20/05/2019
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Communication avec la diplomatie - Page 5

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Bureau des Affaires Étrangères du Royaume de Finejouri

Très chers homologues,

Veuillez trouver si dessous le traité rédigé par notre royaume qui sera par la suite envoyé à nos alliés:

Traité
Traité d’encadrement des forces étrangères stationnées au Royaume de Finejouri


Préambule

Le Royaume de Finejouri,

Considérant les tensions sécuritaires qui affectent la stabilité de l’Afarée de l’Ouest ;

Réaffirmant son attachement à la souveraineté des États, au respect du droit international et à la prévention de toute escalade militaire dans la région ;

Reconnaissant que certaines nations partenaires ont accepté de contribuer à la sécurité du territoire du Royaume dans un cadre de coopération défensive ;

Désireux de clarifier les règles encadrant la présence et l’activité des forces étrangères sur le territoire du Royaume de Finejouri ;

Décide d’établir le présent traité afin de définir les conditions strictes dans lesquelles ces forces peuvent être stationnées et opérer depuis le territoire du Royaume.


Article 1 – Nature du traité

Le présent traité encadre exclusivement la présence de forces étrangères sur le territoire du Royaume de Finejouri dans un objectif strictement défensif. Aucune disposition du présent traité ne saurait être interprétée comme autorisant l’utilisation du territoire du Royaume de Finejouri comme point de départ d’opérations offensives contre un État tiers.

Le Royaume de Finejouri réaffirme que sa participation à tout dispositif de coopération militaire vise uniquement la protection de son territoire, de son espace maritime et de son espace aérien.

Article 2 – Souveraineté du Royaume de Finejouri

Toutes les installations militaires situées sur le territoire du Royaume de Finejouri demeurent la propriété exclusive de l’État finejourien.

Aucun État étranger ne possède ou ne peut revendiquer la possession, l’administration ou le contrôle d’une base militaire sur le territoire du Royaume.

Les forces étrangères stationnées dans le cadre du présent traité sont hébergées dans des bases du Royaume de Finejouri et y opèrent sous le cadre défini par les autorités finejouriennes.

Article 3 – Organisation des bases militaires

Afin de garantir une coordination optimale et d’éviter toute action non concertée, les unités militaires étrangères présentes sur le territoire du Royaume sont stationnées dans une base commune placée sous commandement du Royaume de Finejouri.

Cette organisation vise à :

faciliter la coordination entre les forces présentes,

garantir le contrôle du Royaume sur les activités militaires menées depuis son territoire,

prévenir toute initiative unilatérale susceptible de provoquer des tensions régionales.

Aucune nation étrangère ne peut établir de zone d’opération autonome ou de base indépendante au sein du territoire finejourien.

Article 4 – Communication des effectifs et des moyens

Les États partenaires doivent communiquer au Royaume de Finejouri :

le nombre exact de soldats déployés,

la nature des équipements militaires présents,

les moyens aériens, navals et terrestres stationnés dans les bases du Royaume.

Le Royaume de Finejouri n’acceptera sur son territoire que les forces préalablement déclarées et validées dans le cadre de cette coopération défensive.

Tout renforcement ou modification de ces moyens devra faire l’objet d’une notification préalable et d’une validation par les autorités du Royaume.

Article 5 – Coordination des mouvements militaires

Tout mouvement de troupes, d’aéronefs ou de bâtiments militaires appartenant aux forces étrangères stationnées au Royaume de Finejouri doit être porté à la connaissance des autorités militaires finejouriennes.

Ces mouvements devront être validés par le Royaume avant leur exécution.

Cette disposition vise à garantir une coordination complète des activités militaires opérées depuis le territoire finejourien.

Article 6 – Patrouilles et respect des frontières

Les patrouilles aériennes, navales ou terrestres menées par les forces étrangères présentes au Royaume de Finejouri doivent respecter strictement les principes suivants :

elles doivent demeurer dans l’espace aérien, maritime ou territorial du Royaume de Finejouri ;

elles ne doivent en aucun cas violer les frontières terrestres, maritimes ou aériennes d’un État tiers ;

elles doivent être conduites dans un cadre strictement défensif.

Toute violation de ces principes constituerait une infraction grave au présent traité.

Article 7 – Cas de défense du territoire du Royaume

Dans le cas où le territoire du Royaume de Finejouri ferait l’objet d’une attaque directe, les forces étrangères présentes dans les bases finejouriennes sont autorisées à participer à la défense du Royaume. Dans ce cas uniquement, elles pourront agir immédiatement pour protéger :

les installations militaires du Royaume,

la population finejourienne,

l’intégrité territoriale du pays.

Toute action menée dans ce cadre devra toutefois continuer à respecter les frontières des États voisins.

Article 8 – Opérations offensives

Aucune opération offensive ne peut être menée depuis le territoire du Royaume de Finejouri sans que :

le gouvernement finejourien en soit informé ;

les autorités du Royaume aient donné leur autorisation explicite.

Le territoire finejourien ne peut être utilisé comme point de départ d’une action militaire offensive sans décision souveraine du Royaume.

Article 9 – Nature non logistique de la présence militaire

La présence de forces étrangères sur le territoire du Royaume dans le cadre du présent traité ne constitue ni une base logistique permanente ni un point de ravitaillement international pour d'autre troupe ne faisant pas parti de ce traité.

Toute demande d’utilisation des infrastructures du Royaume pour :

le ravitaillement,

le transit militaire,

le stockage de matériel,

devra faire l’objet d’une demande diplomatique distincte ou être encadrée par un autre accord de coopération militaire spécifique.

Article 10 – Respect de la stabilité régionale

Les États signataires du présent traité reconnaissent que la présence de leurs forces au Royaume de Finejouri doit contribuer à la stabilité de l’Afarée de l’Ouest.

Ils s’engagent à ne mener aucune action susceptible de provoquer une escalade militaire ou de compromettre la sécurité des États voisins.

Article 11 – Non-respect du traité

Toute violation des dispositions du présent traité pourra entraîner :

la suspension des activités militaires des forces concernées,

la réduction de leur présence,

ou leur retrait complet du territoire du Royaume de Finejouri.

Ces décisions relèvent exclusivement de la souveraineté du Royaume.

Article 12 – Autorité du Royaume

Le Royaume de Finejouri demeure l’autorité souveraine sur son territoire.

Toutes les forces étrangères présentes dans ses bases reconnaissent l’autorité du gouvernement et de l’état-major du Royaume concernant les activités militaires menées depuis ce territoire.

Conclusion

Le présent traité vise à garantir que la coopération militaire entre le Royaume de Finejouri et ses partenaires demeure strictement défensive, transparente et respectueuse de la souveraineté nationale ainsi que de la stabilité régionale.


Cordialement,

Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
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1771

Nos chaleureuses salutations au PDG Protecteur Balsilek Ishak de la Kabalie Rouge,

La situation de crise s'est aggravée.
Les initiatives de l'aile émotive du Pacte de Sécurité Afaréen ont mis en alerte les Forces Matriarcales Ilahmiques, tant bien même qu'une recherche bienveillance du Royaume du Finejouri de trouver une solution pacifique et ultime se fait pressante et sincère.

Nous avons rencontré en personne le Roi du Finejouri afin d'officialiser notre statut de garante de la diplomatie et ainsi médiatrice.
La première étape est de rassurer ; il faut, pendant que la crise atteint des sommets, continuer dans l'initiative de faciliter l'observation et la compréhension aux expertes de la Sororité et à celle du Royaume du Finejouri sur les sujets concernant l'évolution des réformes lucifériennes dans la lignée des valeurs explicitées lors de nos échanges précédentes. Cela concerne ainsi les populations de Kabalie Rouge, mais aussi comme la Justice de votre nation aborde la montagne qui oblitère les esprits : les évènements et responsabilités de la création de la Cramoisie. Nous avons maintes fois échangé sur ce sujet qui est un crédo émotif international.

La deuxième et troisième étape se feront en parallèle de la première étape au vu de l'accélération des tensions.
Les Tamurt n Althalj acceptent de rentrer dans un accord de collaboration aérienne qui permet à l'aviation civile et militaire d'accéder à l'espace aérien de la Kabalie Rouge.
Nous conviendrons qu'il est nécessaire de prévenir le Royaume du Finejouri.

La troisième étape sera de prévenir les deux nations du PAS qu'il est primordial de faire preuve de retenue dés lors que des dispositions sont en cours afin de répondre à certaines interrogations.

Se retrouver devant un fait accompli n'est jamais enviable et l'Althalj abonde vers une désescalade multilatérale.

Les Forces du Matriarcat Ilahmique sont en contact avec votre ministère afin de réfléchir aux options défensives régionales dans le cas où la diplomatie n'acquiert de résultat probant.


Plénitude et paix intérieure,



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https://i.imgur.com/AEzFR2S.png

Citoyen,

J'ai fait suivre votre demande au reste du Comité de Volonté Publique et à la commission des affaires militaires de la Convention Générale, lesquels l'ont approuvé. Le Consortium Danger Systems a ouvert des lignes de production pour répondre à vos besoins dans les plus brefs délais.

Il nous semble cependant que chaque livraison sur votre territoire présente le risque d’être utilisé comme motif d’escalade par le pendant intransigeants du PAS. Si nous avons des retours encourageant de la position de la FCAN et des efforts que comptent initier ses membres – pour ne pas directement citer le Tamurt n Althalj – pour assurer que la situation ne dégénère pas complètement, nous devons nous montrer prudent : c'est à dire considérer que ces efforts ne suffiront pas à calmer les ardeurs de l'intégralité de l'aile intransigeante en question.

Ces inquiétudes ne signifient évidemment pas que l'Union ne se considère pas en mesure d'honorer votre commande, ou même sa livraison : comme je le disais en introduction nous avons lancé la production des systèmes défensifs dont vous avez besoin. Cependant nous sommes soucieux de savoir si nous devons ou non prendre des mesures particulières pour défendre nos convois, voir exercer des pressions particulières sur des pays s'opposant au maintien de la paix.

Soyons très clairs : en principe nos rivaux sur ce terrain n’ont pas les moyens matériels de suivre le déploiement de nos avions depuis nos communes Afaréennes jusqu’au Grand Cratère, sans même parler de Salem-Aleykoum – même un radar au sol de dernière génération peut difficilement dépasser les 400 km de rayons, bien insuffisants, donc, pour pleinement couvrir votre territoire depuis le Royaume de Finjouri. Pour autant, nous devons être prêts à toutes éventualités.

Styx Notario,
Commissaire suppléante à la Sureté
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Zohra al-Meqtali

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Monsieur Balsilek Ishaq,

J'ai eu quatre-vingt-trois ans la semaine dernière ; aujourd'hui j'apprends que mon petit-fils est porté disparu et vous en connaissez l'endroit où son corps repose ; je vous prie de bien vouloir le retrouver et permettre que son corps soit ramené inviolé dans son pays natal, de sorte que moi, sa dernière famille, puisse présider à ses funérailles dans le village de ses parents. Je prie pour qu'Allâh vous donne la bienveillance d'accéder à cette demande.

Zohra al-Meqtali, grand-mère de Farid al-Meqtali
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Zohra al-Meqtali

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Monsieur Balsilek Ishaq,

Farid était mon petit-fils, pas mon fils.

Zohra al-Meqtali, grand-mère de Farid al-Meqtali
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guer

Indication importante


La signature par votre Etat de traités internationaux importants est nécessaire : signez le PFC-ACM et le TNP-ADM, sans équivoque, et nous le considérerons comme un engagement digne d'être apprécié pour sa grande valeur diplomatique, sans équivoque. Faute de signature, le signal envoyé par vous serait, également, interprété sans équivoque.
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Bureau des Affaires Etrangères du Royaume de Finejouri

Très Chers Homologues,


Le Royaume de Finejouri accuse réception de votre message et tient à saluer le ton mesuré et constructif que vous avez adopté. Celui-ci témoigne d’une volonté d’échange que nous considérons comme essentielle dans le contexte actuel.

À ce jour, aucune discussion n’a été engagée concernant une quelconque aide logistique de notre part en matière de ravitaillement au profit d’acteurs extérieurs. Le Royaume de Finejouri n’a pris, et ne prend à ce stade, aucun engagement en ce sens. Notre ligne demeure constante : le Royaume de Finejouri n’a pas vocation à participer à une escalade du conflit. Bien au contraire, nous restons pleinement engagés dans une démarche de désescalade, de dialogue et de recherche de solutions durables pour notre continent.
Nous prenons note des éléments que vous avez partagés concernant la situation actuelle. Ceux-ci nourrissent notre réflexion dans un esprit de responsabilité et de lucidité. Dans le même temps, nous poursuivons nos efforts afin de maintenir un cadre de discussion ouvert. Une fois le délai de deux mois passé cela ne veut pas dire que nous couperons les pont mais que Finejouri ne pourra plus faire barrage aux initiatives des autres nations.

Il est également important de préciser qu’à l’heure actuelle, nous ne pourrons pas freiner indéfiniment les actions individuelles ou les initiatives d’alliances ponctuelles. C’est dans ce contexte que nous avons fixé un délai de deux mois, afin de vous permettre de mettre en œuvre des initiatives concrètes et des gages de stabilité. Certes, à ce jour, vous n’êtes pas les seuls à devoir engager des efforts d’apaisement. Cependant, le contexte diplomatique, historique et actuel conduit naturellement à attendre de votre part des initiatives significatives, qui nous permettront également d’encourager d’autres nations à s’inscrire dans une dynamique similaire. La mission d’observation en fera partie, mais comme vous le savez déjà, nous attendons des engagements plus larges et plus concrets.

Le Royaume de Finejouri demeure convaincu qu’une issue équilibrée reste possible, à condition que chaque acteur fasse preuve de retenue et de bonne foi. C’est dans cet esprit que nous continuerons d’agir.

Veuillez recevoir l’expression de notre considération distinguée.

Mdm Linehart Conseillère au prêt de Sa Majesté sur les affaires étrangères
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Yoan Tshela


https://rsf.org/sites/default/files/medias/image/2023/09/Stanis%20CP.png

Madame Numa Gaber, porte-parole des communautés natives de Kabalie rouge,

Vous avez été accédé à cette position officielle récemment aux yeux du grand public. Votre accession à ce poste représente un événement dans l'histoire de la Kabalie rouge. Vous avez déclaré notamment : « Le travail de réparation de la Kabalie sera long et semé d’embuches, aussi devra-t-il être mené méthodiquement, en toute transparence et de façon souveraine, par et pour le peuple kabalien du désert rouge. Il peut et doit choisir lui-même les modalités de réparation des torts qui lui ont été causés. »

Nous vous proposons un entretien de presse avec le journal AFAREA AWAKENS, que j'ai fondé et que je co-dirige, qui est spécialisé dans les questions continentales notamment les conflits. Basé au Gondo, je serai prêt à faire le déplacement à Salem-Aleykoum ou bien à organiser une visiophonie. Cet entretien sera l'occasion pour vous de porter la parole des communautés natives de Kabalie rouge à notre public. Avec l'interview du PDG-Protecteur Monsieur Balsilek Ishaq, ce sera la deuxième grande interview internationale d'un personnage en vue issu de la communauté kabalienne du Désert rouge. L'occasion d'un échange intéressant s'offre à nous.

Je vous propose d'aborder, sous forme de questions, les points suivants.

Les questions de Yoan Tshela
  • Votre biographie et le rôle du porte-parolat,
  • votre vision de la situation et du travail de réparation de la Kabalie,
  • vos attentes à l'égard de vos interlocuteurs, qu'ils soient le PDG-Protecteur, la mission d'observation internationale, ou d'autres acteurs internes ou externes ;
  • votre vision de ce qu'est et devrait devenir la Kabalie rouge, notamment en matière religieuse, industrielle, foncière, économique et politique ;
  • les problèmes éventuels et les solutions que vous proposez en tant que porte-parole des communautés natives.

Je me tiens à votre entière disposition pour créer les conditions d'un entretien qui vous permettra, Madame, d'exprimer et de porter la parole devant nos lecteurs.

HRP : sur le modèle de l'entretien de Balsilek Ishaq par exemple

Avec mes plus respectueuses salutations,

Yoan Tshela
Directeur des publications
Reporter
https://i.ibb.co/cdN89ww/Image1.png
860
Missive diplomatiques


Blason du ministère des affaires étrangères
Objet : Réponse quant à votre intérêt pour notre appel d’offre

La République Fédérale du San Youté est au regret d’annoncer qu’elle ne donnera pas suite à votre offre concernant la vente de missiles de croisière air-sol de neuvième génération.

Cette décision est prise par notre gouvernement pour deux raisons :
Tout d'abord, la République Fédérale du San Youté a ratifié la Déclaration mondiale sur la reconnaissance de la République Unie des peuples de Kabalie de l'Ouest et de l'Est et de son intégrité territoriale et condamne fermement les actes génocidaires de la Kabalie Rouge.
Ensuite, la Kabalie Rouge étant soumise à un blocus azuréen, nous émettons plusieurs doutes quant à votre capacité à acheminer le matériel militaire jusqu’au San Youté sans que celui-ci ne soit intercepté.
En vous remerciant tout de même pour l’intérêt exprimer,


Cordialement,
Clara Mendizabal, ministre des affaires étrangères du San Youté
1331
Clarisse Jacquet
Ministre des relations étrangères
342 Pont des Amours
Bourg des Mahoganys
Sylva

Baki Tabet
Porte-parole de l'opposition des natifs kabaliens



Excellence, que la paix soit sur vous,

C'est avec chagrin que nous accueillons ces sinistres nouvelles et partageons votre peine. Les kabaliens ont déjà bien trop souffert, de cette succession de génocide, colonisation et occupation. Alors que Dalyoha, principal auteur de ces atrocités, conserve ses acquis et jouit toujours des bénéfices de ces carnages, les kabaliens sont les premières victimes de ces mesures de cloisonnements. Ces peines ne sauront hélas se terminer avec la moindre tolérance envers les auteurs de vos préjudices et une interruption des pressions envers l'occupant terroriste de Cramoisie ne seront qu'une fuite qui retardera le problème. Pour autant, Sylva ne tolérera aucunement que vos communautés déjà bien assez marginalisées dans leur propre foyer ne subissent plus que nécessaire les conséquences de ces tourments. Ainsi, le Duché prend pour décision dès à présent d'établir un pont humanitaire pour délivrer l'ensemble du nécessaire vital dont vous seriez privé, en coordination avec l'Azur de façon à assurer conjointement la pérennité de vos gens et l'affaiblissement de l'entité coloniale. Une fois statuée les protocoles requis, nous initierons les transferts. En attendant, nous vous invitons à communiquer les éléments particuliers nécessaires en plus des éléments les plus évidents (rations alimentaires, unités mobiles de traitement de l'eau, groupes électrogènes et carburant, et enfin matériel médical).

Avec l'expression de toute notre sympathie et complicité,

Clarisse Jacquet
1089
LHV

Message de vos bienfaiteurs actionnaires,

Nous connaissons la situation qui est la vôtre et sommes inquiets à l'idée que votre modèle social et développement ne soient détruits par l'impérialisme de puissances belliqueuses. Nous voulons, à cette idée, faire de cette épreuve un moyen de renforcer l'idéal luciférien en proposant à votre population ce modèle comme la rédemption face à la guerre. Mais comme rien n'existe sans le concours de sponsors, nous vous demandons expressément par ce courrier de nous informer des situations internes qu'accablent votre économie sans les artifices de la langue et alors, nous donner une marche à suivre pour vous aider dans le contexte afaréen.

Sans vous obliger par vos moyens, nous refusons pour le moment de franchir le cap du militaire autrement que par la dénonciation, mais sachez que notre ressort industriel et économique est un moyen de négociation qui peut avoir son importance. Enfin, s'il vous poursuit une nouvelle entrée au capital, le LHV dispose de 10 000 chèques carnavalais susceptibles de conduire cet office.

Avec honneur et espoir pour le modèle de réussite que vous incarnez,
vos bienfaiteurs actionnaires.

Henri Ventafalle, Président Directeur Général du LHV
Henri Ventafalle, Président Directeur Général du LHV
2746
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De : Basko Jaurlaritza (gouvernement de Baskoal Herria)
Destinataire : Balsilek Ishak, PDG-Protecteur de la Kabalie Rouge
(HRP : après avoir parlé avec Colin, cette missive s'adresse également aux Dalyoha et aux milices carnavalaises, les trois entités collaborant ensemble et pour éviter de multiplier les lettres et les réponses)

Statut : Lettre ouverte
Objet : Proposition de médiation



Votre Excellence,

Vous trouverez peut-être cette lettre quelque peu intrigante, encore plus à la lecture de l'objet de la missive. Permettez donc de nous présenter. Nous sommes le Basko Jaurlaritza, soit l'organe exécutif de la nation baskonne. Ce nom ne vous dis peut-être pas grand chose, il est vrai que nous ne sommes sortis de notre autarcie il y a encore peu de temps. Nous sommes une nation ayant choisie un isolationnisme stratégique pendant quelques décennies après avoir souffert d'un terrible génocide au début du siècle dernier. Notre société a néanmoins réussie à se reconstruire et l'indépendance de notre État est garantie par nos anciens bourreaux en même temps que nous avons fait vœux de neutralité sur la scène internationale. Nous vivons désormais de la rente de notre système bancaire ainsi que de certaines industries à la pointe technologique ou de l'attractivité de notre université de sciences-humaines qui joui d'une excellente réputation dans le monde entier.

Pourquoi nous vous disons tout cela ? Car nous regardons avec une grande inquiétude et un douloureux air de déjà-vu les évènements qui prennent place en Kabalie depuis maintenant plusieurs longues semaines. D'hécatombes en hécatombes, ce conflit prend chaque jour un peu plus la route d'un désastre humanitaire qui semble presque irrémédiable si les choses continuent ainsi. Or, le peuple baskon ayant lui aussi souffert des plus grands atrocités possibles ne peut que ressentir au plus profond de sa chair la souffrance du peuple kabalien. De plus, régner sur un charnier ne fera de personne un souverain.

Donc, et afin d'enrayer cet engrenage mortifère nous vous proposons officiellement d'accueillir à Amaria, la capitale baskonne, une conférence de résolution du conflit afin d'en tirer, si ce n'est un traité de paix, au moins une trêve afin de pouvoir venir en aide aux populations en détresse en Kabalie Rouge. Il est possible qu'à ce moment de votre lecture vous vous questionniez sur la légitimité de Baskonia pour organiser cet évènement. Pensez alors à notre histoire et nos engagements. Nous savons mieux que quiconque quelle souffrance un peuple peut vivre, nous savons également comment pardonner à nos anciens tortionnaires. Nous n'avons également aucun intérêt, quel qu’il soit, en Kabalie et notre vœux de neutralité est un gage supplémentaire de notre impartialité en tant qu'arbitre pour ces hypothétiques négociations. Il nous est cependant intolérable de voir souffrir des innocents et de voir le passé se reproduire dans ses formes les plus abjectes devant nos yeux.

Avec cette proposition, nous vous proposons d'éviter une guerre sanglante à l'issue incertaine. Nous en appelons donc à votre bon sens afin de bien vouloir l'accepter.

En attendant une réponse que nous souhaitons de tout cœur positive, veuillez recevoir nos plus sincères salutations.

6225

Bureau de l'Arsenal


Ambassade velsnienne pour les nations libres d'Afarée (courrier prioritaire à remettre en mains propres)



Drapeau

A l'attention de Baki Tabet, porte-parole des communautés natives kabaliennes, le Patrice, le Sénat et le Conseil Communal de Velsna te salue.

Porte-parole,

Compte tenu du courrier qui a été envoyé par votre intermédiaire au Bureau de l'Arsenal de la Grande République, nous faisons acte de réponse à votre égard par la présente missive. Nous espérons que celle-ci vous fournira des éléments de réponse satisfaisants vis à vis de la position diplomatique du Gouvernement communal de la Grande République dans le cadre de sa politique afaréenne, et vis à vis du bloc géopolitique du Pacte afaréen de sécurité, et de son centre de gravité indéniable, le Califat d'Azur et ses agents.

En effet, et comme l'a indiqué votre courrier avec justesse, nous avons observé l'évolution de la situation kabalienne ces trois dernières années avec une grande inquiétude, qui nous a poussé à la signature d'un texte qui paraissait aller de soi quand à la réalité du terrain. Nous sommes donc partie prenante de cette affaire, bien que notre concours soit resté des plus modestes. En effet, cette position relevait davantage de la condamnation de principe qu'autre chose, pour la simple et bonne raison que le gouvernement communal dispose de marges de manœuvre limitées dans une région du monde où ses intérêts sont quasi absents. Dans les faits, nos ressources sont bien trop étirées afin de répondre à différents problèmes (situation politique interne, évènements en Dodécapole, instabilité dans la région du Détroit mésolvardien etc...) pour se montrer efficaces à l'encontre de la position azuréenne. En termes courts: l'Afarée n'est pas la priorité du gouvernement communal et de ces excellences du Sénat.

En terme long, notre réponse tient en deux parts, une qui pourrait vous satisfaire, l'autre, vous faire déception: de l'une, sommes disposés à encourager l'initiative civile et humanitaire à soulager le fardeau des populations nomades de Kabalie, par le biais de convois aériens non-armés qui pourraient partir de la cité de Cerveteri, sur la côte occidentale de l'Afarée. Mais pour cela, il serait absolument nécessaire d'obtenir l'aval du gouvernement en place de Kabalie. Reconnaissance ou non de cet Etat, la réalité des choses, en vertu du contrôle de leur espace aérien, qui a été confirmée par les escarmouches récentes entre cette puissance et le Califat d'Azur, fait que nous ne pouvons agir sans leur approbation. De plus, nous sommes également dans l'obligation de nous assurer que ces ressources soient bien acheminées à leurs besoins d'origine, et non à un autre objectif. Là encore, il nous faudrait la garantie du Gouvernement kabalien. Si ces deux conditions sont remplies et qu'un canal diplomatique est ouvert entre notre cité et le gouvernement kabalien, nous serions prêts à respecter les termes de l'article 4 du traité de Cramoisie, dont vous avez fait le rappel à nos services.

D'une autre part, et c'est là que vient la partie qui pourrait vous apparaître plus blessante, ce dont nous nous en désolons par avance. En l'état actuel des choses, une aide apportée à un groupe d'intérêt kabalien dont nous n'avons eu que peu de connaissance jusqu'à maintenant, pourrait faire pencher le jeu géopolitique régional en la défaveur de la Grande République et de ces excellences illustres du Sénat, et ce sur plusieurs points:
  • D'une part, si la Grande République est alliée à diverses puissances afaréennes, en particulier les membres du Forum afaréen, tels que le Banairah dont nous sommes partenaires proches, il ne faut pas sous estimer la capacité de nuisance politique du Pacte afaréen de sécurité, dont le but est d'aspirer à l'éviction de tous les acteurs politiques présents en Afarée ne répondant pas aux critères somme toute "très sélectifs" de la "décolonisation de l'Afarée". Ainsi, en prenant cette position, notre cité se mettrait à dos un grand nombre de pays et gouvernements, qui si pris seuls ne sont guère davantage que des nations insignifiantes et barbares, peuvent constituer un groupe d'intérêt majeur pris ensemble. Ce serait là le début d'une bataille politique qui pourrait causer grand mal à nos intérêts locaux par la même occasion. Nous n'avons aucune sorte de sympathie pour ce bloc géopolitique, pas plus que nous en n'avons à l'égard du gouvernement kabalien, mais nous ne pouvons vous donner réponse sans vous exposer à la froide réalité politique dans laquelle vous vous trouvez.
  • Deuxièmement, l'Azur, ne le nions pas, est devenue une puissance avec laquelle il faut désormais compter. Là encore, les quelques contacts entretenu avec ces derniers ont été neutres dans le meilleur des cas, froids dans le pire d'entre eux. Mais l'Azur est dans une position clé, dotée d'un arsenal balistique capable de menacer les positions velsniennes dans le détroit mésolvardien (le plus important tracé commercial velsnien entre notre cité et le continent nazumi) en cas de conflit, et de s'en prendre à ses alliés. Dans cette situation, et en vertu des moyens limités actuellement à notre disposition, nos options sont limitées en cas d'escalade, chose qui doit être prévue en cas d'ingérence velsnienne en Afarée.
  • Enfin, et c'est peut-être là l'aspect le plus problématique de votre demande, mais au vu des liens de métropole à possession qu'entretiennent les gouvernements carnavalais et kabaliens, toute prise de position en faveur d'un groupe d'intérêt kabalien serait à prendre pour équivalent avec une prise de position quant au conflit carnavalais, la crise kabalienne en étant finalement qu'une extension en Afarée. Ainsi, ce serait non seulement les relations avec les nations du PAS qui seraient à remettre en question, mais également nos rapports avec l'Organisation des Nations Démocratiques, chose autrement plus grande en conséquences. Or, jusque maintenant, le gouvernement communal de la Grande République s'est toujours refusé, hormis une condamnation des évènements d'Estham et des mesures d'aide humanitaire à sa population, à prendre part active dans le conflit, en préférant une neutralité prudente. Le conflit carnavalais et son extension kabalienne représentent pour nous un bourbier géostratégique qu'il ne convient d'approcher en aucun prétexte, et au sein duquel notre cité n'a aucunement l'intention de sacrifier des ressources, du temps et des vies humaines.


Pour résumer, nous craignons que votre peuple soit prit entre deux feux d'un conflit au sein du quel nous n'avons pas l'intention de nous mêler en l'état actuel des choses: les conditions ne sont pas réunies pour qu'une telle dépense de capital politique de notre part nous soit profitable. Car ces excellences illustres du Sénat des Mille tiennent à conserver la valeur de leurs paroles intacte.

CEPENDANT, dans le cas où la situation kabalienne évoluerait vers une résolution du conflit larvé qui oppose le gouvernement dont vous dépendez et la puissance azuréenne, nous nous proposons amplement pour accueillir des pourparlers en terrain neutre.


Nous espérons avoir répondu à vos interrogations.


Cordialement,

Ainsi a été fait ce courrier à la date du 18 mai 2019 par son excellence, la sénatrice Sofia Di Saltis, Maîtresse de l'Arsenal de la Grande République, victorieuse de la Pravoslavnyyy.
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Lettre des communautés nomades des Quatre Vallées


À l'intention de Baki Tabet, porte-parole de l'opposition des natifs kabaliens,

Bonjour,

Les communautés nomades et nomades saisonniers des Quatre Vallées prennent en compte votre message. Nous ferons notre possible pour que le Code communautaire puisse accentuer la pression sur l'Azur. D'ici là nos communautés s'engagent pour la plupart à vous faire parvenir des marchandises par des [i]moyens détournés. [/b]À bon entendeur.

Nous espérons vous revoir très bientôt en bonne santé et riche d'une âme complète.
1061
LHV

Message de vos bienfaiteurs actionnaires,

Nous prenons acte de votre dernière missive et sommes heureux de savoir que la situation ne justifie pas l’affliction que nous éprouvions à votre égard. Nous acceptons de bon cœur votre proposition dans sa forme précédemment formulée. Le soutien aérien est le moindre des engagements, et nous acceptons vos remerciements à cet égard.

À ce propos, le transport en dirigeable nucléaire est motivé par le fait qu’en cas d’attaque par des puissances impérieuses et belliqueuses, l’accident nucléaire qui en résulterait relèverait de leur responsabilité, constituant ainsi un motif légitime pour les accabler. Du reste, il s’agit du seul moyen de transport aérien dont la maîtrise a été établie par le LHV. Fait amusant, cela au Wanmiri, lieu où polluer le sol de pauvres gens ne nous émeut guère.

Nous sommes fiers et honorés que vous estimiez la puissance de l’atome à sa juste valeur. Sans orgueil, nous louons vos paroles. Que l’atome roi sauvegarde l’autonomie énergétique de la Kabalie Rouge !

Avec honneur et espoir pour le modèle de réussite que vous incarnez,
vos bienfaiteurs actionnaires.

Henri Ventafalle, Président Directeur Général du LHV
Henri Ventafalle, Président Directeur Général du LHV
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