29/06/2018
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[Presse] La Presse papier makotane - Page 6

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Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie en demie teinte ou tramage noir et blanc d'une femme en Robe du XIXe siècle (la veuve Lavacher ). La femme est sur une place dans une assemblée en bois style XIXe et flanquée hommes en costard du XIXe et ne reprend évidemment pas la scéne de l'image que je t"ai donné et pas la même pause non plus. et elle est légendée : "Mme Lavacher, veuve du l'industriel de l'armement, siège à présent à la Chambre censitaire en représentation de son défunt mari"

Comment fonctionne notre Congrès ?, In Les Nouvelles du Makota, le 13/02/18



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Articles connexes et références

Le Congrès du Makota

la Veuve Lavacher

Mlle Poulin

La loi Ménoville




Le texte en blocComment fonctionne notre Congrès ?
Profitons que le Congrès accueille pour la première fois des femmes dans ses rangs pour nous arrêter son fonctionnement
Puisque la loi Ménoville entraîne quelques chan-gements de têtes (et de sexe) dans deux des trois chambres de notre Congrès, nous avons estimé qu’il était grand temps de rappeler à nos lecteurs la manière dont fonctionne la noble institution qui est au centre de la vie politique de notre République. Par cette enquête, que nous avons essayé de rendre la plus complète et didactique possible, nous tâchons d’expliquer au mieux à nos estimés lecteurs tout ce qu’il convient de savoir sur cette institution, ses pouvoirs et ceux qui y siègent.
Commençons par un peu d’histoire
Comme on l’imagine aisément, il n’y a pas toujours eu de Congrès au Makota. Durant toute la première partie de son histoire — la période proprement dite de colonisation — il n’existait aucune instance représen-tative de discussion et de décision: les communautés puis les ranchers se parlaient directement de grès à grès. Il faut bien comprendre que notre beau pays a eu des débuts très modestes et qu’il n’y avait donc aucune structure parlementaire de 1735, date d’arrivée des premiers colons, jusqu’à 1850, année de la Procla-mation de la République du Makota. Ce n’est qu’à partir de 1850 qu’est formé le Congrès en même temps que la Présidence de la République et les magistratures nationales. Concrètement, c’est la Constitution de 1850 qui fixe le nombre des chambres à trois et les modalités de leur composition. Depuis lors, rien n’a changé pour l’essentiel puisque le Makota conserve toujours la même Constitution, laquelle est à la fois son squelette et son âme. Évidemment, çà et là, à la marge, des choses ont changé — notamment le nombre des membres des chambres et les conditions pour y entrer — mais l’esprit des institutions demeure rigoureu-sement identique à celui qu’ont voulu nos pères, dont les noms vous sont naturellement familiers : les Irreville, les Vèque, les Poulin, les Pont, et quelques autres encore qui, pour la plupart, conservent leurs héritiers dans au moins une des chambres. Car chez nous, nous avons le sens de la continuité et des traditions et cela se manifeste très concrètement par des dynasties de congressistes.
Comprendre le tricamérisme makotan
Notre pays a cela de particulier que son Congrès ne dispose pas de deux chambres mais bien de trois, et ce depuis la fondation de notre République. Ce tricamérisme, qui est l’âme de notre vie parlementaire, est pensé pour éviter les égalités et donc les situations de blocage. Il permet aussi de mieux représenter les composantes essentielles de la Nation, celles dont la voix compte. C’est ainsi qu’en plus de la Chambre des Opinions — qui est la chambre démocratique reposant sur le suffrage universel et proportionnel — siège aussi la Chambre foncière, qui représente la terre et ceux qui la possèdent, mais aussi la Chambre censitaire, qui rassemble les contribuables qui, par leurs impôts, contribuent le plus au budget de l’État. Nous allons naturellement nous pencher sur chacune de ces trois chambres ; retenons cependant, à ce stade, qu’elles ont toutes les trois le même pouvoir et les mêmes compétences, et que pour obtenir un vote du Congrès il faut la majorité simple dans au moins deux des trois chambres. Traditionnellement, les chambres foncière et censitaire votent ensemble pour tout ce qui est économique et administratif, tandis que tout ce qui est moral ou sociétal passe en général davantage par le vote commun de la Chambre foncière et de celle des Opinions. Retenons ce principe général, qui est et demeure toujours globalement vrai : la Chambre censitaire est libérale économiquement et plutôt progressiste ; la Chambre foncière tient un agrarianisme assez traditionnel et patriarcal; quant à la Chambre des Opinions, elle est entre les mains des Ligues et est donc réactionnaire.
Les compétences du Congrès
Vous le savez, notre bon Makota n’est pas un pays centralisé. Il repose énormément sur les autorités locales d’une part, et sur des magistrats élus d’autre part. Il en ressort que le pouvoir administratif est finalement assez limité. Et ce pouvoir administratif est entre les mains du Président de la République et de ses hommes (c’est-à-dire le Gouvernement). Aussi, le pouvoir des Chambres n’est en rien lié à l’administration des hommes et des choses, mais le Congrès dispose malgré tout de quatre compétences qui lui sont propres et qui sont d’une grande importance dans la vie de la nation.
Premièrement — et ce n’est pas rien — c’est le Congrès qui élit le Président de la République, et non les électeurs de la Chambre des Opinions, contrairement à ce qui se fait ailleurs dans les autres républiques du monde. C’est en somme un suffrage indirect où est élu quiconque reçoit les suffrages de deux des trois chambres, et ce pour une durée de cinq ans, indéfiniment renouvelable.
Une autre compétence, c’est la fonction législative : les chambres votent les lois. Mais que l’on ne s’imagine pas que le droit makotan soit de nature codifiée, civil, continental ; il est au contraire pour l'essentiel de type Loi Commune, c'est pourquoi les lois sont peu nombreuses (jamais plus de 2 000), généralement assez courtes et déclarant des principes plus que des prescriptions précises, méthodiques et casuistiques, lesquelles relèvent de la Loi Commune de chaque comté et dont l’application dépend de juges élus (lesquels ne peuvent cependant pas juger contra legem). À cela s’ajoute le fait qu’une loi proclamée n’est pas amendable : elle ne peut être qu’abrogée. En somme, peu de lois, et qui sont non toilettables. Ce qui fait que le passage d’une loi est rare et que l’on en abroge autant que l’on en passe, et donc elles demeurent un petit nombre. L’activité législative est donc faible et les institutions du Makota appliquent l’adage antique selon lequel on ne doit remplacer une loi que d’une main tremblante. C'est que la loi n'est pas à comprendre comme quelque chose de réglementaire mais plutôt comme quelque chose de semi constitutionnel, en un sens. Tout ce qui est législatif doit se faire à l’initiative du Président (son projet de loi) et recueillir le vote de deux des trois chambres. Évidemment, tout texte est amendable avant vote, mais il faut que deux chambres votent le même texte dans une même version pour qu’il soit déclaré voté ; et s’il ne plaît pas en l’état au Président, il lui est loisible de ne pas le promulguer (ce qui n’est pas le cas des autres compétences, pour lesquelles le Président est tenu de se soumettre).
Une troisième compétence est celle de surveiller, et au besoin de poursuivre, les magistrats. On appelle magistrat toute personne élue pour exercer une fonction de service public : les principaux magistrats sont les juges, les procureurs, les shérifs et les maires. Le Congrès contrôle les actes de ces magistrats non seulement au regard de la loi (et de la Loi Commune), mais également au regard de leur édit initial — texte très réglementé où le candidat expose les principes et le budget qu’il appliquera s’il est élu — car les magistratures comportent une forte part de mandat impératif. Il s’agit d’une compétence dans laquelle les chambres ont un pouvoir d’initiative, mais dont la décision doit ensuite être validée par référendum à l’échelle concernée, c’est-à-dire dans la juridiction même où officie le magistrat. Ce pouvoir de contrôle s’applique également au Président et à ses hommes, mais sans qu'il soit besoin de recourir à un référendum, puisque le Congrès est lui-même le corps électoral.
La quatrième compétence, enfin, est celle d’avoir le dernier mot sur l’ensemble des accords internationaux et des traités. Le Président ne peut rien signer avec un autre État s’il n’a pas reçu du Congrès l’autorisation de le faire. Une fois ses négociations achevées avec un pays quelconque, lorsqu’il estime que le traité peut être adopté — en général lorsqu’il comporte une composante commerciale et n’entraîne aucune atteinte à la souveraineté, à la religion ou au protectionnisme économique du Makota — il le soumet au Congrès pour validation et si deux des chambres l'agrée, il reçoit l'ordre de signer.
La Chambre des Opinions
Comme indiqué précédemment, la Chambre des Opinions est la chambre démocratique : elle est composée d’hommes élus par l’ensemble des citoyens de l’État, selon le principe du suffrage universel masculin, à la proportionnelle par listes à un tour. Elle comprend trois cents parlementaires, soit un siège par tranche de 0,33 % obtenue par une liste. Les sièges non attribués lors du premier comptage sont ensuite distribués à l’arrondi, en priorité aux listes n’ayant obtenu aucun élu. Comme pour les deux autres chambres, les membres sont élus pour trois ans. Mais contrairement aux deux autres, qui ne connaissent qu’une révision et non une dissolution, la Chambre des Opinions est automatiquement dissoute à l’issue de son mandat, avant d’être renouvelée par de nouvelles élections (ses membres pouvant naturellement se représenter). Cette chambre est réputée turbulente et volontiers chaotique, puisqu’elle reflète l’ensemble du spectre des opinions de la nation. Toutefois, ainsi qu’on l’a déjà indiqué, elle est structurellement ligueuse (les Ligues sont les organisations réactionnaires) dans sa majorité. Souvent négligée pour les votes, elle est surtout connue pour ses Remontrances, textes publics non contraignants qu’une chambre peut émettre pour faire connaître son avis quand on n'a pas sollicité son vote et que le Gouvernement a l’obligation légale de publier. Sa principale activité, en revanche, demeure la surveillance des magistrats, qu’elle exerce avec constance.
La Chambre Foncière
Cette chambre est celle qui représente la terre et ceux qui l'exploitent, c'est à dire les Ranchers. La République de l'Etat du Makota a été construite par les Ranchers et leurs vachers, en conséquence de quoi ils ont une chambre pour eux. Concrètement, il y a vingt-deux membres de la Chambre foncière, c'est à dire un par comté. Tout les trois ans, on assiste à la révision des sièges, c'est à dire que l'on vérifie que tout le monde a bien la majorité des propriétaire de son comté le soutenant. Comme on ne vote pas à la tête mais en proportion de la terre que l'on possède dans le comté, il existe des familles qui, parce qu'elles possèdent la majorité des terres, sont structurellement à la chambre foncière. C'est le cas, par exemple de la famille Irreville, la famille de notre Président, qui possède l'essentiel des terres du comté de Irreville-le-domaine, ou de la famille Poulin pour le comté de Grand-Prè ou encore des Pont pour le Comté de La-Vallée ou Ménoville pour le comté de Plan. Cette chambre ne siège pas en hémicycle mais en conseil autour d'une table et, comme nous l'avons déjà indiqué, est foncièrement, sans mauvais jeu de mot, attaché à la défense des intérêts de l'agrarisme en général et du Vacherisme en particulier. Notons qu'il est d'usage que les présidents du Makota soient issus de cette Chambre (même quand ce ne sont pas des Irreville).
La Chambre Censitaire
La Chambre Censitaire est celle qui représente les contribuables (et dans les faits, les plus riches), elle se compose des cinquante hommes (ou leur représentant) payant le plus d’impôts. Au Makota, les milliardaires et les multimillionnaires ont, en effet, intérêt à payer leurs impôts car cela peut être synonyme de pouvoir. Il en ressort que la Chambre censitaire est par excellence une chambre ploutocratique. Il en ressort aussi qu'elle est la chambre des industriels plus que des propriétaires terriens et que ce sont les intérêts des industriels et des marchands quelle porte. Comme la chambre foncière, elle est révisée tout les trois ans sur la base d'une liste produite par le Trésor du Makota, C'est aussi du fait de cette composition que cette chambre a des tendances libérales sur le plan économique et peu traditionaliste sur le plan social. En ce qui concerne ses membres, certains noms sortent du lot, ces quelques familles qui à l'ordinaire siège et dans la Chambre foncière et dans la Chambre censitaire, c'est le cas, là encore, des Irreville, la famille de notre président ou la famille Poulin. Outre donc, ces congressistes à la double casquette, siègent ordinairement à cette Chambre M. Vèque, le maire de Sainte-Régine, capitale du Makota, ou encore Mme la veuve Lavacher, qui est la principale représentante de notre complexe de l'armement.
Des femmes au Congrès
Cela fait des décennies que l'on peut trouver femmes au Congrès, mais jusqu'à présent, c'était pour servir aux nombreux et fastidieux travaux de reprographie dactylographique, aux servicex divers, à la cuisine ou au secrétariat ou bien encore à d'autres ouvrages moins nobles puisque le Congrès, comme tout lieu de pouvoir, a toujours été surpeuplé de courtisanes bien avant que l'on songe à y admettre des femmes honnêtes. Aujourd'hui, la nouveauté qu'apporte la loi Ménoville et à l'occasion de laquelle nous publier ce papier, réside dans le fait que les femmes peuvent désormais siéger en représentation de leur père ou mari défunt ou incapable ou bien de leurs enfants mineurs ou à naître. Évidemment, il s'agit là d'un droit dérogatoire relatif au statut de mineure émancipée. Les femmes n'étant pas électrices ni éligibles pour autant.



Commentaire extradiégétique
La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie de presse en demie teinte ou tramage, noir et blanc, de nos jours, de qualité, dans la prairie, une centrale à charbon en fonctionnement avec au premier plan M. Véque (Mel Gibson) avec un costard du XIXe et posant fièrement à coté d'un pancarte planté dans le sol : "Véque Electricité" et le Logo est un V stylisé avec la foudre électrique en futurisme des années 30. Et elle est légendée : "M.Jacques Véque, maire de Sainte-Régine, chef des Productiviste et PDG entre autre d'une entreprise de fabrication d'électricité"

Nos infrastructures électriques sont-elles à la hauteur ?, In Le Makotan Mécontent, le 25/02/18



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Articles connexes et références

Le Congrès du Makota

la Veuve Lavacher

Mlle Poulin

M. Véque





Le texte en blocNos infrastructures électriques sont-elles à la hauteur ?Enquête sur l'état de nos réseaux locaux de producteurs privés qui font face à des besoins d'énergie toujours croissants.
Cela fait bientôt un demi-siècle que nous avons commencé à l’adopter, et encore moins de temps qu’elle est entrée dans presque tous les foyers. Nous parlons naturellement de l’énergie électri-que, cette formidable invention qui a changé en profondeur notre mode de vie, le rendant considé-rablement plus simple et plus confortable — trop, diront certaines. Toujours est-il que cela fait des décennies qu’elle est devenue totalement indispen-sable pour nombre d’entre nous, notamment pour toutes les professions en lien avec les transmi-ssions et la communication en général, sans parler de cet électronique naissant qui, sous l’impulsion des Jashurians et de la Fang, entreprise icamienne, fait entrer peu à peu notre bon vieux Makota dans l’ère numérique.C’est pourquoi, on le comprend bien, l’électricité est devenue un véritable enjeu national, et l’on est en droit de se demander si notre système actuel — c’est-à-dire la production et la distribution à l’échelle du comté ou de la municipalité, et non nationale — demeure perti-nent aujourd’hui, ou s’il ne serait pas la consé-quence malheureuse de nos faiblesses institu-tionnelles. C’est ce que nous essaierons de voir avec vous dans cet article en forme d’enquête.
Une petite histoire de l’électricité au Makota
Aussi incroyable que cela puisse paraître aux plus jeunes d’entre nos lecteurs, il n’y a pas d’électricité au Makota avant 1969. Pas officiellement. On trouve bien quelques groupes électrogènes d’importation de l’Empire du Nord, ça et là, à la frontière ou dans les industries minières les plus technologiques, mais on n’en trouve pas dans les foyers, même les mieux en fonds. On s’éclairait alors intégralement au gaz ou au pétrole, tandis que l’on se chauffait au charbon. La fin de l’isolation — ou plutôt de la Grande Isolation — advient donc en 1969 sous la présidence de Jean Irreville I. C’est concomitamment au départ des premiers colons vers l’Icamie que les premières centrales électriques font leur apparition. Il s’agit alors exclusivement de centrales thermiques au charbon, seule énergie que nous produisions à cette époque. Mais le réseau demeure extrêmement limité et seules les grandes villes disposent d’une petite centrale ; l’électricité reste chère, peu accessible, et cantonnée à l’éclairage des quartiers administratifs et huppés où il commence à se substituer à l’éclairage au gaz avec disparition progressive des lampistes municipaux. Il faut attendre 2005 et la mise en place de l’Ouverture Raisonnée, par le président Jean Irreville II, pour voir apparaître des petites centrales à charbon dans l’ensemble des comtés, même les plus ruraux et les moins peuplés. Mais il faudra encore patienter jusqu’en 2015 pour que notre pays soit enfin totalement électrifié dans l’ensemble de ses districts et municipalités — ou presque. En 2016, il y a un peu moins de deux ans, d’importants accords sont conclus entre l’État du Makota et l’Empire de Slaviensk. C’est dans ce cadre qu’est introduite l’énergie nucléaire, par le moyen de mini-réacteurs encore en construction à ce jour mais qui, à terme, alimenteront les principales villes du pays et leurs alentours immédiats. Car nous ne produisons pas seulement du charbon, mais aussi énormément d’uranium, ce qui nous permet d’être autonomes énergétiquement (hors essence, que nous devons importer).
Un fonctionnement largement décentralisé et local assez peu efficace mais autonome
Vous l’aurez compris : il n’existe pas chez nous de réseau national, et vous ne pouvez pas disposer de l’énergie de la centrale d’à côté si vous n’êtes pas raccordé au même réseau qu’elle. L’électricité, chez nous, est avant tout une compétence municipale et de district (l’équivalent rural). Il arrive cependant — et c’est même en réalité assez fréquent — que les plus petites municipalités (ou les plus pauvres) et les districts les moins peuplés s’associent dans le cadre de vastes régies électriques. Mais la norme demeure l’échelon inférieur : la municipalité ou le district. Dans tous les cas, il existe une régie locale, gérée par le maire, et un service d’électricité qui peut parfois se borner à être l’électricien du coin et ses assistants. Il en ressort que les réseaux sont petits, que les centrales sont généralement de faible envergure, et qu’il existe une mosaïque de réseaux sur tout le territoire. Notons que les centrales peuvent être privées ou publiques, mais que, dans les faits — sauf pour les toutes petites installations — elles sont presque toujours privées.
Une agence pour inspecter les installations et les réseaux : Agence d’Électricité du Makota (AEM)
Le fait que l’on trouve une multitude de réseaux séparés, nombreux et complexes, n’empêche nullement qu’il existe un corpus de règlements et de normes que tous les producteurs et distributeurs d'électricité doivent impérativement respecter, sous peine de lourdes amendes, voire de fermeture. Ces normes consistent essentiellement à assurer un fonctionnement universel des appareils électriques sur l’ensemble du territoire : mêmes prises, mêmes voltages, mêmes unités de mesure, etc. Tout cela est géré par l’une des quelques agences du Makota, structures dépendant directement du Président et des Chambres, et qui, en leurs noms, disposent d’une autorité contraignante sur les entreprises et les collectivités locales. Pour ce qui concerne l’électricité — production comme distribu-tion — tout est normalisé et inspecté par l’Agence d’Électricité du Makota (AEM). Les inspecteurs de l’AEM parcourent en permanence les installations du pays et relèvent scrupuleusement l’ensemble des anomalies qu’ils trouvent. On peut donc dire que si le marché est globalement très ouvert, il n’est pas pour autant totalement anarchique. D’autant plus qu’à présent, avec le développement en cours du nucléaire civil, l’AEM dispose de moyens de contrôle encore plus importants — bien que ce soient surtout les centrales à uranium qui concentreront l’attention des inspecteurs et les réglementations futures.
Quel est notre mix énergétique ? Plus divers qu’on ne pourrait le croire : le charbon n’est pas la seule source d’énergie exploitée au Makota.
Comme vous le savez très certainement — ou, en tout cas, comme vous pouviez le comprendre à la lecture de cette enquête — c’est le charbon qui règne en maître chez nous. Cela vient du fait que nous en extrayons des quantités considérables de nos mines. Nous disposons aussi de quelques barrages hydroélectriques le long des affluents du fleuve Makota, le grand et beau fleuve qui traverse notre pays du nord au sud. L’énergie géothermique commence également à être exploitée dans le parc des Pierres-Jaunes. Et enfin, il y a le nucléaire, dont nous avons déjà dit quelques mots et que nous installent les ingénieurs de Slaviensk. Lorsque les centrales nucléaires seront construites et fonctionnelles, nous aurons un mix qui sera approximativement le suivant : charbon (65 %), nucléaire (20 %), hydroélectrique (10 %), géothermique (5 %). On le voit : le Makota est loin du “tout-charbon” que l’on se figure habituellement.
Des centrales et réseaux souvent bas de gamme : L’AEM conseille à touts de disposer d’un générateur à déclenchement automatique
La diversité future de nos sources d’énergie ne doit pas nous cacher le fait que nombre de nos centrales électriques — heureusement uniquement celles au charbon et pas nos barrages — sont dans un état assez lamentable, et que les réseaux locaux sont déjà vieillissants ou ont été mal posés et mal pensés. Il en résulte des pannes fréquentes nécessitant un arrêt partiel voire total des centrales, et des réseaux qui tombent spontanément en rideau, avec à la clé des incendies et autres dangers mortels. Ce n’est pas pour rien que l’Agence d’Électricité du Makota (AEM) conseille à tous les usagers, et en particulier aux cliniques et aux épiceries, de disposer de leur propre groupe électrogène à déclenchement automatique. Du reste, le niveau d’équipement est très élevé, presque systématique et ils sont rares les imprudents qui n'ont pas un générateur automatique et fonctionnel. Ainsi, lorsque l’électricité s’éteint, une source individuelle se met en route automatiquement, empêchant ainsi certains désagréments comme la rupture de la chaîne du froid ou l’arrêt de machines vitales. Notons d’ailleurs que certains industriels — essentiellement miniers — installent en général leur propre centrale à proximité de leurs installations d’exploitation afin d’obtenir une électricité permanente et entièrement à leur convenance. C’est ainsi, d’ailleurs, que se constituent parfois de nouveaux réseaux électriques. En somme, dans la plupart des collectivités, le réseau n’est ni stable, ni fiable, et tout le monde en a pris note — y compris les officiels et les gouvernementaux.
Qui sont les principaux constructeurs de centrales et exploitants électriques ? Les grands noms sont des industriels connus : Véque, Poulin, Lavacher.
Il n’est pas surprenant que le secteur de l’électricité soit investi par les grands industriels du pays, compte tenu de son importance vitale pour l’industrie et du fait indiscutable qu’une centrale électrique est, au fond, un type d’usine comme un autre. Le leader du marché en termes de qualité et de technicité — en somme, le fournisseur des centrales les plus modernes — est indiscutablement M. Véque, l’un de nos plus grands industriels et maire de Sainte-Régine, capitale du Makota, que l’on voit poser devant l’une de ses centrales pour illustrer cet article. La Véque Électricité est de loin la plus réputée des compagnies de production électrique. Cela se voit concrètement par le fait qu’elle possède et exploite près de 40 % des centrales électriques du pays (hors nucléaire). Mais il ne faudrait naturellement pas oublier la Compagnie Poulin d’Électricité, et ses 30 % de parts de marché, qui s’est fait une spécialité de fournir l’énergie thermique la moins chère possible — au détriment de la stabilité et du rendement à terme. Les 30 % restants se trouvent entre les mains d’acteurs plus modestes. Enfin, il y a la Compagnie Lavacher. La Lavacher s’est spécialisée dans les centrales à destination industrielle ou minière, et c’est également elle qui construit — et assumera l’exploitation — du parc nucléaire makotan. La Veuve Lavacher doit certainement le monopole du nucléaire au fait que son entreprise, la Lavacher Armement, est le principal acteur du complexe militaro-industriel makotan. En tout cas, il se murmure dans les milieux bien informés que M. Véque préparait un procès contre la jeune veuve, au motif d’une concurrence déloyale et pour le partage de ce gros gâteau qu’est le nucléaire.
Pourquoi ne pas mettre en place un réseau national unique et public ?Parce que « le Makota ne doit pas devenir un cloaque communiste ».
La réponse à cette question peut peut-être vous surprendre, mais c’est celle de notre Congrès, qui s’est effectivement penché sur ce sujet, à savoir la réforme des infrastructures électriques. Évidemment, la Chambre Censitaire — où siègent M. Véque, Mlle Poulin, Mme Lavacher et les autres acteurs économi-ques du secteur électrique — n’a pas étudié la question bien longtemps avant de convenir ensemble qu’il était important et urgent de ne rien changer, et que la montée en gamme sur le marché était inévitable, ce qui, fatalement, finirait par résoudre l’ensemble des problèmes constatés. C’est sur un tout autre sujet que la Chambre Censitaire s’est longuement attardée : celui des modalités d’exploitation de l’énergie atomique. Mais cette discussion n’a pas abouti, et aucun texte n’a finalement été voté par cette chambre.
La Chambre Foncière, pour sa part, a estimé que la nationalisation des réseaux entraînerait mécaniquement la nationalisation des problèmes, et donc la nationalisation des compétences pour régler ces problèmes. Autrement dit, tout ce que l’on ferait à l’échelle nationale réduirait automatiquement les précieuses libertés locales, que l’on doit protéger à tout prix. C’est pourquoi cette chambre — à laquelle Mlle Poulin siège d’ailleurs, en plus de la Chambre Censitaire, à l’instar du Président Irreville qui siège lui aussi dans les deux chambres — a voté une motion indiquant qu’il convenait de ne rien faire, de ne prendre aucune loi nouvelle, et de faire confiance au marché pour régler les problèmes, comme le suggérait la Chambre Censitaire sans avoir pu le voter.
Enfin, la Chambre des Opinions s’est elle aussi saisie de la question. Naturellement, les Progressistes ont fait savoir que ce genre de gestion de réseau électrique ne s’observait nulle part ailleurs dans le monde et relevait, ni plus ni moins, de la corruption généralisée et du baronisme structurel. Mais personne n’a rebondi sur leurs affirmations péremptoires et excessives. Les Productivistes — à l’instar de la Chambre Censitaire dont ils sont l’émanation — ont fait savoir, sans surprise, qu’il était plus que jamais urgent de ne rien faire. Idem pour le Parti agrarien, émanation de la Chambre Foncière. Quant aux Ligues, qui forment la majorité de la Chambre des Opinions, elles ont claire-ment repéré dans le choix d'étudier cette question les signes d’une influence crypto-communiste aussi subtile qu’insidieuse, et ont conclu elles aussi à la nécessité de ne rien faire, afin de s’assurer, ont-ils ajouté, que le Makota ne devienne pas un odieux cloaque communiste. Aucun changement à attendre, donc.




Commentaire extradiégétique
La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie de presse en  noir et blanc, demie teinte ou tramage, montrant une jeune femme blonde en toilette du XIXe avec des boucles à l'anglaise . Et elle est légendée : "Mlle Héléne Olaf, devant l'un des hôtels familiaux, posant fièrement pour la photographie avec une pancarte du Makota. "

Mlle Olaf, directrice des Hôtels de Luxe Olaf, In Les Nouvelles du Makota, le 2/04/18



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  • Le texte en blocMlle Olaf, directrice des Hôtels de Luxe Olaf
    Investie par son père, l'industriel Noël Olaf, Mlle Hélène Olaf rejoint le club fermé des femmes makotanes de pouvoir.
    Qui ne connaît pas la famille Olaf ? Grossistes célèbres dont le groupe possède l’ensemble — ou presque — des centrales d’achats du pays, la famille est également propriétaire d’une importante enseigne d’hôtels de prestige multi-étoilés. Or ce sont précisément ces hôtels qui viennent de passer sous la direction de Mlle Hélène Olaf, fille de M. Noël Olaf, président du groupe familial. Si, évidemment, Mlle Olaf ne pèse encore que bien peu de chose face à Mlle Poulin et son industrie aurifère, ou face à la Veuve Lavacher et son complexe militaro-industriel, la jeune fille n’en arrive pas moins à la troisième place de ce panthéon des femmes makotanes influentes et cela à seulement dix-huit ans — âge auquel ces dames, assurément, n’étaient pas encore dans les affaires. Dans cet article, nous tâcherons de dresser le portrait le plus objectif possible de cette nouvelle femme de pouvoir qui, nous en sommes convaincu, est appelé à un grand avenir et à marquer durablement de son emprunte le monde l'hotellerie de luxe.
    Naissance, enfance et scolarité à Sainte-Aurore
    Née le 7 mars 2000 dans le manoir familial de Ranch-le-Grand, comté des Marais, elle est la fille de Noël Olaf et d’Henriette Olaf, née Véque (c'est o dire la famille des maires de Sainte-Régine et grands industriels). Mlle Olaf est l’aînée d’une fratrie de deux enfants, son cadet étant Guillaume, quatorze ans, héritier de la maison. Une fois en âge, ses parents l’ont naturellement faite instruire à Sainte-Régine, Capitale du Makota, et c’est tout aussi naturellement à Sainte-Aurore, l’établissement pour jeunes filles le plus huppé du pays, qu’elle a poursuivi son éducation. Elle y a très bien connu, outre sa cousine Véque à laquelle elle est très liée, Mlle Irreville, la fille du Président, ainsi que bien d’autres jeunes personnes du beau monde. Pour le reste, on ne sait pas grand-chose de son passage à Sainte-Aurore, sinon que Mlle Olaf nous est décrite par ses camarades comme très fière, exigeante, et dotée d’une indiscutable élégance. Nous savons aussi qu’elle fut membre de l’équipe de volley-ball de Sainte-Aurore pendant une année, en tant que titulaire, avant d’être reléguée sur le banc des remplaçantes où elle terminera sa scolarité.
    Sortie de Sainte-Aurore, Mlle Olaf se lance dans la restauration tout public qui ne lui convient pas avant de se révéler dans l’hôtellerie de luxe.
    Il n’aura pas fallu longtemps pour que la jeune fille sente naître en elle le désir d’assister son père dans la gestion des entreprises familiales. Elle reçoit alors la vice-présidence des Restaurants Olaf, principale chaîne de restaurants et diners du pays, établissement à destination de tout les publics et en particulier des travailleurs et des vachers. Bien qu’elle s’y investisse avec sérieux et succès — l’enseigne lui doit plusieurs excellentes idées, notamment en matière d’ambiance et d’aménagement —, elle ne s’y sent pourtant pas à sa place. Quelque chose fait qu’elle se considère étrangère à cette enseigne populaire : son élégance, très relative malgré les efforts des équipes locales remaniées et des consignes données en vue de l'améliorée, n’est définitivement pas à la hauteur de la sienne. Le courant passe mal, les instructions sont mal reçues et mal appliquées. En somme, Mlle Olaf de parvient pas à faire ce qu'elle veut de ces établissements, en leur qualité de franchises, résistent autant qu'ils le peuvent à ce vent de modernisation et de monté de gamme que la jeune fille entend imposer. Concrètement, c'est une expérience entrepreneuriale qui se finit en échec.
    C’est ainsi qu’après discussion avec son père et, paraît-il, sous les sollicitations appuyées de sa mère, Mlle Olaf rend son tablier de Directrice du réseaux de Restaurants et Diners Olaf, et abandonne totalement le secteur de la restauration populaire pour rejoindre le monde de l'hostellerie de luxe, c'est à dire les Hôtels Olaf, où elle ne tarde pas à révéler un aperçu de son talent pour la direction et l’excellence. Avant d’en exercer la présidence et la direction générale, elle y officia d'abord comme directrice sous la surveillance paternelle. Ce n’est qu’après quelques mois que M. Olaf consent à lui laisser son poste de PDG. Une excellente décision, manifestement, puisque sous l’impulsion nouvelle de Mlle Olaf, les Hôtels Olaf semblent connaître un surcroît d’élégance et de beauté.
    Mlle Hélène Olaf, 18 ans, plus jeune femme PDG du Makota et troisième femme la plus influente.
    Outre donc de voir sa fille placer à un poste où elle se rend très utile, car M. Noël Olaf ne manque pas de travail et a bien besoin d'être secondé, le grand industriel et numéro un national de la logistique, peut en outre se féliciter d'être à l'origine de la troisième femme la plus influence du Makota et sans aucun doute la plus jeune PDG de l'histoire de notre pays. D'ailleurs, il ne serait pas à exclure que le grand industriel consente ponctuellement à laisser son siège à la chambre censitaire, Siège donc qui est le sien en qu'il est l'un des cinquante plus gros contributeurs à l’impôt. Ajoutons que cela serait cohérent avec le fait qu'il était au nombre des votants de la loi Ménoville dont il s'est fait le défenseur. Monsieur Olaf comme sa fille ne sont assurément pas des progressistes et ils se situent clairement dans le parti productiviste et dans son aile centriste quelque part avec M. Véque à mi chemin entre les deux femmes de la Chambre Censitaire, Mlle Poulin la seule représentante des progressistes et la Veuve Lavacher qui est une réactionnaire assumée.
    La nouvelle présidence du groupe Olaf Hôtellerie s’impose avec un programme simple et clair : plus que jamais viser
    La jeune femme n’y est pas allée par quatre chemins ; sa première décision en tant que PDG aura été de convoquer l’ensemble des directeurs d’hôtels et de leur tenir un discours qui, nous n’en doutons pas, restera mémorable. Il y fut rappelé que les hôtels Olaf comptaient parmi les établissements les plus respectés et les plus estimés du Makota, et qu’il était essentiel non seulement de préserver cette position, mais encore de faire rayonner leur réputation au-delà même des fron-tières — pourtant épaisses — de notre pays. Et que ce rayonnement devait provenir de la qualité des prestations. De plus, Mlle Olaf a indiqué que, pour favoriser la croissance de l’entreprise, des projets d’im-plantation à l’étranger étaient actuellement à l’étude.
    Petit point sur le groupe Olaf Hôtellerie.
    Contrairement à Olaf Restauration, vaste réseau comprenant de nombreux restaurants et diners sous franchise, Olaf Hôtellerie reste un groupe resserré autour de seulement quatre hôtels cinq étoiles, un dans chacune des grandes villes du Makota. Ces établissements, immenses et toujours très fréquentés, connaissent un succès indiscutable : ils affichent bien souvent complet, que ce soit pour l’organisation de festivités et de galas — fréquents et constituant une part importante de leur activité — ou pour le tourisme de luxe, désormais de plus en plus présent. Les hôtels Olaf sont le lieu où se rassemble la bonne société ainsi que les visiteurs étrangers de prestige. Ce sont aussi des établissements de fête et de rêve, des lieux enchanteurs et féeriques. En tout état de cause, ils connaissent une croissance remarquable depuis l’ouverture relative et contrôlée du Makota au monde, et plus encore au cours des trois dernières années, avec l’arrivée d’étrangers fortunés et la multiplication des accords internationaux.


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    Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie de presse en  noir et blanc, demie teinte ou tramage, montrant Chuck Norris en costard du XIXe (Jean Irreville), Valérie Lemercier (son épouse) et un autre homme en costard du XIXe, un discours est prononcé par le président et il est écrit au pupitre "Les cent ans du Parc National des Pierres-Jaunes (1918-2018)" . Et elle est légendée : "Le Président Jean Irreville encadré de son épouse et de M. Jules Pont, représentant du comté de la Vallée à la Chambre Foncière.  "

    Le Parc des Pierres-Jaunes fête ses cent ans , In Les Nouvelles du Makota, le 5/04/18



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    Articles connexes et références

    La Nature au Makota
  • L'importance de la chance (ici dans un cadre sororal ...) : La Sororité Chasseresse, in Les Nouvelles du Makota, 17/01/17
  • Les manifestations ufologiques se passent toujours dans la natureCurieuses mutilations de bétail dans la Comté de Duval, In les nouvelles du Makota, 13/02/2017 ; Les petits hommes rouges débarquent !, In Des Lumières dans la Nuit, le 18/04/17
  • La nature et la spiritualité sont souvent liées au Makota : En marche pour la Grâce ! , In les Nouvelles du Makota, le 3/04/17 et Les Miracles se multiplient autour de « Sainte Capucine », In Les Nouvelles du Makota, le 05/06/17 et Le Makota ne peut pas être un Paradis sur Terre puisque l'homme est mauvais , In La libre Makotane, le 26/06/17
  • Percer les mystères des Jardins Botaniques de Carnavale, In Les Nouvelles du Makota, le 24/12/17


    Le Monde économique makotan
  • M. Vèque se plaint que l'on chasse les ouvriers : Cessez de chasser nos ouvriers ! , In la Libre Makotane, le 12/03/17
  • Le progressisme productiviste de Mlle Poulin : Pour un Makota productif et inclusif ! , In la Libre Makotane, le 27/03/17
  • Petite immersion dans le Complexe militaro-industriel makotan : Visite Présidentielle à Lavacher , In les Nouvelles du Makota, le 31/03/17
  • Exploitation d'un bordel de clones : Le bordel des Améthystes, première maison close de clones ?, In Les Nouvelles du Makota, le 4/05/17
  • Guerre privée entre entreprises minières : Guerre entre grands industriels pour une mine d'or, In Les nouvelles du Makota, le 27/05/17
  • Importantes pertes économiques pour les Ligues du fait des attentats du FLFM : Le FLFM détruit la plus grande imprimerie des Ligues, In Les amis de l'autel, le 9/11/17
  • Mlle Poulin tente de s'internationaliser en briguer la tête du Conseil d'Administration de la Messalie : Mlle Poulin se présente à la Présidence du Conseil d’Administration de Messalie, In Les Nouvelles du Makotan, le 01/02/18
  • Compétition entre les entreprises énergétiques du Makota : Nos infrastructures électriques sont-elles à la hauteur ?, In Le Makotan Mécontent, le 25/02/18
  • Une jeune femme se lance (chapeautée par son père) dans la gestion d'entrepriseMlle Olaf, directrice des Hôtels de Luxe Olaf, In Les Nouvelles du Makota, le 2/04/18


  • Le texte en blocLe Parc des Pierres-Jaunes fête ses cent ans
    Constitué en 1918 comme parc naturel national pour assurer sa protection, le parc est devenue un lieu touristique majeur
    Aujourd’hui n’était pas un jour comme les autres pour le Parc des Pierres-Jaunes, car il fêtait son centenaire. Pour célébrer cet événement, notre Président Jean Irreville III s’est rendu sur place, accompagné de son épouse et de plusieurs notables locaux, parmi lesquels M. Pont, Représentant du comté de La-Vallée à la Chambre Foncière. Le Président a rappelé l’importance de conserver au Parc sa qualité de parc naturel national, tout en n’empêchant nullement l’installation des centrales géothermiques qui s’y multiplient. Ces installations ayant suscité des polémiques, le Président a tenu à se montrer particulièrement rassurant en soulignant que ces structures ne compromettaient en rien le bon fonctionnement du parc mais, qu’au contraire, elles en assuraient une viabilité économique encore meilleure — condition indispensable à sa pérennité. La journée s’est poursuivie par une visite du parc et des centrales qui s’y dressent. Nous avons suivi le Président pour vous durant toute cette journée de commémoration.
    Un discours éloquent et directif sur l’avenir du Parc et les perspectives nouvelles qu’il ouvre
    Élément central de cette commémoration, le discours présidentiel était particulièrement attendu. Pour comprendre les tensions actuelles qui perturbent la quiétude du parc des aux Pierres-Jaunes, il faut savoir que l’on assiste depuis quelques années à une opposition frontale entre, d’une part, les acteurs énergétiques du pays — les Compagnies Véque, Poulin, Lavacher et quelques autres — et, d’autre part, les chasseurs et trappeurs qui vivent et gravitent autours du parc et de ses ressources naturelles. Les premiers installent des centrales géothermiques, les seconds leur reprochent d’abîmer l’environnement géologique et volcanique fragile du parc tout en perturbant la vie de la flore et de la faune locale. Ces oppositions sont allées crescendo avec la multiplication des centrales et ont abouti à de violents échanges armés entre les deux camps, engendrant morts et désolation dans le parc. Certains affirment d’ailleurs que c’est précisément en réaction à ces événements tragiques que le Président a souhaité venir en personne à cette commémoration, afin de remettre les choses au clair et de transmettre solennellement la position du gouvernement, en parfaite conformité avec celle du Congrès.
    Quelle est cette position que le Président a exposée ? Une position, dit-il, de « responsabilité nationale ». Il a rappelé que la création du parc n’avait été approuvée qu’à la condition expresse qu’il ne permettait aucune exploitation économique viable. Le parc a ensuite attiré les touristes, et ce flot touristique fut très profitable au comté de la Vallée. « Mais lorsque nous nous sommes ouverts au Monde — une ouverture certes relative, mais une ouverture tout de même —, nous nous sommes aperçus avec stupeur que notre production énergétique n’était absolument pas à la hauteur des enjeux modernes, très loin de là ». « Les centrales à charbon ont alors poussé partout, tandis que nos mines, relativement modestes jusqu’alors, ne cessaient de s’étendre à leur tour : nous nous industrialisions dangereusement notre pays à la seule fin de pouvoir nous éclairer. Pour alimenter nos prises de courant, nous étions prêts à mettre en péril notre propre mode de vie et les traditions de nos ancêtres. La découverte des possibilités techniques offertes par l’ingénierie nous a fait prendre conscience qu’il était possible — et même impératif — d’exploiter énergétiquement les Pierres-Jaunes. Ce parc naturel devenait enfin utile pour tout le monde, et non plus seulement pour
    quelques trappeurs et une poignée de touristes. [...] La propriété est sacrée et inviolable, mais l’intérêt général est aussi une chose qu’il faut considérer. C’est pourquoi le parc a été exploité, qu’il l’est toujours aujourd’hui, et qu’il le sera encore davantage demain. Les concessions vont continuer de se multiplier et davantage de centrales seront construites : il en va des intérêts supérieurs du Makota. Cependant, personne ne sera volé, puisque les concessions sont taillées dans des terres appartenant à l’État, et que les trappeurs et autres usagers du parc pourront toujours exercer leurs activités malgré l’implantation des nouvelles centrales et la perpétuation des concessions actuelles. Les usagers et professionnels du parc vont devoir apprendre à collaborer : les énergéticiens sont appelés à rester. »
    La journée s’est poursuivie par la visite des centrales géothermiques les plus modernes.
    Une fois le discours prononcé, et sous les applaudissements chaleureux d’une assistance aussi nombreuse qu’enthousiaste, le Président, accompagné de son épouse, a entrepris de parcourir le parc en visitant plusieurs usines en activité ou en construction, en particulier les plus modernes par leur conception. Il s’est entretenu avec plusieurs grands industriels, dont la Veuve Lavacher qui, outre le fait d’être le Président-Directeur Général de la principale fabrique d’armes du pays, dirige également l’une des plus importantes entreprises énergétiques nationales. C’est d’ailleurs la Veuve Lavacher qui a servi de guide à ces visites techniques menées sous le double signe de l’ingénierie et de l’intelligence humaine, montrant ainsi l'excellence de ses connaissances techniques. Cela n’a nullement empêché le couple présidentiel de prendre le temps d’apprécier le cadre exceptionnel — et pour le moins enchanteur — de cette réserve naturelle unique dans son genre au Makota, peut-être même dans le monde au cours de plusieurs petites promenades récréatives.
    La Ligue de Défense de la Foresterie, de la Trappe, de la Chasse et de la Pêche (LDFTCP) condamne cet « entêtement présidentiel pour la géothermie » et tire la sonnette d’alarme.
    Comme l’on pouvait s’y attendre, la position courageuse du Président en faveur d’une exploitation optimale du Parc n’a pas fait que des heureux, en particulier parmi ceux qui considéraient la situation antérieure comme idéale. Ainsi, la LDFTCP, petite Ligue toutefois représentée à la Chambre des Opinions avec près de sept représentants, s’est fendue d’une déclaration au vitriol fustigeant « l’entêtement présidentiel pour la géothermie qui, associé à la voracité des productivistes en général et des énergéticiens en particulier, risque de provoquer une catastrophe dont l’ampleur biblique dépassera très largement les gains potentiels en jeu ». La Ligue a d’ailleurs déposé à la Chambre des Opinions un projet de remontrance à destination du Président, demandant ni plus ni moins que l’interdiction de toute activité énergétique dans le Parc. La proposition a cependant été rejetée par l’ensemble de la représentation alors réunie à l'exception des membres de la LDFTCP. Ce rejet illustre une fois de plus — s’il était encore besoin de le démontrer — que le Président agit bel et bien en accord avec le Congrès. De leur côté, les vingt-deux membres du Parti Productiviste à la Chambre des Opinions, ainsi que la Chambre Censitaire dans sa majorité — laquelle, comme on sait, est structurellement acquise aux idées productivistes — ont salué dans une remontrance, « les déclarations courageuses du Président, qui confortent l’avenir énergétique de notre pays ». Notons cependant que parmi les cinquante membres de cette Chambre figurent la Veuve Lavacher, Mlle Poulin, M. Véque et, de manière générale, l’ensemble des principaux acteurs du secteur énergétique.



    Commentaire extradiégétique
    La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
    9231
    Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie de presse en  noir et blanc, demie teinte ou tramage, montrant une nonne instruisant des girlscout (ou guides) aux armes à feu . Et elle est légendée : "Instruction au maniement basique des armes chez les guides de l'institution Sainte-Aurore à Sainte-Régine, Capitale du Makota."

    Quelle instruction aux armes faut-il pour nos filles ? , In Les Nouvelles du Makota, le 23/04/18



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    Articles connexes et références

    Les armes au Makota
    L'ex vice-président et nouveau président amateur d'armes : Mais qui êtes-vous, Monsieur le Vice-Président ?, in Le Bal, 2/11/2016
    Un pistoleros, desperados : Robert-le-Maléfique n'est plus !, In les Nouvelles du Makota, 14/11/2016
    Duel d'honneur au Sommet aux pistolets : Duel d'honneur au Congrès, in Les Nouvelles du Makota,4/12/16
    Des dames qui aiment les armes à feu : La Sororité Chasseresse, in Les Nouvelles du Makota, 17/01/17
    Visite du président dans la principale manufacture d'arme du pays : Visite Présidentielle à Lavacher , In les Nouvelles du Makota, le 31/03/17
    Attentat armé : Sanglant attentat féministe à Ranch-le-Grand ! , In les Nouvelles du Makota, le 10/04/17 et ENLEVEMENT ARMÉ : LE FLFM A ENCORE FRAPPÉ !, In Les Nouvelles du Makota, le 27/04/17 et Attaque d'un pénitencier pour femme : Le FLFM revendique , In Les Nouvelles du Makota, le 14/06/17
    Guerre privée entre barons voleurs : Guerre entre grands industriels pour une mine d'or, In Les nouvelles du Makota, le 27/05/17


    La femme et le féminisme au Makota
    Féminisme : « Besoin de personne », le nouveau disque de Melle Dalila scandalise, In les amis de l'Autel, 10/11/2016
    Antiféminisme théorique : De l'ineptie du droit de vote des femmes, In les amis de l'Autel, le 28/02/17
    Antiféministe religieux : La place de la femme est à la Cuisine ! , In les amis de l'autel, le 18/03/17
    L'interdiction des études supérieures pour les femmes : Ces Religieuses qui étudient clandestinement dans des universités étrangères, In Les nouvelles du Makota, le 21/05/17
    La carrière religieuse comme échappatoire à la condition féminine : De l'élevage de nonnes au Makota, In La Makotan Mécontent, le 02/06/17
    Pour un féminisme makotan (et lesbien) : Pour un Makota productif et inclusif ! , In la Libre Makotane, le 27/03/17
    Théorie sociologique dominante actuellement en vigueur concernant les femmes : Sociologie : Comprendre la théorie du Triangle de la Femme, In Les Nouvelles du Makota, le 08/06/17
    Emancipation des veuves mais aussi des vieilles filles (dont les lesbiennes) : La Loi Ménoville est Promulguée !, In la Libre Makotane, le 26/12/17
    Rififi autour de la loi Ménoville : Rejet de l'émancipation de Mlle Dalila et Poursuite de Mlle Poulin, In Le Makotan Mécontent, le 29/01/18 et Mlle Poulin se présente à la Présidence du Conseil d’Administration de Messalie, In Les Nouvelles du Makotan, le 01/02/18 et « Mlle Poulin doit répondre de ses actes  », In Les amis de l'Autel, le 09/02/18


    Le texte en blocQuelle instruction aux armes faut-il pour nos filles ?
    Face au danger croissant du communisme et l’âpre colonisation du Dakora, le débat semble plus que jamais d'actualité.
    Entre la menace communiste, qui semble devoir se maintenir, voire augmenter en se renforçant grâce aux moyens matériels que mettent à sa disposition les entités anarchistes, et le devoir de colonisation et de repeuplement du Dakora qui paraît désormais se dessiner clairement pour nous — devoir qui impose plus que jamais que tous soient armés, même les personnes du sexe, compte tenu du dangers — la question de l’instruction aux armes de la jeune fille s’impose aujourd’hui avec une force toute nouvelle. Dans cet article, nous dresserons un état des lieux et nous ferons le point sur les différents programmes existant selon les établissements et les acteurs sociaux et éducateurs de notre bon vieux Makota.
    État des lieux
    Il est difficile de connaître la proportion exacte de femmes makotanes sachant employer des armes à feu, mais celle-ci doit avoisiner, comme pour les hommes, la barre indépassable des 100 %. Il est en effet excessivement rare de rencontrer des dames qui ne comprennent absolument rien aux armes à feu, tout particulièrement pour ce qui concerne les équipements les plus courants. Cela permet d’ailleurs de comprendre pourquoi plus de 95 % des femmes makotanes sont en permanence discrètement armées. On parle naturelle-ment de petits calibres variant du .22 LR au 9 mm, plus rarement du .44 Magnum. Et, bien qu’il existe quelques femmes hommasses — généralement des demoiselles à vie ou des religieuses — suffisamment robustes pour pavoiser avec un pistolet .475 ou même un revolver .500, la plupart de ces dames portent, comme nous l’avons dit, de petits calibres discrets logés dans des holsters placés au mollet ou dans les jarretelles grâce à d’astucieux dispositifs souvent artisanaux.
    Notons toutefois que les connaissances des personnes du sexe en matière de fusils et autres armes longues sont nettement moins bonnes : à peine 45 % de ces dames sont en mesure d’effectuer les manipulations fondamentales de tir et d’entretien. Quant à aux pièces d' artillerie — qu’elles soient de campagne, antichar ou antiaérienne — on ne dépasse pas les 20 % de femmes makotanes capables de la manipuler correctement. Ce chiffre est, il faut l’admettre, proprement inadmissible compte tenu des risques que nous avons rappelés plus haut, c'est à dire le communisme, l'anarchisme et les dangers du Dakora.
    Petit point sur la législation makotane
    Contrairement à une idée fausse largement répandue, il n’existe aucune loi ni réglementation, qu’elle soit nationale ou comtale, limitant ou interdisant la détention ou la manipulation des armes par les femmes, quels que soient leur statut : demoiselles, dames ou religieuses. Évidemment, les femmes sont elles aussi concernées par l’interdiction du port d’armes avant l’âge de 12 ans, mais outre cet interdit — que certains, pour des raisons compréhensibles, jugent socialiste — et nonobstant les désirs ou ordres du tuteur, elles disposent des mêmes droits que les hommes en matière d’acquisition, de revente, de port et de disposition des armes. Par ailleurs, par considération pour les personnes du sexe, et parce qu’il ne serait ni convenable ni décent de les fouiller, ces dames, demoiselles ou sœurs disposent même d'un privilège supplémentaire : elles sont autorisées à demeurer armées à l’Église (pour les armes qui ne sont pas visibles), contrairement aux hommes qui doivent remettre l'ensemble de leurs armes au râtelier à l’entrée. Nous le voyons, notre bon vieux Makota se montre en réalité extrêmement libéral et permissif en terme de port d'arme chez la femme.
    Quelle est la position de l’Association des Directrices des Établissements d’Enseignement pour Filles concernant l'instruction aux armes ?
    À présent que nous avons examiné la situation et le cadre légal, il convient de prendre l’avis des premières concernées : les directrices des établissements d’ensei-gnement pour filles, par l’intermédiaire de leur organi-sation officielle (que l’on nomme association, mais qui est bien entendu une Ligue, comme chacun s’en doute). L’ADEEF se montre, sur ce point, très directive : l’instruction aux armes devrait, idéalement, relever de la famille et non de l'école, comme tout ce qui touche aux matières intimes ou honteuses. Néanmoins, si l’établi-ssement dispose des installations appropriées, il peut dispenser un enseignement portant sur le maniement des armes mais surtout sur les règles de sûreté et d’entretien. Une enseignante brevetée en tir sportif peut transmettre ce savoir, ou, à défaut, un armurier, mais celui-ci doit impérativement être accompagné d’une femme de probité et de confiance afin d’éviter que les jeunes filles ne se retrouvent en danger moral d'être en promiscuité avec un homme.
    C'est ainsi, selon ces prescriptions de l'ADEEF et donc dans un cadre d'enseignement scolaire que se donne un petit tiers des formations au maniement, à la sécurité et à l'entretien des armes chez la jeune fille. Ce n'est pas rien un tiers, mais enfin, ce n'est pas non plus la principale source d'instruction. Le fait est que les enseignantes sportives brevetées au tir ne sont pas si nombreuses car cela n'est, hélas pas toujours très bien vu et que contrairement aux enseignants sportifs des établissement pour garçon, le qualification en tir sportif n'est pas obligatoire. Cela dit, la Ligue de Défense des Armes et de la Sûreté personnelle (LDASP) qui dispose de douze représentants à la Chambre des Opinions, serait actuellement lancée dans une démarche pour rendre cette qualification obligatoire.
    La plupart des compagnies de Guides enseignent le maniement des armes : l'avis de la Fédération des guides du Makota sur cet enseignement.
    Mais plus que l’enseignement des armes à l’école, ce sont surtout les Guides — ou girlscouts, comme certains les appellent — qui assument l’essentiel de cette formation. De ce point de vue, la compagnie se substitue clairement à la famille et à l'école. Contrai-rement à l’ADEEF qui, comme nous l’avons vu, manifeste une certaine réserve vis-à-vis de cet enseignement particulier, la Fédération des Guides du Makota, elle, n'a absolument aucun scrupule à dispenser très largement l’apprentissage du maniement des armes. La photographie illustrant cet article montre précisément une séance d’instruction au tir tenue dans le cadre d’une activité des Guides, ici celles du lycée Sainte-Aurore à Sainte-Régine. La ligne de la Fédéra-tion est limpide sur ce sujet, ainsi on peut lire dans son manuel à destination des cheftaines de compagnie : « Il est absolument indispensable que, dans un monde comme le nôtre, toutes les futures femmes que nous éduquons disposent des moyens d’assurer leur sécurité et l’intégrité de leur corps, ainsi que la défense de leur famille, leurs futurs enfants, de leur honneur et de leur vertu. Il en découle qu’il faut dispenser en priorité cet enseignement. »
    Qu’en pense la société civile ?
    Selon un sondage réalisé par nos soins, une large majorité de la population se déclare favorable à un meilleur accès aux armes à feu pour les femmes ainsi qu’à une amélioration de leur connaissance pratique sur ce sujet. Ce point de vue fait d’ailleurs consensus au sein des Ligues, des Ranchers et des Productivistes. Seuls les Progressistes — qui, comme l’on sait, demeurent hostiles aux armes à feu — s’opposent à l’idée d’armer davantage les femmes, afin de ne pas contribuer à « rendre la société encore plus violente ».



    Commentaire extradiégétique
    La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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    Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie en demi teinte ou tramage, noir et blanc, on voit des cowboys et des femmes en robe du XIXe  en colonne sur des chariots  bâchées et pleins, entrer dans le Wasterland et sa métropole dévastée guidés par des cavaliers militaires armés. format 4/3. Personne n'est à pied.  personne sauf les militaires n'est habillé pareil . et elle est légendée : "Une colonne de colon dans le Wasterland sous contrôle de l'Administration Militaire du Dakora, la cavalerie makotane veuille." .

    Nouvelle destination pour nos émigrés, In Les Nouvelles du Makota, le 28/03/18

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    Articles connexes et références
    L'émigration makotane
    Relations avec le Dakora


    Le texte en blocL’État du Dakora : Nouvelle destination pour nos émigrés
    Notre malheureux voisin dévasté connaît actuellement un flot important de colons près à le régénérer et le revivifier
    Alors que jusqu’à présent ce territoire désolé ne semblait intéresser personne et ne présentait aucun intérêt économique, ni même simplement agraire ou vivrier, il semblerait que, depuis l’installation de l’Administration militaire du Dakora, la situation ait radicalement changé. On compte aujourd’hui pas loin de trois cent mille colons — hommes, femmes et enfants — qui quittent la terre de leurs aïeux pour repeupler celle de leurs cousins. Dans cet article, nous allons tâcher d’expliquer ce phénomène majeur à l’échelle du Makota et du Dakora.
    Petit rappel sur l’émigration makotane
    Comme nos lecteurs le savent certainement très bien, le Makota est depuis longtemps une grande terre d’émigration. Cela tient au fait que nous sommes un peuple particulièrement ouvert à la vie et que nous faisons naître bien plus d’enfants que n’en exigent nos troupeaux et nos prairies. L’industrie elle-même, et en particulier nos mines, ne parvient plus depuis longtemps à absorber ce surplus de population, la faute — si l’on peut dire — à une mécanisation toujours plus poussée et à une automatisation toujours plus performante. Il en ressort, très concrètement, qu’il n’y a pas chez nous de place pour tous nos enfants. Il faut donc partir. Qui ne connaît pas d’émigré dans sa famille ou parmi ses amis ? Il serait bien rare le Makotan qui n’en connaîtrait pas, et pour cause : il y a aujourd’hui plus de Makotans à l’étranger que sur le territoire national. En effet, avec trois millions six cent mille émigrés pour une population nationale de moins de trois millions, on peut dire que plus d’un Makotan sur deux ne vit pas dans le pays de ses ancêtres. Dans le détail, le pays le plus accueillant pour nos ressortissants — ou, du moins, celui qui a commencé le plus tôt — est l’Icamie, avec ses deux millions de Makotans venus faire de la terre, comme on dit, depuis la fin des années 1960 et la libération du pays de l’Empire listonien. Vient ensuite Velsna, qui compte près d’un million d’émigrés makotans. Leur présence dans la cité-État s’explique par les besoins en main-d’œuvre de l’armée et de l’agriculture, car nous sommes un peuple à la fois brave et dur à la tâche. Les autres mouvements migratoires sont plus modestes : la Lermandie, avec sa centaine de milliers d’émigrés modernistes, et le Garmarflenstein, qui accueille aujourd'hui quelque deux cent mille colons venus cultiver la terre. Et aujourd'hui, donc, il faut ajouter trois cent milles colons en Dakora.
    Situation du Dakora : pourquoi ce champ de ruines aussi terrifiant que sordide attire-t-il de plus en plus de colons ? Que viennent-il chercher ?
    Il semblerait bien qu’un nouveau débouché pour nos colons se soit ouvert en même temps que l’Admini-stration militaire du Dakora a été établie par nos élites afin de redresser notre défunt voisin. Tout le monde le sait, l’Administration manque cruellement de bras pour reconstruire ce pays. Jusqu’à cette nouvelle vague migratoire dont nous vous parlons ici, on ne comptait guère plus de soixante mille colons en armes qui, tout occupés à tenir leurs camps retranchés et leurs postes frontières, peinaient à redonner vie au pays et à en exploiter de nouveau la terre. Le besoin de main-d’œuvre était — et demeure — considérable. Aussi le Dakora a-t-il fait le choix de se doter d’un budget et de personnels spécifiquement chargés de recruter des familles de colons à travers tout le Makota. Il faut également remarquer que de nombreux ranchers ont prêté main-forte à cette initiative, y trouvant un moyen acceptable et utile de reprendre — ou d’acquérir — pour leurs cheptels bovins des terres auparavant exploitées par des cultivateurs. C’est ainsi qu’entre les recruteurs envoyés depuis le Dakora et les sollicitations appuyées des ranchers locaux, le recrutement des colons ne pouvait être qu’une réussite ; une réussite qui règle, pour un temps au moins, les problèmes récurrents de surpopulation (assez relative en réalité) des grandes praires makotanes…
    Le général Lye, gouverneur du Dakora, a salué, dans une allocution radiophonique à destination des colons, « un choix aussi judicieux que courageux qui portera des fruits au centuple ! »
    Comme nous l’avons indiqué, les autorités dakoranes sont activement à la manœuvre dans cette affaire et les émigrés sont pris en charge par l’armée — c’est-à-dire la cavalerie du Dakora — dès qu’ils franchissent la frontière. Ils sont alors conduits vers tel ou tel fort, où ils sont recensés et où des terres leur sont allouées. Les lots sont généreux, avec cinquante hectares par famille et une aide continue de l’État s’il s’avérait difficile d’y faire pousser des cultures ou d’y faire paître du bétail. Évidemment, il n’est pas question d’attribuer des terres urbanisées, lesquelles sont celles où flotte le smog, ce brouillard verdâtre toxique et mortel sur lequel il se dit beaucoup de choses, en général fausses. Les terres allouées sont exclusivement rurales, dans des zones où l’on garantit une présence non permanente du smog et un accès à l’eau suffisant pour la culture. À ce sujet, le général Lye, gouverneur du Dakora, a fait savoir que l’État était prêt à acheter tout ce qui pousse, pourvu que cela améliore la terre et permette, à terme, une exploitation véritablement fructueuse. Il a en outre déclaré qu’il s’agissait, pour l’heure, de ressusciter le Dakora et de faire reculer le Wasterland, et que les objectifs purement vénaux — bien que légitimes — viendraient plus tard. Le gouvernement makotan, pour sa part, par la voix de son président, M. Jean Irreville III, a fait savoir que « la République de l’État du Makota assisterait financièrement cette entreprise de revivification du Dakora, en plus de l’aide militaire qu’elle fournit déjà à l’Administration ». Car : « Le funeste 5 mai 1990 aura au moins eu cette vertu de permettre de rétablir des relations cordiales et fraternelles entre les deux frères que sont le Makota et le Dakora. On aurait aimé que cela n'implique pas des dizaines de millions de mort dont la plupart peuplent toujours les grandes ville du Dakora, mais ceux qui ont provoqué cette atrocité ne nous on pas consulté ».
    D’un point de vue plus général, le Dakora recrute toutes les bonnes volontés, quelles qu’elles soient, et sans considération de profil ni de moyens.
    C’est que, de l’aveu même du général Lye, la principale faiblesse du Dakora renaissant est son manque effarant de population. Un manque de bras qui empêche d’entamer les innombrables chantiers qu’il faudrait pourtant lancer sans délai : relancer les centrales électriques et relever le réseau de distribution, rétablir les systèmes d’irrigation, reconstruire les bâtiments de logistique et les usines de fabrication, redresser les routes, enterrer les corps, repousser le smog… Et tout cela sans même évoquer les indésirables, de plus en plus nombreux dans le Wasterland, qu’il faudra bien, tôt ou tard, chasser à mesure que nous progresserons vers l’intérieur du pays. La Parapluvie et ses bunkers surarmés, remplis de choses que la morale réprouve assurément ; les punks, épaves alcoolisées et droguées mais assurément toujours dangereuses, qui tiennent la capitale — ou plutôt ce qu’il en reste — et vivent comme des rats dans ses entrailles, entre égouts, métro, garages et anciens centres commerciaux souterrains. À cela s’ajoutent encore les nouveaux colons venus de partout, du monde entier, qui semblent parfois vouloir s’installer ou prêter main-forte aux indésirables. Vraiment, le travail ne manque pas au Dakora, et il y en a pour tous les goûts comme pour l’ensemble des profils pourvu, cependant, que l'on soit courageux.




    Commentaire extradiégétique
    La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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    Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une  Photographie demie teinte ou tramage, noir et blanc, dans un cimetière on met en terre un cercueil, Un prêtre traditionaliste bénie le cercueil au goupillon tandis des des enfants de chœur se tiennent à coté de lui, l'un à gauche avec le missel d'autel dans les mains, l'autre à droite avec le bénitier, un homme en costard tient un portait de la vieille femme femme, la jeune femme est en robe du XIX mais noir et elle pleurniche avec un mouchoir dans les doigts à coté du cercueil et pas au premier plan. Et il y a beaucoup de monde  et elle est légendée : "Photographie de la mise en terre de Madame Madeleine Pascale au cimetière de Bedonville, comté de la Neuterre." .

    Décès de la Veuve Pascale : On lui découvre une fille adoptive, In Les Nouvelles du Makota, le 26/05/18

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    Articles connexes et références

    Les femmes de pouvoir et d'influence au Makota (Mlle Poulin, Mme Lavacher, Mlle Olaf)
  • Mlle Olaf, directrice des Hôtels de Luxe Olaf, In Les Nouvelles du Makota, le 2/04/18

  • Autre (RP)

    Le texte en blocDécès de la Veuve Pascale : On lui découvre une fille adoptive
    Emportée par la maladie à l'age vénérable de 90 ans, la milliardaire aura curieusement adopté une Améthyste
    Alors qu’elle était connue pour son caractère difficile et peu traitable, et réputée odieuse dans le Tout Sainte-Régine — ce que tous ceux qui l’ont connue pourront confirmer — la veuve Pascale aura surpris l'ensemble de la bonne société (et les parieurs impudents) en adoptant, sur son lit de mort, sa servante personnelle et aide de vie : une clone d’Améthyste jusqu’alors non recensée et totalement inconnue. Nous comprenons dès lors beaucoup mieux pourquoi la jeune femme — si tant est que l’on puisse appeler cette chose une femme — pleure avec tant d’ostentation sa toute nouvelle, et déjà défunte, mère adoptive. Il est d’ailleurs à noter qu’elle fut la seule à la pleurer, l’essentiel de l’assistance étant composé du personnel de feu la veuve Pascale. Tout cela s’est déroulé très vite et ne manque pas de soulever un certain nombre de questions. Dans cet article, nous revenons sur les faits et faisons le point avec vous pour rendre les choses plus claires.
    Qui était la veuve Pascale ? – Biographie
    Née en 1928 au ranch Bedon — le domaine familial, l’une des principales propriétés du comté de la Neuterre — Madeleine Pascale aura traversé l’essentiel du XXᵉ siècle en occupant le rôle, somme toute ordinaire, d’une fille de bonne famille makotane. D’abord demoiselle durant les seize premières années de sa vie, ancienne pensionnaire de Sainte-Aurore, le plus prestigieux établissement pour jeunes filles du Makota, elle est rapidement mariée, à l’âge de seize ans, en 1944, à M. Albert Pascale, principal rancher et industriel du comté des Noyers. Il s’agit naturellement d’un mariage arrangé. La jeune fille ne découvre son futur époux qu’une quinzaine de jours avant la cérémonie, célébrée — comme le veut l’usage chez les Pascale — dans la chapelle du ranch familial. À en croire les extraits de journaux de l’époque conservés dans nos archives, il s’agissait d’une noce particulièrement somptueuse, qui fit date dans la bonne société locale.
    Le mariage tourna toutefois presque immédiatement au vinaigre. Albert Pascale était en effet réputé pour être un alcoolique notoire et un homme d’une violence extrême. Selon les révélations ultérieures de la veuve elle-même et de membres de son personnel, il ne tarda pas à battre régulièrement son épouse, lui infligeant des blessures suffisamment graves pour nécessiter de fréquentes interventions médicales. Les archives de la Clinique du comté des Noyers font hélas bien état de ces admissions pour causes traumatiques, pudiquement classées sous l’intitulé d’« incidents domestiques ». Mme Pascale révélera également que son mari s’acquittait fort mal — voire pas du tout — de ses devoirs conjugaux. Ce point, naturellement invérifiable, semble néanmoins corroboré par l’absence totale de grossesse au cours de leur union.
    Coup du sort ou bénédiction, Albert Pascale finit par mourir près de vingt ans plus tard, en 1963, après être tombé, ivre mort, dans le concasseur d’une de ses machines excavatrices minières. Un drame longtemps mal compris, que certains interprétèrent comme un suicide ou un meurtre déguisé, mais que la police du comté et les maréchaux du Makota — dépêchés en raison du statut de congressiste de la victime — qualifièrent rapidement d'accident. Toujours est-il qu’Albert Pascale ne fut guère regretté, et certainement pleuré par personne. Fils unique de parents décédés depuis longtemps, beaucoup plus âgé que son épouse, patron tyrannique et cruel, il ne laissait derrière lui ni proches ni amis véritables. Et ce ne fut assurément pas sa femme qui versa des larmes sur sa disparition, en dehors des usages sociaux, naturellement.
    Devenue veuve à trente-cinq ans, Madeleine Pascale se retrouva ainsi à la tête d’un véritable empire agricole et minier, que personne ne pouvait lui disputer puisqu’elle était l’unique héritière de son mari. Les conventions de l’époque imposant toutefois certaines limites, elle désigna des directeurs et gestionnaires pour chacune de ses entreprises et mena dès lors une existence largement recluse dans le Manoir du Ranch Pascale.Elle ne se remaria jamais, un tel choix l’ayant contrainte à renoncer aux biens de son défunt époux. Commence alors une vie terne, silencieuse et refermée sur elle-même — une existence triste qui dura plus d'un demi siècle et qui vient de s’achever il y a quelques jours.
    Les derniers jours de la veuve Pascale
    Atteinte de nombreuses pathologies — ce qui n’a rien de surprenant à l’âge de quatre-vingt-dix ans — la veuve Pascale décide de s’envoler pour Carnavale à bord de son avion privé, qu’elle utilisait habituellement pour ses allers-retours entre son ranch du comté des Noyers et son manoir de Sainte-Régine, capitale du Makota. Inutile de préciser que Mme Pascale se rendait à Bourgléon afin de bénéficier d’une médecine indiscutablement supérieure à ce qui se pratique chez nous. Elle ne s’y rend évidemment pas seule : outre son pilote, elle est accompagnée de ses nombreux gardes du corps et son médecin personnel, ces gens constituant en quelque sorte une cours qui ne la quittent jamais, ainsi que de sa servante la plus proche, une Améthyste dont il semble qu’elle ait fait l’acquisition peu de temps auparavant, dans des conditions demeurées inconnues. Toujours est-il que la médecine de Grand-Hôpital se révéla impuissante à la soigner de son état de sénescence avancée. C’est ainsi qu’elle s’éteint ce 24 mai, après une longue agonie de plus d’un mois. Durant cette période, toutefois, la vieille femme trouve encore en elle la force de désigner sa servante comme légataire universelle de l’ensemble de ses biens. L’acte est établi de la manière la plus nette et la plus incontestable qui soit, et dûment attesté par les autorités de Carnavale, et plus particulièrement celles de Bourgléon qui ont également établi l'acte de décès de concert avec le médecin personnel de la veuve. La dépouille de la veuve Pascale est rapatriée le jour même par le même avion qui l’avait conduite à Carnavale, et ses funérailles sont organisées en grande pompe par la toute nouvelle demoiselle Pascale. Celle-ci déclarera à cette occasion que la vieille femme « le méritait amplement, parce qu’elle était bonne et méritante et qu'elle avait beaucoup souffert ». On en attendait pas moins d'une clone qui passa du statut de servante à celui milliardaire parmi les plus influentes du Makota au cotés de Mlle Poulin ou de la Veuve Lavacher.
    Qui est cette clone Améthyste qui se nomme à présent Mlle Améthyste Pascale ?
    C’est sans doute le point le plus mystérieux de cette affaire. Outre le fait que l’on peine à comprendre pourquoi ce clone a été fait héritier de l’empire de la veuve Pascale — mais après tout, certains ne lèguent-ils pas leurs biens à leurs animaux de compagnie ? — on ne sait toujours pas qui est réellement cette Améthyste. Évidemment, comme toutes les autres, nous savons qu’elle est âgée de trente-cinq ans et qu’elle est le clone de la fille d’Arthur Castelage, ancien président de la Banque princière Castelage de Carnavale dont la fille n’est autre qu’Améthyste Castelage, actuel chef d’État de la principauté. Mais au-delà de ces éléments, nous ne savons rien. Elle ne fait pas partie des dix Améthystes prostituées recensées au Bordel des Améthystes, et elle n’est pas non plus l’Améthyste religieuse qui est toujours en poste et enseigne dans sa petite école. Elle ne correspond pas davantage aux autres exemplaires connus ailleurs dans le monde, y compris l’énigmatique modèle de Vlastie, dont nous savons peu de choses, sinon que, s’il existe encore, il doit être fortement altéré — ce qui n’est pas le cas ici. Il faut donc admettre que nous sommes face à un exemplaire clandestin et… milliardaire, très probablement acquis sur le marché noir par la veuve Pascale, dans des conditions sordides et pour des raisons qui nous échappent. On aimerait croire à des motivations philanthropiques, sans toutefois se bercer de trop d’illusions. En tout cas, nous le disons clairement : Reposez en paix, Mme Pascale.





    Commentaire extradiégétique
    La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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    Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie demie teinte ou tramage, noir et blanc, dans un grand salon du XIXe très élégant, un jeune femme  (Jenny Coleman) est en robe du XIXe siècle  noire . elle tient une conférence assise derrière un bureau devant des journalistes, personne n'est derrière elle, elle est au fond de l'image et de la pièce .   et elle est légendée : "Mlle Améthyste Pascale à l'occasion de la conférence de presse qu'elle vient de donner pour expliquer sa démarche." .

    Mlle Pascale renvoie ses administrateurs et se constitue PDG , In Les Nouvelles du Makota, le 29/05/18

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    Articles connexes et références
    Mlle Améthyste Pascale

    Les femmes de pouvoir et d'influence au Makota (Mlle Poulin, Mme Lavacher, Mlle Olaf)

    Autre (RP)

    Le texte en blocMlle Pascale renvoie ses administrateurs et se constitue PDG
    L'énigmatique héritière de la veuve Pascale annonce qu'elle gérera son patrimoine sans tiers masculins
    Coup de théâtre dans le monde des affaires ! Dans une conférence donnée hier soir à la presse, Mlle Améthyste Pascale — clone carnavalaise adoptée par la veuve Pascale et qui, à la suite du décès récent de cette dernière, se retrouve à la tête de son empire industriel et agricole — a provoqué un véritable scandale. Elle a déclaré publiquement que, désormais et contrairement à ce que faisait sa « pauvre et malheureuse mère », elle administrerait elle-même ses entreprises, sans recourir à aucune tutelle d'aucune espèce, et exercerait une présidence unique de l'ensemble de ses entreprises en constituant le groupe Pascale Inc. Depuis la loi Ménoville, une telle décision ne pose aucun problème légal, d’autant plus qu’il ne fait aucun doute que Mlle Pascale remplit les critères de la minorité émancipée sous le statut de vieille fille isolée. Néanmoins, l’émoi demeure palpable dans le monde des affaires, tant il est frappant de voir Mlle Pascale suivre l’exemple de celles qui l’ont précédée : l’hommasse Mlle Poulin, mais aussi la plus convenable veuve Lavacher, ou encore la jeune et prometteuse Mlle Olaf. Dans cet article, nous allons examiner à quoi ressemblera ce tout nouveau groupe qui vient de voir le jour.
    Qui est Mademoiselle Améthyste Pascale ?
    Il est difficile de croire que, compte tenu de l’actualité récente qui l’a propulsée sous les projecteurs, certains Makotans ignorent qui est l’énigmatique Mlle Améthyste Pascale. Mais nous avons des devoirs envers l’ensemble de nos lecteurs, y compris ceux qui, pour une raison ou pour une autre, se seraient tenus à l’écart de l’information ces derniers jours. Mlle Pascale est la fille adoptive et l’unique héritière de la défunte veuve Pascale. Elle est également, et pour ainsi dire d'abord, une clone d’Améthyste Castelage, le chef d’État de la principauté de Carnavale. Comme toutes ses semblables, elle est âgée de trente-six ans et est la fille biologique d’Arthur Castelage, le banquier ayant eu l’étrange idée de mettre à la disposition du monde entier des clones embryonnaires de sa propre fille. Il va de soi qu’une telle pratique est illégale chez nous, et qu’une personne se livrant à ce type d’agissements serait poursuivie avec la plus grande sévérité. Cela dit, ce risque n’existe pas en l’espèce, la science makotane ne maîtrisant pas de telles techniques. Et de toute façon, Arthur Castelage n’était pas Makotan.
    L’illégalité de ces procédés n’a cependant pas empêché certains de nos compatriotes de se procurer des Améthystes en se rendant eux même dans la Principauté de Carnavale. Certains l’ont fait pour des raisons que l’on peut juger légitimes, comme ce fut le cas des parents de sœur Scolastique, qui ont ainsi surmonté leur infertilité avant de laisser leur fille Améthyste entrer au couvent. D’autres, en revanche, ont agi pour des motifs bien moins avouables, à l’image de l’odieux M. Fallot, le proxénète bien connu, qui se livra à un véritable élevage d’Améthystes — plus d’une dizaine — à des fins prostitutionnelles. Les demoiselles Fallot furent d’ailleurs reconnues, au décès de leur « père », comme ses filles et héritières de son réseau de maisons closes quelles gerent actuellement et avec adresse dit-on.
    Mlle Pascale, prénommée elle aussi Améthyste, appartient donc à ce groupe de clones, bien que l’on ignore encore les modalités exactes de son acquisition par la veuve Pascale. Connue jusqu’ici comme la servante personnelle et l’aide de vie de la veuve Pascale durant ses dernières années, personne ne s’attendait à ce que cette dernière — réputée mauvaise et acariâtre — la constitue légataire universelle de l’ensemble de ses biens, dans le cadre d’une adoption pleine et entière. Ainsi, celle que l’on appelait « l’Améthyste », comme on dirait le chien ou la vache, est devenue en l’espace de quelques jours Mlle Améthyste Pascale, l’une des femmes les plus puissantes du Makota, aux côtés — comme nous l’avons rappelé — d’une Lavacher ou d’une Poulin. Notons enfin que la veuve Pascale, n’ayant plus aucune famille et n’ayant jamais eu d’enfant, ne disposait d’aucun héritier naturel. Elle était donc parfaitement libre de choisir la personne à qui transmettre les biens considérables hérités de son défunt mari.
    Petite projection de ce que devrait être la Compagnie Pascale
    À présent que tout le monde situe clairement qui est Mlle Pascale, voyons à quoi devrait ressembler la compagnie dont elle vient d’annoncer la constitution. Rappelons que les Pascale, à l’instar des Poulin et des Irreville, ont toujours porté la double casquette au Congrès : celle de ranchers à la Chambre foncière, en leur qualité de principaux propriétaires terriens du comté des Noyers, et celle de riches contribuables à la Chambre censitaire du fait des revenus qu'ils tirent de leurs mines. Cela faisait des Pascale une grande famille avec laquelle il fallait compter.
    La veuve Pascale, qui a vécu l’essentiel de sa vie avant la loi Ménoville — puisqu’elle est morte quelques mois seulement après son adoption — n’a toutefois jamais pu espérer exercer le pouvoir inhérent à la détention de ces deux sièges au Congrès. Elle devait donc laisser des hommes, désignés par un tuteur légal, s’occuper de l’ensemble de ces affaires. Ce sont précisément ces hommes que l’héritière Pascale vient de congédier, en plus d’avoir licencié l’administrateur de son ranch ainsi que les gestionnaires de chacune de ses mines et de quelques industries en lien direct avec celles-ci. Car, comme beaucoup de capitaines d’industrie makotans, les Pascale sont avant tout des mineurs. Des mineurs d’or, de fer et de charbon. Certes, les mines Pascale ne sont pas comparables, en taille ou en nombre, à celles de l’Empire Poulin ; elles permettent néanmoins à leur propriétaire de se maintenir parmi les cinquante plus grandes fortunes du Makota, ce qui n'est pas rien.
    C'est donc un groupe de premier ordre, avec pas moins de douze mines et des complexes industriels employant trente milles personnes au bas mot. La Compagnie Pascale promet donc de s'imposer comme un incontournable du monde industriel makotan.
    Les autres déclarations choc de Mlle Améthyste Pascale : des investissements à l’étranger et un engagement politique chez les productivistes
    Quiconque connaît les mœurs de nos acteurs économiques sait qu’il n’est guère dans leurs habitudes de procéder à des investissements à l’étranger. Or, Mlle Améthyste Pascale a évoqué pour sa nouvelle compagnie pas moins de trois pôles d’investissement hors des frontières du Makota. Le premier concerne la La Cramoisie, nation sataniste et luciférienne, avec laquelle la jeune femme ne semble avoir aucun scrupule à interagir. Le second vise la Parapluvie Inc., entreprise pharmaceutique singulière implantée au Dakora, qui paraît survivre dans des abris souterrains. Enfin, le troisième pôle concerne la chaotique Messalie. Mlle Pascale justifie ces choix par la volonté de diversifier ses actifs et d’ouvrir la Compagnie Pascale sur le monde. Enfin, Mlle Améthyste Pascale a fait savoir qu’elle venait de rejoindre le Parti productiviste, dont elle entend briguer la direction, en remplacement de M. Vèques, grand industriel et maire de Sainte-Régine, capitale du Makota. Selon elle, ce dernier « n’a pas su se montrer à la hauteur des enjeux ». Elle estime qu’il est désormais grand temps que la cause de la production, du progrès technique et du développement économique soit placée entre les mains d’une femme.



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    Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie de presse en demi teinte ou tramage, noir et blanc, Rendez vous entre deux femmes, l'une en robe noir du XIXe siècle  et l'autre est une femme en costard cravate noir. Les deux femmes se serrent la main cordialement en souriant nous.  il y a sur le mur derrière elles et en grand le symbole de la Parapluvie sous fond noir dans un sous sol genre abris technologique, elles sont entourées d'hommes et de femmes blonds en salopettes noires avec le signe de la Parapluvie dans le dos et sont autour des deux femmes comme une fête,  et elle est légendée : "Melles Dispensier (PDG de la Parapluvie) et Pascale (PDG de la Compagnie Pascale) devant le drapeau de la Parapluvie" .

    Mlle Pascale fait entrer sa compagnie au capital de la Parapluvie, In Les Nouvelles du Makota, le 6/06/18

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    Articles connexes et références
    Mlle Améthyste Pascale

    Le Monde Pharmaceutique makotan

    Les femmes de pouvoir et d'influence au Makota (Mlle Poulin, Mme Lavacher, Mlle Olaf)

    Autre (RP)

    Le texte en blocMlle Pascale fait entrer sa compagnie au capital de la Parapluvie
    A peine constituée, la Compagnie Pascale devient actionnaire de la principale entreprise du DakoraIl n'aura pas fallut attendre longtemps pour voir la toute nouvelle héritières se lancer dans une aventure aussi surprenante qu’inattendue. On parle malgré tout de plusieurs centaines de millions de dollars or makotans investis par la jeune femme dans cette curieuse mais sympathique entreprise pharmaceutique raciste, eugéniste et prométhéenne. Dans cet article, nous tacherons de vous expliquer qui sont les acteurs dans cette histoire et ce que cela implique concrétement pour les concernés.
    Qui est Mlle Améthyste Pascale ?
    Grâce à l’actualité récente qui l’a brutalement placée sous les projecteurs, il peut sembler surprenant que certains Makotans ignorent encore l’identité de Mlle Améthyste Pascale, mais nous n'ignorons pas qu'il né tous les jours des lecteurs. Mlle Pascale est la fille adoptive et l’unique héritière de la défunte veuve Pascale, mais aussi une clone d’Améthyste Castelage, actuelle cheffe d’État de la principauté de Carnavale. Âgée de trente-six ans, comme toutes ses semblables, elle est la fille biologique d’Arthur Castelage, banquier à l’origine de la diffusion mondiale de clones embryonnaires de sa propre fille — une pratique strictement illégale au Makota, mais hors de portée de notre droit (ainsi que de notre science).
    Cette illégalité n’a pas empêché certains Makotans de se rendre eux-mêmes à Carnavale pour acquérir des Améthystes. Les motivations ont varié : certaines jugées respectables, comme dans le cas des parents stériles de sœur Scolastique, d’autres nettement plus condamnables, à l’image de M. Fallot, proxénète notoire, qui exploita plus d’une dizaine de clones à des fins prostitutionnelles. À sa mort, les demoiselles Fallot furent reconnues comme ses filles et héritières de son réseau de maisons closes. Mlle Pascale appartient à ce groupe de clones, bien que les conditions exactes de son acquisition par la veuve Pascale demeurent inconnues. Longtemps cantonnée au rôle de servante et d’aide de vie, personne n’imaginait que cette dernière, réputée dure et sans attaches familiales, l’adopterait pleinement et en ferait sa légataire universelle. En quelques jours, « l’Améthyste » est ainsi devenue Mlle Améthyste Pascale, désormais l’une des femmes les plus puissantes du Makota.
    Son statut de mineur émancipé ne faisant aucun doute, Mlle Pascale fonde sa Compagnie pour administrer elle-même ses biens.
    Contrairement à sa mère adoptive, qui laissait l’administration de son empire à des hommes de confiance placés sous l’autorité d’un tuteur légal, Mlle Pascale semble, quant à elle, bien décidée à prendre ses affaires en main. À la décharge de la vieille femme, rien n’était réellement possible pour elle en matière de gestion de ses biens, compte tenu du droit du comté de la Neuterre, qui interdisait aux femmes — toutes considérées comme des mineures perpétuelles — d’exercer ce type de responsabilités. La loi Ménoville, qui offre le statut de mineure émancipée aux femmes remplissant certaines conditions, n’a été promulguée que quelques semaines avant sa mort. On ne saura donc jamais comment la veuve se serait accommodée de cette émancipation tardive. Il n’est d’ailleurs pas impossible que Mlle Pascale ne fasse, au fond, qu’exécuter la volonté de sa mère en agissant comme elle le fait aujourd’hui. Car la demoiselle agit — et pas à la marge. Elle défraie la chronique depuis plusieurs jours en limogeant un par un ou en groupe l’ensemble de ses administrateurs et en fusionnant toutes les entreprises dans lesquelles elle détient une participation majoritaire. C’est ainsi que la Compagnie Pascale est en train d’émerger sous nos yeux, issue de l’agrégation du portefeuille d’actions de la veuve. Et cette Compagnie, qui semble devoir devenir une des plus importantes du Makota sera certainement la troisième la plus importante administrée par une femme, derrière l'empire minier de Mlle Poulin et les industries d'armement de la veuve Lavacher.
    La Compagnie Pascale investit massivement des devises (10 000 UI de dollars or) dans la Parapluvie dont elle devient devient un moyen porteur.
    Voici donc la grande nouvelle du jour. Dans le cadre d’une visite des installations de la firme — il s’agit du premier acteur étranger à effectuer une telle démarche depuis trente ans et la catastrophe qui ravagea le Dakora et fit apparaître le Smog — et après avoir achevée le tour du gigantesque abri N°001, Mlle Pascale s’est longuement entretenue en privé avec Mlle Antoinette Dispensier, président-directeur général de la Parapluvie. À l’issue de cet entretien, les deux femmes ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle a été annoncée la réalisation d’un investissement massif de la Compagnie Pascale au sein de la Parapluvie. Si l’on ignore encore les motivations profondes de la clone milliardaire, la jeune femme a justifié son choix par la volonté de faire de la Parapluvie une entreprise « dakorano-makotane », afin de pallier « l’absence honteuse et insupportable de toute entreprise pharmaceutique sérieuse au Makota ».
    Certes, notre pays est particulièrement mal doté dans ce domaine. Toutefois, Mlle Pascale a tort d’affirmer qu’il n’existe aucune compagnie pharmaceutique chez nous, puisqu'on en trouve une : la Compagnie Douzon, qui demeure, il est vrai, de taille modeste. Là encore, il semblerait que la jeune femme hérite des opinions de sa mère adoptive, la veuve Pascale, dont il était de notoriété publique qu’elle exécrait souverainement les Douzon pour avoir côtoyé l’une de leurs filles à l’épo-que de sa scolarité à Sainte-Aurore, l’établissement pour jeunes filles de bonne famille le plus réputé de Sainte-Régine. Bien que nous n'ayons pas les détails, on imagine que ce ne fut pas une expérience très agréable.
    Concrètement, la Parapluvie pourrait s’implanter dans le comté de la Neuterre par le biais d’une filiale placée sous le contrôle de Mlle Pascale, et qui prendrait le nom de Pascale Pharmaceutique Cie. Cette entreprise devrait s’organiser autour de deux pôles : un premier pôle dédié à la production et à la vente de médicaments, et un second orienté vers la recherche neurologique et la lutte contre les maladies dégénératives du système nerveux, dans le cadre d’un futur « Institut makotan pour le cerveau ». Le site serait d’ores et déjà sur le point d’entrer en construction, sur une parcelle appartenant à la Compagnie Pascale, par des équipes de chantier elles aussi estampillées Pascale Cie. L’équipement scientifique serait, quant à lui, pris en charge par la Parapluvie Inc. Il ne resterait plus qu’à recruter des savants. Il semblerait que cet aspect philanthropique, pour le moins inattendu, soit en réalité l’expression d’une volonté testamentaire de la défunte veuve Pascale. C’est en tout cas ainsi que sa fille adoptive justifie la fondation de cet institut de recherche. Nous suivrons naturellement l’avancée de ce chantier.
    Mlle Pascale aurait également investi des capitaux dans la République actionnariale de Cramoisie
    Sur ce point, nous demeurons plus prudents. Aucune déclaration officielle n’a encore été faite. Toutefois, selon des sources habituellement bien informées issues des milieux de la finance makotane, il semblerait que Mlle Pascale ait procédé à des investissements conséquents dans l'entre-prise coloniale carnavalesque controversée implantée en Afarée. À ce stade, il ne nous est toutefois pas possible d’être catégoriques, cette information devra encore être recoupée.




    Commentaire extradiégétique
    La vidéo ci-dessus est un commentaire généré automatiquement. Elle simule un entretien entre deux journalistes sur une radio quelconque qui n'est pas makotane (c'est socdem quoi). Elle a pour fonction de vous donner un résumé approximatif à écouter. Attention, la vidéo commet fréquemment des erreurs, y compris grossières, et n'est pas donc pas une source, elle doit seulement vous inciter à aller lire l'article si il attire votre attention ! C'est un moyen pour vous de gagner du temps.
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    Un article de presse en trois colonnes avec  une illustration qui est une Photographie en demi teinte ou tramage, noir et blanc, dans un cloitre, une nonne  (Soeur Mahaut)  avec un habit de bénédictine blanc et guimpe blanc et voile noire, elle pose avec un fusil à pompe dans les mains et des grosses caisses en bois fermées de transport autour d'elle dans un jardin et elle porte un long scapulaire blanc et une ceinture de cuire et des sandales de cuir et elle est vue de la tête au pied, sur les caisses il est peint en pochon : "Mission Dakoraville",  il y a chapelet sur le coté de la ceinture   et elle est légendée : "Soeur Mahaut, fusil à pompe en main, prend un air volontairement menaçant pour intimider notre photographe." .

    Soeur Mahaut part en mission à Dakoraville , In Les Nouvelles du Makota, le 15/06/18

    Le texte en blocSoeur Mahaut part en mission à Dakoraville
    Accompagnée d'une poignée de compagnes, elle part ré-évangéliser la capitale dévastée
    Nouvelle pour le moins surprenante en provenance du couvent général des sœurs réginistes de Sainte-Régine, capitale du Makota. Un groupe de religieuses intrépides se serait constitué dans le but d’aller évangéliser Dakoraville, la capitale dévastée de l’État du Dakora, actuellement aux mains des barbares punks. Ce sont pas moins de cinq religieuses qui s’apprêtent ainsi à partir à la conquête des âmes de la cité ruinée. Et leur mission ne se limitera pas à l’évangélisation : il s’agira également d’enterrer les morts et de redresser le patrimoine religieux de l’État, laissé à l’abandon depuis près de trois décennies. Dans cet article, nous tenterons d’évaluer ce que cette entreprise pourrait repré-senter sur le plan matériel en terme de dangers et ce que l’on peut en attendre sur le plan spirituel.
    Qui est Sœur Mahaut, la supérieure de ce groupe et l’initiatrice du projet ?
    Jeune femme de vingt-cinq ans, née en 1993, Sœur Mahaut — au siècle Mlle Jeanine Gallouésant — est une religieuse fervente mais au tempérament réputé turbulent. Issue d’une famille de ranchers moeyns du comté de Le-Haut-La-Ville, elle est la fille d’Achille Gallouésant, propriétaire d’un petit ranch employant trois vachers. Après une petite enfance passée, comme il se doit, auprès de ses frères et sœurs jusqu’à l’âge de sept ans — l’âge de raison — elle est placée dans l’établissement pour filles Sainte-Salomine, l’un des plus respectés du comté. Pendant dix années, elle y apprend à lire, écrire, compter, prier, comprendre et parler le latin, ainsi que tout ce qu’il convient de maîtriser lorsqu’on est une honnête fille makotane : c'est à dire la vertu et le maniement des armes à feu. À dix-sept ans, la jeune fille est prête à affronter le monde. C’est alors qu’elle ressent l’appel de Dieu et, renonçant à la vie séculière, elle entre en 2012 dans l’Ordre de Sainte-Régine — autrement dit, chez les sœurs réginistes — avec pour vocation le soin des malades. Son noviciat se déroule sans encombre majeur, si l’on excepte quelques incidents liés à des accès de colère et de violence ponctuelle. Rapidement envoyée au Jashuria, elle y obtient en 2016 son brevet d’infirmière, avant de rentrer au pays pour prononcer ses vœux définitifs.
    Pourquoi une religieuse infirmière part-elle évangéliser les punks de Dakoraville ? Un songe récurrent et une intuition mystique
    C’est peu après la profession de ses vœux perpétuels que Sœur Mahaut commence à être assaillie par des songes. Ou plutôt un songe, toujours le même. Elle décrit notamment « une ville en ruine, couverte de mort et baignant dans une brume verdâtre », puis ajoute : « J’entre dans cette brume en traînant une longue croix que je porte difficilement sur l’épaule. » Elle n’en dit guère davantage, mais l’on devine sans peine que ces visions sont plus riches et plus troublantes encore. La récurrence presque quotidienne de ce rêve marque profondément l’esprit de la jeune religieuse et la pousse rapidement à passer à l’action. Il se trouve — simple coïncidence ou dessein de la Providence — qu’au même moment le général Lye, ancien officier général de la cavalerie du Makota, prend sa retraite et fonde dans la foulée une armée de volontaires destinée à reprendre le Dakora, alors que le Smog putride commence à s’affaiblir sensiblement. Sœur Mahaut tente alors de convaincre les futures autorités dakoranes de l’escorter jusqu’à Dakoraville. Elle refuse catégoriquement toute proposition visant à la cantonner à un rôle d’infirmière auprès des troupes, fonction pourtant acceptée par de nombreuses nonnes
    intrépides. Elle, elle ne désire qu'une chose : entrer dans Dakoraville et y faire ce que l'on attend d'elle même si elle ignore totalement ce dont il s'agit. Comme on peut s’en douter, l’état-major du Dakora, à peine engagé dans la reconquête des districts nord du pays, n’avait nullement l’intention de détacher une unité pour conduire une religieuse inspirée (pour ne pas dire autre chose) au cœur de la désolation afin de satisfaire les exigences d’un songe insistant.
    Deux années de préparation sérieuse et méthodique avant la réalisation du Songe
    Il faut près de deux ans de préparation et la constitution d’un embryon de communauté pour que Sœur Mahaut puisse enfin donner corps à sa vision. Elle doit revoir son projet de fond en comble et le structurer avec rigueur. Parmi ses consœurs, les avis sont très partagés quant à cette religieuse jugée quelque peu exaltée et à son songe pour le moins équivoque. Elle parvient néanmoins à recruter quatre compagnes prêtes à l’assister dans sa mission. Il ne s’agit plus, dès lors, d’affronter seule son destin — démarche romantique, mais désordonnée — mais bien de fonder une implantation communautaire destinée à rechris-tianiser Dakoraville. L’entreprise demeure dangereuse, mais les religieuses sont armées, et surtout, elle ne relève plus du pur suicide. Ce projet, jugé sain quoique périlleux, est finalement béni par les autorités de l’Ordre et accepté par les hommes du général Lye. L’état-major du Dakora promet d’ailleurs de fournir une escorte afin d’assurer leur installation sur place. Cette escorte ne doit cependant pas se transformer en garnison pour ne pas risquer d'offenser Zed, le fameux Grand Punk et son clan des Kradocs qui rêgnent sur les ruines de la ville. Ce Zed, contacté par les sœurs, a d'ailleurs fait savoir qu'il ne voyait aucun problême à ce que les religieuses s'installent mais il a indiqué aussi qu'elles feraient bien d'amener de la bière si elles en
    entendaient tirer quelque chose de ses « lascars ». Cela a été interprété comme une autorisation des autorités locales. Ne sachant trop comment il fallait prendre ce conseil, dans le doute, ces dames ont fait le choix d'organiser un ravitaillement de bière régulier et d'organiser des distributions ponctuelles pour assurer la sûreté de leur maison.
    Les premières actions envisagées : Trouver abri dans l'un des anciens couvents de la ville et le redresser, notamment sur le plan sécuritaire.
    Sœur Mahaut n’ignore pas qu’elle et ses compagnes se jettent littéralement dans la gueule du loup. Aussi, leur première tâche, une fois arrivées sur place, sera de chercher à se protéger. Elle a raison de s’en inquiéter : les femmes isolées constituent des victimes de choix dans les zones d’anarchie, et Dakoraville — malgré la domination actuelle, et probablement temporaire, des Kradocs et de leur chef Zed, le Grand Punk — demeure par excellence une terre livrée au chaos. Ainsi, outre le fait d’être correctement armées, comme nous l’avons indiqué, les religieuses projettent de s’installer dans l’un des anciens couvents de la ville, qu’elles s’efforceront de fortifier au mieux pour en assurer la défense. Des gardes permanentes seront assurées dans un premier temps, mais l’objectif affiché reste un retour aussi rapide que possible à une vie conventuelle normale, une fois la sécurité jugée suffisante.
    Souhaitons donc à ces curieuses missionnaires de réussir leur implantation et à Sœur Mahaut de trouver là-bas ce qu’elle cherche avec tant d’ardeur et que le Ciel veut lui monter. Pour notre part, nous estimons toutefois que cette opération demeure excessivement dangereuse et qu’il est prématuré d’envoyer des femmes à Dakoraville tant que celle-ci n’aura pas été pleinement replacée sous l’autorité des armées de l’État du Dakora, son propriétaire légitime. Espérons, en conséquence, que nos craintes se révèlent infondées.
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