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Activités étrangères au Wanmiri - Page 7

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Le Norjien International - VILLAS ET TAFANU

L'intervention tanskienne en Maoti Iara marque le retour de l'interventionisme tanskien

Le déclenchement le 4 mars de l'opération d'assistance humanitaire tanskienne autour de la ville de Maoia marque le renouveau de l'interventionnisme humanitaire tanskien, mis entre parenthèses par la concentration de moyens autour de Carnavale depuis plusieurs années .

Par Vidar Dahlin (Norja), le 6 mars 2018.

Image du ministère
Hélicoptères tanskiens protégeant un navire cargo en route pour ravitailler la ville de Maoia assiégée depuis plusieurs mois par le MLMI.


Tanska n'avait jamais vraiment quitté des yeux Villas et Tafanu, nom commun de Maoti Iara, ancienne colonie devenue indépendante en 1945. La base navale de Honganka, prêté par le nouveau gouvernement dès 1945 n'a été rendu par Tanska qu'en 2005 à la suite d'un accord bilatéral commun qui témoignait de la normalisation des relations jusqu'à lors tendues entre l'ancienne colonie et l'ancienne métropole. Le déclenchement de la crise politique puis de la guerre civile en Villas et Tafanu au milieux des années 2010, prenant un tournant majeur à partir de 2016 à elle entamée un réchauffement nécessaire promue par Nuk'Apia.

Pour le gouvernement central Maotien, le rapprochement avec Tanska est principalement guidée par une logique sécuritaire et de sauvetage du régime auprès d'un acteur dont elle sait compter sur les capacités militaires mais aussi possiblement humanitaires. Une intervention tanskienne dans la région, même limitée, est demandée par une aprtie de l'aile gauche du Congrès Fédérale depuis 2017 qui pousse aussi pour plusieurs réformes gouvernementales et démocratiques nécessaires en échange. Une politique qui provoque néanmoins des divisions du côté des mouvances autonomistes voir indépendantistes qui composent les groupes politiques provinciaux de l'union de la gauche au Congrès. Jusqu'à présent, le Parti Fédéral s'était montré retissant à l'idée de toute intervention militaire sur place. D'une part, le coût de la guerre en Carnavale ainsi que la croissance des menaces en Eurysie centrale, orientale puis méridionale, due à l'invasion Loduarienne de l'Antares, impose une concentration de moyens militaires en Eurysie. D'autre part, l'hypothèse d'une intervention militaire aurait pu faire renaître dans les régions centrales un discours anti-impérialiste et animer d'avantage dans les provinces fédérales un discours similaire ainsi que les partis autonomistes ou indépendantistes jusqu'à présent marginalisés par la conduite de la politique fédéraliste du gouvernement Lakkas.

C'est la crise humanitaire à Maoia affectant plusieurs dizaines de milliers de civils qui a entraîné un changement d'attitude du gouvernement. S'y ajoute aussi, à l'échelle de tout le pays, une dégradation sécuritaire, alimentaire et médicale notable qui palce en réalité plusieurs millions d'habitants dans une situation précaire aussi bien à Villas qu'à Tafanu. Proches ou éloignées des conflits opposant le gouvernement central aux milices de libération et autres groupes paramilitaires centrés autour du MLMI, les populations se sont ainsi toutes retrouvées impactées par une inflation galopante, chiffrée à 295% pour 2017, mais aussi à l'insécurité croissante, à une défaillance généralisée des services publiques aussi bien au niveau de l'éducation que de la médecine ou même de l'accès à l'eau et à l'électricité. Dans Nuk'Apia, l'électricité est désormais rationnée selon les quartiers par phases d'activités de trois heures suivies d'une coupure d'une heure, le tout complété par une coupure plus longue de quatre heure au milieu de la nuit, y compris dans les quartiers bourgeois de la capitale qui ont longtemps été épargnés par la crise économique et politique qui touche le pays.

L'incapacité du gouvernement, touché par une corruption endémique, à gérer ces crises a aussi amené à l'émergence d'un profond discours anti-migrants qui vise principalement la minorité wanmirienne. Principale immigration de travail, notamment dans le secteur de la construction mais aussi minier et agricole, la population wanmirienne est difficile à estimer du fait de l'absence de recensement récent de la population et de nombreux travailleurs en situation irrégulière. Pour le gouvernement, alors que cette minorité fournit une main d'œuvre souvent plus qualifiée tout en étant moins politisée, les wanmiriens sont ainsi une cible facile pour déverser les difficultés et les incapacités à subvenir aux besoins parfois élémentaires de la population civile. Selon plusieurs ONGs, complétées par un récent rapport parlementaire présentée en janvier 2018 en Sous-Commission des Affaires Humanitaires du Congrès Fédéral, la situation des minorités wanmiriennes s'est "profondément dégradée" en s'accompagnant d'une "hausse notable des insultes et menaces perpétrées à leur égard" qui s'est accompagné, à la marge "d'actes de violences", n'ayant pour le moment provoqué aucun décès. Nul doute que Norja aura aussi à faire sur ce dossier là alors que Tanska agit depuis plusieurs années avec le gouvernement wanmirien et a développé d'importants partenariats commerciaux, industriels mais aussi politiques. La situation de la minorité wanmirienne pourrait dès lors attirer fortement l'attention des autorités de Sivagundi alors que Tanska redevient un acteur central de la politique maotienne.

Toutefois, pour le moment Lakkas et son gouvernement se sont montrés muets sur la situation démocratique et sur l'action des pouvoirs publics se concentrant uniquement sur la situation sécuritaire à Maoia d'une part et sur la situation humanitaire d'une part, en dépit de la gauche du Congrès qui pousse pour étendre à d'autres chapitres l'intervention tanskienne déclenchée il y a deux jours.

Pour Norja, l'important reste avant tout de sécuriser Maoia et d'observer la réaction des populations civiles de la capitale avant de possiblement s'aventurer sur d'autres pans de la politique maotienne confirme un membre du cabinet de Lakkas, proche du dossier maotien. De plus, le gouvernement a désormais deux mois pour obtenir une majorité au Congrès Fédéral pour assurer un mandat à plus long terme. Si le déploiement tanskien est actuellement limité à quelques centaines de soldats - dont le ministère de la Défense n'a par ailleurs pas encore précisé si ils étaient au sol ou non - et quelques deux milles marins à bord des navires, plusieurs voix s'élèvent déjà au sein de la majorité gouvernementale pour éviter une nouvelle vague sur place. Pour beaucoup de députés fédéraux issus des régions centrales, détourner des moyens militaires de l'Eurysie est une mauvaise idée tout en reconnaissant l'importance de venir porter secours à la population civile.

Alors que l'opération humanitaire vient de débuter, Jaka Lakkas pourrait rapidement se trouver sous le coup d'un important dilemme quant à l'ampleur des ambitions que Tanska pourrait vouloir mener en Maoti Iara. Nuk'Apia pousse pour une libération complète de l'île ce qui nécessiterait plusieurs milliers de soldats sans doute. Cependant, une telle opération ne se ferait pas sans échange avec Tanska, notamment sur le plan des réformes, ce qui pourrait alimenter contestation là-bas mais aussi à Jarvi ou Ny-Norja par exemple.
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