09/02/2020
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Carnavale - Après Mardi Gras... - Page 5

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Colchiques dans les prés

Personne n’avait vu venir la destruction des colchiques. Ce vieux quartier historique, populeux et industriel, posé sur les rives d'un des innombrables fleuves (à moins que ce ne soit un canal ?) de Carnavale avait été en une après-midi réduit en cendres chimiques par la puissance de feu balistique de l’OND. « La mule a rué » titrait Carnavale Matin par-dessus une image des ruines. L’OND frappe, mais à l’aveugle. Après avoir tenu en respect les troupes ennemies en les empêchant de pénétrer dans ses faubourgs, au risque d’y être avalé, ce qui avait cantonné l’offensive moraliste au siège de la ville, la Cité noire montrait enfin l’étendue de ses capacités de défense. Un labyrinthe de ponts, de rues, de quartiers superposés et de bidonvilles inextricables rendaient la visibilité de l’ennemi nulle. Dans les sous-sols, on s’affairait, au-dessus la brume marine se mêlait aux vapeurs industrielles évacuées par le gigantesque réseau d’aération de la ville. Comme une illusion d’optique totale, Carnavale l’incompréhensible trompait, changeait de forme, troublait les perceptions et les consciences, donnant un sens nouveau et jamais vu à la guerre asymétrique.

« Peut-être que tout cela n’est qu’un mirage ? » ironisait Léonpold Castelage, cousin d’Améthyste, en interview. « Peut-être que Carnavale n’est même pas là où tout le monde pense qu’elle est ? Peut-être sommes-nous sur un autre continent ? Peut-être n’avons-nous jamais existé ? » Car depuis le début de la guerre, Carnavale a s'est affairée à réaliser ce qu’elle sait faire de mieux : s’adapter. L’increvable peuple péninsulaire n’en est pas à son coup d’essai et la précarité crasse de son existence l’a forgé dans des flammes plus ardentes que toute autre nation. Industries enfouies, hangars secrets, réorganisations des chaînes de production dirigées vers la défense et la production militaire, abandon de la doctrine balistique, la Cité noire s’enorgueillit désormais de posséder la quatrième plus grande armée de terre au monde, et travaille désormais à reconstituer son aviation. Mais la menace du ciel est toujours présente, pour le moment. Au sol, on peint de faux avions pour attirer les missiles comme des mouches. Les milices Castelage ont construit de gigantesques QR codes qui propagent des virus aux drones aériens trop curieux. Des secrets circulent, tous faux, et créent en plus de la brume dissimulatrice un bruit informationnel constant. Qui croit avoir un tuyau découvre rapidement qu'on ne s'improvise pas plombier.

« Le quartier des colchiques, c’est un dommage collatéral. » Chez les élites, les paroles sont crues, comme à leur habitude, et si Améthyste Castelage a fait le choix de se porter immédiatement aux côtés des victimes, promettant reconstruction et vengeance, au sein de la bourgeoisie d’affaire on considère cela comme un non-évènement. « Les quartiers frontaliers absorberont les réfugiés, on ne manque ni d'immeubles vides à Carnavale, ni de ruines, en voici une de plus » commente un célèbre industriel listonien. Reste que le clan Castelage ne semble pas sur cette ligne et si la Carnavale d’antan aurait rit du malheur des pauvres et organisé un galas de charité pour leur offrir des pulls pour l’hiver, la Banque Princière joue une autre carte. Améthyste Castelage, mère de la nation ? « Elle est un peu jeune pour ça » confie un conseiller en communication anonyme, « mais elle a le potentiel de devenir notre nouvelle princesse… »

Les Princes de Vale, surtout dans leurs dernières générations, s’étaient en effet illustrés par leur bienveillance protectrice vis-à-vis du petit peuple. La Princesse Eugénie, dernière du nom, s’était ainsi forgée une réputation à l’apogée de la Principauté dont le souvenir réchauffe encore l’imaginaire national carnavalais. Aujourd'hui, c'est le visage du clan Castelage qui endosse la lourde tâche de venir s'agenouiller au chevet du peuple martyr. « Nous reconstruirons les colchiques » a déclaré Améthyste dès le soir du bombardement. « Nous les reconstruirons plus belles, plus grandes et plus glorieuses. Elles illumineront l’Eurysie et modifieront à jamais l’imagination des hommes. Ce sera un quartier à la gloire de la Principauté de Carnavale, à la gloire de l’Eurysie et à la gloire de l’humanité ! »

Des ambitions affirmées, mais s’il y a bien quelqu’un à Carnavale – et sans doute dans le monde – capable de les réaliser, c’est bien la Banque Princière Castelage dont les fonds ont la réputation d’être infinis. Sans doute faudra-t-il attendre la fin de la guerre, imminente selon certains experts, pour lancer les travaux, mais d’ici là Améthyste Castelage ne compte pas abandonner les habitants des colchiques, chassés de leurs foyers. « Elle se pose en anti-Blaise Dalyoha » analyse le conseiller en communication anonyme. « Là où les Laboratoires ont sacrifié leurs propres salariés pour remporter une bataille décisive, Améthyste montre qu’elle en a quelque chose à foutre de la vie humaine. Les deux maisons soufflent le chaud et le froid, elles savent ce qu’elles font, il y a un côté bon flic, méchant flic. » Si certains parlent d’une stratégie cynique pensée dans les antichambres du pouvoir, d’autres espèrent y voir un tournant sincère. La lutte millénaire entre les grandes familles de Carnavale, si elle a parfois été grandement destructrice, a également abouti à de saines émulsions : patronage des arts, investissements dans les sciences, charité bien ordonnée, tout est bon pour favoriser son camp et s’acheter la sympathie des masses.

Surtout, la reconstruction des colchiques est un symbole : celui de la résilience de Carnavale. Faire feu de tout bois, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, pourraient être les crédos de la Cité noire. Ruine à ciel ouvert, cloaque où misère et luxe indécent s’entremêlent, pour beaucoup le mystère de Carnavale réside dans sa capacité à ne pas s’effondrer sur elle-même, malgré les crises violentes qu’elle semble condamnée à travers tous les demi-siècles. Chaos et Armageddon’t, autant d’épreuves qui auraient laissé d’autres nations exsangues et qui constituent pourtant aujourd’hui l’identité de Carnavale. En bas, ça grouille. En haut, ça conspire. Comme une termitière, les petites mains des travailleurs s’affairent à rendre les faubourgs viables, à défaut de donner envie d’y vivre. Pourtant certains y trouvent leur compte. Dans son studio, Hector Beaugalond contemple depuis sa fenêtre les lumières erratiques de la Cité noire. Dans la nuit, elle semble clignoter.

Dès le lendemain du bombardement, le cabinet d’Améthyste Castelage a annoncé avoir pris rendez-vous avec le commissaire en chef de Commissariat Central afin d’organiser l'accompagnement des Carnavalais du quartier des colchiques. Si les blessés ont d’ores et déjà été pris en charge par Grand Hôpital, que faire des plus de cent-cinquante mille personnes que l’OND a privé de toits et de travail ? Car il ne s’agit pas que de pierres – dont la valeur historique n’a d’égal que leur valeur sentimentale – mais aussi d’une part de l’industrie locale qui est partie en fumée, et des emplois avec. Abriter, orienter, recaser… c’est la première fois depuis longtemps qu’une grande famille de Carnavale proposait de prendre en charge tant de pauvres et de démunis. Généralement, elles se contentaient d’injecter une grande quantité d’argent dans divers organismes de charité, qui en prélevaient une bonne partie pour leurs frais de fonctionnements. La noblesse ne se salissait pas les mains au contact de la plèbe. Mais Améthyste Castelage n'était pas de la noblesse, et les choses semblaient en train de changer à Carnavale...
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Sacrifice

20 000 Chèques Carnavalais, en cash. C'est la somme exigée pour reconstruire les colchiques, quartier martyr. 20 000 Chèques Carnavalais, l'équivalent de l'or pur, l'une des monnaies les plus redoutable du monde, en vigueur dans tous les marchés noirs et qui ouvre toutes les portes. 20 000 Chèques Carnavalais qui disparaitront en fumée, avalés par la très opaque industrie du BTP de la Cité noire.

Une foule s'est réunie sur le parvis de l'Hôtel d'Eurysie, la merveille du monde. Pour la seconde fois depuis le début de la guerre, Carnavale est frappée du feu des bombardements ennemis. On attend des mesures, mais faute de Dieu, on ne sait à quel saint se vouer. Faut-il prier la banque ? Sur certains panneaux, le visage d'Améthyste est représenté comme une icône catholane. On murmure à l'hérésie, d'autres se signent et s'agenouillent. La Banque peut tout réparer. La Banque nous sauvera. Elle est l'alpha et l'oméga de la vie, de la mort, de la guerre. Son début et sa fin. L'infinie richesse de Carnavale est convoquée, l'or nous sauvera, il y a sous ces ruines, dans ces souterrains, caché au cœur des quartiers inondés ou dans les sous-sols de la Banque assez d'or et de patrimoine pour tout régler.

Hier on criait "Ave Dalyoha". Désormais, ils psalmodient "Ave Castelage". Puisse la Banque nous sauver tous et de tout.

Viens. Prends. Sers toi. L'argent est là.
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17 mai 2018 - Opération El Dorado - Suite 2 sur 3 : frappes balistiques.

https://i.postimg.cc/qqBYj0wJ/MB.png
Frappes balistiques sur la capitale de Carnavale et ses noeuds militaires connus.

Contexte a écrit :
  • Carnavale n'a pas de moyens d'interception à date es frappes : lance-missiles antiaériens mobilles.
  • Les frappes ciblent des infrastructures non industrielles.
  • 10 missiles balistiques lvl8 coûtent 51 000 x 8 = 408 000 points à produire. Ils frappent 408 000 points d'unités adverses (moins un malus de 20% pour considérer la proximité des cibles militaires/civiles, absence de reconnaissance réussie dans la capitale qui cantonne les tirs sur des cibles historiques = 326 400 points).
  • Les pertes sont celles enregistrées au sein des principales infrastructures militaires notoires (Quartier général historique, principales places défensives).

Pertes DECOMPTEES:
Tanska
-9 Missile balistique niveau 8, (-9)
Faravan
-1 Missile balistique niveau 8, (-1)

Destructions RP : 1 centre de communication et de renseignement (il y en a d'autres), 1 arsenal militaire (il y en a d'autres), 1 centre de dépôt et coordination logistique (il y en a d'autres), 1 centre de mobilisation (il y en a d'autres).
Carnavale
-95 soldats professionnels, (-95)
-40 soldats conscrits, (-220)
-6000 Mitrailleuse lourde niveau 10
-111300 Armes légères d'infanterie niveau 11, (-11728)
-5039 Lance-roquettes niveau 9, (-600)
-200 canon antiaérien niveau 10, (-80)
-28 Canon antiaérien mobile niveau 10, (-12)
-5000 mortier léger niveau 8
-679 Véhicule blindé léger niveau 10, (-170)
-296 Transport de troupes blindé niveau 10, (-80)
- véhicule de transmission radio niveau 10
- véhicule de transmission radio niveau 7
-300 Véhicule de combat d'infanterie niveau 1, (-80)
-100 Char léger niveau 5, (-30)
-100 Char d'assaut niveau 4, (-20)
-100 Véhicule léger tout-terrain niveau 11
-110 véhicule utilitaire niveau 11
-500 autobus niveau 11
-200 Camion de transport niveau 10
-50 Camion citerne niveau 10
-18 Bulldozer niveau 10
-5 Véhicule de déminage niveau 9
-171 véhicule de transmission radio niveau 10, (-40)
-82 Véhicule radar niveau 10, (-20)
-30 Hélicoptère léger polyvalent niveau 10
-10 Hélicoptère d'attaque niveau 8
-14 Avion de chasse niveau 10
-14 Chasseur-bombardier niveau 8
-3 Bombardier stratégique niveau 8
-5 Bombardier furtif niveau 5
-5 Avion de ligne niveau 1
-5 Avion de transport tactique niveau 7
-3 Avion de transport tactique niveau 5
-2 Avion de transport tactique niveau 2
-1 Avion de transport tactique niveau 1
-20 Avion ravitailleur niveau 9
-1 Avion radar Awacs niveau 8
-2 Avion de guerre électronique niveau 8
-103 Drone de reconnaissance niveau 8, (-7)
-29980 Mine antipersonnel niveau 10, (-6000)
-17617 Mine antichar niveau 10, (-2000)
-10000 Mine navale niveau 10
-7 Missile de croisière niveau 1
-20 Missile de croisière niveau 9
-35 Missile de croisière niveau 1
-20 Missile de croisière niveau 2
-20 Missile balistique niveau 8
-2 Missile balistique niveau 4
-10 Missile balistique niveau 2
-12 Missile balistique niveau 1
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La place du calice

Un toc toc timide.

- Hmmmm ??

- Mademoiselle Castelage... ? Je suis désolé de vous déranger...

- Je dors... !!

- C'est l'OND, ils ont encore frappé mademoiselle...

- Pfff...

Améthyste Castelage relève une tête ébouriffée de ses oreillers.

- Bon quoi ?

- Il y a eu un bombardement balistique.

- Des morts ?

- Entre 135 et 315, c'est indécis.

- Imprécis.

- Indécis.

- Vous me calculerez les paniers garnis à envoyer aux familles endeuillées.

- Mademoiselle Castelage, je ne sais pas comment vous l'annoncer...

- Parlez, on n'est plus à ça près.

- Ils ont... détruit le champ de mine de la place du calice.

- Le champ de mine ?! mais c'était un trésor national ! Elles n'avaient pas pété depuis le Chaos...! On venait justement d'en cirer les détonateurs...

- Je suis désolé mademoiselle. Elles ont toutes explosées, il ne reste qu'un gros cratère.

- 8 000 mines en bon état, les salauds, ils nous le paieront...
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https://xpert.digital/wp-content/uploads/2025/06/dual-use-logistik-rostock-Xpert.Digital-png.png

Depuis plusieurs mois, le conflit opposant l'Empire du Nord et l'OND à la Principauté de Carnavale a confronté les armées onédiennes à la guerre de haute intensité, caractérisée par une consommation exceptionnelle de matériels, de munitions et de capacités logistiques. L'ampleur des combats des premières semaines fut faible, cependant la durée des opérations et l'étendue des territoires à sécuriser ont conduit les autorités impériales à engager un effort industriel inédit depuis les guerres d'indépendances du siècle passé, mobilisant l'ensemble de la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) qui a largement été soutenu par le pouvoir afin de soutenir durablement les forces déployées sur le théâtre d'opérations, et ce, sur la durée. En dépit du choc économique lié à l'Holocauste d'Estham, aux tentatives d'ingérence étrangère et du temps mis à organiser de nouvelles élections, les investissements des pouvoirs provisoires dans l'industrie de défense ont massivement augmenté compte tenu de l'état de guerre, et ont permis de réelles augmentations capacitaires. Sous l'autorité du ministère impérial de la Défense, du Haut Commandement des Armées et du Secrétariat mixte à l'armement de l'Empire, l'industrie nationale s'est vu confier ces derniers mois des programmes accélérés de production destinés à répondre simultanément à plusieurs objectifs stratégiques vitaux pour la bonne conduite des opérations de la guerre. Premièrement anticiper les pertes futures, deuxièmement remplacer les équipements détruits ou usés par les combats, troisièmement moderniser progressivement les unités engagées en retirant les matériels les plus anciens, mais également constituer des réserves opérationnelles permettant de soutenir l'effort de guerre sur le long terme et, une fois la guerre terminée, maintenir une masse importante de matériel déjà éprouvée et bénéficiant de retours d'expérience avancés.

Parallèlement aux pertes directement causées par les combats, plusieurs mois d'occupation des territoires libérés ont entraîné une usure importante des équipements ainsi que des pertes matérielles liées aux missions permanentes de sécurisation, de maintien de l'ordre, d'escorte de convois et de protection des populations civiles, etc... Les rotations de matériels ne répondent pas uniquement aux nécessités des affrontements de première ligne qui sont de fait assez rares jusqu'à présent, Carnavale préférant les opérations asymétriques à la confrontation directe, mais aussi aux besoins quotidiens d'une force désormais engagée dans un conflit prolongé dont nul ne sait encore quand il prendra fin.

Afin d'accompagner cette montée en puissance profitant à l'ensemble des forces armées engagées, l'État-Major impérial a ordonné une vaste opération logistique de remplacement des équipements. Celle-ci constitue l'une des plus importantes opérations de soutien réalisées depuis le début de la guerre et s'appuie sur les importantes capacités de projection de la Marine impériale.

L'opération est organisée en deux tranches successives :

La première concerne les forces stationnées dans les îles occupées, où les besoins de renouvellement sont les moins urgents en raison de la maîtrise du territoire mais où le remplacement est plus sûr compte tenu de la plus grande proximité et du contrôle total de la zone. Cela concerne ici les 4e bataillon de parachutistes, le 7e bataillon blindé et le 13e bataillon d'infanterie, soit un total de plus de 1100 soldats.

La seconde tranche est destinée aux unités opérant sur le continent eurysien et la métropole carnavalaise, où le rythme des opérations est le plus soutenu et des missions de stabilisation exigent les renouvellements les plus importants concernant les équipements. C'est ici que se situent les forces carnavalaises et que se concentrent les plus grands besoins. Le remplacement se fera donc le plus loin possible des territoires non-occupés et sous protection renforcée de la flotte, de l'aviation et de la DCA, nordistes comme alliées. Sur ce terrain, les remplacements concernent la 1ere division impériale, soit plus de 8200 soldats.

Le transport est assuré par la flotte impériale, mobilisant les bâtiments déjà présents sur zone ainsi qu'un important groupe logistique expédié depuis la métropole. Deux transporteurs de chalands de débarquement (TCD) constituent la capacité de transport majeure de cette opération, auxquels s'ajoutent plusieurs cargos militaires, navires de soutien logistiqu (pétroliers-ravitailleurs et remorqueurs de haute mer). L'ensemble du dispositif bénéficie d'une escorte permanente composée des corvettes, des frégates et destroyers, ainsi que des sous-marins déployés dans la zone d'opérations, garantissant la protection des convois contre toute menace aérienne, navale ou sous-marine. Au besoin, ils s'appuieront sur les flottes alliées en cas de nécessité.

Le matériel acheminé vers le front comprend :


  • 122 camions de transport (niveau 10)
  • 30 transports de troupes blindés (niveau 10)
  • 59 véhicules de combat d'infanterie (niveau 10)
  • 23 chars légers (niveau 9)
  • 10 chars d'assaut (niveau 8)
  • 3 canons automoteurs (niveau 9)

Au-delà de leur remplacement et du maintiens de la masse nordiste, ces livraisons permettent une augmentation sensible du niveau technologique des unités impériales engagées. Elles améliorent leur mobilité tactique, leur puissance de feu, leur protection ainsi que leur autonomie logistique, tout en réduisant les coûts de maintenance grâce à la standardisation progressive des équipements les plus récents. En parallèle, les matériels retirés du service opérationnel ne sont pas systématiquement réformés. Les équipements encore en état de fonctionnement sont rapatriés vers la métropole afin d'y être remis en condition ou revendus aux partenaires de l'Empire, notamment l'Empire du Grand Ling, ou être mis aux enchères et libérer des ressources précieuses de la BITD nordiste.

Le matériel rapatrié en métropole impériale est le suivant :

  • 122 camions de transport (niveau 2)
  • 30 transports de troupes blindés (niveau 5)
  • 50 véhicules de combat d'infanterie (niveau 6)
  • 6 véhicules de combat d'infanterie (niveau 2)
  • 3 véhicules de combat d'infanterie (niveau 4)
  • 14 chars légers (niveau 2)
  • 9 chars légers (niveau 4)
  • 10 chars d'assaut (niveau 3)
  • 3 canons automoteurs (niveau 3)

Cette rotation constitue une nouvelle étape dans l'adaptation de l'appareil militaire impérial aux exigences d'une guerre longue mais surtout démontre que l'Empire n'abandonne en rien l'effort de guerre et qu'il poursuivra l'atteinte des buts de guerre de l'Organisation des Nations Démocratiques.

HRP : matériel modifié suite à un échange avec Colin, confusion de ma part sur le matériel disponible et échangeable. Normalement, c'est réglé, le texte rp a donc peut-être quelques incohérences quant à ce changement, car le remplissage du vide capacitaire n'est plus d'actualité.
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17 mai 2018 - Opération El Dorado - Suite : frappes missiles de croisières 3 sur 3.

https://i.postimg.cc/0NtfzZWM/carnavale.png
Les tirs incessants de missiles de croisière au dessus de la capitale carnavalaise ont contraint à l'exécution de tirs en continu de la part des DCA au sein e la ville de plusieurs millions d'habitants.


Contexte a écrit :
  • 211 missiles de croisières tirés, 166 missiles de croisières interceptés. 41 missiles frappent en zones urbaines densément peuplées. Le taux d'interception peut être estimé à 79%.

Pertes A DECOMPTER:

Tanska
  • 42 Missile de croisière niveau 8
  • 15 Missile de croisière niveau 7
  • 15 Missile de croisière niveau 6
  • 20 Missile de croisière niveau 9
  • 10 Missile de croisière niveau 8

Faravan
  • 50 Missile de croisière niveau 5

Sylva
  • 20 Missile de croisière niveau 9

Empire du Nord
  • 20 Missile de croisière niveau 9

Teyla
  • 19 Missile de croisière niveau 9

Carnavale
  • 480 soldats professionnels (160 tués, 320 blessés graves valant réformés ou décès différés suite à blessures).
  • 1 380 civils (1080 tués sous l'effet des frappes avec la démolition de structures hautes type résidence collective, 300 morts supplémentaires des suites de blessures ou difficultés d'accès aux soins).
  • 100 000 civils projettent de se déplacer (probablement dans un pays limitrophe).
  • véhicules radars niveau 10
  • 5 canons antiaériens fixes de niveau 10
  • 2 canons antiaériens mobiles de niveau 10
  • 6 véhicules de transmission radio de niveau 10

Destructions RP : Un dépôt logistique et un poste de commandement secondaire potentiellement touché parmi les 16 impacts militaires (il y en a d'autres).
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CARNAVALE MATIN

Le dôme d'Enfer tient se promesses :
79% de taux d'interception "et on s'est même pas foulé"
31/01/2020
Rattrapage social : Améthyste Castelage annonce 120 jours de congés payés et une pause dans la croissance pendant un an
Sitôt promis, déjà accompli. Améthyste Castelage avait assuré que la Principauté développerait bientôt le système d'interception le plus performant du monde, en réponse à l'attaque balistique perpétrée par l'OND contre la place du calice. Un crime de guerre particulière grave parce qu'il avait prit pour cible le patrimoine national et notamment le célèbre champ de mine de la place du calice, vestige historique du Chaos de Carnavale datant des années 1930. Il n'aura heureusement pas fallu attendre longtemps pour voir les premiers résultats : avec un taux d'interception frôlant les 80%, la Principauté s'est rendue presque totalement imperméable aux bombardements balistiques étrangers. "Une telle technologie aurait pu réduire les pertes de l'Empire du Nord de 2 millions à 200 000 morts seulement" estime Alphonse Vitesse, ingénieur en chef du programme de la lutte anti-aérienne. "Il faudra qu'on pense à leur vendre le brevet."

La bonne nouvelle, c'est que le dôme d'enfer n'est même pas encore terminé à ce stade. Alphonse Vitesse nous explique la distinction qu'il y a entre les différents types de DCA. "Nous avons concentré les premiers temps de la production à de la DCA légère, principalement de l'anti-aérien et de l'anti-aérien mobile. C'est cette v1 du dôme d'enfer qui a permis l'interception de la quasi totalité des missiles de croisière de l'OND. Mais nous sommes depuis passé à une nouvelle gamme de DCA lance-missiles, plus chers mais aussi plus performants." Interrogés sur les capacités de la Principauté, Alphonse Vitesse reste volontairement vague. "Plusieurs centaines de batteries anti-missiles au moins." soit l'un des arsenaux les plus moderne du monde. Comme souvent, la Principauté ne fait pas les choses à moitié.

"La stratégie anti-missile fonctionne pour quatre raisons", détaille Alphonse Vitesse. "La première tient à la superficie de Carnavale. La Cité noire est extrêmement dense et s'il s'agit de la plus grande ville du monde, nous pouvons y concentrer la quasi totalité de nos systèmes DCA. Par rapport à un pays qui possèderait plusieurs villes majeures et doit donc toutes les défendre, nous pouvons quant à nous maximiser les taux d'interception en forçant l'adversaire à se concentrer sur une unique cible, prévisible. Il y a aussi le fait qu'on ne peut pas tirer tous ses missiles d'un coup. A partir d'un certain nombre, il faut diviser la frappe en plusieurs salves comme à Estham, ce qui peut prendre jusqu'à plusieurs heures. L'effet de saturation est donc limité. A l'inverse les DCA lance-missile peuvent toutes tirer en même temps puisqu'elles disposent chacune d'un lanceur associé. La seule limite est le taux de rechargement, d'où l'importance d'en posséder assez pour faire une rotation."

Deuxième raison : l'excellent taux de détection radar de Carnavale. eNos adversaires ont tenté de brouiller nos outils de détection mais cette stratégie a ses limites car elle nécessite de faire voler des avions électroniques dans le ciel pour y arriver. Or vous ne faites pas voler des avions quand vous tirer des missiles. Résultat, il a suffit de voir quand les radars fonctionnaient pour savoir que nous serions pris pour cible. L'adversaire s'est retrouvé piégé par ses propres méthodes. Il faut aussi reconnaitre que Carnavale apprend de ses ennemis, trois ans de guerre ont forgé l'une des armées les plus solides, polyvalente et technologiquement de pointe au monde. Les stratégies de l'OND qui ont pu fonctionner dans les premiers temps du conflit ne marchent plus désormais. Carnavale possède une importante flotte de véhicules radars et radios, de centaines de drones de reconnaissance et a infiltré les forces de l'adversaire en retournant plusieurs de ses officiers ce qui nous donne une meilleure compréhension des techniques militaires de l'ennemi. Je ne parle même pas du fait que l'OND a perdu sa souveraineté terrestre grâce à la contre-attaque à l'agent GILGAMESH, nos ennemis ont démontré qu'ils ne comprenaient pas Carnavale, et qu'ils ne maîtrisaient pas le terrain."

Troisième raison selon Alphonse Vitesse : la dissuasion. En effet, "avec un taux d'interception de 79%, on annule purement et simplement l'effet de 8 missiles sur 10. Or ces missiles ont un coût et un temps de fabrication non-négligeable. Imaginez le Califat d'Azur qui a basé la totalité de sa puissance sur les missiles balistiques. Pensez-vous qu'il les tirera sur Carnavale sachant que 80% seront perdus ? Et je dis 80% mais c'est sans prendre en compte le fait que nous ne cessons d'augmenter nos capacités DCA, nous monteront probablement à 90% ou 95% voire même 100% un jour. Gâcher la majeure partie de son arsenal parce qu'il se fait abattre par la DCA a un coût économique et psychologique fort qui conduira naturellement les nations à chercher à maximiser l'efficacité de leurs frappes en ciblant plutôt des nations sans défense anti-aérienne. Ce sont des enseignements que nous tirons de notre propre stratégie balistique pré-Armageddon't. Bien sûr il n'y avait pas de DCA en face mais la destruction de nos stocks a mis Carnavale en difficulté au début de la guerre, nous obligeant à céder du terrain pour mieux contre-attaquer aujourd'hui en réajustant nos stratégies."

Et la quatrième raison ? Alphonse Vitesse sourit "Qualité Carnavalaise. Quel pays peut se prévaloir d'avoir une meilleure connaissance balistique que feu les Industries Obéron ? Les savoir-faires n'ont pas disparu et nous bénéficions de l'expertise des meilleurs ingénieurs du monde. La DCA lance-missile, ça reste du missile. La différence tient au fait qu'au lieu de frapper une cible, on empêche qu'elle soit frappée. Nous sommes les good guys cette fois."

Y a-t-il malgré tout des critiques à exprimer ? "Bien sûr !" répond Alphonse Vitesse. "Il ne faut jamais cesser d'apprendre. On apprend de ses propres erreurs et on apprend des erreurs de l'adversaire. Une chose que nous n'avions pas anticipé c'est que l'OND prendrait encore une fois pour cible des quartiers résidentiels. Le coalition morale semble enfin avoir abandonné ses principes et, faute de pouvoir atteindre notre armée, a choisi de faire un maximum de dégâts chez les populations innocentes. Forcément, nos DCA tendent à défendre les infrastructures critiques, elles perdent un peu en efficacité quand les missiles visent des habitations. Il faudra anticiper ce problème, mais rien qui ne se règle pas en augmentant le nombre de nos DCA."

Côté bilan humain, on estime le nombre de civils tués à environ 1500 morts. Pas de pertes militaires heureusement, l'ennemi n'ayant pas réussi à trouver la position des bunkers secrets de la Cité noire. Une préparation dont se félicite Albernest Brulot, secrétaire général du SAD BB : "Les Carnavalais sont habitués à la mort, ils vivent avec au quotidien. Chaque frappe contre des civils perpétrée par l'OND écorne leur discours moralisateur et confirme celui d'Améthyste : ce sera la victoire ou la mort, il n'y a pas d'alternative. Les femmes carnavalaises n'ont aucune envie de se laisser violer en masse par les singes sylvois ou faravaniens. Imaginez ces hordes d'animaux déferler sur la ville, détruisant l'art, la civilisation, le beau... c'est inimaginable et d'ailleurs leurs soldats désertent. Débarrassée de son masque de bons sentiments, il ne reste plus à l'OND que la barbarie. Or en la matière, les Carnavalais sont plus efficaces..."

Extrêmement peu de pertes de matériel également, la Principauté a annoncé s'être fait détruire... deux canons anti-aériens. Un chiffre qui fait sourire au sein de l'état-major. "Ils sont complètement aveugles" se félicite un officier des milices Castelage. "Ils n'ont aucun moyen de viser précisément dans la Cité noire, nous nous sommes rendus complètement illisibles." 79% de missiles détruits pour deux DCA, le ratio est exceptionnel en faveur de Carnavale. "Cela signifie que nous pouvons neutraliser l'arsenal ennemi quasiment gratuitement. Dans un affrontement régulier, chaque camp essuie des pertes, mais ici les dégâts sont presque exclusivement du côté de l'OND. Même s'ils ont réussi à faire des victimes civiles, leurs stocks se vident quand les nôtres sont à peine effleurés." Reste à savoir combien de temps ces braves démocraties tolèreront de gaspiller l'argent du contribuable en missiles hors de prix et dont le but est désormais quasi exclusivement d'assassiner des femmes et des enfants.

Albernest Brulot conclut "L'OND va devoir choisir désormais. Perdre et préserver ses valeurs, ou poursuivre le combat au prix d'un discrédit total et de la trahison de tout ce qui fait son identité." Dans les bureaux souterrains de l'état-major, on sabre une nouvelle fois le champagne. Un officier s'amuse : "J'espère qu'on ne va pas continuer à enchaîner les victoires sinon je vais finir par développer une cirrhose." Comme on dit à Carnavale : Tchin tchin !

Un article signé Philippe Pine.

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