Peuple de Churaynn, pays le plus peuplé du monde, l’heure est venue de rompre le silence qui enveloppait nos frontières, qui nous étouffait. Aujourd’hui, l’Empire porte le deuil de son Père, le Souverain qui a guidé nos pas à travers ces grands projets, et dont l’âme repose désormais dans la paix éternelle des justes. Cet homme a su reconstruire l’Empire qui était détruit, à la ramasse. Mais alors que le sang de la lignée impériale marque une pause, alors que l’héritier n'est pas encore en mesure de ceindre la couronne, la survie de notre civilisation ne saurait souffrir de l'attente.
Je me tiens devant vous, non comme un usurpateur, mais comme le gardien de votre destin. Moi, Yazido Malsiento, votre Sadr, je prends aujourd’hui les rênes de cette nation avec une main qui ne tremblera pas, car si l’Empereur est mort, la volonté de Churaynn, elle, est plus vivace que jamais.
La mort de l’Empereur est arrivée vers septembre ; il souffrait d’un cancer le déchirant de l’intérieur. Mais malgré cela, il a fait de l’Empire ce qu’il est aujourd'hui et, dans sa continuité, je permettrai à l’Empire d’avancer vers l’avant.
Pendant des cycles entiers, les nations du continent d’Afarée ont regardé nos frontières avec mépris ou indifférence, nous croyant endormis, nous pensant retirés de la scène internationale par faiblesse ou par désintérêt. Ils se sont trompés lourdement. Ce retrait n’était pas une fuite, c’était une stratégie de l’ombre. Pendant que les autres nations s’épuisaient en palabres inutiles et en pactes fragiles, Churaynn investissait. Nous avons investi chaque goutte de sueur, chaque pièce de notre trésor et chaque souffle de notre peuple dans une seule et unique direction : l'excellence de notre puissance militaire.
Nous avons attendu, certes, beaucoup de temps, mais nous avons attendu sûrement. Nous avons forgé l’acier le plus dur, calibré les trajectoires les plus mortelles et éduqué une génération de guerriers qui ne connaissent pas la peur. Notre armée, qui n’était que de trente mille hommes, en compte plus de cent mille. Notre armée a énormément progressé, nos moyens technologiques aussi. L’Empire peut être fier de lui, car nos ingénieurs ont développé de vrais navires de guerre capables de raser tout pays décidant de toucher les intérêts churaynn.
Sachez-le bien, peuples d’Afarée et dirigeants qui m’écoutez : le temps de la patience est révolu. Churaynn est aujourd'hui capable de faire payer le prix, un prix exorbitant et sanglant, à n’importe quelle nation qui oserait se dresser contre nos intérêts ou bafouer la dignité humaine sur ce continent. Nous avons désormais la capacité de transformer vos capitales en souvenirs et de faire payer chaque atrocité commise avec une monnaie de fer et de feu. Ce ne sont pas des paroles diplomatiques, ce sont des menaces claires, nettes et définitives. L'Empire est prêt, et je ne me cacherai jamais derrière des protocoles ou des faux-semblants.
Regardez vers l'Ouest, vers cette souillure que certains appellent la Cramoisie. Ce n'est pas un pays, c'est un virus qui ronge la terre de nos ancêtres. L'entité de Carnavale a osé utiliser la science pour violer la nature, pour transformer la Kabalie en un désert chimique et ses habitants en poussière. Ils parlent de pureté, ils parlent de religion, mais ils ne sont que des empoisonneurs qui se cachent derrière des vaccins et des murs de verre. La Cramoisie agit comme un vulgaire chewing-gum collé sous la botte de l'Afarée ; elle salit, elle s'accroche, elle défigure tout ce qu'elle touche. Mais Churaynn sera la main de fer qui arrachera ce résidu et nettoiera la semelle du continent une bonne fois pour toutes.
Nous avons reçu l'appel de nos frères de l’Ouest. Ils demandent de la dissuasion, ils demandent de la protection. Ils auront bien plus que cela. Ils auront la tempête de l'Empire. Nous reconnaissons la République Unie de Kabalie comme seul souverain légitime de ses terres, et nous considérons chaque pouce de terrain occupé par la Cramoisie comme une insulte personnelle à la dignité de Churaynn. Nos armées sont déjà en marche. Nos généraux ont leurs ordres. Nous ne venons pas pour observer, nous venons pour éradiquer ce qui ne devrait pas être.
Que les dirigeants de Carnavale et leurs chiens m'entendent : votre « paradis chimique » n'est qu'un tombeau à ciel ouvert que vous avez vous-mêmes creusé. Vous pensiez que le monde resterait spectateur de vos purges ? Vous avez oublié que Churaynn observait, attendant le moment où sa force serait telle qu'aucune de vos technologies ne pourrait nous arrêter. Ce moment est arrivé. Le Sadr ne reculera pas. L'armée impériale ne se cachera pas. Nous allons vous faire payer le prix du sang kabalien, et nous le ferons avec une précision chirurgicale et une fureur dévastatrice.
Citoyens de l'Empire, relevez la tête. Le deuil de notre Père est la naissance de notre puissance mondiale. Nous ne sommes plus les spectateurs de l'Afarée, nous en sommes désormais les juges. La force est avec nous, la justice est notre boussole, et la destruction de nos ennemis est notre seul horizon. Que les traîtres et les empoisonneurs tremblent, car le cri de guerre de Churaynn résonne désormais aux quatre coins du monde, et rien, absolument rien, ne pourra l'éteindre.
L’armée est en marche vers la Cramoisie.

