
- Allo ? Docteur Philippe Géminéon à l'appareil, directeur de Grand Hôpital. Écoutez moi jusqu'au bout.
Je m’apprête à envoyer mes ambulances sauver tout le monde dans l'arrière pays. Vos hommes et les miens. Je ne le ferai qu'à la condition d'un cessez-le-feu d'une semaine, le temps de récupérer tout le monde et de les mettre en sécurité. Le réalisme nous l'impose, je ne tiens pas plus que vous à laisser l'arrière pays mourir, sauf si vous m'y contraignez. Carnavale peut supporter quelques milliers de morts civils, mais vos populations ne tolèreront pas que vous ayez laissé crever vos soldats sachant qu'il existait un moyen de les sauver. Grand Hôpital prendra en charge la totalité des êtres vivants que nous trouverons, sans distinction de drapeau. Si la moindre ambulance est bombardée ou prise à partie, j'abandonne tout le monde à l'agent GILGAMESH et je vous en colle la responsabilité. Aussi, inutile de trop espérer, il n'y aura aucun antidote dans les véhicules, seulement de quoi stabiliser les malades le temps de les rapatrier dans la Cité noire où ils seront pris en charge. Nos milices maîtrisent la chaîne de quarantaine, elles sont rodées à l'exercice, ne tentez rien qui pourrait perturber nos protocoles sanitaires. A ce titre, je vous déconseille absolument de rapatrier vous-mêmes vos malades, au risque de répandre l'épidémie en dehors de la péninsule. La biologie n'est pas un jeu.
Une semaine de cessez-le-feu et vos soldats vivront. Sinon, le diable s'occupera de leurs âmes.