Cependant, ces droits sont limités par de nombreuses obligations qui en réduisent la portée. Par exemple, l’hôpital n’intervient que si l’espérance de gain futur est positive, c’est-à -dire si l’individu dispose encore d’assez d’années de travail potentielles ou si un essai clinique requiert sa condition physique. Il en va de même pour l’éducation, dont le déterminisme social est absolu. Le devoir le plus direct associé à ces droits est l’obligation de répondre à son affectation, déterminée par La Nouvelle, le logiciel du service public chargé du suivi du plan industriel. Il faut noter que les services proposés par le service public sont tous en situation de monopole : il est donc impossible de s’en défaire ou de renoncer à ces droits pour échapper aux devoirs qui en découlent.
D’un point de vue plus pratique, certaines dispositions influencent directement l’organisation sociale. Le gouvernement garantit la capacité de production des unités humaines, notamment en assurant les citoyens contre le suicide, ce qui permet de contractualiser la grossesse volontaire. Par ailleurs, puisque l’attribution des postes de travail est effectuée par l’État, et que la plupart des entreprises sont publiques; ou, au minimum, dépendantes de la planification industrielle, on peut affirmer, de manière justifiée, que l’emploi et l’industrie font partie intégrante de la providence du service public. Certains affirment qu’il s’agit d’un totalitarisme, d’autres de l’œuvre d’un État de raison. Quoi qu’il en soit, le service public, par ses monopoles et sa programmation industrielle, constitue l’essence même de la vie des Mesolvardiens.









