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CARNAVALE MATIN
23/07/2017


Prix San Youté, deuxième au classement des grandes puissances, que cache la consécration de Carnavale à l’internationale ?


Prix San Youté, deuxième au classement des grandes puissances, que cache la consécration de Carnavale à l’internationale ?

Prix San Youté, deuxième au classement des grandes puissances, que cache la consécration de Carnavale à l’internationale ?

Il y a quelques semaines, le docteur Philippe Géminéon, personnalité importante de Carnavale, remportait ex aequo le prix San Youté du chercheur étranger pour la réussite de sa greffe de cerveau. Cette semaine, Pascal Bonnebouille plaçait la Principauté deuxième dans son classement annuel des grandes puissances, loin devant ses rivales et des poids lourds comme le Grand Kah ou l’Alguarena, qualifiées même de nations en déclin. A l’opposé du déni des tabloïds de l’OND, la communauté internationale sait reconnaitre l’excellence et le succès lorsque ceux-ci sont sous son nez. Les bons résultats de Carnavale dans la presse étrangère viennent en effet consacrer l’étonnante résilience de la Cité noire, particulièrement lorsque tout semblait prédire à sa chute.

Peu de nations peuvent se targuer d’avoir soutenu si longtemps et avec tant de constance une croissance économique stable. Le Makota mis à part (qui s’est assez mystérieusement stabilisé autour de 1 000 milliards de PIB du jour au lendemain), seul le Califat constitutionnel d’Azur peut prétendre faire aussi bien. Des succès mérités, car la nation afaréenne est à l’avant-garde de nombreux projets ambitieux qui la confirment dans une position de leader régional, et bientôt mondial. Mais le triomphe de Carnavale est d’autant plus spectaculaire que celle-ci est sous blocus, et partiellement envahi. Si les experts ont longuement spéculé sur l’inefficacité de la stratégie de l’OND consistant à assiéger rien de moins que le cœur névralgique de la nation, sa capitale, notamment en la plaçant sous blocus maritime, la preuve est désormais sous les yeux du reste du monde que cela n’a eu aucun impact sur Carnavale. La Principauté a quasiment doublé son PIB en un an et demi, ne pâtissant que peu (c'était prévisible) de la capture de quelques silos à grains dans son arrière-pays.

Bien loin de l’affamer ou de l’appauvrir, la guerre semble avoir remis la Principauté sur les rails d'une économie prospère et dynamique. Les réformes audacieuses initiées par le clan Castelage auront éradiqué l’inflation endémique de Carnavale et relancé l’économie intérieure, au point de recouvrir en un an la totalité du potentiel industriel de la Cité noire. Carnavale fait la démonstration, par le fait, de sa résilience. Si nombreux sont ceux à avoir douté du potentiel de la Cité noire, l'accusant même parfois d’État failli, celle-ci montre sans contestation possible que son marché intérieur, la concentration de ses richesses et de ses capitaux en un seul lieu a fait de la capitale un espace suffisamment dynamique et innovant pour prospérer tout seul, même coupé du reste du monde.

L’évidence est donc bien-là : la Principauté s'enrichit malgré tout, et ce ne sont pas les salves de missiles rancunières ou les blocus troués qui changeront cet état de fait. La croissance débridée de Carnavale n’est pas qu’un doigt d’honneur adressé à ses adversaires, c’est aussi un signe, concret et indéniable, de la véritable nature de Carnavale. Car la Principauté n'est pas une démocratie libérale et connectée au reste du monde, dépendante de ses partenaires ou de ses alliances, qui se retrouverait nue une fois isolée. Carnavale est une machine chaotique mais résiliente et autonome, forte d’une population de plus de cinquante millions d'habitants, hétéroclites, surprenante et débrouillarde, capable de s’adapter à tout et n’importe quoi. Qu'est-ce qu'un bombardement aérien quand les immeubles s'effondrent déjà tout seul et que les épidémies font davantage de ravage qu'une salve de missiles ? Carnavale avait prévenu, mais ils n'ont pas écouté : la Cité noire est bien plus résistante que ne le pensent ses ennemis. On ne tue pas Carnavale, on ne l’écrase pas, on ne la fait pas taire. Car seule Carnavale peut blesser Carnavale, elle grouille, prospère et évolue en dehors de toute considération des élites, qu’elles soient nationales ou étrangères.

Si Améthyste Castelage a su « libérer les énergies », elle n’a pas piloté l’émergence de la nouvelle classe bourgeoise qui fait aujourd’hui la prospérité de la Cité noire. L’économie résolument libérale de la Principauté ne permettrait pas une telle planification aux accents loduariens. Améthyste s’est contenté de briser le tabou de la thésaurisation, de lâcher la bride au peuple, de l’abonder de capitaux et de regarder où ruissellent la richesse et les investissements. Le résultat est spectaculaire : donnez des opportunités aux Carnavalais et ils vous bâtiront en un an une puissance de premier plan. Tel est le peuple de Carnavale : génial, dans tous les sens du termes. Son excentricité mêlé aux opportunités inhérentes à la Cité noire font de cette dernière un incubateur à succès à grande échelle. Il faut faire confiance au peuple, une fois débarrassé de sa noblesse sclérosante, il se déploie de toute son envergure et voilà Carnavale élancée vers les cieux, alors que rien ne semble pouvoir l’arrêter.

Voilà la grande leçon de la guerre : on peut tuer une élite, décapiter une nation, et pourtant celle-ci renait plus forte et puissante que jamais. Car c’est à partir de son peuple qu’est tissé un pays et si Carnavale est une ruche, celle-ci n’est rien sans les milliers d’ouvrières qui travaillent discrètement à l’élever vers les cieux et à creuser ses galeries profondes. L’OND pensait combattre une élite, elle fut mise en défaut par la puissance indomptable d’un peuple. Loin de se soulever contre ce que le monde entier considérait comme des tyrans abominables, la population a su saisir les opportunités offertes par Améthyste Castelage. C’est une règle implacable que doivent apprendre tous les gauchistes inconséquents : les êtres humains choisiront toujours de rejoindre le camp qui leur offre la solution la plus attrayante, la plus facile et la plus amusante.

L’OND a attaqué Carnavale, pensant retourner son peuple, mais sans rien lui offrir en échange, certain que la loyauté des citoyens de la Principauté était branlante et n'attendait que de tomber. Face à tant de pingrerie, il est logique que le peuple carnavalais ait massivement serré les rangs derrière ses nouveaux dirigeants, d’autant plus que ceux-ci leur promettait gloire, richesse et puissance. Le pacte carnavalais n’est rien d’autre que la promesse aux tyrannisés de devenir à leur tour des tyrans. Chacun peut être bourreau, il y a assez à exploiter pour tous, assure la banque Castelage à une bourgeoisie affamée d’ambitions dévorantes. La résilience de Carnavale vient de ce que Carnavale promet davantage que tout ce que ses ennemis ont à mettre dans la balance, mieux vaudra toujours êtres un Carnavalais, même misérable, qu’un Caratradais, même riche et prospère, car les nations de l’OND ne propose pas le dixième de l’exaltation et des perspectives d’absolu que propose la Cité noire.

Il faut également dire un mot de la solidité des institutions qui favorisent la confiance des Carnavalais en leur technologie. Grand Hôpital, les Industries Obéron et leurs héritiers, la Banque Princière Castelage, le secteur du BTP : savoir-faire séculaire et culte de l’excellence sont les deux matrices de la robustesse et de la capacité d’innovation des fleurons de Carnavale, y compris dans l’adversité. Investisseurs de tous horizons et surtout de chez nous savent qu’ils obtiendront toujours un retour sur investissement conséquent en faisant confiance aux géants Dalyoha, Castelage et feu Obéron. Il y a tout à gagner à parier sur Carnavale car la Principauté occupe des niches que nul ne vient lui disputer. Les marchés du clonage, des guérisons miraculeuses et des technologies de pointe restent encore largement le terrain de jeu des conglomérats carnavalais. Le peuple le sait et garde confiance : il sait que les ressources de la Cité noire sont sans limites, car la Principauté ne s'appuie par sur des infrastructures périssables ou des ressources épuisables. La force de Carnavale, c'est son génie, et celui-ci est tel un puits sans fond, il descend toujours plus bas.

Cette avance scientifique n’est pas qu’un avantage stratégique : c’est aussi une promesse. A travers le monde, tous ceux qui osent rêver de vaincre la maladie, d’émanciper les êtres humains de leur chair faible, d’aller sur Mars ou au centre de la terre, tous ceux-là regardent vers Carnavale. Qui d’autre que la Principauté de Carnavale pour repousser sans cesse les limites de la science ? Qui d’autre que la Principauté de Carnavale pour ne pas se laisser intimider face aux tabous et à la condamnation morale de la communauté internationale ? Carnavale montre la voie au reste du monde, qu’ils nous haïssent pourvu qu’ils nous suivent, car lorsque le chemin est ouvert, tous s’y engouffrent tôt ou tard. Les investisseurs le savent, malgré les condamnations morales et l’opprobre internationale, Carnavale n’abandonnera pas sa quête de progrès. Sur ce point, elle est le placement le plus fiable pour ceux qui cherche à financer la recherche et le développement, sans concessions.

Le regard de la communauté internationale est assurément plus lucide que celui des pigistes tanskiens ou des journaux d’État sylvois. Quand on veut savoir qui gagne la guerre, on ne demande pas son avis à l’un des deux camps, il faut écouter les observateurs extérieurs. San Youté, Messalie, deux nations qu’on ne peut accuser de partialité, elles, ont rendu leur verdict : que cela déplaise, ou non, Carnavale rayonne, et ce n’est prêt de s’arrêter !

Un article signé Philippe Pine.

Les nouvelles politiques publiques cherchent encore leur public

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