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Activités étrangères en Antares - Page 4

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11398
Le 12/09/2018,
Du Département de l'Espionnage Loduarien,
À l'intention du Secrétariat Général de la Nation, de l'État-Major de la Nation et de la direction du Département de l'Espionnage Loduarien.


Département de l'Espionnage Loduarien
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CLASSÉ SECRET DÉFENSE
Rapport du Département de l'Espionnage Loduarien quant à la nation d'Antares.

Contexte :
La nation Antarienne est une nation multi-ethnique située entre les terres nord et sud de notre Nation. Il s'agit d'un pays qui subit de plein fouet une guerre civile depuis quelques mois déjà, en raison des frictions entre les différentes ethnies que ce pays abrite, guerre dans laquelle nous avons mis un pied pour parvenir à une résolution de la situation sous notre plein contrôle. Si il est très certainement avéré que nos forces réussiront à défaire les armées ennemies, sans le soutien de la population locale nous n'irons pas bien loin, que ce soit immédiatement pour l'avancée de nos forces, que pour l'avenir quand le pays sera sous notre contrôle ou encore même pour nos relations avec le monde. Nous nous devons de trouver une solution à ce problème au plus tôt, afin de nous garantir la loyauté de la population et ainsi une sécurisation de nos intérêts en Antares à l'avenir, voir même envisager un plan plus complet et plus approfondi.

Analyse :
Le territoire Antarien abrite 2 différentes ethnies majeures, à savoir l'ethnie Antarienne, divisée en 2 groupes (komyens et margalais), et l'ethnie corvienne, qui représentent respectivement 60% et 31% de la population du pays. La première ethnie, répartie au sud et à l'ouest du pays, compose sa majorité et était jusqu'à maintenant l'ethnie dite "dirigeante". La deuxième ethnie, répartie au nord-est du pays, constitue une minoritée assez marginalisée selon les rapports que nous avons obtenus. Exécutions de civils corvuns par les Antariens, exactions à l'encontre de cette ethnie... Nous ne savons pas ce qu'elle souhaite vraiment mais nous savons qu'elle est marginalisée. Qui plus est, la base même de l'ethnie corvienne est une base prolétaire, donnant lieu au fait que de nombreux corvuns penchent sur des idées socialistes, et non spécialement nationalistes, à l'encontre de la population antarienne. Autrement dit, la population corvienne est moins stable pour la nation Antarienne et sont de notre coté idéologiquement parlant.
Cependant, ces deux populations ne nous sont pas favorables, et ce fait sera une épine dans le pied de la Loduarie tant qu'il n'aura pas été changé. Nous savons que le gouvernement Antarien ne nous porte pas dans son coeur, et la propagande qu'il a déployé à notre encontre n'est pas des moindres. Sous l'époque du Camarade Secrétaire Général, notre pays était déjà désigné comme un ennemi face auquel l'Antares devait se préparer à la guerre. Pour un tel pays et depuis un temps aussi long, il est sûr que la population antarienne ne va pas nous avoir à la bonne, encore plus considérant que nous envahissons leur pays. Les antariens n'ont étés que très peu touchés par la guerre civile, eux.
Pour le cas de la population corvienne, il s'agit d'une autre bataille. Il est sûr qu'une base de cette ethnie ne peut nous apprécier, nous restons des ennemis pour le moment. Mais il faut noter que cette ethnie évolue en détaché de l'ethnie antarienne. Pendant que cette dernière nous déclarait comme un ennemi mortel il y a 5 ans, l'ethnie corvienne elle se situait loin des remous de la capitale et des frontières. De plus, la distance certaine entre ces deux ethnies, qui a résulté en une guerre civile de nos jours, nous permet de penser que les corvuns ont pu être bien moins touchés par la propagande antarienne à notre égard. De plus, il convient de le rappeler : la base idéologique de la population corvienne fait que celle-ci a tout intérêt à nous aider, voir nous rejoindre dans nos efforts. Tout comme la population corvienne a subit de nombreux massacres et exactions de la part des antariens, notre discours peut contribuer à nous assigner l'étiquette de libérateurs.
Cette population a bien plus de raisons d'être avec nous que contre nous :
  • nous sommes là pour mettre fin à la guerre civile et pour aider les populations, alors que eux subissent la guerre civile à très haute intensité;
  • nous partageons des idées similaires sur le papier, en plus d'être proches géographiquement;
  • la propagande antarienne, une ethnie ennemie, n'a surement que très peu touché les populations corviennes.
Les voyants concernant l'adhérence de la population corvienne à nos opérations sont au vert, il convient désormais à nous de rendre ceci possible et de l'établir comme une véritée.

Concernant nos objectifs réels en Antares, ceux-ci se voient confortés par les données collectées. Nous avons principalement besoin de réaliser une connexion entre les territoires nord et sud de la Loduarie, afin de réaliser un axe Astrana/Doline-Lyonnars. Le fait que l'ethnie corvienne puisse nous être alliée dans le futur nous permet de déterminer que le nord pourra être sécurisé, fournissant un tampon face à la Galouèse et ses possibles tentatives de déstabilisation de nos constructions à venir dans le sud de l'Anatres. De plus, nous pourrons offrir à la population corvienne une liberté allant jusqu'à l'indépendance permettant de sceller la loyauté de cette ethnie à la Loduarie. Un état socialiste corvun, aidé et soutenu par notre pays, serait une réussite à de très nombreux nivaux.
Pour le sud du pays, il sera plus compliqué de s'implanter, pourtant il s'agit de la position le plus stratégique et la plus sure. C'est pour cela que nous devrons développer sur la haine des antariens envers les corvuns et permettre ainsi de les diviser. Plus l'ethnie antarienne se retrouvera marginalisée par une partie, plus elle sera apte à se tourner vers nous. De plus la décapitation des figures du pouvoir antarien et de leurs futures représentations devrait pouvoir aider, tout comme une assimilation à la population Loduarienne. Plus la population antarienne sera divisée, vide de chefs, en recherche de solutions et infiltrée par les populations Loduariennes, plus elle aura tendance à se tourner vers nous et nous pourrons alors poser les bases de notre mainmise sur le sud de l'Antares, et mettre en place notre axe Astrana/Doline-Lyonnars.


Plans et opérations :
Nos forces armées ont déjà commencé à mettre en place le futur des différents points relevés plus tôt.
Concernant la population corvienne, nous allons suivre le plan original, consistant en la mise en place de réseaux humanitaires poussés visant à l'obtention d'une paix relative et pleine de biefaits pour la population corvienne. Nous devons apporter la paix à tout prix dans le nord, et l'utilisation de la violence à l'encontre des popualtions ne fera que rendre la tache plus compliquée. Nous insistons sur ce point là : pas de violence, à court terme comme à long terme, contre les corvuns. Nous devons leur laisser le temps de s'adapter à nous et nous devons nous implanter assez solidement pour permettre à nos armées et donc à notre pays de bien se faire voir.
Par l'installation de notre réseau humanitaire, nous pourrons mettre en place un propagande passive dans le but de s'assurer que la population corvienne soit de notre coté une bonne fois pour toutes. Cela passera par le lien idéologique, en concrétisant des actions à l'égard du prolétariat corvun, par le lien bienfaiteur, en assurant la paix et la non-violence et en assurant un narratif du "loduarien sauveur et libérateur", et par le diplomatie, en réalisant nos actions futures à l'encontre des chefs antariens responsables du malheur des corvuns selon notre narratif. En objectif, nous pourrons nous assurer la loyauté de l'équivalent de 10 millions d'âmes et permettre la mise en place d'un état tampon entre la Galouèse et nous.

Pour le sud, et la population antarienne. Tout d'abord, nous allons capitaliser sur les échecs de l'armée antarienne face à nos armées, rappelant que ces armées ont étés mises en places et entretenues par le précédent gouvernement antarien, menant à cette échec face à nous car leurs armées n'étaient pas prêtes, en dépit de la propagande du gouvernement antarien. Nous devons par cela saper la foi que pourrait avoir l'ethnie antarienne pour ses gouvernants, qui nous le rappelons sont en fuite. D'un autre coté, pour s'assurer que cette décrédibilisation de la gouvernance antarienne fonctionne, nous devrons mettre en place un narratif où les dirigeants antariens sont comparés à des monstres à cause de leur exactions contre la population corvienne mais aussi par rapport au sacrifice de millier d'hommes face à nos chars en vain. Nous devrons mettre en place des narratifs officiels, et nous assurer que la population antarienne perd foi en ses dirigeants. Dans le même temps, nous mettrons en place une milice spéciale chargée de traquer les différents chefs antariens pouvant émerger et de réduire leurs efforts à néant, par des opérations ciblés à leur encontre. Cette milice devra être composée d'éléments antariens, voir corvuns, pour dédouaner un maximum la Loduarie dans le cas où une telle milice serait découverte. Si nécessaire, nous pourrons compter sur les éléments cherchères qui composent notre armée que nous avons récupéré après la fin de la guerre en Cherchérie.
Dans le même temps, nous devrons offrir une solution aux antariens dans leur malheur. Le narratif du "loduarien sauveur" devra être utilisé et répandu. Nous mettrons en place des camps humanitaires suffisamment nombreux pour la première étape, afin de donner une cédibilité à cette propagande. De plus, les éléments provenant des différents volontaires internationaux pourront contribuer subtilement à ce narratif, par de petites opérations ciblées légitimisant notre discours, notre propagandes et nos actions. De plus, pour le futur, nous devrons établir notre mainmise sur certains domaines économiques de l'Antares. Il nous faudra investir dans les domaines où l'Antares se retrouvera à nu suite aux conséquences de la guerre, nous permettant de donner un avenir aux antariens contribuant à notre discours officiel, mais permettant également notre contrôle économique de la partie sud du pays.
En plus de cela, nous mettront en place une légère vague migratoire des populations Loduariennes en Antares. L'objectif sera de permettre une infiltration de la culture antarienne par des éléments Loduariens, et par une assimilation douce, de la mixer à la culture Loduarienne pour n'en faire qu'une. Le développement de nos camps humanitaires permettra le début de cette mesure, qui continuera et grandira en ampleur au fur et à mesure de la progression de notre campagne en Antares. Nous insistons là encore sur une assimilation douce et sans violence. User de la violence à ce niveau ne fera que saper nos efforts et le risque de retourner la population antarienne contre nous sera trop grand. Nous devons éviter une aggravation du ressentiment antarien à notre encontre à tout prix et c'est pour cela que nous devons nous y prendre en douceur.

Dans le cas où nous tombons sur un échec, alors nous devrons emploeyr la volence et la stigmatisation des populations antariennes, mettant en place une relation de dominant-dominé entre notre pays et la population antarienne.


Conclusion :
Nous avons beaucoup à faire en Antares. La tache la plus simple se situera au nord, où nous nous assurerons de noyauter l'ethnie corvienne et de nous assurer sa loyauté au plus vite.
Pour le sud, nous allons devoir miser sur le court comme le long terme pour pouvoir mettre en place notre domination. Nous devrons stigmatiser juste assez les chefs antariens et nous assurer de leur impuissance, pendant que nous décrédibiliserons le narratif antarien passé pour s'assurer que les antariens perdent foi en leur régime et en leur modèle de penser. Nous devrons alors nous imposer, présenter notre voie et notre aide quand les antariens chercheront ailleurs. Alors là nous pourrons les mettre sous notre coupe.
De plus, sur le long terme également, nous continuerons notre assimilation de la culture antarienne à la culture Loduarienne, via l'infiltration des populations loduariennes en Antares et la récupération de la culture antarienne et de ses coutumes.
Seulement en dernier recours nous devrons faire usage d'une violence à l'encontre des populations antariennes ou même corviennes. Si tel est le cas, alors cela voudra dire qu'il est trop tard et nous devrons passer sur un modèle répressif pour les garder dans la crainte, ce qui fera une base nettement plus instable et nous forcera à nous adapter à l'extérieur.
Si nos plans fonctionnent, alors nous aurons une mainmise sur l'Antares, un état allié et tampon, une liaison entre le nord et le sud de la Loduarie, ainsi que peu de problèmes avec notre relation vis à vis de l'étranger et de l'international, laquelle doit rester dans la configuration actuelle voire même évoluer en mieux.


Ce dossier est classé SECRET DÉFENSE. Toute tentatives de publication et de divulgation de ce dossier sera punie de la peine de mort sans procès.



Pour le RP a écrit :Il s'agit d'un document Loduarien sur l'analyse et de la situation Loduarienne en Antares et visant l'élaboration des futures opérations Loduariennes en Antares, dans le but de manipuler le discours officiel de la guerre pour le tourner à son avantage, au niveau international mais surtout au niveau de l'Antares, pour permettre ainsi à la Loduarie de s'installer sans crainte en Antares. Ce document permettra de définir les futurs RPs loduariens.
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196ème édition 19 septembre 2019
LA UNE, LES CORVUNS : LE PARASITE DES ANTARIENS

Alors que l'armée Loduarienne a atteint la ville de Henne au nord-est du pays, les droits des Antariens seraient de plus en plus menacés par le communisme
(pour rappel, la nation Antarienne est constituée de deux principales ethnies : Antariens et Corvuns, l'une (majoritaire et donc loyalement celle dirigeante) plutôt nationaliste, conservatrice mais surtout responsable et l'autre : un tas de prolos socialistes sans intérêt)
En effet selon un de nos journalistes, les Antariens (les vrais) sont privés de leurs droits tel un accès aux soins, à la nourriture et parfois même à l'eau. Leurs camps de fortunes se font arrachés sans merci et le nom de la pure ethnie Antarienne est souillée par les soldats impitoyables venus de la contrée socialiste de Loduarie
Alors que les Antariens sont en train de mourir atrocement, le gouvernement agit enfin en envoyant près de 18 300 000 Étoiles d'Acier, une bonne centaine de bénévoles et 1 cargos entier tous destinés à apporter des aides humanitaires : un acte de bravoure pour l'indépendance et la résistance Antarienne ! Il parait même selon des bruits de couloir, que la Capitalia va envoyer des bateaux prendre des Antariens désireux de liberté.

"Coup de gueule nécessaire à la démocratie" : la déclaration choc de la ministre déléguée des affaires étrangères sur l'Ouaine

La Republique "Democratique" Populaire d'Ouaine (Nazumée) est sous dictature communiste mais
heureusement, le parti d'opposition centre-droit eu un résultat historique et fini 2ème (ou du moins
dans les sondages !) Lors d'une courte conférence de presse, la ministre déléguée des affaires
étrangères tenait à rapidement saluée ce "coup de gueule d'Amnesty" qu'il estime "nécessaire au maintient
de la démocratie" et elle salue et encourage le PRO pour les élections à venir, elle affirme également que
"(Le PRO) est le dernier rempart ouanais contre la tyrannie communiste (...) [et] encourage fortement mes
citoyens ouanais à voter pour la liberté, la liberté de vivre, d'acheter, de posséder" ces déclarations sont
vivement critiquées par certains personnages politiques ouanais : "Mais qui elle est celle-là !" (Anatiz Letrika,
présidente du PMC) ou encore Grégor Turnerberg (président du PEDOP) disant que "Cette inculpation
étrangère dans la vie politique ouanaise ne devrait pas avoir sa place dans un pays correctement dirigé"
L'Ouaine est un pays très "fermé" politiquement, avant 2007, il comptait 3 partis et 2 idéaux réellement distincts

1802
Pilote
Au grand mépris de la loi et comme la situation le nécessite, l’usine TomaTo relance hors du secret son Beno-10. Dans une volonté de ne pas tomber dans la guerre, l’usine TomaTo de sucre relance son réacteur nucléaire de faible puissance pour assurer son autonomie énergétique. Si l’usine a repris l’exploitation de son cœur, il est enfin à pleine puissance et revêt donc un intérêt stratégique pour la compagnie. Son objectif est de ne soutenir aucun des camps et de susciter la peur de ceux qui voudraient s’emparer de l’usine. Pour ce faire, les services nucléaires ont donc tous été repris et à pleine puissance, et cela sans le concours d’aucun gouvernement et contrairement aux engagements pris avec Antares. Le directeur de l’usine justifie son choix sur la base d’une confrontation entre les intérêts pratiques et la législation :

« Si nous continuons de respecter les lois dans de telles conditions, c’est l’État qui les prévoit qui ira à la faillite. Il est de notre devoir d’assurer l’autonomie industrielle et de préserver les capitaux de la TomaTo. En cas de faillite de la TomaTo-Antares, c’est l’ensemble du bloc TomaTo Eurysie qui pourrait faire faillite, avec toutes les conséquences désastreuses que cela pourrait entraîner sur la sécurité alimentaire de millions de gens. Nous sommes donc, face aux faits, contraints de rompre unilatéralement nos accords avec Antares. L’énergie nucléaire protège notre site de la pénurie d’énergie et assure pour nous un degré de sécurité renforcé contre les attaques. Un territoire contaminé par les radiations revêt moins d’intérêt pour la Loduarie. »

Plus discrètement mais publiquement, l’usine sucrière TomaTo a proposé de réduire sa production de sucre simple pour s’orienter exclusivement vers les sucres glace. En effet, réduits en poudre très fine puis comprimés, le sucre glace peut devenir un explosif peu puissant mais à un coût presque record. Cette proposition est en test sur le plan de la R&D et devrait servir d’intérêt stratégique pour la sécurité locale du site. La TomaTo refuse de voir ses capitaux érodés par une guerre à laquelle elle refuse de participer.
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Ceci est un communiqué officiel du Ministère des Affaires Étrangères et le Ministère des Armées Capitaliennes

Chers Capitaliens, Antariens et tout les autres,
L'heure est grave, l'armée Loduarienne assassine l'Antares alors nous avons décidés d'agir : nous envoyons un cargo de vivres, équipements et secouristes (le cargo est aménagé pour cela) et plusieurs autobus pour secourir les populations Antariennes souhaitant quitter le pays pour rejoindre la Capitalia (même temporairement), les autobus iront jusqu'au port de Gardevant à l'ouest d'Antares (ou le cargo partira une fois les vivres distribués avec les bus, les camions de transport, les secouristes et les réfugiés). Le cargo, aménagé pour le transport polyvalent a une capacité de 51 750 personnes. voici ci-dessous les trajets effectués par les bus et une carte globale d'Antares :
Carte et Trajets de Bus

  • Roncevaux à Rigault
  • Tableroi à Rigault (2/j)
  • Luquerne à Tassel (2/j)
  • Batersby à Tassel (2/j)
  • Tassel à Gardevant (4/j)
  • Roncevaux à Gardevant (4/j)
  • (+ 1 bus en cas de problèmes, 15 bus au total. Il se peut que lors de l'opération)
Moyens de l'opération
Le gouvernement injecte 18 300 000 Étoiles d'Acier (~5M d'USD)
Liste des moyens matériels :

  • 1 Cargo
  • 100 Camions de transport
  • 19 Bus
  • 5M de repas (qui reviendront aux associations Capitalienne si la distribution est comprimise)
  • Plusieurs centaines de Bénévoles
Une deuxième expédition est envisagée en fonction de la réussite de l'opération et de l'avancement des forces communistes en Antares
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Opération anullée
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Typhon : Le Vent de la Liberté
Article original de l'Incendie

[ACTUALITÉS INTERNATIONALES]

Guerre en Antares : l'armée rouge annonce avoir rempli ses premiers objectifs, le Daryl insiste sur la nécessité d'apporter une aide humanitaire


Alors que l'Etat-major loduarien a annoncé il y quelques heures avoir rempli ses premiers objectifs - à savoir faire tomber le gouvernement illégitime et terroriste de la MIRA -, le Daryl a pris position en réaffirmant la nécessité d'apporter toute l'aide humanitaire nécessaire, afin d'éviter de transformer une "victoire contre l'oppression" en "catastrophe humanitaire" aux conséquences désastreuses.

L'information arrive peu après la prise de Margaux, ex-capitale de l'Antares qui était tombée sous la coupe du régime terroriste de la MIRA, par les forces d'intervention loduariennes. La MIRA n'est plus ; décapitée par l'opération militaire spéciale de Lyonnars. Par cette prise éclair, l'armée rouge signe sa victoire contre les forces terroristes qui menaient depuis plusieurs mois une guerre de l'ombre sanguinaire en Antares, terrorisant les populations civiles et faisant craindre l'effondrement total du pays.

Mais si la victoire militaire a bien eu lieu, et que l'armée du Concordat de Shaula, nom de la pseudo-alliance nationale antarienne visant à susciter un élan d'indignation national mais qui masque mal la domination des services secrets antariens sur le gouvernement, est en déroute, la victoire n'est pas encore totale. Certes les principales villes sont tombées, mais l'armée - endoctrinée et manipulée par les fausses promesses d'un gouvernement corrompu et contrôlé par une MIRA devenue folle - continue de se battre dans les campagnes, et doit encore être défaite.

Par ailleurs, si cette victoire permet à l'armée rouge d'affirmer - à raison - avoir rempli ses premiers objectifs, à savoir la décapitation des organisations terroristes antariennes et le démantèlement de leurs réseaux criminels, le second volet de cette opération commence à peine : l'aide humanitaire et à la reconstruction. Car l'opération militaire de la Loduarie n'a guère amélioré la situation des citoyens antariens, déjà éprouvés par de longs mois de guerre civile : le déclenchement de l'opération Dalmata Noir a renforcé les pénuries : eau, électricité, vivres,... en Antares, tout manque ; que ce soit du fait de la difficulté à importer ou de la destruction des infrastructures nationales, parfois du fait des bombardements - d'un côté comme de l'autre -, souvent à cause des sabotages opérés par les agents de la MIRA en se repliant.

Et si les forces loduariennes ont annoncé avoir commencé à organiser la distribution de l'aide, celle-ci reste encore très insuffisante. Dans ce contexte, le Daryl s'est prononcé en faveur d'une aide humanitaire et à la reconstruction massive. "Intervenir en Antares était une absolue nécessité, nous confie le porte-parole du gouvernement, car le pays était désormais dirigé par des fous sanguinaires. Mais il faut veiller à ce qu'une victoire sur le papier ne devienne pas un désastre dans les faits. Il fallait intervenir pour mettre fin à cette boucherie, ce simulacre de jeu national avec des cadavres à la clé, mais ce n'est pas pour en voir d'autres à la place. Aider la population antarienne, maintenant d'abord, pour survivre, demain ensuite, pour reconstruire, est une nécessité. Le Wanmiri entend promouvoir cette ligne, et participera à la reconstruction de l'Antares si on lui en fait la demande."

Ainsi, plusieurs convois de vivres, nourriture comme eau ou biens de première nécessité, ont été dépêchés en Loduarie. Ils seront réceptionnés à Port-Lodin, où le gouvernement loduarien se chargera de distribuer la contribution wanmirienne à la population antarienne.

Vive la liberté ! Mort à l'Empereur et à toute forme de dictature ! Vive la liberté !


Note aux lecteursCeci est un extrait d'un article du journal "Typhon : Le Vent de la Liberté" tel qu'entendu lors d'une lecture publique à Aaethalio. Les colporteurs publics peuvent parfois prendre des libertés quant au message délivré - veillez à croiser vos sources et à ne pas prendre toute information pour argent comptant.
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La Gouverneure Angèle Orlovski représentée en tenue militaire, aidant les enfants du Concordat de Shaula
Peuples d'Antares et de Corvus, votre Sœur Kartienne vous soutient, affiche réalisé par un individu de la diaspora Kartienne en Antares
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Orlovski guidée par l'ange Shaula
Orlovski guidée par l'ange Shaula, affiche réalisé par un individu de la diaspora Kartienne en Antares
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Shaula


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Sous les eaux noires, invisibles, s'échappa le Mentaka. Comme une grande baleine silencieuse il était venu recracher ses incroyants. Le long de la plage, traînant leurs affaires, ils rouspétaient contre les pierres et le sable. Le ressac doux du golfe les laissa se dissimuler entre les buissons ; ils disparurent derrière la langue des fougères, et la surface de la mer reflétait la lumière tranquille du quart de lune entouré d'étoiles.

Depuis sa montagne, l'ausculteur de la nuit avait braqué le télescope sur la lumière scintillante de la lune, dont le halon argenté dessinait la ligne ténue des rides blanches fondant dans l'ombre. Fine, évolutive, délicate, pourtant parfois irrésistiblement majestueuse au point d'enflammer la nuit et de nuire aux étoiles, elle révélait, passant d'un quart à un autre de la voûte céleste, des signes muets. Ces signes, que la réalité semblait rejeter comme l'ozone éloigne le rayonnement ionisant et cruel du soleil avant que la lumière ne se diffuse dans l'atmosphère, rebondissaient autour de la planète et flottaient autour d'elle, satellites invisibles, inoffensifs, errants comme des fumées, des djinns à la surface de la mer. Parfois, les étoiles filantes s'allument dans l'air du soir et on les voit tracer une course éberluée à travers le noir, consumées comme des cailloux de l'espace. Elles retournent aux fumées. La plupart du temps.

Une tiédeur inhabituelle et inquiétante régnait sur la forêt antarienne. Les blindés garés dans les champs signalaient la présence de la force d'occupation. Des fermes éventrées çà et là dans la campagne signalaient à peine la fraîcheur de bombardements, de combats périphériques opposant les colonnes de char et les hélicoptères loduariens, à une résistance désespérée mal articulée à une inévitable reddition. Pourtant ce soir-là, du fond de l'humus encore frais, du blé et de l'orge tendant sous le soir leurs fourrures sèches et cassantes, au bord d'être murs, des relents de fermentation et d'herbe séchée saturaient l'air. L'électricité, partiellement rétablie après les inévitables coupures, faisait grésiller des néons au loin. Une gare de triage était plongée dans un vacarme lointain, amenant depuis Lyonnars des wagons entiers de carburant et de munitions, redistribuant l'effort de guerre, qui s'implantait plus profondément à nouveau dans la terre antarienne.

Le pas léger, ils tournèrent le dos à la mer et à la campagne, et s'enfoncèrent plus profondément dans la forêt. Au-delà de ces prés, d'où l'on voyait la zone périurbaine et le parking de la gare, scintiller comme des lucioles étourdies de chaleur, s'ouvrait l'orée d'un bois de sapin. L'odeur puissante de la sève, et le contact glissant d'un tapis d'aiguilles sur le sentier, les dissimulèrent plus encore. Ils cherchaient, à la lumière d'une montre GPS, l'endroit que leur avait indiqué les services du Califat.

Le Bureau des Enquêtes est une boîte obscure d'arbitrages étonnants. Ne s'y forment les pistes que découlant des interprétations zodiacales de Zabândir. L'observatoire juché sur les Monts du Tigre est à des années-lumières de Margaux, de Robaltes et de l'aéroport de Polaris. Trouver une lumière éteinte parmi les fourrés d'un pays inconnu n'est pas simple, surtout quand celui-ci est en proie à deux conflits superposés l'un sur l'autre. L'émiettement social, comme fréquemment la poussière que soulèvent des frappes dans la banlieue des grandes villes, fragmente une république malchanceuse, qui compte ses morts et ses martyrs.

— C'est là qu'il devrait être.

— A soixante kilomètres, au centre.

La carte reflète une route désaffectée, qu'il est interdit d'emprunter. Elle passe au-dessus d'une zone humide où un fleuve se perd dans les tourbières. La plaine, entre les deux massifs forestiers, est d'une culture malaisée. A leurs tempes souffle une brise qui porte déjà de cette humidité. Entre les roseaux cependant pourraient se cacher des soldats, des tueurs ou pire. La route nationale numéro six-seven quitte l'embranchement qui sépare la partie contrôlée par la MIRA, aujourd'hui en plein effondrement face à la poussée loduarienne, brutale et méthodique. Au-delà, ce sont les zones disputées, dont la nuit calme est survolée par des drones.

Les deux agents Azuréens ne cherchent pas une étoile, ils cherchent un renégat. Quelqu'un a disparu il y a quelques semaines ; les jardins d'Agatharchidès bruissent de son absence ; au coeur du pouvoir, quelqu'un s'agite et ordonne qu'on récupère l'élément déserteur. Il en va de la sécurité du pays ; loin des datacenters sans âme de l'intelligence artificielle, le commandement de la première force balistique est confié à un empire de secrets, dont la défection d'un des maillons signale un danger pour le système de dissuasion le plus massif au monde. La Force Orion, redoublant de vigilance, est tendue comme un arc et ne peut se permettre de perdre l'un de ses dix doigts.

— Vivant ou mort, retrouvez-le.

De l'observatoire sagace est émis l'ordre de mettre la main sur le fuyard, que des éléments signalent en fuite vers l'Eurysie occidentale. Il ne faut qu'observer une inquiétante concordance de temps pour tracer une piste ; les Azuréens sont passés maîtres dans la traque des secrets, au prix de faire déborder les leurs, comme d'un vase qu'on porterait péniblement devant soi, sur un sol étranger. Les souterrains de la steppe ponantaise, les glyphes de la jungle communaliste, les fleurs de Carnavale, d'une délicieuse pile d'indices on fait un gâteau savoureux que dévorent affamés des nuées de chats aux yeux étincelants comme des lames. Il n'y a pas de datacenter en Azur. On murmure à des oreilles sûres et Dieu sait dans leurs ronronnements les créatures seraient capables de rompre le silence. L'étude des mystiques est sans repos.

Le nom de code est celui d'une étoile. Nom retrouvé dans les méandres dans ce pays boueux et tiède qu'est l'Antares en guerre. C'est là que l'étoile fuyante du déserteur s'est peut-être précipitée.


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Ibn Samt marche devant. Ils passent à travers le sentier d'une forêt dévastée par un chantier sylvicole. Avec surprise ils se figent : au loin, au bout de la route spongieuse, une forme épouvantable les contemple. Ils se cachent, s'approchent doucement. Le silence règne. Ce n'est qu'une machine de bûcheronnage. Ici on l'on abat les pins pour en faire du bois d'exportation, les engins de chantier ont l'air de monstres énormes. Idris, à la suite de son meneur, contourne la pelleteuse, dont les pinces prêtes à mordre un tronc vénérable sont tordues, l'une contre l'autre, et les chenilles déguenillées. Un coup d'oeil vers la cabine, aussi noire que la nuit, lui confirme le cadavre de l'occupant. Ciblé il y a quelques semaines par des tireurs inconnus, loduariens, corvuns, ou d'autres, il est renversé sur son siège, forme inquiétante et sombre. Ses collègues, ses camarades peut-être, gisent dans la forêt noire.

Ibn Samt ordonne d'accélérer le pas. Leur paquettage sur le dos, ils doivent désormais passer de l'autre côté de ce marais qui s'insinue entre les collines et donne aux moustiques de l'Eurysie occidentale une préoccupante fureur. L'air est anormalement chaud, soufflé comme par des bulles de sable émanant de l'équateur, et dans cette fin du monde qui ne dit pas son nom, ils doivent d'abord trouver leur chemin. Leurs bottes dans la tourbière font un bruit mouillé de succion.

— Tu crois qu'il est dangereux ?

— Forcément, s'il s'est échappé.

L'idée que leur cible se balade peut-être parmi les troncs de cette sombre forêt hérisse le poil d'Idris sur sa nuque. Ils savent ce qu'ils cherchent. Un disciple défectueux. Une anomalie, et une première. Quelqu'un qui a tourné le dos à son maître, à son pays et à son Dieu.

Que peut-on trouver dans cette campagne antarienne dont le calme est fréquemment rompu par de nouvelles atrocités ? Demain matin la brume se lèvera, fraîche et délicate, et elle fera un collier de gouttelettes sur les toiles d'araignée ; elle scintillera dans l'herbe au moment où Välëkk sifflera dans le pré, pour appeler ses vaches à la traite. L'aube poindra le bout de son nez, à peine. De sa ferme isolée on ne s'attend pas à recevoir un coup de missile ou une frappe d'avion ennemi. Il verra deux étrangers dans une voiture, se garer devant le portail, et les chiens aboyer. Que lui voudront-ils ? A lui, rien de précis : des renseignements. Bonjour Monsieur, diront-ils en éteignant le contact de la jeep : nous cherchons à contacter Ryämö Köwnatör. Rassurez-vous, nous venons en amis.


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Carbaryl

La menace est à nos portes. La TomaTo redoute que la bêtise de la guerre ne conduise à un accident nucléaire. Les Loduariens s'en sont pris à l'Antares et ne semblent jamais avoir fait preuve de discernement ni de raison. La TomaTo s'interroge donc : alors que sa proximité n'a vraisemblablement pas été affectée par la guerre, combien de temps cet état durera-t-il ? Nous nous sommes déjà trouvés face aux faits dans cette région. L'accident du Centron, en Loduarie, n'est pas si lointain, mais les rôles sont aujourd'hui inversés. Il faut donc se prémunir face à la violence d'une armée qui ne sait plus penser. Dans ce contexte, la TomaTo envisage une possibilité. Pourquoi ne pas provoquer l'accident elle-même afin d'éviter que celui produit par les Loduariens ne soit pire ? Personne ne saura qui a fait quoi ni comment cela s'est produit. Aucun témoin, aucun agent suffisamment renseigné ne pourra le nier.

Mais la TomaTo n'est pas seule. La réputation du nucléaire mésolvardien ne doit pas être troquée contre un maigre résultat. Le LHV s'oppose à cette mesure et revendique que le Drovolski se mobilise contre cette guerre qui menace ses positions industrielles. « Nous ne sommes pas ici pour accepter que l'impérialisme lodurarien ruine la sainte coopération internationale », martèle-t-il depuis maintenant des jours au sein du Tribunal central. Mais force est de constater que l'Antares est seule et que le gouvernement mésolvardien est trop peu interventionniste pour agir dans un tel conflit. L'État se veut faible ? Les industriels répondront ! Henri Ventafalle n'est pas sur cette terre pour se faire écraser et, si provoquer volontairement un accident nucléaire relève d'une nuisance trop importante, produire des gaz toxiques n'a aucun coût pour une usine agricole. La TomaTo Antares est en effet une usine sucrière ; nous l'aurons assez répété, son rôle est de produire du sucre à base de betteraves. Une activité qui concourt à un usage important de pesticides. Des pesticides que la TomaTo produit et commercialise pour ses propres activités.

Son pesticide favori est le Sevin : il est économique, très efficace et massivement productible. Pour le fabriquer, il suffit en effet de faire réagir à haute température du phosgène et de la méthylamine, une réaction rapide qui produit avec un haut rendement de l'isocyanate de méthyle. Normalement stabilisé par des molécules dérivées du goudron, ce produit place la TomaTo face à une décision radicale. Ses cuves de MIC seront progressivement remplies d'eau afin de forcer la montée en pression et la volatilisation du produit. En cas de violation de ses intérêts primaires, la TomaTo répondra par un intermédiaire réactionnel à ses pesticides : le MIC sous pression.
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