeoise qui gangrène l’Antérinie. C’est pour cette raison camarade, qu’à défaut de limiter notre champs d’action à l’Antérinie, nous devons à tout prix prendre part à la mission tout simplement historique que s’est donnée la Loduarie ; à savoir libérer les peuples de l’oppression et de la domination bourgeoise. C’est là camarades, la base même du socialisme et de son internationalisme ; la révolution triomphera à l’échelle planétaire ; c’est la Roue du temps qui tourne et qui, inévitablement, renversera l’ordre millénaire établit par une oligarchie guerrière, puis financière. En cela, tout ce qui se passe à Antares, concernera nécessairement l’Antérinie ; la révolution se propagera comme une traînée de poudre et fera exploser les normes établies. Ceci est un fait et nous devons concourir au triomphe de la démocratie socialiste en Antares pour concourir à la victoire finale en Antérinie !

Dépassons nos frontières, n’ayons peur d’affronter les milices bourgeoises et fascistes qui gangrènent l’Antares et qui oppressent les travailleurs ! Rendons nous à l’évidence ! Les deux alternatives qui s’offrent aux antariens n’est rien d’autre que le choix entre gouvernement prétendument légitime qui matraque les rouges et une milice excitée dirigée par des militaires réactionnaires. Ce choix entre bonnet blanc et blanc bonnet est bien entendu battu en brèche par les Loduariens, mais alors qu’attendons-nous pour nous battre aussi ? On nous accuse de se comporter comme des plots ; alors pourquoi ne portons-nous pas le feu sur la Bourgeoisie ? Pourquoi restons-nous planquer derrière nos pupitres à réciter des discours alors que nous pouvons montrer à la Terre entière que nous aussi nous sommes de véritables révolutionnaires ! L’Antares nous attends, alors que faisons-nous ? Si nous restons ici à craindre pour notre vie, valons-nous mieux que ces sociaux-démocrates mous du slip ? Non ! L’Antares nous attends et nous devons répondre à l’appel de la révolution ! Nous devons montrer à la classe politique antérinienne et plus largement bourgeoise que nous sommes capables de prendre de vraies décisions ; pleines de sens qui ne peuvent que mériter le respect. Nous nous battons pour les prolétaires de l’Antérinie en affrontant les milices fascistes d’Antares.

Dès lors le Parti Communiste Antérinien n’a qu’un mot ; engagez-vous ! Engagez-vous contre les milices d’Antares ! Engagez vous pour les prolétaires d’Antares ! Engagez pour la révolution mondialisée ! Seul votre engagement et votre courage nous permettra à tous ; à tout les camarades opprimés par les régimes bourgeois et autoritaires de se libérer. En brisant les barreaux et en rompant les chaînes de nos camarades prolétaires antariens, nous briserons aussi le joug des travailleurs antériniens ! C’est en cela camarades que nous devons à tout prix nous battre ; nous devons écraser, écrabouiller ces cafards là-bas avant de s’en prendre à nos propres parasites ! La Loduarie est la patrie des travailleurs, et nous devons l’aider à se battre contre les terroristes antariens et les hauts-gradés séniles ! Camarades, prenons exemple sur les Velsniens, et n’aillons pas peur de porter la révolution en Antares !

Vive la camarade Aurore ! Vive le camarade Marcos ! Vive la république socialiste d’Antares !

Antoine Vallin pour l'Antérinien Libéré.
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Désolé, les hispanos sont trop frais, on n'y peut rien c'est écrit dans mon livre.Il faut venir vous plaindre à Dieu si vous êtes jaloux.// Christophe Colomb découvrant l'Amérique pour le compte des Rois Très Catholiques espagnols.

Ulvez Perogalata, le nouvel auteur de référence de la jeunesse antérinienne ?



Il y a de cela quelques mois, le nouvel ouvrage phare d’Ulvez Perogalata faisait une entrée triomphante dans les librairies. La Piel dorada (la « Peau dorée ») est en effet devenue une référence pour la jeunesse nationaliste, conservatrice et souverainiste que de nouveaux partis entendent dorénavant représenter aux Parlements. Dans cet ouvrage qui se veut scientifique et novateur, le patron de la Ligue Souverainiste, l’une des premières forces d’opposition alguareno, essaie de démontrer, d’affirmer, de renforcer, la place de la culture hispanique et de sa cousine latino dans le monde, et surtout son influence. Au travers d’une approche purement culturelle qui dépasse le simple matérialisme pseudo-scientifique des prétendus historiens d’Axis Mundi, le militant politique essaie de lister, d’expliquer et d’éclairer les apports du monde culturel hispanique et plus largement latino dans les grandes avancées des temps modernes. Cet essai anthropologique d’une grande beauté et d’une rigueur scientifique incomparable a tout naturellement connu un immense succès en Antérinie continentale, et ce malgré un flot de critique, venant principalement du centre et de la gauche. Mais le plus surprenant n’est pas cette opposition aux thèses « racialistes » que suscite la publication de ce livre, mais l’engouement qu’a manifesté la jeunesse pour cet essai, que des critiques particulièrement élogieuses n’ont fait que renforcé. En clair, ce livre est un si grand succès que plusieurs maisons d’éditions ont envoyé au polémiste alguareno des invitations officielles à des conférences dans de prestigieuses universités, avec l’accord du corps enseignant de ces dernières.

Un tel succès dit quelque chose de la jeunesse, plus encore, ça révèle un nouvel état d’esprit pour la jeunesse antérinienne. Un changement que l’on a pu constater avec les dernières élections législatives qui ont marqué l’interruption de nouvelles forces politiques, ou du moins le renouveau de ces dernières auprès de la jeunesse. L’exemple le plus frappant est le progressif retour de la Confédération Conservatrice assemblant plusieurs partis (ultra)conservateurs de l’Antérinie continentale. Contre l’avortement, contre la dépénalisation de certaines « déviances » sexuelles, l’autorisation de la transition de genre et la volonté de remettre au goût du jour les grandes expéditions antériniennes ; « celles qui ont fait la gloire, la grandeur et la munificence de l’Antérinie ». Refaire de l’Antérinie le phare de la civilisation, et surtout la maintenir dans son (bien légitime) statut de Fille aînée de l’Église Catholique, Apostolique et Rhêmienne, quitte à négliger les quelques exactions commises à l’encontre des païens en Aleucie, notamment la féroce répression des idoles et de ceux qui pratiquaient les sacrifices humains. Et cerise sur le gâteau, voilà que le Numéro 2 du monde politique alguareno publie la « Piel dorada » faisant l’éloge, vantant les merveilles de la culture hispanique tout en affichant et légitimant la supériorité intellectuelle et morale des Catholiques. Pour Louis de la Riviera, grand patron de la C.C, c’est du pain béni, une tribune internationale lui permettant de revendiquer avec plus d’aplomb la gradeur de l’héritage hispanique et de réaffirmer la beauté de la Mission chrétienne ; quoi de mieux en effet que de voir ses dires confirmés par un ouvrage d’une grande beauté venus de l’étranger ?

La « peau dorée » est un essai anthropologique partant d’une simple interrogation ; que doit le monde aux Hispaniques ? Que lui a apporté cette ethnie du sud de la Leucytalée ? Et plus largement, qu’est-ce qu’un hispanique ? De nombreuses figures de la littérature antérinienne ont cherché une réponse à ces problématiques identitaires, dès lors, ce n’est pas la nouveauté de la question qui rend ce libre si extra-ordinaire, c’est son raisonnement. Durant bien longtemps en effet, l’hispanicité était considérée d’un point de vue purement ethnique, racial dans certains cas. Fernando de Mandiega avait par exemple écrit : - « Le point commun entre un Antérinien continental, un Arobelan, un Hernandien, un Alguareno et un Suenalejais est simple, ils sont tous issus d’une seule et même région ; cette Eurysie du Sud-Ouest, sanctuaire sacré qui vit naître Antrania et Rocofuerte, forteresse assiégée par les Hélènes païens à l’Est et les Italiques barbares à l’Ouest. Sacré château menacé tant par les sarrasins infidèles de Kabalie que les sauvages germains du Nord. Digne héritière de la grande rhême civilisatrice, cette divine région a illuminé le Nouveau Monde. ». S’inscrivant dans cette lignée, Ulvez Perogalata tâche néanmoins d’apporter une nouvelle lecture, un regard neuf ; certes le monde hispanique est le soleil de cette Terre, mais il n’est plus purement ethnique, il devient plutot culturel. Comme l’inspiration ultime permettant à Michel-Ange d’achever la Piéta ; la condition sine qua non de la grandeur.

Quoi de mieux dans ce cas-ci que de citer nos confrères de la Voz de la Patria ; « La culture hispano et latino est finalement évolutive » ; en un mot, ce n’est pas une masse de granite. Bien évidemment que les Arobelans sont différents des Antériniens, tout comme ces derniers n’ont pas que des points communs avec les Hernandiens ou les Alguarenos. Ce sont d’ailleurs ces particularités « régionales », si on me le permets de le dire ainsi, qui ont façonné la culture hispanique telle que l’on conçoit cette dernière aujourd’hui. C’est pour cette raison que l’on a souvent bien du mal à tenter de fixer une carte du monde hispanique ; l’Antérinie est trop métissée avec Marcine pour être pleinement considérée comme hispanique tout comme l’Alguarena l’est avec les minorités protestantes en provenance d’États anglo-saxons… Pourtant, nul ici ne peut dire que l’on a rien en commun avec ces derniers ; nul ne peut affirmer que l’on est trop différent des alguarenos, nous partageons tout de même une attirance pour les combats de coq, l’architecture et le catholicisme. C’est pour cette raison que l’« hispanicitude » n’est pas ethnique, ni uniquement culturelle ; le goût des Antériniens pour les costumes aux couleurs criardes n’est pas partagé par les Arobelans ou les Hernandiens, certaines conceptions philosophiques sont mêmes propres à l’Antérinie, notamment à cause de la culture « bâtarde » qui s’est imposée au début du XVIIIe siècle, mélangeant la pensée d’Afarée australe à l’Eurysie du Sud, les tradition païennes aux traditions latines.

C’est en partie pour cela que le monde hispanique est à la fois semblable et différent à la fois ; bien évidemment qu’il a été confronté à un phénomène de métissage ethnique et linguistique en raison de la proximité géographique ; peu nombreux sont les Antériniens pure souche n’ayant aucun ancêtres étrangers, tout comme les Alguarenos ne peuvent pas avoir le même patrimoine génétique que ceux des colons arrivés au XVe siècle ; et ça personne ne peut le disputer. Et c’est d’ailleurs ce que remarque Perogalata, et ce même s’il tente d’établir un « profil racial » en nommant des traits physiques typiques et communs aux hispaniques et latinos. Un fait qu’il est aussi difficile de contester, non pas que l’on peut reconnaître un groupe ethnique à l’apparence physique, mais l’on peut tout de même noter, sans entrer dans les théories pseudo-scientifiques des socialistes du XIXe qui légitimaient la colonisation par la prétendue « supériorité raciale » des Eurysiens sur les Afaréens en comparant la forme des crânes… Même là, il est difficile d’accuser l’Alguareno de racialisme, voire de racisme. Il est certain que certaines de ses envolées lyriques restent beaucoup trop vagues sur le sujet, comme ces auteurs de la Grande Littérature qui associaient des traits physiques à des qualités ; Montauran et de Verneuil sont beaux et intelligents, Corentin est roux et traître… Alors que reprocher à Progalata quand ce dernier ne fait rien d’autre que vanter certaines qualités physiques propres aux hispaniques dans un ouvrage dédié à en vanter les mérites ?

D’autre part, sa lecture de l’hispanicité reste extrêmement intéressante malgré ces dérapages qui devraient révéler les « fantasmes eugénistes » du politicien alguareno selon certains médias féliziens. En effet, nous l’avons rappelé plus tôt, mais dans cet essai scientifique, il voit dans le monde hispanique un trait culturel, une touche d’originalité, un modèle de pensée, qui lui a permis de rester constamment à l’avant garde des progrès scientifiques ; la découverte du Nouveau Monde par Mathias Hernandez, la première mondialisation, les plus grands empires de l’Histoire, les ouvrages les plus conséquents… C’est évident, il est difficile d’affirmer que les Hispaniques ont toujours été derrière, ceux qui suivent, les retardataires. Bien au contraire, Perogalata démontre avec brio que c’est grâce à ses particularités culturelles que le monde hispanique brille tant ; et c’est cette particularité que le polémiste alguareno tente de découvrir et de mettre en évidence. Et c’est cette recherche qu’il faut tenter d’interroger ; qu’est-ce qui fait l’unique de la culture hispanique, et de sa fille ?

La réponse ne se trouve certainement pas dans la religion ; son propre est d’être universel et nous partageons le catholicisme avec les Listoniens, les Velsniens, les Gallouèsans ou les Antariens. Qui ne sont certainement pas hispaniques… Dès lors, la réponse se trouve dans la culture, mais difficile de trouver le point commun entre le réalisme magique de l’Hernandie, les croquettas alguarenaises et les palais du Sigulo de Oro antérinien. Vous en conviendrez, il est facile d’affirmer que l’hispanicité est un faisceau lumineux pointant la bonne direction, seulement, difficile de définir ce qui caractérise ce rayon de lumière éclairant l’Humanité. Et dans cette tâche ardue que nous devons y voir une question identitaire capitale, pour ne pas dire fondamentale ; que signifie être hispanique ? Nous l’avons vu, l’ethnicité, la race, n’a rien à voir avec. Dans ce cas-ci tâchons de trouver le point commun, le lien entre tout cela ?

Et bien tout se trouve dans l’état d’esprit ; le « mindset » comme disent les criminels culinaires d’Austrasia ou de Cartarad ; tout ce trouve dans l’agencement de la pensée hispanique, constamment menacée, constamment obligée de réinventer. Profanée par les Sarrasins, elle a hérité de ces derniers un certain style architectural faisant la part belle aux voûtes et aux jardins intérieurs. Rivalisée par les Yous, elle s’est inspirée de leur amour immodéré pour les colonnades ; à ça s’y ajoute la part de fantaisie, l’excentricité créatrice propre aux leucytaléens (que l’on ne retrouve pas chez les Germains ou les Saxons, bien trop terre à terre, pragmatiques, pour faire preuve de la moindre originalité). Cette excentricité est souvent associée à l’esprit emporté, aux jugements hâtifs et tranchés, au comportement irrationnel mais profondément cohérent. C’est d’ailleurs cette forme de beauté que l’on retrouve dans cette impulsivité presque réfléchie, dans ces propos allant droit au but dans une gestuelle toujours plus abracadabrantesque et exaltée, il est difficile d’y voir des similitudes avec le caractère froid et distant des gens du nord n’ayant pas encore découvert les expansions sentimentales. Car dans ces envolées et cette expressivité faisant peu de cas du froid rationnalisme, difficile de ne pas voir ce qui fait un latino ou un hispanique ; c’est sa sentimentalité. Sa sensibilité. Son amour qu’il porte à toute la Création (et en particulier aux femmes, il est vrai…) un amour passionné, exalté, fougueux, immodéré, complètement fou. Voilà ce qui fait l’Hispanique.

Cet amour se manifeste principalement dans la littérature ; le réalisme magique que fait-il si ce n’est célébré la beauté et la grandeur du quotidien, de l’habituel, de l’usuel ? La fantastique intervention du magique, balayant ce froid pragmatisme rationnel, brisant cette folle idée qui croit que l’intégralité de nos gestes, de nos pensées et de nos actions et de nos paroles sont pensés, réfléchis, raisonnés. Et ce refus de l’absurde suprématie de la raison sur l’innée qu’est-il si ce n’est la preuve manifeste d’un amour irréfléchi et fou pour tout ce qui fait la beauté de l’homme et de sa condition ; de ces évènements du quotidiens, pourtant anecdotiques, en rien extraordinaires qui révèlent plus que tout autre chose au monde à quel point notre vie n’est en rien dictée, dirigée, opprimée, par des choix sciemment calculés. Comment croire en effet que nous sommes capables de faire des choix rationnels quand la magie, la nature ou Dieu en personne bouleversent cette réalité ? Comment y croire ? Le réalisme magique, c’est cela ; cette folle croyance en des forces obscures qui font et défont l’Histoire, dêmêlant cette dernière de situations inextricable ou au contraire en écrasant ce qui aurait dû se passer, camouflet ultime à cette folle raison qui a cru que le destin du monde ne dépendait que d’elle…

Mais qui dit Amour, dit aussi Amour de soi, ce qui dit aussi Honneur ; tel un preux chevalier, l’hispanique tends à ses objectifs en ne faiblissant pas, en refusant de souiller son honneur. Une certaine noblesse d’âme s’est emparée de nous autres et nous a façonné dans notre manière de concevoir les choses ; alors que les anglo-saxons protestants ne sont rien d’autres que des opportunistes immoraux ayant inventés avant tout le monde la notion même de capitalisme, l’Hispanique tient à y mettre les formes ; la richesse, il l’exècre. La fortune, il la méprise. Le luxe, il le hait. Créature honorable parmi les rapaces fortunéens ou youslèves, ce n’est que sous leur funeste influence que l’Hispanique antérinien ou arobelan s’est transformé en marchand traversant les mers pour la gloire et la grandeur de ses princes. À défaut d’avoir pu se transformer, la même essence qui caractérisait les hispaniques, à savoir l’amour de l’inconnu, s’est transformée en une quête aventureuse ayant mené nos ancêtres à atteindre les rivages d’une multitude d’Etats au travers du monde ; le Bahama, les Jashuries, les Pygmées d’Afarée ou les Arabes d’Azur, l’Antérinie et l’Arobelas ont toujours été à la tête, à la marche, du progrès. Et surtout, ce sont ces derniers qui ont apporté, par amour du profit, restons tout de même lucide, la civilisation aux sauvages d’Aleucie. En un mot comme en mille, ce n’est que par Amour, de l’aventure, de soi, de l’Autre, que le monde hispanique s’est mis en mouvement, a radicalement transformé le monde dans lequel il vivait.

Et face à cette si belle qualité, il fallait y ajouter une religion qui s’y accorde en tout points ; quoi de mieux alors que celle qui promets L’agappé ? L’amour immodéré en toutes choses, pour celles qui existent et que l’on voir ; la Création, et pour celles qui nous sont invisibles ; Dieu. Un amour débordant, comme l’eau trop à l’étroit dans son barrage, elle brise les digues et inonde tout sur son passage, broyant les arbres, les habitations et tout ce qui s’oppose à ses flots en furie. L’Amour absolu broie les barrières, les mauvais sentiments à l’égard de son prochain. Et quelle religion propose cela mis à part le christianisme catholique ? L’orgueil naturel des hispaniques, vainqueurs à plusieurs reprises des rhêmiens, s’est incliné, s’est agenouillé, s’est prosterné devant la Foi. Là où le glaive et le pilum ont échoué, la Croix a réussi à soumettre ces fiers barbares. Elle a adouci leurs mœurs primitives et sauvages pour pleinement les faire entrer dans la civilisation ; en se baptisant ils sont donc devenus pleinement civilisés et les menaces des barbaresques et des païens n’ont fait que renforcer cette foi devenu un marqueur identitaire les différenciant des infidèles et des barbares. Et cela a grandement contribué à la fortification de cette foi qui s’est progressivement mué en un fanatisme sauvage. Après tout, que serait l’Histoire sans dérapages et sans pages sombres si ce n’est qu’un récit monochromatique, lent et ennuyeux ? Aujourd’hui encore, la Fille aînée de l’Église n’est rien d’autre que l’Antérinie et ses 59 millions de fidèles ; un État catholique « jusqu’au bout des ongles » qui reste une référence en la matière. Une piété qui semble être la hantise, le cauchemar, l’Enfer d’une gauche violente, brutale, impie et barbare.

Une gauche qui est remise à sa juste place, c’est à dire à la poubelle, par Perogalata. Cette dernière, en partie responsable du déclin moral et intellectuel du monde hispanique au travers d’une approche toujours plus internationaliste, constructiviste et progressiste qui tente de faire croire qu’il n’y a aucune différence culturelle entre les Azuréens, les Icamiens, les Jashuriens ou les Antériniens pour légitimer un impérialisme toujours plus invasif et une paresse intellectuelle qui n’a aucun autre argument si ce n’est que nous sommes tous des hommes ( et des femmes, attention à la misogynie dans le monde journalistique!) et que de ce fait il n’y a absolument aucune différence entre nous. Dans ce raisonnement par l’absurde ayant réussi l’exploit de séduire une bourgeoisie intellectuelle abrutie par des écrits masochistes d’un certain Kah taniais s’étant prétendu économiste mais étant dans les faits un utopiste doublé d’un traître, c’est toute l’humanité qui est mise dans un même panier, au détriment des séparations morales (dans le monde civilisée le meurtre est proscrit, alors que chez les barbares, le cannibalisme est toujours de mise…) intellectuelles (la philosophie jashurienne ou xin n’a rien à voir avec le matérialisme kah tanais ou l’humanisme eurysien…) et religieuses (quels points communs entre un Churayn musulman et un Antérinien catholique?) que des millénaires ont contribué à forger. Même si cette vérité est reconnue, beaucoup s’accrochent à l’idée que ces frontières invisibles peuvent être transcendées par une « lutte des classes » communes contre le Bourgeois, le Sultan ou le Roi…

Dans cette folle utopie qui consiste à croire que tout les prolétaires s’uniront pour porter au pouvoir des Bourgeois mal dégrossis ayant probablement découverts les marteaux dans imageries pour enfants. Dans cette enfer où les notions de frontières et d’identité sont foulées au pied par des gauchistes ayant probablement abusés des substances psychoactives. On reproche à l’Eurysie d’avoir apporté la civilisation, la philosophie, la religion à des peuples pratiquant des sacrifices humains ! Or, si notre humanité est commune, dans ce cas-ci, pourquoi la notion de morale universelle ne s’applique pas à un continent entier ? Pourquoi pratiquent t’ils des sacrifices par milliers alors que l’Eurysie, l’Afarée et le Nazum ne sont pas atteints par ces folies meurtrières ? Peut-être par ce que finalement, même si nous avons tous un tronc, une tête, deux bras et deux jambes, nous sommes beaucoup trop différents entre nous pour former un seul et même groupe ! D’autres part, lorsque le progrès moral carnavalais atteint la Kabalie avec le résultat que nous connaissons tous, pourquoi hurlons-nous au scandale si ces derniers renversent les structures de domination pour libéraliser totalement la société ; comment ne pas se réjouir en apprenant que Petitpont a légalisé l’homosexualité, reconnu la transidentité et aboli le patriarcat ? Car il a génocidé un peuple entier ; le socialisme loduarien a bien détruit la culture loduarienne et personne ne s’en est attristé, alors pourquoi faire de tels chichis ?

Voilà donc la Piel Dorada, un essai portant le renouveau de l’identité hispanique à l’heure où les joueurs de lego d’Axis Mundi partent du principe que chaque culture est une construction sociale imposée à la société par une caste de privilégiés que l’on peut déconstruire en quelques jours pour créer une société nouvelle, universelle… Et ce alors que des siècles et des siècles ont été nécessaires pour fonder, façonner un modèle de vie. Une pensée éclairante qui je n’en doute pas une seule seconde, mérite le succès qu’elle a connu auprès des jeunes. Loin des caricatures racialistes que l’on fait de cette pépite littéraire qu’en font quelques progressistes en manque de succès professionnels, nous devons au contraire y voir un nouveau regard porté sur ce qui fait de notre culture une chose unique, merveilleuse et nécessaire à l’Humanité dans sa quête de progrès technologique ou moral.


Juan Pérez pour Il Sole Anteriniano.
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