
Le miraculeux Konjac est enfin officiellement commercialisé ! , In Les Amis de l'Autel, le 13/08/2019
La farine de Konjac, longtemps la propriété exclusive du clergé makotan devient enfin accessible à tous.
Longtemps considérée comme une plante à garder secrète par la plupart des ordres religieux du Makota, et plus généralement par les institutions de vie consacrée volignonistes d’Aleucie, le konjac devient enfin une plante accessible à tous. En effet, les autorités religieuses du Makota, en l’occurrence le Concile national, ont décidé que « rien ne justifiait plus que l’on prive la population générale de l’accès à cette plante absolument bénéfique pour notre époque moderne, d’autant que rien ne justifiait sérieusement l’interdiction égoïste et outrancière dont elle a fait l’objet par le passé ». Mais qu’est-ce qui rend cette plante si précieuse qu’on ait ressenti le besoin, après l'avoir pour ainsi dire cachée, de la démocratiser, au-delà du seul monde monastique ? C’est avant tout son remarquable pouvoir coupe-faim, associé à une texture unique qui fait des pâtes et vermicelles tirés de sa farine de véritables alliés dans la guerre contre le sucre que l’humanité mène depuis l’avènement de l’alimentation industrielle, la sédentarisation massive et l’accès permanent aux calories. Certes, le Makota a su se protéger pour l'essentiel du mouvement catastrophique d'indus-trialisation de l'alimentation mais il ne faut pas croire qu'il est pour autant hors de tout danger et que l'on ne doit pas, nous aussi, mener une guerre acharnée aux glucides sous toutes leurs formes.
Dans cet article, nous expliqueront en quoi cette libération du konjac constitue un tournant décisif dans le combat incessant les citoyens des pays modernes doivent livrer contre l’obésité et ses conséquences abominables et nous fournirons quelques conseils pratiques d'ordre culinaire.
Le Konjac : Une plante méconnue
Le Konjac est une plante vivace originaire des régions montagneuses et humides de Nazum. Elle se distingue par son tubercule massif, souvent comparé à une grosse pomme de terre irrégulière, qui peut atteindre plusieurs kilos à maturité. Ce tubercule, qu'il convient plutôt, en toute rigueur naturaliste d'appeler corme, est renferme une concentration exceptionnelle de glucomannane, une fibre soluble qui possède la remarquable capacité d’absorber jusqu’à cent fois son poids en eau. Une fois hydratée, elle forme un gel visqueux et presque transparent, à l’origine de la texture si particulière et ragoutante des produits qu'on en tire.
Cultivée traditionnellement dans les jardins clos des couvents du Makota et à l'usage presque exclusif des femmes consacrées, le Konjac a toujours eu la réputation exagérée de plante délicate difficile à cultiver. Bien qu'elle ne soit en réalité pas si difficile à mettre en culture, elle exige cependant des conditions précises pour s'épanouir dans les serres d'Aleucie : une terre riche, un ombrage constant et une humidité régulière et une protection contre les froids rigoureux (il ne faut en aucun cas descendre sous les dix degrés en dessous de 0). Son cycle de croissance est lent ; il faut souvent trois à quatre années avant que le tubercule n’atteigne une taille suffisante pour être récolté, on peut cependant accéléré le processus en s'assurant que la température dans la serre demeure toujours au dessus des 15 degrés, empêchant le Konjac d'entrer en dormance.
Aujourd’hui encore, les feuilles immenses et élégamment découpées de la plante, qui peuvent dépasser le mètre de haut, restent un spectacle impressionnant dans les serres des couvents ainsi que dans la plupart des muséums d'Histoire Naturelle du Makota, et en particulier celui de Sainte-Régine, la capitale, où vous pouvez contempler toute l'année desvoir des spécimen absolument magnifiques.
Une farine aux puissantes propriétés diététiques
Ce qui rend le konjac véritablement précieux dans le cadre nutritionnel, c’est sa quasi-absence de calories combinée à son pouvoir rassasiant hors du commun. Une fois transformé en farine, il permet de réaliser des pâtes, vermicelles, riz ou pains qui conservent une saveur neutre tout en offrant une sensation de satiété durable. Il s'agit ni plus ni moins qu'un secret minceur connu depuis longtemps par nos religieuses et enfin rendu accessible à toute le population. Le gel de glucomannane (le glucomannane étant, pour rappel, le principe actif de la plante) ralentit la vidange gastrique, stabilise la glycémie et réduit l’absorption des sucres et des graisses. C'est pourquoi, dans un contexte où l’obésité et les troubles métaboliques touchent désormais même les milieux les plus protégées du Makota, cette plante ou, pour être plus précis, la farine que l'on obtient en rappant sa corme, constitue un outil d’une efficacité rare dans la lutte contre les excès modernes et la difformité répugnante des corps obèses.
Ainsi, la décision du Concile national marque un tournant stratégique dans la santé publique du Makota. En rendant le konjac accessible à tous, les autorités religieuses reconnaissent enfin que la tempérance alimentaire ne doit plus être l’apanage des cloîtres, mais un bien commun offert à chaque citoyen et qu'il doit être possible à tout le monde de bien manger, copieusement, sans devoir pour autant grossir.
Des pâtes accommodables avec toutes les sauces
Au-delà de ses vertus nutritionnelles, le konjac présente des qualités gustatives et culinaires surprenantes. Sa texture élastique et légèrement caoutchouteuse séduit de plus en plus les ménagères à mesure que le produit devient accessible à l'ensemble des foyers. Les cuisinières qui y voient un support idéal pour les sauces ou les bouillons parfumés. Qu’il soit préparé en vermicelles translucides, en blocs pour mijotés ou en
fines lamelles croustillantes après séchage, il s’adapte à toutes les plats makotans sans jamais imposer son goût, seulement sa présence discrète mais rassasiante. Par ailleurs, avec un temps de cuisson ne dépassant pas les dix minutes et une grande tolérance pour les épices en poudre, le konjac permet également au vacher pressé de se rassasier rapidement en chauffant l'eau de son quart et en l'y versant ses pâtes sans devoir quitter la prairie.
Pour la ménagère : Comment faire des pâtes avec la farine de Konjac, les conserver et les cuisiner ?
Pour préparer des pâtes à partir de farine de konjac, il suffit de mélanger environ 10 grammes de farine de Konjac avec 500 ml d’eau froide dans une casserole. On fouette énergiquement pour éviter les grumeaux, puis on porte le mélange à ébullition tout en remuant jusqu’à ce qu’il épaississe et devienne visqueux et translucide. On incorpore alors un peu de chaux alimentaire, on mélange bien, et on verse la préparation dans un moule pour la laisser refroidir complètement jusqu’à ce qu’elle forme un bloc solide. Une fois pris, on découpe ce bloc en vermicelles ou en rubans selon la forme souhaitée. La cuisson finale se fait très simplement : on plonge les pâtes découpées dans une grande quantité d’eau bouillante pendant 5 à 10 minutes, puis on les égoutte et on les rince à l’eau froide. Les pâtes sont alors prêtes à être utilisées dans des soupes, sautés ou sauces.
La farine de konjac se conserve très longtemps dans un récipient hermétique, à l’abri de l’humidité et de la lumière. Une fois les pâtes préparées, elles se gardent plusieurs jours au garde-manger dans un bol d’eau fraîche couvert que l’on change tous les deux jours. Elles peuvent également, si vous disposez d'un congélateur, être congelées après cuisson et rinçage pour une conservation encore plus longue. Cette méthode de préparation reste simple et donne des pâtes très pauvres en calories, parfaites comme coupe-faim.