24/12/2018
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Activités étrangères à Cramoisie - Page 5

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DISCOURS DU SADR EN PERSONNE


Peuple de Churaynn, pays le plus peuplé du monde, l’heure est venue de rompre le silence qui enveloppait nos frontières, qui nous étouffait. Aujourd’hui, l’Empire porte le deuil de son Père, le Souverain qui a guidé nos pas à travers ces grands projets, et dont l’âme repose désormais dans la paix éternelle des justes. Cet homme a su reconstruire l’Empire qui était détruit, à la ramasse. Mais alors que le sang de la lignée impériale marque une pause, alors que l’héritier n'est pas encore en mesure de ceindre la couronne, la survie de notre civilisation ne saurait souffrir de l'attente.

Je me tiens devant vous, non comme un usurpateur, mais comme le gardien de votre destin. Moi, Yazido Malsiento, votre Sadr, je prends aujourd’hui les rênes de cette nation avec une main qui ne tremblera pas, car si l’Empereur est mort, la volonté de Churaynn, elle, est plus vivace que jamais.

La mort de l’Empereur est arrivée vers septembre ; il souffrait d’un cancer le déchirant de l’intérieur. Mais malgré cela, il a fait de l’Empire ce qu’il est aujourd'hui et, dans sa continuité, je permettrai à l’Empire d’avancer vers l’avant.

Pendant des cycles entiers, les nations du continent d’Afarée ont regardé nos frontières avec mépris ou indifférence, nous croyant endormis, nous pensant retirés de la scène internationale par faiblesse ou par désintérêt. Ils se sont trompés lourdement. Ce retrait n’était pas une fuite, c’était une stratégie de l’ombre. Pendant que les autres nations s’épuisaient en palabres inutiles et en pactes fragiles, Churaynn investissait. Nous avons investi chaque goutte de sueur, chaque pièce de notre trésor et chaque souffle de notre peuple dans une seule et unique direction : l'excellence de notre puissance militaire.

Nous avons attendu, certes, beaucoup de temps, mais nous avons attendu sûrement. Nous avons forgé l’acier le plus dur, calibré les trajectoires les plus mortelles et éduqué une génération de guerriers qui ne connaissent pas la peur. Notre armée, qui n’était que de trente mille hommes, en compte plus de cent mille. Notre armée a énormément progressé, nos moyens technologiques aussi. L’Empire peut être fier de lui, car nos ingénieurs ont développé de vrais navires de guerre capables de raser tout pays décidant de toucher les intérêts churaynn.

Sachez-le bien, peuples d’Afarée et dirigeants qui m’écoutez : le temps de la patience est révolu. Churaynn est aujourd'hui capable de faire payer le prix, un prix exorbitant et sanglant, à n’importe quelle nation qui oserait se dresser contre nos intérêts ou bafouer la dignité humaine sur ce continent. Nous avons désormais la capacité de transformer vos capitales en souvenirs et de faire payer chaque atrocité commise avec une monnaie de fer et de feu. Ce ne sont pas des paroles diplomatiques, ce sont des menaces claires, nettes et définitives. L'Empire est prêt, et je ne me cacherai jamais derrière des protocoles ou des faux-semblants.

Regardez vers l'Ouest, vers cette souillure que certains appellent la Cramoisie. Ce n'est pas un pays, c'est un virus qui ronge la terre de nos ancêtres. L'entité de Carnavale a osé utiliser la science pour violer la nature, pour transformer la Kabalie en un désert chimique et ses habitants en poussière. Ils parlent de pureté, ils parlent de religion, mais ils ne sont que des empoisonneurs qui se cachent derrière des vaccins et des murs de verre. La Cramoisie agit comme un vulgaire chewing-gum collé sous la botte de l'Afarée ; elle salit, elle s'accroche, elle défigure tout ce qu'elle touche. Mais Churaynn sera la main de fer qui arrachera ce résidu et nettoiera la semelle du continent une bonne fois pour toutes.

Nous avons reçu l'appel de nos frères de l’Ouest. Ils demandent de la dissuasion, ils demandent de la protection. Ils auront bien plus que cela. Ils auront la tempête de l'Empire. Nous reconnaissons la République Unie de Kabalie comme seul souverain légitime de ses terres, et nous considérons chaque pouce de terrain occupé par la Cramoisie comme une insulte personnelle à la dignité de Churaynn. Nos armées sont déjà en marche. Nos généraux ont leurs ordres. Nous ne venons pas pour observer, nous venons pour éradiquer ce qui ne devrait pas être.

Que les dirigeants de Carnavale et leurs chiens m'entendent : votre « paradis chimique » n'est qu'un tombeau à ciel ouvert que vous avez vous-mêmes creusé. Vous pensiez que le monde resterait spectateur de vos purges ? Vous avez oublié que Churaynn observait, attendant le moment où sa force serait telle qu'aucune de vos technologies ne pourrait nous arrêter. Ce moment est arrivé. Le Sadr ne reculera pas. L'armée impériale ne se cachera pas. Nous allons vous faire payer le prix du sang kabalien, et nous le ferons avec une précision chirurgicale et une fureur dévastatrice.

Citoyens de l'Empire, relevez la tête. Le deuil de notre Père est la naissance de notre puissance mondiale. Nous ne sommes plus les spectateurs de l'Afarée, nous en sommes désormais les juges. La force est avec nous, la justice est notre boussole, et la destruction de nos ennemis est notre seul horizon. Que les traîtres et les empoisonneurs tremblent, car le cri de guerre de Churaynn résonne désormais aux quatre coins du monde, et rien, absolument rien, ne pourra l'éteindre.

L’armée est en marche vers la Cramoisie.
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23.12.2018 - Ecology, Invasive species, Genetically Modified Organisms, Ecological Genocide

Biofuturisme
DEPUIS LA CRAMOISIE, LES OGM DALYOHA FONT PESER SUR L'AFARÉE UN RISQUE D'ÉCOCIDE


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« Du jamais vu : une vallée arborée dans le désert ! » L'enthousiasme de la presse « pyrkabalienne », cramoisienne ou rougekabalienne on ne sait plus comment il faut dire, est sans limite. Avec le projet « Vallon Rouge », la R.A.D. concrétise le fantasme colonial de sa prédécesseuse, la R.A.C.© : l'idée d'un « Éden rouge », cultivé sur le néant à partir de cellules artificielles. Au pilotage de ce projet de « reforestation » (sic : le passé forestier du désert remonte pourtant à très loin), Balsilek Ishaq, PDG-Protecteur, a confié les rênes aux... Laboratoires Dalyoha !

« Nous avions dépassé Dieu et nous sommes désormais en mesure de dépasser la Nature », annonce le Professeur Crogère, représentant des intérêts de la puissante maison carnavalaise spécialisée dans la science médicale et les inventions biochimiques, qui porte vingt pour cent des actions au Conseil d'Administration de l'entité coloniale. Fusion pure et parfaite de l'excentricité carnavalaise et du futuritarisme luciférien, l'idéologie scientiste des Laboratoires Dalyoha s'affiche sans fard. Loin de prétendre à une meilleure connaissance des phénomènes naturels, les scientifiques carnavalais assiégés et bombardés sur Bourg-Léon prétendent en fait les remplacer. Un fait pointé par le Professeur Hatay, de l'Institut Botanique de Seylimsaray en Azur, qui critique l'anthropisation accélérée de l'environnement méthodiquement organisée par la fondation de Blaise Dalyoha. Dans la vallée Julie Devin, biotope expérimental entièrement reconstitué par les savants fous carnavalais, « l'Homme intervient sans cesse » pour « accélérer la sélection naturelle » et créer un environnement à sa main. Une vision « à rebours de l'éthique de tous les chercheurs », estime le scientifique azuréen : « quand on est sain d'esprit, on rejoint la recherche par passion et par amour des sciences naturelles », et non par « complexe infantile de toute-puissance. » Le Professeur Hatay touche sa bille en psychologie.

Selma Fassim, biologiste azuréenne, explique que « s'il est vrai, alors le Projet "Vallon Rouge" est très grave. » En cause, la production par l'Homme d'une série d'espèces de levures, de mousses, d'arthropodes et de végétaux non-chlorophylliens par manipulation génomique. « En recombinant l'ADN au-delà de toute raison, les Carnavalais revendiquent d'avoir synthétisé des espèces entièrement nouvelles », une victoire qui mériterait un prix d'ingénieurie écologique si elle était reconnue à l'international. « Ce n'est pas de la science, c'est de l'occultisme », juge la spécialiste ; « le projet repose sur l'adjonction systématique d'OGMs dans l'environnement, ce qui pose un risque majeur. »

La scientifique rappelle ainsi que la nature foisonne déjà de recombinaisons génomiques, qui interviennent à partir de mutations intergénérationnelles de l'ADN, mais aussi de l'épigénétique et des comportements individuels. « Les croisements interspécifiques existent, notamment chez les plantes herbacées » qui forment l'essentiel de la biomasse végétale naturellement présente dans les déserts. « Les échanges d'ADN entre des plantes d'une même espèce, voire d'autres espèces, sont encore plus fréquents que nous le pensions », témoigne la chercheuse azuréenne, qui prend l'exemple de l'ADN mobile, qui s'insère depuis l'environnement dans le génome des individus et se transmet ainsi à la descendance. L'ADN mobile est un facteur naturel de l'évolution. « 95 % des bases nucléiques d'origine "environnementale" dans le génome d'une mouche, par exemple, proviennent d'insertions liées à la diffusion de virus », un point que la scientifique (une vraie, elle !) souligne comme un « fait majeur à ne pas sous-estimer » dans la pratique de la technologie des OGM (organismes génétiquement modifiés). « Dans la plupart des pays du monde, la production d'OGMs est encadrée par la loi », et limitée par des contraintes matérielles, réglementaires et éthiques. « Les gènes ciblés sont liés essentiellement à un intérêt agricole pour la culture d'espèces végétales domestiquées de longue date », par exemple en greffant des gènes recombinant pour la production d'une protéine de défense phytique dans un blé ou un maïs cultivé en proie à un pathogène. « Y compris en Azur, on utilise encore aujourd'hui quelques variétés OGM de céréales pour l'alimentation animale », du fait de la meilleure productivité de ces variétés en terme de résistance aux maladies ou de vitesse de croissance. Néanmoins, la pratique carnavalaise se détourne radicalement des modestes objectifs de subvenir aux besoins des agriculteurs.

« D'un point de vue de l'ingénieurie moléculaire, la plupart des chercheurs utilisent en général un seul outil : Agrobacterium tumefaciens », une espèce bactérienne qui a la propriété d'interagir avec le génome des cellules du genre Poacea — les graminées céréalières, et leurs variétés OGMs cultivées, en font partie. Attirée par les composés phénoliques émis par une plante à l'endroit d'une plaie dans son tissu cellulaire, Agrobacterium met en place un plasmide qui s'intègre directement à l'ADN des cellules cycliques de la plante, c'est la transgénèse — produisant par ailleurs des cals et des tumeurs dans l'organisme. « Pas besoin d'être Dalyoha pour savoir ça », dit le Docteur Fassim, qui pointe en revanche que « réussir la transgénèse non pas sur quelques groupes d'espèces végétales », mais sur l'ensemble des milliers d'espèces végétales, animales, bactériennes ou fongiques qui composent un écosystème, relève d'une gageure technique. « C'est ça que les Laboratoires Dalyoha prétendent avoir réussi. » Un bluff ?

L'hypothèse d'une recréation artificielle d'un écosystème entièrement neuf est pourtant prise très au sérieux par l'institution azuréenne, qui a indiqué « saisir les pouvoirs publics en vue d'alerter sur le risque » que pose cette innovation sur les écosystèmes naturels voisins. D'après les chercheurs, « des milliers d'OGMs vont se répandre dans l'environnement », posant plusieurs risques ; premièrement celui de déstabiliser les fonctions écologiques de base. « Une espèce fortement recombinée, voire entièrement créée par une transgénèse intégrale, produit des molécules, des comportements et des cycles imprévisibles » capable de perturber les échanges et les cycles d'un écosystème au sein duquel elle fait irruption. Deuxièmement, « si une espèce OGM fait irruption sur la niche écologique d'une espèce, et qu'elle se révèle plus compétitive, l'espèce naturelle va péricliter et disparaître », entraînant une perte de biodiversité et une rupture de la chaîne trophique dans laquelle elle s'inscrit. Troisièmement, « la synergie diabolique d'un grand nombre d'espèces artificielles entraînées pour écraser la concurrence pourrait produire des effets encore plus néfastes » pour les écosystèmes naturels. Pour l'Institut Botanique, il y a donc véritablement urgence à agir pour interrompre le développement d'une « expérience funeste » pensée sans aucune garantie.

« Chez Dalyoha, on peut avoir confiance en une seule chose : la nocivité », estime un scientifique de l'Université de Ny-Norja à Tanska, qui rappelle le rejet intégral de toute forme d'éthique et d'académisme par l'Académie Princière de Médecine et de Biologie du Vale, qui forme l'élite de la science carnavalaise. « Aucun protocole n'est pensé pour limiter l'impact humain, écologique ou sanitaire des expériences menées » ; un constat qui fait craindre que le projet « Vallon Rouge » ait été pensé « sans aucun garde-fou permettant d'assurer la contenue des espèces OGMs dans un lieu hermétique. » Selon les spécialistes, la Kabalie rouge pourrait même avoir sciemment et délibérément mené un projet de « reconstruction écologique » basé sur la dissémination, l'infestation et la dévastation des écosystèmes naturels. Après avoir « transformé une grande part du désert en champ de poussières » écrabouillées par le bombardement thermochimique, l'entité coloniale pourrait envisager d'étendre son périmètre à de vastes régions situées au-delà de la trace rouge qui délimite sa frontière. « Depuis deux ans, des herbes, des insectes, des animaux véloces ont commencé à réinvestir les lieux » d'autant que les installations urbaines et les vergers et potagers représentent autant de points attractifs pour la faune. « Le désert rouge n'est absolument pas isolé du reste du continent d'un point de vue écologique », fait voir le Professeur Hatay. « Les échanges sont constants, nombreux, divers » et laissent à penser que « le risque de voir se propager les pathogènes coloniaux dans toute l'Afarée est d'autant plus important. »

Interrogés sur les solutions possibles qui pourraient être mises en place préventivement et curativement à une éventuelle arrivée d'espèces OGMs potentiellement invasives à proximité du territoire azuréen, les spécialistes de l'Institut Botanique répondent qu'ils ne sont « pas spécialement formés à l'écologie de guerre », ce qui « doit évoluer » selon une source informelle au Diwan. Pour un collectif de biologistes en colère, « la réponse doit être politique : les programmes OGMs sans foi ni loi de Dalyoha doivent être interrompus ! »
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