14/08/2019
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[DIRECTION]Présidium de l'Union - Page 4

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Le chef de la délégation poëtoscovienne se penche légèrement, abaisse le micro, et prononce, avec une assurance de fer, le propos suivant :


Camarades,

La Poëtoscovie partage vos convictions. Elle partage vos espoirs, vos regrets, vos peines et vos joies. Je suis ici pour une Nation qui a toujours aimé le projet commun et les perspectives collectives que, de toute pièce, nous avons construites. Notre Union n’aspire qu’à l’égalité entre les hommes, à leur liberté, à la justice et à la paix. Tout cela, jusqu’à présent, nous avons su le défendre, et je ne puis que m’en réjouir auprès de vous, comme je m’en suis toujours réjoui auprès de chacun. La diplomatie poëtoscovienne, même en temps de crise, même face à l’alternance politique, a su rester synonyme de nos valeurs et de nos principes.

C’est au nom des convictions qui fondent notre union, et avec l’immense chagrin de constater que beaucoup ici s’attachent plus aux forces qu’aux idées, que la Poëtoscovie entend se retirer de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, la Nation Communiste de Loduarie n'ayant pas justifié la nature de ses engagements en Antarès auprès de l’UICS comme auprès du monde.

Une Internationale, que vaut-elle sans transparence ? Une Internationale, que vaut-elle si elle n’est pas animée par la paix entre les peuples ? La conquête d’un espace vital loduarien n’est pas une ambition collective : elle ne doit donc pas compromettre nos projets. Force est cependant de constater que, par une politique agressive, impérialiste et néocolonialiste – ou du moins par la volonté de ne pas s’en éloigner –, certaines puissances envoient ici un message clair. Ce message, nous le refusons. La force, même brandie comme le prolongement d’un bras appuyé contre la poitrine des Lyonnars, n’est pas la Loi qui doit s’imposer aux hommes. C’est la justice, à la fois sociale et internationale, qui doit triompher des puissants.

C’est dans cet esprit que nous refusons le silence qui semble demeurer la règle face aux crimes et aux logiques de domination, et dont nous rejetons l’ébauche pour un monde nouveau.

Je vous remercie.

La délégation quitte la salle.
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Réunion à l'ordre du jour : élection du Secrétaire Général de l'Union.

Prise de parole de la déléguée Loduarienne au Présidium de l'Union, Camarade Lydie Adun.


Camarades,
Cela fait désormais plus de 4 ans que notre Union est fonctionnelle. Nous sommes parvenus à construire quelque chose, quelque peu ralenti par la période sombre vécue par mon pays. Mais nous sommes passés outre cette époque d'instabilité et nous avons retrouvé nos institutions, notre pouvoir d'agir. Malgré cela, des affaires administratives nous rattrapent tout de même.
L'une d'entre elles a une importance notamment capitale, l'élection d'un nouveau Secrétaire Général de l'Union.
Le poste sera bientôt laissé vacant par la Camarade Ellis Halimah, que nous pouvons applaudir et remercier pour son service en temps que Secrétaire Générale de l'Union. Ce n'est pas une tâche simple que de mener un groupe qui vient tout juste d'être formé, et même si vous assez reçu beaucoup d'aide de tous les bords, vous avez réussi à votre mission. Le fait même que nous soyons encore tous assis autour de cette table en est la preuve ultime. Jamais nous n'aurions pu tenir aussi longtemps sans une bonne figure de proue.

Je tiens à, cette année, me représenter au poste de Secrétaire Générale de l'Union. Mes compétences n'ont pas changé, et après avoir passé les 4 dernières années à gérer la section Loduarienne de l'Union, je pense être globalement toujours aussi efficace pour ce poste.
J'avais fait le choix, à la dernière élection, de mettre fin à ma candidature pour favoriser l'union apparente que nous avons forgé ensemble et qui ne doit pas seulement être une façade pour le monde extérieur mais une réalité. Je vous ait accordé ma confiance, et de ce fait, celle de mon pays tout entier, quand au maintien de cette union. Je vous appelle désormais à me faire confiance comme nous vous avons fait confiance, après avoir initié ce projet que nous avions de regrouper chacun d'entre nous entre 4 murs pour pouvoir discuter, et faire de la diplomatie.
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Karmen Einhart, ambassadrice de l'Altrecht à l'UICS :

Salutations camarades ! Il semble clair que l'UICS a vécu une période trouble mais a su reprendre en vigueur, ce qui est encourageant pour le futur de cette dernière. Mais ce futur doit se faire avec le souci de cette continuité dans la reprise de la vigueur de l'Union. Ainsi, nous pensons que le camarade loduarien serait en effet un candidat bien placé pour reprendre la main de cette organisation socialiste, d'autant plus avec les conflits menaçant la cohésion des membres de l'UICS. Une main forte serait, d'après nous, une bonne solution afin de garder l'ensemble intact et uni.

Cependant, avant de donner notre vote, nous attendrons d'éventuels autres candidats qui souhaiteraient eux aussi légitimement postuler à ce poste prestigieux et haut en responsabilités.

Mesdames, Messieurs, merci de m'avoir écoutée, je laisse la parole.
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Le camarade Galen Hivaleg, représentant de la République Populaire et Sociale d’Illirée à l’Union Internationale du Communisme et du Socialisme.

Camarades,

Il serait mentir que de nier l’importance fondatrice que constitue cette élection. Il y a quatre ans, nous avons élu le premier Secrétaire Général de notre Union. Pour la première fois, nous avons mis en application les normes que nous, peuples libres du monde, avions nous-mêmes institué. Cette première élection a été un symbole pour les classes laborieuses du monde, et un avertissement pour leurs adversaires. Depuis lors, nous avons traversé beaucoup d’événements, et même le siège de notre Internationale en a souffert : de Lyonnars à Utvir, d’Utvir à Astana, et, enfin, d’Astana à Lyonnars. Il paraît juste que cette nouvelle élection, prenant place dans un même lieu mais dont l’histoire a grandi, soit celle de la confirmation, et de l’assurance de notre force. De Lyonnars à Lyonnars, on ne pourrait y voir qu’un retour, qu’une marche cyclique, mais c’est bel et bien une avancée de la grande cause des travailleurs, dans la forme et dans l’esprit ; et notre présence en témoigne, je crois. En fait, ce deuxième scrutin est sans doute encore plus important que le premier, car si le premier c’était tenu après la glorieuse conférence fondatrice, porté par son élan, il n’en est resté, en définitive, autant une formalité qu’un symbole. Aujourd’hui nous faisons face à des paradigmes bien différents : Notre force et plus grande, mais nos adversaires plus brutaux. Aujourd’hui, nous envoyons un message : Nous sommes toujours là, nous sommes toujours déterminés, et plus forts que jamais. Aujourd’hui, nous n’avons que nous pour libérer le monde de sa constante oppression.

En cela, camarades, je salue la candidature de la camarade Adun ; parce que c’est le premier pas de notre décision et de notre espoir. Et quelle candidature ! Comme de droit, c’est la glorieuse Nation de Loduarie Communiste qui se présente au front la première : C’est la bien-aimée mère de notre Internationale qui préside à sa persévérance. Je vais être honnête, comme je l’ai toujours fait avec mes camarades, il n’y a aucune reproche que je puisse porter à cette candidature, ou à cette candidate. Je crois cependant qu’il relève du devoir de ma nation, l’Illirée, de mon devoir propre en vérité, que de porter une candidature alternative à celle-ci. Non pas pour contrer une éventuelle présidence loduarienne, que nous accepterions avec une grande joie, mais bien pour l’accompagner dans son entreprise, pour collaborer à la constitution d’un projet commun. En cela, je pense qu’un nombre pluriel de candidature est hautement nécessaire au parachèvement de ce jour, et de ce symbole. En cela, camarades, je présente solennellement ma candidature à l’office du Secrétaire Général de notre glorieuse Internationale. Entendez bien que ce n’est pas une simple participation courtoise, pour la beauté du sport. Je crois, en effet, que l’Illirée que je représente dispose de toutes les caractéristiques que l’on peut attendre pour cet égard. Mon Etat est ainsi hautement et profondément conquis aux idéaux du communisme et de l’eurycommunisme. Également, notre récente transition de gouvernement nous donne tous les outils pour comprendre comment fonctionne l’arrivée d’un Etat dans le socialisme, et ainsi reproduire ce processus ailleurs. Finalement, l’Illirée a démontré ses capacités de gestion et par son entretien constant de l’OCDU, une institution de l’Union à sa charge, et par son statut de pays transitoire pour le siège de l’UICS pour des deux années de vacances de rôle de la part de la Loduarie. Je m’arrête ici, vous connaissez les éléments aussi bien que moi, et ce n’est certainement une présentation personnelle. Puisse ce jour nous mener plus avant vers la révolution mondiale.
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