21/08/2019
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[PARLEMENT]Conseil Suprême de l'Union - Page 4

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Après la prise de parole de la délégation illiréenne, ce fut le tour de celle du Kommunistische Partei Bachmeyers de se prononcer sur les deux motions devant le Conseil Suprême de l’Union. Le représentant de ce parti prononça alors le discours ci-dessous.

Ernst Busch

“Concernant la première motion, le KPB vote contre. Ne vous méprenez pas sur notre position. Comme le montre notre courte histoire, nous sommes en faveur d’une ligne très dure contre les libéraux et les fascistes. Nous sommes donc bien évidemment en faveur de l’aide armée pour nos camarades à l’internationale lorsqu’ils en ont besoin, en partie car nous sommes un parti militarisé. Le problème avec la motion numéro un dans son état actuel est que la Révolution mondiale ne peut pas vaincre en ayant tous les volontaires prolétaires centralisés sur un front. Bien que la victoire en Antares soit importante, la victoire au Götterland et en Retsvinie est importante elle aussi. C’est pour cela que le Kommunistische Partei Bachmeyers utilise ses 5 voix pour voter contre la motion numéro 1. J’en profite par ailleurs pour saluer tous les camarades qui ont offert un soutien matériel aux forces armées révolutionnaires, surtout ceux qui ne sont pas d’habitude très militarisés.”

“Maintenant, la République Fédérale de Karty. C’est un vaste sujet, vaste par sa trahison, et qui descendra dans l’histoire comme LE modèle incontournable du social-fascisme et de la trahison. Tout d’abord, parlons de celle qui depuis de nombreuses années a toujours fait partie du régime kartien. La gouverneure slave Orlovski a servi tous les régimes kartiens, c'est-à-dire réactionnaires et anti-gauchistes, à un haut niveau depuis la création de la première institution républicaine a Karty. Elle a toujours été sous l'étendard soit des Démocrates, soit des Droites Républicaines. Et pourtant aujourd’hui elle est prétendument devenue socialiste instantanément après la guerre civile. Cette histoire de conversion politique n’est qu’un mensonge grossier qui insulte l’intelligence de tous les Kartiens ! Une femme qui a été en faveur de la dictature du capital toute sa vie, et qui a servi aux plus hautes fonctions de l’État au service d’icelui est-elle capable de devenir socialiste en claquant des doigts ? Bien sûr que non ! Et à cela il faut ajouter qu’il n’y a pas eu de grande purge des éléments bourgeois non-monarchistes dans l’administration. Karty, soi-disant pays socialiste, a donc une bourgeoise comme politicienne la plus influente, et une administration héritée du régime capitaliste précédent ! Le socialisme est impossible dans ces conditions ! Passons a un exemple du social-fascisme kartien en action: l’invasion du Garmflüßenstein. Après avoir balayé d’un coup les forces armées fascistes, la puissance soi-disant socialiste de Karty aurait dû instaurer un régime socialiste dans ce pays. Mais étant sous le contrôle dissimulé de la bourgeoisie, Karty à implantée une monarchie parlementaire capitaliste. Est-ce que les conditions matérielles étaient une force qui a contraint la Karty à faire ce choix douloureux ? Pas le moins du monde. Après l’invasion, les fascistes étaient mis en déroute complète, leurs soutiens auprès de la population étaient faibles, comme démontré par le manque de résistance armée de la part de la population contre les Kartiens. Il n’y avait pas de pression réactionnaire internationale non plus, et en plus, la Kaulthie communaliste soutenait l’occupation kartienne, comme montré par le fait que ces deux pays occupent aujourd’hui le Garmflüßenstein. Après l’invasion, le rapport de forces était donc incontestablement dominant pour le socialisme, mais le Garmflüßenstein est malgré tout sous le joug du capital aujourd’hui. Comment expliquer ceci ? Avec le fait que cela n’était qu’un leurre, car Karty n’est pas socialiste ! Passons maintenant à la Vahrénie fasciste. Orlovski avait décidé de se rapprocher avec ce vil pays, de garantir même sa défense ! Malgré le fait qu’Orlovski ait maintenant déchiré ses accords sous la pression de son brave prolétariat, cela ne l'excuse pas, car pour un moment, en signant ces accords, elle a montré une fois de plus au monde entier sa soif de collaboration avec les régimes fascistes. C’est seulement l’indignation à Karty et à l’étranger qui a contraint Orlovski a contre coeur de ne pas aider les fascistes Vahres. Passons maintenant à son intervention en Antares. Karty dit vouloir respecter son accord, signé sous le régime capitaliste précédent, avec l’Antares. En plus de cette contradiction, que d’avoir un pays socialiste qui envoie ses prolétaires mourir au nom d’un accord signé par les sbires d’un monarque, il y a aussi le fait qu’en agissant ainsi, les prolétaires antariens vont mourir pour maintenir la MIRA au pouvoir. Car Karty a beau dire qu’elle soutient Antares, mais pas la MIRA, ça ne change rien car ces deux positions sont contradictoires. Prétendons qu’après une lutte acharnée, l’Antares repousse les Loduariens. Le gouvernement d’Antares en place va être la MIRA dans ce cas, le gouvernement républicain n’ayant plus le contrôle de l’appareil de l'État. Si les kartiens veulent alors renverser MIRA, comme ils le disent, il faudra qu’ils fassent une deuxième guerre toute aussi sanglante. Mais comme cette deuxième guerre sanglante sera très impopulaire, Karty laissera vraisemblablement la MIRA en place en Antares, de la même manière qu’elle a décidé de ne pas abolir le capitalisme au Garmflüßenstein. Pour finir sur l’Antares, il faut se souvenir que sous Orlovski, Karty a une réputation de ne pas respecter ses accords, et le premier traité qu’elle respecte, comme par hasard, est un accord signé par une monarchie qui parle de défendre aujourd’hui une junte militaire. Devant toutes ces actions qui ne ressemblent pas du tout comme celles d’un pays socialiste, mon parti et moi venons à la conclusion que Karty est un pays capitaliste qui se couvre en rouge et avec des roses tout en soutenant la cause du capitalisme a chaque opportunité. Pour nous, bien que cette motion ne fasse pas de dégâts matériaux à l’anti-socialiste Orlovski, c’est malgré tout utile de bien nommer celle qui absorbe les énergies révolutionnaires de son prolétariat afin de servir la cause capitaliste à l’étranger, les alliances militaristes avec les capitalistes qui d’ailleurs sèment les graines d’une possible réaction conservatrice en Karty lui-même où l’on verra certainement Orlovski changer de camp une fois de plus pour remplacer le socialisme mou kartien par le capitalisme d’antan. C’est pour cela que le Kommunistische Partei Bachmeyers utilise ses 5 voix pour voter pour la motion numéro 2.”

Ernst Busch se rassit alors après cette prise de parole.
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Camarades, camarades.
Nous voyons vos différents arguments sur nos différentes motions, et nous les comprenons. La motion numéro 1 a soulevé de nombreux contre-arguments et ouvre la porte à de nombreux débats. Ceux-ci auront lieu. Il y aura des discussions, des avancées. Car nous sommes là pour discuter.
La deuxième motion, néanmoins, nous estimons que tout ceux qui se placent contre font une erreur monumentale.

Il existe un pays, que nous avons tous en détestation ici. Dont nous avons banni l'idéologie ici même. Un pays qui se revendiquait de notre idée, de nos valeurs. Un pays qui prétendait brandir le drapeau rouge tout comme nous. Ce pays, aujourd'hui, dans cette forme, n'est plus. Nous y avons veillé.
L'histoire nous apprend que nous devons retenir nos erreurs pour ne pas les reproduire.
Lorsque la Translavya s'est ouverte à nous, en brandissant nos valeurs, en mettant le pied dans ce bâtiment même pour discuter avec nous de la création de cette union, nous l'avons accueilli à bras ouverts. Nous avons accueilli ce pays comme l'un des nôtres, un pays acquis à la cause du peuple. Nous avons cru en lui.
Ce pays a décidé, ensuite, de bombarder la capitale de mon pays. Un immeuble entier, un centre de recherche, et une centrale nucléaire.
Pourtant, ce pays était de notre camp, il abordait nos valeurs, n'est-ce pas ?
La cause socialiste, communiste, et toutes celle qui sont liées. Nous sommes ici pour en discuter, pour en juger, parce que nous la représentons. Cette cause, nous la représentons !
Toutes ces différentes facettes, unies. Nous sommes là pour discuter et afficher une unité au monde, aux pays dominés par des élites qui asservissent leur peuple !
La nation Kartienne n'est qu'une deuxième version de ce que fut la Translavya. Il est de notre devoir de savoir identifier nos ennemis et les combattre. Un régime qui soutient un pays tuant une population appartenant à une autre culture, alors même que cette culture est à majorité socialiste et qu'il la soutiendrait selon ses dires n'est pas un régime socialiste.
Un régime qui préfère un état faciste à un pays communiste n'est pas un régime socialiste.
Karty n'est pas un régime socialiste, tout comme la Translavya. Il est à nous d'en juger. L'ignorer serait insulter l'histoire. Délégués Translaviques ! Mon pays a donné de son sang et vos concitoyens également pour permettre à votre pays votre présence ici, face à un régime qui se prétendait communiste. Allez vous continuer à ignorer cela ?
Estaliens, Kartvéliens ! Allez vous donc faire de même et insulter les valeurs qui vous sont chères que vous portez en ce conseil, comme chacun d'entre nous ?
Kah-Tanais ! Le scientisme était une voie également, il fut un temps, avant que nous nous rendions compte de sa réelle voie. Allez vous continuer à penser que le régime Kartien reste une voie après ses actes ?

Cette motion n'est pas une histoire de dogme, de ligne à suivre, de purge ou autre. Il s'agit d'Histoire, pour la cause socialiste et communiste que nous défendons tous ici même. Le compromis n'est pas une solution et ne rend que plus fort nos ennemis. Si nous avions pris en charge la question Translavique plus tôt, mon pays n'aurait pas subit des bombardements effroyables.
Il en est de même pour aujourd'hui. Ce n'est pas nous qui vous jugerons, mais l'Histoire.
Car l'Union, si elle ne peut prendre de décisions comme celle-ci, aura failli dans sa tâche envers le monde socialiste. Et chacun d'entre nous ici ne sera que l'idiot utile de son gouvernement, envoyé à Lyonnars pour parler dans le vent.
Nous sommes des révolutionnaires, issus d'une idée qui demande la révolution mondiale, la libération du prolétariat et de l'Homme. Nous devons prendre des mesures fortes !
Nous vous invitons à reconsidérer votre vote pour la motion numéro 2.

Concernant la motion numéro, nous sommes là pour discuter. Discutons donc, proposons. De la même manière que nous avons fondé cette union.
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