
Activités étrangères à Westalia - Page 5
- Page précédente <<
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5
Posté le : 28 mai 2026 à 10:39:06
38

Posté le : 31 mai 2026 à 22:19:40
Modifié le : 31 mai 2026 à 22:19:56
1764
SA MAJESTÉ LE ROI DU ROYAUME DE BROCELYNWOOD
Communiqué : résultats des élections présidentielles en Grande République de Westalia
Au nom du Royaume de Brocelynwood, Sa Majesté le Monarque Johnlyn IV adresse ses félicitations à Monsieur Victor Hardenbor Jr. pour sa large victoire aux élections présidentielles de la Grande République de Westalia.
L’arrivée de Monsieur Hardenbor aux fonctions de Chef d’Etat d’une des plus grandes puissances d’Aleucie fait souffler le vent d’un formidable espoir pour son pays et pour le continent tout entier.
Notre Royaume a toute confiance dans le fait que les options proposées par Monsieur Hardenbor seront les plus à même de régler l’actuelle offensive terroriste que subit son pays et, par la même, couper court à tout processus de généralisation de conflits armés intérieurs.
Le Royaume de Brocelynwood se tient pleinement disponible pour poursuivre et avancer sa coopération dans les multiples domaines ayant conduit à la signature du Traité avec la Grande République de Westalia il y a un an. Bien évidemment, cela concerne notamment les enjeux sécuritaires, alors que des prémisses de tensions basées sur la question ethnique se font aussi sentir chez nous.
Comme il l’a démontré avec conviction pendant la campagne électorale, Monsieur Hardenbor Jr. sera un dirigeant aux idées claires, basées sur une ligne directrice extrêmement lisible et priorisant la lutte ferme contre le désordre et les extrémismes. Sa prochaine prise de fonction représente ainsi une opportunité pour le continent, à commencer par sa partie occidentale, alors même que - par exemple - des États ont encore récemment cherché à créer un climat visant à mettre la communauté protestante et nos ressortissants en danger.
C’est donc avec un enthousiasme et un soutien assumés que Messieurs Edmund Valemont, Premier Secrétaire Spécial du Roi, et Julian Westbridge, Secrétaire Royal aux Affaires Aleuciennes, seront présents aux premiers rangs de la Cérémonie d’Investiture de Monsieur Victor Hardenbor Jr. ce 1er septembre 2019.
Le 30 août 2019
Posté le : 21 juin 2026 à 17:29:32
10756

François-Adolphe Rouzet avançait rapidement, dossier sous le bras. Omer Manoury, le ministre de la Sécurité Intérieure le rattrapa à pas vifs, mais en prenant le soin de ne pas faire trop de bruit tandis que Pierre-Louis Dufresne, le secrétaire d'Etat à l'Aleucie sortait à son tour de la salle en fermant doucement la porte pour lui aussi provoquer le moins de bruit.
« François ! » Cria à voix basse le ministre.
Le Premier Ministre par intérim ralentit.
« Oui ? »
Manoury jeta un regard rapide autour de lui avant de baisser instinctivement d'avantage la voix.
« Vous avez vu la dernière note de nos services sur Westalia ? »
Rouzet souffla, las.
« Je viens de finir les cinquante pages. Je crois que je n'avais pas besoin de ça ce soir avec toute l'agitation au parti et dans le pays. »
Pierre-Louis Dufresne arriva à leur hauteur et d'un air tout aussi inquiet souffla :
« On parle de Celenza ? »
« De Celenza, d'Hardenbor, des Hamajaks, de toute cette folie qui se propage à l'ouest... » répondit Manoury.
Le Secrétaire d'État à l'Aleucie secoua lentement la tête.
« Bon Dieu... Belagri doit être en train de s'arracher les cheveux. Tout le processus d'adhésion à l'OND est mort. Mort. Et je ne donne pas cher de la peau de leur Safety & Security Act et de leurs lois sociales. »
Rouzet continua à marcher.
« Il était déjà en soins palliatifs. Là, ils l'enterrent. La gauche est complètement sonnée par la défaite. »
« Pas seulement l'adhésion », reprit Dufresne. « Vous avez écouté son discours en entier ? Ce n'est plus seulement la sécurité là, que ce soit dans ce qu'a bavé Celenza devant les chambres ou toutes les promesses et l'écosystème réac qui s'active, ça sens très mauvais. Il y avait déjà des ambitions qu'on retrouvait chez les soc-dem d'avant mais là le ton est différent et les moyens aussi. Le leadership aleucien. L'Union Nationale. Le réveil patriotique. »
Manoury enchaîna. « Et cette Brigade de Restauration de l'Ordre directement sous contrôle du Premier Ministre... Excusez-moi, mais même en tant que Ministre de la Sécurité Intérieure, ça me choque. Je veux dire, je ne suis pas Sheev Headmon mais il ne me semble pas être un laxiste. Et ça... »
« Oui. J'ai remarqué. » Répondit laconiquement le Premier Ministre.
« Ça vous rappelle rien ? »
Rouzet ne répondit pas tout de suite. Il jeta un coup d'œil par la fenêtre et répondit amèrement.
« Trop de choses. »
Un huissier les croisa. Les trois hommes s'arrêtèrent quelques secondes et la saluèrent avant de se regarder. Lorsqu'il fut passé, Manoury reprit.
« Ce couvre-feu dans huit villes. Les détentions préventives. Les perquisitions sans mandat. Dissolution d'associations. Assignation d'un quartier entier. Imaginez si on faisait ça ici comme l'opposition gueulerait et comment le pays serait bloqué par les grèves. »
« Selon l'excité de l'ordre, les Hamajaks ont fait deux mille morts. »
« Je sais. Mais tout de même. »
« Oui, tout de même », admit Rouzet. « Et il ne précise ni sur combien de temps, ni pourquoi... »
Ils traversèrent une galerie donnant sur les jardins détrempés et où le vent froid de l'extérieur leur parvenait à travers les vitres. Dufresne soupira.
« Je crains que le problème majeur ne soit même pas ce qu'ils font maintenant. C'est de ce qu'ils peuvent devenir. »
« C'est-à-dire ? »
« Ils se voient désormais comme le centre du continent. En tout cas encore plus qu'avant. Belagri même s'il avait des ambitions, il parlait d'OND, d'ASEA, de coopération, de leadership partagé. Et lui, il savait tenir un peu Takajiwa. Hardenbor et Celenza parlent de superpuissance westalienne, d'intérêts westaliens et nous, on disparait de plus en plus de leurs discours et de leur stratégie. Ils regardent bien moins vers Estham et davantage vers eux-mêmes. »
Manoury acquiesça.
« Et ils ont les moyens de leurs ambitions. Leur économie a dépassé la nôtre de 100 milliards. Leur population est deux fois plus importante que la nôtre. Ils sont plus proches de pas mal de pays aleuciens qui se concentrent de toute manière à l'ouest. Leur armée se modernise et nous a dépassée surtout sur la marine. Leur industrie aussi, 20 milliards de dollars de différence entre notre industrie de défense et la leur. »
Rouzet resta silencieux.
« Ils veulent leur siècle westalien », finit-il par dire.
« Exactement », répondit Dufresne. Le bruit de la pluie se faisait plus fort contre les vitres.
« Et nous ? » demanda Manoury. « Dans deux ou trois mois, le PSU va probablement sortir vainqueur des constituantes et nous le PPN on a pas réussi à imposer nos thèmes. L'éclatement du PSI nous a fait très mal même si on a récupéré une bonne partie des cadres et des ministres. Le pays va virer à gauche et au menu ça va être décentralisation, participation citoyenne, États constitutifs, écologie, deux capitales, réforme des institutions. Et pendant ce temps-là, Westalia part dans une tout autre direction. »
« Deux trajectoires bien différentes », murmura Rouzet.
« Plus que différentes. Elles peuvent devenir opposées, voir rivales. Les westaliens, en tout cas la droite sont complètement décalés par rapport au reste du monde et à leurs yeux le PSU c'est le bolchévisme. Ils ne leur feront pas de cadeaux. Avec un peu de chance Cyrille Matthieu aura une majorité relative qui le forcera à faire alliance avec le PAA et nous, voir les chrétiens démocrates, et on pourra infléchir un peu sur leur programme économique pour pas effrayer tout le monde. Récemment on compense notre relatif éloignement de l'Aleucie du Sud grâce à nos alliances sur la côte est mais si les négociations avec le Lib ne satisfont pas le Brocelynwood et que le PSU gagne, c'est probable qu'ils iront voir du côté de Columbia. »
Le Premier Ministre par intérim s'arrêta.
« Ne dramatisons pas trop vite. Notre économie est bien repartie et les institutions à venir seront solides. Cyrille n'est pas un révolutionnaire du PCR même si il a orienté plus à gauche sa ligne. Et l'armée n'est pas non plus en ruines. Notre armée de terre reste meilleur et vu le pognon qu'on met dans la marine et l'aviation on devrait pouvoir tenir notre rang. J'ai discuté avec Baudouin Clair le nouveau patron d'AERIS Dynamics, les commandes avancent bien. »
« François, ils parlent déjà de leadership continental et tu vois bien qu'on ne peut pas à moyen terme les rattraper économiquement et que militairement l'écart va se creuser. Je veux dire, ils ont le double de main d’œuvre et nous on a connu la perte du Mokhaï puis l'Holocauste. C'est 6 millions d'habitants en moins et des changements structurels qui s'imposent. On a beau être la deuxième puissance aleucienne le sort s'acharne contre nous pour reprendre la première place ou au moins maintenir le rapport de force. Ils refusent l'OND. Ils militarisent leur réponse intérieure. Ils créent des structures parallèles sous contrôle politique. Et ils savent très bien que chez nous, l'opinion publique reste traumatisée par Estham. Le moindre attentat natif ou afaréen peut faire monter Nouvel Horizon ou le FRN, ou bien le PCR, et ils crieront à la révolution. Il va falloir urgemment approfondir les relations avec les autres aleuciens et surtout les stérusiens pour ne pas qu'ils créent leur idylle avec Columbia ou on se retrouverait totalement dépassé. »
Manoury ajouta : « Mes services voient déjà les réseaux de Nouvel Horizon reprendre certains éléments westaliens. "Regardez Celenza, lui il agit". "Regardez Westalia, eux ils ne discutent pas". Ça circule. Beaucoup. C'est profondément débile mais ça séduit les imbéciles qui n'ont aucune éducation politique. Là dessus je pense que le PSU a raison, il faut vraiment apprendre aux gens à ne pas voter pour des demeurés dangereux au surplus. »
« Et les indépendantistes ? » Demande distraitement Rouzet.
« Ils ne feront jamais la majorité », répondit Manoury. « Mais ils existent et ils ont structurés leur mouvement même si c'est le bordel chez le MAA. Les campagnes d'ingérence étrangère ont été contrées mais elles ont quand même eu des effets. Et les effets c'est le PCR a 10% dans tout le pays et le MAA a 10% en Afarée. L'Action Native Souverainiste recrute même si à l'échelle nationale elle est anecdotique, dans le vote natif c'est beaucoup trop pour un parti aussi radical. Les réseaux les plus radicaux cherchent à importer la cause hamajak dans leur propagande. Pour l'instant, ça reste marginal. Mais si les images de Westalia tournent en boucle... »
Dufresne grimaça.
« Alors on peut imaginer des manifestations devant l'ambassade. Puis des contre-manifestations. Puis Nouvel Horizon criera au terrorisme. Puis le FRN criera à la trahison. Le PCR criera au fascisme. Et le débat constituant deviendra un débat identitaire. Enfin plus qu'il ne l'est déjà. »
« Je sais », répondit Rouzet.
« Et si Westalia va plus loin ? » Demanda Dufresne. Le Premier Ministre le regarda.
« Plus loin comment ? »
« A ce rythme là, je ne serais pas étonné dans quelques semaines ou quelques mois d'entendre des rumeurs d'exécutions extrajudiciaires, d'internements massifs d'étrangers et d'indépendantistes puis des expulsions et tout le drame humanitaire qui va avec. »
Rouzet baissa les yeux vers un goûte qui coulait le long de la fenêtre.
« Alors nous aurons un problème. »
« Un très gros problème », ajouta Dufresne.
« Parce qu'on ne peut pas abandonner Westalia comme ça. »
« Non. » Répondit Manoury.
« Mais on ne peut pas cautionner n'importe quoi, et si on fait l'autruche on nous accusera d'être complaisants. »
« Non plus. »
Le silence revint quelques instants. Au loin, un éclair illumina les jardins du palais. Manoury parla plus bas encore.
« Vous savez ce qui m'inquiète le plus ? »
« Quoi ? »
« Celenza est sincère. »
Rouzet leva les yeux vers son ministre.
« Je pense qu'il croit réellement sauver son pays. Je pense qu'il croit chaque mot de son discours. Et c'est ça qui me fait peur. Les cyniques, on sait les gérer. Les convaincus, les fanatiques... »
« ...sont plus dangereux », termina Dufresne l'air sombre.
Le Premier Ministre hocha lentement la tête.
« Belagri était prévisible... On connaissait son logiciel et on savait qu'on avait pas mal de points communs. Avec Hardenbor et Celenza... nous entrons en terrain inconnu. Bien-sûr on sait comment ils fonctionnaient en 2015, mais là ils se sont indéniablement radicalisés... »
« Et si leur stratégie marche ? » demanda Manoury.
Rouzet s'arrêta net.
« Pardon ? »
« Si elle marche. Si dans six mois les attentats cessent. Si les Hamajaks reculent. Si l'ordre revient. Si leur économie tient. Si l'opinion ne sanctionne pas leurs dérives. Alors que répondrons-nous quand Nouvel Horizon dira : "Vous voyez ? Ils avaient raison". »
Personne ne répondit immédiatement. Dufresne finit par murmurer :
« Alors nous devrons prouver qu'on peut être fort sans devenir autre chose. Mais pour ça, le PPN ne doit pas rester sur la touche... L'extrême droite a subit un coup d'arrêt temporaire dans sa progression après la dissolution des LNS et la fragmentation entre une extrême droite ultralibérale et l'autre isolationniste. Mais ils vont se ressaisir. Et sur ça Cyrille à raison, on s'en fout des communistes, le principal danger c'est l'extrême droite... On va devoir mettre les égos de côté et être constructifs si on ne veut pas devenir Westalia. »
« Oui. »
« Et si nous n'y arrivons pas ? »
Rouzet regarda la pluie tomber derrière les vitres du palais.
« Alors nous aurons perdu quelque chose de plus précieux qu'Estham... »
Un silence s'installe quelques secondes qui semblèrent durer une éternité.
« Nous aurons perdu la certitude que la démocratie peut survivre à ses blessures sans se transformer elle-même en forteresse. »
Les trois hommes restèrent silencieux. Au bout du couloir, les lumières s'éteignaient une à une.
Manoury conclu, presque en murmurant :
« Si il fallait choisir, même pour le double de la puissance alguarenos, je ne troquerais pas notre démocratie pour le naufrage westalien. »
Et au-delà des murs du Palais Dalmorien, sous la pluie de Haguevieil, l'Empire du Nord approchait des élections les plus importantes de son histoire moderne, tandis que l'un de ses plus vieux alliés semblait emprunter un chemin que personne, dans ce couloir sombre, n'était encore capable de définir, mais dont personne dans ce continent ne sortirait gagnant en dehors des cyniques.
Posté le : 23 juin 2026 à 01:29:36
547
Découvrez ce qu'il se passe.👨💼 ZHOU Lee

@PMOGL · 17/09/2019
Posté le : 01 août 2026 à 19:54:11
0

Après examen de leur teneur, le Gouvernement de Sa Majesté a décidé de rappeler pour consultations l'Ambassadeur de l'Empire auprès de la Grande République de Westalia ainsi que l'Ambassadeur de l'Empire auprès de la Troisième République du Jashuria. Cette décision ne constitue pas une rupture des relations diplomatiques. Elle traduit cependant la gravité avec laquelle l'Empire considère des propos qui, par leur caractère inexact, injurieux et parfois délibérément révisionniste, ne peuvent rester sans réponse.
S'agissant de la Troisième République du Jashuria, la Chancellerie Impériale regrette profondément le ton adopté par ses représentants.
Il est pour le moins surprenant de voir l'Empire accusé de n'avoir jamais présenté d'excuses au sujet du Mokhaï et de ne pas avoir participé à la lutte contre le dictateur Aoki Saburo. Ces affirmations sont objectivement fausses. L'Empire du Nord a officiellement reconnu les souffrances causées par sa politique coloniale passée, a présenté ses excuses aux autorités mokhaïennes et engagé un travail de coopération politique, économique, mémorielle et culturelle avec celles-ci. Les autorités du Mokhaï ont accepté cette démarche, permettant l'ouverture d'une nouvelle page dans les relations entre nos deux nations. L'Empire a également reconnu ne pas avoir su correctement gérer le processus d'indépendance. Et l'Empire a coopéré selon ses moyens avec l'estimée Duan Song pour la libération du pays du joug dictatorial communiste. Par ailleurs, il relève d'un manque de bonne foi d'accuser l'Empire de ne pas avoir agi davantage alors qu'Agartha sait pertinemment que toute action de l'ancienne métropole aurait été décriée et rejetée, et que l'ensemble des émanations du Jashuria ont incité l'Empire à quitter le Nazum.
Il n'appartient naturellement pas à l'Empire de répondre des carences d'information de certains diplomates étrangers lorsque les faits sont publics, documentés et connus des premiers intéressés.
La Chancellerie s'étonne d'autant plus de cette leçon de morale historique qu'elle émane d'un État qui continue d'apporter son soutien financier et politique à l'entité coloniale instaurée par la Principauté de Carnavale sur le territoire kabalien, au terme d'une politique de conquête, de déplacements forcés de population et d'exactions dont chacun connaît aujourd'hui l'ampleur. Avant de prétendre distribuer les certificats de repentance aux autres nations, chacun gagnerait à examiner avec lucidité les conséquences de ses propres choix diplomatiques. Nous regrettons également de voir la diplomatie jashurienne, autrefois reconnue pour sa mesure, son élégance et la qualité de ses analyses, céder désormais aux facilités de la polémique, de l'invective et de la caricature.
Enfin, la Chancellerie Impériale ne peut laisser passer la désinvolture avec laquelle certains responsables jashuriens évoquent l'Holocauste d'Estham. Jamais l'Empire du Nord n'a utilisé les millions de victimes du Ruban Écarlate comme un instrument de polémique diplomatique. Jamais nous n'avons relativisé les souffrances du peuple jashurien ni transformé cette tragédie en argument de circonstance. Nous attendons en retour une décence identique envers les deux millions de civils assassinés lors de l'Holocauste d'Estham. Les morts ne devraient jamais servir de projectiles diplomatiques.
S'agissant de la Grande République de Westalia, la Chancellerie Impériale exprime sa profonde incompréhension.
L'Empire du Nord entretient depuis de longues années une relation d'amitié, de confiance et de coopération avec Westalia. C'est précisément pour cette raison que nous regrettons davantage encore de voir les plus hautes autorités westaliennes reprendre des contre-vérités manifestes concernant les débats politiques actuellement en cours au sein de notre Assemblée Constituante. Assimiler un projet constitutionnel visant à renforcer les contre-pouvoirs, la participation citoyenne, les libertés publiques et la lutte contre les discriminations à un prétendu projet de << République populaire >>, et par là le projet de société communiste théorisé par le Parti Communiste Radical, relève moins de l'analyse politique que de la formule polémique.
Il est également faux de prétendre que le Gouvernement impérial banaliserait les crimes commis au nom du communisme. La Première ministre a rappelé avec clarté qu'elle ne partageait ni les doctrines économiques ni les doctrines politiques communistes. Elle a simplement refusé une confusion intellectuelle consistant à placer indistinctement toutes les idéologies sous une même appréciation historique et morale. De plus, les déclarations de son Excellence le Président de la Grande République omettent délibérément la précision faite par Son Excellence la Première ministre de Sa Majesté lorsque celle-ci précisait que le projet visé par ses propos étaient le projet communiste strictement national porté par le PCR qui, jusqu'à preuve du contraire, n'est en aucun cas coupable des crimes dont l'extrême droite nordiste se fait l'héritière par sa filiation avec la dictature fasciste ayant gouverné le pays durant la fin de la première moitié du vingtième siècle.
Déformer volontairement ces propos n'honore pas le débat démocratique et honore encore moins l'image et l'esprit de Westalia dans le monde.
Nous relevons par ailleurs avec regret que le Président westalien semble avoir oublié l'attitude constante de l'Empire lorsque son propre pays traversait des périodes autrement plus douloureuses et de la solidarité ainsi que du respect qui caractérisaient nos relations. L'Empire n'a jamais minimisé les souffrances de la guerre westalo-viétique. L'Empire n'a jamais relativisé les drames humains qui ont marqué cette période. Et l'Empire n'a jamais qualifié la Grande République de Westalia de dictature fasciste lorsque les affrontements avec les Hamajaks suscitaient de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale. Nous ne caricaturons pas nos partenaires, et il est regrettable que Columbia ait abandonné ce principe. Nous avons toujours privilégié le dialogue, même lorsque celui-ci était difficile.
De la même manière, l'Empire n'a jamais minimisé les attentats terroristes qui frappent régulièrement la Yukanaslavie. Nos armées, nos services de renseignement et nos institutions coopèrent quotidiennement avec notre allié yukanaslave afin de protéger sa population contre cette menace. Nous aurions espéré que cette constance inspire aujourd'hui davantage de retenue.
La Chancellerie Impériale rappelle enfin un principe simple. L'Empire du Nord n'accepte aucune ingérence dans son processus constituant et ne restera pas passif devant le révisionnisme et la favorisation de la désinformation ayant pour but de fragmenter notre pays et notre société. Les institutions que les Nordistes choisiront librement d'adopter relèvent exclusivement de leur souveraineté démocratique. Notre Constitution est débattue publiquement, amendée librement par une Assemblée élue, soumise à la contradiction permanente des forces politiques et, le moment venu, sera présentée au peuple impérial selon les modalités qu'il appartiendra à l'Assemblée Constituante et à Sa Majesté Impériale de définir. Elle ne requiert ni approbation étrangère, ni validation idéologique, et ne s'abaissera pas à se voir dicter son destin par les paniques morales ou les insultes de quelques acteurs étrangers.
Le rappel de nos ambassadeurs a précisément pour objet de permettre une réévaluation sereine de nos relations bilatérales avec les gouvernements concernés. L'Empire demeure attaché au dialogue, y compris lorsque celui-ci est difficile, surtout lorsque cela est difficile. Cependant le dialogue suppose une condition minimale : le respect mutuel. Ce respect exclut les contre-vérités, les injures, les caricatures historiques et les tentatives d'instrumentalisation des tragédies qui ont endeuillé nos peuples. L'Empire continuera de défendre ces principes avec la fermeté, la dignité et la mesure qui caractérisent sa diplomatie. Nous attendons des clarifications et des excuses afin de reprendre sereinement les échanges diplomatiques en cours.
Njowga Nielsen
Grand Chancelier de l'Empire du Nord
Posté le : 02 août 2026 à 01:48:08
0
21/03/2020
Tension sur le continent aleucien, nouveau rebondissement dans les responsables du génocide Kabalien
Une bonne nouvelle, la première depuis un moment, mais que en apparances: c’est l’heure des divisions sur le continent des impérialistes aleuciens après que, d’après nos sources provenant de médias locaux, le pire pays de ce continent, la Westalie, connue pour son racisme, ses discriminations envers les Afaréens, et surtout envers l’Antérie, ainsi que pour avoir tenté, il y a quelques années, de voler des documents du gouvernement antérien à travers deux espions, dont un fut capturé, interrogé, jugé puis exécuté avant d’être exposé au centre d’une prison de notre glorieux et puissant pays, est parvenue à tenir des propos sur la politique intérieure de l’Empire du Nord. Apparemment, la Westalie, en plus de posséder des services de renseignement que l’on pourrait juger équivalents à une classe de gamins jouant aux agents secrets, d’être un pays au modèle politique instable, que l’on pourrait qualifier de misérable face à la stabilité incarnée par l’Antérie, souffre également de graves lacunes en matière diplomatique. Comme quoi ce pays, qui se fait passer pour une grande puissance et cherche à jouer dans la cour des grands, serait finalement comparable à un territoire aussi misérable que le Chandekolza.
Mais ce n’est pas tout, puisqu’un autre pays a été visé par l’Empire du Nord pour des critiques mensongères et infondées: le Jashuria. Comme quoi les impérialistes sont tous aussi misérables les uns que les autres. Sauf que le Jashuria, contrairement à d’autres pays aleuciens, aurait, d’après le Grand Chancelier de l’Empire du Nord, «apporté son soutien financier et politique à l’entité coloniale instaurée par la Principauté de Carnavale sur le territoire kabalien», ce qui le rendrait de facto complice d’un génocide.
Cette information, contrairement au reste des déclarations émises, qui nous sont inutiles malgré leur caractère amusant, est jugée de la plus haute importance par le gouvernement antérien. Le porte parole des services diplomatiques antérien aurait annoncé à notre média que «le gouvernement antérien, représenté par la sublime personne qu’est Monsieur le chef président Jakamé Idi Akim, n’était aucunement au courant du soutien conséquent apporté par le pays nazumien qu’est le Jashuria. Ce soutien, qui discrédite à la fois ce pays et son continent, constitue une faute des plus graves et des plus impardonnables, dont nous prenons pleinement conscience et à laquelle nous allons réagir de manière sensée et diplomatique.» Notre journaliste a alors demandé un exemple. Le porte parole a répondu: «Nous allons ajouter le Jashuria à la liste des pays dont les citoyens et les représentants auront l’interdiction de pénétrer sur le sol antérien, et nous ouvrirons une enquête afin d’y ajouter tout autre État se rendant complice du génocide kabalien. » À la question des possibles tensions que pourrait créer cette nouvelle entre le Jashuria et l’Antérie, deux pays ayant jusqu’à présent très peu interagi diplomatiquement et ne disposant même pas d’ambassades respectives, le porte parole a déclaré de manière héroïque: «Le Jashuria, tant qu’il se rendra complice du génocide, n’aura pas son mot à dire sur les sanctions émises par l’Antérie.»
Le Draim
Tension sur le continent aleucien, nouveau rebondissement dans les responsables du génocide Kabalien
Une bonne nouvelle, la première depuis un moment, mais que en apparances: c’est l’heure des divisions sur le continent des impérialistes aleuciens après que, d’après nos sources provenant de médias locaux, le pire pays de ce continent, la Westalie, connue pour son racisme, ses discriminations envers les Afaréens, et surtout envers l’Antérie, ainsi que pour avoir tenté, il y a quelques années, de voler des documents du gouvernement antérien à travers deux espions, dont un fut capturé, interrogé, jugé puis exécuté avant d’être exposé au centre d’une prison de notre glorieux et puissant pays, est parvenue à tenir des propos sur la politique intérieure de l’Empire du Nord. Apparemment, la Westalie, en plus de posséder des services de renseignement que l’on pourrait juger équivalents à une classe de gamins jouant aux agents secrets, d’être un pays au modèle politique instable, que l’on pourrait qualifier de misérable face à la stabilité incarnée par l’Antérie, souffre également de graves lacunes en matière diplomatique. Comme quoi ce pays, qui se fait passer pour une grande puissance et cherche à jouer dans la cour des grands, serait finalement comparable à un territoire aussi misérable que le Chandekolza.
Mais ce n’est pas tout, puisqu’un autre pays a été visé par l’Empire du Nord pour des critiques mensongères et infondées: le Jashuria. Comme quoi les impérialistes sont tous aussi misérables les uns que les autres. Sauf que le Jashuria, contrairement à d’autres pays aleuciens, aurait, d’après le Grand Chancelier de l’Empire du Nord, «apporté son soutien financier et politique à l’entité coloniale instaurée par la Principauté de Carnavale sur le territoire kabalien», ce qui le rendrait de facto complice d’un génocide.
Cette information, contrairement au reste des déclarations émises, qui nous sont inutiles malgré leur caractère amusant, est jugée de la plus haute importance par le gouvernement antérien. Le porte parole des services diplomatiques antérien aurait annoncé à notre média que «le gouvernement antérien, représenté par la sublime personne qu’est Monsieur le chef président Jakamé Idi Akim, n’était aucunement au courant du soutien conséquent apporté par le pays nazumien qu’est le Jashuria. Ce soutien, qui discrédite à la fois ce pays et son continent, constitue une faute des plus graves et des plus impardonnables, dont nous prenons pleinement conscience et à laquelle nous allons réagir de manière sensée et diplomatique.» Notre journaliste a alors demandé un exemple. Le porte parole a répondu: «Nous allons ajouter le Jashuria à la liste des pays dont les citoyens et les représentants auront l’interdiction de pénétrer sur le sol antérien, et nous ouvrirons une enquête afin d’y ajouter tout autre État se rendant complice du génocide kabalien. » À la question des possibles tensions que pourrait créer cette nouvelle entre le Jashuria et l’Antérie, deux pays ayant jusqu’à présent très peu interagi diplomatiquement et ne disposant même pas d’ambassades respectives, le porte parole a déclaré de manière héroïque: «Le Jashuria, tant qu’il se rendra complice du génocide, n’aura pas son mot à dire sur les sanctions émises par l’Antérie.»
Posté le : 09 août 2026 à 19:11:14
0
À l'attention de : Mesdames et Messieurs les présidents des fédérations nationales de football
Objet : création de l'organisation officielle du football aleucien : Confédération Aleucienne de Football (CONFAL)
Mesdames et Messieurs les présidents,
C'est avec un certain honneur que moi, Arturo Galavisio, vous annonce la création de la Confédération Aleucienne de Football. Le football aleucien est aujourd'hui et désormais, pour l'avenir, doté d'une organisation institutionnelle permanente qui réunit les fédérations des États membres de l'organisation dans un même objectif : faire prospérer notre sport, rendre fières les nations et les équipes, et permettre l'épanouissement de tous dans le sport.
Voilà bien longtemps que l'Aleucie est un continent du football. Depuis l'arrivée des explorateurs eurysiens et l'importation du football sur notre continent, ce dernier n'a cessé de grandir et de s'affirmer dans le cœur des Aleuciens, que nos pays soient des pays du football comme l'Aklatie, des pays du basket-ball comme le Navasota, ou même des pays dont le régime politique est peu favorable à notre sport comme le royaume de Brocelynwood. Mais qu'importent ces différences, quelle que soit la nation, quel que soit le pays, ce sport a su se développer et s'affirmer comme un sport de passion, le sport de tous les rêves, même les plus fous, du plus jeune au plus grand, des hommes aux femmes : c'est un sport qui nous a toujours fait rêver depuis qu'il est arrivé sur notre continent. Qui ne s'est déjà pas pris un jour pour Bernardo Conceição, l'Icarien au pied d'or, et pour bien d'autres légendes du football qui ont tant fait et construit notre enfance et nos vies actuelles ?
Malgré cette effervescence, cette culture du football, ce sport n'a jamais pu se développer comme il aurait dû le faire, ni exploiter son plein potentiel sportif, parce qu'il lui a toujours manqué quelque chose, un élément qui va lui permettre de rayonner, et c'est précisément la réponse à ce problème que nous apportons à travers notre organisation : elle va nous permettre de passer de fédérations nationales cloisonnées à une structure globale, continentale, avec des règles unifiées, des compétitions les unes plus folles que les autres, et également d'apporter un rayonnement majeur au football. Cette fragmentation institutionnelle ne sera plus un obstacle à notre football, mais un élément du passé, du jadis, qui restera dans les bibliothèques de nos pays.
La Confédération Aleucienne de Football a cette ambition de rassembler, de faire briller et de faire revenir. Mais rien ne sera possible sans vous, sans votre participation à la construction de notre sport commun, car oui, le football est un patrimoine commun à toute l'humanité.
Les organes de la confédération siégeront dans un lieu qui n'est pas encore fixé mais qui sera soigneusement choisi, pour son histoire footballistique, sa centralité sur le continent, la qualité de ses infrastructures de communication et d'accueil, et par la nature de la ville où va siéger l'organisation, qui sera certainement une grande métropole cosmopolite, un symbole important pour rappeler que le football est un sport cosmopolite, pour tous et toutes, quels que soient l'âge, le sexe, le genre, la couleur de peau, les ambitions, les rêves, les handicaps.
Actuellement, nous sommes fiers de vous annoncer que 10 fédérations sont intéressées pour joindre l'aventure : la fédération de football westalienne, hernandienne, navoraise, aklatienne, éverien, Brocélien, Samiens, Néxanien, Tuktuqivikains et Yukanaslave. Mais ne vous inquiétez pas, il est possible de rejoindre l'organisation en cours de route ; c'est déjà dans la volonté de la confédération et de son comité exécutif, que je dirige, de vouloir élargir la confédération à l'ensemble des États aleuciens qui souhaitent nous rejoindre. Nous rejoindre vous donne certains droits et avantages, mais vous donne également des obligations, car on ne construit pas quelque chose à partir de rien et dans l'anarchie, mais dans la mutualisation des efforts et des moyens.
Mais quels objectifs pour la confédération ? Déjà : rassembler, faire aimer, faire rêver, faire admirer, faire briller, ce sont nos mots d'ordre, nos objectifs principaux. Nous voulons que chacun s'épanouisse dans le football, que ce soient les joueurs sur le terrain tout comme les spectateurs, dirigeants et supporters. Les règlements de la confédération définissent des obligations et des objectifs concrets, dont les résultats et l'atteinte feront l'objet d'une évaluation régulière et stricte de la part des membres de la confédération réunis en congrès.
Il est nécessaire de rappeler que la confédération est une association privée à but non lucratif poursuivant des missions d'intérêt public ; nous ne sommes ni sous la direction d'un quelconque État, ni d'une entreprise, ni d'aucune autre organisation. La CONFAL est une autorité indépendante et autonome, gérée par ses fédérations membres, chacune disposant d'une voix unique et égale, souveraines et réunies en congrès de la confédération. La confédération ne cherche ni à remplir des objectifs commerciaux ou lucratifs, ni à remplir les poches de ses cadres dirigeants, mais seulement à faire briller notre sport et à le représenter sur la scène internationale.
Notre premier objectif est certainement la promotion et le développement du football aleucien. La confédération s'engage à promouvoir le football aleucien, à le représenter sur la scène internationale et à venir en aide aux États membres qui disposent des ressources les plus faibles et les plus insuffisantes, notamment grâce à des subventions et à des dons pour permettre le développement du football. Ce premier objectif se traduira donc par un soutien à nos fédérations membres : soutien financier, juridique, voire économique, mais également par un soutien dans la formation des joueurs, des arbitres, des assistants techniques, des formateurs, ainsi que par une assistance technique. Le soutien se fera également par une redistribution d'une partie des revenus générés par la CONFAL à ses fédérations membres.
Notre deuxième objectif est celui de l'organisation de compétitions et de championnats continentaux entre fédérations membres de la confédération, comme la Copa Aleucia, qui va opposer les sélections nationales, ou la Ligue des champions aleucienne, qui va opposer les clubs des fédérations membres de la confédération. C'est certainement là l'un des plus grands objectifs et missions de la confédération, objectif que nous nous engageons à remplir jusqu'au bout, pour que chaque club ou sélection nationale puisse se mesurer au pays voisin, pour ainsi faire vivre le patriotisme et, au-delà de tout cela, faire vivre l'immense famille que sont les fans de football.
Notre troisième objectif est de permettre une harmonisation des règles du football. Sous le règne précédent, en l'absence de la CONFAL, une multitude de règles différentes existait dans chaque pays et dans chaque fédération, rendant difficile l'organisation de compétitions sportives entre fédérations. En échange de ce rôle d'harmonisateur, la confédération s'engage à défendre avec force les intérêts collectifs du football aleucien sur la scène internationale. Notre dernier objectif est de protéger l'intégrité de notre sport, dans toutes ses dimensions, qu'elles soient sportives (contre la manipulation des résultats, le favoritisme), financières (transparence) ou institutionnelles (contre les conflits d'intérêts). Cet objectif sera rempli notamment par une commission indépendante et souveraine dans l'appréciation des sanctions.
Comme je l'ai mentionné précédemment, chaque fédération membre compte pour une voix, une égalité qui permet de nous mettre tous au même niveau, sans favoritisme : les grandes nations du football aleucien comme l'Icamie seront les égales de la plus petite nation du football aleucien. Ces fédérations siégeront au sein du Congrès de la confédération, organe souverain de la confédération, qui se réunit en session ordinaire une fois par an et en session extraordinaire à la demande du président de la confédération (soutenu par le comité exécutif). Ce congrès possède des compétences exclusives, qui ne peuvent être déléguées à aucune autre organisation ni à aucune délégation : il est chargé de modifier et d'adopter les statuts de la confédération (charte de la CONFAL), de décider de l'admission et de l'exclusion des membres de la fédération, d'élire le président de la confédération et son comité exécutif, et ainsi de suite. Les décisions seront adoptées à la majorité simple des États membres et à la majorité qualifiée pour les décisions portant sur la charte confédérale et les questions de gouvernance institutionnelle fondamentales.
Le comité exécutif se compose du président, d'un ou deux vice-présidents, et de 4 à 8 membres nommés par le président ; il se réunit sur convocation du président, mais généralement aussi souvent que la situation l'exige. Le comité exécutif assume le rôle de gouvernance de la confédération entre les sessions du congrès, dans le respect des orientations décidées par celui-ci. En clair, le comité exécutif est chargé de gérer les affaires courantes, de prendre les décisions opérationnelles nécessaires au bon fonctionnement des compétitions et de l'organisation, mais également de décider de l'organisation des matchs et, possiblement dans le futur, de la répartition des places par zone confédérale.
Le président de la confédération est certainement le visage de l'institution, sa tête et son représentant sur la scène internationale. C'est une fonction élue, avec un mandat de 4 ans rééligible indéfiniment par le congrès de la confédération. Le président de la confédération joue un rôle central au sein de l'institution ; il est chargé de représenter la confédération dans les instances internationales de football, dispose d'une voix prépondérante en cas d'égalité de vote au comité exécutif, préside le congrès de la confédération, négocie les gros contrats commerciaux (télévision notamment) et arbitre en dernier ressort les conflits de calendrier.
(HRP : le président est incarné par un joueur membre de la confédération ; en gros, celui dont le candidat remporte les élections est président pour quatre ans, in RP bien sûr, et c'est également la même chose pour les membres exécutifs.)
La dernière institution, certainement la plus technique, est le secrétariat général, l'organe administratif permanent de la confédération, chargé du bon fonctionnement quotidien de la confédération. Le secrétariat général se compose d'un certain nombre de services et d'organes internes chargés du bon fonctionnement de la CONFAL : un service juridique, un service financier, un service de formation et de développement, un service des relations internationales, un service d'éthique, un comité disciplinaire souverain, et ainsi de suite. La fixation du lieu permanent de l'installation du secrétariat général fera l'objet d'une future convocation du congrès confédéral.
Enfin, un mot sur les compétitions.
La Copa Aleucia est une compétition qui va opposer les sélections nationales des États membres ; elle se déroule tous les quatre ans et sera certainement la compétition phare de la confédération. Elle se déroulera dans un pays hôte membre de la confédération, soigneusement fixé et voté à l'avance par le congrès de la confédération, à l'exception de celle de 2020. Les prochaines compétitions se dérouleront tous les quatre ans, avec deux phases : celle des qualifications, avec un nombre limité de places par zone, et celle du tournoi, qui sera le cœur de la compétition pendant quatre semaines en juillet.
La Ligue aleucienne de football est l'autre compétition phare ; elle opposera les clubs nationaux de chaque fédération (deux par nation principale, un seul pour les autres nations si un même joueur possède plusieurs nationalités en Aleucie). De prochaines informations vous parviendront sur le sujet, quant à son organisation, son format et ses qualifications.
Enfin, permettez-moi de glisser un mot pour la fin : merci, merci pour la confiance que vous nous accordez, et nous accomplirons certainement beaucoup pour le football aleucien.
Arturo Galavisio, Premier Président de la CONFAL
- Page précédente <<
- 1
- 2
- 3
- 4
- 5