28/12/2019
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[DIRECTION]Présidium de l'Union - Page 4

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Le chef de la délégation poëtoscovienne se penche légèrement, abaisse le micro, et prononce, avec une assurance de fer, le propos suivant :


Camarades,

La Poëtoscovie partage vos convictions. Elle partage vos espoirs, vos regrets, vos peines et vos joies. Je suis ici pour une Nation qui a toujours aimé le projet commun et les perspectives collectives que, de toute pièce, nous avons construites. Notre Union n’aspire qu’à l’égalité entre les hommes, à leur liberté, à la justice et à la paix. Tout cela, jusqu’à présent, nous avons su le défendre, et je ne puis que m’en réjouir auprès de vous, comme je m’en suis toujours réjoui auprès de chacun. La diplomatie poëtoscovienne, même en temps de crise, même face à l’alternance politique, a su rester synonyme de nos valeurs et de nos principes.

C’est au nom des convictions qui fondent notre union, et avec l’immense chagrin de constater que beaucoup ici s’attachent plus aux forces qu’aux idées, que la Poëtoscovie entend se retirer de l'Union Internationale du Communisme et du Socialisme, la Nation Communiste de Loduarie n'ayant pas justifié la nature de ses engagements en Antarès auprès de l’UICS comme auprès du monde.

Une Internationale, que vaut-elle sans transparence ? Une Internationale, que vaut-elle si elle n’est pas animée par la paix entre les peuples ? La conquête d’un espace vital loduarien n’est pas une ambition collective : elle ne doit donc pas compromettre nos projets. Force est cependant de constater que, par une politique agressive, impérialiste et néocolonialiste – ou du moins par la volonté de ne pas s’en éloigner –, certaines puissances envoient ici un message clair. Ce message, nous le refusons. La force, même brandie comme le prolongement d’un bras appuyé contre la poitrine des Lyonnars, n’est pas la Loi qui doit s’imposer aux hommes. C’est la justice, à la fois sociale et internationale, qui doit triompher des puissants.

C’est dans cet esprit que nous refusons le silence qui semble demeurer la règle face aux crimes et aux logiques de domination, et dont nous rejetons l’ébauche pour un monde nouveau.

Je vous remercie.

La délégation quitte la salle.
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Réunion à l'ordre du jour : élection du Secrétaire Général de l'Union.

Prise de parole de la déléguée Loduarienne au Présidium de l'Union, Camarade Lydie Adun.


Camarades,
Cela fait désormais plus de 4 ans que notre Union est fonctionnelle. Nous sommes parvenus à construire quelque chose, quelque peu ralenti par la période sombre vécue par mon pays. Mais nous sommes passés outre cette époque d'instabilité et nous avons retrouvé nos institutions, notre pouvoir d'agir. Malgré cela, des affaires administratives nous rattrapent tout de même.
L'une d'entre elles a une importance notamment capitale, l'élection d'un nouveau Secrétaire Général de l'Union.
Le poste sera bientôt laissé vacant par la Camarade Ellis Halimah, que nous pouvons applaudir et remercier pour son service en temps que Secrétaire Générale de l'Union. Ce n'est pas une tâche simple que de mener un groupe qui vient tout juste d'être formé, et même si vous assez reçu beaucoup d'aide de tous les bords, vous avez réussi à votre mission. Le fait même que nous soyons encore tous assis autour de cette table en est la preuve ultime. Jamais nous n'aurions pu tenir aussi longtemps sans une bonne figure de proue.

Je tiens à, cette année, me représenter au poste de Secrétaire Générale de l'Union. Mes compétences n'ont pas changé, et après avoir passé les 4 dernières années à gérer la section Loduarienne de l'Union, je pense être globalement toujours aussi efficace pour ce poste.
J'avais fait le choix, à la dernière élection, de mettre fin à ma candidature pour favoriser l'union apparente que nous avons forgé ensemble et qui ne doit pas seulement être une façade pour le monde extérieur mais une réalité. Je vous ait accordé ma confiance, et de ce fait, celle de mon pays tout entier, quand au maintien de cette union. Je vous appelle désormais à me faire confiance comme nous vous avons fait confiance, après avoir initié ce projet que nous avions de regrouper chacun d'entre nous entre 4 murs pour pouvoir discuter, et faire de la diplomatie.
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Karmen Einhart, ambassadrice de l'Altrecht à l'UICS :

Salutations camarades ! Il semble clair que l'UICS a vécu une période trouble mais a su reprendre en vigueur, ce qui est encourageant pour le futur de cette dernière. Mais ce futur doit se faire avec le souci de cette continuité dans la reprise de la vigueur de l'Union. Ainsi, nous pensons que le camarade loduarien serait en effet un candidat bien placé pour reprendre la main de cette organisation socialiste, d'autant plus avec les conflits menaçant la cohésion des membres de l'UICS. Une main forte serait, d'après nous, une bonne solution afin de garder l'ensemble intact et uni.

Cependant, avant de donner notre vote, nous attendrons d'éventuels autres candidats qui souhaiteraient eux aussi légitimement postuler à ce poste prestigieux et haut en responsabilités.

Mesdames, Messieurs, merci de m'avoir écoutée, je laisse la parole.
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Candidature de Galen Hivaleg


Le camarade Galen Hivaleg, représentant de la République Populaire et Sociale d’Illirée à l’Union Internationale du Communisme et du Socialisme.

Camarades,

Il serait mentir que de nier l’importance fondatrice que constitue cette élection. Il y a quatre ans, nous avons élu le premier Secrétaire Général de notre Union. Pour la première fois, nous avons mis en application les normes que nous, peuples libres du monde, avions nous-mêmes institué. Cette première élection a été un symbole pour les classes laborieuses du monde, et un avertissement pour leurs adversaires. Depuis lors, nous avons traversé beaucoup d’événements, et même le siège de notre Internationale en a souffert : de Lyonnars à Utvir, d’Utvir à Astana, et, enfin, d’Astana à Lyonnars. Il paraît juste que cette nouvelle élection, prenant place dans un même lieu mais dont l’histoire a grandi, soit celle de la confirmation, et de l’assurance de notre force. De Lyonnars à Lyonnars, on ne pourrait y voir qu’un retour, qu’une marche cyclique, mais c’est bel et bien une avancée de la grande cause des travailleurs, dans la forme et dans l’esprit ; et notre présence en témoigne, je crois. En fait, ce deuxième scrutin est sans doute encore plus important que le premier, car si le premier c’était tenu après la glorieuse conférence fondatrice, porté par son élan, il n’en est resté, en définitive, autant une formalité qu’un symbole. Aujourd’hui nous faisons face à des paradigmes bien différents : Notre force et plus grande, mais nos adversaires plus brutaux. Aujourd’hui, nous envoyons un message : Nous sommes toujours là, nous sommes toujours déterminés, et plus forts que jamais. Aujourd’hui, nous n’avons que nous pour libérer le monde de sa constante oppression.

En cela, camarades, je salue la candidature de la camarade Adun ; parce que c’est le premier pas de notre décision et de notre espoir. Et quelle candidature ! Comme de droit, c’est la glorieuse Nation de Loduarie Communiste qui se présente au front la première : C’est la bien-aimée mère de notre Internationale qui préside à sa persévérance. Je vais être honnête, comme je l’ai toujours fait avec mes camarades, il n’y a aucune reproche que je puisse porter à cette candidature, ou à cette candidate. Je crois cependant qu’il relève du devoir de ma nation, l’Illirée, de mon devoir propre en vérité, que de porter une candidature alternative à celle-ci. Non pas pour contrer une éventuelle présidence loduarienne, que nous accepterions avec une grande joie, mais bien pour l’accompagner dans son entreprise, pour collaborer à la constitution d’un projet commun. En cela, je pense qu’un nombre pluriel de candidature est hautement nécessaire au parachèvement de ce jour, et de ce symbole. En cela, camarades, je présente solennellement ma candidature à l’office du Secrétaire Général de notre glorieuse Internationale. Entendez bien que ce n’est pas une simple participation courtoise, pour la beauté du sport. Je crois, en effet, que l’Illirée que je représente dispose de toutes les caractéristiques que l’on peut attendre pour cet égard. Mon Etat est ainsi hautement et profondément conquis aux idéaux du communisme et de l’eurycommunisme. Également, notre récente transition de gouvernement nous donne tous les outils pour comprendre comment fonctionne l’arrivée d’un Etat dans le socialisme, et ainsi reproduire ce processus ailleurs. Finalement, l’Illirée a démontré ses capacités de gestion et par son entretien constant de l’OCDU, une institution de l’Union à sa charge, et par son statut de pays transitoire pour le siège de l’UICS pour des deux années de vacances de rôle de la part de la Loduarie. Je m’arrête ici, vous connaissez les éléments aussi bien que moi, et ce n’est certainement une présentation personnelle. Puisse ce jour nous mener plus avant vers la révolution mondiale.
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Intervention de la délégation non-votante du Parti Eurycommuniste Velsnien, au sujet de la candidature de la camarade Lydie Audun
Géorgi Marcos, ancien secrétaire du Parti Eurycommuniste velsnien et représentant du PEV à l'UICS



O


Chers camarades du Présidium,

A l'heure où l'UICS fait face, avec la guerre antarienne, à son défi le plus important depuis sa fondation, et qui nécessite le concours des camarades du monde entier, je pense qu'il sied à tous ici de faire le point sur la candidature de notre camarade et ami, Lydie Audun, représentante de la Démocratie loduariste.

En premier lieu, nous tenons à remercier notre camarade Elis Halimah pour ses bons et loyaux services. Nous nous souviendrons de son sens du sacrifice, de sa détermination à servir la cause, de son dévouement envers nous tous, malgré des différends d'ordre programmatiques et idéologiques, mais qui ne nous ont jamais éloigné du fait qu'elle est de notre camp, et que dans cette grande lutte historique contre la réaction et le monde bourgeois, elle a été une porte drapeau remarquable.

Mais la question désormais se pose: qui parmi nous pour suivre, pour représenter au mieux a continuité de notre ferveur révolutionnaire, qui animera notre feu sacré. Nous ne sommes pas là pour devenir des bureaucrates et des nantis, notre organisation n'a pas pour but de se reposer sur ses lauriers, ou de faire la promotion d'un ordre du monde figé dans l'état actuel des choses. Le statut quo est notre plus grand ennemi, bien davantage que toutes les forces de la bourgeoisie mondiale réunies. Notre adversaire, c'est cet immobilisme qui peut potentiellement transformer l'UICS en instance conservatrice si nous ne faisons pas attention. Il faut renouveler le feu en permanence. Et le contexte nous impose, jusqu'à la nomination de notre futur secrétaire des choix radicaux.

Pour la première fois depuis longtemps, plusieurs de nos membres parmi les plus éminents se retrouvent en situation de guerre face à des puissances de la réaction. En premier lieu, il y eu la défense acharnée par la puissance teylaise d'une nation hotsalienne penchant dangereusement vers les pires aspects d'un régime bourgeois, c'est à dire l'adhésion aux pires thèses de hiérarchie naturelle. Nos camarades estaliens et kah tanais y ont eu fort affaire, et ont fait preuve d'une résilience admirable. Et voilà que désormais, la Démocratie loduariste a été dans la contrainte d'intervenir militairement afin de mettre fin aux exactions du régime de l'Antarès contre sa propre population.

Ces guerres ne sont pas de notre fait, mais nous en assumons la riposte, car ce sont là des causes justes. Dans ce cadre, nous estimons que l'UICS doit remplir son rôle de colonne vertébrale structurante de la lutte, devant permettre une coordination entre tous les acteurs de la lutte. Et qui de mieux pour représenter cette tendance qu'une personne qui soit membre de l'une des délégations les plus actives de l'organisation, et dont le gouvernement, en ce moment même, est à l'avant garde de notre lutte en Antarès. Dans le cadre om j'estime que la libération des prolétaires antariens constitue une priorité absolue de l'UICS, il était tout normal que ma délégation soutienne la candidature de Lydie Audun à un tel poste de responsabilité.

Toutefois, j'aimerais adresser à tout éventuel successeur un sérieux avertissement sur le devenir éventuel de notre organisation. Nous avons remarqué la tendance à l'acceptation un peu trop aisée de certaines formations et nouveaux membres, qui présentent des vues parfois contraires aux valeurs prônées par notre organisation. J'estime que ces tentatives d'entrisme doivent être vivement combattues par notre futur secrétaire général, quoi qu'il en coûte. La lutte ne se fait pas seulement envers l'extérieur, mais elle nécessite de notre part une surveillance de tous les instants, afin que cette organisation ne soit pas vampirisée, et qu'elle devienne un outil émoussé, privé de toute crédibilité et de toute légitimité. Aussi, nous adressons notre remontrance officielle aux instances d'adhésion de l'UICS, qui selon nous ont fait des choix discutables ces derniers mois. Nous les invitons donc à l'autocritique, et à la réévaluation de leur jugement. L'entrisme est un fléau que tout secrétaire général candidat devra prendre avec le plus grand sérieux.


Je vous remercie de votre attention.
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Intervention de la représentation de la Magistrature Unifiée, pour la candidature de Lydie Audun à la succession d’Ellis Halimah

Magistrature Unifiée

Camarades,

Il faut redonner de l’importance à notre organisation. Le véritable communisme n’adviendra ni par l’immobilisme, ni par l’auto-promotion interne de membres issus d’une même caste. Je soutiens en ces mots les discours du camarade Marcos qui, par la force des choses, propose une vision pragmatique de la situation. La Magistrature Unifiée et le socialisme aux particularités mésolvardiennes conviennent de remercier, avec tout le respect qu’imposent les faits et les motivations, Ellis Halimah, dont l’assurance et la loyauté ont permis à l’organisation d’évoluer et de s’émanciper. Par des conditions matérielles difficiles, dans un contexte de guerre et sous la contrainte des forces impérialistes, nous sommes face à une réalité : l’UICS doit agir, et vite, afin de retrouver et d’affirmer une position d’équilibre pour faire advenir le véritable socialisme. Dans cette idée, consentir à la candidature d’Lydie Audun constitue une nécessité immédiate ; il s’agit sans nul doute de la personne qui, dans l’immédiat, peut le mieux soutenir nos intérêts.

Cependant, comme le camarade Marcos l’a justement rappelé, nous ne devons pas reproduire les travers de la bourgeoisie et du capitalisme en promouvant, par l’élite, de nouveaux cadres susceptibles de constituer une nouvelle oligarchie. Dès lors, la candidature du camarade Audun, qui ne semble être que la continuité d’Halimah, doit être questionnée, d’autant plus que le cadre légal qui y concourt ne semble rien révéler de véritablement formel à ce sujet. Dans cette idée, et toujours dans la continuité des propos du camarade Marcos, nous pensons effectivement que l’UICS doit engager une démarche de purification interne de ses institutions et de ses membres afin de ne pas reproduire, par l’absence d’un réel débat démocratique, un ordre mondial lui-même impérialiste. Nous recevons de ce fait cette auto-promotion, issue d’aucun cadre clairement établi, avec une importante défiance, que les circonstances nous contraignent néanmoins à ignorer pour le temps de nos guerres.

La Magistrature Unifiée vote donc pour la candidature de Lydie Audun, tout en soulignant ses réserves de principe.

Eugène, premier magistrat
Eugène de premier Magistrat
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