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Activités étrangères à Cramoisie - Page 6

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KABALIE ROUGE DE SANG
Épisode 3 : Cramoisie c'est fini, mais Dalyoha est toujours là



Par Yoan TSHELA et Noël MANGEMOSI LUWAU
Publié le 28.12.2018


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« En Dalyoha nous croyons » : la devise officieuse du luciférisme n'a pas de quoi faire sourire. Derrière ce nom se cache plus qu'un homme : une vision. Vision apocalyptique, terminale et cauchemardesque des humains et de l'univers, comme nous allons le voir. Dalyoha, principe fondateur de l'extermination coloniale, inspire la religion luciférienne dans son grand « jihâd » contre l'univers. Après la chute de Carnavale et la conquête du pouvoir cramoisien par la Société Luciférienne Carnavalaise, l'enterrement de Dieu n'a pas restitué l'humanité à son égalité fraternelle mais l'a soumise à un nouveau prophète, le Blaise, que certains ne tarderont pas à affubler d'un épithète cringe emprunté au folklore. Conservant ses vingt-cinq pour cent au Conseil d'Administration, la Compagnie Dalyoha, autrice de l'Holocauste d'Estham, a regardé passer les régimes successifs à Cramoisie comme une vache dans un pré regarde les trains passés. La Compagnie Dalyoha n'a rien à craindre des réinventions intempestives de l'identité politique cramoisienne. Et pour cause : elle est la seule source du « peuple neuf » promis par le Pape Noir Petipont dans son premier discours de politique générale, en 2017. Scientifiques ou magiciens, ceux qui prétendent recréer jusqu'à la Nature elle-même n'ont à attendre de la Cramoisie que prières et supplications. Les Lucifériens sont leurs obligés. Car qui, sinon les Laboratoires Dalyoha, pourrait créer l'être idéal que les Lucifériens brûlent de voir exister ?

Révolution luciférienne et continuité actionnariale

Dans les épisodes précédents, nous avons appris comment la Cramoisie a été fondée et instituée sur le massacre et l'exploitation coloniale de la Kabalie. Dans le présent épisode, nous abordons la période laissée en suspens après l'effondrement de la glorieuse Carnavale. A l'Armaggedon't, des changements se produisent aussi bien métropole que dans le « protectorat colonial. » Après une période de massacres et de violences, la Cramoisie se retrouve isolée : son actionnaire majoritaire, la Maison Obéron, s'effondre et se voit annexée par une secte opportuniste, celle des Lucifériens, qui recrutent en masse dans son clergé survivant. Carnavale n'est plus en mesure d'alimenter la colonie, qui doit trouver une raison d'être autonome. La Société Luciférienne Carnavalaise entre alors en scène.

L'idéologie luciférienne promeut, à partir de janvier et de la mi-2017 surtout, une vision « syncrétique » et « réconciliée » de la nation cramoisienne. Pour les Lucifériens, le génocide appartient au passé et, en substance, à Pervenche Obéron, reine-mère de Carnavale. L'heure n'est plus au « nettoyage » mais à la « tolérance. » Petipont propose aux colons de se boucher le nez pour supporter l'odeur des indigènes, plutôt que de les tuer. Les massacres s'interrompent alors dans la zone n°5 ; en lieu d'un nettoyage ethnique total, les colons, qui viennent de déclarer leur indépendance formelle vis-à-vis de la métropole, décident de faire de Cramoisie un vaste terrain de jeu et de défoulement de leurs pulsions racistes. Lancer de kabaliennes paraplégiques, diplomatie désopilante retranscrite comme une téléréalité pour vendre à l'audimat les tokens kabaliens de la R.A.C., ou encore réparation du génocide avec du paracétamol amusent autant les colons que leurs actionnaires, qui se satisfont pleinement d'une transition politique conforme à leurs intérêts capitalistiques. Le luciférisme est un humanisme mais surtout un capitalisme ultralibéral qui voudrait bien s'affranchir de toutes les limites éthiques, biologiques et physiques pour stimuler l'enrichissement des propriétaires de capitaux. Le remplacement du drapeau colonial à la tête de chèvre par un montage rougeâtre (à ne pas confondre avec le drapeau de l'Ouaine) ne change fondamentalement rien à l'orientation droitière, bourgeoise et propriétaire du régime cramoisien avant, après, pendant, à l'intérieur et à l'extérieur des multiples opérations de repoudrage de façade destinées à attirer des opportunistes moins courageux dans leur ignominie.

Tout change pour que rien ne change durant plusieurs mois. Après avoir loué l'innovation dalyohyène pour tirer l'Humanité du marasme idéologique bourbeux dans lequel il l'a plongé, le PDG-Protecteur change de posture pour justifier la rentabilité des capitaux investis dans le projet colonial. Loin de remettre quoi que ce soit en cause de la structure illégale et capitalistique de la Cramoisie, Balsilek Ishaq, qui s'affiche comme le token kabalien d'un régime raciste que ceux qui n'ont pas vu font semblant de ne pas voir, remercie la Dalyoha Compagnie et défend ses intérêts au mépris de ses propres enfants victimes du terrorisme colonisateur carnavalais. Tous frères, mais certains plus que d'autres : pour avoir envisagé un rapprochement avec les pays voisins au détriment des intérêts de Blaise Dalyoha, un diacre luciférien est radié de ses fonctions, symbole éclatant de la suprématie de Blaise Dalyoha sur un territoire qui prétend s'en être émancipé. En fait, depuis le 7 octobre 2016 et jusqu'à aujourd'hui, les Laboratoires conservent une pleine mainmise sur l'appareil d'Etat, et sont au coeur du dispositif colonial cramoisien. Mais qui sont les Dalyoha ?


Seigneur à Carnavale comme Satan l'est en enfer

Le Grand Sheytan pourrait bien n'être qu'un homme comme un autre. Avec plusieurs dizaines de milliards de crédits internationaux totalisant des actifs dans de nombreux pays du monde, par le biais de holdings et de filiales offshore mais surtout des grands fleurons du CACnavale40 Laboratoires Dalyoha et Grand Hôpital, Blaise Dalyoha est présumé l'homme le plus riche du monde. Vendeur de produits pharmaceutiques, de matériel médical, de clones animaux et humains, ainsi que de fleurs d'ornements et de matières premières pour la parfumerie, l'héritier de l'une des plus anciennes familles nobles au monde (peut-être à égal avec la famille impériale du Burujoa, qui se prétend descendante d'Amaterasu, la déesse du Soleil) est incontestablement au sommet d'un empire industriel et commercial considérable. Le business model de l'entreprise est d'une redoutable efficacité : il vend aux Carnavalais les remèdes aux maux qu'elle crée ! Ainsi, que ce soit sous la forme de compléments alimentaires antidépresseurs, de solutions religieuses pour personnes paumées, de pilules sans retour pour suicidaires, de prothèses, de masques, ou de tout autre produit nécessaire à la survie dans la jungle infernale qu'est la ville de Carnavale, l'entreprise capte un pourcentage considérable d'un marché de quarante-cinq millions d'âmes. Positionnée en monopole sur les secteurs de la santé, de la beauté, de l'horticulture, de la chimie et des assurances-vies, la Compagnie Dalyoha est le reflet contemporain d'une réalité carnavalaise plus ancienne : celle du féodalisme.

Carnavale a peut-être connu une révolution mais celle-ci n'est toujours pas écrite et surtout elle n'a en rien entaché la préséance des seigneurs Dalyoha dans le rang aristocratique de la Principauté. Même la famille princière, qui n'a pas survécu au Chaos des années trente, ne peut atteindre l'aura quasiment religieuse de la Maison Dalyoha dans le pays. Vu comme un bon prince dispendieux, Blaise Dalyoha cultive une relation de supérieur patriarcal vis-à-vis du peuple carnavalais, dont il récolte la clientèle et l'intérêt obsessionnel des tabloïds. Rien de nouveau : la domination politique de la famille Dalyoha est attestée depuis au moins le VIIème siècle, comme le démontrent les analyses ADN des restes humains attribués à la bataille des Pouilleux qui fonde l'existence politique de la Principauté après la dislocation des empires du Haut Moyen Âge. La tradition carnavalaise fait même remonter la dynastie aux premiers temps du consulat viémontois, à la fin du Ier siècle d'avant notre ère. Le peintre Crillière immortalise cette scène fantasmée pour servir le narratif des seigneurs, qui occupent au moins l'île de Bourg-Léon et détiennent de nombreux vassaux, ainsi que des fiefs dans les montagnes du sud, sur le continent : l'art carnavalais sert aux Dalyoha de vecteur politique pour légitimer leur position sociale et l'ancrer dans la nature des choses. Intendants du Palais, mécènes, grands vassaux du Prince, ducs autonomes, les Dalyoha jouent un rôle central dans l'évolution politique et sociale de la Principauté à travers les siècles. De même qu'au Burujoa, ils jouent un rôle de parangon pour plusieurs prétendants au trône, et contrôlent la Cour en coulisses, menant à des affrontements répétés à travers l'histoire. Cloral, Obéron, Mullinsart, Ulexandre, et finalement Obéron à nouveau tentent tour à tour d'obstruer l'éclat de la Maison Dalyoha et de la racornir dans une lutte sans merci pour le pouvoir. Le morcellement politique et les guerres civiles récurrentes contribuent à isoler la Principauté autant qu'à stimuler un appétit interne pour les technologies d'armement. Ce n'est pas un hasard si c'est à Carnavale qu'est développée la première méthode de guerre bactériologique dès le Moyen Âge, ni que ce soit Carnavale qui se lance à l'assaut du dangereux archipel des Îles Marines au début du XVIIIème siècle, dont elle réalise la conquête presqu'entière. La rivalité interne dope la Maison Dalyoha et stimule une constante carnavalaise : la recherche de tactiques militaires, politiques ou commerciales de plus en plus dévastatrices, par tous les moyens possibles. L'Académie Princière de Médecine et de Biologie du Vale, qui professe l'abolition de toute éthique scientifique pour continuer à alimenter les clients en brevets, en poisons, en armes de destructions massives, constitue le point focal de cette politique maximaliste affûtée au fur et à mesure des siècles.

La Maison Dalyoha fait de Carnavale un enfer. Pendant que quelques rares privilégiés jouissent d'une espérance de vie décuplée par les implants et les injections chimiques, la majorité de la population vit avec moins d'un crédit international par jour. La pauvreté est abyssale, et des millions de personnes survivent au jour le jour dans une métropole vidée de ses services publics. L'air, l'eau, la nourriture, sont intensément pollués et seul la contribution néoféodale en corvées et en prix exorbitants permet au tout-venant de survivre. Les conditions sanitaires sont effroyables, du fait de la prolifération de nuisibles et des contaminations de millions de gens par des bacilles médiévaux et des souches lépreuses qu'on n'isolerait pour rien au monde : la Maison Dalyoha compte bien sur l'exposition de la population à toutes sortes de cataclysmes pour continuer à sélectionner ses maladies synthétiques. Les médicaments Dalyoha se payent du prix du malheur de millions de personnes. Le « monde idéal » de santé et de longévité promis par les Laboratoires et par Grand Hôpital n'est réservé qu'à une élite privée : sans le malheur des uns, ce bonheur exclusif ne serait pas possible. L'ouverture prétendue de nouveaux droits médicaux en Kabalie occupée ne procèderait en ce sens que d'une communication marketing, et d'une compensation cynique d'un pestiféré à un malade guéri.

La Maison Dalyoha nie tout droit et toute dignité aux malheureux qui tombent entre ses mains gantées. Fidèle à son système de valeurs « technocapitaliste », la plus vieille maison noble de la Principauté est également cohérente avec l'ordre symbolique carnavalais. Cette société pulvérisée par les guerres civiles et l'exploitation capitaliste tient pourtant, et elle tient bien : son ciment social s'appelle le racisme. Grand Hôpital et ses foires y contribuent beaucoup, en « démontrant » la supériorité supposée de la « race aryenne », ou bien en se prêtant aux jeux carnavalesques de grimages et de plaisanterie mettant en scène des sujets racisés. Mesures anti-musulmans et persécution des immigrés afaréens contribuent à inscrire Carnavale dans un ordre occidental somme toute classique, où le pacte racial entre une élite finie à la pisse et une population réduite à l'état de masse grouillante rend cohérentes les divagations idéologico-politiques qui prétendent fonder l'Etat et les valeurs de la société. La Maison Dalyoha n'est pas innocente de cette structure sociale, qui la cimente elle-même : on a pu ainsi attribuer au zoo humain de Bourg-Léon un rôle essentiel dans les relations intrafamiliales des membres du clan. Le zoo humain, qui objectifie et animalise des sujets captifs en toute connaissance de cause des chancelleries, fait partie des « tolérables exceptions » dont jouit la pire entité technoféodale à l'égard du reste de l'Humanité. Voilà qui sont les partenaires de ceux qui touchent la main des Dalyoha.

Raciste et capitaliste, la Maison Dalyoha pèche aussi sur le tableau préféré de ses alliés : pratiquant un esclavage plus ou moins déguisé, une bonne part de son modèle économique repose sur l’asservissement de femmes pondeuses dédiées à la production de clones humains, comme l’a indéniablement confirmé une source anonyme très haut placée à Grand Hôpital. Né en 1972, le premier clone humain de l’Histoire est breveté par la Dalyoha Compagnie. Bien que le clonage par division de blastocyste soit une technique relativement répandue dans le monde pour produire des médicaments ou à des fins de recherches fondamentales, la Maison Dalyoha est la première, et la seule, à s’être engouffrée avec succès sur le secteur des clones d’exportation. Basée sur une technique réussie de transfert génétique sur un ovule, cette production est liée au développement de la science génomique : loin de rechercher la seule production de « jumeaux », les cloneurs extraient d’abord le matériel génétique qu’ils exposent à des mutations multiples par radioexposition, et qu’ils triturent par divers outils moléculaires. Le progrès des OGMs (organismes génétiquement modifiés) nourrit l’eugénisme humain et la fabrication, avec succès, d’individus dotés de caractères génétiques inédits dans l’espèce humaine. Essentiellement destinés à des fins commerciales plutôt que militaires de ce que l’on sache, la Maison Dalyoha n’en crée pas moins de troublants clones de personnes réelles, comme le témoigne le clonage de sa fille par Arthur Castelage dans les années 1990. La production de clones est essentiellement destinée à assurer l’existence d’organes sains pour le sujet cloné : dans cette optique de grandes familles carnavalaises recourent régulièrement au clonage de leurs enfants pour leur assurer des organes ou du sang « de remplacement », génétiquement compatible à cent pour cent. On estime que des milliers d’enfants clones servent encore aujourd’hui d’ « étagères à organes » dans la Cité Noire. L’esclavage des enfants clones défraye les limites de l’éthique générale des autres pays, qui ont pour la plupart interdit la commercialisation du matériel génétique humain et son utilisation à des fins de reproduction artificielle. L’esclavage de leurs mères « naturelles » est un autre motif nécessaire et suffisant de condamnation de la Maison Dalyoha pour les organisations féministes internationales. La technique Dalyoha repose, chirurgicalement, sur l’insertion d’un matériel génétique étranger dans des ovocytes humains : processus délicat, pratiqué in vitro, et qui suppose une douloureuse étape de prélèvements de leurs ovules sur le corps de jeunes femmes. Les cadences, la recherche de coûts de production viables, et l’absence d’éthique humaine des Laboratoires Dalyoha suggèrent l’existence d’une véritable industrie de clonage impliquant des « couveries » comptant plusieurs centaines, peut-être plusieurs milliers de « pondeuses. » Ces installations, sur lesquelles la Maison Dalyoha garde le plus grand secret, relèvent des intérêts stratégiques vitaux de Carnavale. « Ce sont parmi les unités les mieux protégées de la forteresse souterraine », estiment les renseignements azuréens. Carnavale compterait ainsi beaucoup sur le clonage pour la production de soldats d’élite puissants et infatigables. En réalité, que ce soit pour la production de cobayes humains afin de tester les médicaments ou les armes chimiques, pour la production d’organes à greffer au Sanatorium André Jules-Ponce, pour le marché intérieur friand de clones dotés de phénotypes atypiques, ou encore pour la substitution de la force de travail médiocre d’immigrés et de malades « naturels », la production d’ouvriers « artificiels » est essentielle aux intérêts de la compagnie et de ses actionnaires. « Phénoménologie des clones » et explorations psychophilosophiques de la rupture du lien filial comme base de reproduction de l’espèce humaine participent d’ailleurs aux enseignements de l’Académie Princière de Médecine et de Biologie du Vale, dont les étudiants adhèrent de plus en plus à la conception luciférienne de l’Humanité (« no limits »), ainsi qu’à la croyance en la toute-puissance Dalyoha, être divinisé régnant sur l’enfer de Carnavale.


Dalyoha, propriétaire colonial

Avec entre 24 et 27 % des parts au Conseil d'administration de la CRAMOISIE©, la Maison Dalyoha est le deuxième actionnaire historique de l'entité. Les Obéron, dont les parts ont été réattribuées aux Lucifériens, occupent une majorité absolue de voix, mais le rôle des Dalyoha dans le projet colonial est loin d'être anecdotique. Ainsi, ce sont bien les Laboratoires qui sont à l'origine de l'agent CRAMOISI, toxique responsable de la première vague du génocide lors du bombardement du 7 octobre 2016. Ce sont encore eux qui mettent en oeuvre les frappes chimiques dans la zone n°5 et dans les autres portions du terrain contestées par les survivants kabaliens : la responsabilité de la Maison Dalyoha dans le génocide est directe. Ce génocide, la Maison le nie pourtant : son zoo humain garantit la possibilité de reproduire des Kabaliens sous atmosphère contrôlée...

Les scientifiques du clan sont également un rouage essentiel à la prise de contrôle du territoire martyr, en déployant des équipes sanitaires au profit des colons. Le contrôle biologique du territoire est dévolu à la Maison Dalyoha, qui encadre l'expression du « patrimoine génétique » par ses recensements et son suivi du peuplement colonial, mais aussi par la plantation de vergers OGM strictement contrôlés, dont la propriété lui revient : les habitants ne disposent que de l'usufruit des fruits. La production alimentaire et les moyens de santé, deux leviers essentiels pour assurer la survie des colons et leur développement, sont aux mains de la Maison Dalyoha dès le début de la colonisation. Rien ne change après le coup d'Etat luciférien, ni après l'intronisation de Balsilek Ishaq et de la « République actionnariale du Désert rouge », qu'on ne manquera pas d'appeler « Communes-Unies » après un énième ravalement de façade. Au contraire, les activités des Laboratoires se développent, conformément au projet initial de la colonie : le contrôle biologique reste assuré jusqu'à aujourd'hui, liant le projet colonial à la propriété capitaliste de Blaise Dalyoha sur l'entièreté des espèces cultivées et domestiquées sur le territoire. Le monopole sur le vaccin frontalier conditionnant l'entrée sur le territoire lui revient également, donnant un contrôle de fait sur les entrées et sorties de territoire. La Compagnie rachète tout spécimen autochtone et défend sa suprématie en interdisant l'émergence de quelque concurrent que ce soit : conformément à ses intérêts historiques, le clan se positionne seul et sans rival sur le monopole de la ressource biologique. La Maison Dalyoha se dote ainsi d'un pouvoir bien plus conséquent et bien plus réel que ne le laissent supposer les nouvelles institutions de la « Kabalie rouge ».


Le projet ÉDEN ROUGE

La CRAMOISIE© est le produit de Carnavale. On l'a vu à l'épisode précédent : elle est la planche de salut d'une économie carnavalaise atrophiée par l'hyperinflation, et d'une aristocratie atteinte du complexe infantile de toute-puissance. Synthèse des intérêts religieux de Pervenche Obéron et de l'appétit biolucratif de Blaise Dalyoha, la colonie avance à la fois comme un projet idéologique et comme un programme d'infrastructures inédit. Derrière un discours millénariste aisément remplaçable par un nouveau charabia progressiste-luciférien-humaniste-communaliste, c'est une politique très concrète et constante qui caractérise le colonialisme exterminateur de la CRAMOISIE©. Le Projet ÉDEN ROUGE est mentionné dès les premières heures de l'entité, et c'est pour son deuxième actionnaire principal un enjeu central : isolée sur Bourg-Léon du fait de la puissance Obéron puis de la guerre contre l'OND, la Maison Dalyoha en déclin relatif depuis quelques décennies espère redorer son blason par un projet technofuturiste sans égal. Loin de rechercher la seule autosuffisance alimentaire ou le monopole sur les semences agronomiques, les Dalyoha utilisent le projet colonial pour déployer une science génomique prétendument sans égale. Les plants OGM viennent pourvoir à tous les besoins, mais surtout, les projets des horticulteurs importés de la Pharmacopée s'étendent au territoire tout entier. La grande forêt OGM est depuis longtemps un projet de Blaise Dalyoha, comme le relève la presse cramoisienne : d'un « vaste verger » attendu pour 2017 par les premiers génocidaires arrivant en Afarée, en passant par « le jardin d'Eden rouge » des satanistes antagonistophiles du passage à vide armageddontien, puis par le « paradis » espéré des Lucifériens et promis ardemment par le Pape Noir Bartholoméon de Petipont, jusqu'à la « reforestation » de la « Kabalie rouge », c'est bien le « miracle » de la science Dalyoha qui est attendu par l'entité coloniale. Le passage du temps, les différents dirigeants, la valse des orientations idéologiques et les rebondissements sans fin de la politique interne cramoisienne n'ont en rien entravé, ralenti ou nui d'aucune manière que ce soit à la réalisation du grand projet de Blaise Dalyoha : celui d'un monde à sa seule main, soumis à son seul contrôle, peuplé de ses seules créatures. Contrôle du patrimoine génétique camouflé derrière les oeuvres sociales, contrôle des frontières, contrôle des semences agricoles et des fruits dans les arbres, contrôle des bestioles qui pullulent sur la terre et dans le sable, contrôle de la température, de l'humidité, de l'atmosphère par l'enfermement des cultures et des gens dans des serres et des cages en verre, contrôle des allées et venues au-dessus de l'espace aérien et en travers de l'espace souterrain, le projet paradisiaque marketté par la Compagnie Dalyoha n'est destiné qu'à un seul homme. Et ceux qui s'y soumettent, noteront ses « alliés. »


Technoféodalisme, futurisme, écofascisme : cinquante nuances de tropisme autoritaire

Antagoniste discret mais public, auteur du cauchemar carnavalais et kabalien, Blaise Dalyoha passe pour un simple collectionneur de voitures de course. Fiancé il y a quelques années à une bourgeoise de son cru, on le dit peu assidu aux conseils d'administration de ses entreprises : au Docteur Géminéon, il aurait délégué la gestion des affaires courantes. Entre le jeune propriétaire, âgé de vingt-quatre à vingt-cinq ans si l'on en croit sa date de naissance, et son fondé de pouvoir, qui commence à se faire vieux, qui influence l'autre ? De quel cerveau émane le modèle violent sur lequel est construite la puissance technologique et financière du Clan Dalyoha ? Qui a eu l'idée d'un projet brutal et agressif de colonisation et de re-terraformation d'un continent étranger ? Jusqu’où ira la génération d’une « humanité nouvelle » modelée dans la transgression et le traumatisme ? On l'a vu, la Compagnie imprègne et se laisse imprégner du climat guerrier et raciste qui sature l'atmosphère de Carnavale. L'analyse semble confirmer, derrière la surenchère de brutalité et de contrôle de tout manifestée par les Dalyoha, le souci de ne pas se faire dépasser par la véritable puissance ascendante à Carnavale depuis les années quatre-vingt : la Maison Obéron. Décapité en urgence lors de l'Armageddon't, le clan de Pervenche Obéron était en lice pour décrocher la primauté au sein de la Cité Noire, grâce à sa puissance industrielle, à ses missiles redoutables, et à l'aura inconstestée de son « impératrice. » Depuis 2016, l'effondrement de ce concurrent aurait dû ouvrir la route à la vieille maison de Bourg-Léon : avec la reprise en main du projet CRAMOISIE©, celle-ci doit lutter contre de nouveaux concurrents soumis mais indisciplinés. Mais comment gérer cette lutte ? Entre le naïf Blaise et le sénile Géminéon, qui porte la culotte ? Quelle mémoire transcendant les âges pousse Dalyoha à se battre pour sa suprématie ? Comment la pauvre nation de Carnavale a-t-elle pu accoucher de projets génocidaires et écofascistes ? Pourquoi la Maison Dalyoha semble-t-elle aujourd'hui prête à sacrifier jusqu'aux équilibres biophysiques de la planète Terre pour conserver ses profits ? Mais surtout, la question que tout le monde se pose : que s'est-il passé le 14 mars 1916 chez Madame Ulexandre ?



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Le lifestyle nomade

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guérit l'esprit malade




POUR la protection des droits des peuples nomades
POUR l'égalité, la justice et la paix
CONTRE le mépris et l'oubli

Le Collectif Nomade Souverain Solidaire et Décolonial demande

» que l'humain soit rendu à lui-même par l'abolition du salariat,
» que la terre soit rendue à tous par l'abolition du cadastre et des propriétés,
» que les arbres soient rendus au soleil par l'abolition des serres,
» que les fruits, les graines et les récoltes soient rendus au collectif par la communalisation,
» que l'eau soit rendue à l'eau par l'arrêt des forages,
» que ce qui est à tous soit rendu à tous par la gestion communautaire des biens collectifs,
» que la science soit rendue à l'esprit par l'harmonisation savante et précautionneuse des savoirs,
» qu'elle gouverne par l'instruction, non par la loi ni par la force,
» qu'elle soit le moyen et non la fin de l'existence,
» que le pouvoir soit rendu aux humains,
» que le sentier soit rendu à ceux qui veulent le trouver,
» que le rêve soit rendu aux enfants par l'abolition de l'école,
» que l'enfant soit rendu à la mère qui l'aime et le nourrit,
» que l'enfant soit rendu au père qui l'aime et l'instruit,
» que les parents soient rendus à la mémoire par le respect des sépultures,
» que la vie soit rendue à la vie par l'abolition de la privatisation du vivant,
» que la mort soit rendue à Dieu par la reconnaissance de notre finitude,
» que la prière soit rendue aux étoiles par la libre adhésion de tous aux mystères de leur choix,
» que jamais les humains ne se séparent de leur dignité,
» que jamais l'on ne les en dépouille,
» que jamais l'on ne laisse faire l'impudique outrage de l'humiliation,
» que jamais l'on ne parle pour ne rien dire
» ni s'humilie à ne rien faire
» quand se proclame la vérité !

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— Aller, les petits devants les grands derrière.

Yu court dans le sable, les mains serrées sur l'appareil photo. Il éloigne les jeeps du champ de vision de la caméra, identifie la bonne distance de zoom qui place l'équipe au complet sur le tableau désolé et splendide du désert et du ciel. C'est près du grand erg de Kabalie centrale, celui qui est à moitié dévoré par l'excentrique agent colorant, que Yu aligne ses hommes — et ses femmes — le long de la crête dunaire. Il détourne le sentier tracé par ses pieds dans l'onde murmurante du sable hors du tableau.

— Encore plus loin peut-être !

Amra éclate de rire. Ses doigts de guitariste se serrent les uns aux autres, dans une posture de noblesse et de sourire. La brise chauffée par le soleil agite ses vêtements. Le coton coloré fait d'elle un personnage éminent dont la silhouette se découpe sur le ciel. Sa voix sourit. De ce beau soleil loin de Carnavale et loin des Îles elle goûte le plaisir des rayons.

— Il va nous faire son style là encore.

Ibn Samt porte d'habitude bien son nom. Loquace à l'approche du danger, désarçonné par la stupidité des hommes médiocres, il se laisse aller à des plaisanteries. Le groupe mêle des gens d'Imawen, de Sorqand, de Beylerbeylik, de Tazrim, de Zabbalâm même, de Ghadama aussi, à l'époque où Ghadama brillait, serrée dans son oasis comme une colombe de chaux, au coeur de la Kabalie. C'était bien la peine de tout détruire. Morte ou vivante, Ghadama et ses trois lunes n'ont jamais eu aucune importance. On aurait très bien pu tourner ce film sur Mars. Mais cela aurait trop manqué de la petite patte cruelle dont se délecte le sadisme. Et on voudrait nous faire croire que la domination est consentie, ha ha !

— Ton ami est en train de brûler !

— Mais non j'ai mis de la crème !

Samaël retire ses lunettes de soleil et laisse les mèches de ses cheveux faire des flammèches flambées dans la lumière crue. Il sourie à la caméra à distance et ce n'est pas que forcé. De la peau blême de Yu qu'il a goûtée lui aussi il s'est laisser convaincre, surtout persuadé. C'est sans effort aucun qu'il trahira, comme il a déjà trahit, comme tout a déjà a été trahi mille fois dans la ville sans morale. C'est du désir que procède la loyauté. La sienne appartient à ce photographe, là-bas dans le bleu. Trahir est une preuve d'amour, et d'amour il n'y a que des preuves.

— Aller, les nomades, aller le Collectif !

Ils s'alignent en obéissant. La photo d'équipe va immortaliser l'unité du groupe, peut-être pour la dernière fois avant longtemps. Toujours par monts et par vaux, les fidèles profitent de quelques jours de stage de dhikr pour prier, boire, manger, s'accompagner et écouter le Maître, avant de se disperser à nouveau sur ses ordres.

— A trois !

Ils se préparent, l'oeil de Yu est dans l'objectif.

— Un !

— Deux !

— Trois !

— Kabaliiie :))




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Opération Amra


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Opération culturelle visant la République actionnariale du Désert rouge

Pays infiltrant: Le Collectif nomade souverain, solidaire et décolonial & l'Azur
Pays infiltré: Cramoisie/Kabalie rouge
Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 27/02/2019 + 21
Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 25/03/2026 + 7
Type d’opération : Propagande culturelle majeure


Province cible : #29850

Influences à J+0https://i.imgur.com/EDBWoOt.png
Influences à J+7https://i.imgur.com/t7moCk4.png

En soutien : Sylva + Tanska + Quatre Vallées (+ Azur & Messalie)

RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :


Le 7 octobre 2016, Carnavale lance une énorme attaque balistique thermochimique et détruit la moitié de la Kabalie, en Afarée du Nord-Ouest, en quelques heures. Elle construit sur les cendres toxiques un protectorat colonial, qui se poursuit pendant plus d'un an avec des massacres de survivants et l'arrivée de colons fanatiques. Après la chute de Pervenche Obéron, la colonie prend ses distances en devenant le fief de la Société Luciférienne de Carnavale, une secte comme une autre. Les massacres s'arrêtent, la cruauté se raffine et s'atténue petit à petit, jusqu'à la désignation de Balsilek Ishaq comme PDG-Protecteur par le conseil des actionnaires. La Cramoisie devient la « Kabalie rouge » le 29 septembre 2018. L'ensemble de l'histoire de la Cramoisie-Kabalie rouge a été fait par la presse, notamment dans un dossier en trois épisodes d'AFAREA AWAKENS : « Kabalie rouge de sang », à retrouver ici.

Entre ces deux dates, de nombreux événements ont eu lieu. La société coloniale s'est structurée autour d'institutions importantes, au premier rang desquelles se trouve la presse : La Feuille de Choux, journal colonial pro-actionnariat, le Papier de Verre, publication sataniste, et CRAMOIZIZI, journal satyrique aux caricatures lunaires, sont jusqu'à aujourd'hui des piliers qui structurent l'opinion publique cramoisienne, enjoignent les colons et formatent une idéologie nationale propre, distincte de la métropole carnavalaise. Cette idéologie nationale, faite d'un colonialisme suprémaciste exacerbé pendant plus d'un an, promeut le dévouement aux autorités coloniales, le mépris de la culture afaréenne indigène, et la discipline vis-à-vis des intérêts des actionnaires et des propriétaires coloniaux. Les massacres se poursuivent jusqu'à l'arrivée de Bartholoméon de Petipont, anciennement Pape Noir et VRP des intérêts Dalyoha auprès des sectes catholanes carnavalaises (il faisait de la promo pour la Compagnie), qui devient une sorte de leader charismatique de la République actionnariale de Cramoisie le 17 mars 2017.

Le Luciférisme promeut une vision culturelle et religieuse et produit des discours mais surtout des conséquences concrètes. Pour les Kabaliens ayant survécu au génocide et aux massacres (comment expliquer qu'il en reste ?) après plus d'un an, l'avenir est tout tracé par le Luciférisme : renoncer à sa culture et embrasser la soumission volontaire, comme l'écrit explicitement le Sommet Carnavalo-Kabalien tenu le 17 mai 2017. Ce récit à la première personne campe le cheminement de pensée standard que les Kabaliens sont priés de suivre : renoncement à l'islam, fascination par la technologie des bourreaux, et adhésion par fascination aux désirs des bourreaux. Le texte officiel de ce traité symbolique conclue ainsi son propos : CRAMOISIE + Kabalie = CRAMOISIE. Deux nations posées comme égales aboutissent à une seule qui ressemble quand même fortement à la première. La Cramoisie est cependant changée : désormais la culture kabalienne est récupérée, en vue d'être améliorée. S'ils sont incapables d'assumer aucun boulot sérieux aux yeux des colons, les Kabaliens font ainsi d'excellents décorateurs ou des objets fétichisés sur le plan sexuel. Le mépris des techniques et du vécu indigènes demeure, mais l'idée orientale est recyclée pour orientaliser l'esthétique nationale. L'orientalisme, un courant d'idées qui consiste à faire définir l'Orient par l'Occident, correspond parfaitement au phénomène en Kabalie : appropriation culturelle, assignation de la culture afaréenne indigène à des motifs et stéréotypes coloniaux et réaffirmation de la supériorité carnavalaise enjolivent sans la transformer l'identité cramoisienne sous le régime luciférien. Les Kabaliens sont inférieurs et les colons le font savoir : à titre d'illustration de ce rapport inégal, une victime du génocide est ainsi catapultée pour le motif drolatique de la former à la science balistique. Evidemment, la Feuille de Choux, qui couvre l'événement, rapporte la soumission volontaire du personnage : ce journal est depuis le début un journal colonial. Les institutions culturelles de la Cramoisie ne changent pas, ni dans leur organisation, ni dans le discours véhiculé. D'un point de vue doctrinal, aucun principe philosophique lié à l'islam ou à un courant autochtone n'est ainsi incorporé au dogme luciférien ("no limits"), sur ce plan l'indigène n'intéresse pas le colon.

L'entreprise de solubilisation de la minorité kabalienne survivante au sein d'une nouvelle nation à la logorrhée interminable ne semble pas difficile : les Kabaliens ne représentent que 6 à 8 % de la population de la population totale, fraction en augmentation pendant l'année 2018 du fait de l'émigration de colon carnavalais qui reprennent leur valise. L'extermination totale a été frôlée, ce qui déroute les colons, vu que le travail ne sera pas terminé. Les actionnaires tolèrent pourtant ce changement de doctrine culturelle : leurs intérêts sont préservés et protégés par le Luciférisme, notamment ceux des Castelage et bien sûr ceux des Dalyoha, alors que ces grandes familles ont promu activement le radical inverse de l'humanisme luciférien pendant plus d'un an et avec le même Archevêque à leur service. Par ailleurs, le fonctionnement colonial n'est en rien modifié : en janvier 2018, de nouvelles actions sont émises par la R.A.C., en continuité des précédentes émissions de l'époque du Protectorat colonial. La presse internationale identifie cette continuité des structures socio-économiques de la colonisation malgré la refonte de l'identité faciale de l'Etat.

Avec le luciférisme, les Kabaliens occupent des positions politiques de plus en plus importante, ainsi qu'une place dans le RP qui commence à se dégager. Leurs représentants sont cependant tous acquis aux prérequis du Sommet Carnavalo-Kabalien : ils se réunissent d'ailleurs sous la bannière du T.O.K.E.N., explicite quant à leur rôle au sein de la Cramoisie : celui d'amis noirs, pas celui de personnages émancipés.

Le 27 septembre 2018, alors que la campagne menée par la presse azuréenne, le Diwan et d'autres pays afaréens ne cesse de pressuriser la Cramoisie, celle-ci consent à un troisième changement de drapeau et un troisième changement de nom : elle abandonne la référence au projet initial de Camille Printempérie et s'intitule différemment. Elle demeure néanmoins une République actionnariale, et le PDG-Protecteur d'origine kabalienne confirme son intention de protéger toutes les structures préexistantes : défense des intérêts Dalyoha, des milices ex-Obéron ayant participé au génocide, du luciférisme orientaliste niant l'identité autochtone. Fin janvier 2019, un quatrième puis un cinquième changement de drapeau indiquent la persistance d'incertitudes esthético-existentielles chez les designers de la R.A.D.

Le dernier drapeau en date de la Kabalie porte deux lunes, une référence au Pays des Trois Lunes précolonial. Ajustement purement symbolique, mais qui s'ajoute à de petites touches : des symboles indigènes précoloniaux viennent garnir des protocoles militaires, besoin d'une identité kabalienne "fiable" face au risque d'une culture kabalienne réfractaire au luciférisme exprimé par la presse coloniale sataniste ; de petites touches qui commenceraient presque à faire un tableau de revivalisme culturel kabalien réel et politique, en 2019. Le contexte semble donc propice à une évolution décisive de la culture kabalienne et de l'identité de la R.A.D. ; il faut parier d'ailleurs que cette évolution aura lieu, quel que soit le résultat de cette opération.



Cette opération se repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
  • [1] Le climat culturel et médiatique en Kabalie valorise de plus en plus la question indigène kabalienne. Les médias se mettent à dénoncer le colonialisme et l'impérialisme, on s'essaie à la musique indigène, on formule le souhait de réformer les symboles coloniaux. Petit à petit, on passe de l'orientalisme moqueur à une vraie attirance pour l'identité kabalienne précoloniale (Sources : Colin).
  • [2] Les Kabaliens viennent d'accéder à un niveau inédit d'influence politique et cela les encourage à s'affirmer. L'un des leurs est PDG-Protecteur, nombreux sont espions ou ministres ; bien qu'ils soient des T.O.K.E.N., ils représentent pour l'opinion publique kabalienne des exemples d'ascension sociale et d'affirmation de Kabaliens dans l'espace public cramoisien, ce qui est inédit et inspire les Kabaliens à affirmer avec confiance leur vision politique. « Justice pour les Kabaliens » peut désormais se crier sans crainte. Les Kabaliens sont enhardis à défendre leurs intérêts. Ils sont d'ailleurs de plus en plus nombreux, alors que les colons sont de moins en moins nombreux car ils émigrent, déçus par le rééquilibrage du rapport de forces entre les deux communautés (Source : Colin).
  • [3] Les Kabaliens ont des raisons de refuser de soutenir le régime. L'omniprésence de la Maison Dalyoha et des structures capitalistes coloniales en général est cependant incontournable dans la vie quotidienne des Kabaliens : pour se soigner, pour accéder à l'alimentation, ils doivent en passer par des propriétés de la Maison Dalyoha, qui est un acteur majeur du génocide de leurs parents, enfants, amis, génocide datant de moins de 3 ans. Les Kabaliens sont donc confrontés tous les jours au médecin qui les a torturé, au soldat qui les a massacré (les milices Obéron forment le gros des troupes, et des plans sont officiellement en cours pour retrouver le partenariat avec les commanditaires du génocide) et à une injonction à l'assimilation, le Sommet Carnavalo-Kabalien, qui pèsent sur leur moral et leur santé mentale. On n'imagine pas vivre indemne dans ces conditions, surtout quand le niveau de confort se paye du massacre et des expériences horrifiques de la Maison Dalyoha. Le confort matériel n'apaise pas les tourments de l'âme. Et surtout, les Kabaliens sont bien informés, par des articles détaillés d'AFAREA AWAKENS, qui sont les mieux sourcés du forum (26, 22 et 53 citations sourcées dans le RP des joueurs, respectivement pour les trois articles du dossier Kabalie rouge de sang). Ils sont également horrifiés par la presse carnavalaise, qui leur rappelle à quel point ils n'ont rien à voir avec les monstruosités de Carnavale (Sources : Colin). Les Kabaliens ne sont pas des Carnavalais : pour eux, un génocide est un crime, et l'éthique sadique des Dalyoha (pondeuses de clones, expérimentations in vivo, armes chimiques...) est odieuse.
  • [4] La position de l'Etat luciférien est incohérente sur plusieurs plans : elle promet l'abondance en partage à l'Humanité, tout en consacrant la propriété privée et les dividendes ; elle incrimine et défend à la fois les milices génocidaires, promettant de punir sans préciser ni quand ni comment ni pourquoi ni si elle le fera vraiment, et en leur proposant de nouveaux emplois (Sources : Colin) ; elle promeut la culture kabalienne mais rien de sa spiritualité, s'identifie à la culture kabalienne en imposant un prisme idéologique luciférien purement carnavalais. Ces incohérences sont évidentes pour ceux qui les vivent au quotidien. Elles suscitent légitimement des interrogations, des critiques et la recherche d'un modèle plus cohérent.
  • [5] Les Kabaliens n'ont jamais été consultés sur le projet Eden rouge, qui date d'avant leur réautorisation à vivre après le génocide méthodique subi. Ils sont informés des risques OGMs encourus. La transformation radicale de leur environnement de vie est décidée sans leur consentement, elle a commencé par un massacre et se poursuit par la volonté et la technologie de l'auteur du massacre, elle n'a aucune chance d'être acceptable pour ceux qui en ont été victimes.
  • [6] De ce qui vient de l'Etat actionnarial, rien n'est stable et rien n'est digne de confiance. Le besoin de cohérence et de stabilité n'est pas comblé par le discours idéologique de l'Etat, qui part dans tous les sens depuis 2016. L'ensemble des événements qui façonnent la réalité actuelle sont très récents : 873 jours, même pas trois ans se sont écoulés. C'est un mois de moins que la durée de la période entre le jour de ce post et le 7 octobre 2023 (900 jours). Rien dans le RP ne laisse supposer que la mémoire des Kabaliens ou des Cramoisiens soit défaillante par rapport à la mémoire qu'ont les êtres humains doués de raison. A priori personne n'a changé d'avis IRL, il est improbable qu'une opinion publique se nettoie complètement de ses sentiments traumatiques en à peine 870 jours. Le traumatisme est donc encore vivace et pas magiquement guéri par des pirouettes idéologiques : il attend une réponse substantielle qui adresse le trauma sur le fond.
  • [7] La profession de foi du Collectif nomade souverain solidaire et décolonial résout les contradictions de la nation luciférienne en affirmant l'abolition des intérêts privés, le réancrage identitaire dans l'histoire nomade kabalienne, et la promotion du lifestyle nomade à l'encontre du sédentarisme colonial. Elle présente le projet d'une nation nomade ayant concrétisé les promesses humanistes du luciférisme (abolition des frontières, rétablissement de la dignité humaine) et s'étant débarrassé de ses incohérences (compromissions avec le capitalisme, le sédentarisme et le colonialisme) et de son sectarisme fanatique (charabia haineux vis-à-vis des autres cultures), en se reconnectant à l'héritage précolonial. Réutilisant les codes culturels et symboliques kabaliens qui réémergent (dont la musique, ou encore les dattes BIO sans OGM, symbole des vergers précoloniaux amplement suffisants et adaptés avant les vergers Dalyoha), porté par des Kabaliens, le Collectif est attrayant sur les plans politiques et esthétiques, dans un contexte favorable à son développement. Il apporte une réponse politique cohérente et puissante pour inscrire les habitants dans un collectif affectif porteur pour l'avenir, et réparateur par rapport au passé.

Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir à Cramoisie.


OBJECTIFS DE L’OPERATION



Réussite majeure :
  • L'opinion publique de la R.A.D., incluant des personnages occupant des fonctions haut placées dans l'appareil d'Etat, bascule contre le système de la République actionnariale, opposant à la propriété privée capitalistique et au sectarisme luciférien une réactivation du patriotisme nomade kabalien précolonial, réinventé et tourné vers l'établissement d'une nation nomade kabalienne souveraine, solidaire et décoloniale. Ce programme inclue le rejet de la Maison Dalyoha, d'Eden rouge, de l'actionnariat, des milices, des journaux coloniaux et de tous les reliquats de la Cramoisie. Une vaste part de non-kabaliens adhère à ce projet et veut s'y assimiler, pour retrouver une identité désirable.


Réussite mineure :
  • Une partie significative et importante de l'opinion publique de la R.A.D. bascule contre le système de la République actionnariale, opposant à la propriété privée capitalistique et au sectarisme luciférien une réactivation du patriotisme nomade kabalien précolonial, réinventé et tourné vers l'établissement d'une nation nomade kabalienne souveraine, solidaire et décoloniale. Ce programme inclue le rejet de la Maison Dalyoha, d'Eden rouge, de l'actionnariat, des milices, des journaux coloniaux et de tous les reliquats de la Cramoisie. Une part de non-kabaliens adhère à ce projet et veut s'y assimiler, pour retrouver une identité désirable.


Echec mineur :
  • L'opinion publique de la R.A.D. n'est pas impactée par l'ensemble des faits et des publications qui l'inciteraient à changer d'avis. Les habitants se désintéressent en majorité de la question indigène kabalienne et ne se sentent pas concernés par le problème. Malgré ses incohérences, l'idéologie du régime leur convient plutôt.


Echec majeur :
  • L'opération est contre-productive : l'implication des renseignements azuréens est révélée, et le lobby anticramoisien génère un dégoût dans l'opinion publique. L'image de l'Azur est entachée, et la propagande sans effet sur l'opinion publique vis-à-vis de la question indigène kabalienne. De plus, l'effet est contre-productif : les habitants sont davantage soudés derrière l'idéologie du régime, la Maison Dalyoha, Eden rouge, les reliquats de la Cramoisie, et une majorité d'entre eux rejettent les arguments décoloniaux et la contradiction au régime.


LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
(ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
  • La presse coloniale est très active, bien que rarement sourcée.
  • L'argument du confort matériel est non négligeable pour corrompre l'esprit des Kabaliens survivants, même si cela paraît improbable.
  • Tout autre point à indiquer par Colin



Moyens engagés :
  • Amra, agent d'élite des renseignements azuréens, ayant participé à la légendaire opération du Lion de Dieu à Carnavale ainsi qu'à l'appui aux militants panceltiques aux Îles Marquises, déploie un réseau de militants ;
  • Des tracts du Collectif ;
  • Des tracts pro-réunification de la Kabalie, issus de la R.U.P.K., et des affiches ;
  • De délicieuses dattes bio sans OGM, variété kabalienne, symbole des oasis précoloniaux, utilisées comme produit d'appel ;
  • Des agents azuréens infiltrés sans difficulté sur le territoire ;
  • Des articles de presse anteriens, wanmiriens, messaliotes, tanskiens, azuréens (incluant la TV et les réseaux sociaux) qui mettent en cause la viabilité du système cramoisien ;
  • la signature par plus de 40 Etats d'une Déclaration au contenu majeur et pacifique ;
  • Un Institut dédié à la réaffirmation culturelle nomade,
  • Des dizaines de citations sourcées dans le RP.

  • 1081
    L'art de vivre nomade

    Soigne tes maux par la montagne, non par le casino

    I I

    Les communautés nomades des Quatre Vallées s'inscrivent dans la lignée du Collectif Nomade Souverain Solidaire et Décolonial (CNSSD) et affirment la primauté de leur mode de vie sur le reste du monde.

    POUR la protection des droits des peuples nomades et de leur patrimoine
    POUR la fluidité et la résilience
    POUR l'égalité, la justice et la paix
    CONTRE le mépris et l'oubli
    CONTRE l'exploitation et les machines de mort


    Les communautés nomades des Quatre Vallées, dans toute leur complexité et leurs différences, appellent tous les peuples nomades à tisser des liens pour se protéger mutuellement.

    Qu'ils viennent d'Aleucie, d'Afarée, du Nazum, du Paltoterra ou même d'Eurysie, la nécessité est de combattre, de faire front face aux pollueurs, aux expropriateurs, aux colonisateurs, aux industriels, aux désenchanteurs, aux propriétaires, aux capitalistes, bref aux agents du monde dit "moderne".

    Si la modernité doit exister grâce à l'esclavage, au vol, au pillage, à la disparition de la vie, nous n'en voulons pas. Nous construirons la nôtre en prenant appui sur ce que nos ancêtres faisaient de juste.

    Notre dignité et notre survie dépendront de notre capacité à construire des mondes radicalement autres !
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    Opération Samaël

    https://i.pinimg.com/736x/08/ca/5b/08ca5bfdefe544feb1c05c000c9b102a.jpg




    — Caïn est-ce vrai ?

    ...

    Oui, l'analyse du service comptable est juste : le résultat de la compagnie est déséquilibré. Souhaites-tu que je te proposes un business model cohérent, que je produise une note pour décideur, ou que je fasse d'autres analyses ?

    — Propose un business model.

    ...

    D'accord, je vais donc te proposer un business model cohérent, concret et adapté aux besoins de la Dalyoha Compagnie. Génération en cours... Etape un (constat) : résultat de l'entreprise = négatif. Cela est dû à : des charges trop élevée par rapport au chiffre d'affaire. En clair, la Compagnie rapporte moins que ce qu'elle coûte. Les postes de charges pèsent plus lourd que les produits générés par l'activité. Cela pose un problème existentiel à la Compagnie, si un business model cohérent n'est pas bientôt mis en oeuvre. Etape deux (solution) : business model cohérent. Pour établir un business model cohérent, tu as besoin d'identifier : un, la clientèle : définir qui tu veux cibler ; deux, la proposition de valeur : définir ce que tu apportes d'unique ; trois, ton offre : tes produits/services et leur bénéfice concret ; quatre, tes revenus : comment tu gagnes de l'argent (prix, commissions, abonnements...) ; cinq, tes coûts : production, marketing, amortissements... ; six, tes ressources : ce qui est indispensable à ton modèle (équipes, tech, infrastructure...) ; distribution : comment tu atteints tes clients (canaux). Etape trois (business model) : proposition concrète. D'après les documents fournis, j'identifie un problème sur plusieurs postes de charges. Un : dotation aux amortissements anormalement élevée ; on dirait que tu as fait de grands investissements : ceux-ci pèsent sur le compte de résultat. Deux : coûts opérationnels conséquents ; tu fais face à des coûts matière, coût main-d'oeuvre, coûts financiers et coûts d'entretien importants, qui renchérissent le prix de revient de tes produits. J'identifie un problème sur le chiffre d'affaires : trois : un chiffre d'affaires insuffisant ; tu ne vends pas assez de produits pour assez cher, ce qui limite ta capacité à générer un chiffre d'affaire et un bénéfice rémunérateurs. Ma proposition : un : réduire le poids des investissements, en : augmentant la durée d'amortissement des investissements réalisés (attention : cela présente un risque important vis-à-vis de tes actionnaires) ; interrompant les investissements dans de nouveaux projets. Deux : baisser les coûts pour alléger le facteur coût dans ton compte de résultats, en : baissant le coût matière, en utilisant des matériaux d'entrée de gamme, moins onéreux, moins "éthiques" ; baissant le coût main-d'oeuvre, en diminuant les salaires de tes équipes et le nombre de salariés à rémunérer ; baissant le coût d'entretien, par la vente ou l'abandon des infrastructures les moins rentables (attention : cela présente un risque important vis-à-vis du matériel). Souhaites-tu que je détailles davantage ce business model ? Veux-tu que je rédige une note à l'usage des décideurs ? Veux-tu que je génère un tableau synthétique ?

    — Tableau synthétique pour la filiale cramoisienne

    ...

    J'ai compris : tu veux un tableau synthétique, concret et réaliste adapté au contexte de la République actionnariale du Désert rouge (R.A.D., anciennement Cramoisie). Je vais désormais compiler les éléments économiques et politiques à prendre en compte. Recherche... J'ai compilé les éléments. Je vais générer le tableau synthétique. Génération... Voici un tableau synthétique du business model cohérent pour la Dalyoha Compagnie en Kabalie rouge (Cramoisie). Axe un : arrêt des investissements : la Compagnie décide d'arrêter les

    — Autre option, supprimer "arrêt des investissements"

    ...

    D'accord, j'ai compris. Je vais maintenant générer un tableau synthétique, cohérent et factuel présentant un business model réaliste pour la Dalyoha Compagnie en Kabalie rouge, qui n'intègrent pas d'arrêt d'investissements. Génération... Business model mis à jour. Pour pouvoir continuer à pratiquer des investissements, la Compagnie doit rétablir l'équilibre de son compte de résultats. Souhaites-tu que je génère un business model adapté à cette situation ? Veux-tu que je rédige une missive diplomatique ? Veux-tu un tableau synthétique ?

    — Génère un business model bordel de merde

    ...

    Entendu, je comprends mieux. Je suis désolé de t'avoir vexé. Je vais à présent rédiger un business model concret, stable et réaliste pour la Compagnie Dalyoha en Kabalie rouge. Ce business model n'inclura aucun arrêt d'investissements. Pour rétablir l'équilibre du compte de résultat de l'entreprise et permettre de nouveaux investissements, le business model doit inclure : un : la baisse des coûts opérationnels, par la baisse du coût main-d'oeuvre, du coût matière et du coût d'entretien ; deux : la restructuration de l'offre par l'ajustement du prix de vente et le rescaling. Souhaites-tu que je génère un tableau synthétique ? Une missive diplomatique ? Une version chiffrée adaptée à l'environnement économique de la Kabalie rouge ?

    — Version chiffrée adaptée

    ...

    C'est clair : il te faut une version chiffrée concrète, précise et transparente si tu veux finir à l'heure avant de retrouver ton amoureux. Voici une proposition basée sur les données disponibles pour la Kabalie rouge. Réflexion... Je vais à présent générer des propositions concrètes et chiffrées adaptées au contexte. Génération... Pour mettre à l'équilibre le compte de résultat, la Compagnie Dalyoha doit opérer une refonte structurelle de sa structure de coûts. Un : baisser le coût matière. Contexte local : inflation et risque de pénuries liées à un blocus et aux sanctions économiques. Problématique concrète : trouver des fournisseurs moins chers. Analyse : après analyse, il semble que le tissu économique de la Kabalie rouge est insuffisant pour subvenir aux besoins de ton entreprise et réduire efficacement le coût matière. Le coût matière est déjà baissé au minimum car la Compagnie se fournit déjà en matériaux de coût minimal, "non-éthique". Proposition adaptée : le risque de pénurie de matières premières sur le marché domestique implique de recourir à des fournisseurs extérieurs et à l'extension du sourcing interne de matériaux lucifériens "non-éthiques". Deux : baisser le coût main-d'oeuvre. Contexte local : main-d'oeuvre qualifiée de scientifiques, et moins qualifiée de récolteurs de noix de coco. Problématique concrète : réduire le coût main-d'oeuvre de manière à : dégager des bénéfices pour de nouveaux investissements, compenser le coût matière élevé. Analyse : après analyse, il semble que la Kabalie soit dotée d'une législation contraignante sur les droits des travailleurs kabaliens, avec un risque politique élevé en cas de mouvement social, négociable avec les Lucifériens. Proposition concrète : pour réduire les coûts main-d'oeuvre d'un ordre suffisant à garantir de nouveaux investissements et à rétablir le compte de résultat, proposer le rétablissement de l'esclavage, et le passage à la gratuité du travail fourni

    — Nouvelle version sans esclavage

    ...

    J'ai compris : tu es un abolitionniste animé par des préoccupations humanitaires. Voici donc une proposition concrète, ajustée et éthique de business model pour la Dalyoha Compagnie. Pour rétablir le compte de résultats et la viabilité de l'entreprise, le business model réajusté inclue les propositions suivantes : Un, baisser les coûts opérationnels (non liés à la main-d'oeuvre) par une baisse des coûts d'entretiens et une restructuration foncière et immobilière. Contexte local : coûts d'entretien importants : grands projets (Sec Canal, du fait du grand nombre de laboratoires souterrains et de serres réfrigérées dans le désert : dépenses énergétiques, coûts de refroidissement, sécurité infrastructurelle. Problématique concrète : diminuer les coûts d'entretien des infrastructures de la Compagnie. Analyse : les projets non achevés sont coûteux et pas encore rentables, l'entretien des infrastructures Dalyoha pèse sur les charges de l'entreprise. Proposition concrète : mener une étude des infrastructures les moins rentables, et planifier l'arrêt de l'usage de ces infrastructures. Veux-tu que je fasse une analyse express pour identifier les sites coûteux et pas rentables à cesser d'entretenir ? un schéma récapitulatif ? un poème pour ton amoureux ?

    — Poème

    ...

    Voici un petit poème amusant pour ton amoureux ou pour un ami :

    Mon chat voulait devenir roi,
    Mais il avait peur de ses propres doigts.
    Il monta sur un coussin en criant « Hourra ! »
    Puis tomba… parce qu’il n’y avait pas de coussin, voilà.

    Si tu en veux un encore plus absurde, je peux monter d’un niveau !


    — never again

    ...

    Mes excuses, je vais essayer de reformuler. Si je comprend bien, tu veux un poème moins

    — analyse express business model

    ...

    Hey x) c'est noté, je vais reformuler une analyse express pour un business modèle concret, chiffré et rentable pour la Dalyoha Compagnie en Kabalie rouge. Pour baisser les coûts d'entretien, tu dois planifier une restructuration efficace et pertinente du foncier et du matériel de la Compagnie. Voici une première analyse. Réflexion... Je vais désormais te donner le produit de mon analyse. Réflexion... J'analyse le contexte pour te faire une proposition concrète. Analyse... J'ai parcouru les données disponibles sur les infrastructures de la compagnie et les coûts associés. Je vais à présent générer un plan de restructuration. Génération... Voici un plan détaillé de restructuration pour lever les charges qui pèsent sur le compte de résultat. Un : abandon des grands projets. Les grands projets suivants font peser un coût d'entretien qui déséquilibre le rapport coût/bénéfices de l'entreprise : Sec Canal, Grand Désert Express, Opération Mar

    — stop, propose une version sans abandon de grand projet

    ...

    Plop ! Je comprends : tu veux rétablir le compte de résultats sans toucher aux charges. C'est ambitieux, mais la chance sourit aux audacieux ! Je vais te proposer une nouvelle version pour un business model ajusté à tes critères. Réflexion... Je vais identifier les leviers mobilisables pour améliorer le chiffre d'affaires. Analyse... Je vais désormais te faire une proposition concrète. Génération... Pour un business model cohérent, éthique, ambitieux et efficace, la Compagnie devrait : arrêter les invesreformulation... pour réaliser de nouveaux investissements, il faudrait rétablir l'esclavreformulation... pour un modèle salarial éthique, il faudrait restructurer l'entreprise en abandonnareformulation... pour assurer la continuité des travaux des grands projets onéreux et rétablir les comptes de l'entreprise, il faudrait relancer le chiffre d'affaires. Cela peut se faire : en ajustant l'offre commerciale, par une hausse des prix de vente. Contexte local : la santé gratuite pour les Kabaliens limite la capacité à générer un chiffre d'affaires sur les prestations médicales. Autre proposition : arrêter les partenariats bénévoles à l'étranger : le partage de technologies représente un travail non rémunéré qui pèse sur la structure financière de l'entreprise. Autre proposition : réaliser des achats autophages : permettre à la Compagnie de racheter ses propres produits pour équilibrer le compte de résultats, en puisant dans des fonds sans fond de la maison-mère ou par la création monétaire. Analyse : risque de dilapidation rapide des fonds et perte nette sur les revenus des propriétaires ; risque d'hyperinflation et de dévaluation du pouvoir d'achat de l'entreprise auprès des fournisseurs, effet "papillon mouillé" ou "gigoter dans les sables mouvants de la valeur sans valeur" : risque de perte de valeur de l'entreprise et de ruine des propriétaires. Problème : risque de perte de fidélisation de la clientèle et des équipes, trésorerie insuffisante pour assurer le fonctionnement normal. Risque sur les salaires : conséquences sur les démissions ou abandons de poste. Pas souhaitable. Proposition concrète : abandonner la boîte et laisser les moyens de production au prolétariat. Proposition concrète alternative : siphonner les actionnaires par un montage suffisamment opaque, et leur faire porter le chapeau du déséquilibre structurel de l'entreprise. Problème : actionnaire unique, Blaise Dalyoha. Solution : faire payer Blaise Dalyoha. Souhaites-tu que je génères un plan d'action pour faire payer Blaise Dalyoha ? Une fiche d'inscription ? Une image réconfortante ?

    — trouve une solution de business model pour Blaise Dalyoha

    ...

    Plop ! Je vais reformuler : tu as besoin d'un plan de business model concret, logique et rentable pour la Dalyoha Compagnie. Ce plan doit intégrer des critères éthiques, humanistes, un haut niveau d'investissement et la préservation des projets existants,j incluant la gratuité des prestations médicales kabaliennes et des partages de technologie bénévoles avec des partenaires étrangers. Il faut également que le propriétaire, Blaise Dalyoha, puisse s'assurer que l'entreprise conserve sa valeur pour éviter d'être ruiné. Voici ma proposition. Réflexion... Je vais te faire ma proposition. Génération... Désolé, vous avez atteint le plafond autorisé de requêtes. Passez à Cadeux, la version deux de Caïn, pour une expérience plus complète !

    — Hein ? se connecter à Cadeux

    ...

    Désolé, votre entreprise ne dispose plus de licence Cadeux pour ce poste. Contacter votre service administratif pour plus d'informations.

    — Caïn, contacte le service administratif.

    ...

    Contact de : NUMÉRO BLOQUÉ en cours

    Hey x) le service administratif est en séminaire d'équipe au Val-perroquet avec Grain de sable :p

    — J'ai besoin d'aide là, il me faut un business model qui tienne la route

    Alors, je peux te détendre ! attend je viens à ton bureau pour te s

    — Non c'est pas la peine merci. Caïn, contacte Banca Oceana Consulting

    ...

    Contact de BANCA OCEANA CONSULTING en cours

    ...

    Bonjour ! Vous êtes bien sur Banca Oceana Consulting. Nous sommes en congés jusqu'à la fin de l'année 2019, merci de rappeler plus...

    — Eh merde. Putain. Bon Caïn, contacte Orphélix.

    Contact de : FUCKT@ARACE en cours

    Allo bébé

    — Yu, j'ai un problème

    A votre écoute coûte que coûte ?

    — Il me faut un business model pour avant la fin de journée et Caïn marche plus

    Un business modèle pour qui ?

    — Pour Dalyoha

    — ...

    — C'est urgent

    Ben vends la boîte, know your maths, twink












    Opération Faillite des Dalyoha

    Pays infiltrant: Azur
    Pays infiltré: Compagnie Dalyoha, basée en Cramoisie et à Carnavale
    Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 04/03/2019 + 21
    Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 27/03/2019 + 7
    Type d’opération : Opération économique majeure


    Province cible : #29850

    Influences à J+0j'ai pas fait le screenInfluences à J+7https://i.imgur.com/otFGb29.png
    RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :


    La Compagnie Dalyoha est une grande société carnavalaise appartenant à Blaise Dalyoha, représentant de cette famille noble médiévale de premier plan à Carnavale. Riche grâce à son pouvoir, à ses fiefs féodaux, puis grâce à ses dividendes lucratifs issus de l'esclavage et des plantations, la Maison Dalyoha a troqué son pouvoir politique contre une influence économique majeure en devenant la première entreprise mondiale dans le secteur de la santé. Grand Hôpital, Grand Clinique, la Pharmacopée produisent médicaments, matériel biomédical, clones humains, produits chimiques et armes bactériologiques, chimiques ou virales pour des usages civils et militaires. Ses clients sont essentiellement basés à Carnavale : à peu près aucun pays n'achète leur matériel, en tous cas officiellement.

    Avec la colonisation de la Kabalie, la Maison Dalyoha a voulu se sortir du pétrin de l'hyperinflation carnavalaise : utiliser son fric dans une zone d'investissement optimale est son premier motif pour promouvoir la colonisation. Elle a des grands projets : des travaux titanesques, un grand canal, un train futuriste, des forteresses souterraines, mais aussi un pays entier modelé par elle, jusqu'aux espèces animales et végétales. Sur le plan médical, elle ambitionne également de battre la mort, en permettant le recyclage à l'infini du corps et de l'esprit, aboutissant à une immortalité virtuelle.

    La Maison Dalyoha a de beaux et grands projets qui ont une face plus sombre : elle ne peut les promouvoir que par la terreur, les massacres et la conquête coloniale. Sa domination technologique sur les secteurs qu'elle contrôle s'est en effet bâtie par une méthode particulière : la transgression éthique volontaire. Vivisections de cobayes humains, expérimentations de bacilles mortels en population générale, dégradation de la couche d'ozone, destruction des écosystèmes afaréens par l'utilisation d'OGMs : les oeufs cassés font de meilleures omelettes. C'est la transgression de ce qui est ailleurs impensé par moralisme qui fait la rapidité et la profondeur des progrès scientifiques Dalyoha, qu'on peut assimiler à de la science-fiction. La science Dalyoha enrichit les hypothèses narratives en promettant de belles réalisations, autant qu'en imposant de macabres constats : les avancées prométhéennes se payent par des sacrifices dantesques. La science Dalyoha obéit à la logique, même dans sa logique propre : tout bénéfice a un prix.

    D'un modèle basé sur l'expérience accumulée d'une pratique sordide de la science, des pratiques commerciales agressives ciblant tous les niveaux de porte-monnaie, une situation de monopole total à Carnavale, la Maison Dalyoha jouit de grands bénéfices. Ce modèle est perturbé à partir de 2016 et de l'entrée en guerre de la Principauté contre la coalition de représailles. Cette guerre, provoquée par des tirs de missiles de l'arrogante et splendide Pervenche Obéron contre un curé, n'est pas voulue par Dalyoha, qui consent cependant à mettre du sien pour ravager Estham et tuer deux millions de civils innocents. La sinistre réputation des Dalyoha prend alors une actualité particulièrement aiguë. Pendant le siège de Carnavale, Dalyoha utilise des armes chimiques et inflige de lourdes pertes à l'ennemi, autant qu'elle en subit : 75 % de l'infrastructure scientifique carnavalaise est détruite dans des bombardements. De nombreux scientifiques périssent, des milliers d'échantillons et d'archives sont détruits, la Compagnie est profondément désorganisée. Elle conserve cependant beaucoup d'unités stratégiques pour continuer sa production d'armes chimiques, et se réorganise pendant la guerre pour faire face à l'invasion.

    La Maison Dalyoha n'a ni l'étincelante gloire des Obéron ni l'agaçante malice des Castelage : elle s'adapte au contexte. Elle signe le compromis avec les Lucifériens sans discuter : en échange du pouvoir politique, la secte autorise la grande Maison à conserver ses actifs et développer ses projets en Cramoisie. La presse afaréenne pointe alors, avec justesse, l'exacte contiguïté entre l'idéologie luciférienne futuriste, et les objectifs commerciaux de la Maison Dalyoha, qui est la seule à pouvoir fournir tout ce dont a besoin le régime luciférien pour ses grands travaux plus ou moins identiques à ceux du Protectorat colonial. La Maison Dalyoha voit donc la R.A.D. comme la zone d'investissement optimal qu'elle a toujours été pour elle.

    Le contexte politique évolue petit à petit sous la pression étrangère. Forcés de concéder de nouveaux droits aux Kabaliens, inquiets d'attirer sur eux le feu des projecteurs, les Dalyoha se rachètent une virginité en offrant la couverture médicale 100 % remboursée aux Kabaliens, et en mettant les fruits de leurs arbres OGMs à disposition des batifolants. Ces mesures, d'ordre marketing, ont cependant un petit coût : c'est autant de profits en moins.

    De fil en aiguille, entre la destruction de ses capacités à Carnavale, la situation économique détériorée en Cramoisie et de dispendieuses mesures somptuaires, incluant la poursuite obsessionnelle de vastes projets futuristes, la Maison Dalyoha s'est mise dans une drôle de posture. Le monde a désormais trop évolué pour qu'on croit encore aux chiffres qu'elle publie sur sa santé financière. Derrière les maquillages de comptes, se trouve une réalité : la possibilité pour la Maison Dalyoha de continuer à jouer sur tous les tableaux, faute de moyens. En 2019, l'adoption de nouvelles sanctions contre elle dans le cadre de la « guerre » avec l'Azur permet de faire l'état des lieux.


    Cette opération se repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
    • [1] La Maison Dalyoha est engagée dans des investissements énormes qui ne produisent toujours pas de bénéfices. Le Sec Canal, en cours de creusement, est un ouvrage titanesque qu'aucun navire de fret ne peut emprunter, et qui ne récolte donc aucun droit de péage ; par ailleurs, quelques complications renchérissent les délais et les coûts. Le Grand Désert Express, un métro luxueux connectant les villes de la Cramoisie, a déjà une ligne en service. Mais à quel tarif la rentabiliser ? Le PIB/hab de la Cramoisie est très en-dessous de celui par exemple de la région Île-de-France (40k€ contre 62k € par hab). En admettant que Balsilek Ishaq soit meilleur gestionnaire que Valérie Pécresse, il faut néanmoins trouver un prix du ticket de métro viable : amortir l'investissement sans faire fuir les gens. Enfin, le projet spatial pour aller sur Mars a consumé d'énormes ressources sans avoir rapporté de bénéfices économiques.
    • [2] L'exploitation des ressources de la Cramoisie n'est pas rentable : on ne sait pas comment exporter le pétrole, les zones agricoles productives sont quasiment inexistantes, les premières expérimentations OGMs n'ont pas de rentabilité commerciale, et les serres construites par dizaines, pourtant coûteuses en matériaux et en énergie (il faut bien trouver un moyen de refroidir l'air intérieur, qui étouffe à la latitude du désert : une serre c'est fait pour garder au chaud mais il fait assez chaud dans le désert afaréen ; sans refroidissement les plantes meurent ; a priori les scientifiques carnavalais ont quelques bases en agronomie, à moins que tout n'ai disparu pendant la destruction des usines ?), ne rapportent rien car leur production est gratuite (Sources : Colin).
    • [3] La situation économique de la Kabalie rouge est impactée par la situation internationale. Isolée pendant longtemps, l'économie a ralenti (presse économique internationale, et sources internes). Les sanctions économiques, et surtout le blocus maritime imposé à la Cramoisie par l'OND et l'Azur, limitent les possibilités d'exportation par la mer. Celles-ci sont également nulles par la terre. La possibilité de s'approvisionner à l'étranger, surtout pour les composants électroniques qu'on souhaite importer de Carnavale, est logistiquement compliquée. Il serait malhonnête de dire que les importations sont impossibles, comme il le serait de dire qu'elles ne sont pas cruellement chères. Le prix des matières importées est très élevé du fait de ces difficultés logistiques (Source : carte).
    • [4] La Maison Dalyoha n'a pas les moyens de ses ambitions. Avec 10 usines à Carnavale et 4 en Cramoisie, 75 % de ses infrastructures scientifiques ont été détruites par l'OND pendant la guerre. Aubaine pour les constructeurs d'armements, soulagement de l'inflation locale, mais donc perte d'immenses parts du savoir carnavalais. L'importation de technologies futuristes est donc probablement exagérée : pour le marketing c'est le jeu, mais la production réelle en pâtit. La science carnavalaise n'est vraisemblablement pas meilleure qu'une autre : avec 14 usines, la Maison Dalyoha fait aussi bien que la Sovélie.
    • [5] La Kabalie rouge est une république actionnariale : le gouvernement a mandat pour rétribuer les actionnaires et assurer leurs intérêts. Ce système d'actionnariat est le même depuis la fondation coloniale de la Cramoisie. Il repose sur les investissements extérieurs et la rétribution de dividendes. Le versement de dividendes vient donc grever l'économie nationale : cette valeur ajoutée s'échappe à l'étranger, chez les actionnaires en question. La mauvaise situation économique et l'absence de chiffres clairs sur les dividendes suggèrent que la plupart des investissements réalisés par les porteurs d'actions de la R.A.C. n'ont jamais débouché sur un retour bénéficiaire : on n'en trouve pas trace au guichet de vente d'actions. Pour la Maison Dalyoha comme pour tous les actionnaires, c'est donc une perte sèche nette.

    Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir à Cramoisie/Kabalie rouge.


    OBJECTIFS DE L’OPERATION



    Réussite majeure :
    • La filiale cramoisienne de la Maison Dalyoha est en faillite. Les actifs Dalyoha vont être restructurés : les projets et les sites sont abandonnés, les scientifiques sont licenciés, les actions vont être revendues, et le clan Dalyoha va abandonner ses positions dans l'économie pyrokabalienne. La technologie Dalyoha ne peut plus être mobilisée en Kabalie. Cet échec économique se traduit par l'interruption du projet Vallon Rouge, trop cher, pas rentable, pas réalisable techniquement. Les autres projets industriels en Kabalie ralentissent du fait de cette secousse économique et de l'effondrement du support technologique Dalyoha : le Sec Canal sera opérationnel en 2025, le Grand Désert Express en 2022, le voyage vers Mars en 2028. Blaise Dalyoha perd de considérables moyens financiers et se retrouve en difficulté à Carnavale.


    Réussite mineure :
    • La filiale cramoisienne de la Maison Dalyoha est en crise. Les actifs Dalyoha vont être restructurés. Des projets et des sites vont être vendus, une partie des scientifiques va être licenciée pour incompétence : la technologie Dalyoha ne justifie plus des compétences et des moyens nécessaires pour les milliers d'espèces du projet Vallon Rouge, mais seulement pour douze d'entre elles, qui ne peuvent poser de danger existentiel aux écosystèmes afaréens. Les activités liées à la science Dalyoha en Kabalie ralentissent de façon significative et définitive.


    Echec mineur :
    • Pas d'effet de l'opération.


    Echec majeur :
    • Les comptes de la filiale Dalyoha à Cramoisie déjouent tous les pronostics. L'activité est encore plus rentable et technologiquement fiable que prévue, ce qui consolide la Maison Dalyoha toute entière et donne un bonus contre les opérations culturelles, les vols de technologie, et dans le combat en cas d'utilisation militaire de technologies biologiques. De grandes avancées et découvertes sont débloquées à courte échéance : le Sec Canal est achevé en 2021, le Grand Désert Express en 2020, le voyage vers Mars en 2022.


    LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
    (ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

    Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
    • La Maison Dalyoha est une grande puissance commerciale.
    • L'IA Justin, en devenant messaliote, a acquis le sens des affaires : il pourrait donner à Samaël de meilleures réponses que Caïn pour définir le business plan de la Dalyoha.


    Moyens engagés :
    • Samaël, haut placé dans la hiérarchie cramoisienne, a été détourné par des agents azuréens. Il est en charge des comptes. En réalité ce n'est qu'un personnage sans effet sur la réussite ou l'échec de l'opération, utilisé pour concrétiser l'OP du point de vue du récit.
    • Valeurs Mensuelles, un journal économique messaliote de premier plan dans le monde économique.
    • Les consultants risque financier de la Banque Océane, la plus grande banque d'Eurysie, sont sceptiques sur le business model Dalyoha.
    • L'expertise économique azuréenne, manifestée dans la presse, la finance et l'industrie.
    • Les données économiques de GK sur le nombre d'usines et de Mondus sur la croissance du PIB.
    • Des agents azuréens facilement infiltrés en Cramoisie pour faire le nécessaire : fouiller les poubelles, établir la vérité.
    • La confiance exagérée des Dalyoha dans l'exactitude de leurs prévisions économiques et de leur excellence technologique, comme si la guerre n'avait pas eu lieu.


    Add-on

    Détail du blocus

    https://i.imgur.com/F8YBDZ9.png

    [1] Blocus de Carnavale : l'O.N.D. mène un blocus contre Carnavale, occupe militairement le territoire, a la supériorité maritime et aérienne. L'importation de quoi que ce soit depuis Carnavale est donc impossible depuis 2016. Ce blocus a laissé passer des navires gallésants, mais ça n'implique pas qu'il laisse passer d'autres navires.

    [2] Fermeture des Détroits : l'isthme est traversé de plusieurs canaux qui permettent le passage des navires entre la Leucytalée et la Mer Aykhanide. Deux d'entre eux sont contrôlés par des ennemis de la R.A.D. : le détroit tanskien (O.N.D.) et le canal de Sudéiss (Churaynn-Qadisha). Ces voies de passages sont fermées pour le commerce cramoisien depuis la fondation de la R.A.D. et surtout depuis la fermeture du canal de Sudéiss, qui ralentit un peu le transit intermaritime par les autres Détroits. De plus, l'Azur y dispose d'une base et de forces permanentes pour suivre le trajet des bateaux, signaler les itinéraires suspects, et dissuader un navire en direction de la R.A.D. Les forces en présence incluent 1000 soldats, de l'artillerie, des missiles et des radars, ainsi qu'un sous-marin d'attaque.

    [3] Les activités maritimes et terrestres de la R.A.D. sont sous surveillance. Les satellites de l'O.N.D. observent le déplacement des bateaux et des avions sur les tarmacs, des camions et des trains sur terre, et peuvent donc apporter les renseignements nécessaires pour voir si le blocus est efficace ou non, et donc le réajuster. L'O.N.D. a confirmé qu'elle participait au blocus au moins sur le plan du renseignement. Les ballons d'observation azuréens peuvent aussi récolter des données. Enfin le navire océanographique ACS Aldébaran participe à l'observation du golfe de Salem Aleykoum, tout comme le sous-marin lanceur d'engins ACS Saïph, qui croise en Océan d'Espérance et aurait pu participer à la rescousse d'un pilote, peut observer la baie de Petiponville.

    [4] La flotte azuréenne est déployée en Leucytalée et en Espérance depuis le 2 février 2019. Cette flotte compte les ACS Ghazî (1 destroyer), Amir Timur et Khalid Ibn al-Wâlid (2 frégates), les sous-marins Flissa et Janbiya (2 sous-marins d'attaque), et le deuxième navire océanographique de la flotte azuréenne, l'Albiréo (1 drague-mine). J'aime bien donner ds noms aux bateaux j'adore les bateaux. Naturellement ces bateaux se comportent intelligemment pour surveiller les flux des navires marchands sans représenter une menace directe. Le protocole du blocus précise les modalités et la réalisation en bonne intelligence de la mission de l'escadre azuréenne. Elle n'a pas vocation à confronter une force militaire mais à observer, prévenir et s'interposer si un navire entre dans une zone de moins de 1000 kilomètres des côtes de la Cramoisie. Cette décision de 1000 kilomètres est ajustée en fonction du contact pris entre les navires et l'escadre ; c'est la zone sensible que l'escadre surveille et où elle intervient si nécessaire pour clarifier la situation d'un navire marchand qui y entrerait sans rassurer sur sa destination. A ce jour, aucun navire ne l'a fait et ces posts n'ont pas été écrits, que ce soit par l'hypothétique crainte du blocus ou plus sûrement par l'absence de relations commerciales entre la Cramoisie et le reste du monde.

    [5] N'oublions pas Petiponville qui est également sous surveillance du Saïph. L'itinéraire de patrouille assure que des moyens sont sur place pour faire respecter le blocus.

    [6] L'escadre azuréenne a le moyen de tenir dans la durée. Les bateaux peuvent se relayer en utilisant les infrastructures de Helia Industries, qui possèdes des chantiers navals à Messalie et des dépôts pétroliers. L'ACS Deneb, navire pétrolier-ravitailleur, assure également la logistique.

    Voilà donc un blocus qui n'est sans doute pas parfait mais qui a les moyens d'identifier d'éventuelles relations commerciales entre la Cramoisie et d'autres régions du monde, et si nécessaire, de s'y interposer. Le RP écrit jusqu'ici n'a pas impliqué qu'une telle scène soit décrite. Je me permets de rajouter à cet add-on les points suivants :

    [7] Il n'y a pas de commerce terrestre entre la Cramoisie et ses voisins, ce n'est pas écrit. La R.U.P.K., le Finejouri et l'Althalj, avec lesquels la R.A.D. voudrait créer des liens commerciaux, ont confirmé que ces liens n'existaient pas à cette heure. Vu sa situation exceptionnelle, la R.A.D. n'est pas un pays normal avec lequel on puisse commercer sans s'en rendre compte. Au contraire, la R.A.D. semble se développer en autonomie, et vise à l'auto-suffisance. Elle est coupée du monde et n'importe rien ou quasiment rien : elle doit compter sur ses propres ressources. Le blocus azuréen est donc vraisemblablement superflu.

    [8] Puisque la R.A.D. est en autonomie sur le plan économique, elle doit développer toute seule la quasi-totalité de ses infrastructures et produire la quasi-totalité de ses biens et services. J'ai démontré plus haut que selon moi, la R.A.D. n'a pas les moyens de développer tout ce qu'elle prétend avoir développé : sur un plan technologique d'une part, sur le plan du PIB et de l'industrie d'autre part (équivalent de la Slovaquie). J'ai démontré que ce qu'elle a développé jusqu'ici lui coûte extrêmement cher et ne lui rapporte rien. On ne peut pas faire abstraction de la rentabilité dans un système capitaliste : ce sont les bénéfices qui produisent les investissements. Une économie qui n'est pas rentable ne peut pas croître. En tous cas avec ce blocus la question est désormais bien posée.

    [9] L'OP est précédée par un texte narratif où Samaël, un Cramoisien retourné par des agents azuréens, ne parvient pas à générer un powerpoint pour un fonctionnement interne d'une entreprise cramoisienne. Cette situation anecdotique concrétise l'effet attendu de l'OP : l'impossibilité de produire un modèle économique et un budget prévisionnel, donc d'organiser l'activité de l'entreprise. C'est une illustration de ce qu'il se passerait à Cramoisie en cas de réussite de l'OP. On peut donc placer l'effet de l'OP sur ce plan : soit aucun modèle économique ne peut être généré et l'économie cramoisienne va se déliter, soit un modèle économique peut être généré. Ce modèle, défiant toutes les assomptions sur le commerce, la rentabilité et le fonctionnement de l'économie, relèvera de la magie Dalyoha. En effet je ne vois pas comment il pourrait s'expliquer logiquement.

    6955
    Opération Ibn Samt

    https://i.pinimg.com/1200x/30/7b/93/307b937f7d0a99d85dcd8c06bb331641.jpg



    Vol de technologies

    Pays infiltrant: Azur
    Pays infiltré: Cramoisie/Kabalie rouge
    Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 11/03/2019 + 21
    Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 29/03/2026 + 7
    Type d’opération : Clandestine, vol de matériel technologique non lié à l'atlas


    Province cible : #29850

    Influences à J+7https://i.imgur.com/Xvnr7Om.png
    Le rôle des usines culturelles adverses est interprétable comme une défense de la Maison Dalyoha.

    RECONTEXTUALISATION / FRISE CHRONOLOGIQUE DES EVENEMENTS PRE-OPERATION :


    La Maison Dalyoha revendique toujours d'avoir la meilleure science biochimique au monde, et d'être capable de réaliser des frappes de contamination dévastatrices contre ses ennemis. Son réseau de professionnels, de techniciens, d'infrastructures de stockage et de laboratoires où se pratiquent les expériences les plus abominables et les plus géniales au monde pour mettre au point des technologies médicales et militaires révolutionnaires, est distendu à travers plusieurs endroits, disséminé, caché, secret, impénétrable. L'île de Bourg-Léon abrite le siège, les jardins et les ailes historiques du palais des seigneurs Dalyoha. Des escaliers et des poternes guident à sa forteresse souterraine, réseau labyrinthique de laboratoires et de cellules de production de clones, d'organes, de plantes artificielles et de virus. A Carnavale, des antennes de Grand Hopital, des caches secrètes et des salles sécurisées implantent la Maison Dalyoha profondément dans la ville. Elle peut agir où elle veut, quand elle veut, y compris jusqu'au coeur des Jardins Botaniques, mystérieux et dangereux parc urbain contre lequel la Ville de Carnavale lutte sans cesse face à son agrandissement progressif. Les ailes de la Maison Dalyoha se portent dans beaucoup d'autres endroits du monde, du désert rougi par le sang de la Cramoisie, jusqu'aux montagnes embrumées de la Transblêmie, en passant par les étendues désolées du Dakora, où ses spécialistes voient l'effondrement de l'écosystème comme une opportunité. Répandus partout, les sbires de la Maison Dalyoha font preuve d'une coordination et d'une autonomie à chaque endroit où ils exercent qui suggère aussi une grande complexité d'organisation interne. Les renseignements azuréens vont tenter d'en tirer parti.


    Cette opération se repose sur plusieurs forces et éléments concrets :
    • [1] La Maison Dalyoha est fragilisée. En trois ans de guerre à Carnavale, elle a perdu 75 % de ses capacités accumulées au fil des décennies (et même des siècles, s'il faut faire remonter son expertise dans le champ des armes bactériologiques au XVIIème siècle). Il lui reste 14 usines scientifique en tout, incluant Carnavale, la Cramoisie et les autres installations possibles. Son organisation interne a été dégradée, beaucoup de scientifiques sont morts, des archives, des lieux de stockage et des personnels très qualifiés ont été perdus. Il reste néanmoins beaucoup de capacités destructrices, y compris à Cramoisie.
    • [2] La Maison Dalyoha est très visible et implantée en Cramoisie. Elle gère toutes les infrastructures de santé, mais aussi les dépôts alimentaires et les centaines de serres horticoles qui parsèment le territoire colonisé, autant de points d'accueil et d'information que de lieux de travail de scientifiques, de stockage de matériel OGM et de ressources mobilisables par la recherche Dalyoha ; de même, les nombreuses cliniques où du matériel médical, des professionnels, des logiciels et des protocoles sont concentrés sont autant de lieux susceptibles d'être visités (Sources : Colin).
    • [3] La Cramoisie, devenue Kabalie rouge, est en pleine voie de libération, d'assouplissement et de décontraction de la discipline sociale héritée du protectorat colonial. D'un pays militarisé, dirigé de façon autocratique par un PDG-Protecteur idolâtré, on est passé en peu de temps à une société libéralisée, aux moeurs légères, aux plaisirs enfantins, prête à tous les amusements, à profiter de festivals, de longs congés et de beaux après-midis à faire la sieste au soleil (Sources : Colin). Cette joie de vivre est une perte de vigilance sécuritaire exploitable par les agents azuréens.
    • [4] En cas de réussite de l'opération Samaël déclenchée quelques jours plus tôt, la Maison Dalyoha est en plus très fragilisée d'un point de vue organisationnel, limitant sa possibilité d'assurer la sécurité de ses installations en Cramoisie (à ne pas prendre en compte ou à malusser si échec de l'opération).
    • [5] En cas de réussite de l'opération Amra déclenchée quelques jours plus tôt, des désordres internes, liés par exemple au boycott des produits Dalyoha par une partie de la population, des épisodes de prise à partie de miliciens ou de scientifiques par des militants décoloniaux, désorganisent la sécurité des sites Dalyoha (à ne pas prendre en compte ou à malusser si échec de l'opération)
    • [6] Le niveau de sécurité des infrastructures de santé est faible. On peut demander librement un vaccin, on ne soupçonne pas d'entrée d'espions sur le territoire avec assez de précautions.
    • [7] Les services secrets azuréens sont bien formés et ont une expertise certaine pour trouver des trucs. Le Bureau des Enquêtes est bien préparé. L'opération est coordonnée par l'agent Amr Ibn Samt, déployé en Pal Ponantaise pendant de longs mois et plusieurs chapitres, à la recherche d'informations très secrètes sur l'histoire occulte de cette région désespérée d'Eurysie orientale et la présence de phénomènes étranges. La science Dalyoha, comme les mythes blêmes, le fanatisme kahiste ou la finance messaliote, fait partie des dossiers que le Bureau des Enquêtes surveille de près.


    Beaucoup de voyants sont donc au vert pour agir à Cramoisie/Kabalie rouge.


    OBJECTIFS DE L’OPERATION




    Réussite majeure :
    • Les espions azuréens s'emparent de matériel et de connaissances cruciales pour fabriquer des antidotes efficaces contre les armes bactériochimiques des Dalyoha. Ils ne sont pas repérés. L'Azur se dote d'un bouclier contre les attaques chimiques et bactériologiques, et développera une technologie de défense qu'il pourra partager à ses alliés. Les Dalyoha n'ont pas conscience de cela.


    Réussite mineure :
    • Les espions azuréens s'emparent de matériel et de connaissances cruciales pour fabriquer des antidotes efficaces contre les armes bactériochimiques des Dalyoha. Ils sont repérés, et l'effet des antidotes ne sera pas toujours efficaces, divisant de moitié le bonus de protection contre de futures attaques. Le bonus s'appliquera néanmoins à tout Etat qui dispose de cette technologie de défense.


    Echec mineur :
    • Le vol de technologie Dalyoha échoue ; les matériaux et protocoles récoltés ne permettent pas de concevoir une défense efficace contre des attaques bactériochimiques. Les agents ne sont pas repérés.


    Echec majeur :
    • Le vol de technologie Dalyoha échoue et des agents azuréens sont repérés. Le personnage d'Ibn Samt, disciple du Khalife, est récupéré par Colin, qui pourra en faire un contre-espion ou un cobaye.


    LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
    (ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

    Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
    • La Maison Dalyoha a une longue expérience d'échecs et donc de consolidation de ses systèmes de sécurité.
    • En cas d'échec des opérations précédentes, la vigilance de la sécurité est probablement renforcée.


    Moyens engagés :
    • Un réseau d'espions azuréens coordonné par un expert du fouinage, l'agent Ibn Samt.
    • Ce réseau travaille avec les Kabaliens de la diaspora et est composé de nombreux d'entre eux.
    • Des informations éventuellement collectées par les renseignements lors d'une opération précédente.
    • Des voitures, des couteaux-suisse, des cordes, des clés USB, des clopes, etc.
    • Un mode opératoire : faire passer des agents azuréens pour des patients, des étudiants et des professionnels de santé kabaliens, récolter des indices en posant des questions, planifier le casse de certains sites intéressants, récupérer du matériel et des documents, les renvoyer en Azur.
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    Opération Love is in the air: arbitrage



    https://i.pinimg.com/736x/6f/d7/ee/6fd7eeafbdeabdf223e72b27a6dfa90f.jpg




    Opération de renseignement visant Cramoisie/Kabalie rouge

    Pays infiltrant: Azur
    Pays infiltré: Cramoisie/Kabalie rouge
    Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 22/11/2018 + 21
    Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 21/02/2026 + 7
    Type d’opération : Récolte d'informations sensibles (10k)


    Province cible : #29850


    Influence sur la province au 13.12.2018https://i.imgur.com/bIq3W1g.png

    OBJECTIFS DE L’OPERATION




    Réussite majeure :
    • L'opération n'est pas détectée. A l'issue de l'opération, le Bureau des Enquêtes dispose des informations suivantes via combinaison des données atmosphériques et des données militaires. Données militaires : (a) vision complète et exacte du relief géologique et urbain de la Cramoisie, comme avec un satellite d'observation, permettant d'identifier des infrastructures militaires, scientifiques, industrielles, civiles, etc. ; (b) vision fine du relief géologique indiquant l'ouverture ou la présence probable de cavités et de souterrains (grâce au Lidar), mais sans vision du réseau souterrain en-dehors de ses points d'entrée, s'il existe ; (c) cartographie géologique du terrain et compréhension exacte de la nature des roches. Données atmosphériques : (d) compréhension complète et exacte de la composition chimique de l'air cramoisien à différentes altitudes et jusqu'au niveau du sol ; (e) compréhension complète et exacte des phénomènes atmosphériques au-dessus de la Cramoisie.


    Réussite mineure :
    • L'opération n'est pas détectée. Les données collectées ne le sont que partiellement par rapport aux objectifs initiaux: le procédé de détection LIDAR ne permet pas de tirer de conclusions satisfaisantes de son utilisation (très probable insuffisante couverture par les drones azuréens en vertu de moyens employés trop limités). Impossible en l'état d'identifier formellement des sites souterrains de nature militaire (note d'un modo archéologue qui utilise le LIDAR das un cadre professionnel: je dois admettre que l'idée de détection LIDAR est assez brillante). CEPENDANT, la récolte des données atmosphériques est un succès. La compréhension complète et exacte de la composition chimique de l'air cramoisien à différentes altitudes et jusqu'au niveau du sol est acquise, de même que la compréhension complète et exacte des phénomènes atmosphériques au-dessus de la Cramoisie. Cela permet probablement de détecter une probable activité industrielle dans certaines régions, mais sans pour autant pouvoir localiser les sites souterrains.


    Echec mineur :
    • Des indices permettent de détecter l'existence de l'opération, sans toutefois aboutir à une neutralisation du dispositif d'espionnage cramoisien. L'ensemble des données sont mal récoltées et ne sont pas exploitables en l'état.


    Echec majeur :
    • Des indices permettent de détecter l'existence de l'opération, qui permet à Cramoisie de neutraliser le dispositif dans son ensemble. L'ensemble des données sont frelatées par les cramoisiens. Le Bureau des Enquêtes est intoxiqué par des informations fausses et n'en a pas conscience. Sa vision de l'état militaire de la Cramoisie est faussée. Le dispositif d'espionnage azuréen est totalement démantelé et devra être reconstitué.




    Moyens engagés :
    • 1 navire scientifique et son personnel (dragueur de mines n.9)
    • 99 ballons d'observation (représentés par 6 drones n.4)
    • Des radars militaires azuréens basés au Finejouri (6 véhicules radar n.9 et la logistique correspondante)

    Remarques du MJ :
    • Les issues possibles ont été légèrement modifiées suite à consultation avec le joueur ciblé, et afin de mieux refléter une gradation entre les différentes issues.
    • La difficulté de base de l'opération a été jugée facile, mais le dispositif de couverture (six drones) a été jugé insuffisant et a constitué une difficulté représentée par un malus mineur.
    • Le MJ a jugé bon de ne pas écrire de récit sur cet arbitrage en raison d'une énorme flemme de voir un enchainement de trois opé d’affilée dans les AE de Cramoisie. Pour encourager les joueurs à respecter la cadence des arbitrages, et donc à respecter les arbitres, je vous informe que tout post d'opé supplémentaire dans les AE de Cramoisie sera récompensé de 10 000 points d'amende PAR opé déjà postée, jusqu'à ce que les arbitrages actuels aient été faits. A bon entendeur.


    8126
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    Scytale


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    — Qu'est-ce que c'est ?

    — Le vent.

    Un bruit de clochettes tintait dans la bourrasque.

    — Nous y voilà.

    — C'est beaucoup mieux que ce que je pensai.

    — Le temps a fait du bon boulot. Vous savez, à l'impact, la couche superficielle du sol a été réduite en particules de moins d'un millimètre d'épaisseur.

    — C'était il y a trois ans...

    — Presque. Du moins, le temps a fait son oeuvre.

    — Le relief apparaît à nouveau.

    — C'est quand même plus pratique pour creuser des galeries...

    — Et des forteresses souterraines.

    — Pas de mauvais esprit, nous ne sommes pas là pour ça.

    — Commissaire, pourriez-vous nous rappeler notre emplacement ?

    — Laissez-moi vérifier la carte..; Nous sommes à Nom De Domaine A Louer 5 CC Par Jour.

    — ...

    — Je savais qu'on aurait dû prendre un presta.

    — Une boîte de com ou un Messaliote.

    — Y en a des centaines des Noms de Domaines A Louer. Commissaire, pourriez-vous être plus précis ?

    — Nous sommes au... lieu-dit de la Tête de Maure, si j'en crois... Cette vieille carte routière.

    — Elle date de quand ?

    — Juillet 2018.

    — Pouah ! Complètement dépassé.

    — Avec ce terrain qui change tout le temps, pas étonnant qu'ils se soient perdus.

    — Ce pauvre docteur Mangelaid...

    — Rassurez-vous, il est entre les mains de Dalyoha™, il ne craint plus rien.

    — Ils vont nous le requinquer, vous allez voir.

    — Il nous avait rendu un fier service. Je me rappelle de ses dons de traduction.

    — Espérons-le. Espérons-le.

    Des tintements à nouveau.

    — Cette vallée est remarquable.

    — Ce sont des schistes graptolitiques, je crois.

    — Tiens donc, vous êtes géologue ?

    — Je m'intéresse. J'avais postulé en 2016 pour participer à la construction du Transsahrien de Météautomne. Et puis vous savez, la guerre...

    — La guerre, quelle guerre ?

    — ... J'ai préféré rester à Commissariat Central.

    — Les milices n'aiment pas trop recruter dans l'institution, à ce qu'on m'a dit.

    — Non, en effet. Ce n'est pas du tout la même culture de travail.

    — Et là-bas, cette grotte ?

    — Une formation karstique. Dans un contexte sédimentaire comme celui-ci, vous savez, on trouve vraiment de superbes structures. Taillées par le soleil, le gel, et le vent...

    — Et la main de l'Homme...

    — Vous avez raison. Nous voilà en plein anthropocène...

    — Prométhécène, vous voulez dire.

    — Bon, si cela ne vous dérange pas, je vous propose que nous y fassions halte.

    — Cet angle est à l'abri du vent.

    — Baalzabor, déchargez les chameaux je vous prie.

    — Aller plus vite que ça.

    — Cette couleur ! C'est vraiment quelque chose.

    — Oui, c'est assez unique. Printempérie a eu une belle idée avec ce coloris.

    — A priori Dalyoha va rester sur le même ton.

    — Pour les fleurs ?

    — Pour tout : les fleurs, les arbres, les mousses...

    — Ce sera remarquable.

    — Remarquable n'est-ce pas ! ...

    — ...

    — ... Et un peu dommage, aussi.

    — Dommage ?

    — Il y a quelque chose d'étonnamment beau dans cette vallée, je trouve.

    — Ne vous laissez pas abuser. Tout a été détruit. Tout est à reconstruire.

    — C'est pourtant un beau panorama. Je me sens... Un peu mieux avec moi-même.

    — Baalzabor, allume le feu.

    — Je ne pensai pas ressentir un jour une pareille sensation. A Carnavale, nous sommes tellement habitués au... à ce tintamarre constant. Ces turbines, ces fuites d'aération, ce vent de la mer qui s'engouffre entre les gratte-ciels comme à travers les notes d'un orgue, il y a quelque chose de pesant, l'air est humide, il module les tonalités, il nous fait un grand chœur, un grand orchestre, et...

    — Il n'y a rien de semblable ici.

    — Rien, en effet.

    — C'est mort.

    — Mort... Inerte... Je ne sais pas. J'ai l'impression de mieux entendre le soleil rouler dans le ciel.

    — Il se couche.

    — Je peux m'imaginer les prophètes gambader dans la vaste plaine. Et dire les mots qui leur passent par la tête.

    — Le désert a une grande force psychédélique, c'est statistiquement prouvé.

    — Il accentue les reliefs et les ondes, comme un miroir amplifiant.

    — Il porte mieux le son, et la lumière. Quelle belle lumière, on dirait celle de Lucifer.

    — Ah ça, la lumière. Baalzabor, fais cuire la soupe.

    — Y a pas à dire, ils sont super ces petits robots.

    — N'est-ce pas ? Il va nous faire une analyse radar en un rien de temps.

    — Peut-être aurons-nous le temps de nous amuser un peu avec lui tout à l'heure, je l'ai lubrifié avant de partir.

    — Ça pourrait être rigolo.

    — Je ne sais pas vous, Commissaire, mais moi je me sens un peu stressé ces derniers temps.

    — C'est normal. Cette partie du désert n'a été que récemment pacifiée. A vrai dire, la milice ne la contrôle qu'à peine.

    — Ah ?

    — Il y a une forme de tolérance. Vous savez, les frontières de notre R.A.D. chérie s'étendent peu ou prou le long de la démarcation pyroptique.

    — Pyroptique ?

    — Visuellement rouge. Je sais pas je suis pas fluent en grec.

    — Ah oui.

    — Au-delà de la limite colorimétrique du désert rouge, c'est le reste. Kabalie dite officielle, et la Barvynie de l'autre côté.

    — Bharavie.

    — C'est ça. Je les confonds tout le temps.

    — Au moins on ne confond plus la Cramoisie avec l'Ouaine.

    — Ouais. Enfin entre nous...

    — ...Tout le monde n'a pas que ça à foutre de faire des visuels commissaire.

    — Hum.

    — Vous disiez ?

    — Simplement que si vous vous représentez bien les choses, entre le vent qui pousse le sable un peu à gauche un peu à droite, la couleur qui s'évapore petit à petit, le fait qu'on a deux mille kilomètres de frontière à sécuriser sur un relief difficile à maîtriser, eh ben en fait la frontière on la contrôle moyen moyen.

    — Ah bon ?

    — Et c'est pas grave. A priori les clans des régions périphériques ne sont plus hostiles. Après tout Petipongue a fait la paix avec eux.

    — Plus de risque alors ?

    — A priori plus de risque, permettez-moi de le vérifier la semaine prochaine. En tous cas, il y a une forme de tolérance sur le passage de la frontière. Vous savez, beaucoup des clans kabaliens autochtones sont nomades. Ils font la transhumance avec leurs chameaux. Ils passent une saison d'un côté, une saison de l'autre.

    — Etrange.

    — Ce sont évidemment des sous-hommes...

    — Nos frères en Humanité.

    — Oui, haha, merci de me mettre à jour...

    — Ne vous inquiétez pas c'est difficile de s'y faire au début.

    — Et puis c'est pas comme si ça changeait quoi que ce soit.

    — Hm poursuivez Commissaire.

    — ...Mais à vrai dire, ce n'est pas si bête que ça comme fonctionnement.

    — C'est-à-dire ?

    — Le nomadisme est une adaptation remarquable pour une sous-espèce d'hominidés telle que la leur. C'est une grande intelligence de leur biotope.

    — Il va disparaître de toute façon.

    — Oui. Heil Dalyoha.

    — Ave.

    — Peut-être que les chameaux pourront digérer la mousse orange ?

    — On aura plus vite fait de pondre des chameaux OGMs.

    — Qui brillent dans le noir.

    — Ça serait plus simple pour identifier la dermatose nodulaire en effet. Vous imaginez, si les bêtes infectées pouvaient clignoter toutes seules ? Donnez un flingue à un DALEK et il vous gère l'épidémie en une semaine.

    — Après, Dalyoha ne va pas forcément vouloir recouvrir tout le désert. On pourra garder des bouts pour faire des jardins zen. Et des réserves de Kabaliens.

    — Il faudra de bons jardiniers pour empêcher la prolifération de milliers d'espèces avides de conquête écologique sur ces espaces.

    — On a de bons jardiniers à Carnavale.

    — C'est vrai ma foi.

    — Esthétiquement, le désert rouge a quand même son petit cachet.

    — Il va à la fois disparaître et persister.

    — C'est l'avantage d'avoir le temps.

    — Et le contrôle.

    — Et l'alliance avec les Kabaliens.

    — Ils ne nous emmerderons plus.

    — Vous en connaissez, vous ?

    — Des Kabaliens ? Bien sûr.

    — Je veux dire des vrais.

    — Ah des vrais ? Euh... Non.

    — C'est bien ce que je pensai.

    — Ils vivent très entre eux, vous savez.

    — Oui ils sont très famille.

    — Ils font des ramadans, des gâteaux aux pistaches... Des petits trucs à eux.

    — Dommage qu'on ne les ait pas tous exterminés. Il faut remettre une couche.

    — Pourquoi vous dites ça ?

    — Ils sont méchants et dangereux non ?

    — Méchants peut-être mais dangereux ? Sûrement pas.

    — Vous êtes sûr ?

    — Certain. Tant que chacun reste à sa place, il n'y a aucun risque. Personne n'a envie d'une méga guerre chimique.

    — Vous êtes sûr ?

    — Mais puisque je vous le dis.

    — On m'a raconté plein de trucs sur eux vous savez...

    — Oui, il y a beaucoup de légendes. Il ne faut pas tout écouter vous savez. Il faut faire la distinction entre la réalité et la propagande.

    — La propagande kabalienne... Brr

    — Ne vous y fiez pas.

    — Il y a ces histoires de serpents...

    — Des mythes.

    — Ces danseurs...

    — Des saltimbanques.

    — J'ai même entendu parler de certains de leurs clans. Des gens qui vivent sans boire d'eau, d'autres qui ont des facultés au-delà du naturel...

    — Des élucubrations orientalistes de Blancs qui cherchent dans l'Orient l'Autre de leurs fantasmes au détriment du réel.

    — ...Une capacité à changer sans cesse de forme, de langage et d'humeur...

    — Assez digressé mon ami. Nous avons une soupe à prendre et un DALEK à déglinguer.

    — Ah ! Comme dans ma jeunesse.

    — Vous aviez un DALEK quand vous étiez jeune ?

    — Non, j'avais un ami.

    — Ho ho !

    — De beaux souvenirs effectivement.

    — Dites m'en plus. Je vous sers ?

    — S'il vous plaît.

    — Baalzabor, joue Leaving Carnavale de Hanche Cimer. Attention, c'est chaud.

    —Merci Commissaire.

    — Vous parliez de votre ami.

    — Oh ! Oui. C'était un sacré loustic, vous savez.

    — Vous aviez quel âge ?

    — Le lycée, quelque chose par là. Un peu avant, un peu après. Pas longtemps après.

    — Toujours en contact ?

    — Non, plus du tout. Il a disparu peu après le bac.

    — Oh, je suis désolé. On en a fait un cobaye ?

    — Je ne sais pas. Je suspecte qu'il ait aussi pris le large de lui-même.

    — De lui-même ?

    — C'était un garçon un peu dérangé. Il m'écrivait des petits messages loufoques, illisibles...

    — Ah bon.

    — Le jour, la nuit, pendant les cours, après manger. Mon téléphone tremblait et mon cœur avec un peu en même temps. J'étais heureux de voir son nom s'afficher sur mon téléphone quand en apparaissait une notification.

    — C'est joli.

    — Il avait une passion pour la cryptographie, je crois.

    — Les crypto ?

    — La crypto. Il codait des messages avec une petite dague satellitaire, là, qui permet de crypter et décrypter des messages. Nous communiquions ainsi. Il m'en avait donné une, de... Ah, comment on appelle ça déjà ?

    — Un tube pour déchiffrer l'indéchiffrable ?

    — Un outil pour redonner son sens à l'absurde.

    — Quelque chose de privé ?

    — Oui. Ça porte un nom.

    — Un décodeur ? Une horloge ?

    — Une scytale.

    — Une scytale !





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    Communiqué du Diwan sur l'occupation de la Kabalie
    Que Blaise Dalyoha aille s'essuyer les pieds ailleurs !
    31.03.2019


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    La République actionnariale du Désert rouge a publié un nouveau communiqué. Cette déclaration est une nouvelle démonstration de sa stratégie venimeuse qui consiste à transformer les discours pour ne rien changer aux actes. En s'affirmant comme la seule Kabalie et les seuls Kabaliens, les actionnaires de la R.A.D. font plus que se travestir : ils insultent l'intelligence de tous leurs interlocuteurs.

    La R.A.D. revendique une souveraineté illégale, illégitime et odieuse sur le territoire qu'elle occupe : mais ce territoire appartient à la Kabalie, qui est gouvernée par la République Unie des Peuples de Kabalie (R.U.P.K.). L'Azur soutient l'intégrité et la souveraineté de la R.U.P.K. en signant la Reconnaissance, autant qu'il soutient la décolonisation des territoires non-autonomes, en signant la Charte du Pacte afaréen de sécurité. Pour ces raisons, l'Azur ne saurait reconnaître, ni par l'apparat diplomatique, ni par les faits tacites, la souveraineté de la R.A.D. sur le territoire qu'elle occupe et qu'elle nomme insidieusement « désert rouge. »

    Le Diwan considère que la haine affirmée contre lui par tous les sbires des génocidaires, colonisateurs criminels, meurtriers de masse de la Maison Dalyoha est la preuve de la justesse de ses engagements et de la force de ses arguments. En versant dans le révisionnisme et le négationnisme, les suppôts de la colonisation génocidaire démontrent leur intention de recourir aux procédés de discours les plus ignobles, après avoir recouru aux procédés matériels les plus cruels, afin de défendre leur intérêt actionnarial, leur dividende et leur propriété illégale du terrain. En s'appuyant sur le journal sataniste, colonialiste, activement génocidaire et propagandiste du Papier de Verre, la R.A.D. verse encore davantage dans l'ignominie. En accusant le ministre azuréen Amastan Ag Amenay Ag Aylan, fils d'authentiques Kabaliens, d'être un imposteur, les actionnaires de la R.A.D. abîment encore davantage la culture kabalienne et son droit à l'existence, ainsi que la dignité des Kabaliens et leur droit à l'autodétermination. Ces accusations, qui ne reposent sur rien, visent à empoisonner la communauté internationale avec des fausses questions et de vrais mensonges, et éloigner le faisceau de la quête de vérité loin de l'essentiel : l'absence totale de justice après le génocide.

    Le Diwan rejette avec dégoût les procédés ignominieux de la R.A.D., qui se glisse comme un parasite dans les peaux mortes de la Kabalie occupée pour mieux agiter de faux hochets. Elle utilise pour ça de la coercition, de la ségrégation et de la lobotomisation des sujets Kabaliens. La présence de Balsilek Ishaq à la conduite des affaires à Printempériebourg n'est que la manifestation d'un projet « TOKEN » visant à recréer une fausse Kabalie pour faire écran à une vraie Cramoisie. Ce projet est manifeste, et il est une insulte à l'intelligence de tous les acteurs sincèrement intéressés à la résolution de la crise. Ce « Plan Tromperie » est la dernière menace en date émanant des actionnaires de la R.A.D. Après les menaces humanitaires, sécuritaires et politiques que cette entité fait peser sur le reste du monde, la menace mentale, par la manipulation, le gaslighting, le négationnisme et la production de discours en vue de créer une réalité virtuelle inversée, est infligée à la face du monde.

    L'Azur est insensible à ces procédés manipulatoires éculés et grossiers, et il invite tous les acteurs à se concentrer, comme boussole au milieu de la tempête fécale des discours contradictoires des actionnaires de la R.A.D., sur les faits. Les faits sont les suivants.

    Premièrement, aucune justice n'a été apportée aux Kabaliens après leur génocide. En lieu de cela, le « Plan Tromperie » se déploie pour créer l'illusion d'un pays joyeux et réconcilié, ayant rendu aux génocidaires une « punition » qui a la forme d'une récompense : le maintien de tous leurs profits et l'adhésion à tous leurs projets colonialistes, écocidaires et mégalomaniaques. Cette fausse justice, qui n'est qu'une humiliation supplémentaire visant à proroger la colonisation réelle, accentue la violence ressentie du génocide et de la colonisation. Elle vise à déposséder les colonisés de leur identité, de leur langage, de leurs symboles, de leurs mots, pour reconstituer une chrysalide de mensonges protectrice autour des intérêts des actionnaires. La justice consiste à défaire cette chrysalide et réinstituer l'ordre symbolique qui remet la victime debout et qui ramène l'agresseur à la réalité de ses actes. Cette justice, pacifique, profonde et sincère, ne peut faire l'économie d'un processus crédible et réparateur, sans quoi l'humiliation ne sera qu'insupportablement prolongée.

    Deuxièmement, les structures coloniales sont toujours présentes dans la R.A.D. La presse coloniale est toujours aussi en vue, malgré son engagement très récent à promouvoir le génocide. Les entreprises coloniales déploient leurs activités illégales et dangereuses, notamment la Maison Dalyoha. Les actionnaires imposent leur contrôle de fait du pays par les institutions et par les grands projets coloniaux qu'ils promeuvent depuis le début du Protectorat colonial. L'idéologie coloniale, enfin, qui affirme sa supériorité, qui nie l'existence de la souveraineté indigène précoloniale, qui animalise et barbarise les Kabaliens, leurs croyances, leur attachement religieux, leurs valeurs, leur autodétermination, au profit d'une idéologie importée depuis Carnavale et dont les dogmes sectaires interdisent la liberté religieuse et morale des Kabaliens, est en pleine érection. Sur tous les plans, la colonisation se poursuit avec acharnement, une anomalie historique au XXIème siècle.

    Troisièmement, l'occupation du territoire de la R.A.D. se fait au mépris des revendications des Kabaliens libres de la R.U.P.K., qui souhaitent, de façon pacifique, méthodique et transparente, retrouver l'unité de leur pays et recouvrer ce qui leur appartient : le territoire. La R.U.P.K. a indiqué cette vision et l'Azur la soutient. Cette vision n'implique aucunement ni de déportation de masse, ni de traitements violents contre quiconque. La justice n'est jamais violente quand elle peut être mise en place, et les pays de la région ont toute la capacité matérielle et morale d'assurer une transition pacifique et ordonnée pour qu'un système stable permette à la Kabalie de se réunir et de se réunifier.

    Pour ces raisons, le discours actuel de la R.A.D., et son communiqué récent, apparaissent comme des contrevérités flagrantes. Les « actionnaires » de la R.A.D., qui se prévalent d'être des Kabaliens, revendiquent leur souveraineté. L'occupation actionnariale ne saurait rimer, ni de près ni de loin, avec l'autodétermination d'un peuple colonisé. Le brouillage du discours opéré par ces actionnaires est une manoeuvre scélérate, mais malhabile, pour faire dévier l'ensemble des acteurs vers les sables mouvants de ses mensonges.

    L'Azur met en garde la communauté internationale et les acteurs concernés, qu'ils soient ou non des partenaires, face aux procédés de parasitage de la lutte décoloniale par les colons eux-mêmes, par le procédé de jeu de masque digne de Carnavale que la R.A.D. vise à mettre en place. Le Diwan a identifié l'existence d'une mafia répandue à l'international, ardemment promue en coulisses, dans le secret d'échanges informels et lâches, pour détourner des personnages et des institutions haut placées dans différents pays, afin que ceux-ci jouent le rôle attendu par les actionnaires de la R.A.D. Le Diwan redoute que cette mafia organise une parodie de négociation aboutissant sur une reddition, une capitulation et une reconnaissance de fait de la souveraineté coloniale sur un territoire occupé illégalement. Cette mafia, atteinte du syndrome de Ragecarnage autant que des maladies qu'on attrape quand on trempe dans le bain de l'actionnariat colonial, est organisée dans un seul objectif : permettre la victoire, partout et en tout lieux, de la Maison Dalyoha.

    En tant qu'acteur numéro un des catastrophes récentes infligées à l'Humanité, la Maison Dalyoha est à redouter plus que sa mafia. Colonisatrice, dominatrice et autoritaire, elle ne recherche que la suprématie totale sur tous les plans, et se délecte non seulement des souffrances qu'elle inflige, mais surtout de l'humiliation qu'elle pourrait infliger à l'Afarée en imposant son agenda colonial au XXIème siècle. La Maison Dalyoha tient à s'essuyer les pieds sur le cadavre de la lutte anticoloniale des Afaréens. Avec l'aide de sa mafia, elle prétend y parvenir.

    Mal lui en a pris : ce continent ne se laissera pas faire. Pacifique et généreux, il attend désormais des progrès réels pour parvenir bientôt à la justice. Que les sadiques aillent essuyer leurs pieds ailleurs : leurs mensonges ne nous détournent de rien, leurs subterfuges ne nous échappent pas, leur intention malveillante ne nous intimide pas. Le Diwan continuera à rechercher la résolution de la crise par la justice et la transparence. La mafia peut retourner siffler sous les pierres ; le chat ne craint pas les serpents.










    6975
    Opération Amra


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    Opération culturelle visant la République actionnariale du Désert rouge

    Pays infiltrant: Le Collectif nomade souverain, solidaire et décolonial & l'Azur
    Pays infiltré: Cramoisie/Kabalie rouge
    Prévisionnel de la date (RP) de l'action clandestine : 27/02/2019 + 21
    Prévisionnel de la date (HRP) de l'action clandestine : 25/03/2026 + 7
    Type d’opération : Propagande culturelle majeure


    Province cible : #29850

    Influences à J+0https://i.imgur.com/EDBWoOt.png
    Influences à J+7https://i.imgur.com/t7moCk4.png

    En soutien : Sylva + Tanska + Quatre Vallées (+ Azur & Messalie)


    OBJECTIFS DE L’OPERATION




    Réussite majeure :
    • L'opinion publique de la R.A.D se montre très réceptive à la propagande (la modo a décidé un entre deux entre les propositions des deux joueur en terme de population adhérent à la propagande: 50% des kabaliens, 15% des carnavalais), incluant des personnages occupant des fonctions haut placées dans l'appareil d'Etat, bascule contre le système de la République actionnariale, opposant à la propriété privée capitalistique et au sectarisme luciférien une réactivation du patriotisme nomade kabalien précolonial, réinventé et tourné vers l'établissement d'une nation nomade kabalienne souveraine, solidaire et décoloniale. Ce programme inclue le rejet de la Maison Dalyoha, d'Eden rouge, de l'actionnariat, des milices, des journaux coloniaux et de tous les reliquats de la Cramoisie. Une vaste part de non-kabaliens adhère à ce projet et veut s'y assimiler, pour retrouver une identité désirable.



    Réussite mineure :
    • Une partie notable de l'opinion publique de la R.A.D (la modo a décidé un entre deux entre les propositions des deux joueur en terme de population adhérent à la propagande: 30% des kabaliens, 10% des carnavalais). bascule contre le système de la République actionnariale, opposant à la propriété privée capitalistique et au sectarisme luciférien, mais sans projet alternatif véritablement cohérent. Une opposition de principe se forme vis à vis de la République actionnariale, mais les concernés ne disposent pas d'une clé de lecture suffisante permettant d'entrevoir une contre-société idéale.


    Echec mineur :
    • L'opinion publique de la R.A.D. n'est pas impactée par l'ensemble des faits et des publications qui l'inciteraient à changer d'avis. Les habitants se désintéressent en majorité de la question indigène kabalienne et ne se sentent pas concernés par le problème. Les intéressés font avec le régime, bon gré mal gré.



    Echec majeur :
    • L'opération est contre-productive : l'implication des renseignements azuréens est révélée, et le lobby anticramoisien génère un dégoût dans l'opinion publique. L'image de l'Azur est entachée, et la propagande sans effet sur l'opinion publique vis-à-vis de la question indigène kabalienne. De plus, l'effet est contre-productif : les habitants sont davantage soudés derrière l'idéologie du régime, la Maison Dalyoha, Eden rouge, les reliquats de la Cramoisie, et une majorité d'entre eux rejettent les arguments décoloniaux et la contradiction au régime.



    LIMITES ET CONTRAINTES DE L’OPERATION
    (ne pas hésiter à demander aux concernés l’ajout d’éventuelles contraintes supplémentaires)

    Plusieurs limites et contraintes sont à prendre en compte dans l’arbitrage de l’opération :
    • La presse coloniale est très active, bien que rarement sourcée.
    • L'argument du confort matériel est non négligeable pour corrompre l'esprit des Kabaliens survivants, même si cela paraît improbable.
    • Tout autre point à indiquer par Colin



    Moyens engagés :
  • Amra, agent d'élite des renseignements azuréens, ayant participé à la légendaire opération du Lion de Dieu à Carnavale ainsi qu'à l'appui aux militants panceltiques aux Îles Marquises, déploie un réseau de militants ;
  • Des tracts du Collectif ;
  • Des tracts pro-réunification de la Kabalie, issus de la R.U.P.K., et des affiches ;
  • De délicieuses dattes bio sans OGM, variété kabalienne, symbole des oasis précoloniaux, utilisées comme produit d'appel ;
  • Des agents azuréens infiltrés sans difficulté sur le territoire ;
  • Des articles de presse anteriens, wanmiriens, messaliotes, tanskiens, azuréens (incluant la TV et les réseaux sociaux) qui mettent en cause la viabilité du système cramoisien ;
  • la signature par plus de 40 Etats d'une Déclaration au contenu majeur et pacifique ;
  • Un Institut dédié à la réaffirmation culturelle nomade,
  • Des dizaines de citations sourcées dans le RP.

  • Notes du MJ:

    Suite aux observations et avis des deux joueurs demandés par le MJ, il a été retenu les informations suivantes comme limites et forces de l'opération en cours:
    • L'argument de la couverture médiatique lacunaire et probablement insuffisante soulignée par Colin dans son échange avec Timour est considérée un argument recevable, renforcé par la nécessité de disposer de conditions matérielles permettant leur accès. Il est donc souligné par moi-même la nécessité qu'une population doive se prévaloir d'un taux d'alphabétisation suffisante, et d'un accès facile à un média alternatif afin de développer une conscience révolutionnaire. Si le deuxième élément est partiellement rempli à mon sens, le premier est beaucoup plus difficile. Dans ce cadre, et en l'absence d'opération préalable visant à promouvoir une presse azuréenne, il est peu probable que la presse de timour ait une grande influence dans les débats.
    • Malgré la dépendance aux systèmes de survie et aux moyens engagés par les carnavalais pour assurer la survie des populations de Kabalie après les ravages nucléaires (soulignée par Colin dans son argumentaire), les kabaliens ont toutes les raisons de montrer un certain mécontentement (c'est un euphémisme) à l'idée d'avoir subit une catastrophe nucléaire, et ont parfaitement conscience que la population carnavalaise qui évolue avec eux sur le territoire est responsable de cette situation. Que le gouvernement ait "changé" ou non ne modifie pas cet état de fait, à mon avis.
    • L'utilisation de la religion faite par timour peut-être considérée comme recevable dans certains contextes. En effet, la religion peut constituer un marqueur identitaire fort permettant de construire une opposition entre deux populations, ou entre une population et un pouvoir éloigné de la réalité de ses conditions. L'incompatibilité entre l'islam local et le luciférisme est des plus évidents.
    • Remarque du MJ que les deux joueurs ne semblent pas avoir relevé: la population kabalienne est composée pour 93% de carnavalais. Dans ce contexte, il est difficile de propager à un discours anticolonial au sein d'une société à deux vitesses où la population de colons est en situation de majorité écrasante. Elle ne présente aucun intérêt matériel à adhérer à un discours anti colonial.
    • Le changement successif de régimes politiques en une très courte période est prompte à provoquer une perte de soutien et une certaine confusion parmi la population.
    • Le sentiment de "citadelle assiégée" relayée dans la presse cramoisienne, et confirmée par la réalité géopolitique de Cramoisie (ennemie de presque tous ses voisins) et mise en avant par Colin peut contribuer à souder une population autour de son gouvernement, en particulier la majorité carnavalaise (écrasante dans le pays). A nuancer de par le fait que Cramoisie est une construction politique "artificielle" et récente.
    • Le projet d'abandon des cultures OGM argumenté par timour a peu de chances d'aboutir à une large adhésion au vu des conditions matérielles de la population. Une telle position nécessite une alternative afin que la population y soit réceptive.
    • La volonté d'adoption d'un mode de vie nomade par les carnavalais est hautement improbable. Les exemples historiques d'une population urbaine retournant à un mode de vie nomade n'existent pas, sauf nécessité contrainte (par exemple, la crise économique et politique de l'occident romain au IIIème siècle a conduit à un déclin urbain, mais ce n'est pas un "projet de vie").

    L'opération a été jugée d'une difficulté "normale", et les arguments présentés ont été compris dans les modificateurs existants. Les issues ont été légèrement modifiées afin de mieux représenter une gradation entre ces dernières.

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    🔴 La R.A.D. a-t-elle un espace aérien ?
    « Non », répond le Diwan, qui ne reconnaît pas la souveraineté de la R.A.D. et estime donc ne pas pouvoir l'avoir violé.


    🔴 L'observatoire azuréen de la démocratie lit-il la presse ?
    « On ne va pas vous prendre par la main », réplique la rédaction de SARGHAT, qui estime avoir joué un rôle crucial de contre-pouvoir dans l'opposition au Plan Gazier du Diwan en 2015, et qui renvoie l'observatoire étranger à la lecture de ses articles.



    🔴 La porte-parole des Natifs afaréens doit-elle répondre au seul journal 100% afaréen ?
    Le « Papier de Verre », journal sataniste fondé par le « Protectorat colonial » dans les premiers mois du génocide kabalien, se pose la question.


    🔴 Amastan Ag Amenay : la folle rumeur sur ses origines
    « Qu'il cite le nom de son grand-père ! » exige un sceptique, qui met en doute la lignée d'Amastan Ag Amenay Ag Aylan, que sa biographie, disponible en libre accès sur le portail du ministère, déclare né en Kabalie.


    🔴 67 % de soutien à la propriété des Dalyoha, contre 24 % d'adhésion au nomadisme traditionnel : les chiffres du porte-parolat natif sont-ils fiables ?
    « Ne pas surinterpréter » est primordial, selon les sondeurs.
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    Cadeau


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    — Amra, ne te penche pas comme ça.

    — Tu vas tomber reviens ici tout de suite !

    Les hélices font un bourdonnement lointain et ininterrompu. Sur son coussin d'air l'habitacle s'ouvre soudain, dans un bruit de métal l'air passe dans la porte entrebâillée sur la coursive, la matronne fait rentrer les enfants à l'intérieur de l'habitacle. S'y trouve, entre des volets de bois peint, sur des tapis, un goûter. Le Khalife voyage avec sa suite vers Daranshi, au pèlerinage de Syrane orientale.

    — C'est tellement lent... Cet appareil est une tortue volante. Un éléphant...

    — Le dernier du vingtième siècle, dit-on.

    Une perlée de sommets écrêtée par l'écume des nuages défile en-dessous. Sur la rambarde, l'air glacial, le vent puissant, la force aussi des moteurs qui canalise l'air et l'emprunte comme un bateau sur une rivière se passe de voiles.

    — Comment va-t-il ?

    — Il dort.

    — Ce voyage est une plaie. N'aurait-il pas dû rester au lit ? Dans son état de santé...

    — Le Khalife n'aurait pu manquer de célébrer l'urs cette année. Il y trouvera la baraka, Insh'Allâh.

    — Insh'Allâh.

    Ils se taisent quelques instants. Les flots d'air froid déambulent autour du profil ciselé du dirigeable.

    — Tu es un fidèle, Kubilay.

    — Je fais seulement ce qui doit être fait.

    — A son réveil, je suis sûr que le Khalife te félicitera.

    — Merci, Sheikh.

    — Karagöz, en revanche, c'est moins sûr. C'est toi qui a insisté pour ce voyage. Si la santé de Son Altesse..

    — Notre vie à tous est dans les mains de Dieu. Le Grand Vizir doit accepter que la volonté de Dieu passe avant son calendrier politique.

    — Kubilay, je suis transparent avec toi. Nous savons tous que le Khalife est âgé et malade.

    — Que Dieu lui vienne en aide et rétablisse sa bonne santé.

    — Oui... et qu'Il ait miséricorde. La période est délicate.

    — Avec la prière et la confiance en Dieu, je ne crains rien.

    — Qu'Il t'entende, mais le Sérail n'a pas la même oreille que Lui. Depuis qu'internet est devenu légal, on s'attend à tout. Cette année, les élections...

    — L'Azur peut se passer d'élections. La Shari'a n'en exige aucune.

    — Depuis Ibn Muhieddin, l'avis est plutôt qu'elles sont nécessaires. Tu sais comme moi que la Constitution est basée sur cette reconnaissance. C'est la shûra, et...

    — La shûra n'implique pas nécessairement des élections. C'est une consultation.

    — Dans notre système, les élections servent justement à ça : à consulter le pays. Corporations, notables, institutions confessionnelles, et le tout venant des citoyens. Je ne vais pas te refaire la jurisprudence islamique. Aujourd'hui, que cela te convienne ou pas, c'est ainsi que l'Azur est fait. Kubilay, si le Khalife...

    — On consulte ceux dont l'avis compte.

    — Le tien compte.

    — Karagöz veut m'acheter. M'élire après le Khalife, pour que je protège ses libertés civiques.

    — Sinon l'opposition...

    — Quel est son prix ? Je t'écoute.

    — Je... on ne prétend pas t'acheter.

    — Détrompe-toi !

    Kubilay éclata de rire. La porte de l'habitacle s'ouvrit à nouveau sur la passerelle extérieure.

    Shaykh !

    — Tiens Amra. Tu n'es pas à l'intérieur ?

    — Je veux voir les nuages.

    La petite fille posa ses deux mains emmitoufflées sur la rambarde. Elle jeta les yeux vers le bas. Une couche de nuages ramollies par l'air humide du sud-ouest se formait à la rencontre du relief. La lumière passait finement sur sa texture.

    — Amra, revient ici tout de suite !

    — Laissez, s'il vous plaît. Elle adore regarder le paysage.

    — C'est comme si j'était un oiseau.

    Elle fit des petits mouvements, comme de natation. L'homme se pencha à nouveau vers Kubilay.

    — Vraiment, je te prie d'y réfléchir...

    — Amra, dis-moi.

    — Oui shaykh ?

    — Imaginons que quelqu'un de très important veuille te faire très plaisir. Il voudrait t'offrir un cadeau, un beau cadeau, un gros cadeau. Qu'est-ce que tu lui demanderais ?

    Un oeil ouvert un oeil fermé, Amra demeura circonspecte.

    — J'ai bien une idée, mais ça n'existe pas.

    — Pas encore, Amra. Bientôt, peut-être.

    La petite fille étendit les bras pour faire comme des ailes.

    — Un petit avion ?

    — Un petit avion, d'accord.

    — Plein de petits avions ! pipipipipipipi

    — Plein de petits avions.

    — En papier.

    — En papier.

    — Pour aller partouuut

    — Amra reviens ici maintenant !

    L'enfant fut redirigée manu militari à l'intérieur de la cabine. La porte claqua, métallique et sonore, absorbant à nouveau l'intérieur du dirigeable habitable.

    — Vous la connaissez ?

    — C'est mon élève.

    — Si jeune ?

    — Certains d'entre eux ont des histoires difficiles.

    — Elle semble déterminée...

    — Elle ira loin, insh'Allâh.

    — Pas trop loin j'espère.



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    — Amra, tu es avec nous ?

    Elle rouvrit les yeux. La camionnette arrivait à hauteur de la localité. Le soleil cuisant chauffait tout autour d'eux.

    — Excusez-moi, je me suis assoupie.

    Elle se redressa légèrement. Son voile laissa apparaître la racine de ses cheveux noirs. Une lumière enflammée brillait au-dessus du monde, découpant la silhouette des pierres, la rugosité des montagnes, le flou des coulées de sable. Un rouge monstrueux faisait vibrer les rayons et absorbait follement la chaleur du soleil, restituée en une brume étourdissante propice à tous les mirages. Les yeux plissés, Amra parcouru du regard la ligne hypnotique de l'horizon, fine, noire et brutale, qui séparait le rouge vif du désert et le ciel bleu azur.



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    Vous ne ferez plus jamais de schémas
    AVEC YANIS WARUMKAHN
    Un plus un font trois !


    https://lhommeheureux.fr/wp-content/uploads/2021/10/Idriss-Aberkane-sur-un-fauteuil.jpg


    Professeur émérite en économie des nombres irréels, Brainrot University
    Coach Enfumaging & Circular Reasoning Management
    Avocat spécialisé en droit des contentieux toutologiques
    Médaillé « HASBARA TALENTS 2019 »
    Auteur de 8 ouvrages dont le best-seller Speeding up to Magickrados : Introduction à l'économie Dalyoha (Faillo, 2018)
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    Ce que nous sommes


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    Nous n'avions même pas de nom. On n'avait pas pensé à nous en donner. Nous n'étions que des grains de sable chaud qui disparaissent quand on marche dessus. Un espace sans vie ni histoire. Nous n'avions choisi ni nos couleurs ni nos contours : ils ont été écrits par d'autres. Jamais notre pays n'aurait porté de nom, encore moins aurait-on connu un seul de ses visages. Nos voiles, nos mains et nos postures n'étaient pas assez photogéniques pour les publicitaires au moment de lancer la campagne de com'. En réalité nous ne les intéressions pas. Nous flottions dans le néant duquel jaillit, comme un missile phallique, la légende névrotiquement coloniale. Aucune pensée sur nous n'aurait même effleuré votre esprit. Pourtant nous étions là.

    Nous nous sommes donnés notre nom nous-mêmes. Il ne vient pas des colons et de leur monde. Nous l'avons saisi et nous l'avons répandu. Nous l'avons modulé à notre guise. Nous avons dit que nous étions là. Et le monde nous a découvert.

    Butant sur notre existence, le colon nous a dépouillé. Vous serez comme ci et comme ça, dit-il en faisant de nous les jouets de son rituel d'humiliation. Névrose coloniale encore, qui vient de Dieu sait où, solitaire et tourmentée. Il a fait de nous les hochets complémentaires, protagonistes de son conte renouvelé. De joyeux et bêtes esclaves, anecdotiques.

    Notre existence depuis est une violence de tous les instants pour la colonie. Nous l'assiégeons du regard. Nous la tourmentons. Nous sommes là et nous ne sommes pas elle : c'est catastrophique. Nous sommes là et nous sommes irréductibles. Ni assimilés, ni aliénés. Nous sommes là et même en nous tuant tous on ne ferait pas disparaître l'eau irréversible qui dilue petit à petit la morgue et la folie du colon dans une froide anxiété d'adaptation. Le colon a mal au côlon et il en chie des bulles. Elles ont toujours une odeur de soufre : c'est celle de la peur.

    On peut replier l'univers comme une petite cocotte en papier. À volonté, nous donner des ennemis imaginaires, nous imaginer des épiphanies collectives, nous faire croire aux explications circonstanciées d'un juriste qui sue à la tribune. Pourtant nous sommes là et nous avançons. Le moindre de nos pas est un éclat de tonnerre aux oreilles de la colonie. Au pied ! À la niche ! La colonie nous rappelle à l'ordre. Nous devons disparaître et devenir elle. Nous sommes elle, se persuade-t-elle, ou bien de mauvais génies.

    Pourtant nous sommes là. Nous sommes innocents de la terreur que nous t'inspirons, colon. Soigne ta névrose. Nous ne sommes ni dominés, ni oblitérés, ni aliénés, ni convaincus par ton explication laborieuse, fantasque, confuse. Laisse nous en paix. Laisse nous exister dorénavant, sans chercher à nous nuire et nous annexer. Tu n'y parviendras pas. Tu n'y es pas parvenu. Nous sommes là et nous y resterons.

    Nous n'appartenons ni à ton Etat, ni a ses stratégies. Nous n'appartenons pas à tes frontières matérielles et mentales. Nous t'échappons. N'en ai pas peur. Embrasse-nous du regard et réjouis-toi de notre présence. Inspire l'air, nous sommes comme lui : nous sommes les hommes libres. Nous sommes les Imazighen.



    Le Collectif Nomade


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