19/06/2020
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Secrétariat Général - Contacter l'OND - Page 6

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PHILIPPE GEMINEON

Philippe Géminéon


- Allo ? Docteur Philippe Géminéon à l'appareil, directeur de Grand Hôpital. Écoutez moi jusqu'au bout.

Je m’apprête à envoyer mes ambulances sauver tout le monde dans l'arrière pays. Vos hommes et les miens. Je ne le ferai qu'à la condition d'un cessez-le-feu d'une semaine, le temps de récupérer tout le monde et de les mettre en sécurité. Le réalisme nous l'impose, je ne tiens pas plus que vous à laisser l'arrière pays mourir, sauf si vous m'y contraignez. Carnavale peut supporter quelques milliers de morts civils, mais vos populations ne tolèreront pas que vous ayez laissé crever vos soldats sachant qu'il existait un moyen de les sauver. Grand Hôpital prendra en charge la totalité des êtres vivants que nous trouverons, sans distinction de drapeau. Si la moindre ambulance est bombardée ou prise à partie, j'abandonne tout le monde à l'agent GILGAMESH et je vous en colle la responsabilité. Aussi, inutile de trop espérer, il n'y aura aucun antidote dans les véhicules, seulement de quoi stabiliser les malades le temps de les rapatrier dans la Cité noire où ils seront pris en charge. Nos milices maîtrisent la chaîne de quarantaine, elles sont rodées à l'exercice, ne tentez rien qui pourrait perturber nos protocoles sanitaires. A ce titre, je vous déconseille absolument de rapatrier vous-mêmes vos malades, au risque de répandre l'épidémie en dehors de la péninsule. La biologie n'est pas un jeu.

Une semaine de cessez-le-feu et vos soldats vivront. Sinon, le diable s'occupera de leurs âmes.
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De Njowga Nielsen, Grand Chancelier de l'Empire
À Leurs Excellences les représentants et représentantes des membres de l'OND.


Fait à Haguevieil, Empire du Nord, le 20 janvier 2020.

Objet : Attitude commune vis-à-vis de la Néxanie


Très Hautes Excellences,

En sa qualité de membre, le Gouvernement de Sa Majesté souhaite porter à votre connaissance les préoccupations profondes qui animent aujourd'hui l'Empire du Nord concernant les récentes évolutions observées au sein de la IIIe République de Nexanie.

Les autorités néxaniennes ont publiquement revendiqué et assumé le recours à des pratiques comprenant notamment des actes de torture, des châtiments corporels, des exécutions publiques, des mises à mort organisées devant la population ainsi que des procédures judiciaires dérogeant explicitement aux garanties fondamentales du procès équitable dans certaines catégories d'affaires, se caractérisant également avec l'intervention des autorités exécutives dans le processus judiciaire. De même que pour certains crimes graves qui nécessitent naturellement des investigations précises et approfondies, des procédures accélérées sont mises en place pour juger et condamner au plus vite. Plus préoccupant encore, ces pratiques ne sont pas présentées comme des mesures exceptionnelles, mais bel est bien comme des éléments constitutifs et revendiqués de leur modèle judiciaire, dont le pays s'enorgueillit par ailleurs.

À la suite d'un premier échange diplomatique, les autorités de Nexanie ont confirmé sur un ton offensif et sans ambiguïté qu'aucune exception ne serait consentie pour les ressortissants étrangers présents sur leur territoire. Elles ont indiqué que tout citoyen étranger, y compris ressortissant d'un État partenaire, pourrait être soumis à ces procédures sans possibilité d'extradition préalable vers son État d'origine. Cette position concerne donc directement l'ensemble des citoyens de nos États membres et doit préoccuper chacun d'entre nous. Qu'il s'agisse de voyageurs, d'étudiants, de chercheurs, de marins, de diplomates, d'entrepreneurs ou de familles installées temporairement sur le territoire néxanien, tous pourraient, dans certaines circonstances, être exposés à des traitements que nos États considèrent unanimement comme incompatibles avec les principes les plus élémentaires de la dignité humaine. L'Empire souhaite attirer votre attention sur un point particulier qui nous paraît devoir faire l'objet d'une réflexion commune : ces dispositions s'appliquent également aux mineurs à partir de 15 ans. Si dans la pratique la peine capitale, la torture ou les autres condamnations de cet acabis sont modifiés pour ces individus entre 15 et 17 ans, il est en théorie possible qu'ils s'appliquent. Et les réponses transmises par les autorités néxaniennes ne prévoient aucune garantie spécifique protégeant les mineurs de 15 à 17 ans des ressortissants de nos pays contre les mécanismes coercitifs prévus par leur législation et qui pourraient se voir incarcérés à vie, ou bien exécutés si la coutume venait à être rompue.

Au-delà de nos divergences d'appréciation sur leur système pénal, cette absence de garanties constitue une préoccupation directe pour la sécurité de l'ensemble des citoyens de l'organisation. Et à ce titre, je ne peux que rappeller le douloureux souvenirs des deux citoyens teylais exécutés en Loduarie Communiste. C'est pourquoi l'Empire estime qu'il serait particulièrement inopportun, dans les circonstances actuelles, que des initiatives bilatérales importantes soient engagées avec la République de Nexanie, qu'il s'agisse d'accords de partenariat stratégique, d'accords économiques avancés, de coopérations institutionnelles renforcées, des partenariats sécuritaires ou de toute autre démarche susceptible d'être interprétée comme une validation politique ou morale de pratiques auxquelles nos États demeurent fondamentalement opposés. Il s'agit simplement de veiller à ce que notre coopération internationale demeure cohérente avec les valeurs auxquelles notre organisation est attachée et ne contribue pas, même involontairement, à renforcer la légitimité internationale d'un système dont plusieurs aspects soulèvent de graves interrogations humanitaires. Il s'agit de se montrer ferme face à la barbarie et de ne donner aucun crédit et aucune légitimité à un acteur qui devrait dès lors que l'on observe ses agissements intérieurs, être naturellement exclu de la liste des partenaires potentiels de nos nations.

L'Empire du Nord souhaiterait ainsi ouvrir une réflexion commune entre les États membres sur l'élaboration d'une position coordonnée de l'alliance. Cette réflexion pourrait notamment porter sur plusieurs axes. En premier lieu, l'adoption d'une recommandation commune invitant les ressortissants de l'OND à faire preuve de la plus grande prudence lors de tout déplacement en République de Nexanie et une coordination plus étroite de nos services consulaires sur place. En second lieu, la définition d'une position diplomatique commune demandant l'introduction de garanties minimales applicables à tous les citoyens des États membres de notre organisation. Ces garanties pourraient notamment comprendre un accès consulaire immédiat, le respect intégral des droits de la défense, le bannissement des procédures accélérées, la réitération du droit à l'appel, l'attention portée à des conditions de détentions dignes, l'interdiction de toute forme de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant, ainsi que la possibilité d'envisager, dans certaines circonstances, le transfert des personnes condamnées vers leur État d'origine. Et notre objectif final, l'abandon de la peine de mort à l'encontre de nos ressortissants. Et en troisième point, l'adoption d'une position commune visant à exclure tout partenariat avec la Néxanie, que cela soit politique, militaire et économique, tant que ces garanties concernant nos ressortissants ne seront pas approuvées. Si aucune évolution ne devait intervenir malgré un dialogue sincère et de bonne foi, l'Empire estime qu'il conviendrait d'étudier collectivement des instruments diplomatiques, économiques ou politiques proportionnés permettant d'encourager une évolution de cette situation, toujours dans le respect des principes de notre alliance, et par l'ensemble des moyens à notre disposition, d'autant plus si il advenait que l'un de nos ressortissants encore l'une de ces peines.

Notre démarche est de réaffirmer qu'une alliance régionale de notre ampleur a aussi pour responsabilité de protéger concrètement ses citoyens lorsqu'ils voyagent, travaillent ou résident à l'étranger. Notre crédibilité collective repose autant sur notre capacité à défendre nos intérêts économiques que sur notre volonté de garantir la sécurité, l'intégrité physique et les droits fondamentaux des femmes, des hommes et des enfants placés sous la protection de nos États.

Les services diplomatiques impériaux se tiennent naturellement à la disposition de chacun des gouvernements membres afin d'organiser, dans les meilleurs délais, une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères consacrée à cette question, si une majorité d'États estime cette initiative opportune.

Je vous prie d'agréer, Excellences, l'assurance de ma plus haute considération et de mon profond respect.

Njowga Nielsen
Grand Chancelier Impérial
4339
MAE


CABINET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DU DUCHÉ


À l'attention de monsieur Roderick Benvolent, Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Démocratiques.

Monsieur,

Je vous écris pour une demande des plus formelles, qui je l’espère devrait être accueillie favorablement par votre Organisation. Si l’on en croit les on-dit, et l'invitation faite par M.Gaudion en 2015, je ne m’attend cependant pas au contraire. Par la présente, je souhaiterait vous soumettre la candidature du duché de Gallouèse à l’Organisation des nation démocratiques. C’était une promesse de campagne de mon parti depuis plusieurs années, et, comme vous ne l’ignorez sans doute pas, c’est sur cette promesse que nous avons remporté les dernières élections.

Je me permets de détailler les attentes et défis que soulève une telle candidature. Tout d’abord il nous faut travailler à partir du cadre préexistant, défini par l’accord Gallouèse-OND de 2015. L’intégration du duché a l’agence One Eye par exemple, pourrait être rapide, vu le partenariat déjà solide qui l’unît depuis trois ans à la Direction ducale de la sécurité à l’extérieur, et au renseignement militaire. Ce n’est qu’un exemple bien sûr, qui illustre l’asymétrie du chantier en fonction des sujets.

En effet, sur d’autres points, comme sur les question douanières, économiques ou militaires, nous sommes bien loin d’être en capacité de procéder à une intégration immédiate. La mise en adéquation de la réalité du terrain avec les attentes des traités nous condamnent à un temps de transition, pour lequel nous sollicitions d’ailleurs l’appui d’experts onédiens afin de réaliser un suivi des indicateurs adéquats. Par ailleurs, cette période de transition sera nécessaire pour que nous puissions discuter des sujets qui nous préoccupent au sein des textes fondateurs. Bien sûr, il ne s’agit pas de toucher aux traités de Manticore et Bandarhan. Il s’agit de comprendre, et de réfléchir ensemble, à une manière d’intégrer les dispositions problématiques à l’État de Gallouèse actuel.



Nous souhaitons donc, avant toutes choses, solliciter une rencontre entre vous, et Madame Valérie Jacques, ministre chargée des négociations avec l’OND. Les discussions pourront porter dans un premier temps sur le Titre VI du traité de Manticore, ou l’article VI du traité de Bandarhan. Viendront ensuite des questions plus techniques sur les échanges commerciaux, la production d’armement, ou la diplomatie avec les États non-membres. Il y aura enfin bien sûr la question de la République translavique. Les liens étroits qu’y ont noué la Gallouèse et l’OND sont la preuve d'une coopération déjà existante, mais notre entrée dans l'OND nécessiteraient aussi de réinventer la manière dont nous coopérons sur ce sujet.



Afin de contenter ce temps de transition, et conscients aussi que des vérifications doivent être faites quand à la conformité du duché vis-à-vis des critères de Norja, nous aimerions enfin déposer ici une autre demande. Tout aussi officiellement, la Gallouèse demande à être État observateur de l’OND le temps de son adhésion. Une fois que l’intégralité du processus sera résolu, nous pourrions alors adhérer à tous les traités en vigueur, celui de Manticore bien sûr, mais celui de Bandarhan.

C’est en suivant la promesse d’être mieux protéger des menaces extérieures, de la Loduarie, de l’Antares, de Carnavale, que le peuple gallèsant a exprimé par les urnes son souhait d’être un peuple onédien. Nous espérons que cette coopération renforcera l’OND dans sa posture diplomatique et participera à la marche du monde vers l’émancipation.



Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le secrétaire général, l’expression de mes cordiales salutations.

Ligert, le 31 octobre 2018
M. Henri dè Chastèu-Beriant, ministre des affaires étrangères du Duché
& M. Majëul Farche, président du Conseil des ministres

Au sujet de la timeline

Excuse

Le joueur de la Gallouèse vous présente ici ses excuses pour la manipulation allègre de la timeline. Cette lettre est datée d'octobre 2018. Nous sommes actuellement en avril 2020.

Le joueur de la Gallouèse a vu la flemme, la simulation du sport, la vie qui bat son plein bousculer ses plans de jeu ; mais aussi, il faut le dire, la guerre d'Antares, les différents bourbiers et autres actualités géokratiennes le placer dans une dimension du jeu qu'il n'apprécie pas particulièrement : celle où l'on écrit pour réagir, où l'on doit répondre, où l'on a du courrier en retard. Et puis, enfin, les allées et venues de la Loduarie sur la carte, qui d'une part on entamé à deux reprises la motivation du joueur, et de l'autre lui ont fait constamment changer ses plans pour le rp « rejoindre l'OND ».

Bref, il joue la Gallouèse avec deux ans de retard (c'est toujours moins que le Gondo), et vous prie de l'excuser pour la gène occasionnée.

Signé PatateS, le type qui parle de lui à la troisième personne carrément un melon comme ça t'as pas vu ça depuis Zlatan.

hrpJe mets ici par souci de transparence les sujets où la Gallouèse pourrait avoir du retard sur les critères de Norja : liberté d'entreprendre (libertés individuelles), parité homme-femme, séparation des pouvoirs (prévalence de la justice ?);
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