
Ces gros lards, bien gras et bien propres vont enfin être jetés aux ordures ; la Marche de l’Histoire est impitoyable, elle balaye d’un revers son auguste main ces parasites qui régnaient depuis trop longtemps. Le peuple, ici, ne fait que recouvrer son droit le plus élémentaire ; le droit de produire pour eux-mêmes ce qu’ils produisaient avant pour une clique d’intermédiaires que les années d’oisiveté avaient engraissées ; grâce à la Camarade Aurore ; cette injustice pourra enfin cesser. Car la véritable expropriation camarades, ce n’est pas la juste restitution des richesses aux travailleurs ; c’est l’exploitation du prolétariat par une infime partie de la population ; ces braves qui se tuent à la tâche ; à l’on a enfilé des chaînes ; qui portent chaque jour que Dieu fait le joug de tâches harassantes et aliénantes. Ces ouvriers là qui s’empoisonnent à l’usine fabriquent des jouets, des voitures, des armes qui serviront les intérêts de leurs maîtres. Un ouvrier produit un vélo qu’il sera lui-même obligé d’acheter avec son salaire de misère ; l’objet qu’il produit lui-même lui est enlevé des mains. L’usine dans laquelle il travaille, dont il connaît les moindres recoins, ne lui appartient pas plus que ce qu’il produit. À qui appartient-elle alors ? Et bien elle appartient à un charmant monsieur ayant abusé des quatre heures, et de ses secrétaires, dans des quartiers huppés de Saint-Jean-de-Luz, d’Antrania, de Manticore, d’Agartha ou d’Aserjuco. Un homme qui ne vit que dans un environnement très particulier, loin de la poussière, de la suie et de la crasse. Dans un entre-soi incestueux, que l’on pourrait qualifier sans peur de secte. Ces braves messieurs, poids lourds de l’industrie et des buffets à volonté, sont ceux qui dirigent le monde. Ils mènent les fonds, les capitaux, les armes et les gouvernements comme l’on promène son chien. Ces messieurs bien graves, se donnant des airs tout à fait sérieux dominent le monde et le prolétariat.
Ces cochons, sous prétexte d’apporter la « démocratie » ne valent pas mieux que les tyrans ; eux au moins, ils jouent franc-jeu et assument le despotisme. Malheureusement, pour cette caste de privilégiés, ils préfèrent les faux-semblants ; à chaque élection c’est toujours la même valse ; les Conservateurs administrent le pays pendant cinq années, et leurs cousins socialistes en reprennent la garde pendant encore cinq ans avant d’échanger ; ce n’est pas de la politique, c’est une garde alternée. Et camarades, ne croyez pas que Conservateurs et Socialistes sont des parents aimants ; les premiers sont des cons utiles tandis que les seconds sont des hypocrites. Si l’on devait s’appuyer sur la littérature enfantine pour les décrire, ils porteraient très certainement le nom de « marâtre » ; la belle-mère que personne n’a choisi qui se retrouve à maltraiter ses pauvres belles filles tandis qu’elles cajolent leurs pères pour lui soutirer toujours plus. Seulement, à chaque fois que les gouvernements changent, les politiques restent les mêmes, parfois on change juste l’encre du stylo, elle devient plus ou moins foncés en fonction des ministres. Car finalement, que ce soit de la Geauce ou de Grace, ce sont toujours les mêmes qui gouvernent ; les marionnettes, les pantins, les idiots utiles de la Bourgeoisie. Les politiciens ne sont rien d’autres que les cousins mythomanes des hommes d’affaires. C’est d’ailleurs pour cela que quelque soit le gouvernement, l’oppression reste toujours la même ; les menottes, les matraques et les mitraillettes continuent à rythmer les manifestations et les grèves.
Heureusement camarade, tout cela est sur le point de changer ! La révolution internationale va se propager jusqu’à Antrania ! Elle fera tâche d’huile dans ce monde qui s’embourgeoise et qui s’enorgueillit d’opprimer des masses dorénavant silencieuses et dociles ; à Agartha ou à Aserjuco, quelques croquettes ont suffit pour faire taire un prolétariat qui meurt d’envie d’exploser. Seulement, l’inévitable fin du capitalisme est la décroissance, et la fin de la croissance économique amène avec elle deux choix ; le fascisme ou la révolution. Ces deux alternatives se traduisent souvent par la guerre civile ; les nationalistes soutenus par la bourgeoisie industrielle et les propriétaires terriens d’un côtés, que la Réaction glorifie face aux révolutionnaires, aux républicains de l’autre qui reçoit l’approbation populaire. Dans cette sanglante loterie, conséquence logique de tout régime libéral, l’heureux gagnant et celui qui jouit des meilleurs soutiens internationaux. Et l’Antares camarade s’apprête à bousculer ; en (r)établissant l’ordre démocratique, Aurore ouvre la porte à l’émancipation prolétaire. Cette dernière, grande oubliée des débats publics est pourtant la nécessaire finalité de toute démocratie. Cette opération spéciale que les camarades du Parti Eurycommuniste Velsnien et de l’Union Nationale pour une Icamie Démocrate, Égalitaire et Populaire ont maintes et maintes fois légitimés face à la mauvaise foi évidente des partis réactionnaires et des États fascisants… Cette opération spéciale n’est rien d’autre que la restauration de la démocratie et du peuple souverain en Antares !
La révolution internationale, que nos camarades préparent depuis des années se concrétise ; la seule chose que nous espérons, c’est que lorsque cette dernière éclatera, elle renversera les bourgeois d’Aserjuco, Agartha, d’Antrania et d’Agatarchidès ! Cette révolution qui se profile, qui se prépare méticuleusement malgré le silence des médias est les dénégations des hommes politiques que le changement effraie tant. Les temps changent, et c’est à nous camarades, de préparer le terreau de la révolution ! N’oublions pas les courageux sacrifices consentis par nos camarades de Märhenie, d’Estalie ou de Kaulthie face aux fascistes ethnocentristes d’Hostaline et aux théocrates de Bergrun. Ne vous laissez pas avoir par les discours des politiques ; ne croyez pas que le feu révolutionnaire s’éteint, il ne fait que s’enflammer et s’apprête à brûler tout ce qu’il touche. Le monde s’apprête à changer de face, et ça aucun des gros lards qui tirent les ficelles de ce monde n’osent l’assumer. Les avions de Mistohir survolant les cieux hostaliens sont les mêmes que les aéronefs kahtanais qui écument les airs du Gondo. La où la révolution passe, la pauvreté trépasse, la réaction s’efface et la liberté triomphe. Camarades, le combat de Lorenzo est le même que celui d’Aurore, et les graines qu’il a semé sont celles qui donneront les meilleurs fruits ; la gloire camarades n’attends que nous pour que le monde vire enfin socialiste ; que l’État qui opprime soit enfin renversé que la démocratie et l’émancipation deviennent enfin la norme. Camarade la réaction s’affaiblit ; les grands capitalistes, nageant dans un océans de cash et de graisse, sont trop bouffis pour réagir ; là où les Alguarenos tentèrent d’étouffer la révolution populaire au Prodnov, là où ils coulèrent la flotte loduarienne en Leucytalée, là où ils anihilèrent les armées de Lorenzo au Mokhaï, ils ne réagissent plus.
Le triomphe de la révolution se fait proche ; la fin de l’oppression bourgeoise l’est aussi. Lorsque le sang aura fini de gicler, les Rouges auront rendu au prolétariat ce qui lui revenait de droit ; sa dignité, son honneur et son pain. Ils l’auront vengé de ceux qui souillèrent durant des siècles, des millénaires même, les honnêtes travailleurs. Il rapporteront enfin ce qu’il nous manque ; la paix et la prospérité. Les biens les plus précieux que les bourgeois nous auront volés. En asservissant des peuples entiers pour faire tourner leurs usines, en combattant ceux qui refusaient d’acheter leurs produits et en fournissant des armes à ceux qui en voulaient. Les bourgeois, à bien des égards sont les pires criminels que l’Humanité n’ait jamais porté. Seulement, il est bien difficile pour les juges emperruqués d’assumer le fait que celui qui porte un costume bien propre, une cravate bien mise et une serviette de cuir soit à bien des égards plus coupable que le prolétaire vêtus de guenilles. Mais seulement, et c’est probablement ce mensonge qui forme les fondations de notre société, la bourgeoisie inverse les rôles ; le gangster poussé par la pauvreté est devenu le monstre tandis que le bourgeois assassinant indirectement des milliers de personne et affamant des millions d’autres est devenu un héros national ! Sur ce mythe, cette évangile de la richesse ; ce mensonge éhonté qui continue encore et toujours à empoisonner le prolétaire ; à lui faire croire que son maître n’est rien d’autre que son patron et que ce dernier lui veut du bien, alors que l’on sait tous qu’il n’attend qu’une chose de ses employés ; de pouvoir les presser jusqu’au dernier centime. Après l’avoir enchaîné dans une usine, il est déporté au supermarché pour supporter le joug de la consommation. Seulement, ce cirque sans fin approche de son terme. Les milices populaires remplaceront bientôt les matraques des policiers, les Gardes du Peuple traqueront impitoyablement ces ramassis de parasites à la gâchette facile qui oppressèrent le prolétariat des siècles durant au travers de générations d’oligarques et magnats qui, tous ensembles, avaient bien plus de morts sur la conscience que n’importe lequel des prolétaires.
Tout cela messieurs se joue à Antares ; si ce pays est libéré, si la joug de la bourgeoisie est brisé, si l’oppression est remplacée par l’émancipation collective, alors l’Humanité verra son souhait le plus cher s’accomplir. Mais pour cela, il faut une victoire du prolétariat sur la bourgeoisie ; une victoire du peuple sur ses oppresseurs. Une fois que le corps fumants des dominants sera percé de balles, le peuple pourra enfin se lever et briser ce qui l’enchaînait à ses usines. Il pourra renverser ce qui l’opprimait depuis des siècles. Il pourra enfin devenir le seul maître de son destin face à une élite corrompue et pervertie par le vice. Ces hommes la, n’en ont plus pour longtemps ; le peuple souverain les pendra à des arbres une fois que les troupes loduariennes venues libérer l’Antares de ses oppresseurs et de la menace qu’elle représentait pour l’intégrité territoriale et politique de la Loduarie. Camarades, lorsque les loduariens défileront à Margaux, lorsqu’ils écraseront les miliciens aux ordres de la bourgeoisie, ce ne sera pas l’aplatissement d’un État face à une puissance impérialiste, après tout, la Loduarie n’a pas intégré l’O.N.C ou l’O.N.D… Ni même l’écrasement d’un peuple face à un autre, mais plutot la libération par les armes et l’abaissement définitif de la bourgeoisie. Une victoire loduarienne, signifie, quoiqu’il advienne, une victoire populaire. Et un renforcement de l’hégémonie loduarienne dans la région ainsi que l’établissement d’une république socialiste sœur ne peut que profiter à la masse populaire et prolétaire. Une Loduarie est une Loduarie plus à même de défendre ce qui compte vraiment, les intérêts des travailleurs du monde entier face à la bourgeoisie.
Seulement le symbole doit-être encore plus fort ; nous ne devons pas uniquement chercher à souhaiter une Loduarie puissante ; de beaux discours n’y suffiront pas, des diatribes enflammées ne soulèveront pas des peuples ; il faut des actions concrètes ; il faut montrer que nous sommes là ; que le peuple existe, et qu’il exige sa liberté. Sa vraie liberté. Et non plus l’obscur droit de repeindre l’Assemblée en bleu ou en rose ! Vox populi, Vox dei, je dirai-même plus, Vox proletari, vox Dei ! Le peuple doit se lever, et hurler qu’il vont son pain et sa liberté et qu’il emmerde comme il le faut la bourgeoisie ! Et ce, avec ou sans l’accord de ces gros lards vivants dans une tour d’ivoire se gavant de dividendes et de steaks. Si Aurore veut faire de la victoire loduarienne une victoire prolétarienne, il faut que le peuple lui-même arrache sa liberté ; la Loduarie doit devenir l’étendard de la Liberté, mais elle doit aussi permettre au peuple de briser ses chaînes par lui-même. Et c’est pour cette raison que nous saluons la décision du P.E.V velsnien de former des brigades rouges en Antares. Cette nouvelle force n’est plus uniquement la naissance d’un groupe paramilitaire mais la véritable expression de la souveraineté populaire se battant non pas pour une solde comme ces misérables condotierre de Lograno ou ces militaires s’entre-tuant pour une vague notion de patrie, mais des prolétaires capables de se sacrifier pour une cause qui les dépasse. De se battre pour une notion, une idée, plus grande qu’eux. Loin d’êtres de simples pions dans des dynamiques abstraites ; ces hommes, ces héros, ces triomphateurs, méritent notre plus grand respect et doivent devenir des modèles pour nous autres. Et c’est à cet égard là camarades que nous devons devenir à notre manière des phares de la lutte prolétaire ! C’est pour cette raison que le monde, l’Histoire nous regardera et nous jugera. Ces camarades qui se battent aux côtés des camarades loduariens doivent devenir des sources d’inspiration pour nous !
Trop souvent camarades, le P.C.A passe pour un ramassis de guignols aux gestes flamboyants mais pourtant mollassons. Qu’avons-nous faits pour le communisme ? Rien, si ce n’est servir des discours enflammés animés par une fois sincères mais qui au fond restaient creux. Non pas parce qu’ils étaient trop modérés, mais parce qu’ils ne s’accompagnaient pas de gestes réels ; le P.C.A est en perte de vitesse et les sociaux-traîtres nous volent notre électorat car il est las ; nous sommes trop discrets, nous sommes trop isolés au niveau politique pour apporter des changements significatifs. C’est cette vérité que nous devons voir en face ; et c’est en ayant conscience de nos faiblesses que nous pourrions changer le monde ; et surtout balayer d’un revers de la main l’oppression bourgeoise qui gangrène l’Antérinie. C’est pour cette raison camarade, qu’à défaut de limiter notre champs d’action à l’Antérinie, nous devons à tout prix prendre part à la mission tout simplement historique que s’est donnée la Loduarie ; à savoir libérer les peuples de l’oppression et de la domination bourgeoise. C’est là camarades, la base même du socialisme et de son internationalisme ; la révolution triomphera à l’échelle planétaire ; c’est la Roue du temps qui tourne et qui, inévitablement, renversera l’ordre millénaire établit par une oligarchie guerrière, puis financière. En cela, tout ce qui se passe à Antares, concernera nécessairement l’Antérinie ; la révolution se propagera comme une traînée de poudre et fera exploser les normes établies. Ceci est un fait et nous devons concourir au triomphe de la démocratie socialiste en Antares pour concourir à la victoire finale en Antérinie !
Dépassons nos frontières, n’ayons peur d’affronter les milices bourgeoises et fascistes qui gangrènent l’Antares et qui oppressent les travailleurs ! Rendons nous à l’évidence ! Les deux alternatives qui s’offrent aux antariens n’est rien d’autre que le choix entre gouvernement prétendument légitime qui matraque les rouges et une milice excitée dirigée par des militaires réactionnaires. Ce choix entre bonnet blanc et blanc bonnet est bien entendu battu en brèche par les Loduariens, mais alors qu’attendons-nous pour nous battre aussi ? On nous accuse de se comporter comme des plots ; alors pourquoi ne portons-nous pas le feu sur la Bourgeoisie ? Pourquoi restons-nous planquer derrière nos pupitres à réciter des discours alors que nous pouvons montrer à la Terre entière que nous aussi nous sommes de véritables révolutionnaires ! L’Antares nous attends, alors que faisons-nous ? Si nous restons ici à craindre pour notre vie, valons-nous mieux que ces sociaux-démocrates mous du slip ? Non ! L’Antares nous attends et nous devons répondre à l’appel de la révolution ! Nous devons montrer à la classe politique antérinienne et plus largement bourgeoise que nous sommes capables de prendre de vraies décisions ; pleines de sens qui ne peuvent que mériter le respect. Nous nous battons pour les prolétaires de l’Antérinie en affrontant les milices fascistes d’Antares.
Dès lors le Parti Communiste Antérinien n’a qu’un mot ; engagez-vous ! Engagez-vous contre les milices d’Antares ! Engagez vous pour les prolétaires d’Antares ! Engagez pour la révolution mondialisée ! Seul votre engagement et votre courage nous permettra à tous ; à tout les camarades opprimés par les régimes bourgeois et autoritaires de se libérer. En brisant les barreaux et en rompant les chaînes de nos camarades prolétaires antariens, nous briserons aussi le joug des travailleurs antériniens ! C’est en cela camarades que nous devons à tout prix nous battre ; nous devons écraser, écrabouiller ces cafards là-bas avant de s’en prendre à nos propres parasites ! La Loduarie est la patrie des travailleurs, et nous devons l’aider à se battre contre les terroristes antariens et les hauts-gradés séniles ! Camarades, prenons exemple sur les Velsniens, et n’aillons pas peur de porter la révolution en Antares !
Vive la camarade Aurore ! Vive le camarade Marcos ! Vive la république socialiste d’Antares !