Votre Excellence,Je ne peux répondre à une telle demande. J’apprécie tout le sens et les mots que vous avez choisis pour communiquer vers moi, mais je ne puis pas vous donner mon assentiment pour un tel acte sans la position de la Magistrature. Je suis d’autant plus flatté que rares sont ceux qui daignent communiquer avec les marquis de Mesolvarde, pourtant dignes représentants nobiliaires de mon pays. C’est bien peu de chose quand on fait face à la bureaucratie judiciaire : je perds du pouvoir tous les jours. Au prochain couronnement, je n’aurai peut-être même plus la charge des armées, un marquis sans armée… Quelle désolation ! Ces Drovolski se jouent empereurs mais détruisent la noblesse ; je vous parie que son fils ne portera plus que le titre de Premier magistrat pour finir de nous insulter.
En tant que marquis, et comme il s’agit de mon dernier pouvoir, je vous donne la pleine coopération militaire de mon armée et de son commandement pour la stabilisation de notre région proche et du Nazum, au moins pour éviter de nouvelles invasions par notre détroit. J’ai mis à l’eau quatre sous-marins ce mois-ci et je vous affirme leur usage au service de notre projet commun : la grande paix.
Mesolvarde coopérera avec vous autant qu’elle le peut et autant que c’est dans son intérêt. Nous avons du mal à voir la prédation militaire et préférons celle des contrats de l’industrie : les armes détruisent, l’industrie construit.
J’ai fait votre demande auprès des tribunaux de première instance ; votre ambassade a remporté le procès et a été instruite par la magistrature suivant la jurisprudence de réciprocité, étant donné que vous proposez dans votre missive à Mesolvarde de faire de même. Nous acceptons de faire l’ouverture d’une ambassade et envoyons par là même des consuls pour en établir une chez vous.
Que les nobles de sang reprennent le pouvoir,
Monseigneur le Marquis de Mesolvarde